Marbhadh
Marbhadh

Be you a lass or be you a gent ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Cycle 1
Be you a lass or be you a gent ?

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Jeu 28 Sep - 16:16


Be you a lass or be you a gent ?
Katherine ξ Llewyn ξ Teàrlach

Le tissu rouge sur les yeux, Teàrlach est à moitié avachit dans son fauteuil. Une mauvaise habitude qu’il a attrapée à force de trainer avec un certain palefrenier de sa connaissance. Les chaussures sur le bureau, il fredonne une comptine de son enfance, n’ayant définitivement pas envie de se mettre au boulot aujourd’hui. Il devait avant tout gérer la gestion de leurs stocks, les caves ayant la sale manie de se vider plus vite qu’elles ne se remplissent. Déjà, ils ont dû ouvrir quelques tonneaux, mettant un whisky imparfait en bouteille pour aller refaire les stocks des bars de la ville. Sa politique d’extension, son désir de voir son nom gagner l’Écosse entière, fièrement affiché sur des bouteilles de son cru, voir même de passer à travers mer… Cela manque tuer son commerce. Il n’a pas les structures et les employés nécessaires pour répondre à ce genre de demandes et faire gonfler les prix n’est pas une option. Il a déjà dû annuler quelques contrats… Principalement ceux qu’il avait avec quelques marins qui auraient acceptés d’exporter sa marchandise sur le nouveau monde. Tant pis. Ca le rendait indéniablement grincheux, surtout que Seaghdh s’était montré plus que ferme sur le sujet, le traitant au passage de tous les noms d’oiseaux possible pour son initiative infantile et irréfléchie. Mais l’heure n’était pas à la lamentation. Il allait devoir monter un peu les prix pour les commerces de la ville. Pas grand-chose, à l’échelle personnelle… Mais de quoi leur permettre de racheter malt en de suffisantes quantités que pour ne pas laisser les caves vides d’ici quelques années. Justement, la porte du bureau s’ouvre, laissant un jeune homme qui n’en a que l’apparence entrer. D’une main gracile, il retire le mouchoir rouge, se redressant alors qu’il reconnait la jeune femme. « Vous voici enfin, Garnier ! » Ses chaussures quittent le bureau alors qu’il se lève pour de bon, contournant la table massive uniquement pour mieux s’y installer par la suite. « J’ai votre salaire. Et j’ai aussi une information pour vous… A faire passer aux gars de la livraison. » Il se penche en arrière, attrapant un pli de papier contenant les shillings pour le travail de la semaine. Lié d’amitié à la jeune femme par le secret partagé, il se permet parfois de gonfler un peu son salaire, lorsque la semaine a été suffisamment bonne. Ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui. « Vous leur direz que les gallons se vendrons désormais un shilling de plus. Et que si certains refusent de payer le nouveau prix, ils peuvent me les envoyer directement. Approchez un peu, Garnier. »

La jeune femme s’exécute et il ne lui en faut pas beaucoup plus pour attraper la gavroche qui retient la chevelure rousse de son employée pour la lui retirer. Un large sourire aux lèvres, il observe la toison mordorée encadrer le charmant visage. « Vous êtes bien plus jolie comme ceci. » Lâche-t-il avec toute la candeur et la sincérité du monde. « Quel dommage que vous soyez obligé de vous cacher ainsi. La société n’est décidément pas juste. Mais sachez que si d’aventure vous vouliez travailler a féminité découverte, je me ferais protecteur de vos boucles rousses. Je ne suis de toute manière plus à une excentricité prêt. La ville a l’habitude de mes frasques maintenant. Vous n’avez pas à faire semblant à mes côtés. » Il lui tend le pli contentant son salaire, croisant les jambes du haut de son bureau avant de poser le couvre-chef de son employé sur sa propre tête. Il l’aime bien, la petite Katherine. Son accent français lui laisse un gout d’exotisme au fond de l’oreille et la fouge qu’il devine sous la tignasse le laisse curieux de voir quel autre genre de surprise elle peut lui réserver. Et puis, cette excentricité de s’habiller en homme… C’est une femme qui en a plus que beaucoup des hommes qu’il a pu croiser dans sa vie. Lui qui est connu pour ses excentricités à la limite de la marginalité, il ne peut que trouver un charme fascinant en cette attitude, en cette volonté, en cette capacité à faire un geste obscène aux règles de bienséance de la société. Mais c’est plus fort que lui, il a toujours aimé briser les règlements… Que ça soit parce que ça le rassure sur sa propre liberté que par simple plaisir personnel de s’assumer pleinement. « Dites-moi, Garnier, tout se passe bien dans mon affaire ? J’ai cru entendre que les frères Smith s’étaient encore bagarrés ? »

_________________
Single Malt Scotch Whisky
We fight every night for something. When the sun sets we're both the same. Half in the shadows, half burned in flames. We can't look back for nothin'. Take what you need say your goodbyes.I gave you everything and it's a beautiful crime.
avatar
A'bhiast as mutha ag ithe na beiste as lugha.

Messages : 440
Points : 417

Avatar : Eddie Redmayne
Crédit : NyxBanana
Multicompte : Ùisdean MacKenzie & Shawn Underwood
Pseudo : NyxBanana

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 27 ans
Métier : Co-gérant d'une distillerie de whiksy
Pouvoirs : Provoquer des cauchemars (1) - éveiller des peurs enfouies (1) - mensonge imparable (1)- agir sur les probabilités à niveau moyen (5)
Inconvénients : Ses blagues vont souvent trop loin - S'incruste chez les gens - Fascination pour la couleur rouge - Ochlophobie

Droch bhrògan air bean greusaiche, droch cruidhean air each gobha, droch bhriogais air gille tàilleir, droch chart aig saor.


llewyn - archibald - alec - family - alec & rob - katherine & llewyn


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Katherine Garnier le Ven 29 Sep - 14:49


