1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise [Colin Smith]

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Cycle 5 Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise [Colin Smith]

Message par Caiden Munroe le Sam 13 Oct - 1:12


Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise
 Colin Smith et Caiden Munroe

Qu'avais-je fais ? J'ai tué la personne... J'ai tué la personne que j'aime. J-je l'aime à ce point. Au point de me briser. Au point d'être anéanti par sa mort. Je savais que je l'aime mais pas... pas dans cette dimension là. Est-ce parce que le sentiment ... ce sentiment, mon sentiment... a grandi dans la douleur ? Seul espoir au milieu des ténèbres ? Et ... et je l'ai détruit de mes mains. Je porte mes mains devant mes yeux et je les vois flous. Du sang les entache, vision troublée.

A l’horizon de cette mer de sang, des navires, sur le flot chavirant, envoient des slaves de boulets fracassants.

Poignard ensanglanté. Gorge ouverte. Chute de sang. Bruit assourdissant. Plaquage au sol. Mains rouges. Poignard de sang. Nora, morte. Lac pourpre. Colin, mort. Rubis rougeoyant. Oeil qui se liquéfie. Viscère flottante. Comment ? Gorge béante. Cascade sanguine. Nora. Colin. Rubis.

A l’horizon de cette mer de sang, des navires, sur le flot mouvant, coulent entre les bois brisés flottants.

Dans ma main, un poignard ensanglanté. A mes pieds, un corps égorgé. Colin ?


Une voix qui m’appelle. Douce comme la plume. Un sourire qui apparaît. Flottant comme un fantôme. La terreur court dans mes veines. La douleur parcourt mes nerfs. La folie enflamme mon esprit. Je l’ai tué. Je l’ai tué. La même phrase qui tourne en boucle. Je l’ai tué. Je l’ai tué. L’ouïe trahie. La vision éblouie. Le toucher dans l’oubli. La main qui se glisse dans la main. Court dans les veines, le serpent de l’effroi. Perdu sur son visage. Non. Non. Je l’ai tué. Je ne peux pas non plus le terroriser. Je refoule ma nature. La refouler, c’est mon credo mais c’est contre nature. Le sang lutin en moi en rejette l’idée. La chaleur m’envahit. Ah...encore une fois. La température prend mon corps. Le brasier gonfle dans ma poitrine. Révolte d’un lutin enfermé. Je regarde une dernière fois le visage de Colin. Je ferme les yeux m'évanouissant dans ses bras. Les cauchemars ont gagné. Mon esprit a préféré couper le corps. La douleur est trop forte. Le désespoir trop puissant. La colère gronde. Colère contre moi-même. Colère contre les autres. Effroi de ne jamais le revoir. Effroi de comprendre ce que j’avais fait.

Les pupilles sur le monde se réouvre. Plus de blanc mais un capharnaüm ambiant. Encore ce moment. Acuité. Eclat d’un rubis. Rubis ?  Enfermé dans les chairs. Collier qui fuit au travers d’une main. Main connue. Attends ! Suis le rouge qui se faufile au milieu des cadavres ambulants. Danse avec Arawn. Pierre de folie qui suit les pas d’une personne particulière. Rythme effréné.

Mis dans un lit, fiévreux, le corps est en plein délire.
Les frissons parcourant le corps brûlant. Les vêtements arrachés. La sueur glissante sur la peau chaude. Les draps défaits. Les cheveux éparpillés sur les oreillers. La lumière vacillante entre le jour et la nuit. Le visage crispé. Le temps défilant. La respiration saccadée.

Course enfin arrêtée. Retour à ce blanc. Je connais la suite. J’avance doucement vers l’endroit où je dois la trouver. Ce rouge qui s’épanouit. Je m’approche pour revoir son corps. Dois-je la revoir encore et encore ? Lentement, le regard se lève pour revoir ce tableau. Choc. Tremblements. Ce n’est plus elle au milieu de cet halo. Non. Ce n’est plus elle. Créateur de cette fleur. Effondrement. Créateur de ce lac. Au bout du bras de cette nouvelle source, le rubis étincelant luit de malveillance. Pierre d’apaisement montre les affres de mon coeur.

Battements de coeur. Ah … Mon péché. Ma douleur.
Voleur de vie. Alors, Lutin, tu avais tant besoin que cela que de voir du sang … du rouge ? Au point, même de retirer la vie de cette personne ? Personne que tu aimes ? Pauvre homme que tu fais. Ne sais-tu donc pas que l’émoi et l’effroi ne font pas bon ménage avec le sang froid ? Jusqu’à quel point peux-tu garder ton calme ? Jusqu’où peut-on te pousser loin dans ta maîtrise de toi ? Pauvre lutin que tu es. L’émoi, qui est né en toi comme un bourgeon de printemps, est mort de tes mains. Alors que ressens-tu ? Douleur ? Effroi ? Oui, tu sens cette grande frayeur qui te glace. L’épouvante terreur, qui court dans tes gênes, se retourne contre toi, n’est-ce pas ? Qui es-tu ? Meurtrier ou amoureux ? Humain ou lutin ? Jamais, autant dans ta vie, tu n’as été confronté à une réalité aussi percutante. Alors dis-le moi… au fond qui es-tu ? Tu ne peux enfermer ta véritable nature. Tu es un être mauvais.

