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  • Tu sais nager au fait? -PV

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    Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Alec Craft le Dim 23 Juil - 21:27



    Alec Craft retire sa chemise d’un mouvement d’épaule, debout sur la barque, les pieds correctement espacé pour ne pas trop la faire remuer.

    St Margaret's Loch étends ses eaux sous un ciel mi-figue, mi-raisin, oscillant entre nuages et astre diurne pas décidé à réchauffer la terre de ses rayons. Il ne fait pas froid pour autant, pour un écossais en tous les cas, il fait plutôt bon, le vent n’est pas fort et quand la lumière veut bien se poser sur la barque, il fait bon. D’ailleurs Alec Craft s’est installé de nouveau, le cul dans le fond de la barque, en travers au niveau de la largeur, les pieds nus par-dessus le bord, bien entendu, il ne pense pas qu’à l’instant mais il sait que Robyn ne ferait pas de connerie dommageable en son absence. Du moins, il l’espère ?

    Pour le coup, il va lui faire confiance.

    Installé donc dans la barque, son pantalon seulement pour vêtement, les autres lui servent de coussin dans le dos, pour éviter que les bords de la barque ne lui fassent mal, la canne à pèche lancée, coincée entre sa cuisse et la petite assise de l’embarcation, il profite du peu du soleil pour se reposer, avec lui, Teàrlach.
    Cela fait un petit moment que les hommes se sont rencontrés, un petit moment que l’amitié et la bonne entente s’est installé, rapide et aisée, Alec a ramené dans son sillage un autre lutin puant, sans le savoir, mais il faut avouer qu’il apprécie le jeune homme et que la chose parait réciproque. Il ne saurait trop dire s’il a quelques intérêt plus physique pour le garçon, peut-être sont-ce ses lèvres qui éveillent en Alec des choses plus…agités qu’une partie de pêche.

    Mais pour l’instant, il ne s’est amusé qu’à quelques petites choses, qui n’ont eu à affirmer que des possibilités, sans chercher à parvenir quoi que ce soit. Il verrait bien comment les choses se passent et si quoi que ce soit se passe, il n’est pas du genre à forcer, chercher, mais plutôt à laisser vivre. D’ailleurs, c’est bien ce qu’il se passe en ce moment même, il se laisse vivre, sous le soleil frisquet en compagnie d’un ami.

    Le panorama n’est pas désagréable, entre les verdoyantes hauteurs et les saletés de cygnes qui passent sur l’eau. Alec ne connait pas d’oiseau plus putes que ceux-là, quoi qu’ils arrivent à bonne hauteur avec les oies, mais il doute bien sincèrement de se faire attaquer et mordre le cul par un de ces bestiaux.
    Aux bords d’une rive paissent les bestiaux, le cheval d’Alec et Piwi qui gambade, tout est calme, tout est parfait. Il se tient aussi nonchalant que plein de confiance, peu importe qu’il paraisse indécent, il irait même se baigner plus tard, histoire de se rafraîchir le cuir. Alec ne sent d’ailleurs pas mauvais, il a l’odeur de la paille et des canassons, est-ce sa faute s’il a l’amour de l’écurie dans le sang ?

    Non pas du tout !

    « Dis-moi, mon vieux, tu m’enverrais la bouteille ? » Il ouvre un œil, sourit en coin et tends sa main vers Teàrlach, un peu fainéant pour l’heure, il parait faire un effort surhumain, mais les muscles de son bras se tendent et esquissent alors, des détails alléchant. « Tu sais nager au fait ? »

    Il réalise qu’il n’a pas posé la question avant, ce qui est tout à fait son genre ! Mais son compatriote lui aurait surement signifié s’il l’ignorait ! Bon, au pire, il ne compte pas l’envoyer à l’eau, il devrait le sauver et lui faire du bouche à bouche. Tiens, et s’il le jetait à l’eau ?

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    "Il est étrange d'être un pécore cultivé, maniant l'épée du noble et sachant lire comme eux, peut-être même mieux. Mais au fond, personne ne le voit réellement, je me plais à faire l'imbécile. Et je le fais souvent...
    Sauf quand je me dois de veiller sur elle -ce qui est une chose coutumière-. Mais en même temps, elle ne sait pas le faire pour elle-même"




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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Mer 26 Juil - 14:11


    Tu sais nager au fait ?
    Alec ξ Teàrlach

    Alec est typiquement le genre d’hommes que Teàrlach envie et admire. Si lui a la richesse amenée par sa distillerie, il n’a rien comparativement à ce que le palefrenier possède dans son quotidien. Il ne parlera pas de conneries à propos de l’amour ou de l’amitié. Non, cela n’a pas si grande valeur aux yeux du Fir Darrig. Ce qu’il admire dans le quotidien de cet homme, c’est justement sa simplicité. Palefrenier. Juste ça. Rien de plus, rien de moins. Pas de haute société, pas de soirées mondaines à s’avaler péniblement, pas de sourire forcé à balancer à tour de bras. Aux yeux du lutin, Alec a la belle vie. Et mieux, son milieu social ne semble pas être un obstacle à son bonheur quotidien. C’est sans regret que Teàrlach se félicite d’avoir approché l’homme dans un premier temps. Aimant rompre les interdits, c’était par pur curiosité malsaine qu’il s’était intéressé à cet homme qui sent toujours la paille et le cheval, qu’il avait cherché à développer quelque chose avec cet homme d’apparence simple. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le rouquin s’était fait prendre à son propre jeu. Le brun brille beaucoup trop fort que pour que le jeune lutin se tienne éloigné de cet homme. Et ils sont devenus amis.

    Amis est encore un bien faible mot pour décrire la manière dont Teàrlach perçoit le palefrenier. Cependant, il se voit bien incapable de définir autrement cet apaisement qu’il ressent en compagnie de l’homme. Sans doute est-ce le fait qu’avec lui, il n’a pas à évoluer dans le monde de la richesse, il peut juste se contenter d’être lui. Les rayons du soleil réchauffent sa peau et, pour la première fois depuis cette terrible nuit où il avait cru y laisser la vie, il se sentait détendu. La barque flotte paisiblement sur le loch, le soleil perce les nuages, mélangeant la chaleur de ses rayons à une fraicheur vivifiante. Un temps pour le moins au gout du fir darrig qui laissait à son compatriote les plaisirs de la pêche, lui préférant s’abandonner à la flânerie d’une somnolence. Une main passée par-dessus bord caresse l’onde fraiche, le bout de ses doigts trempant négligemment dans l’eau du loch. « Dis-moi, mon vieux, tu m’enverrais la bouteille ? » Les yeux du lutin s’ouvrent, se plissant sous la vivifiante lumière du soleil. Sa tête roule et il se perd dans la contemplation des boucles désordonnées. Jamais personne ne le prendrait au sérieux à la distillerie s’il se laissait pousser ainsi les cheveux… Vaguement, il sent une pointe de jalousie monter. Du moins, c’est ainsi qu’il interprète cette envie de passer ses doigts dans les boucles qui encadrent si élégamment le visage finement dessiné de son ami. Sans un mot il tend la bouteille de whisky. Il devrait peut-être arrêter d’aller puiser dans les grands crus Ó Ceallaigh pour ses sorties avec le palefrenier… Mais rien n’était trop bon pour leurs petites virées loin du monde étouffant de l’industrie. D’ailleurs, après coup, Teàrlach est à peu près persuadé qu’il devrait actuellement être en train de négocier un contrat important avec un obscure commerçant du nouveau continent, désireux d’exporter son alcool en Amérique. Quelque chose qui avait toujours fait lâcher un rire narquois au gérant de la distillerie. Son whisky ? Sur le palais de ces américains pour qui rien n’est sacré ? Il n’avait accepté de joué le jeu que pour faire taire les plaintes incessante de son trésorier de frère. Donc, ce n’est pas si grave s’il n’est pas au rendez-vous, n’est-ce pas ?

    « Tu sais nager au fait ? »La question a le mérite de l’arracher à nouveau à ses pensées… Et à la contemplation des cheveux d’Alec. « Bien sûr que je sais. » Langue de vipère que voilà. Un sourire forcé monte aux lèvres du gérant alors que le souvenir des soirées passé seul à attendre le retour des membres de sa famille ayant besoin d’aller s’immerger lui revient. C’était bien là quelque chose qu’il n’avait jamais pu ou voulu partager avec eux. Pour lui, de l’eau est juste de l’eau. Et il n’y a aucun intérêt à savoir nager. Ainsi, il n’avait jamais appris. Le mensonge avait cependant quitté ses lèvres avec aisance, comme s’il n’avait pu le contenir. La vérité, c’est qu’alors qu’il n’y a jamais réellement porté intérêt jusque-là à la natation, aujourd’hui, admettre face à Alec qu’il ne sait pas nagé lui ferait honte. Fierté mal placée que celle-là. Il se renfrogne, furieux contre lui-même d’avoir mentit avant même d’avoir pu y réfléchir. Incapable de comprendre pourquoi le mensonge lui a semblé être la seule solution, il fronce les sourcils, essayant de comprendre son propre comportement.

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Alec Craft le Jeu 27 Juil - 18:57

    « Parfait. » Il sait nager, alors tout va bien, dans le meilleur des mondes. Alec n’a pas à s’inquiéter d’un risque de chavirer où il devrait, tout muscle dehors, rattraper son ami, pour qu’il ne se noie pas, non qu’il n’en ait pas la capacité, mais il n’a aucune envie de voir un drame se produire. Parfait ainsi dit-il, pense-t-il en portant le goulot de la bouteille de whisky à ses lèvres.

    Il aurait pu avoir pour travers l’alcoolisme, pour autant, même si Alec ne rechigne jamais à de l’alcool, n’est pas pour autant du genre à être perpétuellement à se rouler sous les tables et à s’endormir sur le pavé, la tête embrumée par les vapeurs d’alcool. Il aime de temps à autre, se jeter une bonne cuite, résultat d’une excellente soirée, boire un bon vin, ou simplement partager un bon whisky sur un loch….
    Un bon whisky….le terme est désuet une fois le nectar sur la langue. La distillerie de son comparse est de nature que le monde extérieur –Tout ce qui n’est pas écossais- ne peut savourer à sa juste valeur. Tenez-vous le pour dit, sans être fermé aux autres, Alec reconnait une certaine fierté de sang qu’il ne scande pas comme un porte étendard mais qui lui font penser que, seul un bon vieil écossais peut apprécier un whisky, un air de cornemuse –sauf si c’est un de ces cannibales draconiques- ou encore un petit haggis de sa mère. D’ailleurs, un casse croute n’aurait pas été du luxe…

    « Tu sais c’qui manque là ? » Souffle-t-il avant de ramener la bouteille à ses lèvres. « Un peu de haggis avec une purée. » Ah oui, il dit ça presque avec extase, finissant par s’envoyer une nouvelle lampée du merveilleux breuvage. Nul doute, Teàrlach ramène toujours le meilleurs de ses nectars, il s’en est fait la remarque, quoi qu’il en ait déjà gouté d’aussi bon dans le bar de feu le marquis et qu’il puisse s’en procurer avec Robyn, mais il sait que le blond ne ramène que le meilleur. Ce n’est pas pour autant qu’Alec aime à le voir plus souvent. Parfois il remarque les pupilles du jeune homme et ça le fait sourire, quand il le jugerait bon, il verrait…pour ? Cela viendrait en temps et en heure.

    La bouteille éloignée, une goutte chute de sa lèvre, échappée sans le vouloir et va se perdre dans les poils de son menton, il essuie du revers de sa main l’outrageante qui a osé et repose le tout, en refermant soigneusement le whisky. « Même froid….oh ma mère en fait un…à tomber. » Il pousse un peu du bras son comparse, histoire d’obtenir son attention. « Rob’ te bouffe la moitié du plat si tu le laisse faire ! Un jour j’en ferais faire et on l’bouffera ensembles avec Rob ! »

    Muai, c’est une bonne idée ! Il pourrait faire venir sa mère, si elle veut se bouger jusque ici, pour sûr, elle râlerait ! Mais pour les beaux yeux d’son filston et de sa marquise…ouh, quoi que. Il imagine mal sa tête et sa désapprobation, le genre, qui ne dit rien, mais qui derrière son fourneau marmonne en disant que ce n’est pas bien, plus inquiète que pleine de réprimande pour ses deux idiots d’enfants qui ne savent rien de la vie et qui font n’importe quoi !