Be you a lass or be you a gent ?
Katherine ξ Llewyn ξ Teàrlach

Des rires. Des regards en coin, parfois moqueurs, parfois exaspérés. Des critiques souvent méchantes. C’était le quotidien de Katherine depuis qu’elle travaillait à la distillerie des Ó Ceallaigh. Il fallait dire qu’un corps frêle comme le sien au milieu des grands gaillards  ne passait certainement pas inaperçu, encore plus quand on savait qu’elle était sensée se faire passer pour un homme. Sans compter le fait qu’elle était française et nouvelle, de surcroît. Cependant, ce matin là, les railleries étaient beaucoup moins dissimulées et il n’y en avait pas un seul pour lui dire ce qu’il y avait de si hilarant à son propos. Personne sauf un vieil homme qui d’ordinaire préférait ne pas se mêler de toutes ces histoires. Discrètement, il pointa du doigt le gros sac de malt que la jeune femme –ou plutôt le jeune homme, dans ce cas là– traînait avec difficulté depuis plusieurs mètres. Il s’était formé un petit trou sur la partie supérieure et cela avait permis à de nombreuses graines de s’échapper pour venir former un long chemin derrière elle. La demoiselle se stoppa net, le front en sueur et s’agenouilla face à son sac en essayant de trouver une solution pour éviter que cela empire encore davantage. « Ne reste pas planté là, imbécile, va chercher la brouette ! » Il va sans dire qu’il y avait encore des moments où la jeune femme se laissait submerger par l’émotion, oubliant toute logique, mais jamais ô grand jamais elle ne perdait la face. Peu importe à quel point le travail pouvait être éprouvant, elle le faisait sans rechigner. Katherine s’exécuta donc sans dire un mot. En vérité, elle évitait de trop parler lorsqu’elle était au travail. Sa voix d’homme était tout à fait risible et son accent, à couper au couteau. De plus, elle craignait de se mettre en danger en se révélant un peu trop. Cette solitude avait en grande partie alimenté les rires et les insultes mais peu lui importait, tant qu’elle conservait sa vraie identité et son travail. Elle ne pouvait certes pas se montrer insolente au risque de s’exposer à de gros problèmes mais en s’accrochant malgré la dureté du travail, elle faisait taire toutes les mauvaises langues. Ils se moquaient certes de ses aptitudes mais jamais de sa motivation. Alors qu’elle tentait de soulever le sac pesant le double de son poids sans renverser un seul grain de plus, une voix rauque se fit entendre dans son dos : « Gamin, t’es demandé au bureau du patron. Tout de suite. » Elle se redressa sous les sifflements et pivota les talons sans plus attendre, laissant à ces idiots la joyeuse tâche de se débarrasser de ce sac troué. Ils l’avaient bien cherché.

Monsieur Teàrlach avait-il vu ce qu’il venait de se passer ? Avait-il été témoin d’une scène qui semblait faire de Katherine une fainéante bâclant son travail dès qu’il avait le dos tourné ? Elle commençait à redouter cette entrevue, quand bien même elle savait qu’il avait toujours eu un comportement adorable à son égard. Il était son ami, le seul au courant de sa vraie identité. Le seul à l’avoir vu sous son vrai jour et à savoir exactement quel genre de femme elle était, autrement dit tout sauf une paresseuse opportuniste. Il savait qu’elle avait besoin de ce travail et qu’elle ferait tout pour le garder. En arrivant devant la porte de son bureau, la jeune femme frappa sans attendre et se glissa directement à l’intérieur. Son patron était avachi sur son fauteuil, les pieds sur la table jonchée de papiers et un tissu rouge sur le visage. Il était un personnage à part et elle l’affectionnait pour cela ; il ne ressemblait en rien aux hommes qu’elle avait pu connaître jusqu’à aujourd’hui. Pas même en France. Il était imprévisible, tant dans ses actes que ses paroles et elle lui vouait une admiration sans précédent. Au-delà de son extravagance, il y avait une grande intelligence et de la bonté. Elle ignorait s’il en démontrait autant pour les autres que pour elle mais en tout cas, elle l’avait rarement vu dans un mauvais jour depuis son arrivée. « Vous voici enfin, Garnier ! » En s’apercevant de sa présence, le brun se redressa sur sa chaise et contourna son bureau pour s’approcher d’elle. « J’ai votre salaire. Et j’ai aussi une information pour vous… A faire passer aux gars de la livraison. » Katherine avait la gorge serrée, s’attendant à recevoir des reproches sur ce sac de malt transpercé mais il n’en fut rien. Tout ce que monsieur Teàrlach voulait, c’était lui donner son salaire. Un vrai soulagement pour la rouquine qui se mit à sourire bêtement, son cœur se remettant à battre normalement.  Une double joie pour elle puisque l’argent durement gagné était toujours attendu comme le Messie. « Merci, monsieur. Tout ce que voudrez. » La demoiselle glissa l’enveloppe dans la poche intérieure de son pantalon sans même jeter un coup d’œil à son contenu, hochant vivement la tête aux instructions de son patron. « Vous leur direz que les gallons se vendront désormais un shilling de plus. Et que si certains refusent de payer le nouveau prix, ils peuvent me les envoyer directement. »

« Ils risquent de ne pas être ravis, en effet. J’ai entendu plusieurs d’entre eux dire que vous allez finir par les entourlouper. » Le point positif quant au fait de se montrer discrète à son travail, c’est que tout le monde finissait à un moment ou à un autre par oublier son existence. Elle pouvait ainsi se retrouver témoin de scènes pour le moins intéressantes qu'il lui arrivait de relater à son patron. Après tout, qu’est-ce qui l’en empêchait ? Ces hommes ne lui portaient aucune compassion et bien peu de sympathie, elle n’allait pas se gêner. Mais cette révélation n’eut pas l’effet escompté puisque le jeune homme se trouva être davantage intéressé par les boucles rousses dissimulées sous sa gavroche. « Approchez un peu, Garnier. » D’un seul geste, il libéra la crinière de feu qui tomba en cascade sur ses épaules. « Vous êtes bien plus jolie comme ceci. » Katherine, intimidée par son compliment et la proximité de leurs deux corps, baissa les yeux. « Quel dommage que vous soyez obligé de vous cacher ainsi. La société n’est décidément pas juste. Mais sachez que si d’aventure vous vouliez travailler a féminité découverte, je me ferais protecteur de vos boucles rousses. Je ne suis de toute manière plus à une excentricité prêt. La ville a l’habitude de mes frasques maintenant. Vous n’avez pas à faire semblant à mes côtés. » Ce discours décrocha un sourire à la demoiselle. Si seulement tout était aussi facile. Hélas, comme il l’avait si bien dit, la société dans laquelle ils évoluaient laissait trop peu de place à la diversité et la liberté. « L’offre m’est alléchante. Je vais y songer. » répondit-elle alors sur le ton de la plaisanterie. Elle en aurait été tout à fait capable si cela n’était pas susceptible de la mener à sa perte. Se comporter comme un homme représentait déjà un gros risque mais se dévoiler sous son vrai jour était un danger. Non seulement face aux autorités de la ville mais également face aux hommes à la distillerie qui profiteraient de sa vulnérabilité et feraient d’elle une brebis au milieu d’une meute de loups.

« Dites-moi, Garnier, tout se passe bien dans mon affaire ? J’ai cru entendre que les frères Smith s’étaient encore bagarrés ? » Les mains sur les hanches, le bout du nez en l’air et la mine songeuse, Kath tentait de se souvenir des incidents qu’il y avait pu y avoir récemment, autre que la bagarre des frères Smith, mais elle n’avait malheureusement rien de bien croustillant pour son patron. « Tout va bien, monsieur. » Inutile de lui relater l’incident du jour et des gouailleries permanentes, quand bien même elle était assez en confiance pour cela. Elle ne voulait surtout pas se lamenter sur son sort. Il l’avait déjà bien assez aidé comme cela. « Les frères Smith se sont bien battus hier. Des enfantillages, si vous voulez mon avis. Vous savez comment peuvent être les hommes parf– » Elle s'arrêta, se mordant la lèvre inférieure en réalisant ce qu'elle venait de dire. « Enfin, je veux dire, hum… Pardonnez-moi. » Cependant, il n’eut le temps de l’excuser de sa maladresse puisqu’on vint frapper à la porte. Katherine, paniquée, échangea un regard avec monsieur Teàrlach mais n’osa néanmoins pas tendre la main pour récupérer son gavroche sur sa tête. Le seul bout de tissu capable de cacher le symbole le plus visible de sa féminité, avant même sa poitrine.

