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    Oops ?

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Ven 30 Juin - 19:19


    Oops ?
    Llewyn ξ Teàrlach

    Piétinant sur place, j’observe la porte du bureau de Llewyn. Malgré l’interdit, je ne rechigne d’habitude pas à ouvrir la porte pour pénétrer dans le lieu presque sacré. Mais aujourd’hui, les choses sont différentes. Aujourd’hui je n’y vais pas pour taquiner mon beau-frère, logeur et partenaire. Non, aujourd’hui je viens lui annoncer une erreur que j’ai faite… Et pas une petite erreur. En même temps, c’est en grande partie sa faute. Mais je sais qu’il ne le verra pas ainsi. Finalement, je décide de passer le pas et j’ouvre la porte sans frapper. Là, je retrouve l’Oilliphéist attablé, en train de compulser frénétiquement des notes. Je m’appuie dans l’encadrure de la porte et je croise les bras, levant un léger sourcil. Toute forme d’appréhension s’envole alors que son regard furieux remonte vers moi. Il n’aime pas quand je rentre sans m’annoncer. Mais je ne vois pas pourquoi je le ferais. « Avant de te mettre à me crier dessus et à insulter ma mère, qui est aussi ta belle-mère, je te rappelle, tu ferais mieux d’attendre d’entendre ce que j’ai à te dire. C’est du sérieux pour une fois… » Je laisse une pose dramatique, ménageant mon effet maintenant que j’ai réussi à capter son attention. Je rentre dans la pièce d’un pas léger pour aller m’asseoir sur son bureau. Mes mains attrapent un petit globe qui sert, je suppose, de décoration et je commence à le faire tourner entre mes doigts. « Il se pourrait… Bien sûr, ce serait dans l’hypothèse où il ait réussit à trouver son chemin dans ce labyrinthe que tu appelles un manoir… Que le cobaye que je t’ai amené hier soit en train de courir à moitié nu dehors. Probablement en direction du centre-ville… Personnellement c’est là que j’irais si on m’avait drogué pour m’arracher à ma vie et que je m’étais réveillé dans un laboratoire sordide pratiquement nu et mal attaché. Ca ou je chercherais à rentrer chez moi… » Je bondis du bureau, y déposant le petit globe au passage. « Tu me crieras dessus après… Allons récupérer ce ceasg avant que quelqu’un ne prenne ses babillages fous au sérieux. »

    Si je m’en sors sans me faire arracher la tête par le chirurgien fou, ça sera déjà une belle victoire en soi. La nuit était en train de tomber, et cela jouait en notre faveur. L’homme aura sans doute plus difficile à trouver de l’aide qu’en plein jour. Je me dirige vers l’extérieur du bureau, prêt à partir en chasse. Je n’ai jamais chassé avant tiens… Je paye des hommes pour me fournir les cobayes habituellement. « Tout cela n’arriverait pas si, comme n’importe quel médecin tu pouvais te contenter d’un cadavre à étudier. » Je me retourne, lui faisant face alors que je continue d’avancer à reculons. « Ou que tu savais attacher correctement les sangles. J’espère que tu as tes drogues sur toi parce que je crois que ça va être sportif… »

    ♦ ♦ ♦


    La nuit c’était définitivement levé sur la ville. Je resserre les pans de mon manteau en jetant un bref coup d’œil désobligeant à Llewyn. Cela fait combien de temps qu’on cherche à remonter la piste de son cobaye ? Bien trop longtemps à mon gout. « Je savais depuis le début que toute cette histoire était une mauvaise idée… » Un long soupire franchis mes lèvres. « On ne devrait pas être dehors à cette heure-ci… Ce n’est pas vraiment comme si les rues étaient les plus sûres d’Écosse. » Pas que je sois particulièrement inquiété à l’idée d’un éventuel danger, mais nous savons parfaitement tous les deux qu’il n’est pas rare que des disparitions aient lieues. Maintenant, nous sommes deux adultes en pleine possession de nos moyens et armé avec de quoi droguer plusieurs personnes, je doute qu’il nous arrive quoi que ce soit de trop dramatique.

    En quelques enjambées, je rejoins le chirurgien et je passe un bras autour de ses épaules. « En fait, on devrait sortir comme ça plus souvent. Si on n’avait pas un problème d’ordre majeur pouvant détruire nos réputations respectives sur les bras, je te proposerais bien d’aller boire quelques verres dans le bar le moins insalubre qu’on pourra trouver. Dommage qu’on soit en train de cavaler après quelqu’un. Il y a rien dans ton héritage qui pourrait nous faciliter le travail ? Je sais que certains Leamhnach sont capable de pister le sang… Tu sais faire un truc du genre ? »

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    Re: Oops ?

    Message par Llewyn MacGobhainn le Sam 1 Juil - 0:23




    Oops ?
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    Dans une main, un livre et dans l’autre une plume, je m’applique à reporter de nouvelles informations sur les Ceasgs. Les résultats restent décevants, malgré un sujet en bonne santé et un cas très intéressant de syndactylie. Cela faisait un moment que Teàrlach n’avait pas entièrement honoré sa part du marché. Je ne rechigne jamais un cadavre, mais comment pouvons-nous réellement avancer s’il n’y a plus une once de vie ? Puis, est-ce quelqu’un va réellement regretter ce Ceasg ? Je ne pense pas.

    J’essaye de finir rapidement, il reste encore beaucoup de choses à faire et les effets de l’anesthésiant devraient bientôt se dissiper. D’ailleurs, je ne suis pas sûr d’avoir laissé Teàrlach le préparer était une bonne idée. Avec lui, on ne sait jamais. Mon beau-frère est totalement imprévisible, une plaie au quotidien. Il y a des jours où je me dis que c’est lui qui devrait finir ligoter à cette table et les organes dans des bocaux de formol.