Avant que ne fleurissent les pleurs, de peu de jours, ma fin sera bornée et achèvera ma journée. Trahi d’espoir, mes pensées périssent et mes rêves flétrissent en un désastre assumé. Sous le ciel bleu, l’assourdissant bruit de métal vole les derniers soupirs des Hommes. Débris flottant. Déchire la vie de ses dents acérées. Debout en enfer, la pluie avinée se déverse en fines cordelettes colorant ma peau blanchâtre. Les viscères flottent dans leurs propres mares sanglantes. Pieds perdus dans des chairs visqueuses.

A l’horizon de cette mer de sang, des navires, sur le flot chavirant, envoient des slaves de boulets fracassants.

Poignard ensanglanté. Gorge ouverte. Chute de sang. Bruit assourdissant. Plaquage au sol. Mains rouges. Poignard de sang. Nora, morte. Lac pourpre. Colin, mort. Rubis rougeoyant. Oeil qui se liquéfie. Viscère flottante. Comment ? Gorge béante. Cascade sanguine. Nora. Colin. Rubis.

A l’horizon de cette mer de sang, des navires, sur le flot mouvant, coulent entre les bois brisés flottants.

Dans ma main, un poignard ensanglanté. A mes pieds, un corps égorgé. Colin ?


Tremblements du corps. Non ! Non ! Pas lui. Mes poings se serrent autour des draps. Je suis… Je suis moi. Je suis un humain et un lutin. Je suis les deux. Je ne peux le nier. Je suis un être mauvais. Oui, je le suis. Mais jamais. Jamais, je ne lui aurais fait quelque chose. Non, jamais, je ne lui aurais fais du mal. Ouvre les yeux sur le monde. Allez, ouvre ! Réveil en sursaut. La respiration rapide. Je me redresse. Je tremble. Qu’ai-je fais ?

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Inconvénients : fascination pour la couleur rouge, s'incruste chez les gens
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Elle transporte des âmes égarées
Le ciel s'éclaircit dans un instant de silence
Les gouttes du temps qui coulent sur les feuilles
Finissent par retomber sur le sol comme nos prières innocentes
Et même si ce qui se reflète à la surface de l'eau
N'est qu'un cercle de drames incessants
Tout homme se blesse un jour et porte sa douleur comme un fardeau
Blessant les autre en retour sans y penser
Alors qu'un horrible vent de cruauté se déchaîne sur nous
Je garde mes précieux sentiments bien enfouis au fond de mon coeur
En remontant les dunes dans le noir
On trouve un papillon ambré teinté de bleu
Tremblant, il porte sur ses ailes
Les mots du passé
Et si ces clés rouillées
Sont notre seul espoir
Nous devons protéger notre trésor
Avant que même l'amour ne devienne un crime
Enfonce la porte du désespoir pour aller de l'avant
Même dans un monde d'altruisme
Accepte la vérité, les mensonges, les trahisons et les péchés
Car ils sont à la fois forts, doux et fragiles
Toi qui supportes ce destin tragique
Toi qui luttes contre la pendule qui annonce le désastre
Peut-être qu'un jour tu lèveras les yeux vers le ciel
En priant pour entendre résonner une mélodie de paix...
Tes larmes de frustration sont des embruns argentés
Même dans un monde d'altruisme
Tu te souviens toujours clairement
Des esquisses d'un rêve passé
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Blessant les autre en retour sans y penser
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Cycle 5 Re: Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise [Colin Smith]

Message par Colin Smith le Sam 13 Oct - 22:27

Rester des jours à le veiller en continu.
Ni manger ni dormir, par l'inquiétude soutenu.
Ailsa avait bien tenté de te raisonner,
Mais impossible de te faire bouger.

Tourne en tête ta culpabilité
Qui t'empêche réellement d'oublier,
Ce qui s'est vraiment passé
Le port et le sang en ton esprit ancrés.

Si tu ne l'avais pas entraîné là-bas
Rien de tout ça ne serait arrivé.
Peut-être qu'il ne tiendrait pas à toi comme ça,
Mais au moins il n'aurait pas sombré.

Et au fond de toi commence à germer
Un sentiment de perplexité
Jamais tu n'avais éprouvé
Un tel besoin de protéger.