_________________
embrasée
avatar
Kissed by fire

Messages : 129
Points : 219

Avatar : Daria Sidorchuk
Crédit : croco (avatar) + anaëlle (signature)
Multicompte : I only have eyes for my child kissed by fire.
Pseudo : Opaline

Taux d'abomination :
30 / 10030 / 100
Age : 18 ans.
Métier : Employée d'une distillerie.
Pouvoirs : Elle est nyctalope, capable de distinguer ton corps dans la pénombre. Si la pièce s'assombrit, sa vue s'adapte sans problème... enfin, jusqu'à ce qu'elle soit plongée dans le noir complet.
Inconvénients : Emétophobe, elle ne supporte pas de voir quelqu'un vomir ou même de l'entendre. De telle sorte qu'elle finit par vider son estomac à son tour. Elle a également le sang-froid, ce qui est un avantage lors des jours de fortes chaleurs mais qui peut s'avérer très problématique à l'arrivée de l'hiver puisqu'elle supporte très mal les basses températures.
« let it shine. »


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Llewyn MacGobhainn le Dim 8 Oct - 2:24




Teàrlach & Katherine & Llewyn
Be you a lass or be you a gent ?




Inquiet par le rendez-vous manqué de sa femme avec la corsetière, Llewyn s’en va quérir la raison d’un tel désistement. À contre-cœur, il sort de son bureau, le quittant pour la première fois depuis un long moment. Fatigué, il arpente les couloirs de son manoir, lève un regard peu intéressé aux peintures et aux fresques murales. Ses pas le portent vers une pièce récemment rénovée. Pas une trace de poussière sur ce nouveau tapis ou cette nouvelle table. Comme tout le monde dans ce manoir, il a vu ce qui est arrivé ici et l’a lui aussi vécu de très près il y a quelque temps de cela. Si lui n’a pas reçu de cadeau morbide, c’est une hache qui manqua de pourfendre son dos. Ce tueur semble s’acharner sur les habitants de cette maison. D’abord Teàrlach, puis lui, et enfin Màiri et Archibald. Il est certain que le manoir n’est plus un endroit sûr et que ses membres doivent surveiller leurs arrières. Ces incidents ont tôt fait d’attiser le feu de sa paranoïa, qui le poussent une fois de plus à imaginer pires scénarios et à soupçonner quiconque s’approcherait trop près. La question demeure sur l’identité du tueur et sur ses intentions. Peut-être un justicier masqué, voulant venger un proche passé sous son scalpel ? Ou alors, un envieux de la fortune et de l’opulence dans lesquelles se prélassent les aristocrates ? Ou enfin, un puriste dégoûté que de tels monstruosité sillonnent les rues d’Edimbourg ? Ce réveil de ses angoisses profondes le paralyse. Il a l’impression de s’écrouler sur lui-même, se sentant pris au piège, acculé, incapable de se sauver de l’épée de Damoclès tournoyant au-dessus de sa tête. Depuis sa dernière confrontation avec Teàrlach, il est devenu incapable de refouler ses doutes et ses peurs, incapable de chasser ses démons. Il ne l’a pas encore dit à Archibald, mais le thé n’a plus d’effet. Il a pourtant essayé de s’en convaincre, en buvant toujours plus, la réalité trop dure à accepter. Faire face à l’Oilliphéist ? Certainement pas ! Il s’accroche à ce qu’il connaît, il s’accroche à la science, la chirurgie, à quelque chose de tangible, de réel. Teàrlach à tort. Llewyn est humain. Il n’est pas un monstre.

Inconsciemment, il recule de quelques pas et quitte la pièce, mal à l’aise et particulièrement anxieux. Il voit passer l’herboriste avec la mine sombre, comme toujours depuis la mort de cette apothicaire. Cette histoire devient extrêmement préoccupante et le chirurgien commence à être agacé que son monde ne tourne plus aussi rond qu’avant. À partir de quel moment les choses ont commencé à dérailler ? Depuis la mort de Caireall.

Il déglutit difficilement, réfléchissant rapidement à une solution. Peu d’options se présentent à lui. Le mieux serait de laisser les autorités s’en charger, mais il est mieux placé que quiconque pour savoir que les gardes ne sont pas des plus compétents à Edimbourg. L’autre solution est de s’en protéger, mais la voie passive n’a jamais été la préférée du chirurgien. Ne reste plus que la solution où il faut se charger nous-même de la mise à mort de ce criminel. La question qui le taraude concernant cette dernière possibilité n’est en aucun cas une question de morale, mais plus d’organisation. En l’état actuel des choses, il ne sait rien à son sujet, ni qui il est, ni son modus operandi et encore moins son mobile. Pour le moment, il n’a émis que des hypothèses, des suppositions. Llewyn a besoin de plus et qui d’autre qu’une victime du tueur pour lui donner les informations dont il a besoin.

Derrière la porte du bureau de Teàrlach, il regrette déjà sa décision. Il nourrit une haine profonde au Fir Darrig depuis qu’il a joué avec son esprit. Il frappe trois coups et les voix qui étaient en train d’échanger se tuent. Il pousse la porte, découvrant son beau-frère assis contre son bureau et une jeune demoiselle en tenue de travail. Il la détaille d’un air accusateur, mais ne dit rien. Habitué aux excentricités de Teàrlach, ce genre de bizarreries lui passent désormais au-dessus. « Désolé de vous déranger en pleine discussion, mais j’ai à parler avec Monsieur Ó Ceallaigh. » Il ajoute en appuyant sur chaque mot. « C’est important. »
Fiche codée par Koschtiel

_________________

A WOLF IN SHEEPISH CLOTHING
avatar
Pray for my lost soul

Messages : 430
Points : 309

Avatar : Andrew Scott
Crédit : Schizophrenic (ava) + XynPapple (signa)
Multicompte : Àdhamh MacKenzie
Pseudo : Koschtiel

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 35 ans
Métier : Chirurgien et scientifique en quête de savoir, prêt à tout pour percer les secrets du corps humain.
Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
Inconvénients : Cannibale, Agoraphobe, Déteste le son de la cornemuse, Sang froid


Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Mer 11 Oct - 23:29


Be you a lass or be you a gent ?
Katherine ξ Llewyn ξ Teàrlach

« Tout va bien, monsieur. » Le lutin aurait pu ronronner de plaisir sous pareille annonce. Décidément, il aime quand les choses se passent sans accros, que tout coule comme l’eau au fond de la rivière. Il a déjà bien assez à penser comme cela, le bougre. C’est qu’il a une ombre à traquer, en plus de devoir gérer comme il peut sa distillerie malgré les mauvaises récoltes de malt qui le forcent à augmenter les prix pour maintenir l’entreprise à flot. « Les frères Smith se sont bien battus hier. Des enfantillages, si vous voulez mon avis. Vous savez comment peuvent être les hommes parf– Enfin, je veux dire, hum… Pardonnez-moi. » Pureté innocente que cette jeune femme qui parle sans filtres, avant même de réfléchir. Teàrlach ne peut le nier, c’est ce qui fait à ces yeux le charme de cette jeune femme. Les françaises sont-elles toutes ainsi ? Les écossaises auraient du poil de la bête à prendre de l’inspiration de leurs sœurs continentales si tel est le cas. Un rire léger lui échappe alors qu’il s’assit plus confortablement sur son bureau pour y croiser élégamment les jambes. « Ne vous excusez pas Garnier. Vous n’avez pas tords. Les hommes sont des brutes qui ont tendance à vouloir résoudre leurs problèmes par la violence. Pourquoi croyez-vous qu’il y ait autant de guerres sur nos terres ? Je vous en prie, gardez votre esprit libre. C’est rafraichissant d’échanger avec quelqu’un d’aussi… Nature que vous. Si tant est que le terme ne vous offense pas. » Il sourit. Il ne peut le nier, il s’amuse toujours beaucoup lors de ses échanges avec la jeune femme. Il se félicite souvent d’avoir pu lire à travers le mensonge, créant ainsi cette relation amicale et complice entre eux deux. A n’en pas douter, la jeune Garnier est une belle expérience sociale, une belle preuve qu’avec de la bonne volonté, on peut décrocher la Lune. Ou du moins, on peut essayer. Elle n’est pas aussi efficace que ses autres ouvriers, à n’en pas douter. Cependant, il compte bien se la garder jalousement sous le coude en témoin silencieux, en rappel muet. Une inspiration, une motivation. De temps en temps, il s’arrête à une fenêtre pour l’observer trainer un des sacs de malt jusqu’aux réserves. Il observe la difficulté du travail accomplit qui déforme ses traits, il observe l’effort, il observe cette personne qui donne tout ce qu’elle a dans un métier d’homme. Il trouve cela inspirant, le petit lutin. Une belle leçon de vie qu’il ne veut pas oublier. Alors il est hors de question de se débarrasser de la jeune rousse pour le moment.

Trois petits coups grattent à la porte. Son regard se pose sur cette dernière avec flegme avant de retomber sur Katherine. En dehors de ses frères, aucun autre employé n’oserait rentrer dans ce bureau sans son accord direct, à moins qu’il s’agisse d’une urgence. Il fit donc le choix de ne pas s’inquiéter. Et puis… Cela pourrait être amusant si le précieux secret venait à être révélé non ? Cela serait assurément une belle farce… Son regard retombe sur la porte quand elle s’ouvre rapidement. Un sourcil interrogateur se lève alors qu’il reconnait son beau-frère. Qu’est-ce qu’il vient faire ici, l’autre détraqué ? N’a-t-il pas un cadavre quelconque à découper pour l’étude ? Il est rare de le croiser au sein de la distillerie, encore plus rare qu’il vienne directement dans son bureau sans même s’annoncer. « Désolé de vous déranger en pleine discussion, mais j’ai à parler avec Monsieur Ó Ceallaigh. C’est important. » Son sourire grandit, devenant rogue, devenant mauvais. Il glisse du bureau, ouvrant grand les bras pour accueillir le visiteur impromptu. « Llewyn ! Cher beau-frère ! » Ouvert et chaleureux, il s’approche, forçant une étreinte fraternelle à l’homme qu’il sait ne pas le porter dans son cœur. « Maman MacGobhainn ne t’a jamais appris à attendre l’autorisation avant d’entrer dans le bureau d’un honnête travailleur ? » Il le relâche pour lui tourner le dos immédiatement, ne s’inquiétant que peu d’éventuelles représailles. Après tout, depuis la petite conversation qu’ils ont eu dans le laboratoire du chirurgien, ce n’est pas comme s’il n’avait pas de moyen de pression sur son beau-frère. Tactile comme à son habitude, il pivote une fois à hauteur de la jeune Katherine, passant un bras presque possessif autour des frêles épaules, la tirant un peu à lui par la même. « Je suis occupé avec un employé, si jamais tu ne l’avais pas remarqué. Et à moins que cela n’ait trait à nos petites affaires comme la dernière fois, cela peut attendre. Je suis un homme très occupé, monsieur le chirurgien ronchon. Viens me voir en privé ou attends derrière la porte comme n’importe qu’elle personne un peu instruite. » Son regard quitte l’homme pour se poser sur la jeune femme, son sourire s’adoucissant un peu par la même. « Et dire qu’il est censé avoir une éducation d’aristocrate. Je crois même qu’il est moins polis que vous, Garnier. »

_________________
Single Malt Scotch Whisky
We fight every night for something. When the sun sets we're both the same. Half in the shadows, half burned in flames. We can't look back for nothin'. Take what you need say your goodbyes.I gave you everything and it's a beautiful crime.
avatar
A'bhiast as mutha ag ithe na beiste as lugha.

Messages : 440
Points : 417

Avatar : Eddie Redmayne
Crédit : NyxBanana
Multicompte : Ùisdean MacKenzie & Shawn Underwood
Pseudo : NyxBanana

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 27 ans
Métier : Co-gérant d'une distillerie de whiksy
Pouvoirs : Provoquer des cauchemars (1) - éveiller des peurs enfouies (1) - mensonge imparable (1)- agir sur les probabilités à niveau moyen (5)
Inconvénients : Ses blagues vont souvent trop loin - S'incruste chez les gens - Fascination pour la couleur rouge - Ochlophobie

Droch bhrògan air bean greusaiche, droch cruidhean air each gobha, droch bhriogais air gille tàilleir, droch chart aig saor.


llewyn - archibald - alec - family - alec & rob - katherine & llewyn


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Katherine Garnier le Lun 16 Oct - 3:38


Be you a lass or be you a gent ?
Katherine ξ Llewyn ξ Teàrlach

Prudence est mère de sûreté et ça, Katherine l’avait bien compris. Ainsi, elle s’était toujours assurée de rester la plus discrète et à ne surtout pas tenter le diable dont les formes sont si diverses. Ses vêtements, le grain de sa voix, ses mimiques, rien n’avait été laissé de côté lors de sa transformation en homme, sauf ses cheveux auxquels elle avait refusé de toucher. Sa mère les avait toujours trouvé magnifique et cela aurait été un affront à sa mémoire que de dire adieu à sa chevelure de feu. D’autant plus qu’ils n’avaient suscité aucun intérêt de ses comparses jusqu’alors, toujours parfaitement dissimulés sous ses chapeaux. Cependant, monsieur Teàrlach ne semblait pas vraiment partager ce sentiment, restant tout à fait imperturbable quant aux coups donnés à sa porte. Celle-ci s’ouvrit alors sur un homme que la demoiselle n’avait jamais vu jusqu’alors. Il était mince, à peine plus grand que son patron et arborait une mine renfrognée. Elle devina à sa tenue que les deux hommes étaient issus du même milieu, un monde qui lui était totalement inconnu où l'argent coulait certainement toujours à flot. « Désolé de vous déranger en pleine discussion, mais j’ai à parler avec Monsieur Ó Ceallaigh. C’est important. » La jeune femme le dévisagea de haut en bas et opina du chef, bien consciente que sa présence ici représentait une gêne. Au moment où elle tendit la main pour récupérer à nouveau sa casquette, son patron l’en empêcha en se hissant sur ses deux pieds pour aller accueillir son visiteur. « Llewyn ! Cher beau-frère ! » Katherine se stoppa net. Son cœur rata un battement avant de repartir à coups précipités. Elle resta immobile, les yeux écarquillés en observant l’homme avancer, détaillant chacun de ses gestes, chaque parcelle visible de sa peau. De ses cheveux d’un noir de jais à ses iris sombres, de sa démarche assurée aux mouvements de ses bras… C’était lui. C’était son père.

