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  • Leopold Waldstein

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    Leopold Waldstein

    Message par Leopold Waldstein le Dim 2 Juil - 1:16

    Fiche de présentation
    Tá fáilte romhat
    Leopold
    Waldstein
    “ Et puisque tes lentes cadences rythment le pouls des soirs d'été, fais-nous croire que les cieux dansent parce qu'un aveugle a chanté. ”
    About me
    details & shit
    Âge 63 ans
    Nationalité Autrichienne
    Origine Vienne
    statut civil Marié
    orientation Hétérosexuel
    métier Médecin
    finance Riche
    race Fir Darrigs
    Alignement Loyal Bon
    Hybridation 20%
    Pouvoirs Mensonge imparable ; charmer les jeunes
    Inconvénient Farceur
    Caractère
    Qu'il est doux et tranquille, le père Leopold ! Souriant, poli, humble, avenant, Waldstein est un concentré de bienséance et fait figure de parfait gentilhomme. Il aime la vie et les bonnes choses, parmi lesquelles il faut compter, en particulier, banquets et spiritueux. Oh, non, Leopold n'est pas de ces pingres, et ne se prive de rien ; il distribue son argent à tout venant, peu soucieux du coût de ces choses délectables. Leopold est généreux. Ce qu'il ne dépense pas pour lui ou sa fille, il s'en défait presque à outrance pourvu qu'on lui fasse un sourire - il est à noter qu'il est un homme étonnamment naïf. Eternel optimiste, candide et insouciant, il ne doute pas une seconde du bien-fondé de toutes causes, ni de ce qu'on peut lui raconter, y compris les histoires les plus rocambolesques. A ce titre, il fait un bien piètre scientifique, et certainement pas un sceptique. Waldstein est pourtant un insatiable curieux, hélas par trop crédule. Le bougre ne se départit pour autant pas d'une certaine intelligence, et fait montre de rigueur et de méthode dans ses calculs. Il obéit volontiers aux lois de la morale et de la philosophie, et se montre catégorique sur ce point ; la rigueur envers soi-même ne se départit en aucun cas de la morale. Et Waldstein tend à s'améliorer tous les jours. Il travaille plus que de raison, toujours avec ardeur et passion. Il fait partie des enthousiastes, qu'un rien suffit à emballer ; il propose son aide à qui voudra de lui, et trouve son compte dans ce qu'il peut apporter à autrui. A ce titre, il est prêt à mettre à mal un certain nombre des principes de son époque, et fait preuve d'un certain libéralisme avant-gardiste. Il ne s'aviserait toutefois pas d'aller contre le sens qu'il estime naturel des choses, comme la religion, ou la mise en cause de la monarchie - oh, non, si Waldstein vit avec son temps, Dieu l'en garde, il n'a rien d'un révolutionnaire ! Enfin, Leopold fait montre d'un sens de l'humour tout à fait particulier. Il rit, fort de tous les jeux de mots qui lui passent en tête, et ne peut s'empêcher de se jouer de ses amis proches. Il dispose d'une prédisposition étonnante à s'amuser de ses pairs, et connaît bon nombre de tours de magie qu'il exécute à la perfection avec une sacrée dextérité - il est d'ailleurs tout à fait créatif dès lors qu'il s'agit d'inventer de nouvelles plaisanteries. Oui, Leopold n'est pas sérieux. A vrai dire, il gagne bien souvent la sympathie de tout un chacun : il est ce vieil homme heureux, débonnaire et généreux, qu'on ne pourrait assurément pas haïr. Et peut-être est-ce là la plus belle de ses qualités : Leopold déborde d'amour qu'il envoie autour de lui, inconditionnel.
    Anecdotes
    Il éprouve une certaine fascination pour les insectes et notamment envers leurs rapports sociaux. Il a longtemps conservé une fourmilière coincée entre deux plaques de verre pour pouvoir l'étudier à loisir.
    Il lui a été donné de croiser d'éminents personnages. Il a ainsi, entres autres, surveillé la bonne croissance de la petite Marie-Antoinette, et a croisé la route du jeune prodige Wolfgang Mozart.
    Il dispose d'une bonne fortune aussi peu explicable qu'appréciable aux jeux de hasard. Il est de fait un grand joueur.
    Il verse chaque mois une coquette somme d'argent à sa femme restée en Autriche. Il ignore toutefois que celle-ci profite de son absence pour satisfaire à ses besoins primaires avec d'autres que lui.
    Il est adepte d'un tas de théories farfelues, aussi bien en médecine que parmi les autres sciences ; magnétisme, plutonisme, ovisme, sont autant de thèses parmi les dizaines qu'il soutient mordicus.
    Il parle couramment allemand, italien et anglais. Si son accent laisse à désirer, il est au demeurant tout à fait compréhensible.
    Il est un spectateur assidu des salles de théâtre et d'opéra. L'art est tout chose, dit-il, et donne son âme à l'être humain.
    Hors Jeu
    pseudo Metacrisp
    ton âge 22 ans
    comment as-tu connu le forum ? Projet PRD
    depuis combien de temps fais tu du rp ? Une petite dizaine d'années
    quelles sont tes premières impressions du forum ? Impressionnant et alléchant
    ta fréquence de rp ? Selon mon emploi du temps, donc variable
    et un dernier mot ? J'ai hâte de vous rejoindre !