    « Je me suis donné faim ! » Il réalise et se met à rire en se redressant vivement. La barque bouge sur l’eau et chancelle vivement un instant, les clapotis de l’eau plus bruyant sur le bois, alors qu’il ramène ses pieds à l’intérieur et ouvre une sacoche. Dans un torchon, une petite miche de pain, dans un autre, un morceau de fromage d’Ayshire (une sorte de cantal jeune), il sort un couteau aussi et se prends de quoi grignoter, en proposant à l’autre. Le cul calé au fond de la barque, il a replié ses jambes contre son torse, les yeux perdus sur le lac, il se fait un petit cass’dale rapide et croque dedans. « Je crois que j’aurais plus de chance d’attraper un poisson avec ce fromage..hum… »

    Le pain et le fromage coincés dans sa bouche, il fait pourtant un grand sourire à Teàrlach, son visage joyeux n’est que plus séduisant avec cette énorme boucle de cheveux tombant sur son front et cachant un peu son œil, alors qu’il ramène la ligne et la sort de l’eau. « é ‘e’i con » Oui parler avec du pain dans la bouche et un morceau de fromage donne ce résultat. Plus de vers tordu à l’hameçon, trop bien installé dans son bateau les poissons ont grappillé méthodiquement le vers ! Voilà ! Ils sont devenus intelligent. Ni une, ni deux, il se redresse, faisant bouger encore une fois la barque, et le dos tourné à Teàrlach –donc vu sur son petit cul ferme, ne me remercie pas, c’est cadeau- il défait un bout de fromage et le met à l’hameçon avant de relancer la ligne. « J’ai envie de poisson, j’aurais du poisson, tu peux m’croire ! »

    Qu’il se le tienne pour dit, il croque vigoureusement dans son casse dalle, fixant la surface du loch, avant de réaliser les petits soubresauts. Déjà ? Si Rapide ? Ah ! Pas question de laisser un poiscaille se jouer de lui. « Garde moi ça vieux ! » Chuchote-t-il brusquement avant de lui balancer le pain et le fromage pour se concentrer sur sa ligne.

    Suspendu à son attention, il fait signe à l’autre lutin de ne pas parler, d’un ssshhh et d’un doigt sur sa bouche, avant d’attendre le bon moment. Qui vient, assez rapidement, alors que le poisson a gobé le morceau, et l’hameçon. Alec tire, un bon coup mais rien ne sort de l’eau, il y met sa force, insiste. « J’ai attrapé un monstre comme celui du Loch Ness tu penses ? » Eclate-t-il de rire en tirant encore sur sa ligne, bandant ses muscles à l’extrême.

    Un beau brochet voilà ce qui l’attends, un animal fort, puissant et gourmands !

    Alec tire encore mais un faux mouvement le fait partir vers l’avant. Son pied se prend dans la petite assise de bois, il pousse un hoquet de surprise et son corps, dans un élan, passe par-dessus bord.

    C’est l’heure du dé !

    Succès : Le corps d’Alec passe seul par-dessus bords, dans un joli élan, il évite de tomber de tout son corps, en avant, sur la pointe de la barque et il s’engouffre dans l’eau frisquette du loch.

    Echec : Le corps d’Alec s’écrase sur la pointe de la barque, son entrejambe frappe même une partie du bois, lui arrachant un grognement de douleur. Le poids affalé du jeune homme fait relever la barque, un petit peu, en se tordant de la douleur, le bateau se dresse un peu trop et vlam….les deux compères finissent à l’eau.

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Ceann-Uidhe le Jeu 27 Juil - 18:57

    Le membre 'Alec Craft' a effectué l'action suivante : Le Destin


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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Mar 29 Aoû - 19:58


    Tu sais nager au fait ?
    Alec ξ Teàrlach

    Affalé dans l’embarcation, le Fir Darrig sourit face à l’attitude de son ami. Comment en faire autrement ? Être aux côtés d’Alec l’apaise. Ici, il n’a pas à prétendre, il n’a pas à porter le masque. Ses frasques sont sincères et, quelque part au fond de lui, Teàrlach sait que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne commence à devenir infernal aux yeux du palefrenier. C’est plus fort que lui. Quand il apprécie les gens, il leur joue des tours. Et Seaghdg a eu beau essayer de lui faire comprendre à plusieurs reprises qu’il lui arrivait souvent d’aller trop loin, le gérant n’a jamais compris le problème. Oui, il lui arrive de pousser les choses dans des extrêmes mais les termes ‘trop loin’ lui ont toujours semblé beaucoup trop exagérés. « Tu sais c’qui manque là ? Un peu de haggis avec une purée. » Le regard du rouquin s’illumine à cette idée. Ainsi cela est dit, demain, il ferait servir du haggis au manoir MacGobhainn. Et si Llewyn s’avise de râler, il se pourrait qu’il retrouve son lit remplit d’orties. L’idée d’Alec a beaucoup trop de charme que pour être ignorée. Depuis combien de temps n’a-t-il plus mangé ce genre de mets ? Sans doute beaucoup trop longtemps. En tout cas, le rouquin est on ne peut plus clair, cela fait effectivement une éternité maintenant qu’on le lui fait remarquer. Mais sans doute est-ce dû aux gouts extravagant de l’homme de maison. Llewyn et son éducation aristocratique… Au fil des années, Teàrlach est parvenu à une conclusion concernant ce genre de personnes… Avoir de l’argent à profusion fait rarement des gens des personnes agréables à côtoyer. Bien sûr, le farceur se compte parmi les quelques rares exceptions ; les excentriques ayant pour habitude de prendre un pas d’avance, de sortir du rang pour semer désordre et chaos dans l’ordre établis. Et de cela, il en a toujours été on ne peut plus fier. Fierté idiote et mal placée, mais pas aux yeux du jeune monstre. « Même froid….oh ma mère en fait un…à tomber. Rob’ te bouffe la moitié du plat si tu le laisse faire ! Un jour j’en ferais faire et on l’bouffera ensembles avec Rob ! » « C’est une promesse ? » S’enquit-il, se fendant d’un sourire taquin. « J’en prends note. Et je n’oublie pas ce genre d’invitations. » Une invitation à un tel repas ? Bien sûr que le jeune roux saute sur l’occasion ! Les repas au manoir MacGobhainn sont la plupart du temps d’un ennui mortel. La tension est souvent presque palpable dans la pièce et même si, au fil du temps, Teàrlach s’est retrouvé imperméable aux regards noirs de son logeur lors de ces moments, il n’en reste que ce n’est pas vraiment l’ambiance de rêve dans laquelle tout le monde aimerait être amené à se nourrir. Parfois, les repas chez les Leamhnach lui manquent un peu. Les rires y étaient plus fréquents et une réelle complicité soudait la famille. « Je me suis donné faim ! Je crois que j’aurais plus de chance d’attraper un poisson avec ce fromage...hum… » La barque remue et le menteur s’y accroche solidement, sorti de ses pensées. Ce n’est rien d’autre que l’autre balourd qui se sort un piquenique. Le cœur battant à tout rompre suite à la peur déclenchée par ce vacillement imprévu, il ne peut cependant s’empêcher de répondre au large sourire de son ami. Peut-être n’aurait-il pas dû proférer ce mensonge concernant sa capacité à nager ?

    Il rit cependant dans sa barbe pendant qu’Alec marmonne, son morceau de fromage coincé entre les dents. Précautionneusement, il se redresse et s’assit sur le bord de la barque, profitant sans même s’en rendre compte de la vue offerte par son vis-à-vis. L’auto-persuasion à cela de beau que l’on peut parvenir à se convaincre que c’est une tache sur un pantalon que l’on est en train de détailler et non pas ce que le tissu moule réellement. Mais les œillères du jeune homme sont bien huilées et aucune réalisation mystique de fait de soudain déclic dans les rouages de son inconscient. C’est que cette tâche est vraiment curieuse en fait… Comprenez le, elle ressemble un peu à un ours se tenant sur deux pattes, la gueule grande ouverte, menaçant. « J’ai envie de poisson, j’aurais du poisson, tu peux m’croire ! » Il se redresse, les bras derrières le dos, un sourire taquin aux lèvres. Combien de temps vont-ils se retrouver coincés ici pour satisfaire le caprice de son ami ? L’envie soudaine de saboter les appâts du bouclé remue les tripes du rouquin qui, déjà, se penche vers l’endroit où le brun range ses appâts. « Garde moi ça vieux ! » Il se redresse, l’air innocent, juste à temps pour se manger un morceau de fromage et de pain en pleine face. Le pain rebondit sur lui pour finir sa course dans l’eau du Loch. Autant pour les poissons. C’est en manquant de passer par-dessus bord que Teàrlach parvient à sauver le morceau de fromage. C’est qu’on ne rigole pas avec un bon morceau de fromage comme celui-là… « Fais attention la prochaine fois ! » Se plaint-il pour la forme, seulement pour se faire instaurer le silence par le pêcheur amateur. Il va pour se plaindre à nouveau qu’on ne le ‘shhh’ pas impunément quand l’autre se met à gesticuler comme si c’était la fin du monde. Immédiatement, Teàrlach s’accroupi pour éviter de passer par-dessus bords alors que l’embarcation tangue salement. Il s’accroche à un bord et lance un regard un chouia inquiet à son ami emporté par la fièvre de la pêche. « J’ai attrapé un monstre comme celui du Loch Ness tu penses ? » D’habitude toujours partant pour une bonne blague, c’est un peu pâlot qu’il déglutit. Alec rit, Teàrlach essaye de se convaincre que, non, il ne va pas être éjecté dans les eaux profondes du loch.

    Et soudainement… Tout s’arrête. Alec n’est plus à bord, Teàrlach est trempé de l’impact de l’homme sur l’eau. Il se précipite sur le bord de la barque et c’est rassuré qu’il voit la tête brune revenir à la surface. Et là, il ne peut retenir son fou rire, essayant malgré tout de tendre la main à son ami, lui proposant ainsi son aide pour grimper à nouveau à bord. Perdu dans ses rires, la main est cependant faible et finit par tremper mollement dans l’eau alors que le rouquin ne parvient plus à se contrôler. « C’est plutôt le poisson qui t’a attrapé pour le coup, mon pauvre. » Penché sur le bord de l’embarcation, il parvient à calmer son rire et, sa main parcourant l’onde, il éclabousse le brun. « Peut-être auras-tu plus de chance en allant nager avec eux. » Il se redresse et se penche en arrière, récupérant la bouteille de whisky pour en boire quelques gorgées, le regard pétillant de malice. Il ne peut rien y faire, il aime quand l’imprévu se produit. L’ordre bien rangé des choses ? Bah ! Ridicule, ennuyant, rébarbatif ! Un peu d’aventure, c’est le sel du quotidien aux yeux du jeune homme qui se penche à nouveau sur le bord de l’embarcation. « Si tu cherches bien, tu devrais peut-être arriver à retrouver ton morceau de pain. » Il lui tend à nouveau la main sans parvenir à se départir de son sourire un tantinet moqueur. « Aller grimpe. Sinon Rob serait capable de me botter le cul en duel si je te ramène à lui malade. Et tu vas finir par choper la crève si tu restes dans l’eau par ces températures. »

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Alec Craft le Jeu 31 Aoû - 23:05

    L’eau est froide, glaciale même, l’onde mord les muscles de son corps, c’est une sensation à la fois horrible et vivifiante. Il fait tellement froid, qu’il a en vérité mal, mais quand il ressort, reprenant une grande gorgée d’air alors qu’il a tout bonnement lâché sa ligne sous le saut, ses pommettes sont percées par des milliers de dagues minuscules, à cause du contact de l’air. Il avale l’air, et gonfle son torse.

    Les rires de son ami le tire de sa surprise, flottant dans le lac, il essaye de voir où est parti sa ligne, mais il préfère se retourner pour observer le visage du jeune homme, mort de rire. Il sourit en le voyant, charmé par l’expression de ses traits. Ses yeux pétillent en voyant ce bonheur simple s’afficher sur les traits de son ami, il s’enfonce un peu dans l’eau, jusqu’au nez, et l’observe, retenant son souffle. Peut-être devrait-il s’inquiéter du machin qui l’a emmené dans l’eau, mais au fond, peu importe !

    Il se laisse éclabousser, fermant juste les yeux, riant à son tour. Puis, il laisse le jeune homme faire, se rapprochant de la barque, il faut avouer qu’une idée lui traverse la tête, rien qu’une, et alors que son ami, après l’avoir gentiment charié, l’invite enfin à remonter, il saisit sa main et attire le jeune homme. d’un mouvement aquatique élégant, ses lèvres trouvent la rencontre de celle de Tear’, un baiser chaste et facile, qu’il appuie pour autant en lui attrapant le coup et le faisant chavirer.

    Il sait nager après tout ! Alors pourquoi s’ennuyer, le corps de son ami vient sur le sien dans l’onde, ils s’y engouffrent ensemble et Alec le lâche, une fois le corps écoulé. La barque a vascillé dangereusement, sans pour autant se renverser totalement, il se tient là près de la coque. « Elle est bonne, hein, vieux ? Vieux ? Putain le con !

    Il coule à pic son ami, et le lutin le comprends alors que l’onde finit de remuer,juste à peine. Immédiatement inquiet, foutrement paniqué, Alec plonge, fendant les eaux placides et vaseuses pour s’engouffrer dans ses méandres. Fort heureusement,son ami n’est pas dans les plus grandes profondeurs, il pousse sur ses mouvements, parvient à attraper son avant bras et l’attirer vers lui.

    C’est avec une certaine difficulté, qu’il remonte à la surface, tenant fermement l’autre imbécile. « Putain, j’y crois pas, mec…tousse….oh putain... » Il avale un peau d’eau en maugréant dans sa barbe, heureusement, l’adrénaline le pousse à parvenir aux berges, si rapidement, qu’il s’en étonne lui-même.

