1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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Must be that old evil spirit... [Lawrence]

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Cycle 4 Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Timothea Mormaer le Dim 29 Juil - 16:27

Debout aux aurores, parce que je cite, « le devoir n’attend pas ». Un brin de toilette, une tenue appropriée, rien de folichon. Ouvrir les croisées, saluer le boulanger d’en face, lui sourire gracieusement parce que ce sont les gens de peu qui font la gueule dès l’aube. Préparer tout le nécessaire pour le réveil des quatre monstres… Le premier levé étant le chien, qui veut faire sa promenade. Promener le chien. Lui au moins, il a de la conversation. Et commencer à récolter des rumeurs. Au salon de thé en bas, elles sont légion. Elles se contredisent un peu mais le classement et le déchiffrage sont des talents ravissants, surtout chez une gouvernante qui doit s’occuper d’enfants en bas âge. Et dès que l’on sort dans la rue… Sous la pseudo protection de la bête velue, Thea promène ses jupons et sa blondeur diaphane entre les étals ; le bas peuple est tôt levé, comme elle – qui en fait partie pour le temps de ce contrat – et elle n’a aucune peine à se distinguer quand elle le souhaite, à s’effacer quand elle le désire. Elle apprend beaucoup de choses, et pendant ce temps les trois monstres restants dorment toujours, bien au chaud dans leurs draps.

Ils ne savent pas ce qu’ils ratent. Des enfants comme ça, ce ne sont pas des enfants ! Impossible de les intéresser à des contes peuplés de créatures fabuleuses, ils veulent des pirates, eux. Des pirates, mais ça n’a aucun intérêt. Ils peuvent descendre au port et ils en verront sans doute, parmi le ramassis indistinct qui s’y traîne. Autant raconter l’histoire d’un goéland qui bataillerait avec sa famille pour se nourrir des déchets de poisson, en rêvant d’un au-delà inaccessible. Rien à faire d’exaltant avec ça ! Alors que, ça on le lui a toujours raconté et elle y a toujours cru, cette terre est une terre de dragons… Elle écoute principalement les rumeurs qui ont trait à ce genre de légendes, et à côté de ça, celles qui pourraient lui indiquer un possible réseau jacobite auquel vendre ses précieux documents ; mais pour le moment, elle trouve surtout à se satisfaire dans la première catégorie, dont tous les édimbourgeois semblent aussi friands qu’elle, quoique la plupart de leurs racontars n’aient ni queue ni tête.

Elle capta finalement le bout d’un fil qui se laissait suivre sans s’effilocher, et qui la conduisait à un certain capitaine, toujours sur son bateau sauf lorsqu’il sortait s’amuser. Ce n’étaient pas des horaires convenables pour une dame, mais qu’importe, elle n’était plus qu’une bonniche de bas étage, même pas chez un véritable aristocrate, en plus ; quoique Jamieson s’appliquât à lui répéter à tout bout de champ qu’il portait le nom d’un roi, c’était un soudard monté en graine et rien de plus, et sa fortune actuelle n’était qu’un concours de circonstances, tout comme la mauvaise fortune de Thea qui ne se privait pas pour le lui répéter également. Elle sortait donc le soir, sans s’en laisser conter. D’ailleurs, elle se sentait si sûre d’elle à l’épée que le simple port d’une dague dissimulée dans ses effets suffisait à lui inspirer confiance en elle-même. Plus le temps passait, plus on approchait de la pleine lune, et plus elle regrettait presque que ce tueur dont on parlait sans cesse, ou n’importe quel autre goujat ou gourgandine, ne vienne se frotter à elle pour lui donner l’occasion de répandre un peu de sang. Et elle sortit ce soir-là avec une destination bien précise en tête.

Le dénommé Lawrence, à en croire son équipage, était un mangeur de visages et un monstre à temps partiel, dont le cuistot passait des commandes particulières lorsqu’il avait envie de viande, et qui prenait part à de charmants combats illégaux des plus sanglants, illégaux parce qu’objet de paris. Or, c’était tout à fait son style, cela. Elle avait même déjà envisagé de gagner sa vie ainsi, en se donnant pour ainsi dire en spectacle – elle entendait déjà hurler à la lune ces braves commères de la Cour de France, déplorant qu’une personne de sa qualité se compromette sur les planches parmi les lutteurs de foire et les romanichels – et en récoltant l’argent des parieurs, pour prix de leur vice. Le capitaine qui la passionnait se produisait sans armes, cela dit. Hors de l’escrime, mis à part une traîtrise sans scrupules, elle ignorait de quoi elle était capable. Jamais elle ne s’était colletée à mains nues mis à part sur un champ plus libertin. Qu’à cela ne tienne ! Sortir du lot avait toujours été sa manière de sympathiser.

Elle choisit un moment où le brave homme prenait un peu de repos pour l’aborder. Que ce soit l’alcool déjà ingéré ou les coups reçus à la tête, il ne semblait pas y voir excessivement clair, mais elle fit en sorte d’être remarquée, en se plantant devant lui dans toute la blancheur de ses froufrous avant de s’asseoir à terre, cherchant son regard, mutine et rieuse, parfaitement réveillée dans toute cette agitation enfumée qui lui rappelait la folie douce des corps de garde. Enfermez un régiment d’ex-enfants soldats dans une pièce close, jetez-leur en aumône l’idée bien trop réelle que le combat de demain sera leur Armageddon, et le mot « festivité » prend un tout autre sens… Mais inutile d’y songer, elle n’aurait pas le loisir de reporter l’uniforme avant quelques temps, et elle n’était pas venue ici pour se languir.

« Capitaine ? Je peux vous appeler Lawrence ? Vous avez un peu de sang, là. » Un geste doux et prudent, d’une délicatesse infinie, pour effleurer l’arcade sourcilière : elle savait être prévenante lorsqu’elle le souhaitait. Elle s'exprimait dans son meilleur anglais, mais laissait quelques bribes d'accent s'accrocher à ses mots, comme une dentelle d'écume aux rochers.

« J’ai une proposition amusante à vous faire, si vous voulez gagner beaucoup d’argent ce soir… Imaginons ensemble. Si j’étais votre adversaire, lors de votre prochain combat, personne ne parierait sur moi, n’est-ce pas ? Laissez-moi gagner et partageons les gains... C'est une proposition parfaitement sérieuse. Ainsi, vous jugerez si je vaux la peine que l'on fasse ma connaissance. »
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Lun 6 Aoû - 18:52

Quand la bête pose ses yeux sur la fragile créature, il a un rictus d’appétit. Oh, pas celui que vous pouvez penser. Trop esquissée dans le subtile et sans forme, l’appétit prends une autre houle, le prédateur repérant immédiatement l’objet du délice. Le dragon contre le phoque. Non qu’il fusse capable d’une quelconque façon, de reconnaître sa nature, l’instinct, dirons-nous, provenant du bas ventre et surtout du fond de l’estomac, mis en jouc l’autre, les sens aiguisés du bonhomme venant lui murmurer à l’inconscience, que sa faim commence à se faire grande.

Tard, tôt, il fait nuit, ainsi donc peu importe et le semi-laidron qui se tient face à sa personne ne peut approcher ses doigts fins de son visage. Geste brusque et sans douceur, il en détient le poignet en dévisageant celle qui, sans esquisse de courbes alléchantes pour le dévoreur, possède au moins, la beauté des traits. Harlow dévisage, bête épaisse et imposante, l’alcool pue à son haleine et s’accroche à sa barbe. C’est un parfum comme un autre, direz-vous, c’est un alcoolisme coutumier et pourtant, il parait aussi lucide qu’à son habitude, il faut dire, que le temps, les années, ont eu raison de transformer les cépages les plus coriaces, en petite eau. Boire ? Oui. Sentir l’ivresse…difficile. Frôler le coma, aisance. Plus on boit, moins on s’enivre. Voilà tout. C’est bien là le drame du pirate !

Edimbourg le lasse, jouer les corsaires royaux, n’en parlons pas. Il rêve de meurtre et de bateau éventré, de port défiguré par le sillage du Hurley, d’habitants hurlants et de véritable saccage, de quelque chose de vivant et de grandiose, pour Geena, un spectacle gigantesque de flamme et de sang, de brasier incommensurable et rire au visage du foutu nemesis, dévorer son visage, ou mordre son épaule et ne laisser qu’un trou béant à la place.

Les envies hein…

L’océan brûlant de son regard se pose limpide, presque, sur le minois de celle qui tente, ose, et l’interrompt. Le corps tendu, brûlant, essoufflé, il expose musculature brusque et sans douceur, masse de chair décidée qu’elle serait invaincue, pour ce soir. Il ignore qui est cette créature et ce qu’elle lui veut, ce qu’elle vient faire ici, ce qu’elle cherche. Les jolies demoiselles aiment parfois se perdre dans des endroits qui ne leur vont pas, s’attirer des ennuis, chercher l’audace. Avec Harlow, elle ne risque qu’une chose, de verser son sang à des imbécilités…mais qui est-il pour que cela n’arrive pas n’est-ce pas ?