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    Faileas

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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Leopold Waldstein le Dim 2 Juil - 1:17

    histoire
    Come forth into the light of things, let the nature be your guide. You are the monsters I claim.
    A Édimbourg vivait une charmante jeune fille. On racontait d'elle qu'elle était l'une des plus belles femmes de la capitale, si ce n'était du pays entier. A peine avait-elle atteint l'âge de quatorze ans que les demandes en mariage affluaient déjà de toutes les régions des Highlands, en dépit que personne d'autre n'ait jamais vu la belle que son propre foyer, dont elle n'était jamais sortie.
    Probablement n'était-elle pas la plus belle de la ville, ni même de son propre quartier ; mais elle jouissait d'une excellente réputation qu'il aurait été regrettable d'entacher des gênes corrompus de la population écossaise.
    A cette époque, on acceptait les légendes et le folklore comme on tolérait une mauvaise herbe dans la cour de quelque aubergiste ; mais on savait qu'ils ne payaient rien pour attendre. Et comme la guerre, à son habitude, éclata en Europe, on profita du conflit contre les troupes du Roi-Soleil et de l'alliance avec l'Autriche pour promettre la jeune femme à un riche tisserand Autrichien dont la renommée s'étalait au delà des murs du Saint-Empire.

    Non seulement la fille fut envoyée à Vienne, mais on déplaça aussi la famille proche. On y dépêcha, en rescapés de ce pays maudit, le frère, la sœur, les valets et les grands-parents ; on ignorait alors que la plupart périrait du typhus au cours du voyage. La fille, néanmoins, placée sous la grâce divine, survécut à l'épreuve, et mieux encore : on raconte qu'elle s'embellit davantage sur le chemin.
    Le mariage fut célébré en grandes pompes, sur la place publique et devant l'hôtel de ville. On consomma bien vite l'affaire également, et neuf mois plus tard naquit le petit Leopold, que l'on baptisa ainsi en l'honneur de l'archiduc d'Autriche victorieux. La mère ne survécut pas à la couche, tandis que le père s'émerveillait de la robustesse de son fils – et Dieu merci qu'il fut un garçon !

    Leopold manifesta dès son enfance certaines prédispositions intellectuelles bienvenues, autant qu'il était aussi vigoureux qu'on pouvait en attendre d'un garçon de son âge. Le tisserand lui offrit l'éducation qu'il seyait et élevait son fils en honnête homme, tâtant des coups de bâtons quand cela était nécessaire, quoique le fils fut un être particulièrement docile. Il était un brave garçon qui ne rechignait guère devant l'effort, éprouvait la satisfaction d'un travail bien accompli et faisait montre d'une grande bonhomie. Il semblait tout désigné pour récupérer l'affaire patriarcale et se serait fort bien accommodé de la volonté de son père, quelle qu'elle fut.