    Essoufflé, tirant sur ses membres endoloris par l’eau glaciale et l’effort, il traîne Tearlàch sur la berge,rapidement rejoint par un poney curieux, qui observe son maître de loin. Il lui défait brutalement la chemise, arrachant des boutons, avant d’essayer de se souvenir de ce qu’il devrait faire. Au final, il appuie sur son torse avant de lui faire une première bouche à bouche, paniquée. Il a intérêt à se réveiller, intérêt à ouvrir les siens.

    « Bordel, tu pouvais pas me dire la vérité, respire foutre-dieu ! RESPIRE ! »



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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Mar 5 Sep - 19:28


    Tu sais nager au fait ?
    Alec ξ Teàrlach

    La suite se passe beaucoup trop vite pour le petit roux. Deux lèvres froides et humides sur les siennes. Il lui faut un peu de temps pour comprendre. Alec, un homme, l’embrasse. Pourquoi ? Comment ? Et surtout, pourquoi ? Le cerveau du Fir Darrig bute sur cette question à plusieurs reprises. Ses joues le brûlent. Le farceur attrapé. Deux mains trempées passent dans sa nuque, appuient l’étreinte, le fait chavirer dans tous les sens du terme. Son cœur s’emballe sans qu’il ne sache si c’est à cause du contact buccal ou de sa chute impromptue dans les eaux du loch. Angoisse. Peur. Il percute l’onde, l’eau froide lui faisant l’effet d’une claque sur son visage chauffé par la gêne de la surprise. Ses vêtements sont trop lourds et le lutin coule à pic. Il cherche bien à se débattre un peu. Mais c’est peine perdue. L’étoffe alourdie par les flots le tire vers le fond alors que son cerveau peine à se reconnecter. Privé d’air par la surprise d’un baiser offert, le voici maintenant incapable de remplir ses poumons. Il ouvre la bouche, cherche son air, reprenant contact avec la réalité. Une myriade de bulles s’échappe de ses lèvres alors que l’eau rentre goulument dans sa gorge, remplissant ses poumons. Ses mains se tirent vers la lumière alors qu’il se sent sombrer. Teàrlach a tout juste le temps de voir une silhouette sombre se détacher sur la clarté de la surface avant de sombrer dans l’inconscience, son cerveau paniqué décidant d’arrêter là les frais pour le moment. Ce n’est qu’un peu plus tard, sur la berge, qu’il revient à lui. Il crache, le petit lutin n’étant pas passé loin de la noyade. Ses poumons expulsent l’eau froide. Il roule sur le côté, recrachant le liquide qui a bien manqué le tuer. Son corps s’agite de légers spasmes, tremblant sous le choc et sous le froid qui le transperce jusqu’aux os. Une toux virulente lui déchire la gorge alors qu’il manque même de rendre le whisky consommé jusque-là sur l’herbe innocente de bordure du loch. Ses mains tremblantes se recroquevillent sur son torse alors qu’il essaye de comprendre ce qui lui arrive, pourquoi il se sent aussi mal, pourquoi il tousse autant. L’air lui semble douloureux à respirer, brulant ses poumons suppliants d’un peu d’attention. Il ne tente pas de se redresser. Le monde ne tourne pas rond de toute manière en cet instant.

    Son regard se perd dans le paysage alors qu’il reconstitue le puzzle de sa douleur présente. Il revoit Alec. Ah oui, Alec est là. Il sent ses mains qui prennent son visage en coupe, comme pour s’assurer qu’il va bien. Le regard vitreux, il passe sur le Fir Darrig sans vraiment le voir, son esprit bouillonnant lui pompant actuellement bien trop d’énergie que pour faire autre chose que récupérer des fonctions vitales normales et comprendre ce qui lui arrive. Alec était là, ils étaient sur le loch. L’autre est tombé à l’eau, il a ri. Deux mains sont passées dans sa nuque, deux lèvres se sont pressées sur les siennes. Visiblement, le Fir Darrig avait encore assez d’énergie en stock que pour rougir violement à ce souvenir. Pas que ça soit son premier baiser, loin de là mais… Un homme ? En plus, il s’agissait d’Alec. Et cela devrait le déranger plus, il le sait. Il ne devrait pas rougir ainsi. Les palpitations de son cœur sont-elles dues à cette embrassade imprévue où à son état physique ? Il n’en sait rien, il n’en saura jamais rien. La vérité est sans doute entre les deux. Il avait été tiré dans l’eau, il avait coulé. Et maintenant, il était ici. Tremblant de froid et de choc, il ne peut retenir un léger rire se muant rapidement en fou rire alors qu’il redresse un visage tremblant aux lèvres bleuies à son ami. Ça, c’était une blague comme on en faisait trop peu souvent ! « Tu devrais voir ta tête… » Rigole-t-il d’une voix faiblarde et rendue un peu rauque par les événements récents. Le rire n’est pas bien vaillant non plus, interrompu par quelques crises de toux. Ses mains se posent à plat sur le sol alors qu’il essaye de se redresser sans grande réussite. « Par tous les saints… Je suis mort de froid. » Rigole-t-il toujours. Il se laisse retomber au sol, le souffle de son hilarité chassant les brins d’herbes. Il roule sur le dos, observant le ciel au-dessus de lui, se sentant plus vivant que jamais. Il frisonne violement sous la caresse de la brise écossaise. Son rire se tasse, son regard retombe sur les boucles brunes trempées. « Tu m’as embrassé. » Ce n’est pas une question, juste une simple affirmation. Une réalité pointée en évidence, un besoin de le dire à haute voix. Il a toujours été du genre à enfreindre les règlements mais… Embrasser un homme ? Cela sonnait un peu extrême non ? Le pire, c’est qu’il aurait aimé avoir moins apprécié ce contact. Son regard se perd sur les lèvres de son ami alors que la curiosité le pique. Sans être surpris par l’acte, qu’est-ce que ça fait ? A quoi ça ressemble ? Soudainement, il brûle d’enfreindre l’interdit à nouveau. « Recommence ? »

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Alec Craft le Ven 8 Sep - 15:16

    Il respire et il se marre ! Mais il respire ! Et il se marre ! Pendant quelques secondes, le lutin puant n’a plus entendu les propres battements de son cœur, seulement la résonnance assourdissante de sa panique et une sorte d’étau dans ses tempes, disant qu’il avait tué son ami ! Une panique puis un soulagement, autant dire que la roue des émotions a eu raison des nerfs de Alec qui finit par sourire et regarder son ami rire,avant de l’accompagner !

    Oui, après un tel pic de stress, il ne peut que rire, se laissant porter et agitant ses épaules au rythme des saccades de son hilarité. Bon sang, Tearlàch n’est qu’un sombre abruti, mais une part d’Alec adore ! Peut-être est-ce dans sa nature, même s’il n’en a pas l’inconvénient, que d’aimer les blagues qui dérapent réellement trop. Les deux lutins sont hilares et le ventre d’Alec lui fait presque mal alors qu’il est trempé et secoué d’amusement. « Non ça va ! J’ai la tienne ! » Il passe une main rude sur son propre visage, repoussant sa tignasse trempée, inspirant, bon sang, l’avalanche d’émotion fait autant de bien, qu’elle bouffe toute énergie, s’il n’est pas dans le même état que l’autre, le rouquin est en partit lessivé.

    Le palefrennier prend garde tout de même à aider son ami à ne pas s’étouffer, posant sa main dans son dos, prêt à donner de grande claque ou à le soulever pour l’asseoir droit, car cela dégagerait ses poumons ! Mais ça va ! « Mais non, il fait bon ! » Pas tant que ça, et Alec lève la tête pour voir où est passé son cheval. Il siffle, histoire de faire venir l’animal dresser, Piwi faisant aller et retour vers son comparse qui ne presse pas du tout. Il devrait y avoir le manteau d’Alec sur l’animal, cela irait pour réchauffer son ami. Lui ? Bof, tant pis, il survivrait !

    Pourtant, les paroles de l’autre lui font baisser la tête, il réalise ? Oui Alec l’a embrassé et il aurait bien certainement fait un peu plus s’il avait su nager, malheureusement…Alec hausse les épaules, à son air charmeur il accroche un sourire de coin, oui, embrasser. Il essaye de voir ce qui se passe dans la tête de son ami, ou en tous cas, essaye de deviner, et puis…

    Il l’invite à recommencer.

    Alec Craft n’a jamais considérer les sexes comme très utiles à déterminer, homme ou femme, l’important lui parait être le plaisir ! Un enseignement de sa mère, toujours à même d’avoir un certain esprit rigide tout en étant totalement libre. Du genre à râler sur Alec qui traîne trop avec Rob au point d’aller trop loin dans une amitié et pourtant l’encourager. Le secret de son enseignement ? Fait ce que ta conscience et ton cœur acceptent, le reste…stupidité mis en avant avec ce Dieu unique imposé par le temps ! En gros, on est des monstres fils, alors les préceptes du dieu unique…

    Bref !

    Recommencer. Un sourire éclaire les traits d’Alec, il ne faut clairement pas lui dire plusieurs fois. Insister ou quoi que ce soit. A la place, son corps s’avance, vers son ami, bousculant la séparation pour l’avaler et sa bouche découvre celle de l’autre, avec plus de langueur cette fois et de temps. Lèvres à lèvres, les yeux clos, agité par l’envie plus qu’autre chose, il invite les corps à s’allonger dans l’herbe, sans rien bousculer, préférant seulement blottir leurs corps froids l’un à l’autre, dans une union de lèvre, son coude soutenant son propre poids alors que son autre main est venu se glisser à la nuque de Tearlàch !

    Le cheval enfin parvenu à leur hauteur se fout terriblement de la scène et il faut croire qu’heureusement que le manque de présence alentours leurs permets cet intermède qui offusquerait les plus prudes et les moraux des personnalités. Dans ce moment délicieux, agréable, gourmand, ou en tous cas, ainsi qu’il veut le faire ressentir à son comparse, le bourdonnement d’un insecte est trop furtif à l’oreille d’Alec, par contre, sa course folle jusqu’à sa fesse et sa piqure à travers le pantalon détrempé…

    Un petit choc électrique lui flingue la peau, il se raidit –et pas pour les bonnes raisons- et se détache, hélas des lèvres de son ami, poussant un grognement brusque. Le taon l’a piqué sans raison, l’infâme, lui bousillant la fesse !

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Sreath-Mhurtair le Sam 9 Sep - 16:22

    do you feel my breath on your neck ?
    Tu sais nager au moin ?
    Autre vie, autre respiration. Depuis le matin je t’ai suivi, longeant la route que tu as pris.

    Et maintenant tu es là. Là, et presque mort. Tu ris ! L’insolent ! Le gout de ton sang glisse sur ma langue, déferle dans ma gorge. Le sang bat mes tempes de plaisir. Je serais heureuse de te tuer. Quand tu seras seul dans ta course, seul !

    Pas les lèvres accrochées à un autre. Tu es promis de ma couche ! Ton sang scellera notre union. Le dernier soupir de ton âme ! Je suis heureuse que le lac ne t’ait pas pris, c’est à Moi, d’avoir cette tâche.

    Moi seule. Moi l’Ombre. Moi.

    Du chemin à la barque.je t’ai regardé. De la barque à l’eau je t’ai désiré. De l’eau à la terre, je vais t’épargner. Je te veux seul. Tout à moi. Seul. Avec moi.

    Mais j’ai besoin de sang. Besoin de mettre fin à une vie ! Le sang appelle le sang et j’appelle le liquide à ma hache. Une vie est une vie. La chose hennit dans un hurlement macabre, au loin dissimulé dans les fourrages, je l’ai attrapé.
    A courir, tu m’as donné envie.

    Rage, fureur,empressement ! Thcik ! Tchak ! tchok ! Je fracasse sa gorge, ses os, tout, je tire, j’arrache, je tue ! Tchik ! Tchak ! Tchok ! Piwi n’y est plus. Sa crinière dans ma main, un sourire sur ma bouche !

    Mon souffle s’étouffe sous la joie, les yeux se révulse de plaisir, derniers lambeaux de chairs arrachés, je patauge dans le sang, jette la tête et fuit.

    Je te trouverais une nuit.