« Tu as souvent des idées si drôle petite princesse ? » Dit-il en ayant désormais l’air rieur du gourmand, lâchant son poignet enfin, avant de saisir sa fiole et renverser son contenu entre ses lèvres ourlées de barbe. Sa voix rauque rappelle le son des roches qui dévalent, elle s’éraille, mais elle chante aussi à l’oreille. « L’audace de te voir planter devant moi est déjà assez intriguant pour faire ta connaissance, mais je n’ai pas l’appât du gain des sirènes, tu te trompes d’argument … » Il lui tends la fiole, silencieux, observateur. Faire boire la proie pour mieux la mordre… « Capitaine suffira pour m’appeler. »

Veut-il savoir qui elle est ? Si elle en éprouve la nécessité, elle peut donner son prénom, mais ce n’est pas ce qui l’intéresse, voir même le fascine, à dire vrai, c’est autre chose. Et il attends, avec sa fiole tendue, voir si elle peut trouver meilleurs argument pour le convaincre. Qui sait ?




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Je n'ai pour la terre que mépris entier, préférant les vagues des océans et le tumulte des mers, méprisant le calme granuleux d'un socle stable. Sur la terre, il n'y a rien, que des dangers prévisibles, alors qu'au grès des ressacs, je trouve la fougue, la passion et l'absolu!

Je ne suis loyal qu'à mon Nom et encore je suis en vérité un MacLeód of Raasay, loyal aux océans et à ma compagne et j'ai le mauvais dans le sang. Les lois des hommes m'indiffèrent au plus haut point, comme vos avis plein de petitesse sur mon existence.


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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Timothea Mormaer le Mar 7 Aoû - 10:27

Il est calme et patient, il n’a rien à craindre au monde, et ce n’est pas une feinte : un homme dangereux. Il a déjà fait usage de ce danger et il est sorti vainqueur, et les combats de ce soir n’en sont qu’un exemple léger. Voilà tout ce que se disait Thea en le couvant d’un regard de midinette, suivant des yeux les mouvements de l’objet qu’il manipulait. Oh, fallait-il prouver qu’elle tenait la bouteille ? Ce n’était pas une épreuve bien difficile ; elle s’était attendue à un bras de fer, ou autre joyeuseté plus physique et plus brutale. Mais elle but de bon cœur, avec un signe de tête en guise de remerciement. Elle était encore sobre ce soir. Elle pouvait encaisser cette rasade d’alcool râpeux. Lèvres contre lèvres, par goulot interposé. Tandis que l’embout disparaissait un instant dans sa bouche rosée, elle n’avait pas quitté des yeux le regard froid et amusé qui la dépouillait, ou du moins, s’y essayait avec un brio inattendu.

« Si vous aimez l’audace, Capitaine… je vous promets un vrai duel, pour paiement de votre amabilité, quand nous sortirons d’ici. Je n’en ai pas l’air sous ces accoutrements, mais je manie l’épée. »

Sa tête fine aux yeux acérés se releva en direction des plafonds, en quête des éclairages qui les feraient briller en s’y reflétant. Elle aurait pu être plus maquillée… Plus enveloppée au niveau du cou, peut-être. Elle n’était pas à son parfait avantage. Qu’à cela ne tienne : elle ne voulait pas se vendre, il s’agissait justement de trouver une meilleure monnaie d’échange. Et dans ce but, elle commençait à avoir l’intuition d’une proposition alléchante à faire. Son propre corps ne produisait pas d’effet ; c’était légèrement vexant mais qu’à cela ne tienne, elle ne pouvait certes pas être du goût de tout le monde ; d’ailleurs, les gens qui lui ressemblaient trop la faisaient elle-même bâiller. Quelle bonne idée d’être venue s’encanailler en ce bout du monde où tous semblaient cacher, sous des masques de carnaval, quelque identité ténébreuse ! Enfin, pas tous. Mais une bonne part de la population. Et en balayant les autres, son regard perdit la relative tendresse curieuse qu’il réservait au Capitaine, pour se parer du froid des mers baltiques.

« Regardez-les, tous ces imbéciles qui ne seraient pas fichus de mettre un pied à votre bord sans rendre tripes et boyaux. Ne vous plairait-il pas de leur jouer un vilain tour ? Ne sont-ils pas le vil bétail qui n’a été placé dans cette salle que pour notre amusement ? »

Car elle éprouvait le besoin de chasser. Cela, du temps qu’elle se confessait encore au bienveillant curé en se déclarant « loup-garou des eaux », elle l’avait connu depuis son plus jeune âge. Ce n’était pas tant la vision du sang ou de la peur au moment de frapper, que l’ivresse de la poursuite et le goût ferreux de la victoire. Elle aurait presque pu se contenter de chasse à courre, mais ça n’aurait pas été humain ; elle aurait pu se distraire de jeux sportifs, mais l’enjeu n’aurait jamais été aussi excitant. Cela dit, elle pouvait sans peine envisager de laisser la mise à mort à un autre. De se contenter d’être une fort étrange princesse, et de laisser un autre jouer pleinement le rôle du dragon. Et de regarder. Elle avait besoin de s’assurer qu’elle regardait bien ce qu’elle avait toujours cherché.

« Dans cette salle… et dans cette ville. Quand la lune est si belle, j’aime me promener, habituellement seule. Mais votre compagnie serait charmante… » Thea se rapprocha et chuchota de sa voix la plus douce : « il y a cette petite corsetière aux cheveux roux, que j’intrigue tant, je suis sûre que je pourrais la convaincre de quitter sa cachette si je lui apportais une nouvelle suffisamment alarmante… concernant quelques enfants qu’elle a pris en amitié, par exemple. Mais laissons cela, si je vous ennuie, je me contenterai d’admirer votre prochain combat. Puis je m’en irai, et ce sera comme si vous aviez rêvé. »

Pour prouver qu’elle s’y tenait prête – non pas fuir, mais céder le terrain si véritablement sa compagnie n’était pas désirée – elle se releva de toute sa stature, nouant ses mains derrière son dos de l’air le plus ingénu qui se puisse voir, sans résister à la mèche échappée qui venait voiler son œil à demi ; et pour montrer que cela ne la fâcherait pas, elle se permit même un rire cristallin. Elle ne disait pas à voix haute qu'elle aurait adoré ramener du sang de dragon à son domicile pour quelques petites cérémonies de magie noire. Mais certes, si elle pouvait en essuyer sur ce noble visage d'ici la fin de la nuit, elle s'attarderait peut-être un tout petit peu. "Puis" ne voulait pas dire "immédiatement".
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Jeu 16 Aoû - 13:19

Mijaurée ou non? Aventureuse ou pas? Boira-t-elle ? Il aime la viande attendrie par l’alcool, le corps engourdie par les vapeurs qui ne se débat que trop tard, quand les crocs arrachent la douleur. Elle boit. Il sourit, pupille d’océan foudroyant le minois de la jouvencelle. Elle l’amuse, elle lui donne faim, il est d’excellente humeur. C’est une chose rare ces derniers temps, son caractère subit la houle du néfaste, de l’agacement et de la lassitude. Mais il sait que le jeu du corsaire pèse sur le pirate, cette vie morose n’est pas suffisante à son esprit aventureux. Il a besoin…de plus.

« Oh l’épée ma chère…tu veux que je triches encore plus qu’à mes habitudes, n’est-ce pas ? » Les règles du duel d’épée lui sont l’occasion de toutes les fourberies, il en a la salive abondante à l’idée. « Mais pourquoi pas… » D’une tricherie, la lame pourrait découper un morceau, tranche fraîche de nourriture, dont il imagine bien la saveur. Un bout de cuir sanguinolent que sa langue recevrait dans un apaisement salvateur. La faim. Elle grandit. Elle grossit. Elle…oh elle devient si belle. Si intime.

Si puissante. Et elle séduit le corsaire, que cette jouvencelle audacieuse, elle titille la curiosité, donne envie de plus. Promesse de nourriture… « Parce que toi, par temps de houle farouche, tu saurais tenir la contenance de ton estomac ? » Souffle-t-il tentateur désormais. « Mais j’aime parfaitement ta façon de discerner les choses… » Bien qu’il l’inclus dans le tout, elle n’est rien que nourriture, rien que morceau de peau, de chair, d’os, qui croquent et craquent sous la dent, que sa dentition acérée déchiquètent sous la symphonie des morceaux.

Il vient boire encore, récupérant sur sa bouche, les gouttelettes d’alcool venue se perdre sur sa lippe, le nectar l’enthousiasme, tient docilement la faim qui pourrait le pousser à se jeter à son visage. Il n’est pas rassasié, il ne le serait peut-être jamais et si les embruns de la boisson peuvent encore le faire tenir. Et voilà que…

Il saisit son joli cou de sa main, mais il n’est pas brutal, brusque peut-être, ni violent, il ne sert pas. L’intrigue le saisit. Il connait une rousse et corsetière, celle qu’il n’a pas eu, celle qui n’a pas assouvi l’appétit qu’il a eu…il gronde, bestiaux tout en chair, ses doigts cessent de tenir, pour effleurer son joli cou. « Est-ce celle qui fut emprisonné pour avoir tué ? » Il sait que c’est elle, sans avoir fait de recherche précise, il n’a pas omis de regarder. Ainsi donc, le hasard, à moins que la jeune femme ne sache… « Dis-moi la vérité…est-ce le hasard que tu me la promets ou bien… » OU bien savait-elle ? L’un, l’autre, autant qu’elle parle avec clarté. Il préfère encore, et si elle en vient à dire oui, alors, il comprendrait qu’elle le cherche et face à cette requête, elle trouverait.

Il la libère, non sans avoir caresser son cou délicieux, et l’observe dans sa pause ingénue. Cela lui arrache un sursaut de rire. D’un geste, il se redresse, et le regard entendant au chauffeur de salle, ce qu’elle est venue chercher, est accordé, faisant courir une vague dans la houle des hommes qui se mettent à ricaner. La question est…la laisserait-il gagner ? Gagnerait-elle réelle ? Ou bien tricherait-il d’une quelconque façon ?

