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  • Mon petit poney, ce petit con!

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    Mon petit poney, ce petit con!

    Message par Alec Craft le Jeu 20 Juil - 11:58

    « Non. » Dit la voix masculine fermement. « Mais non je t’ai dis. » La fermeté a laissé place à un rire. « Piwi non ! »

    Derrière la porte de l’écurie, un jeune homme se tient, chemise aux lacets ouverts, boucles lourdes tombante sur son front, perles de sueur sur ses tempes. La chaleur est étouffante, même si l’été galope ses températures sur Edimbourg et offre un odorama de qualité merdique, disons-le, sans métaphore. Le ciel ne va pas tarder à craquer. Il est fort probable que déjà, dans les landes, les éclairs aient trouvé leurs places, zébrant le ciel de flash électriques, fracassant le sol, avant de laisser, leurs voix énormes, rires. Alec a toujours pensé qu’il s’agissait de cela, ou d’une grosse voix qui réprimande, un peu comme celle de son père quand il faisait trop de connerie.

    Pour le moment, à défaut de tomber sur son monde, le ciel reste constipé, ce n’est qu’à la tonalité grondante du lointain, qu’on devine qu’il ne va pas tarder à chier son torrent de flotte, déversant sur Edimbourg l’eau de pluie qui pourra, peut-être, un peu nettoyer les rues !
    Alec dans son écurie, s’occupe de changer la paille des chevaux, il n’y en a que trois, si tant est que l’on peut considérer le petit merdeux de Piwi comme un cheval. Depuis un petit moment maintenant, la teigne de petite envergure pousse  son ami humain pour obtenir de l’attention, à moins que ce ne soit pour aller faire un tour. C’est plus probable qu’il s'agisse de cela, l’animal n’aime pas réellement rester enfermer, le temps pluvieux l’encourage à vouloir aller sous la pluie, crinière au vent.

    Alec pourrait l’emmener, mais il a encore du travail, changer la paille, remettre de l’eau, du foin, brosser les compagnons, vérifier qu’ils sont en bonne santé. Que ce soit Loth ou l’autre cheval qu’il a pris en pension. D’ailleurs le calme des autres bêtes et leurs gros yeux observateurs doivent totalement jugés le petit effronté en train d’ennuyer son propriétaire. Alec soupire et finit par l’ignorer d’ailleurs, saisissant du bout de sa fourche une énorme quantité de paille il la dépose dans sa brouette avant de se diriger vers la sortie. « Reste là. » Insiste le palefrenier en remuant son visage de sorte à repousser ses boucles de son front, un doigt pointé sous le museau du mini-canasson qui souffle bruyamment.

    Levant les bras de l’engin, il se dirige vers la cour extérieur, d’assez bonne envergure pour contenir le carrosse quand il n’est pas installé dans un coin de l’écurie prévu à cet effet. Une bouffée d’air humide frappe le visage d’Alec qui remarque qu’un léger souffle de vent s’est levé, imperceptible,mais qui a de quoi faire du bien sur son front trempé. Il s’en va déposer dans la charrette le surplus, poussant sur ses jambes pour grimper la pente improvisée et dépose la litière chevaline .

    Posant la brouette sur les pavés, la charrette embarquerait les saletés pour fertiliser des champs alentours, un échange de bon procédé, la paille en retour, il ne la paye pas. Une astuce ! Passant son bras sur son front pour essuyer sa chair, il se dirige de quelques pas vers la pompe d’eau de la coursive, à laquelle il tire le liquide, se courbant en deux pour boire à même la sortie, de grande gorgée claire.

    Le menton trempé, ainsi que le haut de sa chemise, il ne tarde pas à se faire plaisir afin de récupérer une grande quantité d’eau avec ses mains en coupole pour s’en asperger le visage, et les cheveux, deux à trois mouvements avant de se relever. Sa chemise trempée par endroit dévoile un poitrail musclé, imberbe de tous poils à son grand désarrois mais parfaitement tailler dans le cuir d’une peau blanche.

    « Qu’est-ce que tu fais dehors toi ? » Dit-il en regardant la mini crotte brune qui l’observe derrière sa longue frange. Alec fronce les sourcils. « Même pas tu y penses... » Dit-il menaçant, en s’approchant de l’animal, qui, presque dans l’immédiat prends cela pour un jeu. Avez-vous déjà vu un homme courir après un poney Sutherland à travers les rues d’Edimbourg ? Non ? Et bien….cela ne va pas tarder !