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Dim 10 Sep - 0:04

    Disclaimer : ce rp a été écrit sous l'influence néfaste de l'alcool. Je m'excuse platement pour sa médiocrité et sa nullité. Ainsi que pour toute tournure de phrase ne voulant rien dire ou pour les fautes d'orthographes grosses comme le mont blanc. (bien qu'il y ai des choses sensiblement plus grosses que le mont blanc, comme Pluton, la Russie ou encore Saturne mais on n'est pas là pour raconter sa vie il parait)


    Tu sais nager au fait ?
    Alec ξ Teàrlach

    Et les lèvres se pressent contre les siennes. Doucement, tendrement, avidement. Le cœur du rouquin s’emballe, roulement furieux vibrant dans sa cage thoracique. Il ferme les yeux alors que ses joues cuisent. Il ne réagit pas, le petit lutin. Ses bras restent là, le long de son corps. Ses lèvres répondent bien malgré elles à cette caresse qu’il n’a que trop peu connu, à cette caresse qui jamais auparavant ne l’avait mis dans un état pareil. Le bourdonnement de son cœur raisonne dans ses tempes alors qu’il se laisse allonger dans l’herbe fraiche et humide. Le torse froid et humide se presse contre le sien, laissant une chaleur moite s’installer entre leurs corps. Teàrlach est perdu, il est bien loin son esprit logique. L’interdit a le gout de paradis, comme à chaque nouvelle bravade de sa part. Oubliée la fiancée perdue quelque part dans son esprit. Elle n’est rien, la belle à qui il est sensé se marier, à qui il est censé donner des enfants. Elle n’est rien comparée à ces deux douceurs qui se pressent contre ses lèvres. Jamais la belle ne pourra faire naitre la même chose en lui. Pour la première fois, l’urgence monte. Ses yeux s’entrouvrent, il passe à son tour une main dans le cou de son ami, répondant enfin réellement au baisé. Confus, perdu dans ses émotions, il décide d’abandonner ses réflexions, de se laisser aller au moment, de laisser son corps le guider. Il sera toujours temps de regretter ses actes par après, de s’inquiéter de ce que peut signifier une telle embrassade entre homme, de ce que peut signifier d’y prendre gout à ce point. Il a le cœur au bord des lèvres, le roux malicieux. Le palpitant ne sait plus où donner de la tête, pompant frénétiquement, laissant l’homme étourdit, ayant la sensation de pouvoir le régurgiter à tout instant. Une boule se coince dans sa gorge alors qu’il courbe le dos, cherchant le contact de ce torse tout contre le sien. Pour la première fois de sa vie, il découvre le plaisir de la proximité, ce que certains aiment tellement avec le fait d’embrasser une personne, de la toucher, de partager un moment plus intime. Et alors qu’il aimerait se laisser aller aux bras de la découverte, le fait de découvrir cela dans les bras d’un homme, dans les bras d’un ami l’angoisse. Qu’est-ce que cela est sensé vouloir dire sur lui ? Le retrait brutal de son ami l’arrache à ses réflexions. Il se surprend à regretter ces deux lèvres contre les siennes. Ses joues rougies, il se contente de se mordiller les lèvres, ne prêtant que peu d’attention à la fesse douloureuse du palefrenier. Il les mordille presque fiévreusement, ces deux petites lèvres, tâchant d’en chasser le souvenir de cette bouche s’y étant délicieusement attardée.

    Ce sont cependant des hennissements qui ramènent son esprit sur terre. Pensant que Piwi devait être de prise avec un quelconque serpent ou s’être inquiété du rebond d’un quelconque crapaud, l’arrêt soudain des plaintes de l’animal finissent de l’inquiéter. Mal assuré sur ses jambes de par sa presque noyade, c’est tout frissonnant que le Fir Darrig se relève. Du regard, il cherche l’équidé. Il siffle comme Alec lui a appris à le faire, cherchant l’animal du regard. La tête est jetée dans un buisson alors que le jeune homme au cœur troublé s’approche. D’un pas lent et mesuré, son regard scrute innocemment les alentours. Si seulement il savait, l’inconscient. C’est avec toute la naïveté du monde qu’il évolue dans la nature, sa chemise déchiré dévoilant son torse, ses poils trempés se hérissant sous la cruelle morsure de la brise. Naïveté enfantine qui se brise tel un miroir avec une violence inouïe quand il voit le corps. La terre boit goulument le sang se déversant du cou décharné de la carcasse. Les papillons qui volaient dans son estomac meurent sous pareille vision. Son cœur reprend un train d’enfer alors que la terreur chasse l’euphorie. Un cri de surprise, de dégout, d’effroi lui échappe. Il recule d’un pas devant le triste spectacle. Sa respiration s’accélère. Il se revoit, le bougre, dans cette ruelle sombre, la lame sectionnant la gorge de cette pauvre femme. « ALEC ! » Tétanisé par la peur, il crie, il appelle son ami à l’aide. Piwi. Piwi est mort. Brutalement assassiné on ne sait trop comment, on ne sait trop pourquoi. Un acte qui parait purement gratuit. Déjà, la culpabilité grandit dans les entrailles du rouquin. La poisse. Il porte la poisse. Deux fois que la mort le poursuit. Et si Piwi avait été la victime d’une personne n’ayant pas apprécié de voir deux hommes s’embrasser ? Il était celui qui avait réclamé ce baiser. Il pourrait très bien être coupable de cela. Enfin, la lumière semble se faire dans son esprit et il se détourne, courant vers le palefrenier pour peut-être pouvoir le préparer à la vision de pareil spectacle. Il sait à quel point l’animal était cher au cœur de l’homme. Lui aussi, il adorait l’équidé. « Ne t’approche pas ! Ne viens pas ! » Il finit devant l’homme, essayant de faire barrage de son corps, de l’empêcher de voir la cruelle vérité, la violence gratuite dont avait été victime l’innocente bête. Les larmes montent aux yeux du Fir Darrig qui ne sait que faire pour gérer la situation. Une main sur le torse du brun, cette fois ci il ne peut s’empêcher de se pencher en avant pour vomir. Ce sang… Tout ce sang… Piwi… Pauvre animal. De sa manche trempée, il s’essuie les lèvres, ayant principalement eut du whisky à rendre. « C’est Piwi… Ne va pas voir… C’est…. Il… Je suis désolé… »

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Alec Craft le Dim 10 Sep - 21:23

    Alec se tient le cul, agité par un haut le cœur et une sensation d’étouffement. Il y a des êtres qui supportent mal les piqures d’insecte, un oncle d’un ami avait tant gonflé avec une guêpe qu’il s’en était étouffé ! Loin d’être dans de pareil cas, le cul du jeune homme est bon pour porter la gibe énorme d’une boursouflure, et ressentir les élancement de la douleur.
    Mais le hennissement a le don de chasser, et l’idée qu’il embrasserait bien encore Tear’, bousillant un peu plus sa chemise s’il le laisse faire à sa guise, et la conscience du mal. Sa tête redressée, il fronce les sourcils, son ami est déjà debout, rien au sifflement.

    Pendant quelques secondes Alec se rappelle…la petite merde à sa naissance, son père qui lui dit « Celui-là, c’est le tient. » Une petite merde qui s’est presque pris pour un chien ! Ce n’est pas de la faute du lutin, ça, l’animal a toujours été un peu étrange et lui toujours trop…comme un gamin avec un poney ! A courir avec lui torse poil dans les champs, dormir avec les soirs d’orages et à lui parler comme s’il était un humain ! Son « Bas de centaure » comme dirait le vieux fou quand il l’a croisé.

    Il se met à rire, à cette pensée ! Son corps tout entier le préviens inconsciemment, certains appellent ça de l’auto défense, d’autre se voiler la face. Le hennissement a déclenché des cliquetis dans son esprit. Il est palefrenier, il connait les hurlements de douleurs des équidés, celui qui vous file un frisson lugubre dans le bas du dos, en vous paralysant un peu ! De l’auto-défense …
    Piwi ne veut que faire son intéressant, il est comme ça, toujours à faire des conneries, intelligent le merdeux, avec sa crinière de crâneur, la même que son maître.

    Il se masse la fesse d’une main, secouant la tête. Tear crie mais il ne l’aura pas, non pour sûr ! Il ne l’aura pas du tout, du tout ! Il a pigé, il n’est pas idiot, l’autre lui fait une blague. Une sale blague, comme la noyade. Il devrait lui dire d’arrêter, il risque de le prendre pour un Fir Darrig à force ! Hein !!!
    Et quand son ami arrive, Alec ricane, une main sur l’épaule, l’autre sur son…hum…torse, il lui répond. « Arrêtes tes conneries, je vais pas me faire avoir encore une fois. » Pourtant son ami est blanc comme un linge et le sourire du palefrenier a du mal à se maintenir en place. Il essaye, tant bien que mal, bien sûr, parce que son esprit ne veut même pas. « Tear arrête tes conneries putain ! »

    Il ne crie pas, il est simplement ferme. Il n’a pas envie de rire, même pour une blague douteuse, sur le sujet, pourquoi lui faire ça ? Pas ce sujet, ce serait comme…dire qu’il a embrassé Robyn ! Ou que Robyn est morte ! Il secoue la tête, non, faux. Tearlàch doit arrêter ! Quand il se met à vomir, après avoir barré de son corps, Alec recule brusquement.

    Ce n’est pas le vomi qui le fait reculer, au contraire, s’il ne se prenait pas une bonne dose de réalité dans les pensées, un hurlement au fond de sa propre conscience, il serait le premier à soutenir Tearlàch et ses régurgitations. Il ferait même une blague sur son haleine, pour la peine, mais là…non…il…

    Il recule de quelques pas, secoue sa tête en clignant des yeux, dans sa poitrine se compresse son souffle. Ce n’est pas drôle, pas sur le canasson, on rit, on se noie, mais pas le cheval ! « Putain c’est pas drôle Tear’ ! » Mais sa phrase est toute écorchée entre ses lèvres, il le prévient encore son ami, mais il…non, bon sang ! NON ! Non juste…non.
    Son corps se recule, il titube d’un pas, tangue d’un autre, avant de s’élancer. Le petit merdeux ne lui ferait pas un coup aussi merdique ! Ses yeux furieux, apeurés, il sait qu’il va passer le bosquet et Tearlàch va rire, il les traitera d’imbéciles et il finira par rire.

    Oui…non…il va rire. Si si !

    Si…

    Ses épaules tremblent, ses yeux s’agitent dans tous les sens, ce n’est pas que la sensation chaude et piquante dans ses pupilles lui soient inconnus, mais elle est…il ne l’aime pas. Elle vient bouffer ses paupières en plus, alors qu’il agite frénétiquement celle-ci, sans savoir où accrocher son regard. Le sang, la terre, les morceaux de…un haut le cœur le saisit. Où es Robyn ? Elle…non…il…

    La tête ? Ses yeux ne voient déjà plus tout très bien, c’est flou, et ce flou est chaud. Il renifle un grand coup, oscille, pourquoi est-ce qu’il a tant de mal à respirer ! Les traces de pas sur le sol, il finit par se jeter vers des buissons, s’y engouffrant au point de déchirer son visage des ronces, sa chemise, et les stries rouges sur son cuir halé finissent par apparaître alors que de toutes ses forces il tire la tête de son poney, par la crinière.
    Du sang, il finit par s’en mettre de partout, alors que prudemment, il ramène les morceaux de corps aussi normalement qu’il le faut, l’un à l’autre, remboitant presque la tête, avant de se mettre à sangloter, les doigts ensanglantés, tremblant sous l’emprise de la réalité.

    Il tremble, en pleurant, essuyant tant bien que mal ses propres joues, se couvrant de sang, mais vu qu’il n’en a pas la moindre conscience, il ne sait pas quoi faire, c’est tout. Pleurer, trembler, attendre Robyn. Il n’est pas tout à fait capable de penser qui, pourquoi, comment, ou quoi ! Ses genoux repliés mais les jambes écartés, ses coudes sur ses genoux, il cache son visage dans un de ses avant bras.

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Dim 10 Sep - 22:40


    Tu sais nager au fait ?
    Alec ξ Teàrlach

    « Putain c’est pas drôle Tear’ ! » Les deux yeux remplis de larme ne demandant qu’à déborder, il observe son ami. Son cœur se serre douloureusement. Il ne sait pas quoi faire, quoi dire. Quelque chose en lui le pousse à protéger son ami de la réalité, d’une manière ou d’une autre. Et il le pourrait. Il est bon menteur. Il pourrait éclater de rire, lui faire croire que ce n’est qu’une blague, l’éloigner. Loin de l’horreur, loin de l’épouvantable vérité. Que ça serait facile… Mais, au fond de lui, il le sait, Alec lui en voudrait au final. On ne peut cacher telle réalité bien longtemps. Et le corps… Il va falloir faire quelque chose pour le corps. Ils ne peuvent pas laisser Piwi dans cet état, ici. N’importe quel autre cheval, il n’aurait pas compris, il aurait soupiré et râlé mais Piwi… Piwi avait ce petit quelque chose exceptionnel. Une malice dans le regard, une affection particulièrement forte pour le palefrenier. On ne pouvait pas ne pas s’attacher à l’animal, ne pas être touché pour la connexion qu’il y avait entre les deux individus. Et tout cela, perdu, effacé en l’espace de quelques hennissements apeurés. S’il avait encore de quoi faire, il rendrait le contenu de son estomac, le petit fir darrig, à l’idée d’une telle horreur tant le dégout lui tord tripes et boyaux. Non, ils ne peuvent pas laisser Piwi ici. Parce que Piwi avait été plus qu’un poney, il avait été un compagnon. Et même si Teàrlach le connaissait moins qu’Alec ou Robyn, il avait, lui aussi, été indubitablement sous le charme de feux l’équidé. Alors, aussi dur que ça puisse être, par respect pour lui et pour Piwi, il ne mentira pas sur quelque chose d’aussi grave que sa mort. La boule dans la gorge, la détresse qui commence à se peindre sur le visage de son ami n’aide pas. Qu’est-ce qu’il aimerait pouvoir faire quelque chose pour l’aider, savoir trouver les mots, quelque chose… Mais la vérité est là ; son excentrisme est présent pour une bonne raison. Et cette dernière est simple. Le petit lutin est tout bonnement incapable de savoir comment se comporter en société. Inapte, tordu, c’est ce qu’il a toujours été, apprenant les règles sociales comme on peut réviser son algèbre, avec des pieds de plomb et l’envie d’aller faire autre chose de son temps. Et aujourd’hui, il le paye. Il baisse un peu la tête quand son ami le dépasse, allant voir de lui-même la cruelle réalité. Ses bras se serrent contre son torse, comme si cela pouvait apaiser la sensation désagréable qui pince l’entièreté de sa cage thoracique. Il se détourne, rejoignant son ami. « Alec… Tu ne devrais pas… » Sa voix sort à peine, elle se brise davantage alors qu’il le voit se blesser pour sortir la tête des buissons. Ses jambes se mettent à trembler alors que ses larmes glissent silencieusement sur ses joues déjà trempées. Alec aussi pleure. Le chagrin de son ami se répercute sur lui et il se surprend à haïr profondément la personne qui a fait ça. Si seulement il avait pu voir une silhouette ou quelque chose… Si seulement il avait une piste pour pouvoir le venger, pour pouvoir évacuer toutes ces émotions qui bouillonnent en lui et avec lesquelles il ne sait que faire.