    La porte de mon bureau s’ouvre. Qui a osé ? Tous ceux qui vivent ici savent très bien que je déteste ça. Furieux, je foudroie du regard la personne se tenant dans l’encadrement de la porte. Teàrlach ? Je ne sais même pas pourquoi je me suis posé la question au préalable. Évidemment que c’est lui. Espèce d’enfant indésiré.

    « Avant de te mettre à me crier dessus et à insulter ma mère, qui est aussi ta belle-mère, je te rappelle, tu ferais mieux d’attendre d’entendre ce que j’ai à te dire. C’est du sérieux pour une fois…
    - Et pourtant, j’en aurais des choses à dire sur ta mère. L’autre, je veux dire. Pas celle qui t’a adopté pour faire gonfler la fortune familiale. »

    Lentement, je referme mon livre et mon carnet de notes. Le voir faire comme chez lui m’irrite énormément. Il a intérêt d’avoir une très bonne raison pour être venu ici et prendre ses aises comme si cet endroit lui appartenait. Et repose ce globe où tu l’as trouvé avant qu’il ne finisse dans l’un de tes orifices. « Il se pourrait… Bien sûr, ce serait dans l’hypothèse où il ait réussi à trouver son chemin dans ce labyrinthe que tu appelles un manoir… Que le cobaye que je t’ai amené hier soit en train de courir à moitié nu dehors. Probablement en direction du centre-ville… Personnellement c’est là que j’irais si on m’avait drogué pour m’arracher à ma vie et que je m’étais réveillé dans un laboratoire sordide pratiquement nu et mal attaché. Ca ou je chercherais à rentrer chez moi… » Je bondis littéralement de ma chaise, scandalisé. « Tu as laissé le cobaye s’échapper ?! Dis-moi que c’est une blague ! » Cette fuite est une véritable catastrophe. Si l’homme trouve une oreille attentive et si mes expériences remontent jusqu’à mes collègues, je risque de me faire exclure de la communauté scientifique.

    « Tu me crieras dessus après… Allons récupérer ce Ceasg avant que quelqu’un ne prenne ses babillages fous au sérieux.
    - Comment ça a pu arriver ? Tu vois, je savais que je n’aurais pas dû te laisser te charger de l’anesthésiant. »

    Le Fir Darrig se dirige vers la sortie. Fouillant dans mes tiroirs, je prends sur moi le matériel dont je pourrais avoir besoin pendant notre chasse du Ceasg. Principalement, du curare, il serait trop dangereux de le ramener une deuxième fois au laboratoire. Je vais sûrement devoir dire adieu à ce sujet d’expérimentation. Ce n’est pas grave en soit, Edimbourg grouille de monstres et je trouverais bientôt de quoi remplacer cette perte.

    « Tout cela n’arriverait pas si, comme n’importe quel médecin tu pouvais te contenter d’un cadavre à étudier. » Pour seule réponse, un regard noir. Nous en avons déjà discuté et je ne suis pas d’humeur à reprendre ce débat avec lui. Puis, nous n’avons pas le temps. Il faut retrouver ce cobaye en fuite.

    « Ou que tu savais attacher correctement les sangles. J’espère que tu as tes drogues sur toi parce que je crois que ça va être sportif…
    - Dois-je te rappeler que j’étudiais la syndactylie et que c’était pour ça que les sangles aux mains n’étaient pas mises, mais il semblerait que tu sois un assistant incompétent et que tu ais oublié de les remettre une fois les expériences terminées. »

    Pour résumer, Teàrlach est responsable de cet incident. Si un jour, je trouve quelqu’un d’autre, je me ferai un plaisir de me débarrasser de lui. Ce n’est pas comme si des gens allaient le regretter. Peut-être Seaghdh sera-t-il triste, mais ce sera uniquement, car la fortune du Fir Darrig s’évanouira avec lui.


    ♦♦♦


    Les nuits sont froides à Edimbourg. Un frisson parcourt mon échine tandis que je ferme mon manteau de plus belle. Il ne manquait plus que la fraîcheur des rues pour ponctuer cette traque. J’ai l’impression d’être gelé, malgré les nombreuses couches de vêtements.

    « Je savais depuis le début que toute cette histoire était une mauvaise idée… On ne devrait pas être dehors à cette heure-ci… Ce n’est pas vraiment comme si les rues étaient les plus sûres d’Écosse.
    - Si tu crains pour ta vie, il ne fallait pas laisser le Ceasg s’échapper. »

    Je n’aime pas non plus traîner trop longtemps ici. Edimbourg n’est pas la ville réputée pour la sûreté de ses rues. Cependant, je n’irais pas jusqu’à dire que la peur m’accompagne. Seuls les enfants ont peur de ce qu’il se cache dans le noir. Certes, les disparitions sont fréquentes, mais je pense avoir une explication tout à fait rationnelle. Je ne dois pas être la seule personne dans cette ville à vouloir, comprendre et supprimer l’héritage monstrueux. Si ça se trouve, notre petit trafic d’êtres humains n’est pas le seul.

    Continuant d’avancer, je n’avais même pas remarqué que Teàrlach était distancé. Le Ceasg ne devrait pas être loin. De toute façon, il doit être encore un peu engourdi de l’anesthésie et ne pas avoir possession de tous ses moyens. C’est donc crucial de le retrouver au plus vite. Les pas du Fir Darrig me rejoignant claquent dans le silence des rues et son bras se posent autour de mes épaules. Je me fige, détestant l’attitude tactile de Teàrlach. Le pire ? C’est qu’il le sait.