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    Re: Mon petit poney, ce petit con!

    Message par Archibald Ferguson le Ven 21 Juil - 18:38

    Le vieil Archibald rentre de sa livraison matinale chez Ina, l'esprit empli de questions et de curiosité. La jeune apothicaire lui a confié quelques fioles de ses remèdes pour qu'il les teste et lui donne ses opinions et il conserve les flacons avec soin dans son petit panier, fier comme Artaban d'avoir été choisi par la reine des fées pour goûter à ses potions magiques. Il a le nez en l'air, le vieil Archie, et un petit sourire aux lèvres qui trahit sa satisfaction. Elle l'a même appelé son meilleur fournisseur ! Ah, voilà qui illumine sa journée. Il n'a pas beaucoup de raisons d'être heureux, il n'a jamais vraiment compris comment tout ce « bonheur » fonctionnait, mais assurément il est heureux d'avoir gagné l'estime de cette dame qu'il vénère plus que les dieux qu'on chante dans les églises.

    Il a même acheté un petit pain sur le chemin du retour, qu'il grignotte un peu comme un écureuil mangerait une noisette. C'est rare de voir Archibald manger, la plupart du temps, il oublie qu'il est censé nourrir son corps s'il veut que celui-ci continue à fonctionner. Ou alors, il mange dans le plus grand secret, et certains spéculent qu'il se nourrit de choses qui ne sont normalement pas appropriées à la consommation humaine. La rumeur vient de cette fois où on l'a surpris avec la bouche pleine de feuilles fraîchement cueillies sur un arbre d'Holyrood Park et même s'il a farouchement démenti qu'il s'agissait de son déjeuner, l'histoire est restée. Les pécores ne savent pas apprécier la science.

    Le petit pain dans la bouche, le panier au bras, il ne remarque donc absolument pas l'évidence : un poney, du type petit, pataud et chevelu, lui fonce dessus. Le poney ne l'a pas remarqué non plus, d'ailleurs. Il est trop occupé à faire tourner son gardien en bourrique. C'est donc une éclatante collision qui se produit entre le petit poney poilu et le grand herboriste étourdi.

    Archibald tombe à la renverse et son pain vole jusque dans un égoût, où il se mêle joyeusement au contenu d'un pot de chambre récemment vidé par une fenêtre. Plus de peur que de mal, même si son fessier s'en souviendra – il vérifie hâtivement son panier pour s'assurer que les remèdes d'Ina sont tous en bon état et pousse un profond soupir de soulagement lorsqu'il constate leur intégrité. Au moins, même s'il a été renversé par un centaure, il n'a pas perdu les potions de la fée.

    « Vous pourriez faire attention, » maugrée-t-il à l'adresse du poney qui s'est arrêté pour le fixer d'un air perplexe. « Je sais bien que votre espèce a tendance à s'oublier, je ne dis pas ça méchamment, mais tout de même, renverser un vieil homme en pleine rue, ça ne se fait pas. Et regardez, mon petit pain est tout sale maintenant ! » Il fait la moue en constatant ce fait et tend la main pour l'attraper, malgré les excréments qui le couvrent. C'est vraiment dommage : il était bon ce petit pain.

    « Allons, monsieur centaure, ayez au moins la bonté de m'aider à me relever, » dit-il en tendant la main vers le poney, dont la perplexité s'intensifie encore plus.

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    Re: Mon petit poney, ce petit con!

    Message par Àdhamh MacKenzie le Dim 23 Juil - 18:02




    Alec & Archibald & Àdhamh
    Mon petit poney, ce petit con !