Elle n’arrivait pas à y croire. Après tant d’années à se demander à quoi il pouvait bien ressembler, à l’imaginer de toute pièce, il se tenait devant elle et elle ne pouvait en être plus comblée. Elle devait tout de même admettre qu'elle était bien loin de s'imaginer qu'elle le rencontrerait ici. Pendant un moment, le doute prit le dessus sur tout le reste ; elle se demanda d'abord si elle avait bien entendu, tant elle avait espéré un jour ouïr ce prénom de la bouche de quelqu’un d’autre et ensuite s’il s’agissait bel et bien de lui. Puis, elle finit par se rétracter. Kath ne savait pourquoi mais elle était persuadée, au fond d’elle, que c’était l’homme qu’elle cherchait. Cela ne pouvait en être autrement. Si elle se penchait un peu plus sur son physique, elle pouvait presque voir la ressemblance. Leurs yeux, c’est ce qui était le plus flagrant ; ils étaient noirs comme l’abysse et très expressifs. Plus elle l'observait et plus elle devait se rendre à évidence, elle lui ressemblait bien plus qu'elle ne ressemblait à sa mère. Lorsque son patron la sortit de sa rêverie en passant un bras autour de ses épaules, Katherine le laissa faire, bien trop abasourdie pour s’offusquer de cette soudaine proximité. Elle ne l’écouta qu'à moitié, toujours plongée dans sa contemplation. « Je suis occupé avec un employé, si jamais tu ne l’avais pas remarqué. Et à moins que cela n’ait trait à nos petites affaires comme la dernière fois, cela peut attendre. Je suis un homme très occupé, monsieur le chirurgien ronchon. Viens me voir en privé ou attends derrière la porte comme n’importe qu’elle personne un peu instruite. » Son étreinte se resserra encore davantage autour du cou de la demoiselle. Elle était si près de lui qu’elle pouvait sentir son souffle s’écraser contre sa tempe. Monsieur Teàrlach dissipa un à un tous les doutes que Katherine avait pu avoir jusqu’à maintenant en lui livrant les informations dont elle avait besoin sur un plateau d’argent. Si elle ne le connaissait pas mieux, elle aurait presque pensé qu’il s’était joué d’elle depuis le départ et qu’il avait toujours su ce qu’elle recherchait. « Et dire qu’il est censé avoir une éducation d’aristocrate. Je crois même qu’il est moins polis que vous, Garnier. »

Lorsque le rouquin prononça son nom de famille, Katherine put nettement apercevoir la lueur qui traversa le regard de son père. À partir de cet instant, elle put lire en lui comme dans un livre ouvert : il réalisait ce qui était en train de se passer, les morceaux se remettant doucement en place et il semblait tout bonnement terrifié. La jeune femme s’y attendait. Lorsqu’elle avait entrepris ce voyage, elle avait bien sûr songé à l’idée qu’il réagisse très négativement à cette annonce et c’était, selon elle, tout à fait légitime. Son histoire avec sa mère faisait partie d’un passé révolu qu’il avait sans doute profondément enfoui dans un coin de sa mémoire. Il n’avait certainement pas imaginé que cela puisse se produire et pourtant, sa fille était là, serrée tout contre son beau-frère en ne sachant trop quoi dire. Elle avait pourtant répété ce scénario un million de fois dans sa tête mais le fait de vivre ce moment la rendait muette. Il lui fallut un temps pour choisir ses mots, voulant à tout prix éviter le conflit : « Peu de temps avant sa mort, ma mère m’a révélé ce qu'elle savait de mon père. Elle n’a jamais voulu m’en parler avant, de peur que je me mette en tête de le retrouver. » Katherine lâcha un petit rire nerveux avant de reprendre d'une même voix tremblante. « Elle ne m’en a pas dit grand-chose à vrai dire, seulement que c’était un chirurgien écossais originaire d’Edimbourg, venu à Paris pour son travail… et qu’il s’appelait Llewyn. » Elle se pinça les lèvres, cherchant à ancrer son regard plein d’espoir dans le sien. « Je ne me trompe pas en disant que j’ai trouvé la bonne personne ? »

_________________
embrasée
avatar
Kissed by fire

Messages : 129
Points : 219

Avatar : Daria Sidorchuk
Crédit : croco (avatar) + anaëlle (signature)
Multicompte : I only have eyes for my child kissed by fire.
Pseudo : Opaline

Taux d'abomination :
30 / 10030 / 100
Age : 18 ans.
Métier : Employée d'une distillerie.
Pouvoirs : Elle est nyctalope, capable de distinguer ton corps dans la pénombre. Si la pièce s'assombrit, sa vue s'adapte sans problème... enfin, jusqu'à ce qu'elle soit plongée dans le noir complet.
Inconvénients : Emétophobe, elle ne supporte pas de voir quelqu'un vomir ou même de l'entendre. De telle sorte qu'elle finit par vider son estomac à son tour. Elle a également le sang-froid, ce qui est un avantage lors des jours de fortes chaleurs mais qui peut s'avérer très problématique à l'arrivée de l'hiver puisqu'elle supporte très mal les basses températures.
« let it shine. »


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Llewyn MacGobhainn le Lun 30 Oct - 22:46




Teàrlach & Katherine & Llewyn
Be you a lass or be you a gent ?




« Llewyn ! Cher beau-frère ! » Quelle folie avait bien pu frapper l’Oilliphéist pour venir quérir l’aide de Teàrlach ? Il n’avait même pas encore formulé sa demande et déjà, il regrettait d’avoir franchi cette porte. Forcé dans une étreinte, le chirurgien reste taciturne et distant, se gardant bien d’encourager le Fir Darrig par un quelconque signe de mécontentement.

« Maman MacGobhainn ne t’a jamais appris à attendre l’autorisation avant d’entrer dans le bureau d’un honnête travailleur ?
- Si, bien entendu, mais Seaghdh n’était pas présent. »

Enfin, il le relâche et Llewyn est de nouveau libre de ses mouvements. Il pose un regard mauvais sur son beau-frère ainsi que la jeune femme dans son bureau. Il ne se souvient pas l’avoir déjà vu en charmante compagnie. Le chirurgien avait plusieurs hypothèses à ce propos, aucune bien flatteuse, il en avait peur. Des rides se dessinent sur le visage du lutin, mais toujours aucune bague à son doigt. Il détaille avec rigueur la jeune demoiselle. Son visage juvénile, semblant presque familier au chirurgien, et surmonté d’une crinière de feu descendant en cascade sur ses épaules. Sa posture intimidée mise en valeur par un regard déterminé. Sa jeunesse avait dû attirer l’attention du Fir Darrig et c’est avec un léger air hautain qu’il regrette d’avoir interrompu leur échange.