    Alors il ravale le tout. Parce qu’il n’est pas l’heure de se laisser submerger. Alec a besoin de lui. Il est trop tard pour Piwi mais il peut aider le brun à passer au-dessus du chagrin. La gorge toujours aigre de l’alcool rendu un peu plus tôt, il s’avance, toujours mal assuré sur ses jambes. Sans même y réfléchir, une claque part sur la fesse du second équidé, venu voir, porté par la curiosité, ce qui pouvait bien se passer. L’animal détale. Sans même le savoir, il espère le voir ramener Robyn. Lui, au moins, il saura quoi faire. Robyn sait toujours quoi faire. Il est toujours plein d’assurance et il est si proche d’Alec… Si proche que Teàrlach en serait presque jaloux… Mais là n’est pas le sujet. Les genoux tombent dans l’herbe, aux côtés de la silhouette prostrée. Ne sachant que faire, ne sachant comment réagir, que dire… Il prend une grande inspiration tremblante, lançant un très maladroit « Alec… » Sa propre détresse et inquiétude est palpable dans le ton de la voix s’élevant presque timidement entre les deux hommes. Comme si son ami pouvait se briser en morceau au moindre contact mal géré, c’est avec une délicatesse sans nom qu’il pose une mais sur le dos animé de tressautements. Il le frotte quelques instants, la gorge trop nouée et le cerveau trop paniqué que pour parvenir à sortir le moindre mot réconfortant. Que dire en même temps ? Piwi est mort. Subitement. Personne n’aurait pu prévoir cela, tout comme ils n’auraient pas pu prédire la violence de l’acte. Le cul du rouquin tombe au sol alors qu’il s’enhardit. Sa main remonte dans les cheveux de son ami, se voulant apaisante alors qu’elle joue avec les boucles brunes. « Je suis désolé. » Il ne serait dire pourquoi, mais il se sentait coupable de ce qui venait d’arriver. Quelque chose lui souffle au creux de l’oreille que la mort le suit, d’une manière ou d’une autre. Peut-être devrait-il prendre ses distances avec Alec et Rob ? Il ne veut pas les voir dans cet état… Pas eux… Sa main glisse sur l’épaule pour l’attirer d’autorité tout contre lui, le tirant dans ses bras qui se referment sur le corps tremblant du fir darrig. Teàrlach cligne des yeux pour essayer de chasser les larmes alors qu’il commence à lisser les cheveux d’Alec. Son regard coulisse vers le ciel. Tout pour ne pas voir l’horrible spectacle, tout pour ne pas regarder l’ignominie. « Je suis tellement désolé… »

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Alec Craft le Lun 18 Sep - 16:52

    Le visage enfouis, il est assis, prostré, tremblant, ailleurs. Les bras devant les yeux s’il ne voit pas, alors ça n’existe pas. L’odeur est pourtant là, comme une fragrance maudite, lui signalant qu’il ne rêve pas. Le parfum métallique du carmin lui donne envie de hurler, de crier, de gueuler tout son saoul.
    Il pourrait paraître futile de s’attacher ainsi à la vie d’un animal, mais au-delà de la créature à quatre sabots, il s’agit d’un compagnon, son acolyte pour ainsi dire, une créature qui a vécu milles stupidités avec lui, une histoire, une vie. Il a aimé ce petit con parce qu’il est le premier cheval que son père lui ait réellement confié, alors son cœur est meurtri et il refuse de voir.

    La supplique de l’ami est refusé, il croise les bras, il refuse, rejette de tout son corps. Ce n’est pas la faute à l’autre, il refuse, c’est tout. Parce que sinon il accepte, ce n’est qu’une douleur que l’on ne veut pas, Alec ne la supporte pas. Il manque Robyn, c’est étrange, ils n’ont jamais vraiment perdu un être cher, dans leur histoire, un être qui leur manquerait comme la mère d’Alec. Mais il y a Piwi et cette nouvelle aventure cingle le cœur de l’acolyte d’une marque indélébile.

    Non qu’il ne surmonterait pas, il trainerait sa peine et porterait sa tristesse, il sourirait et il s’en souviendrait. Mais pour le moment, le monde s’est abattu. Est-ce le baiser ? Il emmerde volontiers les gens, siècles des lumières mon cul dans ce cas ! Qu’ils baignent dans l’obscurantisme et qu’il ne fasse pas chier le monde !

    Son regard se dégage à peine de sa cachette, pour regarder entre les boucles le visage de Tealàch, pauvre petit lutin assistant à la scène, ami, fidèle, présent. Il se laisse tirer, silencieux, incapable de réellement parler, ne désirant pas penser. Le corps de l’ami est chaud,alors qu’il a froid, mais il est aussi glaciale. Ils vont attraper la mort dans leurs vêtements détrempés et Alec le réalise à peine. « Ce n’est pas ta faute. » Marmone Alec grave, la voix rauque. Il ferme les yeux, pour arrêter de penser, mais ce sont les larmes qui lui font mal, dégoulinant de ses yeux comme des aiguilles venant lui picorer les joues.

    « Où es Robyn ? Il faut que…elle devrait… » Sa langue a fourché sans qu’il s’en rende compte, il commence à trembler, le froid vient le saisir plus qu’il ne le voudrait, il se resserre dans les bras de son ami, admirant de se taire et de s’entendre respirer. Il ne réalise pas qu’il n’a pas usé du il si précieux, caractérisant Rob’ pour le commun des mortels. Mais il voulait Robyn, son amie, pas l’escrimeur masculin d’Edimbourg. Il est un peu paumé dans son chagrin…

    Relevant la tête, les larmes coulant, le poussant à renifler bruyamment, il marmonne qu’il doit … enterrer PIwi. Le ferait-il à main nu ? Oui, il commence à essayer de gratter la terre, pour couvrir le spectacle, pour dissimuler le tout, préférant le faire vite, que de continuer à regarder le corps de l’animal ami. Il serait difficile de  de lui faire lâcher sa besogne, alors qu’il se met en route, qu’il débute, qu’il creuse, ses ongles se remplissant de la terre, voilà, ce serait parfait. « ça ira mieux, après, oui…je crois. »

    Un peu trop de chagrin et pas assez de raison, il faut l’humeur d’une ceasg pour calmer un lutin, mais il veut bien qu’un lutin autre l’aide aussi à faire quelque chose, à moinsqu’il ne fasse preuve d’autorité. A genou dans la terre, la chemise ouverte et trempée, la mèche gonflée d’eau tombant sur son visage, il creuse, regarde Tearlàch. « ça ira mieux, après…si… »Il renifle bruyamment essuyant le bout de son nez coulant avec le revers de sa manche mouillée !

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Sam 23 Sep - 20:57


    Tu sais nager au fait ?
    Alec ξ Teàrlach

    « Ce n’est pas ta faute. Où es Robyn ? Il faut que…elle devrait… » Le lapsus s’envole dans l’air. Les mots raisonnent au creux d’une oreille. Le lutin se jure de garder cette information pour plus tard, ravalant sa curiosité mal placée. Ce n’est pas sa place, pas maintenant. Il aura tout le loisir de poser des questions à Alec sur cette appellation étrange. Non, pas Alec. Il ne veut pas l’accabler davantage. Il ne veut pas rajouter cela à son chagrin. Pour la première fois de sa vie, le rouquin se soucie réellement du confort et du bien-être de quelqu’un n’étant pas de sa famille. Et ça le perturbe. Fixant le vide, son esprit vagabonde, s’échappe malgré lui. Quand a-t-il commencé à sentir un besoin de protection envers son ami ? Qu’est-ce que cela veut bien dire sur lui ? Est-ce en rapport avec le baiser ? La mine sombre, il se botte mentalement le cul de penser à pareilles choses compte tenu de la situation, compte tenu de cet homme qui le serre plus fort, tremblant de tristesse et de froid dans ses bras. En réponse, il resserre son étreinte, passant une main dans son dos pour essayer de réchauffer la peau glacée par l’eau et la fraicheur écossaise. Mais l’homme ne reste pas, se penchant en avant pour commencer à gratter furieusement le sol, marmonnant dans la folie de son chagrin. Le spectacle est douloureux à voir et le lutin hésite à se joindre à lui. Il a l’air tellement perdu, tellement triste, tellement en souffrance. Teàrlach marque un temps d’arrêt, observant ses possibilités. Finalement il se relève, le regard brillant de sa propre douleur. Douleur de devoir arracher cette personne si importante pour lui à ce qui doit probablement être un rituel de deuil. Mais ce n’est pas sain… Il le voit bien, l’autre lutin est clairement en train de se faire du mal. Les yeux rouges le fixent alors qu’une manche vient frotter un nez morveux. Il se penche et profite de l’occasion pour lui saisir le coude. « On fera ça plus tard. Suis-moi. » Il n’a pas une carrure si marquée, le petit lutin. Sa musculature est fine et souple, pas le genre de brute qui peut vous déplacer un homme si ce dernier n’a pas envie de bouger. Pourtant il tente sa chance, entrainant le palefrenier à sa suite, rejoignant les bords du loch où ils pêchaient avant que toute cette folie ne commence.

    « Piwi n’ira nulle part. Et tu m’inquiète bien plus que lui en ce moment. Assis toi sur ce rocher. » La voix est ferme mais son visage est mal assuré. En bordure d’eau, il fait tomber sa chemise déchirée et détrempée pour l’utiliser comme linge. Il s’agenouille dans l’eau, ignorant les galets douloureux sous ses jambes. Il trempe méticuleusement le tissu dans l’eau froide, s’assurant qu’Alec ne se retourne pas pour observer la carcasse de loin. « Reste avec moi, tu veux bien ? On va commencer par te décrasser un peu. Rob est probablement en chemin à l’heure qu’il est. Passe-moi tes mains. » Il lui parle lentement mais d’un ton ferme. Il marche sur des œufs, il ne sait pas trop quelle position prendre. Il a peur de trop le brusquer, il a peur de ne pas assez l’encadrer. Et si Alec lui en voulait par la suite de ne pas l’avoir laissé s’occuper de Piwi comme il le voulait ? Et s’il lui en voulait d’avoir amené la mort dans son sillage, causant la mort de son fidèle compagnon ? Le lutin ravale ses larmes comme il le peut alors qu’il attrape délicatement l’une des mains d’Alec, la caressant du bout des doigts malgré lui. C’est la première fois qu’il lui tient ainsi la main… Et ce n’est pas le moment pour penser à ça. Il se flanque un nouveau coup de pied mental au cul avant de récupérer la chemise fraichement trempée pour commencer à décrasser la main de son ami. « Je garde un œil sur lui pour toi, ne t’inquiète pas. Il ne lui arrivera rien tant que je serais là pour veiller. » Il frissonne sous la brise écossaise mais décide de volontairement ignorer la chair de poule qui hérisse sa peau. Après tout, à peau nue ou vêtu d’une chemise trempée… C’était un peu la même. « Raconte-moi une belle histoire sur Piwi ? Je… Je ne sais pas si ça va aider mais quand j’ai perdu mes parents quand j’étais enfant, ça m’aidait de parler des bons moments que j’avais eus avec eux. » Pendant ce temps, il s’échine à nettoyer doigts et ongles, à chasser terre et sang. « Mais si tu préfères ne pas en parler, c’est très bien aussi. » La première main terminée, il passe à la seconde, prenant tout juste le temps de tordre ce qui avait été une chemise dans l’eau pour en chasser le contenu avant de retourner à son nettoyage, jetant tout de même un bref coup d’œil à la carcasse au loin, priant intérieurement pour que Robyn de traine pas trop. Nul doute que l’escrimeur ferait un bien meilleur soutient que lui. « J’aimerais pouvoir faire plus… » Souffle-t-il, libérant une partie de sa propre angoisse par la même. Il lâche les doigts de son comparse pour poser sa main sur la mâchoire de l’homme. Son derme se perd dans la barbe de quelques jours alors que son pouce caresse une joue sanglante. Impuissant. Il se sent totalement impuissant. Et il déteste profondément ça. « Mais c’est de Robyn dont tu as besoin. Il ne devrait plus tarder maintenant. » Il maudit sa maladresse, il maudit son cruel manque d’apprentissage des bonnes conduites en société, il se maudit de ne savoir que dire ou que faire, il se maudit d’être un boulet incapable d’être simplement spectateur d’un spectacle à lui fendre le cœur. Boulet au pied de son ami qu’il se sent en ce moment, le petit lutin qui essaye d’être ce qu’il n’est pas pour cet homme bien plus important pour lui qu’il n’est prêt à le reconnaître.