    Pour aujourd’hui, je mets de côté les problèmes avec la bijouterie. Je sais que je suis pas loin de mettre la clé sous la porte et le pire, c’est que j’ai aucune idée de comment arranger ça. On m’a dit que c’était de ma faute, mais comment est-ce que je peux sauver la bijouterie si on me demande de partir ? C’est sans issue. Moi qui pensais que la vie à Édimbourg serait plus facile qu’à Castel Leòd, je me suis trompé. Les gens sont tous pareils, que ce soient des Highlanders ou des citadins. Ce constat me déçoit énormément. Bien sûr, hors de question de parler à Ùisdean de mes problèmes d’argent. Il me sortirait un ‘’Je te l’avais bien dit’’. Oui, il me l’avait dit que ce ne serait pas aussi simple. Et bien sûr, ce n’est qu’une foi que je dois faire face aux conséquences de mes décisions que je me rends compte que l’idée n’était peut-être pas aussi bonne qu’elle en avait l’air. Pourtant, mon plan était parfait, infaillible. Techniquement, ça devait fonctionner, mais il y avait un facteur que je n’avais pas pris en compte : les habitants d’Edimbourg, ceux qui parlent trop et qui s’occupent de ce qui ne les regardent pas. Sans eux, tout se serait passé exactement comme prévu. Je serais devenu riche, j’aurais fait construire mon propre Castel et en attendant qu’il soit construit, je serais retourné à Castel Leòd en grand seigneur et tout le monde aurait vu que je suis capable de faire quelque chose de ma vie. Pour l’instant, ça se passe pas vraiment selon le plan, mais ça va aller, je vais trouver un moyen de redresser la barre, quitte à prendre un deuxième travail à côté. Mais pas aujourd’hui. Là, j’ai envie de tout sauf de me prendre la tête sur ce genre de questions. Non, à la place, je vais aller voir Aibhne. La pauvre, je l’ai totalement négligée depuis que la bijouterie est en faillite. Heureusement, Alec fait du super boulot et je suis sûr qu’elle n’a manqué de rien. Je descends rapidement les rues d’Edimbourg. C’est un chemin que je connais bien et la canne en fer forgé que je tiens dans la main m’empêche de me prendre les pieds dans les irrégularités de la route ou de me retrouver bousculer par quelqu’un de trop pressé. Bref, je sors jamais sans, même si j’ai l’impression d’avoir déjà 50 ans à me balader avec ça.

    C’est donc le pas léger que j’arrive près de l’écurie, mais à quelques mètres devant moi se joue une drôle de scène. Je suis sûrement en train d’inventer, mais je crois qu’un poney vient de renverser quelqu’un tandis qu’il se faisait courser par, je suppose, Alec le palefrenier. Même si ceci est une invention de ma part, la situation est hilarante. « Allons, monsieur centaure, ayez au moins la bonté de m'aider à me relever. » Non sans me retenir maladroitement de rire, je m’approche rapidement pour aider un vieil homme à se relever. « Je ne pense pas qu’il vous aidera pour quoi que ce soit. Piwi est du genre à n’écouter rien ni personne, une vraie tête de mule. Il ne fait que des misères à ce pauvre Alec qui a bien du mal à gérer son sale caractère. » Oui, ça s’entend que ma voix tremble à cause du fou rire qui menace de franchir mes lèvres. Je fronce le nez, dérangé par l’odeur qui semble provenir du vieillard. Peut-être qu’il vit dans la rue ? « Je ne voudrais pas paraître impoli, mais vous dégagez une forte odeur, est-ce que quelqu’un a renversé son pot de chambre sur vous ? Les habitants d’Edimbourg ne font vraiment pas attention. Ils pourraient au moins prendre le temps de vérifier que personne ne passe en-dessous de leurs fenêtres. Ce n’est pourtant pas compliqué et puis, ça prend quoi, 2 secondes ? Le palefrenier là-bas a sûrement de quoi vous aider à vous débarrasser de l’odeur. »
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    Re: Mon petit poney, ce petit con!

    Message par Alec Craft le Mar 25 Juil - 21:14



    Allez expliquer à un poney que s’enfuir dans les rues sales d’un ville dégueulasse ne se fait pas et qu’il ne trouverait pas ses prairies verdoyante, ou encore, ses horizons magnifiques que peut offrir Tweendale. Allez faire comprendre à un animal qui ne se prend pas toujours pour un cheval, qu’il est trop gros pour être un chien et qu’il n’en a toute façon pas l’étoffe ! Allez faire comprendre quoi que ce soit à Piwi….

    Alec essaye de ne pas faire de geste brusque, gagner sa confiance, courbé en deux, il suffit juste de l’attraper avant qu’il ne passe la porte, avant qu’il ne s’élance, et pendant une fraction de seconde, le jeune homme est tout à fait persuadé de pouvoir y arriver. Pourrait-il lui mentir et le convaincre de ne pas y aller ? En lui faisant peur ? Ah peine perdu, du coup, il préfère la solution la plus…évidente à son esprit sur le moment. Quiconque l’observerait le trouverait ridicule, ainsi courbé en deux, les mains relevés et espacées, s’avançant doucement, et d’un saut….