    « En fait, on devrait sortir comme ça plus souvent. Si on n’avait pas un problème d’ordre majeur pouvant détruire nos réputations respectives sur les bras, je te proposerais bien d’aller boire quelques verres dans le bar le moins insalubre qu’on pourra trouver. Dommage qu’on soit en train de cavaler après quelqu’un. Il y a rien dans ton héritage qui pourrait nous faciliter le travail ? Je sais que certains Leamhnach sont capables de pister le sang… Tu sais faire un truc du genre ? » Il doit le faire exprès. Teàrlach sait que je refuse de me servir de mon héritage. Je ne suis pas assez désespéré pour arriver à de tels extrêmes. Je préfère encore laisser ce Ceasg nous échapper plutôt que d’utiliser mon héritage. De toute façon, il y a de fortes chances que personne ne croit le pauvre homme. Et même si j’acceptais ma part de monstre, je n’ai rien qui puisse nous aider à traquer le fuyard. Attrapant son bras, je me dégage de son étreinte. « Non, rien qui puisse nous aider et même si c’était le cas, je préfère l’autre méthode. » Hors de question de s’abaisser à ça.

    On continue d’avancer dans les rues, cherchant après leur cobaye. Dans sa fuite, il a forcément laissé des traces. « Soyons sérieux, est-ce qu’il y a la moindre chance que quelqu’un écoute un homme de la trentaine, presque nu et hurlant à qui le veut qu’il a été enlevé pour être un sujet d’expérience ? » Dis comme ça, à voix haute, c’est vrai que le tableau est plutôt risible. Mais je ris jaune.
    D’ailleurs, ce sont des éclats de voix qui ponctuent ma phrase. Le bruit semble provenir d’une des artères principales, ce qui me fait légèrement grincer des dents. La situation va être compliquée si on doit récupérer notre cobaye au milieu de passants interloqués. Toutefois, les passants ne devraient pas être trop nombreux, seuls des couche-tards et des filles de mauvaise vie.

    Lorsqu’on arrive, l’agitation avait déjà cessé. Les quelques conversations qu’on arrive à intercepter décrivent plus ou moins notre fuyard. On est sur la bonne voie. Du moins, je l’espère. Je jette un regard à Teàrlach avant de reposer mon attention sur un groupe de femmes discutant ensemble. « Toi qui es un Fir Darrig à la langue d’argent, ça ne te dirait pas d’aller demander à ces femmes si elles n’ont pas vu notre cobaye ? De mon côté, je vais voir dans les ruelles si je ne le trouve pas. Rejoins-moi dès que t’as fini. »
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    Re: Oops ?

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Lun 3 Juil - 15:15


    Oops ?
    Llewyn ξ Teàrlach

    « Non, rien qui puisse nous aider et même si c’était le cas, je préfère l’autre méthode. » Lourdement, je lève les yeux au ciel. Que cet homme pouvait être d’un ennui… L’un dans l’autre, je crois que je ne comprendrais jamais en quoi nos origines sont à ce point un problème pour lui. Oui, toute l’Écosse est très probablement touchée par ce phénomène mais… Et si ce n’était pas aussi dramatique que le chirurgien voulait bien le reconnaitre ? Sommes-nous réellement les monstres que certains voient en nous ? Personnellement, je me sens bien tel que je suis. Je suis curieux de savoir comment il est scientifiquement possible que nous soyons capable de toutes ces choses mais de là à vouloir repousser cet héritage comme le fait l’oilliphéist… Je trouve que c’est carrément se prendre la tête avec pas grand-chose. Après tout, on ne peut changer qui on est. On continue d’évoluer dans les rues sombres et tordues de Canongate, laissant nos regards fouiller l’obscurité. On aurait dû aller réveiller Màiri et lui demander de se joindre à nous… Même si elle n’aime pas du tout ce petit jeu auquel nous nous employons tous les deux, je sais qu’elle est capable de traquer le sang… Elle aurait pu nous faciliter grandement la tâche… Dommage que nous n’y aillons pas pensé. « Soyons sérieux, est-ce qu’il y a la moindre chance que quelqu’un écoute un homme de la trentaine, presque nu et hurlant à qui le veut qu’il a été enlevé pour être un sujet d’expérience ? » Je grimace alors que je l’entends rire. C’est ça le problème de ceux qui ne sont pas capable d’accepter ce qu’ils sont. Ils n’écoutent pas, ils ne s’instruisent pas. « Pour avoir grandi parmi une famille de Ceasg, je t’assure que certains peuvent se faire entendre quel que soit la situation. »  Je suis le médecin dans les ruelles, mon regard se baladant sur les façades, ma concentration s’effilant au fil du temps. J’observe une chauve-souris voler maladroitement dans les rues, sa silhouette sombre se dessinant sous l’éclat de la Lune. « Toi qui es un Fir Darrig à la langue d’argent, ça ne te dirait pas d’aller demander à ces femmes si elles n’ont pas vu notre cobaye ? De mon côté, je vais voir dans les ruelles si je ne le trouve pas. Rejoins-moi dès que t’as fini. » Je sursaute légèrement, arraché violemment à mes pensées. On n’a pas idée de surprendre les gens comme ça ! Puis, tout se remet dans l’ordre. Ah. Oui. Moi aussi je risque d’avoir des ennuis si on ne retrouve pas cet homme… C’est à peu près la seule chose qui m’anime alors que je m’avance vers le groupe de femmes… Visiblement de petite vertu si je me fie à leur tenues prétendues affriolantes.