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Robyn Hay le Sam 23 Sep - 21:06

    Robyn se pratiquait aux attaques sournoises à la dague dans a cours fermées quand le cheval arriva miraculeusement à retrouver son chemin jusqu’à son box, sans se faire arrêter, voler ou blessé. Le petit palefrenier qui ne donnait pas grand attention à ce que la Marquise faisait releva le nez de son tas de foin en voyant le cheval, rentrer seul. Rapidement, il l’attrape par la courroie et doit le calmer parce que la bête est vraiment agitée. Rob arrête son entrainement et observe la scène puis s’approche pour prêter main-forte à l’homme : « D’où revient-il ? Il s’était échappé ? » Non. C’était la monture que maitre Ó Ceallaigh a prise pour accompagner Alec à la pêche. « Où ? » St Margaret's Loch. « Quand ? » Il y a déjà quelques heures. Est-ce que tout va bien vous croyez ? « Prépare-moi mon cheval, je préfère ne pas prendre de risque. »

    Rapidement, elle alla prendre une épée dans son arsenal personnel et un pistolet, prêt à tirer. Elle ramassa une deuxième épée, puis une dague, puis une autre et les cacha dans une large couverture de laine. Avec son lot envelopper sur son épaule, elle détala dans la cour pour se diriger vers son cheval que le palefrenier avait sellé sans tarder. Son baguage attaché derrière elle, Robyn monta et fit claquer ses talons sans d’autres explications pour sortir dans les rues de Canongate et se diriger vers l’opulente nature qu’était l’Holyrood Park.

    Alec n’aurait jamais laissé une de ses bêtes s’échapper et la laisser courir comme ça, avec le risque qu’elle se blesse. Il appréciait beaucoup trop les chevaux. Le connaissant, il aurait préféré embarquer sur son Piwi adoré et partir à la poursuite de l’échappé comme un défi enivrant. Un truc aussi pour faire son spectacle à Teàrlach, chemise en moins et cheveux au vent. Cette idée l’aurait probablement fait sourire si elle n’était pas légèrement inquiète et occupée à éviter les passants et les calèches pour se diriger le plus rapidement possible dans les bois et rejoindre les rives du lac. Et s’ils s’étaient noyés, comme des gros nuls ? Ou avait-on pillé leurs montures pendant qu’ils faisaient joujou avec les poissons ? Elle espérait seulement qu’Alec avait choisi le même endroit que d’habitude pour prendre la barque et partir sur le large.

    Détalant aux abords de la plage de galets sur le dos d’une bête à bout de souffle, Robyn se redressa sur ses étriers pour voir mieux et plus loin si elle n’apercevait pas les deux hommes sur l’eau ou la berge. Elle n’avait pas trop pris soin de se mettre présentable pour sortir. Une chemise blanche jaunit par l’usure, légèrement déchirée à certain endroit, un peu transparent, elle portait une veste sans manche de couleur foncée, ouverte parce qu’elle avait eu chaud à s’entrainer et un pantalon d’homme rapiécé grossièrement. Une odeur particulière parvint à ses narines, portée par la brise du lac. Contre toute attente, son corps reconnut cet enivrant miasme avant que son cerveau ne le comprenne. Un long frisson parcourut sa peau et elle dut ferme les yeux pour reprendre ses esprits.

    Esprits qui, au lieu de se laisser aller à l’appel du sang, se mirent à aller dans tous les sens : Et si Alec était blessé ? Et si c’était lui qui saignait ? Et s’il était mort ? Robyn ne préférait pas y penser. Pas maintenant. Elle devait garder son sang-froid. Teàrlach savait se défendre, son ami de toujours aussi ; ils ne pouvaient pas être aussi bêtement mal en point.

    Un mouvement au loin attira son regard et elle vit deux hommes recroquevillés vers le loch. L’idée de simplement surprendre son unique en plein préliminaire avec Teàrlach lui empourpra les joues un instant ; car après tout, elle connaissait bien les étendues des qualités libertines de son ami, il ne s’abreuvait pas seulement des plaisirs féminins et elle ne lui en voulait pas du tout. Peut-être qu’elle aurait été aussi diversifiée de ces intentions si elle savait … ce que …

    Pas le temps d’y penser et ne tentons pas sa chance. D’un bon, la marquise sauta de sa monture. D’un mouvement long et gracieux, elle tira de son paquet son épée puis attrapa un pistolet. Elle laissa sa monture près de la lisière de la forêt puis s’approcha rapidement et silencieusement, jusqu’à découvrir les deux hommes bien portant, à moitié nu…

    … Alec était couvert de sang.

    - Où est-il blessé ? Arrive à demander Robyn à Teàrlach en s’approchant, pistolet et épée levée.

    Mais, à seulement quelques mètres de là, elle doit s’arrêter devant la scène qui ne faisait aucun sens. Ses instincts en émoi, l’escrimeuse figea sur place. Elle eut l’impression que son cœur allait soudainement sortir de sa poitrine. À cause de son unique couvert de sang frais ou de son mammifère ami, démembré loin de la rive ? Une profonde envie lui réchauffa le bas ventre, une soif indescriptible lui assécha la gorge. Beaucoup trop de sang…

    Une pensée lubrique emportant toute la logique de Robyn pendant un instant. Lécher l’hémoglobine sur le corps d’Alec l’obséda comme si c’était la seule chose qui importait. Passer sa langue sur le sang qui séchait sur sa peau. Déposer ses lèvres sur chaque parties de son corps. Le goûter sous cette fine épaisseur vermeille.  Elle fit quelques pas et son regard n’arriva pas à se détacher du tout ce sang que le sol avait absorbé, des plaies béantes de Piwi. L’odeur du cruor l'enivrait tellement qu’elle en oubliait le vomi non loin et la présence de Teàrlach. Sa respiration était profonde, son regard se fit soudainement vitreux et si elle n’avait pas la bouche fermée, probablement que filet de bave d’appétit en aurait coulé.

    D’un vif mouvement, la Marquise se retourna sur elle même et ferma les yeux durement. Que se passait-il encore ?! Elle avait toujours apprécié la vue du sang et doutait bien que sa férocité au combat venait de cette soif morbide et héréditaire mais, jamais ça n’avait été aussi intense et profond ! La plupart du temps, le contrôle et la fatigue post-combat avaient le dessus sur son appétit sanglant. Il y avait des choses qui changeait chez l’escrimeuse, qui se transformait et elle ne se sentait plus tout à fait la même depuis quelque temps.

    Après quelques instants, qui passerait pour un moment en retrait pour contrôler son dégout ou sa peine, Robyn réussit à se retourner, le menton haut, sans une larme et sans hésitation. Son épée déposée, son pistolet habillement rangé dans son pantalon. Caché toute sa tristesse, son dégout et son appétit pour se concentrer uniquement sur son ami. Elle arrive à supporter le macabre spectacle des morceaux de Piwi lamentablement rassemblés et doucement, s’approche d’Alec et glisse une main sur son dos, puis son coup et remonte sur son crâne, perdre ses doigts dans ses boucles mouillées. Elle fléchit les genoux derrière lui et dépose son front contre le bas de sa tête, en silence. Ses bras finissent par lentement entourer les épaules de son meilleur ami et elle reste ainsi, essayant seulement de le contenir dans ses bras et de partager avec lui ce moment. Elle serait aussi couverte de sang, mais ce n'était pas important.

    - Je suis là… je suis là, lui susurre l’escrimeuse à l’oreille.

    Entre temps, Robyn tourne légèrement sa tête et observe Teàrlach, à leur côté, qui semble perdu. D’une poigne ferme, elle attrape l’un de ses bras et l’attire vers eux, pour qu’Alec sente aussi sa présence. Il aura besoin des gens qu’il apprécie près de lui digérer la mort aussi sauvage de son ami d’enfance.

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Alec Craft le Mar 26 Sep - 8:16

    « Non…maintenant…s’il te plait…Tearlàch…s’il te plait. » Il marmonne la supplique en étouffant le son de sa voix, sans force, sans volonté, pantin désarticulé par la tristesse, il se fait emporter par son ami, en essayant de lutter, tant bien que mal, sans raison autre que faire des gestes de douleur, abdiquant ses prises au final, pour se laisser emmener par son ami.

    « Non, il ne faut pas…il ne faut jamais s’inquiéter pour moi. Moi je m’inquiète…pour toi, Robyn… » Ceux qu’il aime au fond. Ils peuvent paraître nombreux, mais ils ne le sont pas tant que ça, de vraiment important ils sont deux. Robyn puis Tearlàch,   ils sont importants. Tout comme l’était Piwi. Piwi …il réalise et cherche le cadavre du regard, frigorifié. Lui qui n’a jamais froid, il est gelé. Le lutin est soudainement épuisé par la tristesse. Aussi penaud qu’un petit garçon, le cul sur le rocher, il a bien peu de superbe, pour une fois, ce lutin puant.

    « J’ai froid… » Marmonne Alec la voix rocailleuse en tendant ses mains vers son comparse, agité par un tremblement. Mais ce n’est pas réellement du froid conscient, plus des frissons de tristesse qui agite son thorax alors qu’il renifle avec bruit. Il hoche la tête, il s’en occupe, d’accord, il lui fait confiance pour ça, ça va, c’est d’accord. En reniflant encore, il voit la peau blanche de son comparse sous son regard et il s’accroche au rebond que fait le bras, sur l’horizon de l’épaule, observant l’os ou le muscle rouler, pendant qu’il se laisse nettoyer.

    Du rouge, la couleur rouge…elle occupe son regard comme une addiction qui vous calme rien qu’à vue. Ses pupilles azurées s’ancrent dans la contemplation pourpre, alors que ses lèvres sont serrées, sans mots, sans fougue,sans…Alecquerie. Fidèle et bon, de part nature, le lutin regarde son comparse, parler de ses parents et de leur mort, il a envie de le serrer dans ses bras, conscient qu’on ne peut comparer la mort de ses créateurs à celui d’un poney, tout fidèle, tout Piwi qu’il soit. Son cœur se tords et il a envie de prendre Tearlàch dans ses bras, de serrer, très fort et de respirer l’odeur de son cou…

    Mais il ne fait rien. Il déglutit et laisse son ami, les yeux maintenant sur le visage inquiet de Tear’. Il voudrait tellement retrouver de son étincelle, lui sourire, et même l’embrasser en lui disant que ça va. Oui, juste, faire ça. L’embrasser et lui dire « ça va. » Oh bien entendu, ce serait un demi-mensonge ou une demi-véité,mais ça le blesse de voir son ami comme ça et Rob alors ! Quand elle arriverait…

    Il ferme les yeux. Quelques secondes après, l’autre avoue vouloir faire plus, il soupire délicatement sous la présence de sa main sur sa joue, et rejoint ses doigts des siens, pour les saisir, doucement et ouvrir les yeux bleus rendus si perçant par la tristesse. Il voudrait lui dire qu’il est aussi important, qu’il ne doit pas s’inquiéter, qu’il ne devrait pas se rabaisser, qu’il a envie qu’il le prenne simplement dans ses bras. Un Alec, ce n’est pas compliqué, ça aime le toucher…faut croire qu’il a pris du Ceasg avec ce besoin de toucher, de câliner, de serrer, de montrer qu’il aime les autres en devenant tactile ! Foutu Robyn à filer ses mauvaises habitudes ! Haha !

    Il n’a pas le cœur à rire, mais il sursaute quand il entends le bruit d’un cheval, sans lâcher la main de Tear, il en est incapable…et il la voit. Epée et pistolet relevés…ses larmes coulent encore dans des perles salines sur ses joues, alors qu’en la voyant ainsi prête à tuer le monde, il a envie de rire. Mais il en a pas la force. Elle est belle, Sa Robyn. Et maintenant, il a envie de les embrasser tous les deux. De perdre sa tristesse aux bords du lac en les aimant avec une force brutale qui lui vrille le bas ventre. Robyn et Tearlàch. Tous les deux. Mais il sait que cette peine il la consolerait au bordel de la Taule avec une putain qu’il apprécie….loin de Rob…loin de Tear…alors qu’il voudrait être avec eux…

    Sauf que déjà le lutin puant accepte pas de vouloir Rob, alors Rob ET Tear, bonjour l’impossible. Non qu’il ne puisse pas coucher avec Tearlàch, ils sont de même rang, de même connerie et …bref. Toute cette digression est d’une stupidité !