    Et bien d’un saut se rétamer sur le parvis –propre- de la cour d’écurie, saisissant à peine les poil de la queue du canasson, du bout des doigts alors que les sabots de la bestiole frappent le parvis. « Non de non de merde de petit merdeux de mes bourses de mes… » Passons le nombre d’injure dévalant des lèvres charnues du palefrenier, et observons plutôt le mouvement de son corp qui se redresse subitement, s’élançant à la suite de la mini-crotte chevaline, dévalant la pente de la rue, juste celle-ci, pour voir le cul du canasson tourner.

    Heureusement pour Alec, point de course démesurée, à travers la ville, qui aurait pu finir par lui plaire ! –Oui, il aime courir avec les chevaux, n’allons pas là vous expliquer les sentiments de bonheur bouseux que cela lui apporte, si vous n’avez point l’âme à la chose, vous ne pouvez comprendre. – Point de course…juste quelques pas rapides dans ses bottes qui ploc ploc aux charmes des pots de chambres, avant qu’il ne s’arrête avant de renverser un grand semi-voyant de sa connaissance.

    Il a raté à son grand désarroi, les délires du vieillards et les réponse du grand semi-aveugle, inspirant un grand coup, il esquisse un sourire flamboyant. Charmeur et charmant, il s’exclame. « Te voilà donc ! Je t’avais dis de ne pas sortir ! Il n’en fait qu’à sa tête ! Monsieur MacKenzie ! Vous veniez ? » Réalise-t-il en lui serrant la main rapidement, avant d’aller attraper la tête de Piwi et lui souffler. « Tu aurais pu lui faire se casser quelque chose, c’est un vieillard, franchement ! » Il marmonne entre ses dents, caressant la tête de l’animal qui n’a pas l’air dans son assiette. Il ignore que le vieillard vient de calmer Piwi et ses envies d’échappatoires dans la ville d’Edimbourgs, les habitants ont l’air zinzin !!!

    « Tu t’es pris un pot de… » La forte odeur de merde humaine fait tirer la gueule au palefrenier qui vient renifler son cheval avant de réaliser. Il se relève, est-ce que le vieil homme a pris la main de Àdhamh ? « Oh ! » Il sourit, réalise, ne dit rien, le poney soupire bruyamment. « Si vous voulez, je peux vous aider à.. » L’odeur de merde humaine, il ne s’y ferait jamais et le voilà en train de réprimer un haut le cœur. « Vous nettoyez un peu ! Et...ah…heu…il a pas l’air bien en point votre…heu… »

    Bon garçon, Alec ne sait pas s’il risque de vexer le vieillard aussi cagneux qu’un bon vieil ecossais typique, et Dieu seul sait que les Ecossais ont un caractère…lui-même ne déroge pas à la règle. Voilà qu’il se frotte l’arrière du crâne… « Mangez pas ça mon vieux hein. » Finit-il par lâcher perplexe en jetant un coup d’œil à Àdhamh


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    Re: Mon petit poney, ce petit con!

    Message par Archibald Ferguson le Mer 26 Juil - 12:00

    Et dire qu'il a cru pendant quelques instants que la situation ne pouvait pas être pire, voilà qu'un farfadet et l'autre moitié du centaure se ramènent. Tranquillement, comme si tout était normal. Un centaure séparé en deux, déjà, ce n'est pas normal. Un centaure aussi petit dans sa moitié inférieure, c'est encore moins normal. Le tout sous la supervision d'un farfadet qui parle trop, comme la plupart des farfadets. Archibald se sent mal à l'aise, c'est peu de le dire : il n'aime déjà pas beaucoup être dans la rue mais en plus, s'il doit être entouré par pareille cour, il risque fort de perdre le peu de raison qui lui reste. « Je ne pense pas qu’il vous aidera pour quoi que ce soit. Piwi est du genre à n’écouter rien ni personne, une vraie tête de mule. Il ne fait que des misères à ce pauvre Alec qui a bien du mal à gérer son sale caractère. » Piwi, donc, doit être la moitié inférieure du centaure et Alec la moitié supérieure. C'est bien la première fois qu'Archibald entend parler d'un centaure dont les deux parties ne coopèrent pas mais enfin, ce n'est certainement pas la chose la plus étrange qu'il ait jamais entendue. Et l'autre moitié de le qualifier de vieillard...