    Il a bon dos, Llewyn… A nous traiter de monstre, d’abomination et que sais-je… Refuser d’utiliser ses dons en tout temps, pourquoi pas… Mais il me demande toujours avec une telle facilité d’utiliser les miens… Pourquoi continuellement chercher à repousser cet héritage alors qu’il en a visiblement besoin ? Ou, tout du moins, il lui trouve une utilité. J’arrive près du groupe de jeunes femmes. Collant un grand sourire sur mon visage, je fais l’une des choses que je sais le mieux faire ; mentir. Je joue l’ivresse, passant un bras autour des épaules d’une blonde alors que je fais mine de tituber. Je ne suis pas un très bon acteur mais s’il y a quelque chose que je connais, c’est l’ivresse. « Pardonnez-moi, mademoiselle… Je crois que j’ai trop bu pour ce soir. Je ne voulais pas vous déranger… Vous êtes ravissante, même en pleine nuit. » Un nouveau rire passe mes lèvres alors que je me détache de la blonde plantureuse. Je passe mon chemin avant de me retourner après quelques pas maladroits. « Excusez-moi, mesdames. Vous n’auriez pas vu mon ami par hasard ? On s’est perdu de vue à la sortie du Pas Chaloupé et j’ai peur qu’il ne crée des soucis en ville. Il fait ma taille, est brun, à l’air totalement perdu et il tient des propos incompréhensible. Il n’est pas improbable qu’il se soit aussi partiellement dévêtu. »

    Les femmes ont-elles aperçu leur homme ?:
    Succès Succès - « Nous avons effectivement vu un homme peut vêtu passer dans ces rues un peu avant vous. » Un gloussement général dans le groupe m’apprends que, effectivement, l’homme devait être pratiquement nu, ce qui colle à notre cobaye. « Il est parti vers le port je crois. » Je lance un grand sourire à la petite brune aux airs timides. « Merci beaucoup. J’espère qu’il ne va pas essayer d’aller nager, fin ivre comme il est, il arriverait juste à se noyer. Milles merci, mesdames ! » Et sans un mot en plus, je file vers les ruelles, à la recherche de Llewyn.

    Succès Échec / Échec Succès - Les jeunes femmes s’échangent des regards. Je pense qu’elles ont cru à ma fable mais qu’un homme ivre ne les met pas en confiance. Compréhensible au vu de la réputation de la ville pendant la nuit. « On a bien vu un homme qui correspond plus ou moins à votre description mais vous feriez mieux de rentrer chez vous. Au pire, vous le retrouverez demain en train de vomir dans un coin de la ville. De toute manière je serais incapable de dire vers où il se rendait… » Je gronde en réponse et je me détourne. Il n’y a visiblement rien à en tirer… Autant retourner directement chez Llewyn et voir s’il a eu plus de chance que moi.

    Échec Échec - Le groupe entier me regarde comme si un troisième œil venait de me pousser sur le front. Visiblement, elles sont embêtées et n’ont pas l’air d’avoir de réponse à me donner. Je soupire de lassitude. Au moins, cela valait le coup d’essayer.  « Ce n’est rien. Merci quand même. Une bonne fin de nuit à vous. » Et sans un mot de plus, je me détourne pour aller retrouver l’autre râleur qui doit sans doute être en train de bouder dans une ruelle.

    Je peine un peu à retrouver l’homme au visage fermé. « Je suis là, mon ami ! » Il n’aime pas quand je l’appelle ainsi. J’aime l’ennuyer. Donc je l’appelle comme cela. Logique. « Je n’ai rien pu en tirer. Elles l’ont vu mais n’ont pas pu me dire où il était partit. On ferait mieux de s’assoir deux minutes pour réfléchir à qui on est en train de chercher et quel aurait pu être son mode de réflexion. » Malgré que je sois plus jeune que lui, je ne résiste pas à la tentation de passer une main dans ses cheveux pour les ébouriffer comme je le ferais avec un gamin. « Et il faut que tu arrêtes de bouder nos héritages pour ensuite me demander de m’en servir comme si tu me demandais de te passer le thé. Tu te fais du mal pour rien. Et après c’est moi qui ne suit pas logique ici. » Je me recule d’un pas, un léger sourire narquois aux lèvres. Je suis décidément incapable de travailler en équipe sans volontairement saboter le tout. Mais c’est plus fort que moi… J’aime voir le dragon s’énerver, mordre aux hameçons que je lui tends. « On sait qu’on cherche un Ceasg hautement hybridé qui était dans ton labo depuis plusieurs jours maintenant. Je ne suis pas un expert en la matière mais je pense que jeter un coup d’œil à la côte la plus proche pourrait ne pas être une si grosse perte de temps. Tu en dis quoi ? »

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    Re: Oops ?

    Message par Ceann-Uidhe le Lun 3 Juil - 15:15

    Le membre 'Teàrlach Ó Ceallaigh' a effectué l'action suivante : Le Destin


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    Re: Oops ?

    Message par Llewyn MacGobhainn le Lun 3 Juil - 17:01




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    C’est plus facile. Bien plus facile de demander à Teàrlach d’utiliser ses dons plutôt que de le faire lui-même. L’Oilliphéist ne peut accepter cette part de lui, pourtant si dangereusement présente. Il refuse de se servir de cet héritage. Ce monstre, ce n’est pas lui. Lui, il est humain, chirurgien, philanthrope. Certainement pas cette espèce d’abomination cannibale. Se dirigeant vers les ruelles adjacentes, il se glisse telle une ombre entre les rares passants. Il doit absolument retrouver ce Ceasg, c’est sa réputation qui est en jeu. Il fouille minutieusement deux ou trois ruelles, toutes vides. Le cobaye n’est pas là. Llewyn aurait du s’en douter, le Ceasg doit être encore trop effrayé pour penser à trouver une cachette pour la nuit. L’Oilliphéist soupire et se frotte les yeux. Si seulement il était possible de le suivre à la trace, les choses seraient beaucoup plus simples. La seule chose de certaine, c’est qu’il est blessé au niveau des mains et des avant-bras et qu’il n’est pas retourné à l’eau depuis quelques jours. Serait-il suffisamment stupide pour y retourner maintenant ? Dans l’urgence et porté par la peur, tout est possible.