« Je suis occupé avec un employé, si jamais tu ne l’avais pas remarqué. Et à moins que cela n’ait trait à nos petites affaires comme la dernière fois, cela peut attendre. Je suis un homme très occupé, monsieur le chirurgien ronchon. Viens me voir en privé ou attends derrière la porte comme n’importe qu’elle personne un peu instruite. » Oh, il n’allait pas attendre derrière la porte. Loin de lui l’envie d’entendre quoi que ce soit qui pourrait sortir de ce bureau. Un rictus étire ses lippes, sa langue acerbe impatiente de cracher son venin. Pas maintenant, ce n’est pas le moment, mais ça fera toujours un fait à faire remonter au Fir Darrig un jour où ses excentricités exaspéreront un peu trop l’Oilliphéist. « Et dire qu’il est censé avoir une éducation d’aristocrate. Je crois même qu’il est moins polis que vous, Garnier. » Garnier. Llewyn se fige. D’abord, de stupeur et d’incompréhension. Ce nom lui est familier, lointain certes, mais connu et apprécié. C’est ensuite la peur qui se lit dans son regard. Ça ne pouvait pas être possible. Ce patronyme français, il ne l’a pas entendu depuis 18 ans, depuis son voyage à Paris. Tout cela semble si loin et pourtant, en voyant cette fille, il se prend les souvenirs en plein visage, tels une violente réminiscence. Mais surtout, une réalisation. Il pensait que ce qu’il s’était passé en France resterait en France, mais en voyant cette jeune femme, en voyant ses airs, sa posture, sa prestance, il ne peut nier qu’il y retrouve Rose. « Peu de temps avant sa mort, ma mère m’a révélé ce qu'elle savait de mon père. Elle n’a jamais voulu m’en parler avant, de peur que je me mette en tête de le retrouver. Elle ne m’en a pas dit grand-chose à vrai dire, seulement que c’était un chirurgien écossais originaire d’Edimbourg, venu à Paris pour son travail… et qu’il s’appelait Llewyn. Je ne me trompe pas en disant que j’ai trouvé la bonne personne ? » Le chirurgien se sent défaillir. Ce n’était pas possible. Mis à part Caireall, il n’avait pas d’autre enfant, il n’avait pas voulu d’autre enfant. Avec Rose, ce n’était pas sérieux, ça n’aurait jamais du aller plus loin. D’une voix légèrement tremblante, il essaye de gagner du temps. « Vous devez probablement faire erreur, je n’ai pas d’enfant. » Il n’a plus d’enfants. « On vous a sûrement mal renseigné, je ne suis pas le seul chirurgien écossais à être descendu sur Paris pour le travail. » Cependant, il avait donné son prénom à Rose. Grossière erreur, mais comment aurait-il pu deviner qu’une telle situation arriverait ? Les bâtards sont choses communes, mais la sienne a traversé la Manche pour le retrouver. Il se serait senti flatté s’il n’était pas aussi mortifié. Peu de chances pour que la jeune femme mente ou se soit trompée de personne. Il y a tellement de preuves qu’il est difficile de croire à autre chose. Il est bien obligé de se rendre à l’évidence, il a une fille. Sitôt cette idée immiscée dans son esprit qu’il est pris de panique. La mort de Caireall est encore trop récente pour le chirurgien. Plaie béante et traumatisme renforcé par les manipulations du Fir Darrig. Il pose les yeux sur cette fille, ne sachant quoi dire ou quoi faire. Il reste planté là, devant son beau-frère et sa prétendue descendante. Il n’ose pas demander plus de détails, espérant peut-être naïvement que tout ceci n’est qu’une vaste blague orchestrée par son beau-frère. Ce serait bien son genre. L’expression dépeinte par Teàrlach lui indique qu’il est aussi pris au dépourvu que lui. Ce n’est donc pas une blague. C’est donc bien réel. Llewyn a une fille. Enfin, il ose, il ouvre la bouche, regrettant déjà sa question, regrettant déjà de s’investir. « Et je peux connaître ton nom ? »
Fiche codée par Koschtiel

_________________

A WOLF IN SHEEPISH CLOTHING
avatar
Pray for my lost soul

Messages : 430
Points : 309

Avatar : Andrew Scott
Crédit : Schizophrenic (ava) + XynPapple (signa)
Multicompte : Àdhamh MacKenzie
Pseudo : Koschtiel

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 35 ans
Métier : Chirurgien et scientifique en quête de savoir, prêt à tout pour percer les secrets du corps humain.
Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
Inconvénients : Cannibale, Agoraphobe, Déteste le son de la cornemuse, Sang froid


Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Dim 10 Déc - 17:59


Be you a lass or be you a gent ?
Katherine ξ Llewyn ξ Teàrlach

Un blanc parcourt l’assistance. Étonné, le regard du lutin passe d’un individu à l’autre. Allons bon ! Sa pique était certes amusante mais elle ne méritait pas ainsi de moucher les bouches ! Il ne fallait pas être un génie pour se rendre compte qu’il manquait quelque chose dans cette conversation. Venait-il d’exprimer quelque chose qu’il n’aurait pas dû ? Encore une fois ? Il s’apprête à lever les sourcils au ciel en soupirant lourdement. Il va encore devoir s’excuser d’avoir eu un comportement déplacé ou choquant en société et cela n’a rien d’amusant pour lui. Il déteste avoir à formuler ce genre de fausses excuses au nom d’une doctrine imposée par des grands sages aux barbes blanches décrépies par les années ayant fini de ronger leur cerveau de vieux boucs qui n’y connaissent rien à la vie et qui voudraient imposer au monde ce qu’il sied de faire ou de ne pas faire pour être polis et distingué en présence d’autres individus. Comme si nous ne pouvions pas simplement être nous-même… C’est indéniablement plus fort que Teàrlach, il ne peut s’empêcher de détester les étiquettes sociales dont il doit incessamment se parer. Une chance pour lui, c’est Katherine qui prend la parole en première. « Peu de temps avant sa mort, ma mère m’a révélé ce qu'elle savait de mon père. Elle n’a jamais voulu m’en parler avant, de peur que je me mette en tête de le retrouver. Elle ne m’en a pas dit grand-chose à vrai dire, seulement que c’était un chirurgien écossais originaire d’Edimbourg, venu à Paris pour son travail… et qu’il s’appelait Llewyn. Je ne me trompe pas en disant que j’ai trouvé la bonne personne ? » Oh. Ah. S’il restait une ombre de sourire sur les lèvres du lutin factieux, elle disparut face à l’éclaircissement apporté par les paroles de la rousse. Vraiment ? Elle serait sa fille ? Teàrlach semble comme bloqué dans l’instant alors qu’il réalise ce que cela implique. Bien sûr. Bien sûr que ce sac individualiste a étreint d’autres femmes alors qu’il était en voyage en France. Bien sûr qu’il e souillé l’honneur de sa femme en s’invitant dans le lit d’autres. Intérieurement, le lutin bouille de colère, brule de l’attente d’une réponse de la part de son beau-frère.