    Il bougonne entre ses dents et se redresse sans l'aide de personne, plus vaillant qu'il ne le paraît. C'est que vivre au grand air pendant la majeure partie de sa vie, à essayer de survivre aux sangliers qui aiment bien courser les grands échalas distraits, ça forge la santé – ou du moins l'endurance et la solidité. La santé d'Archibald n'est pas très bonne mais ça a plus à voir avec les substances douteuses qu'il ingurgite à longueur de journée et avec les spores des plantes qu'il côtoie au quotidien qu'avec sa forme physique en elle-même. Il déplie sa grande carcasse et tâche d'épousseter sa tenue, tout en sachant pertinemment que rien de ce qu'il pourra faire ne parviendra à ôter l'odeur qui s'est imprimée sur ses vêtements suite à cette chute malencontreuse dans les restes d'un pot de chambre. Heureusement, il n'a pas prévu d'aller faire des câlins à qui que ce soit dans les jours à venir, ça lui laissera le temps de se récurer et de récupérer son odeur habituelle – guère plus plaisante, il faut bien l'avouer. Une bonne petite odeur de vieux, de plantes toxiques et de Fir Darrig, de quoi enchanter les nez les plus délicats.

    « Mangez pas ça mon vieux hein, » suggère la moitié supérieure du centaure, s'attirant un regard noir du vieil herboriste. Il est fou, pas complètement idiot. Manger un petit pain couvert d'excréments ne lui passerait pas par la tête, même s'il est foutrement déçu de devoir se débarrasser de la chose sans avoir pu y goûter. On dit partout que cette boulangerie est la meilleure d'Edimbourg et il se réjouissait d'avoir fait quelque chose de normal pour une fois, d'avoir été tout seul acheter un en-cas qu'il aurait mangé sur le chemin du retour, mais non. Non, bien sûr que non, ce genre de choses n'arrive pas à Archibald, Archibald ne peut pas avoir une vie normale ne serait-ce que pour quelques minutes, parce qu'Archibald a la poisse et qu'Archibald est complètement hors de ses pompes. Il grommelle quelques paroles peu amènes dans une langue qu'il est le seul à comprendre et considère le petit pain gâché. Que va-t-il en faire ? Ce n'est pas comme si Edimbourg était équipée de poubelles. Mais le vieil herboriste, en avance sur son temps, n'aime pas l'idée de laisser la chose pourrir dans la rue au milieu d'autres excréments ; il trouve irrespectueuse la façon dont le tout venant jette ses déchets parmi les passants. Au moins, dans la forêt, les détritus servent leur but : ils fertilisent la terre et permettent aux arbres et plantes de pousser pour une année supplémentaire, ils permettent aux animaux de se nourrir de ce qui sera fertilisé, et tout est pour le mieux. Mais à quoi bon fertiliser les pavés ? Pour autant qu'il sache, on peut mettre autant d'engrais qu'on veut dans la rue, c'est pas pour autant qu'il poussera des statues.

    En même temps, il se voit mal coller la chose puante dans sa poche.

    Il la pose donc près de la moitié inférieure de centaure, avec une sorte de vague espoir qu'elle le mange, même s'il est certain que les déjections humaines ne sont pas au menu des centaures habituels. Le poney fixe d'ailleurs le petit pain avec une mine de profond dégoût et de perplexité plus totale encore, ce qui échappe totalement à Archibald. Beaucoup de choses échappent totalement à Archibald, comme l'évident rapport de force entre le farfadet et le centaure, le fait qu'il est en présence d'un MacKenzie et devrait se comporter avec un minimum de révérence, ou le fait qu'il sent comme s'il venait de faire une culbute dans des latrines publiques, ce qui n'est pas très loin de la vérité. « Monsieur, » dit-il à Alec avec son fort accent du Nord qui lui donne l'air encore plus énervé que d'ordinaire, « merci de contrôler un peu mieux votre moitié inférieure. On n'a pas idée de laisser une moitié de centaure courir comme ça dans Edimbourg ! » Ses sourcils ponctuent ses paroles et il se tourne vers le MacKenzie, apparemment tout aussi irrité à son encontre. « Quant à vous, Monsieur Farfadet, inutile de me vider les poches, je n'ai pas d'argent. Je sais que vous aimez l'or mais je n'en ai pas. Juste des potions qui ne vous serviraient de rien. » Dans une telle situation particulièrement stressante, Archibald gère très mal les débordements de son esprit.