    « Je suis là, mon ami ! » Llewyn grince des dents. « Surveille tes ardeurs. » Le caractère du Fir Darrig lui hérisse le poil. Cet homme est-il incapable de se tenir ? On dirait un enfant. « Je n’ai rien pu en tirer. Elles l’ont vu, mais n’ont pas pu me dire où il était parti. On ferait mieux de s’asseoir deux minutes pour réfléchir à qui on est en train de chercher et quel aurait pu être son mode de réflexion. » Il chasse d’un mouvement sec la main ébouriffant ses cheveux et remet en place son tricorne. Non sans un regard assassin à l’intention de Teàrlach, il continue ses recherches dans la ruelle. Peut-être que le Ceasg est passé par ici et a laissé des traces ? « Et il faut que tu arrêtes de bouder nos héritages pour ensuite me demander de m’en servir comme si tu me demandais de te passer le thé. Tu te fais du mal pour rien. Et après, c’est moi qui ne suis pas logique ici. » Le chirurgien prend une grande inspiration. Il voit très bien ce que Teàrlach essaye de faire. Il essaye de le faire sortir de ses gonds, mais Llewyn sait intérioriser. Le Fir Darrig le paiera plus tard. Pour le moment, la priorité est de retrouver le Ceasg. L’Oilliphéist n’a pas d’énergie à perdre dans une guérilla inutile. « Si tu te complais dans ta condition de monstre, grand bien t’en fasse. » Le ton du chirurgien est cassant, acéré, trahissant son énervement. Cette discussion, ils l’ont déjà eu des centaines de fois et Llewyn est catégorique. Plus jamais. Plus jamais il ne ferait appel à sa condition monstrueuse. De toute façon, les plantes qu’il a prises tout à l’heure font encore effet et c’est un soulagement d’être encore capable pour quelque temps de refouler cet héritage.

    « On sait qu’on cherche un Ceasg hautement hybridé qui était dans ton labo depuis plusieurs jours maintenant. Je ne suis pas un expert en la matière, mais je pense que jeter un coup d’œil à la côte la plus proche pourrait ne pas être une si grosse perte de temps. Tu en dis quoi ? » Le chirurgien finit de vérifier la ruelle. Comme prévue, celle-ci est vide et il n’y a aucune trace. Pour une fois, Llewyn est prêt à suivre la proposition du Fir Darrig. Son raisonnement tient tout à fait la route et il est fort probable que le Ceasg, en panique, se soit dirigé vers le seul endroit où il se sentirait en sécurité, la mer. Ce serait extrêmement stupide de sa part, car c’est exactement le raisonnement qu’auraient les poursuivants, mais ce Ceasg n’était pas une lumière. « J’en dis qu’on peut aller vérifier. »

    Les deux hommes ressortent de la ruelle. Llewyn risque un regard vers le centre-ville, rien d’anormal, avant de prendre la direction de la côte. Il n’est pas à l’aise à l’idée de se rendre là-bas, ayant une peur bleue des grands espaces. Se retrouver perdu au bord de la mer, c’était trop pour l’Oilliphéist. Gardant son air fermé, c’est presque à reculons que ses pas le guident à travers la ville. Lorsqu’ils arrivent à la côte la plus proche, c’est une véritable sensation de malaise et de peur qui s’empare du chirurgien. Cet espace, totalement vide lui donne la chair de poule et il a l’impression que son cœur va exploser.
    Llewyn s’arrête quelques instants, les mains tremblantes et le souffle court. Il fait signe à Teàrlach de ne pas l’attendre et de commencer les recherches. Le chirurgien a besoin de longues minutes pour se reprendre, faisant preuve d’une extrême volonté pour ne serait-ce que suivre les pas du Fir Darrig. Cet état de faiblesse le met en rage, terrifié de ne pas être capable de contrôler ce qui lui arrive. « Est-ce… Est-ce que t’as trouvé quelque chose ? » Pas de réponse. Étonnant de la part de Teàrlach. Peut-être n’avait-il pas parlé assez fort, sa voix n’étant plus qu’un souffle alors qu’il bataillait pour ne pas s’enfuir en courant ? « Teàrlach ? Tu l’as trouvé ? » L’Oilliphéist peste avant de prendre une grande inspiration et de se redresser, balayant rapidement la côte du regard à la recherche de la silhouette familière. Il aperçoit le Fir Darrig à une dizaine de mètres, lui faisant signe d’approcher. Nouvelle flopée d’insultes à l’intention de l’homme. Toujours au bord de la crise de panique, le chirurgien s’approche doucement. Llewyn a l’impression d’être sur une corde raide, prêt à tomber au moindre coup de vent. « J’espère pour toi que t’as trouvé quelque chose qui valait le coup. » L’Oilliphéist se veut menaçant, mais sa voix peu assurée contraste avec ses intentions. Cependant, être rude avec le Fir Darrig lui donne l'impression d'avoir encore le contrôle sur la situation. C'est un schéma connu et donc, rassurant.