    A l'aube de ses quinze ans, son père décéda des suites de la petite vérole. Le brave garçon s'en trouva orphelin, héritier unique d'une fortune considérable ainsi que d'une entreprise, Waldstein & Sohn, qu'il était incapable de gérer. Il fut placé sous la tutelle de sa grand-mère, curieusement dernière survivante de la lignée Waldstein, et avant que celle-ci n'ait eu le temps de faire sombrer l'affaire, on la revendit pour une belle part et on n'exerça plus que le métier de rentier. C'est à cette époque que le jeune Leopold étudiait l'anatomie à la Faculté de Vienne.

    Quoiqu'il fut armé de toute sa bonne volonté, Leopold ne fut jamais un élève particulièrement brillant. Assidu, bien sûr, mais tenté, hélas, par toutes les excentricités que lui permettaient la profession et la vie estudiantine, de la boutade mal placée en leçon d'anatomie à diverses farces exécutées dans l'amphithéâtre de dissection, on pensa fort longtemps que le pauvre garçon n'était pas doué d'un intellect des plus raffinés ; certains allaient jusqu'à dire qu'il était en réalité incapable, primitif et, dans une moindre mesure, possédé par des forces obscures.

    Leopold ne fit jamais un bon étudiant, ni un bon médecin, dans les premières années de son exercice de la profession. Mais alors qu'il avait tout juste vingt ans, l'Europe fut à nouveau mise à sang. Dans un élan tout patriotique qu'on ne lui connaissait guère jusqu'alors, le médecin s'enrôla dans les troupes de l'Empire. On l'expatria sur le front, en Italie, où le jeune Waldstein s'émerveilla des monuments antiques et du vin délicieux ; c'est à cette même époque qu'il scia divers membres à la pelle, pansa des plaies plus béantes que le gouffre de l'Etna et vit lui échapper la vie par centaines d'individus, chaque jour. Mais que la guerre était merveilleuse ! Les canons tonnaient, triomphaux, les armées colorées offraient un spectacle encore inégalé à ces plaines mornes et ennuyeuses ; les herbes folles s'inclinaient devant les militaires, les fusils scintillaient sous le soleil méditerranéen, et tous ces êtres emplis d'une frénésie vitale qui unissaient leur cœur en un même faisceau belliqueux lui procuraient grande joie ! Belles années que celles de la Guerre de la Quadruple-Alliance !
    Leopold, convaincu qu'il œuvrait pour la seule cause digne, s'illustra particulièrement durant ses deux années de service. Infatigable, il était tout à fait capable de soigner trois individus à la fois ; et comme on n'attendait pas de lui un taux de réussite miraculeux, devant la charpie humaine qui défilait sous ses yeux, ses quelques réussites engendrèrent belle impression sur les troupes. Le général des armées lui-même fit de Waldstein son chirurgien personnel. On racontait qu'il était capable d'extraire une balle avec grande adresse, et presque sans douleur ; il amputait à merveille, greffait avec succès, et jouissait d'une exquise connaissance anatomique, car il avait appris auprès de maîtres d'exception. On avait même plus de chances de sortir vivant du conflit quand on passait sous son scalpel expert – et de quel entrain ne disposait-il pas ! La guerre lui seyait comme un formidable exercice baigné des douceurs de l'Italie, aussi le soir retirait-il son tablier ensanglanté quand venait le coucher du Soleil, allongé derrière les tentes du campement ou sous l'ombrage doux des grands pins.

    Il regretta avec amertume la fin du conflit, quoique l'issue fut à son avantage, et quitta à contrecœur l'Italie bienveillante. Plus rien ne l'attendait guère en Autriche et son seul parent avait à présent rendu l'âme ; plus tôt dans l'année, on lui avait dépêché une simple missive de notaire, stipulant qu'il était seul héritier des biens de la grand-mère, qu'on l'attendait au plus vite pour régler les formalités mais que, compte tenu des circonstances politiques, on patienterait le temps qu'il faudrait de voir son retour au pays. On l'avertissait aussi que, désormais en possession de toute la fortune Waldstein, il aurait été judicieux de rédiger à son tour son testament, dans le cas où son retour en Autriche se ferait entre quatre planches.