Bonne question…Veux-t-il réellement Sheena ceci dit? Non, il s'en moque, la donzelle l'amuse, alors, pourquoi ne pas suivre ses idées étranges, et puis, ensuite, s'en aller. Lawrence a faim de quelques nouvelles découvertes ce soir...


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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Timothea Mormaer le Jeu 16 Aoû - 17:19

Sage en surface uniquement, comme les océans aux airs pacifiques et aux cheveux d’or, Timothea buvait la présence incandescente de son interlocuteur. La question rhétorique la rendit un instant rêveuse ; elle se figura le pont d’un navire secoué par les flots, et un plongeon qui la mènerait tout droit dans des profondeurs vertes, éclairées par la foudre de loin en loin, sous le grand manteau mouvant et translucide des vagues observées par-dessous. Des cimes de cristal, agitées comme les voiles d’une danseuse, aussi loin que l’œil pouvait voir, et au-delà, le Mystère. Oui, elle aurait aimé se livrer ainsi à la barbarie enivrante des éléments, à leur musique entêtante et à leurs tourbillons irrésistibles. Elle ne pouvait être trop précise sur cette question épineuse, mais elle murmura cependant à mi-voix :

« Je suis connue pour aimer la houle. »

Lorsque la main saisit son cou, elle bénit le collier dentelé qui enveloppait celui-ci comme une protection de froufrous et d’étoiles. Elle se contenta d’un sourire nerveux, attendant que la poigne se raffermisse et lui donne prétexte à frapper en retour. Ou qu’elle dénoue sa pression. Ce fut la seconde option qui se vérifia. Sommée de dire la vérité, elle se demanda si c’était là pour le capitaine une question si sérieuse qu’elle suffise à le mettre en colère ; soit qu’elle ait porté un peu trop d’intérêt au goût de celui-ci à une dame qu’il courtisait par hasard ; soit qu’il se demande à présent si elle le suivait et l’espionnait. Oh, elle s’était bien renseignée sur son sujet, durant les jours précédents… mais elle se moquait de ses bagatelles. Elle cherchait le dragon. Côté princesse, elle avait déjà tout ce qu’il lui fallait.

« Je ne sais pas grand-chose d’elle, c’est juste une jolie ingénue sur laquelle j’ai un solide moyen de pression. En ce qui me concerne, c’est suffisant. Ravie que ce le soit pour vous aussi. Nous avons un terrain d’entente… Allons danser sur ce terrain, avant qu’il se dérobe. »

Elle rajusta quelque peu sa tenue, mais se débarrassa, sous les regards de la foule que l’annonce avait fait frémir, de divers colifichets qui la gêneraient davantage qu’ils ne lui serviraient. Bijoux et rubans furent remis à une quelconque personne de confiance, de toute façon trop hypnotisée par ce qui commençait à ressembler à un quasi déshabillage, et ressemblerait sans doute rapidement à un déshabillage complet lorsqu’elle virevolterait sur la piste, pour songer à voler quoi que ce soit. Elle ne conserva qu’un ruban bleu nuit dont elle attacha ses cheveux en chignon, dégageant les angles doux mais volontaires de son visage, dans un mouvement qui s’acheva en révérence à la très peu noble assistance.

« Timothea Mormaer, à votre service. Alors ? Comment joue-t-on ce jeu ? Je suis novice, pour être honnête. »

Des rires. De grands rire. La salle toute entière se fait ogre pour s’esclaffer. Mais ce n’est rien, un ogre, ce n’est pas cela qu’elle cherche, et elle cherchera jusqu’à avoir trouvé.
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Sam 18 Aoû - 18:41

Elle a le charme charmeur cette petite et fait naître l’intrigue aux creux de son esprit. Loin de se laisser charmer par cette donzelle, car il n’y en a qu’une en vérité, qui possède sa pensée, son cœur et toute sa carcasse de diable, il accepte de se laisser porter par la curiosité qu’elle fait naître. Il pourrait tout à fait se laisser prendre au jeu et s’avouerait même bien pris, si elle s’avère dame de justice, espionne de dentelle, ou quoi que ce soit qui lui vaudrait des ennuis, mais qu’importe. Il aurait aimé. Car oui, la terre est sans écume, stable et morne, elle ne se joue pas assez, elle ne vit pas assez…hélas.

Main au cou, il se défait de son emprise alors qu’elle a parlé de cette petite chose rousse dont il n’a pas eu la satisfaction dans la tourmente. Une échappée à ses humeurs, tant mieux, ou tant pis, bref, une demoiselle qui n’a pas subi ses assauts cruels, quels qu’il soit.

Il hoche la tête, maintenant il pourrait peut-être tourmenter la donzelle à sa guise, avant que ses envies de destructions ne le bannissent de la cité d’Edimbourg et avant que le monde ne s’offre à lui, encore. Il irait couler les navires, écorcher les gorges, détruire tout ce qui n’est pas pirate et revivre. Le dragon a ses besoins de libertés, ce rien nécessaire à son existence, que l’alcool ne comble pas. L’aventure, la vie sur les flots, voilà tout ce qui lui importe. Et le Hurley irait d’abord se faire bichonner chez un comparse, bien spécifique !

Se redressant, le pas lourd et la stature haute, le dragon se défait de la chemise qui le couvrait encore, révélant la musculature épaisse d’une créature d’un autre monde, non sans boire encore à sa fiole fétiche, il dévisage la demoiselle dans sa tenue indécente. Elle excite la foule qui vocifère comme un chien furieux, et les paris s’enchaînent. Lawrence sait qu’il pourrait la laisser gagner, pour que les prix reviennent à leur poche et il se moque de le faire ou non. Il souhaite d’abord voir, jusqu’où cette fille irait, cette bien née sous ses airs doux et enjôleur, dont il pense deviner la comédie. Non que cela ne soit pas vrai, tout au contraire, mais elle a ce petit rien des femmes qui savent y faire !

La voir ainsi lui donne encore faim, alors que les crocs semblent impatient à déchiqueter un morceau de ce visage doux, un rien de cette joue ou de cette épaule, un bout de jambe, de cuisse, peu importe. Il pourrait faire claquer ses dents sur ses os fins, qu’il en sentirait la plus grande satisfaction, peu importe qu’on le sache dévoreur, il ne désavoue pas son envie, l’entretient et la ressens. Un moment il serait trop tard, mais ce trop tard n’est point encore pour maintenant.

Pénétrant l’esplanade, il la dévisage de sa hauteur masculine, faisant rouler les muscles de ses épaules et la foule beuglante continue son charabia, alors qu’il ne discerne que la douce créature. Le tilt du départ a à peine sonné, qu’il se baisse, il pourrait lui foncer dessus mais en toute vérité, le voilà à se méfier, quand même, de son agilité, mais n’est-ce pas lui, le tricheur ? Lui qui a le corps fait pour la bataille ? Dans ses agiles possibles, dans ses os incassables ou bien encore, sa peau fortifiée ?

Il s’élance, aussi agile que le reptile monstrueux dont il est issu, il s’amuse, glisse et capture la taille, à moins qu’elle ne puisse se défiler et donc l’empêcher de le faire, empêcher de la renverser et la pousser avec brutalité sur le sol. Il prendrait garde, s’il y parvient, à ne pas lui briser les reins, mais il ne peut faire semblant de perdre tout d’un coup, il faut d’abord montrer le spectacle nécessaire, avant qu’elle n’ai assez de ruse pour faire comprendre que ce serait elle, le plus farouche adversaire…




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Je n'ai pour la terre que mépris entier, préférant les vagues des océans et le tumulte des mers, méprisant le calme granuleux d'un socle stable. Sur la terre, il n'y a rien, que des dangers prévisibles, alors qu'au grès des ressacs, je trouve la fougue, la passion et l'absolu!

Je ne suis loyal qu'à mon Nom et encore je suis en vérité un MacLeód of Raasay, loyal aux océans et à ma compagne et j'ai le mauvais dans le sang. Les lois des hommes m'indiffèrent au plus haut point, comme vos avis plein de petitesse sur mon existence.


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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Timothea Mormaer le Dim 19 Aoû - 13:45

S’envoler ou se coucher ? Pour l’heure elle était torero de Crète antique. Un fugitif appui sur l’épaule au muscle durci, et elle virevolta d’un bond, d’une torsion des reins, au-dessus de la piste et de son partenaire, comme les bateleurs de foire qui s’affranchissent de toutes les lois physiques. L’espace d’une étincelle, apparaissent les culottes blanches et garnies de dentelles sous les jupons dispersés, fleur en corolle qui retombe de l’autre côté, pieds à terre, en toute légèreté. Les cornes de la bête ne l’ont pas encore cueillie au vol cette fois. Et la foule a retenu son souffle, puis lancé sa vocalise criarde. Le cœur de Timothée bat plus vite, bercé par cette rumeur qui évoque presque celle des flots épiques. En moins éternel, certes, mais en plus accessible. Là-bas, elle serait jouet ballotté en tous sens ; ici, elle est maîtresse et chef d’orchestre. Criez, les foules ! Puis apaisez-vous, puis criez de nouveau. Voici mes caresses et mes soupirs, pour vous entretenir. A-t-elle jamais fait l’amour à autre chose qu’à ces entités-là ?

Et elle parle. Quel oiseau cesse de chanter sous prétexte qu’il s’envole dans les airs ? Elle parle comme elle parlerait dans un salon précieux du Continent.