Cependant, alors que son regard incrédule observe l’individu suspecté de tromperie, il ne peut manquer les signes. L’homme est plus pâle et, lorsque sa voix s’élève, elle tremble. « Vous devez probablement faire erreur, je n’ai pas d’enfant. » la colère sourde et profonde monte. Cet homme est définitivement la dernière des enflures. Qui a-t-il de bon à garder chez lui ? Pas grand-chose. Peut-être aurait-il dû l’abattre ce soir-là, sur cette plage… Sa protégée ne serait alors pas un enfant de cette énergumène, ou tout du moins, il n’en aurait pas conscience… L’honneur de sa sœur serait sauf, elle hériterait de la fortune de l’oilliphéist, il n’aurait plus à attirer des monstres fortement hybridés dans ses filets pour le compte du chirurgien fou. Tout aurait été tellement plus simple et agréable à vivre. Comme de se réveiller après un cauchemar. « On vous a sûrement mal renseigné, je ne suis pas le seul chirurgien écossais à être descendu sur Paris pour le travail. » Mais sans doute le seul qui s’appelle Llewyn MacGobhainn. « Et je peux connaître ton nom ? » « Tu te moques de moi, c’est ça ?! » Il s’emporte. Lui qui n’a pas l’habitude de crier sur son lieu de travail ne peux s’empêcher de laisser la colère s’exprimer. Il lâche enfin les épaules de la jeune femme, la repoussant derrière lui dans un instinct de protection mal placé. Après tout, son premier enfant, il a tenté de le manger. Et le lutin s’était déjà bien trop attaché à son employée que pour la laisser dans les griffes de ce monstre incontrôlable. « Comment as-tu pu faire ça à Màiri ?! Vous n’êtes peut-être pas en excellent terme mais c’est ton devoir d’honorer ta femme et de lui donner une descendance, au lieu d’aller courir les lits des autres ! » Plus petit et moins musclé que le chirurgien, Teàrlach ne s’essaye même pas à la violence physique. Il se contente de s’approcher pour empoigner son menton et le forcer à le regarder. Les cris se calment, la voix se fait plus froide, plus menaçante. « Ne me force pas à remettre le couvert. Que l’ont soit ici et pas là-bas ne m’empêchera pas de te faire revivre ça. Est-ce que tu as été dans d’autres lit que celui de ma sœur lors de ton voyage en France ? » Le contact peau-à-peau étant initié, cela ne dépendra que du bon vouloir du chirurgien de ne pas se prendre une nouvelle décharge de peur brute. Et dans l’état dans lequel est le lutin, il ne faudrait pas plus d’une contrariété que pour que sa magie d’emmerdeur n’opère.

_________________
Single Malt Scotch Whisky
We fight every night for something. When the sun sets we're both the same. Half in the shadows, half burned in flames. We can't look back for nothin'. Take what you need say your goodbyes.I gave you everything and it's a beautiful crime.
avatar
A'bhiast as mutha ag ithe na beiste as lugha.

Messages : 440
Points : 417

Avatar : Eddie Redmayne
Crédit : NyxBanana
Multicompte : Ùisdean MacKenzie & Shawn Underwood
Pseudo : NyxBanana

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 27 ans
Métier : Co-gérant d'une distillerie de whiksy
Pouvoirs : Provoquer des cauchemars (1) - éveiller des peurs enfouies (1) - mensonge imparable (1)- agir sur les probabilités à niveau moyen (5)
Inconvénients : Ses blagues vont souvent trop loin - S'incruste chez les gens - Fascination pour la couleur rouge - Ochlophobie

Droch bhrògan air bean greusaiche, droch cruidhean air each gobha, droch bhriogais air gille tàilleir, droch chart aig saor.


llewyn - archibald - alec - family - alec & rob - katherine & llewyn


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Katherine Garnier le Dim 28 Jan - 0:27


Be you a lass or be you a gent ?
Katherine ξ Llewyn ξ Teàrlach

Le regard de l’homme à la porte s’assombrit. Katherine était sûre qu’il était en train de revivre ses instants passés en France et de remettre les morceaux dans le bon ordre. Il n’était pas ravi de la voir, il aurait préféré ne jamais avoir appris son existence. Elle était une ombre sur son tableau, sans aucun doute, mais il n s’agissait ici que de sa première impression. La demoiselle avait dans l’espoir que cela change. Elle était sa fille, après tout, un membre de sa famille, sa chair, son sang, il finirait par l’aimer. Elle en était convaincue. « Vous devez probablement faire erreur, je n’ai pas d’enfant. On vous a sûrement mal renseigné, je ne suis pas le seul chirurgien écossais à être descendu sur Paris pour le travail. » La rouquine haussa à peine les sourcils. Son patron avait pourtant confirmé toutes les informations. Elle n’avait aucun doute et elle était prête à parier toute sa fortune qu’il s’agissait bien de ui. Son langage corporel, son regard, tout le trahissait… Et puis, cette impression qu’elle avait au fond d’elle, ce nœud à l’estomac, comme si sa mère lui envoyait un signe. Difficile d’expliquer ce que la française ressentait à cet instant. Elle avait enfin retrouvé son père. Un homme qu’elle avait imaginé toute sa vie, qu’elle avait adulé, détesté, qu’elle dépeignait en héros devant ses amis mais que sa mère refusait tout bonnement de décrire. Elle avait envie de rire, de pleurer, de crier, de se plonger dans ses bras et cela même si elle savait que sa simple présence le dérangeait. Sa joie était trop grande, son soulagement d’autant plus important. Il était vivant, en pleine forme face à elle, de quoi balayer toutes les inquiétudes qu’elle avait pu avoir sur son état. Pour le peu qu’elle en savait à l’époque, il pouvait être mort.

« Et je peux connaître ton nom ? » lui demanda-t-il alors. Un timide sourire en coin s’afficha sur le visage de la rousse ; il semblait s’intéresser à elle malgré tout. « Katheri… » Sa voix s’éteignit soudainement lorsqu’une autre, plus grave et tonitruante la couvrit. « Tu te moques de moi, c’est ça ? » La jeune femme fut surprise. Toutes ces émotions lui en avait fait oublier la présence de Teàrlach. Tirée en arrière, Katherine se retrouva alors protégé par son patron qui, visiblement, n’accordait pas toute sa confiance à son beau—frère. Et pour cause : il venait d’apprendre que celui-ci avait déshonoré sa sœur. Un acte qu’il ne comptait pas laisser passer. « Comment as-tu pu faire ça à Màiri ?! Vous n’êtes peut-être pas en excellent terme mais c’est ton devoir d’honorer ta femme et de lui donner une descendance, au lieu d’aller courir les lits des autres ! » La jeune femme eut un pincement au cœur en entendant ces paroles sortir de la bouche du brun. Elle n’avait jamais songé au fait qu’elle n’était peut-être pas la seule. Elle ignorait s’il y en avait eu d’autres avant ou après Rose mais si c’était le cas, on ne pouvait pas dire qu’elle était ravie. La vérité était telle que la rouquine s’était imaginée une furtive histoire d’amour entre son père et sa mère et l’idée même que cette dernière ait été une femme parmi tant d’autres la décevait. Sa mère n’était pas n’importe qui.