    Et puis, au fond, enfin, son cœur se défait d’une lourdeur…si pesante. Il sent le contact du corps de Robyn. Il ferme les yeux, libérés et porte sa main libre sur son bras qui l’entoure, il déglutit et un soupir file de ses lèvres, comme heureux de ce contact, affranchis de sa douleur, il tremble moins, le froid le perce moins et de quelques mots tout suffit. Et alors, quand elle rajoute Tear…tout devient un cocon parfait.

    Parfait…il n’y a que ceux qui lui vont. Que ceux qu’il aime profondément. Les yeux cessent de pleurer et d’un mouvement, il cherche à faire passer Rob devant, en y parvenant, ses bras puissants entourent avec poigne les deux autres, pour qu’ils soient coincés dans ses bras, alors qu’il resserre son emprise, un visage de chaque coté du sien, il n’a plus envie de bouger. « Je vous aime hein… » Dit-il d’une voix rauque, un je t’aime d’ami non ? Ou plus profond ? Pour son esprit éveillé c’est amical, pour son esprit inconscient c’est plus que ça.

    La maladresse de lutin puant de Tearlàch, la fausse force de Ceasg impétueuse de Robyn…

    Il sourit, de ces sourires heureux de comprendre que l’on a autours de soi des gens importants pour son âme et son cœur, et il se sent gagner d’une autre force. Personne ne toucherait ses amis, personne ne leur ferait le moindre mal, parce qu’il serait là. Pas la peine de le dire à voix haute, ils trouveraient à y redire mais pourtant, là maintenant…il sait ! C’est décidé. Il mourrait pour eux, se jetterait entre toutes les haches du monde, mourrait du coup entre toutes les haches du monde…

    Il desserre ses bras au bout d’un très long moment, les laissant retomber pour les regarder tous les deux. « Il faut…je sais pas. » La paume de sa main trouve ses yeux et il se les frotte, se foutant de la terre sur le visage et dans l’œil, ce qui l’oblige à fermer la paupière. « Aïe… »Marmone-t-il, son visage grimaçant alors, la bouche ouverte mais aussi pliée, il ouvre et ferme la paupière et finit choper de l’eau en coupelle dans sa paume pour virer la terre. L’œil un peu plus rouge maintenant et le visage en parti mouillé, il regarde en direction du cadavre. « Comment on fait…sans pelle…sans rien…j’le laisse pas là. »

    Il ne pleure plus mais sa gorge souffre et il se la racle pour calmer le potentiel sanglot. Soudain, une idée. « On peut le mettre dans la barque ? » Oui, celle qui est au centre du lac gelé. Ils pourraient l’attacher avec des cordes aux chevaux et puis… « Je peux aller la chercher ! » L’idée lui parait si soudainement lumineuse. Mais Alec ne peut pas totalement rester à contempler, quand ça va pas, il doit faire de l’excercice et s’il ne peut pas faire formidablement l’amour à Robyn et Tearlàch, avec une passion dévorante pour la vie et les corps, il doit aller chercher cette foutue barque. Il retire rapidement sa chemise, heureusement qu’il avait laissé ses bottes avant de monter dans la barque, parce qu’il déteste quand elles sont mouillés et c’est seulement avec un pantalon qui a un peu glissé, révélant alors les débuts d’un cul blanc et musclé qu’il s’avance dans l’eau. Voilà.

    Faut pas l’arrêter ! Voilà ! Il s’avance. Et même il plonge, son corps s’engouffre dans l’eau glacé et c’est le silence de l’eau qui fait du bien, d’ailleurs, il ne remonte pas de suite, préférant continuer à s’engouffrer dans les limbes aquatiques, brassant l’eau à grand mouvements de muscle, de force, respiration retenue. De quoi inquiéter la surface !

    Il finit d’ailleurs par remonter, d’un grand coup de cheveux rejeté en arrière et d’un grand souffle goulu. Il flotte, quelques instants, avant de se retourner vers les deux autres et partir vers la barque. Parvenant enfin aux abords de l’objet, il y remonte habilement, craignant de la renverser un instant, mais une fois dedans et bien installé, il chope les rames. Nul personne n’aura vu une barque revenir aussi vite aux bords, alors qu’il déploie force et vitesse histoire de fatiguer son corps triste. Ça ne suffirait pas pour retirer sa peine, et il sait par avance où il finirait ce soir…

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    Sauf quand je me dois de veiller sur elle -ce qui est une chose coutumière-. Mais en même temps, elle ne sait pas le faire pour elle-même"




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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Mer 27 Sep - 20:02


    Tu sais nager au fait ?
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    « Où est-il blessé ? » Il ne l’avait pas entendu arriver. Teàrlach sursaute, redressant vivement la tête vers l’escrimeur. « Il ne l’est pas. » Est sa seule réponse. Voir l’homme armé, prêt à défendre son palefrenier réchauffe le cœur de Teàrlach en même temps qu’il sent un poids quitter ses épaules. Il n’est plus seul à devoir gérer Alec. Ce qui est une bonne chose pour tout le monde parce qu’il se sent particulièrement mauvais à ce jeu-là. Pataud, maladroit, il se sent particulièrement inutile quand il s’agit de remonter le moral d’un ami… Et tout particulièrement d’Alec. Tétanisé, il a peur de briser quelque chose, d’avoir un geste ou un mot malheureux, de voir l’homme se briser un peu plus à son contact. Il ne désire que bien faire. Et quelque chose au fond de lui lui souffle qu’il en est incapable. Il a toujours été un destructeur. Il tire les gens dans leur peur, anime leurs cauchemars la nuit, il les traine dans la folie et la paranoïa jusqu’à les briser. Il ne répare pas. Il n’a jamais réparé. Il ne sait pas comment faire, ce qu’il faut dire. Alors la silhouette familière le rassure parce que, au moins, s’il brise quelque chose maintenant, il pourra toujours se réconforter en rejetant la faute sur Robyn. C’est sale, c’est tordu, il se déteste pour ça. Mais c’est ainsi qu’il a toujours été. Et il ne pourrait supporter d’être celui qui brise l’homme en face de lui. Il veut se retirer, laisser les deux amis à leur chagrin, leur laisser le temps du deuil, de se consoler mutuellement. Mais c’est sans compter la main d’Alec qui s’est fermement attaché à la sienne, finissant de le mettre mal à l’aise. Robyn arrive sur eux et Teàrlach ne peut s’empêcher de lui envoyer un regard suppliant, il doit faire quelque chose. Il connait mieux Alec que lui, il connait les clés à tourner pour l’aider dans ce genre de situation. Oui, Rob sait mieux que lui. Ou en tout cas, il est plus rassurant de le penser. L’escrimeur encercle les épaules de son ami et lui murmure des mots rassurants. Il pense profiter de l’occasion pour se soustraire pour de bon au moment, pour aller voir ce qu’il peut faire pour aider du côté de la carcasse. Son regard croise celui de la Marquise et il se retrouve à nouveau attiré pour une étreinte. Douce et rassurante étreinte que celle-là. Il se sent comme un intrus mais cela a l’air de faire du bien au brun. Alors il choisir d’avoir confiance en Robyn. Après tout, c’est lui qui sait… Coincé dans l’étreinte, il ferme les yeux. Lui qui a toujours été fort tactile, il n’a jamais épongé son chagrin dans aucune étreinte que ce soit. C’est… Agréable. C’est rassurant. L’odeur du sang est oppressante mais la chaleur des corps apaise sa peau mordue par le froid. Il enroule un bras autour de l’épaule d’Alec, l’autre allant se perdre à la taille de Robyn. Son front se pose sur l’épaule squattée et il lâche une longue inspiration. « Je vous aime hein… » Son cœur manque un battement à la déclaration qu’il sait pourtant être purement amicale. Ses yeux se rouvrent, il observe le vide chaleureux de leur étreinte. Enfin, il peut reculer, récupérer tous ses membres, essayer de calmer le début de feu inapproprié qui prends encore ses joues d’assaut.

    « Il faut…je sais pas. Comment on fait…sans pelle…sans rien…j’le laisse pas là. On peut le mettre dans la barque ? Je peux aller la chercher ! » Le besoin de s’occuper, de se rendre utile. Il l’avait lui-même vécu à une époque. Quel petit garçon serviable il avait été lors de ses premières semaines chez les Leamhnach… Il ne moufte donc pas quand le lutin s’éloigne et disparait sous l’onde. Il retient cependant son souffle en attendant de le voir remonter à la surface, suivant silencieusement son évolution du regard par la suite. Pas que ça ait une quelconque utilité. Lui-même ne sait pas nager et il ne pourra donc rien faire pour aider en cas de noyade. Mais ça le rassure de suivre la silhouette des yeux. Pendant ce temps, ses bras s’enroulent autour de son torse, essayant de frictionner la peau transie de froid. « Je suis content que tu sois arrivé… Je ne savais plus quoi faire pour le canaliser… » Il coule un bref regard à l’homme, la parole malheureuse d’Alec lui revenant en tête, attisant sa curiosité. « J’ai dû l’empêcher de gratter la terre à la main pour creuser une tombe à Piwi… Je ne savais aps quoi faire, ce qu’il fait quand il se sent mal ou un peu déprimé. J’ai fait de mon mieux. » Il laisse couler un blanc alors qu’il continue d’observer Alec braver avec force les eaux. « J’espère que c’est suffisant. Ses propos n’avaient plus vraiment de sens… Il t’a même nommé comme une femme… » Son regard coulisse sur Robyn, désireux d’en détailler les expressions à la révélation. Déjà, Alec revient avec la barque et Teàrlach ne peut qu’être impressionné de tant de force. Et alors que l’homme arrive, ses yeux s’attardent sur les muscles en mouvement. Il se racle la gorge, se détournant vers la carcasse. « Il faut ramener Piwi jusqu’ici maintenant… » Il n’est pas bien fort, il n’est pas bien sportif. Sa seule musculature, il la doit à ses heures passés à s’entrainées à l’escrime. Sport dans lequel il ne brille pas particulièrement, son niveau restant plutôt moyen. Rien à voir avec la célébrité des passes de Robyn en somme. « Merci d’être venu. » Souffle-t-il tout de même à l’escrimeur avant de se mettre en route, s’approchant du spectacle qui lui retourne l’estomac. Par chance, il n’a plus rien à rendre, se contentant d’observer la masse de kilo en se demandant comment diable à trois ils allaient pouvoir arriver à le trainer jusqu’à la barque…


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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Robyn Hay le Sam 14 Oct - 21:41

    Le serrant aussi fort et d’aussi prêt qu’elle le pouvait, elle lui tapota le dos amicalement quand Alec, malgré la douleur encore vibrante, leur avoua qu’il les aimait. Rob aussi l’aimait, c’était d’ailleurs indéniable. Leur relation compliquée et ambigüe, mais c’était plus que ça. Peut-être qu’il serait temps qu’ils se rendent compte que cette éternelle proximité devait les mener à l’ultime contact… Et pourtant, ces deux adultes irresponsables étaient aussi têtue l’un que l’autre.

    Dans tous les cas, la présence de Tearlàch ne la dérangeait pas vraiment puisqu’elle savait bien qu’il avait aussi une place importante dans la vie d’Alec. Puis, l’important, pour l’instant, c’était leur ami commun. Tear et Rob étaient deux personnages bien différents, mais certains points en commun pourraient finir par les liés. L’escrime et le deuil d’Alec, par exemple, sont un bon point de départ.

    Pendant ce qui semblait l’éternité, Rob se laisse porter par la chaleur de leur proximité et l’odeur envoutante du sang séchait sur le corps et les vêtements des deux Fir Darrig. Elle s’était seulement accrochée à ce que ses mains trouvèrent et se laissa elle même enlacer dans le cocon qui se voulait rassurant pour Alec. Rob laisse le groupe se dissoudre lentement, sentant qu’Alec avait retrouvé son sang-froid et était rassuré puis elle l’observe en silence pendant qu’il cherche solution a un fâcheux problème.

    Un hochement de tête, un sourire gentil et compréhensif, la marquise attrape sa chemise ensanglantée et partiellement trempée qu’il enlève puis laisse Alec aller chercher la barque à la nage. C’est au prix d’un contrôle incroyable qu’elle arrive à la tenir dans sa poigne sans en inspirer son odeur. Sa mâchoire se sert, ses nerfs se tendent, mais elle ne bouge pas. Son épée dans le sable à côté d’eux, elle observe sans un mot Alec, question d’intervenir s’il trouve la bonne idée de se noyer.

    Un sursaut, la voix de Tearlàch la ramène à la réalité, coupant court à ses délires sanguinaires. Debout, elle tourne la tête vers lui, le voyant grelottant dans ses habits mouillés :

    – Je suis certain que tu aurais fait tout ce que tu pourrais pour le calmer. Tu connaissais toi aussi, son amour pour Piwi.

    Un sifflement entre ses lèvres, son cheval se rapprocha d’eux en piochant, énervé lui aussi par l’odeur de la mort.