« Comment remporte-t-on la victoire ? Vraiment, je n’y connais trop rien. »

Car elle ne va pas se contenter d’esquiver. Il attaque, elle s’envole, elle retombe, il porte à présent, à l’épaule où elle a posé sa main, une légère estafilade. Elle apprécie ce type de bagues, de celles qui dispensent des poisons, mais elle a été honnête et a laissé ses bagues à l’homme au bord de la piste ; non, ce ne sont que ses ongles, qui ont voulu endolorir la peau nue si aimablement offerte à sa curiosité. Et ils n’ont pas même pénétré la chair. Ils ont glissé sur sa surface comme si Thea était oiseau de mer, tentant d’enfoncer ses serres dans le dos épais d’un crocodile. Une rayure, une piqûre d’insecte. Chat déçu, elle bat des cils. Elle aurait dû garder le poison… si elle avait souhaité tuer. Leçon pour un prochain soir, si l’éventualité se présente.

« Dois-je vous blesser ? Vous faire mettre le genou en terre ? Vous rendre inconscient ? Vous emprisonner de mes bras ? Dites-moi. Apprenez-moi votre jeu. »

Elle les entend s’interroger. Les hommes rudes, aussi curieux qu’elle. Elle ne les regarde plus, et pourtant c’est un face à face, une danse avec eux autant qu’avec son adversaire, mentale et maîtrisée. Elle comprend mal leur accent rocailleux, mais elle reconnaît des mots qui émergent du flot : française ? Celui-là fait rire. On se demande si les filles là-bas sont toutes aussi étranges, on se raconte des anecdotes de voyage.  Elle esquive toujours, et elle en a assez d’esquiver, elle voudrait faire mal ; mais elle ne sait pas comment, avoir rêvé de dragons toute sa vie ne l’a pas préparée à la rencontre.

Et il va commencer à calculer sa manière d’agir à l’avance. Elle ne pourra pas le surprendre éternellement : il a trop d’expérience. La voilà saisie et projetée, elle heurte le décor, elle sent mille mains qui la repoussent en avant, elle trébuche. Cette fois elle se couche. Surprendre encore une fois – ensuite elle n’aura plus beaucoup de cartes pour cela – en incurvant si profondément sa taille que l’on crie à la bohémienne. Son chignon s’est défait dans le choc, ses cheveux balaient le sol sale. Souplement, elle s’est déjà redressée et a roulé de côté en éprouvant le souffle rapide d’une patte, venue la frôle d’un battant non feint. Il ne fait pas semblant, s’il la touche il la frappera réellement. La machine de muscles cherche à la broyer.

Mais cela même est peut-être théâtre. Séductrice et flamboyante sous sa crinière évadée, elle croise le regard de l’ennemi, et continue d’un ton primesautier : « Dois-je vous tuer, si je veux gagner ? » La foule crie vers elle, des réponses plus ou moins insultantes, plus ou moins grivoises, plus ou moins fantaisistes. Mais c'est lui qu'elle regarde et c'est lui qu'elle écoute. Il ne lui a pas promis la houle après tout... il la lui a donnée.
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Sam 8 Sep - 13:50


 « tu griffes ma belle... » Sous le charme des jupes virevoltantes, Harlow se sent l'âme joueuse. Les éclats autours d'eux ne rendent tout cela que plus fantastiques, alors que la créature paraît ne pas appartenir à la loudeur de ce monde. L'agilité fait douter le corsaire qui détermine une appartenance, suppose, imagine et préfère encore ne point trop s'en faire. Le monstre agit, il s'avance et frappe, elle esquive. Dans l'esprit mortifaire du dévoreur de corps se joue une nouvelle symphonie. Bientot, il serait affamé, bientôt, il devrait se servir dans la chair rosée d'une cuisse ou d'ailleurs pour satisfaire la grondante sensation qui lui vrillerait le bas ventre.

Mais pour l'instant, il joue. Pourquoi se priver ? Nulle vision ne lui plait plus que cette chevelure libérée sous les mouvements, sa danse avec la crasse du sol, sa symphonie de dentelle, toute l'élégance de ses souplesses qui doivent en laisser plus d'un rêveur et qui réveillent les impudeurs de ces hommes sans valeur. Harlow ne désire pas ses cuisses, le fils de chien est attirés par autre chose, la fougue qu'elle évoque, l'étrangeté de son comportement, bien des choses en vérité qu'il découvre et l'attire.

Son sourire n'est pas moqueur, mais il provoque.C 'est sa seule réponse. Il ne lui ferait point de cadeau et n'a promis que l'endiablement, elle a souhaité tout cela en quelques sortes, voici la réponse à sa requête. Le capitaine est brusque, sans douceur, il fonce tête baissée et la saisit brusquement, la détenant entre ses bras, il sert et sers sa taille, un sourire au lippes. Puisqu'ils souhaitent voir des choses, alors soit, pourtant Harlow ne se permet rien d'outrancier, il garde ses bras à sa taille et serre, peut-être cherche-t-il à l'étouffer.

 « Continue...profite et fait moi chuter. Au sol, il y a assez de terre, vise les yeux et improvise. » Sa bouche cachée par sa chevelure lui offre l'opportunité, lui donne les indications, il a beau être une armoire de glace, cela ne change pas qu'un peu de poussière dans l'oeil l'aveuglera comme tout le monde et permettrait à la voltigeuse de prendre le dessus. Oui, Lawrence veut bien la laisser remporter, quoi que rien ne prédise qu'elle ne puisse être capable de le vaincre, la malice après tout est uen chose commune à tous ! Et bien plus présente chez certain !

Pour que la foule se chauffe un peu plus, il la laisse retomber au sol, après l'avoir soulevé et presque fait passer par dessus sa tête, lui offrant la couche sale du sol pour reposoir. Joueur et narcissique, le dragon lève ses bras au ciel pour que la foule scande son nom et tourne comme un maître matador autours de la silhouette fine. La faim...la revoilà taciturne et vorace, et il saisit une bouteille dans le monde, qu'il porte à ses lèvres, se rassasiant d'une rasade énorme, faisant couler du nectar dans sa barbe brune. Il « calme » ou en tout cas tente de le faire, cette voracité funeste qui se dirige vers celle qui excite un sens dont elle n'imagine pas l'indécence. Il s'imagine volontiers plonger ses crocs dans sa douce chaire blanche et en tracé le carmin, dévorer et goûter la dame...oh que oui.

Mais se tenir est primordiale dans cette foule, quoi que, aux yeux de tous, il pourrait le faire, qu'importe la contenance, c'est l'appel après tout d'une nature profonde qui se fait. Une nature terrible et possessive...qu'il n'a jamais eu envie de réfréner.

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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Timothea Mormaer le Sam 8 Sep - 20:46

Un léopard sur fond d’azur, tenant dans sa patte un croissant de lune, voilà quel était le blason trônant au-dessus de la cheminée. La demeure habitée par Timothée dans son enfance était un présent des Rois de France, remontant au règne éphémère du pauvre François, Deuxième du nom. Ce n’était qu’une petite seigneurie bien trop isolée et paisible au goût de l’ambitieuse enfant, et elle détestait ce « sac à puces », comme elle appelait la bête au mur, comme elle se serait moquée d’un trophée de chasse mangé aux mites. Puis son père lui avait conté, au cours d’une expédition arctique, avoir vu des êtres singuliers, sinueux et aquatiques comme des phoques mais longs et tachetés comme des léopards, et tout aussi féroces, que l’on appelait du nom de ces deux créatures conjuguées. Et elle avait senti sa sympathie revenir d’un coup. Finalement, si l’on imaginait l’azur comme un flot marin et la lune comme un reflet… alors ce blason n’était pas si vilain. Et les animaux des mers n’avaient pas de puces, n’est-ce pas ?

Combien n’avait-elle pas été amusée d’apprendre que le pseudonyme de son ami écossais signifiait en tout et pour tout « le Tacheté », et le différenciait d’autres hommes prénommés comme lui parmi son nombreux cousinage, et surnommés d’autres caractéristiques félines qui décrivaient leurs points caractéristiques, tels que La Crinière ou Le Lynx… Elle y voyait un amusant signe des étoiles. Mais à son sens, elle méritait nettement plus clairement l’épithète « félin » que son comparse à la barbe drue. Il avait les crocs mais il lui manquait la grâce. Et à l’escrime, elle ne se gênait pas pour lui faire remarquer que les crocs lui tombaient peu à peu et que la grâce, qui avait certes existé, suivait le même chemin : encore quelques années et il ne parviendrait plus à la toucher.

En ce moment, elle avait sorti ses griffes et elle était pleinement léopard. L’ennemi l’avait prise au vol, écrasée contre terre, et elle aurait voulu plonger une lame, fût-elle fine comme celle d’un stylet italien, sous cette peau affreusement résistante qui la narguait. Les idoles d’ivoire n’avaient jamais été son style, elle aimait voir ce qui se cachait sous l’épiderme, les instincts et les fluides ; et à sa façon de secouer ses cheveux salis de poussière, on devinait à quel point elle n’était pas délicate. Les parieurs eurent un moment de frémissement et de doute, une brève seconde tandis qu’elle laissait rouler ses muscles fins, et son visage exprimer toute l’ardeur de sa combativité. Puis elle dissimula le tout, et les paris recommencèrent à s’accumuler sur la tête du plus vraisemblable vainqueur.