    Désireux de s'installer dans cette Italie chère à son cœur, Leopold fut rapatrié malgré lui au pays avec ce qu'il restait des troupes. Il organisait déjà son nouveau départ pour le Sud, mais le Général vanta si bien ses capacités qu'on promit à Leopold un poste à la Cour, et le déménagement s'en fut relégué à une simple arrière-pensée pour ses vieux jours.
    Et alors qu'il avait vingt-deux ans et plus habitué à suturer les tripes des soldats qu'à traiter des maladies infectieuses du Dauphin, Waldstein fut promu dans un grand tour de force comme assistant du médecin du Roi en personne. Son expérience de la guerre lui conférait d'office une certaine sagesse aux yeux des profanes, qui ignoraient qu'il ne disposait, pour ainsi dire, d'aucune sorte de sagesse ; et qu'au contraire, bien qu'appliqué à la tâche, il s'amusait davantage des interminables parties de trictrac ou de passe-dix que de l'étude sérieuse de toutes ces tumeurs et champignons. On le croisait régulièrement dans quelque taverne mal-famée, couvert et anonyme, animé par l'amour du jeu et celui, certes moins noble, de la boisson.

    Qu'on ne s'y méprenne pourtant guère ; l'apprenti, bien que douteux à certains égards, était doté de la meilleure volonté et des intentions les plus louables, désireux d'apprendre et de soulager de ses maux l'humanité entière. Il se sentait toutefois inextricablement attiré par l'obscurité des tripots et par l'atmosphère confinée des maisons-closes, alors que dans son cœur battait la candeur d'une jeunesse éclairée et florissante. On le vit plus d'une fois terré au confessionnal, rongé par ses regrettables penchants.
    Nul reproche ne lui fut pourtant adressé à la Cour : Waldstein cachait son jeu avec une admirable habileté, et personne ne douta jamais de la pureté de ses intentions et de son honneur. Le médecin assermenté se montrait irréprochable devant la face impériale, et de plus en plus précis dans l'exercice de son art. Bientôt, son vieux maître passa l'arme à gauche et Leopold se hissa en figure d'autorité dans l'exercice de la médecine de son époque – hélas, ses théories souvent erronées rencontraient un vif succès dans l'Empire avant qu'un médecin plus jeune et plus malin que lui ne les invalide. Mais Leopold présentait le notable avantage d'avoir su gagner les faveurs de la famille royale ; son entrain, sa bonhomie, ses délicieuses plaisanteries toutes raffinées et l'amitié que lui portaient les enfants, comme à un proche parent, lui allouèrent une place confortable et, pour ainsi dire, intouchable. On pardonnait ses erreurs, même les plus grossières, que l'on attribuait au compte de quelque valet dissident, ou à l'impertinence d'un assistant. On le laissait mener dans son coin ses recherches sur la tuberculose, le typhus, la vérole, la peste, la fièvre typhoïde... recherches qui ne menaient jamais à grand chose, mais voilà, on ne pouvait pas renvoyer l'extraordinaire Leopold et ses histoires merveilleuses.

    On finit par engager d'autres médecins, plus compétents, peut-être, mais Waldstein conserva sa place de choix des années durant. C'est seulement passé la trentaine qu'il épousa une dame de la cour, grande, belle, célibataire et de presque vingt ans sa cadette. Ils éprouvèrent toutes les difficultés à mettre au monde un enfant, et usèrent de saignées et autres bouillons de vipère en remède. Quand, finalement, l'Autrichienne attendit l'heureux événement, Leopold fut sans conteste le plus accompli des hommes ; jamais plus grande félicité n'avait atteint un tel degré chez le médecin. Et quand l'enfant se révéla être une fille, Waldstein ne se réjouit pas moins des circonstances. La petite Katharina occupa dès lors toutes les pensées de Leopold à chaque heure du jour et de la nuit.
    Il fit de la belle une érudite, lui enseignant la lecture, l'écriture et les sciences, aussi, bien qu'on le jugeât parfois durement pour ce libéralisme par trop assumé. Résigné à l'idée de n'avoir jamais de fils, il ferait tout ce que bon lui semblerait de sa fille – y compris lui l'assortir d'une solide éducation, s'il lui chantait. Et quoiqu'on put dire de lui, il ne vendit pas sa main au plus offrant dès que la jeune eût atteint l'âge pubère ; il préférait la garder jalousement au plus près de lui, sa prunelle, la chair de sa chair.