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    Re: Mon petit poney, ce petit con!

    Message par Àdhamh MacKenzie le Mer 26 Juil - 15:55




    Alec & Archibald & Àdhamh
    Mon petit poney, ce petit con !




    « Te voilà donc ! Je t'avais dit de ne pas sortir ! Il n'en fait qu'à sa tête ! Monsieur MacKenzie ! Vous veniez ? » “Monsieur MacKenzie” ? J'ai l'impression d'avoir pris 10 ans de plus. Souriant au palefrenier, je ris doucement de cette appellation. Je sais qu'être un MacKenzie n'est pas dénué de sens, mais je ne suis pas le genre à apprécier le piédestal sur lequel on nous met. Avec les nouvelles lois, il est étonnant que les choses se passent ainsi. Mon imagination se représentait les gens nous crachant au visage et en nous traitant de sauvages. « Je vous ai déjà dit de m'appeler Àdhamh, pas de Monsieur MacKenzie entre nous. » Je n'aime vraiment pas me faire appeler de la sorte par les gens que je connais et ce, encore plus en dehors du travail. À vrai dire, on ne m'a jamais appelé comme ça en dehors d'Édimbourg. J'ai une ribambelle de noms et de surnoms qui me collent à la peau, mais aucun aussi prestigieux qu'un Monsieur. « Et oui, je venais voir Aibhne, j'espère qu'elle ne vous a pas posé trop de problèmes, les chevaux des Highlands peuvent être capricieux. » Même si Aibhne est plus du genre force tranquille, je peux comprendre que la pauvre devienne folle. Passer des plaines sauvages à un pâturage clos aurait de quoi rendre n'importe qui nostalgique.

    « Monsieur, merci de contrôler un peu mieux votre moitié inférieure. On n'a pas idée de laisser une moitié de centaure courir comme ça dans Édimbourg ! » Perplexe, je ne sais pas trop si le vieillard est en train de délirer ou s'il est sérieux. Il s'est peut-être cogné la tête en tombant ? « Quant à vous, Monsieur Farfadet, inutile de me vider les poches, je n'ai pas d'argent. Je sais que vous aimez l'or, mais je n'en ai pas. Juste des potions qui ne vous serviraient de rien. » Je lève les deux mains, le visage déformé par l'incompréhension. Farfadet ? On me l'avait jamais faite celle-là. Je suis outré par l'accusation. Je sais bien que j'ai des problèmes d'argent, mais j'ai un minimum d'honneur et d'honnêteté. « De… Je n'étais pas en train de vous faire les poches, je vous aidais simplement à vous relever ! Et vraiment, pas de Monsieur… »

    Je m'éloigne quelque peu du vieillard, en espérant mettre fin à la méfiance que ma présence semble éveiller en lui. Cet homme est plus qu'étrange, mais d'un autre côté, ça fait plaisir de voir que les habitants d'Edimbourg ne sont pas tous des bourges ou des gens pressés et ennuyeux. « Mais vous avez l'accent du Nord, non ? Vous venez d'où ? »

    Peut-être un Highlander venu s'installer en ville ? Nous ne sommes certainement pas les seuls dans ce cas. Même si j'aurais préféré que Ùisdean ne vienne pas avec moi, mais il est vraiment borné. Il a sacrifié ses compétences de guerrier et de forgeron pour quoi ? Une bijouterie au bord de la faillite. Les rumeurs n'aident pas à garder mon commerce à flot, mais c'est surtout depuis que ma santé déraille que les choses sont devenues plus compliquées. Migraines à répétition alourdissant un handicap déjà bien présent. J'aurais pu me passer de soin si ces migraines ne m'empêchaient pas de travailler. Il y a des soirs où il m'est juste impossible de garder la lumière allumée. Cependant, j'ai entendu parler de plusieurs remèdes qui pourraient m'aider avec ça. Je dois juste trouver le temps d'aller faire un tour chez un apothicaire. « Attendez, vous avez des potions dans vos poches ? Ce sont des potions pour quoi ? Vous êtes apothicaire ? Ça tombe bien, vous savez, il fallait justement que je me rende chez l'un d'entre eux. Vous avez une boutique en ville ? Je passerai peut-être vous voir un jour, si c'est le cas. »
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    Re: Mon petit poney, ce petit con!