« J’ai un faible pour le cognac. »

Elle parlait déjà de ce qu’ils iraient boire en ville lorsqu’ils auraient empoché les gains. Mais rien n’était encore joué. Restait à boucler l’intrigue de cette pièce qu’ils jouaient au tout-venant. Et à ne pas avoir l’air de trop tricher… elle pouvait se permettre de tricher un peu, sans doute, sinon on ne croirait pas à sa victoire, et puis ce n’était pas un duel régulier, ici ; c’était un ramassis de pirates tous plus iniques les uns que les autres, ils n’allaient pas venir faire des leçons de morale à une frêle jeune femme qui se défendait bec et ongles contre un odieux soudard. Et s’ils le souhaitaient, elle les rosserait également, mais cette fois, à armes égales ; dès qu’elle sortirait de cette arène, il lui faudrait une épée… elle commençait à se sentir toute nue. Allons, en avant, c’était quitte ou double...

Quatre points d’interrogation :
Succès/succès : d’un bond rapide, Thea saute sur son adversaire, en équilibre à cheval sur ses épaules puissantes, qui offrent un perchoir parfait. Le coin de son ongle est pressé contre l’œil droit du capitaine, prêt à le lacérer d’un coup rapide ; elle compte jusqu’à trois… charge à lui de se rendre, ou d’affronter les conséquences. Quel choix fait l’instinct, en trois secondes ?

Succès/échec : une poignée de terre jetée au visage, un peu de poudre aux yeux comme on dit, et Thea passe furtivement dans le dos de son ennemi… qu’elle fait basculer d’un croche-pied des plus sournois, avant de lui tordre le poignet dans le dos sans aucune délicatesse. Il peut se libérer, mais au prix de sa main. A moins que Thea veuille faire durer le plaisir ?

Échec/succès : Thea jette un peu de poudre à son adversaire mais, ne voulant pas réellement l’éborgner, le manque clairement. La foule commence à deviner qu’il y a anguille sous roche. Pour démontrer qu’elle ne plaisante pas, Thea, vexée dans son orgueil, bondit de plus belle comme un tigre et se retrouve à nouveau capturée. Pour de bon ?

Échec/échec : Thea manque son coup et saute de côté pour échapper à son adversaire, mais cette fois, une main baladeuse un peu trop vive, un peu trop rugueuse, sort de la foule pour la saisir, et égratigne au passage son épaule nue ; un peu de pourpre sur sa gorge blanche, un peu de sang dans l’atmosphère, tout juste de quoi animer cette scène d’un nouveau parfum… irrésistible ?
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Ceann-Uidhe le Sam 8 Sep - 20:46

Le membre 'Timothea Mormaer' a effectué l'action suivante : Le Destin


#1 'Succés/Echec' :


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#2 'Succés/Echec' :
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Dim 16 Sep - 10:59

L'iris de sa pupille prenait des teintes sanguinaires, les yeux voilés par la terre, sa main détenue, le souffle court du capitaine fait lever son torse au rythme de profonde inspiration, aussi rauque et lourde que celle d'un dragon. Pendant un instant la foule pourrait croire à ce qu'elle voit : une bête prête à la mise à mort, déterminée au carnage et dont les sens s'éveille à la déraison. Aurait-il fallu que le bougre se tienne ou trouve quelque chose pour empêcher l'impensable ? Bonne question. Encore aurait-il fallu que l'homme ait le désir de savoir se tenir, ce qui n'est pas tout à fait le cas.

Un genou au sol, et les dents serrés, sa mâchoire carnassière se serre à s'en faire péter les dents, tandis que la douleur -qui n'est au fond, rien qu'un détail- lui déballe l'humeur à la faim. Mais cela fait quelques instants déjà que je vous narre cette envie, ce chemin insidueux de l'héritage qui vient lui chatouiller les papilles. Il s'imagine un instant, la donzelle sous ses crocs, ses dents plantées dans son épaule ou ailleurs, la chair qui cède et se détache, le sang giclé comme une offense sur son palais affâmé.

Maintenant, le désir est trop haut et la foule exacerbe l'envie. Maintenant, c'est presque trop tard, un rien qui viens tout changer !

Mangeras, mangeras pas...

Succès/succès : Lawrence se maîtrise, c'est perfection !
Succès/échec : Manger ou pas ? Harlow se retient,  la foule est là, mais hélas, c'est trop tard. Il a faim.
Echec/Succès : Oups donc. Il a faim et il se défait, mais se retient.
Echec/échec : Chérie, c'est l'heure du dîner.

Le bruit du monde lui tambourine l'esprit, comme une sarabande de diable frappant un sol de fer de leur sabot. Il entends la cascade de cris et de hurlement, symphonie des parieurs affâmés, tandis que du fond de ses entrailles nées le besoin, vicéral. Il gronde, et ses yeux paraissent désincarnés d'humanité, seulement l'animal furieux dont le besoin de nourriture s'éveille. Dévalant son esprit, les idées qu'il pourrait faire lui viennent, il s'imagine défaire de ses surplus la maigre créature qui le détient pour s'abreuver de ses chairs à l'excès, entendre le hurlement de douleur de sa gorge menue tandis qu'il dévore une pièce de choix...

Il sacrifie.

Ivresse déraisonnable, il sacrifie son bras, sa main, se relevant brusquement de toute sa hauteur, décuple ses muscles, et d'un élan, il parvient à se défaire. Les hommes du capitaine devine déjà la trame de ce qui est en train de se passer, ils envisagent ce qu'ils vont devoir faire pour l'en empêcher, non que cela soit terriblement dérangeant, mais sous le regard des parieurs, il y a probablement quelques petites indélicatesses de trop.

Harlow la saisit, sans douceur ni ménagement, sa grande main entourant sa gorge qu'il détient, il la plaque contre son corps et il ne désire que planter sa dentition dans l'épaule de la jouvencelle, mordre, il en est proche, presque, un rien suffit et c'est le cri de Geena qui l'en empêche, cette voix qui le calme, le fait hésiter, un laps de temps qui sera nécessaire à l'imprudente.

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Message par Ceann-Uidhe le Dim 16 Sep - 10:59

Le membre 'Lawrence Harlow' a effectué l'action suivante : Le Destin


'Succés/Echec' :
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Message par Timothea Mormaer le Dim 16 Sep - 11:41

Juste à l'instant où elle sent naître le soubresaut, la gouvernante guerrière délace sa prise, ou du moins s'y efforce. Elle sent craquer quelque chose, un petit os, un doigt peut-être. Monsieur n'en semble pas déstabilisé outre mesure. Le visage qu'il lui présente n'a plus rien de commun avec le sourire qu'il lui a décoché tout à l'heure, en examinant son offre ; il est proprement inhumain, et toute son expression respire une faim diabolique. Il sombre dans la folie. Ce n'est pas ce qui était prévu. Ce n'est pas correct.

Le temps se fige, et Thea se fige avec lui. Elle entend une femme crier, sans y faire attention. Qu'elle crie donc ! Grand bien lui fasse ! Thea, le col ployé gracieusement comme les beautés grecques des enlèvements sculptés par les maîtres classiques, contient ses battements de coeur. Elle analyse la situation. Il ne lui faut qu'un éclair de conscience.

Ce n'est pas la menace qui la paralyse, c'est la contrariété, aiguë, pinçante comme la bise d'hiver : c'est indécent, monsieur. C'était Son dragon, et soudain tout le monde peut le voir. Thea n'est pourtant pas jalouse, c'est là son moindre défaut. Comment le serait-elle, occupée à papillonner jour et nuit ? Mais elle craint soudain le dévoilement total de la bête qu'elle était venue taquiner dans le plaisir subtil de leur reconnaissance mutuelle ; c'était un bal masqué, et voilà qu'il en fait un vulgaire charivari. Dans un sursaut de calme glacial, la proie fixe son regard dans celui du monstre et cingle, de sa voix la plus basse, la plus intransigeante :

"Mauvais perdant."

C'est ce que dirait le capitaine Louis-Auguste devant un tel abandon de soi, dans un tel moment public. Toute la morgue aristocratique du leader sanglé dans son catogan transparaît à travers la sirène échevelée, transcende la pâle proie pantelante, et toise son adversaire avec une expression d'offense indignée. Leur pacte était pourtant bien clair. Si monsieur lâche son masque, pourquoi n'en ferait-elle pas autant ? Et qu'il assume les conséquences.

A commencer par sa réputation. Avoir été battu par une femme qui triche, c'est comique, et tous les hommes mariés dans l'assistance en rient sans méchanceté, évoquant leurs propres expériences face au redoutable rouleau à pâtisserie. Avoir été battu par un saltimbanque en jupons, avoir dansé avec lui cette danse, sera-ce encore plaisant à relater en compagnie ? A la foule d'en décider. Quant à elle, laissant planer l'instant d'ambiguïté tel un vautour aux ailes courbes, elle va profiter de la surprise pour s'esquiver.

Ou du moins, essayer :
Succès/succès : une virevolte, un éclat blanc dans la foule, et l'apparition a disparu, comme elle était venue. Avez-vous rêvé, messieurs-dames ? N'oubliez pas le petit pourboire pour l'artiste...

Succès/échec : Le spectacle avant tout ! Thea reprend sa liberté avec brio, mais ne peut s'empêcher de saluer avec fierté l'aimable assistance, et attend le Dragon à la sortie, espérant échanger quelques mots un peu plus civilisés.

Échec/succès : L'honneur avant tout ! Thea reprend sa liberté avec difficulté, mais un quidam qui rit un peu trop fort la pousse à bout, et en quelques secondes, vive comme un cobra, elle lui arrache sa rapière et la lui plante dans la gorge.