    Pendant l'enfance de Katharina survint un événement peu commun auquel Leopold ne s'attendait pas le moins du monde. Un de ses plus fidèles amis, médecin, physicien et philosophe, érudit qui laissait derrière lui des piles entières de manuscrits dont il était l'auteur, l'introduisit dans un cercle privé et philanthrope au nom étrange. Une confrérie, une secte, Waldstein eut toutes les peines du monde à en déterminer la nature – pourtant, les idéaux prônés par ces drôles s’emboîtaient merveilleusement avec les siens. Des valeurs humanistes, l'amour de son prochain, voilà tout ce dont le monde était dépourvu, et voilà tout ce qui lui faisait défaut !
    Leopold appréhenda le groupuscule secret au fil des mois, saisit l'essence de l'ordre des bâtisseurs, et bientôt, il fut accepté comme l'un des leurs ; c'est ainsi que Waldstein compta parmi les rangs des Francs-Maçons, qui devraient par la suite influencer son jugement et ses idéologies, et auxquels il restera fidèle.

    Poussé par les valeurs désintéressées que l'on prônait aux réunions francs-maçonniques, Waldstein, sa fille, sa femme et sa fortune quittèrent la Cour. Il devenait nécessaire pour le médecin de s'engager dans une cause ; celle de la veuve et l'orphelin. Oh, sa femme ne s'emballa guère de cette altruiste décision – mais il n'était nullement question de renoncer au confort et à l'argent. Leopold fit ouvrir un cabinet à Vienne dans lequel on pouvait aller quérir un remède à moindre coût. Il se déplaçait aussi à domicile et se frottait au contact des badauds viennois – et on craignit pour sa vie, alors que les épidémies faisaient rage et décimaient le pays. Mais, protégé par sa bonne étoile, Leopold n'attrapa rien d'autre qu'une tendre affection pour la classe paysanne et ouvrière. Que le folklore était riche ! Que les petites gens étaient pittoresques et affables ! Dans les étroites ruelles pavées, on tirait son chapeau sur le chemin du Waldstein. On le surnommait « Docteur Pold », en signe d'affection, et l'opinion publique considérait qu'il avait quitté la Cour au profit du Peuple – de quoi balayer symboliquement le régime en place. On parlait déjà de révolutions, partout en Europe, et le médecin incarnait cet air libéral qui teintait lentement d'or le Saint-Empire Germanique... bien qu'on ignorât que Waldstein ne fut jamais un dissident et affectionnait les Princes germains.

    Les années s'écoulèrent, tant et si bien que Leopold vécut étrangement vieux. Ils étaient peu, à atteindre l'âge vénérable de la soixantaine...
    Un jour, alors qu'il écumait les coupures de presse, un article en tous points semblable à une mauvaise farce happa son regard. Des meurtres à n'en plus finir, en Écosse... Des familles assassinées... Et Leopold fronça les sourcils, car s'il connaissait peu cette contrée lointaine, il savait y être originaire. Sa mère, qu'il n'avait jamais connue, provenait tout droit de l'épicentre de la tragédie. Son père avait pour habitude d'évoquer ces folles légendes, ce folklore primitif et contre-nature... Il insinuait d'étranges propos quant à la nature de cette famille écossaise expatriée... Des bruits de couloir saisis à demi-mots... Restait-il des survivants du côté maternel ?

    Leopold inspira une grande goulée d'air viennois, et se résolut à parcourir les terres ancestrales. Ses vieux jours ne s'écouleraient pas en Italie, mais en Écosse : la médecine y était avancée, et on ne rechignerait pas sur une main d’œuvre aussi qualifiée. Il allait aider la faune locale, et retrouver ses racines. Il débusquerait la famille Finlay, lequel était le nom de sa mère, et se présenterait comme le digne héritier de la lignée disparue. On l'acclamerait, et il percerait à jour le mystère d’Édimbourg ; sauveur des opprimés Autrichiens, il deviendrait la nouvelle coqueluche des opprimés Écossais.
    En raison des disparitions rapportées, Leopold coupa court à toute discussion et interdit aux femmes de le suivre dans son périple : il s'agissait de son combat, et il ne leur aurait imposé pour rien au monde de quitter leur belle Autriche – mais quelques yeux doux plus tard, Katharina prit part au voyage.