Pas tant pour le garder près de toi
Mais pour qu'il aille bien même si tu n'es pas là.
Il y a les larmes qui ne coulent pas.
Et ces souvenirs que tu gardes en toi.

Tu refuses de les laisser te glisser entre les doigts
Car ce serait renier le sacrifice de ton lutin
Qui t'a tiré du port, entre ses bras.
Tu souris et lui caresses doucement la main.

Tu ne connais pas les mots pour ce que tu ressens,
Mais n'es pas certain que ce soit très important.
Caiden vient enfin de revenir à lui,
Se redressant, haletant, dans son grand lit.

Il semble encore un peu perdu dans ses cauchemars,
Tu espères qu'il n'est pas trop tard,
Lui souris d'un air doux, gardant sa main dans la tienne.
La porte à tes lèvres et l'embrasse, pour qu'il comprenne

Que tu seras là pour lui désormais,
Peu importe ce qui le tourmentait.
Tu possèdes le calme des rescapés.
Ce n'est plus toi qu'il s'agit de sauver.


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Pour qu'à la face du ciel ils mènent [encore
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Cycle 5 Re: Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise [Colin Smith]

Message par Caiden Munroe le Dim 14 Oct - 5:34


Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise
 Colin Smith et Caiden Munroe

Qu’ai-je fais ? Qu’ai-je fais ? Je me passe une main sur le visage. Où étais-je ? Qu’avais-je fais ? J’étais au cimetière pour voir la dernière demeure de Dorsea… J’y ai rencontré Madame Mormaer et le chien de Breac. Le chien…

Flash. Poignard volant. Mare de sang. Tremblement.

Je ne veux pas m’en souvenir. Où suis-je ? Je regarde, vide, le décor. Je reconnais ma chambre. Point positif, je suis dans un lieu sûr. Que s’est-il passé ?

De l’eau. Du sang. Des ruines. Frisson.

Ne pas s’en souvenir. Mes iris vides font le tour de la chambre. Comment suis-je arrivé ici ?

Thea dénudé. Colin inquiet. Breac allongé. Incompréhension.

Je veux tout savoir”.... Tout savoir. Tout savoir. Que voulait-il savoir ?

Flash. Retour en arrière. Cimetière. Crypte. Odeur de plantes. Pluie de sang. Viscères. Poignard. Chien. Gifle. Egorgé. Tremblement.

Voulais-je vraiment tout savoir ? Qui voulait tout savoir alors ?

Flash. Suite de la vision. Bruits. Corps. Ruines. Blanc. Blanc. Blanc. Effroi. Non !

Pas cette pièce. Pas cet endroit. Mon regard sombre dans la folie de l’instant. Je me fige.

Flash. Poignard ensanglanté. Main rougeoyante. Gorge déployée. Non. Non ! Colin !

Co...lin

C’est un murmure doux qui sort de ma bouche. Contraste flagrant avec le horrifiant effroi qui prend mon regard. Qu’ai-je fais ? Qu’avais-je fais ? Qu’ai-je fais ? Qu’avais-je ? Non. Il n’est pas mort. Il ne peut pas. Je n’ai pas pu. Je ne peux pas. Je n’ai pas pu. Tremblement. Mon regard tourne dans la chambre une première fois, ne voyant rien.

Mais une chaleur palpite dans ma main. Je descends mes iris vides le long de mon bras jusqu’à ma main. Main qui est liée à une autre. Une autre ? Je la suis du regard pour tomber sur un visage. Visage connu. Colin. Peu à peu, l’éclat dans mon regard revient. Lentement, il revient devant son air doux. De ma seconde main, je l’avance vers sa joue. Je la caresse. Vérifie que ce n’est pas un rêve. Magnifique rêve que ce que j’avais déjà vu. J’en sens sa chaleur.

Soulagement. Geste incontrôlé. Je viens déposer mes lèvres sur les siennes. Prendre possession délicatement de son goût. M’assurer de sa présence, de sa vie, de son souffle. Je m’éloigne de lui doucement. Baiser léger et appuyé. Rassurant. Il est là. Il est présent. Sa chaleur est douce.

La folie s'éloigne.

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Cycle 5 Re: Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise [Colin Smith]

Message par Colin Smith le Lun 15 Oct - 18:45


Enfin s’élève la voix de Caiden.
Et ses lèvres qui viennent se poser sur les tiennes.
Tu le serres contre toi, épuisé et soulagé.
As du mal à interrompre le baiser.

Poses ton front contre le sien.
“Je suis là, maudit lutin.”
Ta voix est pas plus haute qu’un murmure.
Et sens en toi cette flamme qui perdure.