Échec/échec : De rage, Thea se mord la lèvre et une fine goutte de sang vient perler à la surface... Rideau.
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Ceann-Uidhe le Dim 16 Sep - 11:41

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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Dim 16 Sep - 12:45

Le capitaine Harlow se moquait du monde, les terrestres ne lui étaient que d'ombrage personnage qu'il reléguait au rien. Il ne les haïssait pas, il n'avait pour lui que peu de saveur dans l'existence, ainsi donc la foule scandante lui était insignifiante. Mais dans ce tumulte et ces échos d'outre tombe, dans ce moment précis, il n'y avait plus d'entente et de règle, de jeu ou de possible, il tentait. Il tentait de reprendre pied dans le fracas de la faim, et il y parvint, quelques instants, une seconde ou deux, avant qu'elle ne vienne à mordre sa lèvre et faire couler le sang.

Ce fut l'apothéose de la bête, qui lorgna cette goûte comme si elle fut un Dieu qui aurait tout promis et tout donné, sans faire de charabia. Les sens de lawrence s'agitèrent, son torse s'abaissa et se releva dans un mouvement profond et affâmé, alors qu'il la détenait toujours d'une main. Il n'y avait plus d'homme, seulement une créature qu'elle pouvait admirer de bien prêt, un monstre sortie de sa tannière à l'appel du sang et de la faim. La chair le conviait à se faire dévorer et ses narines -bien qu'une soit amochée- lui révélaient l'odeur de la viande. Il gronda. Presque littéralement. Un son sourd sorti de son poitrail, il ouvrit les lèvres et sa bouche paru un instant démesurée.

Miam-miam Théa

Succès : Peut-on croire que le dragon affâmé ait une quelconque capacité de maîtrise pour ne pas déposer ses dents là où il ne faudrait pas...la ramenant à lui, il enfonce ses canines et autres quenottes d'acier dans l'épaule de la demoiselle, perçant sa peau comme si elle n'était qu'un vulgaire morceau de papier, rien de plus qu'un morceau trop fragile dont il dévore un large bout de chair...

Echec : Trop empressé, trop d'impatience, le dragon plonge son visage et ses dents saisissent l'oreille, il tire rapidement, après avoir saisi l'excroissance gauche et le monde crépite à son esprit, c'est le bruit de la peau et d'un tout qui cède sous ses dents.

Nulle saveur n'est aussi délicieuse que les autres, ces semblables vivants qui ignorent ce que vous êtes, et vous côtoient sans avoir une once d'idée, de ce dont vous êtes capable. Peu lui importe la foule, les cris, les hurlements, l'agitation dirons-nous aussi, une vague de silence gagne les parieurs, l'interdit leur tombe sur la trogne. Et le sang inonde le menton de Lawrence, lui arrachant un soupir de satisfaction alors qu'il mâche allègrement le morceau cru du corps qu'il a entre ses mains.

Vous n'imaginez pas combien cela est satisfaisant pour lui, alors que le bout de cuir, l'oreille ou la chair, est pressée par ses maxilaires puissantes. Il pousse un soupir rauque, satisfait, tandis qu'il est prêt à replonger, ce serait si bon, mais le corps est lâché et une main passée sur son visage, les hommes de Harlow se précipitent. Ce n'est que l'excentricité d'un capitaine, tout ça, rien de plus que la folie...enfin bon.

Nuit de folie, la garde?

A moi la garde !: Beuglement de foule, voilà que cela attire les gardes curieux !
Rien ne se passe : Ils ne traînaient pas si près de toutes façons.

Peu importe le résultat...les hommes de Harlow se saisissent du capitaine dont le visage ravi prouve une jouissance sans mesure de ce qu'il vient de se passer, d'une main, ils embarquent et saisissent la femelle au sol, histoire d'éviter une trace, et se frayent un chemin. Si la garde a fait le déplacement, ils devront rajouter en plus, quelques coups de poing bien senti, tout en transportant un capitaine bienheureux....

L'on comprendra un peu plus pourquoi, dans les jours à venir, si la garde était là, pourquoi Harlow a décidé de redevenir le pirate...mais bon, nous n'en sommes pas là et pour l'instant le dragon vient d'enlever la princesse, en quelques sortes...

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Je n'ai pour la terre que mépris entier, préférant les vagues des océans et le tumulte des mers, méprisant le calme granuleux d'un socle stable. Sur la terre, il n'y a rien, que des dangers prévisibles, alors qu'au grès des ressacs, je trouve la fougue, la passion et l'absolu!

Je ne suis loyal qu'à mon Nom et encore je suis en vérité un MacLeód of Raasay, loyal aux océans et à ma compagne et j'ai le mauvais dans le sang. Les lois des hommes m'indiffèrent au plus haut point, comme vos avis plein de petitesse sur mon existence.


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Message par Ceann-Uidhe le Dim 16 Sep - 12:45

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Message par Timothea Mormaer le Dim 16 Sep - 13:32

Elle que jamais une guêpe n'avait piquée, que jamais un de ces immenses loups qui errent au Canada n'avait mordue. Elle devant qui les chevaux inclinaient la tête pour la saluer, retenant leurs pieds écrasants, telles les redoutables licornes des temps jadis le faisaient au passage des fées. Voilà qu'une bête surgissait du néant et apparaissait juste sous son nez pour la croquer à pleines dents. Thea était sous le choc, mais dans une certaine mesure, c'était aussi un moment de révélation et d'illumination. Eh bien, cette histoire de dragons qu'on lui racontait dans son enfance n'était pas simple affabulation ou métaphore détournée. Et elle était finalement heureuse de le découvrir. Elle avait le sentiment de renouer avec un morceau perdu de son passé, d'ajouter une pièce concrète de plus à son identité.

La douleur, cependant, était notable. Les dents entraient sous sa peau, à quelques centimètres seulement de son visage, et déchiraient la chair et le muscle. Une chance pour elle de posséder le dit muscle dans des quantités que ses vêtements à froufrous ne laissaient pas présager. Elle cria de bon coeur en détournant sa figure, les yeux fermés, surtout parce qu'elle savait que cette expression violente de sa souffrance l'en soulagerait un peu ; et elle se laissa tomber à terre, prête déjà à ramper telle une vipère entre les pieds des fuyards, pour tenter de voler une arme à quelqu'un. Elle ne considérait absolument pas le combat terminé. Au contraire, les choses intéressantes ne faisaient que commencer.

Mais à cet instant, une troupe d'importuns se précipita dans le débit de boissons, en s'efforçant d'appréhender les fauteurs de trouble. Le chaos ne fit que redoubler, mais des bras s'emparèrent soudain de Thea pour l'entraîner. L'adversaire malchanceuse du monstre suivit le mouvement bien malgré soi, quoique... c'était encore la meilleure manière pour rester dans la proximité immédiate de son assaillant, et elle n'en avait pas fini avec lui. Elle sentait seulement que la poigne qui la maintenait faisait assez mal à son bras endolori, et s'apprêtait à protester dès que possible contre ce traitement... assez peu intelligent, à son sens.


Dans le feu de l'action :
Succès/succès : Thea garde son calme et se laisse entraîner, devinant les intentions des malfrats. Or elle, tout ce qu'elle souhaite, c'est une entrevue en tête à tête avec cet intéressant spécimen... Elle joue donc la mourante, jusqu'à ce qu'on vienne examiner sa plaie à tête reposée. Plaie qui ne l'inquiète guère, si tant est que la morsure d'un dragon n'est pas venimeuse. Voilà un point qu'elle aimerait éclaircir.

Succès/échec : Thea défaille un peu et a du mal à garder sa présence d'esprit. Mais ses jambes qui cèdent et ses paroles embrouillées lui donnent l'air plus atteinte qu'elle ne l'est vraiment. Bon, l'hémorragie est bien réelle, par contre. Quelle idée de secouer une blessée ! Ils veulent l'achever ou quoi ?

Echec/succès : Thea se tortille, insulte, proteste, enrage, et finalement un membre de l'équipage craque et lui donne un coup qui l'étourdit. On la plante là : elle n'est pas morte après tout, ni en danger de mort apparemment, inutile de faire disparaître le cadavre. Elle suit alors discrètement les malandrins jusqu'à leur navire...

Echec/échec : Thea est tellement infernale qu'elle reçoit un coup au visage et se trouve jetée dans une ruelle attenante, où la garde la saisit. Plus d'escapades pour cette nuit ! Retour au bercail et cataplasmes en perspective... Oh, et il va falloir expliquer ce qu'elle était allée faire là-bas...
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Ceann-Uidhe le Dim 16 Sep - 13:32

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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Lun 17 Sep - 12:55

l'on ne peut dire que les pirates sont des créatures intelligentes, en vérité, elles ont un peu l'appenage de la simplicité. Lawrence Harlow est ballotté, maitrisé et son envie disparaît alors qu'il mâche toujours avec plaisir, ce morceau de Théa. Elle a un goût...mais un goût...une viande ne saurait être aussi tendre et savoureuse, cuite, elle devrait faire la perfection pour une belle pièce de viande. Elle manquait peut-être de saveur naturelle d'épicée, mais possédait autre chose, de plaisant, qu'il savourait.