    – Je n’aurais pas fait mieux, Tearlàch. Ce qui était faux. Robyn aurait toujours un effet rassurant sur Alec. Ils étaient ensemble depuis qu’ils ne savaient même pas marcher.

    Mais certaines choses changeaient.
    Trop rapidement.

    Rob détache la couverture de ça scelle, qui cachait ses armes et la déploie devant elle, concentrée dans chacun de ses mouvements. Elle secoue le tissu tissé de laine chaude un instant puis s’arrête enfin, levant la tête vers Tearlàch quand celui-ci lui avoue que Alec l’avait nominé comme une femme dans son délire douloureux. Un franc et amusé sourire égaye son visage quand Rob s’approche du jeune homme. D’un mouvement gracieux et efficace, elle lui passe la couverture sur les épaules et la referme habilement devant lui.

    – Non, effectivement, ça ne faisait plus de sens. Comment serait-ce possible ?

    Elle avait envie de rire et de se rouler dans l’odeur du sang qui les entourait. Comment serait-ce possible qu’une femme gagne autant de respect d’hommes ? Et au combat ? Impossible ! Scandaleux ? N’est-ce pas ? Elle méritait de se faire remettre à sa place, au foyer, engrosser des mioches et assurer la pérennité du Marquis de Tweeddale !

    Une profonde inspiration, puis une deuxième qui semblait se coincer dans sa gorge, Rob avait du mal à respirer, une pression mélanger de se contrôle qui s’étiolait lentement et des changements qu’elle ne comprenait pas. C’était de l’anxiété ? De la panique ?

    Respire.

    Au prix d’un effort surhumain, elle avale de l’air et s’excuse :

    – Désolé. Tout ce sang… Tout ce sang… me donne envie de …  

    Rob se lèche les lèvres d’envie, fixant l’endroit ou le corps décapité de Piwi trainait puis se mord la bouche pour ensuite fermer les yeux durement. Les poings serrés, devant Tearlach, un Ceasg qui peinait à garder son contrôle. Un soupir diaboliquement chaleureux et profond soulève les épaules de Rob, mais enfin, il redresse les épaules et bombe le torse.  

    – Si tu vois que je pars en couille, frappe-moi.   exigea-t-elle sans lui donner le temps de discuter.

    D’un pas décidé, rassemblant son courage et sa force de caractère, Rob se mord l’intérieur des joues et avance vers le sombre spectacle des restes de Piwi. Le rouge aux joues, la douleur qu’elle s’infligeait pour ne pas déraper, elle fait signe à Alec de tirer la barque jusqu’à eux. Sur le sable, ça devrait bien se faire avec une barque vide.

    Doucement, la marquise décide de se pencher et de flatter une dernière fois l’encolure de l’adorée monture de son unique. Son pelage est froid et couvert de sang. Le corps commence déjà à se raidir. Il ne reste plus rien de ce qu’était Piwi, seulement son sang et ses formes inertes qui …

    … tout ce sang.

    Elle retourna sa main ensanglantée vers elle et observa avec envie sa paume noire du liquide de la vie du cheval. Sa main se mit à trembler incontrôlablement. Tout son corps se réchauffa, elle sentit une excitation qu’elle n’avait jamais connue monter en elle.

    – Frappe-moi Tearlàch !  

    Il était le plus proche, sinon, Rob demanderait à Alec !



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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Alec Craft le Jeu 26 Oct - 9:26

    « Putain de ceasg… » Marmone Alec dans sa moustache et son bouc, alors qu’il se rapproche d’un pas vif vers Rob, le poing serré, les articulations blanchies par la force qui se concentre dans son point, alors qu’en trois enjambées de pas, le torse nu et ruisselant d’eau rougie par le sang qui lui collait à la chair, il vient faire un bisou, avec son poing, au menton de Rob.

    Un coup précis, le muscle du bras bandé, un mouvement athlétique et parfait, qui se fracasse sur le bas du visage de son amie. C’est putain pas le moment, mais la sensibilité de Robyn au sujet du sang devient de pire en pire avec les années, comme un besoin monstrueux qui prime sur tout le reste. Lui en vouloir ? Non, il ne peut pas, ce serait comme si elle lui en voulait d’être un lutin puant, ça se fait pas ! Elle pourrait trouver à redire sur ses mensonges ou sa fascination pour la couleur rouge.

    Le rouge d’ailleurs l’attire, tout comme une bile amère revient effleurer sa langue sous la constation de l’origine. Il reprend son souffle après le coup et inspire, reniflant bruyamment en passant le revers de sa main sous son nez. Pauvre Tearlàch qui doit se demander dans quel trio de dingue il s’est rajouté. « C’est dans sa nature d’aimer le rouge. » Se contente-t-il d’expliquer. « Comme dans la tienne de faire des blagues qui vont trop loin, pas vrai ? » Devait-il préciser des mots sur tout cela ?

    Il ne le croit pas.

    Il n’en a pas envie maintenant. Pas besoin non plus. Il voudrait au contraire faire au mieux, au plus vite, pour le corps du poney, il lui fallait juste une pelle, et un endroit hors d’Edimburgh pour l’y foutre. Au fond, il craint qu’un pécore par là, voit l’occasion d’avoir de la viande gratuite…il faut être réaliste. « Il nous faut une pelle, et on ira dans la lande, ou en tous cas, loin de la ville. »

    Voilà tout, en tous cas, il pousse la barque jusqu’au corps, ignorant les potentiels contestations ou les besoins d’aide, concentré sur sa tâche, solitaire, il essaie seul d’abord, parce que…il n’a pas conscience d’être entouré. Ses larmes se remettent à couler quand il prend la tête pour la poser dans la barque, il tremble même avant de s’imaginer capable de soulever les quelques 170 kilos du poney. Mais il tente…qui lui vient en aide ?

    En tous cas, Piwi irait dans cette putain de barque, qu’on le veuille ou non ! Et après cela, il prendrait un cordage à la scelle d’un des chevaux pour l’attacher à la barque. Sans dire un mot. Rapidement, il faut pas se leurrer, il se retrouverait sur un cheval, toujours torse nu et le pantalon trempé, et il réaliserait qu’il a quand même un peu froid. Alors, il renfilerait sa chemise. « A la maison, une pelle, des fringues moins mouillés, et on repars… »

    Voilà.. ;c’est ce qu’il devrait faire lui, alors ils le feraient, ensembles non ? A-t-il conscience qu'il a frappé Rob pour que Tear ne le fasse pas et que la situation devient de plus en plus étrange? Boarf, c'est pas si étrange queça, il peut y avoir pire!

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    "Il est étrange d'être un pécore cultivé, maniant l'épée du noble et sachant lire comme eux, peut-être même mieux. Mais au fond, personne ne le voit réellement, je me plais à faire l'imbécile. Et je le fais souvent...
    Sauf quand je me dois de veiller sur elle -ce qui est une chose coutumière-. Mais en même temps, elle ne sait pas le faire pour elle-même"




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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Mar 31 Oct - 18:04


    Tu sais nager au fait ?
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    « Désolé. Tout ce sang… Tout ce sang… me donne envie de … » Oh. La couverture sur les épaules, Teàrlach retient sa surprise alors qu’il met enfin un nom sur les origines monstrueuses de son ami. Enfin, un nom… Disons qu’il vient de grandement réduire le champ des possibles à deux. Il n’y a que deux origines qui peuvent pousser à une perte de contrôle concernant le sang. Trois en fait. Mais il ne pensait pas l’escrimeur comme un Fir Darrig. Cela lui laisse donc la possibilité d’un Oilliphéist ou d’un Ceasg. Il observe en silence le visage de celle qu’il pense être un jeune homme, essayant de définir s’il doit faire un pas en arrière pour éviter d’être croqué ou pas. C’est qu’après avoir vu son beau-frère perdre quelque fois le contrôle de lui-même, il ne tient pas vraiment à tenter le diable. Intérieurement, il prie déjà pour que Robyn soit plutôt du genre sirène, un peu comme les Leamhnach. Avec eux, il sait comment s’y prendre. « Si tu vois que je pars en couille, frappe-moi. » Ok, ça on ne le lui avait encore jamais fait… Se sentant particulièrement inutile en ce moment, il observe Alec et Robyn mettre le nécessaire en place pour s’occuper de l’animal mort. Ses mains serrent la couverture qu’il ressert contre lui. Il cherche la force de s’avancer, la force d’aider. Mais c’est la lâcheté de la peur qui le maintien en place alors que l’escrimeur crie son nom, l’implorant de le voir le frapper. C’est le brun qui réagit en premier, en collant une belle au ceasg, faisant sursauter le rouquin au passage. Il reste là, planté sur ses deux pieds, observant la scène surréaliste qui se joue devant ses yeux sans réellement savoir s’il a une part à y jouer ou pas. « C’est dans sa nature d’aimer le rouge. Comme dans la tienne de faire des blagues qui vont trop loin, pas vrai ? » Le rouge… Cela ne ressemble pas à la fascination pour le rouge qu’il connait. « Il y a bien des manières d’être fasciné par le sang, je le crains. » Souffle-t-il sans réellement s’inquiéter du fait d’être entendu ou comprit. Mais alors qu’il s’apprête à demander plus d’informations à ce sujet, Alec reprends la parole. « Il nous faut une pelle, et on ira dans la lande, ou en tous cas, loin de la ville. » Et il s’en retourne à sa barque, clôturant ainsi la conversation.

    Teàrlach se réveille à nouveau alors qu’il est question de se pencher sur le cas du poney à mettre dans la barque. Il retire la couverture qu’il porte, retournant la poser sur le cheval avec lequel Robyn est arrivé avant de remonter ses manches maintenant inexistantes pour aider avec Piwi. Il ne sait pas combien de temps ils luttent pour arriver à mettre le poney dans cette barque. Tout ce qu’il sait, c’est que ses bras tremblent sous l’effort effectué, que le froid lui mord cruellement le torse. Il allait sans doute devoir garder le lit un certain temps après cette histoire. Rapidement, il fait le compte… Ils sont un cheval trop court. Il fait un détour rapide pour aller récupérer sa chemise baignant dans l’eau et décide que cela ferait plus de mal que de bien de la remettre. Mais alors qu’il s’approche à nouveau du duo déjà en scelle, il fait le calcul rapide. Devoir se glisser derrière l’un de deux cavalier en étant torse nu et trempé, ça le dérange plus qu’il ne voudrait bien l’admettre. Alors il se bat avec sa chemise pour l’enfiler à nouveau, retardant la petite trouve au passage. Il accepte ensuite la main tendue d’Alec qui l’aide à grimper à cheval malgré que la scelle ne soit pas faite pour deux et qu’il n’ai pas d’étriller à disposition. Une fois en place, il souffle sous l’effort, ses bras tremblant légèrement. Enfant de riche fortune, il n’a jamais été réellement habitué aux efforts physiques. Sa famille d’accueil a été plus centré sur tout ce qui touchait au domaine de l’apprentissage et de la culture qu’à s’assurer qu’il soit un homme fort. Sa seule musculature, il la doit à son gout pour l’escrime qui ne reste qu’un loisir parmi d’autres. Alors que le cheval se met en marche, il ne peut s’empêcher de serrer de ses bras affaiblis la taille de son ami, peu désireux de faire une mauvaise chute. Mais cela ne manqua pas. Dès que le cheval prit un peu de vitesse, ce fut une question de minutes avant qu’il ne chute.

    Se fait-il mal dans sa chute ?:
    Succès-Succès : Il s'en sort sans égratignure, son égo est simplement maltraité. Teàrlach étant un trop mauvais cavalier que pour monter à croupe, il est rapidement décidé qu'il montera seul et qu'Alec montera avec Robyn.
    Succès-Échec: Il tombe mal mais sur l'herbe. Il aura probablement d'ici assez peu de temps un beau bleu sur le flanc et des difficultés à s'asseoir dans les jours à venir mais il s'en sort sans réels dommages. Teàrlach étant un trop mauvais cavalier que pour monter à croupe, il est rapidement décidé qu'il montera seul et qu'Alec montera avec Robyn.
    Échec-Succès : Il chute sur une série de petites pierres, s'écorchant salement le bras. Teàrlach étant un trop mauvais cavalier que pour monter à croupe, il est rapidement décidé qu'il montera seul et qu'Alec montera avec Robyn. Il aura cependant du mal à guider seul l'animal, la fatigue émotionnelle, physique et la douleur faisant un assez mauvais cocktail pour le rouquin peu habituer à faire ce genre de folie de son corps.
    Échec-Échec: Dans sa chute, sa tête heurte une souche. Il est sonné. Il lui faut plusieurs minutes avant de reprendre conscience de la situation dans laquelle il est. Suite au choc, il lui faudra plus de temps avant de récupérer son équilibre. Le sang qui coule dans sa nuque n'est pas très rassurant non plus.

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    Re: Tu sais nager au fait? -PV

    Message par Ceann-Uidhe le Mar 31 Oct - 18:04

    Le membre 'Teàrlach Ó Ceallaigh' a effectué l'action suivante : Le Destin


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