Le vertige te prends et tu te laisses tomber près de lui,
T’allongeant sur le bord du lit.
Tes mains l’attirent doucement contre toi.
Enlaces son corps dans le désordre des draps.

Tu le regardes, suis les angles de son visage du bout du doigt.
Comme des caresses qui voudraient l’apprendre par coeur.
Ne peux pas t’empêcher de lui sourire avec douceur
Ni lutter contre ce sentiment qui grandit au fond de toi.

Envie de l’embrasser encore mais peur de lui faire du mal.
Essayes de comprendre cette chaleur qui s’installe.
Alors tu te tais et continues de le caresser.
Suis les courbes de ses épaules, glissant jusqu’à son poignet.

Et puis la fatigue vient te prendre également
Et tu fermes les yeux, blotti contre lui,
Ta respiration ralentit doucement
Et tu tombes rapidement endormi.







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Cycle 5 Re: Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise [Colin Smith]

Message par Caiden Munroe le Mar 16 Oct - 19:35


Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le cœur qu'elle vise
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L’éclat revient alors que son front se pose sur le mien. Son murmure est doux. Il fait diminuer les bruits sourds du cauchemar. Comme le vent qui balaie les feuilles, il me ramène auprès de lui. Je me perds dans son regard. Voir la vie dans sa pupille.

Mais bientôt, son corps s’affaisse. Panique qui parcourt mes veines alors qu’immobile, je le vois s’éteindre dans le lit. Non. Non. Encore un cauchemar. C’est en fait encore un cauchemar. Non ! Mais les mains qui m’attirent contre son corps m’électrisent alors que sa chaleur envahit le mien. Mon esprit refait surface. Il… Il est vivant. Je passe mes bras autour de lui. Emmêle nos jambes ensemble. Qu’importe. Qu’importe la morale. Qu’importe la société. Qu’importe les autres. J’ai besoin de lui. Couché ainsi, l’un contre l’autre, je me sens bien. Calme. Je ferme les yeux sous ses doigts avec comme dernière vision son sourire. Un frisson me traverse. Je l’aime. C’est sûr. Je me colle un peu plus à lui. Sa caresse descend le long de mon bras jusqu’à mon poignet faisant créer des frissons sur ma peau - non désagréables.

Je sens son corps s’engourdir pour finir par s’alourdir par le sommeil. Je me calme. Ne pas paniquer. Il dort. Je pose ma main sur sa joue. Vérifier sa chaleur. Entendre son coeur. J’ai besoin de cette musique là. Combien de temps avais-je dormi ? Pourquoi était-il si fatigué ? Avait-il une mine si tirée ? J’entends la porte s’ouvrir doucement. Je me crispe mais je n’ai pas envie de bouger. Pas envie de le réveiller. Pas envie de quitter sa chaleur. Je lève le regard vers Nora. Nora, les larmes aux yeux, s’effondre sur le fauteuil proche du lit. Je lis du soulagement, de la peur et de la fatigue dans son regard. Elle ne semble rien dire de notre position. Elle ne semble pas y porter jugement. Avait-elle deviné ? Je suppose que oui. Je ne sais pas. Elle s’approche et me caresse les cheveux délicatement. Je la regarde encore une fois avant de me reporter sur le visage de Colin. Peu à peu, le sommeil - un sommeil sans rêve -.

[Quelques heures plus tard]

Les paupières s’ouvrent délicatement pour tomber sur Colin encore endormi dans mes bras. Je souris et pris d’une envie, je viens l’embrasser sur le front puis sur les lèvres. Mais ce qui m’a réveillé se rappelle à moi. J’ai faim. Avec lenteur et douceur, je sors des bras de Colin et des draps pour tenter de me lever. D’accord, première tentative manquée. Je manque vraiment de force. Je soupire. Je ne pourrais pas aller jusqu’à la cuisine ainsi. Mais, j’allais pour faire une nouvelle tentative quand la porte s’ouvre doucement sur Ailsa qui me regarde. Les larmes aux yeux, elle appelle doucement une autre servante pour faire apporter un repas chaud. Elle vient m’aider à me lever et m’emmener afin de me passer un tissu humide sur le corps me rafraîchissant.

La servante apporte les plats sur la table. Ils semblaient avoir été mis en attente pour enfin être mangé. La douce odeur m’appelle. Ailsa m’aide à m’asseoir à table et me dit que le jeune Colin n’avait pas mangé et était resté veiller mon chevet. Je hoche de la tête. Tout avait été fait dans le silence. Il faut que je cesse de trembler. Arrête de trembler. J’inspire. J’attrape ma cuillère. Avec un certain effort, j’arrive à me nourrir avec lenteur. Non, je ne laisserai pas Ailsa m’aider. Ma dignité ! Ailsa et la servante quitte la pièce après s’être assuré que tout va bien.

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