Car oui, la faim était calmée, et il savourait, se faisant traîner par ses hommes. Dans un ballet habile de chien putride et de fils de trainée, ils déguerpirent si vite, et disparurent si aisément dans la nuit, que l'on aurait pu penser que les ombres étaient de mèche ! Bientot, l'odeur de la mer, la sensation de la houle et tout le reste le frappa au visage, alors qu'on l'abandonnait sur le pont. Il finissait. Quant à Théa on l'embarquait pour l'allonger et essayer d'offrir sa carcasse au bou...médecin du bord, qui aurait tôt fait de prodiguer un remède étrange et mortel pour soigner sa blessure. Comme une cautérisation à vif avec un morceau de fer chauffé...

Enfin.

Pendant ce temps, Harlow finissait d'avaler, il en aurait bien dévoré plus et il lui faudrait du temps pour que cela disparaisse. L'idée lui vint de la conserver à la cale pour se faire et dévorer morceau par morceau la jouvencelle mais ce ne fut que passager. Il préféra en vérité essuyer son menton ensanglanté et se redresser. Il n'alla pas à son encontre...pas dans l'immédiat.

Le navire quitta le port pour la nuit, simplement, mais il n'allait pas tarder à s'en aller définitivement, pour cette nuit, ent ous les cas, il s'éloigna au grès du vent léger pour s'installer plus loin, paisiblement. Le médecin avait nettoyé la plaie, avec quelques linges passablement propre, et réussi à la recoudre maladroitement -enfin il a essayé, libre à Théa de vous dire que ce n'est pas le cas-. Ce n'est qu'au bout de longs instant que Harlow se décida à descendre voir, la chemise tachée du sang de la belle, il s'approcha de là où elle se trouvait et la dévisagea. Il pouvait tout à fait sacrifier une vieille comptine pour la soigner, tout dépendrait de ce qui allait se passer. Il trouvait dommage qu'elle ne se vide de son sang et disparaisse. Elle n'était pas si mal, cette étrange jeune femme.

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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Timothea Mormaer le Mar 18 Sep - 17:57

Il faisait très sombre, mais la nuit devait beaucoup à l'évanouissement qui menaçait, et qui voilait les yeux de la blessée d'un voile sombre et impénétrable. Cependant, les sensations sous ses pieds lui indiquèrent soudain qu'elle quittait le port pour se retrouver à bord d'un bâtiment naval. Elle avait assez voyagé sur les eaux pour se convaincre que les planches sous ses pieds craquaient comme celles d'un bateau, et que le balancement qui la rendait légèrement malade était celui des berges de la mer. Elle n'était pas sensible au mal des eaux, habituellement, mais sa blessure l'avait affaiblie et elle avait toutes les peines du monde à ne pas perdre conscience.

Machinalement, elle s'accrocha aux bras de ceux qui la transportaient, et demanda d'une voix faible si l'on avait pensé à prendre les rubans et les bijoux qu'elle avait laissée à l'organisateur des combats. La réponse fut évidemment négative, et la contrariété la ranima quelque peu, tandis qu'on l'installait dans ce qui ressemblait à une infirmerie douteuse. Une scie accrochée au mur la fit grimacer : il y avait là de la rouille, monsieur, ça se nettoyait, cela ! Qu'on lui donne de quoi le faire, et elle jouerait la gouvernante avec d'autant plus de bonne volonté que sa propre santé était en jeu.

Le navire se mit en route ; la rumeur extérieure des cordages qui se tendaient et des voiles qui claquaient, de l'ancre qui remontait au bout de sa chaîne et venait se fixer au flanc du navire, ne mentaient pas. Mais il rejeta l'ancre un peu plus loin. La côte devait encore être en vue. A l'abri de quelques rochers peut-être, le repaire de brigands se mettait à l'abri des regards civilisés.

Pourquoi ce départ ? Etait-ce pour régler la question de la petite crise de leur capitaine ? Ou pour statuer sur le sort de leur captive ? Ou se passait-il ici quelque chose d'entièrement différent, qui échappait complètement à celle-ci ? Inutile de se creuser la tête pour le savoir. La vraie question était plutôt : comment survivre ? Et pour commencer : comment échapper aux velléités pseudo-thérapeutiques de cet odieux personnage en tablier taché de sang, qui se décorait du nom de médecin ?

Une morsure, ce n'était pas anodin. La bête était peut-être enragée. Pouvait-on être enragé quand on avait le cuir assez solide pour résister à ses griffes ? Thea n'avait pas assez d'informations sur la faune locale, la faune surnaturelle en tout cas. Et c'était avant tout un sujet d'exaltation, à ses yeux d'encyclopédiste fervente, de se dire qu'elle avait devant elle tout un paysage de créatures régies par des lois bien au-delà de celles de la création commune. Survivre avant tout ; et ensuite, étudier. Même si son séjour à bord devait se prolonger un peu, tant qu'elle était là au matin pour réveiller les enfants et leur servir leur petit déjeuner, tout allait bien.

Et son adversaire, où était-il ? Elle avait hâte de le retrouver afin de régler quelques questions avec lui : elle était notamment curieuse de savoir comment il aurait décrit le goût de sa chair, par comparaison avec ce dont il se nourrissait généralement. Et elle tenait à sortir sur le pont, dès que possible. Cette petite pièce étouffante lui pesait par son ambiance, tissée de manque cruel de professionnalisme et d'âmes de patients morts sur la table d'opération. La vision des vagues et le parfum des embruns la soutiendrait bien davantage que n'importe quelle rasade de rhum.


3 dés, 2 alternatives, 8 possibilités :
Succès/succès/succès : le médecin de bord s'est beaucoup intéressé aux connaissances de Thea regardant les médecines parallèles, et l'a laissée se composer son propre remède. Il avait justement le nécessaire sur place. Autant dire que cette vilaine blessure ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Sans rancune !

Succès/succès/échec : bien que le médecin soit réceptif, il n'a pas le matériel nécessaire. Il s'est contenté de panser sommairement la plaie, et ils se sont ensuite lancés dans des descriptions fleuries de leurs plus belles dissections, qui ont fait fuir tout l'équipage présent. Thea est encore un peu affaiblie, mais de belle humeur.

Succès/échec/succès : le médecin a le matériel nécessaire mais il n'est pas franchement réceptif. Il a fallu s'engueuler un peu pour obtenir les poudres et plantes requises, et Thea est maintenant soignée, mais de méchante humeur, protestant à qui veut l'entendre sur l'étroitesse d'esprit du corps scientifique.

Succès/échec/échec : le médecin a refusé de l'écouter et a demandé à quelques solides gaillards de la maîtriser, le temps qu'elle en passe par les traitements qui lui semblaient nécessaires. La chair cautérisée a mauvaise mine. Et les gaillards en question aussi : elle s'est dégagée de leur emprise sans grande délicatesse. Ils n'avaient qu'à ne pas la peloter !!

Echec/succès/succès : Les gaillards ont riposté, et Thea porte quelques autres blessures supplémentaires. On a dû la mettre aux fers pour la faire tenir tranquille. Elle s'est calmée à présent, histoire de ne pas aggraver son cas, et plaisante avec ses gardiens ; ils ont même entamé une chanson à boire.

Echec/succès/échec : La bataille a sérieusement dégénéré, et le capitaine arrive juste à temps pour sauver la princesse. Ce ne sera que justice, puisque c'est lui qui l'a entraînée dans cette situation ! Non, Thea n'assumera aucune responsabilité. Et elle râle que son jupon est déchiré.

Echec/échec/succès : La confusion de Thea à son arrivée ne lui a pas permis de s'opposer aux soins qui lui étaient appliqués, et elle vient à peine de retrouver tous ses esprits. Elle craint que sa blessure n'évolue fort mal étant donné la maladresse de l'intervention, et communique ces inquiétudes à son visiteur. Par ailleurs, si on pouvait rattacher ses vêtements...

Echec/échec/échec : Thea était complètement inconsciente en arrivant dans l'habitacle du navire et a été fort mal soignée. Elle gise sur une couchette miteuse, uniquement vêtue d'une mauvaise couverture probablement imprégnée de miasmes divers. En revenant à elle à l'arrivée du capitaine, elle s'apprête à lui présenter ses doléances avec sévérité.
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Ceann-Uidhe le Mar 18 Sep - 17:57

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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Ven 28 Sep - 21:38

Harlow se sentait affamé, il pouvait tenir désormais son envie de viande humaine, il pouvait tout à fait s’empêcher de dévorer Théa, mais il était clair et ne le nions pas, que le cuisinier était au fourneaux à préparer une belle pièce de viande, presque crue, qui suffirait de contenter Harlow.

Le bruit de sa botte était lourd et suffisait pour l’annoncer, le souffle profond, la chemise entrouverte et l’attitude d’un maître de manoir, il parvint là où elle était soignée au seul rythme de ses pas. Il y avait un odeur de chair cautérisée qui lui provoqua un frisson délicieux, rien n’était meilleur qu’une viande bien cuite, mais il y avait aussi la désagréable odeur du fer, qui s’était imprégné. Il en fut dégouté, au moins, il ne finirait pas de la bouffer dans un quelconque élan de sauvagerie.

Il parvint à l’embrasure de la porte, impérial presque, ou en tous cas, plutôt assuré et dévisagea l’intérieur. Il n’était pas propre, portait encore son sang, et la sueur de son cuir. Mais peu importait, il prendrait un bain brûlant avec une délicieuse rousse qui attendait dans sa cabine, et qui ne devait guère se faire de souci pour l’obscure donzelle qu’ils avaient ramenée.