« Y en a-t-il eu d’autres ? » réussit-elle à demander d’une petite voix. Elle ne savait pas vraiment si elle était prête à entendre sa réponse mais il le fallait. Pour Rose. « Ne me force pas à remettre le couvert. Que l’ont soit ici et pas là-bas ne m’empêchera pas de te faire revivre ça. Est-ce que tu as été dans d’autres lit que celui de ma sœur lors de ton voyage en France ? » Katherine, silencieuse, observa Teàrlach s’approcher de son géniteur d’un air menaçant. Elle ne comprenait pas tout mais pouvait aisément ressentir cette tension qui se créait. Jamais elle n’avait vu son patron dans un tel état. Il était hors de lui, tellement remonté qu’elle n’osait ni l’interrompre, ni lui adresser la parole et encore moins le regarder droit dans les yeux. Quand bien même l’avait-il placé derrière lui pour la protéger un instant plus tôt, il restait tout de même effrayant et il ne valait mieux pas se trouver sur son chemin. Elle se contenta donc de rester dans son coin, attendant elle aussi des explications de son père.

_________________
embrasée
avatar
Kissed by fire

Messages : 129
Points : 219

Avatar : Daria Sidorchuk
Crédit : croco (avatar) + anaëlle (signature)
Multicompte : I only have eyes for my child kissed by fire.
Pseudo : Opaline

Taux d'abomination :
30 / 10030 / 100
Age : 18 ans.
Métier : Employée d'une distillerie.
Pouvoirs : Elle est nyctalope, capable de distinguer ton corps dans la pénombre. Si la pièce s'assombrit, sa vue s'adapte sans problème... enfin, jusqu'à ce qu'elle soit plongée dans le noir complet.
Inconvénients : Emétophobe, elle ne supporte pas de voir quelqu'un vomir ou même de l'entendre. De telle sorte qu'elle finit par vider son estomac à son tour. Elle a également le sang-froid, ce qui est un avantage lors des jours de fortes chaleurs mais qui peut s'avérer très problématique à l'arrivée de l'hiver puisqu'elle supporte très mal les basses températures.
« let it shine. »


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Llewyn MacGobhainn le Dim 18 Fév - 16:46




Teàrlach & Katherine & Llewyn
Be you a lass or be you a gent ?




« Tu te moques de moi, c’est ça ?! » Le chirurgien le dévisage durement, refusant catégoriquement de se démonter face à la colère ridicule de son beau-frère. Il est bien la dernière personne dont l’avis lui importe et la menace d’un autre voyage dans les tourments de son esprit n’est pas suffisant pour le faire battre en retraite. Llewyn le surplombe de toute sa hauteur, l’observe s’agiter et pester comme un homme de mauvaise famille. « Comment as-tu pu faire ça à Màiri ?! Vous n’êtes peut-être pas en excellent terme, mais c’est ton devoir d’honorer ta femme et de lui donner une descendance, au lieu d’aller courir les lits des autres ! » Un rictus mauvais étire ses lippes. « Et que sais-tu du mariage, toi qui n’as encore visité la couche d’aucune femme ? » Le chirurgien glisse un regard à la rouquine qui se tient timidement derrière Teàrlach. Débarrassé de ses à priori, il grince des dents, réalisant de plus belle la ressemblance frappante qu’elle partage avec son ancienne amante. Il soupire intérieurement. La chance ne semble pas de son côté en ce moment. Et grâce au Fir Darrig, il a bien du mal à garder un esprit rationnel et logique. Un frisson d’angoisse lui tord l’estomac lorsque les doigts du lutin se posent sur son menton, frisson qu’il réprime immédiatement, arborant un masque hautain. Les souvenirs sont encore trop vivaces, trop douloureux pour que l’Oilliphéist ne reste calme. S’il ne laisse rien apparaître, Llewyn se sent acculé et prit au piège. Il sait que dans son état actuel, la moindre contrariété peut laisser ses instincts prendre le dessus et aussi surprenant que ça puisse paraître, le scientifique ne tient pas s’attaquer à Teàrlach. Pour l’instant, du moins.

« Y en a-t-il eu d’autres ?
- Ne me force pas à remettre le couvert. Que l’ont soit ici et pas là-bas ne m’empêchera pas de te faire revivre ça. Est-ce que tu as été dans d’autres lits que celui de ma sœur lors de ton voyage en France ? »

Le regard du chirurgien passe calmement de l’un à l’autre de ses interlocuteurs. Appréhendant de plus en plus une nouvelle décharge de peur, il empoigne fermement le poignet de son beau-frère avant de grincer entre ses dents. « Lâche-moi immédiatement. » Sans s’en rendre compte, une légère lueur incandescente s’échappe de la paume de sa main, marquant au fer rouge la peau à nu du lutin. L’Oilliphéist desserre précipitamment son emprise, laissant apparaître la brûlure qu’il a causée à son insu. Sa condition devient de plus en plus oppressante et les débordements se multiplient. Il se maudit, peste intérieurement. Llewyn jette un regard mauvais d’incompréhension au Fir Darrig. Plus il est en présence de cet homme et puis sa condition monstrueuse se montre au grand jour. Teàrlach a une réelle mauvaise influence sur lui. Finalement, le chirurgien se résigne. Il se débrouillera sans l’aide de son beau-frère. À partir d’aujourd’hui, il réduira leurs contacts au strict minimum. Le scientifique ne veut plus risquer le moindre débordement, la moindre perte de contrôle au profit de l’Oilliphéist.

Il déglutit difficilement alors que son regard parvient enfin à se détacher du poignet meurtri du Fir Darrig. « La blessure n'est pas grave. Un peu d'eau pour stopper la sensation de brûlure et ça devrait disparaître d'ici quelques jours. » Marmonne-t-il rapidement, plus pour faire bonne figure devant la jeune femme que par réelle inquiétude pour Teàrlach. À vrai dire, savoir qu'il est en mesure de garder le lutin à distance est rassurant, mais en même temps incroyablement inquiétant. Il y a encore quelques semaines, il ne penserait pas comme ça. Il qualifierait cet acte d'hérésie et le voilà à apprécier les bons côtés de sa monstruosité. Non, c'est hors de question. Les monstres d'Édimbourg sont à éliminer, pas à glorifier. Le scientifique refuse d'être un idiot aveuglé par ses instincts. Que Teàrlach se complaise dans son abomination, ça lui est égal, mais il ne le suivra pas sur cette voie. Ça irait à l'encontre de tout ce en quoi il croit, de tout ce pour quoi il s'est battu et se bat encore ! C'est la dernière fois qu'il laisse son beau-frère déteindre sur lui.
Fiche codée par Koschtiel

_________________

A WOLF IN SHEEPISH CLOTHING
avatar
Pray for my lost soul

Messages : 430
Points : 309

Avatar : Andrew Scott
Crédit : Schizophrenic (ava) + XynPapple (signa)
Multicompte : Àdhamh MacKenzie
Pseudo : Koschtiel

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 35 ans
Métier : Chirurgien et scientifique en quête de savoir, prêt à tout pour percer les secrets du corps humain.
Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
Inconvénients : Cannibale, Agoraphobe, Déteste le son de la cornemuse, Sang froid


Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: Be you a lass or be you a gent ?

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum