Marbhadh
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There is no such thing as a fair fight.

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Cycle 2
There is no such thing as a fair fight.

Message par George Forbes le Dim 4 Fév - 22:38


「 There is only one way to fight, and that's dirty. Clean gentlemanly fighting will get you nowhere but dead, and fast.」

2 mois après l'attaque à l'auberge, environ 22h
George - Seòras
Peu importait la pénombre de la petite pièce, il n'avait pas besoin de voir pour reconnaître chaque détail du paquet qu'il tenait. L'usure du cuir à certains endroits, la façon dont les liens s'enroulaient autour, le monogramme usé gravé sur la tranche, les restes d'or qui se perdaient encore dans les sillons. Même l'odeur d'encre et de sel malgré les relents d'alcool, de poussière et de moisissure qui l'entouraient. Il avait de nombreuses fois pensé à le vendre, après tout ça avait de la valeur, mais comme à chaque fois il ne pouvait s'y résoudre et avait reposé le manuscrit inachevé au fond du coffre, ses doigts s'égarant sur le cuir bien plus longtemps qu'il ne voulait se l'avouer avant de remettre en place le linge qui le protégeait. Même s'il aurait préféré ne pas tomber dessus ce soir, ça lui avait donné une idée et il savait ce qu'il devait faire. En temps normal il se serait tourné vers Munroe mais depuis son emprisonnement il avait tendance à l'éviter, et il ne connaissait qu'une seule autre personne en ville qui pourrait accepter de lui donner un coup de main sur ce coup. Vidant l'alcool dans ce qu'il restait de la bouteille en prenant garde de ne pas s'ouvrir la lèvre, il attrapa son épais manteau et ses maigres possessions en jurant dans son début de barbe. Les rues étaient presque vides à cette heure de la soirée. Nuit même. L'effet de la peur du tueur et des rondes des anglais encore fraîchement débarqués. De quoi peser sur les nerfs de tout le monde, avec le seul espoir que ça passe rapidement. Rien de très nouveau pour lui en somme, il devait juste être un peu plus prudent.

Autre chose l'ennuyait, presque autant que la raison qui le poussait à risquer de croiser une milice anglaise à cette heure et en ces temps, une sensation désagréable dans sa nuque, comme si un regard y était posé. Il avait des raisons tout à fait valables pour ce qui ressemblait de plus en plus à de la paranoïa ces derniers temps, mais il n'était pas question de ceux à qui il devait de l'argent ou l'ombre qui lui avait ouvert la main. Non c'était autre chose, plus insidieux et presque familier, bien présent mais qu'il n'arrivait pas à identifier, qui nourrissait un peu plus ce qui bouillait en lui. Il ne prêtait pas attention à l'écho de ses propres pas sur les pavés, plutôt ceux qui pourraient trahir une patrouille qui l'empêcherait d'atteindre son but. Bien sûr il aurait pu se débrouiller autrement s'il avait eu plus de temps, mais ce n'était pas le cas. S'arrêtant au coin de la rue pour prendre une grande inspiration, il observa un instant les alentours avant de fixer son regard sur la silhouette menaçante qui se détachait dans la nuit. Juste des pierres et du bois, mais il n'avait jamais beaucoup aimé les grosses constructions et le château ne lui avait jamais inspiré rien de bon. Mais il comptait aussi sur l'aide d'une personne s'y trouvant, assez en tout cas pour braver son aversion pour l'endroit. Le regard que le garde à la porte avait posé sur lui ne l'avait pas surpris. Il l'avait vu son reflet dans les bouteilles d'alcools contre le mur. Les cernes qui s'étaient creusées sous ses yeux, les angles de ses pommettes tirant un peu la peau, la couleur blafarde de cette dernière, les lignes sombres qui barraient l'arête de son nez et le côté de sa lèvre inférieur, l'ombre du coup sur le côté droit de sa mâchoire, la longue ligne blanche qui courrait en dessous, encore mal couverte par la barbe qu'il gardait depuis son retour à Édimbourg. Un souvenir du tueur, en plus de la cicatrice sur sa main. Et malgré ça, il n'avait eu aucune difficulté à le convaincre de le laisser passer, la petite broche en or pour madame aidant aussi.

Il ne s'était pas attardé, passant rapidement la porte qui menait au sous-sol et aux cachots, ses doigts frôlant les murs pour se guider. Arrivant enfin à la porte que le garde lui avait désigné, il donna trois grands coups sur le bois qui résonnèrent dans le couloir. Le silence qui répondit lui fit l'impression d'une éternité qu'il n'avait pas et il recommença, martelant la porte au rythme de sa voix tonnante. Seòras, bordel de merde, ouvre! Il ne lui était absolument pas passé par l'esprit que le bourreau ne vivait peut-être pas là où il questionnait ses victimes, ni même qu'à cette heure il devait probablement dormir. Et il avait continué de tambouriner sur le bois en espérant que quelque chose change, mais à part l'engourdissement du aux chocs contre la porte, rien. C'était finalement son front qui avait heurté la surface avec un bruit mat et sourd, suivit de quelques coups de poings pour faire bonne mesure. Ouvre c'te putain d'porte, bourreau d'mes deux, ou j'm'en occupe! Même aussi près de la porte il n'arrivait pas à détecter le moindre son venant de l'extérieur, et pas de lumière filtrant par les maigres interstices du bois. Alors pour faire bonne mesure il donna deux nouveaux coups de poings dans la porte suivis d'un grondement rageur à la sensation de sa chair meurtrie par la surface rugueuse. Frapper quelque chose à défaut de lui-même et de ce ses conneries le poussaient à faire, la douleur pour penser à autre chose, pour éloigner ce qui menaçait de l'écraser, une mélodie qu'il connaissait depuis très longtemps et qu'il aurait préféré oublier.


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but my inner sea stay calm,
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makes everything fade . . .
and if waves will grow
it will be just to wash everything away.

A clean surface will rise, sand returns white.
My heart is see-through
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but it's not your fault, it's the moon to blame.


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Re: There is no such thing as a fair fight.

Message par Seòras Ìomharach le Dim 18 Fév - 16:03


   
There is no such thing as a fair fight.
Baby, you should come with me I'll take you to the dark side. Me and you, you and me Do bad things in the night time.
Les temps étaient plus que tendue dans la ville d'Edimbourg ... Entre la famine et la milice ... Seòras à décidé de séjourner d'avantage dans ses geôles, si les gardes ont apprit à vivre avec sa folie et ses goûts sanguinaires, il semblerait que la milice ne soit pas du même avis. Ces bâtards abusent de leurs pouvoirs et se balader dans les rues pour avoir du bon temps déviant compliqué. Le jeune bourreau aime se balader la nuit, faire quelques larcins, s'offrir du bon temps. Mais depuis l'arrivée des 'renforts' il est compliqué de faire fonctionner ses petits travaux illicites pour Teàrlach ou d'assouvir certains de ses penchants interdits ... Il n'aurait jamais cru que cet imbécile d'Abhainn pouvait lui manquer ... Bien qu'il sache que c'est son besoin constant de contact humain qui parle, enfin, c'est ce qu'il se répète. Il rentre plus rarement chez lui, généralement seulement pour prendre des affaires de rechanges. Il préfère se tenir à carreau quelque temps, jusqu'à ce qu'il pense être des soupçons a son égard ne s'effritent. Il a installé un lit de fortune dans les geôles, dormir dans le sang et les entrailles ne le dérangent nullement. Par contre être réveillé en pleine nuit par un beuglant ... CA ça le dérange ... Il sort le couteau qu'il garde toujours sous son oreiller et se lève restant dans la pénombre du lieu ... Encore un garde trop bourré qui c'est perdue ? "Seòras, bordel de merde, ouvre !" Il hausse un sourcil ... Il reconnaît cette voie. Qu'est-ce que George fou là a une telle heure ? Et comment est-il entré ? "Ouvre c'te putain d'porte, bourreau d'mes deux, ou j'm'en occupe !" Ah ! Il aimerait bien voir ça tient. Il se trouve juste de l'autre côtés de la porte, écoutant l'aubergiste pestiférer et geindre. Il a encore baigné dans la bouteille aujourd'hui.


Il aurait pu l'accueillir chaleureusement ... Après tout George était en quelques sortes son protecteur (bien qu'il n'ai rien demandé !)... Mais le réveil fut trop brutal et il est d'humeur exécrable. Sans un bruit, il tourne la clé doucement avant d'ouvrir la porte d'un coup, il profite de la surprise pour envoyer son poing dans la tronche de son ami. "Ca, c'est pour m'avoir réveillé de façon aussi déplaisante" Il soupire et pose son arme avant d'allumer quelques torches. Il vient ensuite aider George à se lever "Tu fait pitié, quel excuse as tu prit pour te saouler cette fois ?" Il le fait asseoir sur une des rares chaises disponibles dans cet endroit sordide. Il s'appuie contre une table ne prenant pas la peine de couvrir son torse nu et soupire se passant une main sur le visage. "C'était stupide et dangereux de venir me voir en pleine nuit George. Je sais que mon physique et ma personnalité sont addictif, mais entre le tueur et la milice, il aurait pu t'arriver une merde. " Seòras qui montre de l'intérêt pour autrui ? Qui lut crue ? il trempe un linge dans de l'eau fraîche et vient le donner à l'homme ivre pour qu'il soulage sa lèvre enflée et blessé suit à son coup-de-poing. . . Comme toujours ce liquide rouge accroche le regard du bourreau, si ça n'avait pas été George, mais une de ses victimes, il aurait sûrement léché ce filé écarlate. "Je suppose que c'est important pour que tu prennes autant de risques. Qu'est-ce qui t'amène qui ne pouvais attendre demain ou mon prochain passage à la Sirène échouée ?"
   
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Some nights are made for torture, or reflection, or the savoring of loneliness.If you want something, you don't wait for the world to deal it out for you. You take it. ©lazare.
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“Come on, say it again. I'm a perfect devil. Tell me how bad I am. It makes me feel so good!

Oh chéri, laisse moi peindre de ton sang mes lèvres. Cet accoutrement macabre me rendra divin pour mon amant. Il me faut être le plus romanesque pour ce cher Mort alors qu'il me menacera de sa faux acérée. Paradant, habillé de ton sang, je lui enverrai le message suivant : Pas ce soir bâtard

Is it desire or is it love that you feeling for me ? You'll want desire. Cause my love only gets you abused.


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