    EST-CE QU'IL Y A UNE TRACE DU CEASG ?:
    Succès/Succès : Teàrlach pointe du doigt des traces de pas, encore fraîches sortant de la mer se dirige vers une petite cabane sur la côte.

    Succès/Échec ou Échec/Succès : Sur le sable, les hommes reconnaissent un morceau des palmes du Ceasg.

    Échec/Échec : Avec la pénombre, ce qu’ils pensaient être des traces de pas étaient en fait des traces de pattes. Un chien a dû venir sur ces côtes, mais pas la moindre trace du cobaye.
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    Re: Oops ?

    Message par Ceann-Uidhe le Lun 3 Juil - 17:01

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    Re: Oops ?

    Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Lun 10 Juil - 23:53


    Oops ?
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    « J’en dis qu’on peut aller vérifier. » Le sourire du rouquin grandit encore face à cette remarque. Ces petits moments de victoire, il les conserve prêt de son cœur. Précieux de par leur rareté, il aime prouver à cet homme qu’ils peuvent être du même avis. A vrai dire, il s’est quelque part mit en devoir de prouver à l’homme qui a accepté de le loger sous conditions qu’ils peuvent tomber d’accords sur certains points. Oh, il n’est pas idiot. Il le sait que jamais ils ne tomberont d’accord d’un point de vue scientifique. Llewyn est de ces têtes de mules que l’on ne peut convaincre à coup d’arguments… Tout comme Teàrlach. Seulement, le Fir Darrig se fait une obsession de voir l’homme reconnaitre qu’il ne peut pas avoir tort sur tout. Il se refuse à devenir un petit chien léchant le cul de son ainé jusqu’à obtenir son approbation. Ce n’est pas son style, ce n’est pas son genre. Il s’est toujours vu comme un esprit libre, un incompris. S’imposer a toujours été sa manière à lui de s’assurer de ne pas être laissé pour compte. Et bien qu’il se refuse très clairement à vouloir l’admettre, Teàrlach a pour Llewyn cette sorte de fascination glauque que l’on a pour les prédateurs. Inconscient et imprudent, il n’a jamais été capable de se contenter de l’observer de loin. Il s’est senti obligé de rentrer dans la cage, espérant sans doute vainement de ne pas finir comme tous ces repas qu’il peut lui apporter. Voyant que la bête tolérait sa présence, depuis, il ne peut s’empêcher de la taquiner d’un bout de bois, de chercher le moment où il atteindra la limite de cet homme, où le fauve en lui lui donnera le coup de patte de trop, le moment où on le lui dira clairement ; ‘Teàrlach, tu as été trop loin’ . Et alors, il payera sa curiosité maladive et sa fascination pour ce prédateur.

    Et les voilà, tous les deux… Proie en sursit et prédateurs en bordure de mer. L’air salin remplit les poumons du plus jeune. Teàrlach aime la mer. D’aussi loin qu’il se souvienne, il l’a toujours aimée. Calme, apaisante, ouverte. Il aime perdre son regard dans son horizon, profiter du vent qui secoue ses cheveux et claque ses joues, les rougissants sous leurs froids assauts. Le rouquin ne pouvait qu’aimer ce genre de grands espaces. Ici, les gens ne lui semblaient plus aussi intimidants, plus aussi oppressants. Il pouvait tolérer la présence de plus de monde avant que cela ne lui devienne insupportable. Après un geste de l’ainée du duo, il se met en route. Son regard se décroche de la marée en train de se retirer doucement pour parcourir la plage. Il cherche à l’horizon mais, surtout, au niveau du sol. Il n’est pas un pisteur. Oh, que non. Son truc à lui, c’est de rester dans un bureau et de donner des ordres. Il est rare qu’il se salisse lui-même les mains et la chasse n’a jamais été un passe-temps qu’il appréciait. Cela lui rappelle trop le sale boulot qu’il doit faire pour le compte de Llewyn. Les premières proies avaient été les plus pénibles. Maintenant, cela ne touche plus qu’à la formalité mais ça ne l’enchante pas pour autant. Ses yeux se plissent. Cette plage lui semble être la source du chaos. Impossible d’identifier quoi que ce soit d’autre que des vagues de sables. Le vent qui souffle sur la plage n’est pas non plus pour aider, chassant les traces trop vieilles. Mais là, il pense avoir trouvé un truc. Contre toute attente, ce petit truc qu’il fixe semble légèrement différent de ce qu’il a pu voir jusqu’à présent sur cette plage.

    « Est-ce… Est-ce que t’as trouvé quelque chose ? » La voix mal assurée pourrait le faire sourire… S’il n’était aussi concentré en ce moment. Mais cette intonation dans la voix de son beau-frère, il ne la connait que trop bien. Sa propre voix prends des inflexions similaires lorsqu’il se retrouve en présence de trop de monde. Foule oppressante, regards curieux, babillages incessants, les foules l’angoisse, lui donne la sensation qu’il finira par s’y perdre, par y perdre son éclat, sa couleur, son individualité. Il n’était jamais venu sur la plage avec Llewyn. Quelque part, dans un coin de son cerveau, il note l’information, jugeant qu’ils auront tout le temps du monde pour en parler quand le cobaye sera de retour dans le labo… Qu’il soit mort ou vif d’ailleurs… « Teàrlach ? Tu l’as trouvé ? » Un rappel à l’ordre. Teàrlach relève la tête en sursautant légèrement, arraché à ses pensées. D’habitude, il n’est pas du genre distrait… Volontairement évaporé, oui… Distrait, non. D’un mouvement de main, il lui fait signe d’approcher. Il n’est pas expert mais cela lui semble bien être des traces d’une course paniquée qui se dessine sur le sable froid de cette nuit. Les insultes volent, doux florilège aux oreilles du Fir Darrig. Qu’il aime être la source de la rage de son comparse. Tâter le tigre de son bâton malgré ses grognements et mise en garde a toujours eu une saveur particulière aux yeux de l’homme. « J’espère pour toi que t’as trouvé quelque chose qui valait le coup. » Le doigt du rouquin se dresse vers les traces marquant leur chemin sur la plage. Son regard, quant à lui, se pose sur le chirurgien, le critiquant du regard, un sourcil levé. Vraiment ? « Merci Teàrlach d’avoir trouvé une piste alors que j’étais trop occupé à me répandre dans mon pantalon que pour être utile. Ça serait bien si tu pouvais t’investir un peu aussi dans cette traque. Je rappelle que cette histoire de kidnapping et de labo, c’est ton truc, pas le mien. » La pic vole dans l’air salin du bord de mer. Légère comme l’air, elle est accompagnée d’un sourire et un clin d’œil. Jamais Teàrlach n’aurait osé se montrer volontairement agressif avec l’homme. Ce n’était pas là sa marque de fabrique. Et puis, Llewyn le payerait pour cette histoire de sortie nocturne en se faisant réveiller de bonne heure au son de la cornemuse, demain matin. Rien ne sert de s’énerver aujourd’hui alors que l’on peut avoir vengeance demain.

    Sans un mot de plus, il se met en marche, remontant la piste. Un long frisson court le long de son dos. Il fait nuit. Maintenant qu’ils se sont écartés des rues de la ville où il était possible de capter la lumière d’un bar ou d’un foyer, discerner les couleurs devient difficile. Ses gants rouges glissent sous ses yeux. L’air que rien, il les approche, essayant de dissiper son malaise. De la lumière. Il va bientôt avoir besoin de lumière. Il se mord les lèvres, sentant son esprit s’embrouiller doucement sous l’appel de cette couleur si particulière… Si belle… Si profonde. Le rouge, douce couleur obsédante. Ses flots carmins aux mille teintes sont autant de merveilles à découvrir, à trier, à observer. Douce couleur que celle-là. Riche et ambiguë, elle l’obsède. Est-elle sensuelle ? Est-elle représentative de la colère ? Le danger ? Le courage ? L’interdit ? L’ardeur ? Elle est puissante, elle pulse sous ses tempes. Il a besoin de la voir, il le sent. Cela grandit en lui. L’ode lyrique de cette teinte grandit dans son esprit, le gagne. Il finit par s’arrêter au milieu de tout. Il lui faut quelques instants pour se reprendre. Au prix d’un effort, il parvient à repousser l’appel obsédant. Il reprend sa marche, un peu plus nerveux. Et finalement, ils finissent par le trouver… Une petite cabane en bois qui doit servir de remise pour quelques pêcheurs, pour ce que Teàrlach en sait… Quoi qu’il en soit, de la lumière s’échappe de la petite cabane en bois. Ainsi, le Fir Darrig de réfléchit pas. Il n’y voit plus que la possibilité d’y assouvir ce besoin si pressant et se précipite. Il court, chassant le sable sous ses semelles, s’inquiétant bien peu d’ensabler légèrement son comparse au passage. Il n’y a que la lumière qui importe. Il ouvre d’emblée la porte sans se rendre compte de la chaine forcée qui git à même le sable. Il referme la porte derrière lui d’un geste instinctif avant de s’y adosser. Ses mains passent devant ses yeux et enfin, il la voit. Cette douce et puissante couleur. Cette contradiction née qu’il n’arrive pas à dénouer. Comment peut-elle être autant et son contraire ? Comment peut-elle être la colère et l’amour ? Comment peut-elle être le tartan et l’uniforme Jacobite ? Un léger rire menace de sortir de ses lèvres. La seule raison qui l’en empêche, c’est ce couteau qu’il n’esquive que de justesse, se plantant maintenant dans le bois de la porte. Il semblerait qu’ils aient trouvé leur ceasg. Ses mains se lèvent en signe d’appaisement alors qu’il se campe sur ses jambes, essayant de prévoir le prochain mouvement de l’homme. « Llewyn… ? Si tu veux aider, c’est maintenant ! »

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    Re: Oops ?

    Message par Llewyn MacGobhainn le Mer 12 Juil - 1:45




    Oops ?
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    « Merci Teàrlach d’avoir trouvé une piste alors que j’étais trop occupé à me répandre dans mon pantalon que pour être utile. Ça serait bien si tu pouvais t’investir un peu aussi dans cette traque. Je rappelle que cette histoire de kidnapping et de labo, c’est ton truc, pas le mien. » L’Oilliphéist coule un regard à son comparse et esquisse un sourire narquois. « N’essaye pas de te défiler, tu es aussi responsable que moi dans cette affaire. » Et si jamais il tombe, il s’assurera que le Fir Darrig ne s’en sorte pas non plus. « Et puis, je ne voudrais pas empiéter sur tes plates-bandes. La traque et le kidnapping, c’est bien ce qui te permet d’avoir un toit au-dessus de la tête, non ? » Màiri ne le protégera pas bien longtemps. Sitôt un remède trouvé et la suppression définitive de son héritage, le chirurgien se fera un plaisir de se débarrasser de son encombrant partenaire. Depuis le temps que Llewyn se retient de ne pas injecter de curare dans les veines de Teàrlach, il est grand temps que sa patience finisse par porter ses fruits. Non seulement pour ne plus avoir cet excentrique dans les pattes, mais également pour la santé mentale et physique du chirurgien. La mort de son fils a terminé de déséquilibrer l’Oilliphéist. Comment vivre en sachant que le monstre se terrant dans ses entrailles à tuer la seule personne ayant trouvé grâce à ses yeux ? La seule personne à laquelle il tenait est décédée, par sa faute, sans qu’il ne puisse rien y faire. L’abomination en lui a déjoué la science et convoqué la gangrène. Ce n’est pas une chose que le chirurgien peut accepter, tout son être s’y refuse.