« Vous avez un goût fort délicieux très chère, on ne vous l’a jamais dit ? »

Lança-t-il sans se départir de son assurance, il avait le sourire de diable, séducteur et en coin, et l’on ne pouvait douter, qu’au fond, la situation l’amusait. Harlow se sentait revivre de fourberie, il était fait pour un monde de déshonneur et de fils de chien ! cela ne saurait tarder à lui revenir de toutes façons, et quand cela serait là, le monde ne pourrait sans porter que mieux, car après tout, à quoi ressemblerait le monde sans le capitaine Lawrence Harlow ?

« Je suis navré de la brutalité de mes hommes. Ils ne pensaient guère à mal. »

A quoi pensaient-ils, la question aurait été fort juste. Lawrence resta debout et continua de l’observer, il était curieux, presque impatient désormais de voir ce qu’elle allait faire.

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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Timothea Mormaer le Sam 29 Sep - 11:21

Bon goût. Cette remarque elle-même était-elle de bon goût ? Les yeux de Thea clignèrent dans l'ombre, éclairés d'une lueur d'amusement. A quoi bon se poser la question, au point où ils en étaient, n'est-ce pas ?

"Les hommes me le disent souvent, vils flatteurs. Les femmes n'osent pas, en général. Cette vilaine éducation timorée, vous savez..."

Timorée, l'un de ses mots haïs. Peut-être parce qu'il ressemblait si fort, dans son langage d'origine, à "Timothée", son prénom favori, et qu'elle ne supportait pas que l'on brosse cette association entre sa propre personne et ce qu'elle considérait comme un péché capital, la lâcheté. Ou simplement un péché dangereux, la prudence. Furieuse d'avoir si mal, ravie de pouvoir s'en plaindre, elle roula sur le côté et se releva sur un coude, toute son attitude empreinte du vif mépris qu'elle adressait à sa couche du moment. Elle ressentait avec acuité les dommages causés à sa plaie ; sa sensibilité ardente avait ses avantages et ses inconvénients. Mais l'observation de son ravisseur, l'étude de ses paroles, emporta un moment son esprit au-delà.

"Dans ce cas, si ILS ne sont pas si mauvais, ILS auront la bonté de me ramener au port à l'aube. J'ai du travail, croyez-le ou non."

A vrai dire, c'était la seule chose dont l'amazone cherchait à s'assurer ; pour le restant, elle était parfaitement disposée à se laisser surprendre. Elle se leva d'un bond, les gestes indignes de l'équipage déjà oubliés. Elle les avait rossés à son gré, une bonne raison de décréter le "sans rancune". Et à présent que le prédateur alpha était dans la place, ils n'y reviendraient point. Sa longue silhouette pâle se porta, flottante comme spectre, à la rencontre du vil personnage qui avait osé plonger ses crocs dans sa chair, et qui en paraissait tout sauf honteux. Un tel manque de contrôle... c'était tout sauf un gentleman. Voilà qui lui agréait parfaitement. Elle lui sourit.

"J'aimerais tant vous disséquer après votre mort ! Mais bien sûr, vous serez au fond des eaux. Allons, j'irai peut-être vous y chercher, vous en valez la peine, et je conserverai votre coeur dans un joli bocal." Du bout des doigts, elle lui frôla la barbe, puis la gorge. Un spécimen intéressant. Tant pis pour les gains, elle trouverait d'autres manières de se racheter des parfums et de jolies robes, ou bien elle s'en ferait offrir, ce n'étaient pas les stratégies qui manquaient. "Puis-je monter sur le pont, je vous prie ? Un peu d'air frais me fera du bien, et peut-être une collation reconstituante, si ce n'est pas abuser de votre hospitalité."

Mieux valait attendre paisiblement qu'il daigne s'écarter du passage, plutôt que chercher à le bousculer. Elle ne songeait pas à une évasion, pas tant que les feux de l'aurore ne se lèveraient pas sur l'horizon. Et puis, à quoi bon s'évader lorsque l'on n'est pas prisonnière ? Ces braves gens un peu rudes ne l'avaient ramenée à bord que pour la soigner, n'est-ce pas ? S'excuser à leur manière de ce pénible incident, qui n'aurait jamais dû avoir lieu... et peut-être s'assurer qu'elle ne s'amuserait pas à aller le crier sur tous les toits d'Edimbourg ? A ce sujet, justement...

"Vous avez ma parole d'honneur, sur mes ancêtres, que notre petite aventure de ce soir ne s'ébruitera pas. Et puis, comptez sur ma raison... Je serais bien bête de gâcher mes chances de la voir se répéter à l'avenir."

Malgré les étincelles dans son regard, Thea avait repris tout son sérieux. Elle brûlait d'envie d'assouvir sa curiosité, d'agonir de questions cet homme qui était un dragon tout à la fois et qui devait connaître mille autre secrets, mais il fallait d'abord qu'il la croie : tout ce qu'il pourrait dévoiler resterait strictement confidentiel... Oh, il aurait été facile de remettre en doute sa raison : était-ce raisonnable de fréquenter de tels gibiers de potence, et de leur agiter l'appât sous le nez ? Mais elle l'avait dit : elle aimait la houle. De cela, elle ne se dédirait point.
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Cycle 4 Re: Must be that old evil spirit... [Lawrence]

Message par Lawrence Harlow le Dim 14 Oct - 22:19

Lawrence laisse son sourire –ravageur- gagner ses lèvres. La demoiselle était loin de la sagesse des jeunes filles, mais ce n’était pas déplaisant. Il n’eut donc pas le droit à des cris hystériques , ou une gifle bien placée, voir carrément quelque chose de brusque. Elle ne l’était pas tant que cela, elle, Timorée et cela allait à Harlow. Alors qu’elle s’allongeait Harlow choisit de prendre le tabouret et de s’y installer. Elle avait du mépris pour sa couche, il l’enviait un peu. Georgina risquait de ne pas aimer, mais ce n’était pas une attirance physique, il aimait ce qu’il discernait, son cœur n’appartenait qu’à une seule et son corps…hum…presque.

« Il n’était pas prévu de vous emmener par delà mers et océans, à moins que vous ne préfèreriez rester sur ce navire. Mais un travail, ça ne se quitte pas ainsi. »

Il souriait à ses paroles car il la taquinait. Elle aurait tout à fait pu rester à bord de ce navire, une femme de plus, ou de moins…c’était terrible mais en fait, il pensait sincèrement que la chose n’était pas maudite. Sa femme le suivait partout et la jouvencelle blonde pouvait se laisser tenter. Non ? Cela aurait été amusant. Il aimait dévergondé un peu plus les jeunes femmes !

Quand elle se releva, il ne bougea pas et regarda la demoiselle venir à lui. Il la dévisageait de sa place, sans prétendre regarder quoi que ce soit d’autre qu’elle, mais il lorgnait ses pupilles dans les siennes. Pas question de dévisageait d’autres choses…Il pris ses paroles avec amusement et finit par en rire, un rire nullement plein d’éclat ou bruyant, mais franc et plaisant.

« Vas-tu plonger pour regagner le large ? »Il demanda alors qu’elle avait fait frissonner son corps, sa barbe, c’était un peu la zone érogènes, qu’importait sa réponse, il se redressait de toutes façons, pour l’observer, non pas pour imposer sa taille, mais simplement la détailler. « Peu importe. » Il accédait à sa requête, elle était libre de s’en aller, et cela l’amuserait de la voir faire, des pirates des eaux se chargeraient de plonger en sa compagnie pour en plaisanter.

Il inclina la tête à sa promesse. Elle pouvait tout à fait le faire, cela lui plairait plus encore. « Je te promets sur ma femme et les océans que je garderais aussi mes lèvres closes. Enfin, qui croirait un gibier de potence tel que moi? » Mais les rumeurs…elles aimaient exister après tout. Il suffisait de les dégainer aux bonnes personnes ou au bon journal. Le caledonian, comme le vieux Peter du port ainsi que la charmante Lisbelle de la Taule. Mais elle ne risquait rien, de perdre de sa réputation, il ne savait même pas si elle en avait une, même s’il se disait que c’était possible.

A défaut au fond, il tendit son bras, il se souvenait quand même des bonnes manières, elles avaient un peu survécu. Pris ou pas, il l’emmena vers le pont, à sa requête et le visage du dragon s’illumina face aux vastes étendues. Elles lui manquaient cruellement. Il ne tarderait pas à partir…bientôt ce n’était qu’une question de temps.

Quelques signes de mains furent donnés aux pirates qui regardaient et l’on s’empressa de comprendre. Se détachant de son bras, si elle avait pris le sien, il lui présenta le pont, écartant les bras en bon maître de maison fier.

« Voici donc le Red Hurley . »

Sa fierté !

_________________


"Forban de Calédonie
Mena gargue sous rude breuvage
Dû mordre bien senti
La lame dans son visage"
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Faileas

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Pouvoirs : Insensibilité à la chaleur (1) - Agilité naturelle (1) - Dentition acérée (1) - Armure naturelle (3) - Ossature incassable (3)
Inconvénients : Cornemuse sa mère - Alcoolique - Cannibale - Sang Froid - Emetophobe

Je n'ai pour la terre que mépris entier, préférant les vagues des océans et le tumulte des mers, méprisant le calme granuleux d'un socle stable. Sur la terre, il n'y a rien, que des dangers prévisibles, alors qu'au grès des ressacs, je trouve la fougue, la passion et l'absolu!

Je ne suis loyal qu'à mon Nom et encore je suis en vérité un MacLeód of Raasay, loyal aux océans et à ma compagne et j'ai le mauvais dans le sang. Les lois des hommes m'indiffèrent au plus haut point, comme vos avis plein de petitesse sur mon existence.


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