    Message par Alec Craft le Mar 1 Aoû - 7:07

    Bien…Alec est entouré de deux fous. Que ce soit papy caca ou Monsieur Mackensie…non parce qu’entre un grand vieux tout sec qui récupère un petit pain fait de merde en vous prenant pour un centaure et l’autre qui s’empresse de demander quelle potion il prépare…cela veut dire que cela l’intéresse ? Non, il faudrait être un peu user de la cervelle pour penser prendre une potion d’un mec qui vous prends un farfadet.

    Son regard à Piwi parait lourd de doute, le cheval, s’il le pouvait certainement s’en laverait les mains en disant c’est pas mon merdier. Pendant un instant Alec envie terriblement le bestiaux de la simplicité de son existence sur le coup, parce qu’après, cela ne le branche pas tant que ça d’être un Piwi, tout mignon et teigneux qu’il soit.

    Une main dans ses cheveux, Alec secoue ses boucles, perplexe, il se demande ce qu’un regard extérieur pourrait trouver à dire de la scène, certainement pas grand-chose….

    « Mais dites le lui vous-même Monsieur ! Vous n’avez pas idée, aussi, d’être sur le chemin d’une moitié de centaure, vous ne savez pas que quand il faut courir et bien on court ! Droit devant ! La crinière au vent ! » Autant rentrer dans le jeu du vieillard au final ! Oui car le regard qu’il a lancé à peine à Alec, soucieux qu’il était de ne pas le voir manger le petit pain, a eu raison de le convaincre de rentrer dans son jeu. On lui a toujours dit de faire en sorte de suivre les élucubrations des fous, cela les contrarie beaucoup moins et ils sont un peu plus gérable.

    «Nous devrions peut-être ramener ce pauvre homme…. » Marmonne Alec à Àdhamh qui semble soudain bien intéresser, donc, par les potions du vieil homme. « Vous êtes bien sûr de vouloir… » Non il se tait, ce n’est pas son problème. Si le jeune homme veut boire des potions pour pisser bleue ou à la pisse bleue c’est son problème, pas le sien ! Bon après peut-ête que le jeune homme est un peu mauvaise langue, après tout ce vieux est peut-être un génie, alchimiste, maître de potion, un putain de dingue mais alors un génie et il n’y connait rien !

    Mais que connait un palefrennier hein ? Normalement pas grand-chose !

    Autour d’eux, les passants passent, quoi de mieux à faire pour des passants, non sans leur laisser un petit cercle d’intimité, certainement volontaire. Il faut les comprendre, ça pue la merde ! Ou alors, ils n’ont pas envie de se méler à l’étrange situation. Grand bien leur fasse. Alec Craft finit par flatter l’encolure du mini canasson et lance. « Bon, vous voulez que je vous aide à vous décrotter ou pas ? J’ai de l’eau là bas… »

    Alors qu’il dit cela, un éclair zèbre le ciel et vient se fracasser sur la pointe de l’église la plus proche, causant un sursaut à Piwi et à son maître, dans un même élan, alors que le ciel a enfin décidé de chier un bon coup. Le grondement brutal qui s’ensuie casse les oreilles et la pluie se fracasse d’un coup sur Edimbourg, déversant des flots immédiats d’eau sur les parvis, les gens, tout ! Et il faut avouer que pendant un instant, Alec pousse un gémissement de plaisir, sa tête relevé vers le ciel, alors que l’eau vient le tremper. Parfait, c’est parfait, il réalise qu’il est là comme un con à prendre son pied…

    « Venez, si vous voulez vous mettre à l’abri ! » D’un grand signe de la main, Alec leur fait comprendre de le suivre, alors qu’il remonte le parvis de la rue, Piwi dandinant son popotin alors qu’il adore la pluie, autant que son maître, Alec les ramène à l’écurie et si besoin de les sécher, il leur ferait prendre place dans la cuisine de la maison.

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    Sauf quand je me dois de veiller sur elle -ce qui est une chose coutumière-. Mais en même temps, elle ne sait pas le faire pour elle-même"




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