    Llewyn, toujours tremblant et au bord de la crise de panique, se remet lentement en marche. Il ne prête aucune attention à Teàrlach, se concentrant sur sa propre respiration. Il ne doit pas céder à la peur ni laisser s’infiltrer dans son esprit les pensées et les angoisses de l’Oilliphéist. Le chirurgien cherche à reprendre le contrôle, il en a besoin, c’est viscéral. Sans contrôle, on laisse place à la superstition, à la bêtise, à la paranoïa et au hasard. Tout ce que Llewyn a toujours repoussé. Il n’y a pas de hasard et la superstition est la science des imbéciles et des incultes.

    Il entend les pas pressés du Fir Darrig le dépasser tandis qu’il relève la tête, le regard attiré par une cabane en bois éclairée et visiblement occupée. Cette vision soulage l’Oilliphéist qui sent un poids s’enlever de ses épaules. Il va pouvoir quitter cet espace vide et retrouver le confort d’un espace confiné. À cet instant, son bureau privé lui manque plus que tout. En particulier la chaleur rassurante de la cheminée. Cette absence se fait sentir un peu plus lorsqu’un vent nocturne souffle sur le corps du poïkilotherme. Pris de frissons, il n’a pas le temps d’interpeller Teàrlach qui file à toute allure vers la cabane de pêcheur. Refermant son manteau, il s’élance à sa suite. A-t-il perdu la tête ? Il ne sait donc pas se faire discret ? Le Ceasg n’est peut-être pas un homme intelligent, mais il va l’entendre arriver et se préparer en conséquence. C’est lorsque le Fir Darrig pénètre sans aucune discrétion à l’intérieur de la cabane que l’Oilliphéist se dit qu’il a complètement perdu la tête. Étonnant qu’il soit encore en vie avec un comportement pareil ! Son regard se pose sur un objet brillant au sol. Une chaîne en métal, visiblement forcée. Pas de doute, le cobaye est là.

    Llewyn sursaute lorsque le bois de la porte craque violemment sous les assauts de ce qui pourrait être un couteau. La peur de sentir l’odeur du sang et de voir surgir ses pulsions cannibales le prend aux tripes l’espace d’un instant. Il se détend légèrement lorsqu’il entend la voix pressante de son beau-frère. « Llewyn… ? Si tu veux aider, c’est maintenant ! » Le chirurgien glisse une main dans son manteau et en sort une seringue de curare. Le Ceasg ne sortira pas d’ici vivant. Ils ne peuvent pas le ramener au laboratoire et ils ne peuvent pas non plus le laisser leur filer entre les doigts. La mort est la seule solution viable pour les deux comparses. La réputation de l’Oilliphéist est en jeu et est bien plus importante que la vie de son cobaye ou celle de Teàrlach.

    La porte tremble, le Ceasg semble avoir retiré le couteau d’entre les fibres vermoulues du bois. La main sur la poignée, le chirurgien tente d’écouter ce qu’il se passe à l’intérieur. Llewyn veut attendre le meilleur moment pour être certain de ne pas rater son coup et tant pis pour le Fir Darrig, il va devoir se débrouiller seul et faire diversion. Lentement, il tourne la poignée. Il se glisse à l’intérieur de la cabane avec une discrétion surnaturelle, inconscient que l’effet des plantes inhibitrices se soit dissipé. Pour l’instant, son attention est focalisée sur son cobaye.
    Un coup d’œil à ses mains et avant-bras lui apprend qu’il est bel et bien leur cible. L’homme semble paniqué et perdu. Parfait. C’est lorsqu’ils sont psychologiquement instables que c’est le plus facile à amadouer. Llewyn a toujours trouvé cela amusant, de croire qu’un assaillant allait laisser sa proie lui filer tranquillement entre les doigts par pure bonté d’âme. Il lance un regard au Fir Darrig, lui intimant de se taire et de continuer de monopoliser l’attention du Ceasg. Et ça marche. Se glissant telle une ombre derrière lui, l’Oilliphéist se prépare à planter la seringue de curare, une étincelle de sadisme dans le regard. C’est ici que se termine cette traque. Soudainement, il empoigne d’une main les cheveux de sa proie et fait pencher sa tête sur le côté tandis que de l’autre, l’aiguille pénètre dans la peau et le liquide mortel se mélange au sang de la victime. Ceci n’a duré qu’une fraction de secondes et le Ceasg s’effondre au sol. Satisfait, Llewyn range la seringue dans son manteau. Il serait dommage de laisser des traces derrière eux, en dehors du cadavre de leur ex-cobaye.


    Est-ce le Ceasg se relève tout de suite ?:
    Succès : Le Ceasg, pris de panique, se relève immédiatement et ne sait pas où donner de la tête. Ayant ramassé son couteau, il se jette sur la première personne qu’il voit. Les mouvements effrayés et désordonnés du cobaye permettent aux deux hommes de ne pas être pris par surprise par l'attaque.

    Échec : Le Ceasg attend légèrement que l’attention des deux hommes ne soit plus portée sur sa carcasse. Ramassant son couteau, il se relève lorsqu’ils lui tournent le dos et se jette sur la personne la plus proche.
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    Re: Oops ?

    Message par Ceann-Uidhe le Mer 12 Juil - 1:45

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