    Quelques dépêches de ses compagnons francs-maçons eurent tôt fait de l'intégrer à la société écossaise, car celle franc-maçonne s'étendait bien au delà de toute frontière. On lui trouva un nouveau cabinet, une nouvelle brillante demeure, et si Waldstein ne retrouva aucune trace des Finlay, il tomba éperdument amoureux de cette terre verdoyante et de tout ce que l'on pouvait raconter à son sujet. Les vieilles légendes eurent sur lui un impact auquel il ne s'attendait guère, et il se fit raconter auprès des natifs de curieuses histoires desquelles il se sentait étrangement proche... Elles exerçaient tout à la fois sur lui fascination et répulsion. Il y avait certaines choses dont on ne saurait s'accommoder...
    Waldstein envoya au diable sa paisible retraite. Son ultime devoir serait de percer les secrets qui planaient sur ces étendues ténébreuses où nul ne trouvait son chemin. Lui, Leopold Waldstein, finirait par comprendre !

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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Leopold Waldstein le Dim 2 Juil - 1:17



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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Dim 2 Juil - 2:02

    Cet avatar claque à mort...

    Bienvenue à toi, cher Fir Darrig ♥ (ce groupe de la classe quoi ) J'ai déjà été bien aguiché par Psychose sur ce personnage... Du coup, j'ai hâte de pouvoir en lire plus

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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Ina MacNiven le Dim 2 Juil - 2:39

    Top géééénial ! Enfin bienvenue à toi ici ! Bonne rédaction et si tu as des questions, tu n'hésites pas !

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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Keith McBain le Dim 2 Juil - 8:47

    Popold! Welcome!

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    "Te souviens-tu de la lune pleine, qui descendait ses rayons sur ce visage noircie par la mort, il y avait sur sa chair, les dessins de ses propres veines, comme les membranes d’une feuille, qui ramenait à ses yeux vides, un sang profondément sombre. Elle était morte. Mais jamais l’esquisse de la mort ne fut plus belle que celle-là.”
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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Llewyn MacGobhainn le Dim 2 Juil - 14:38

    Anh, un médecin On va avoir des choses à se dire

    Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter le staff

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    Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
    Inconvénients : Cannibale - Agoraphobe - Déteste le son de la cornemuse - Sang froid


    Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



    Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Seaghdh Leamhnach le Lun 3 Juil - 11:50

    OMG

    Cet avatar, cette origine monstrueuse et surtout SURTOUT ! Cet alignement qui envoie juste du méga rêve. J'ai juste hâte de voir comment tu vas faire cohabité le farceur avec la rigueur du loyal bon

    Bienvenue au fait

    Mais je pense qu'il va nous falloir un lien

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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Leopold Waldstein le Ven 7 Juil - 0:06

    Merci à vous pour le chouette accueil et les gentils messages !

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    Re: Leopold Waldstein

    Message par Seaghdh Leamhnach le Ven 7 Juil - 9:59

    Fàilte gu Dùn Èideann
    Bienvenue

    Leopold Waldstein

    Tu vas bientôt pouvoir te jeter à corps perdu dans la ville d’Édimbourg. Cependant, nous avons encore besoin que tu t’affranchisses de deux trois formalités avant d’aller RP. Si tu es encore un peu perdu sur le forum, je t’invite à jeter un œil au guide du débutant. Tu y trouveras tout ce qu’il y a à savoir sur le forum pour un début réussit.

    Pour ne pas tarder à te lier aux autres joueurs, ne tarde pas trop à aller poster ta fiche de liens ou encore ta fiche de RP pour garder une trace de tous tes écris.

    Ce qu'on a pensé de ta fiche

    Mais OMG ce personnage quoi   Leopold est juste tellement adorable, c'est dingue. Je le vois tellement, ce petit vieux avec son air bonhomme et son grand sourire, qui s'active pour que tous reçoivent nourriture et soins. Il est l'incarnation même du personnage Loyal Bon, alors même que c'est sans doute plus un accident qu'autre chose. Je trouve ça fabuleux. Et bien sur tout ça est sans même aborder ta sublime plume    Ni ton choix de faceclaim qui est juste parfait  
    Je vais pas te retenir plus longtemps et te souhaiter tout de suite un bon jeu sur Marbhadh !  


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