1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

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Cycle 5 Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Caiden Munroe le Jeu 20 Sep - 9:14


Des remerciements hauts en couleurs
Breac Jamieson et le clan McLean


Mère était arrivé depuis quelques jours déjà. Elle avait accouru depuis Glasgow avec Calum après avoir appris l’incident du port et le fait que son fils unique - donc moi - y était présent. Je dois remercier Blair qui a envoyé une missive pour prévenir les Munroe de ce qu’il m’était arrivé… J’aurai bien aimé qu’il se taise celui là. Je lui ai raconté dans les grandes lignes ce qu’il s’est passé. Et maintenant que je vais mieux, Nora veut aller remercier mon sauveur. Je grimace ne sachant pas si il peut nous recevoir. J’ai tenté de la faire changer d’avis mais quand elle a quelque chose en tête, dur de lui en faire le chemin inverse. C’est pourquoi en ce jour, dans la calèche, il y a Nora, Calum, Ian et Ailsa - sans me compter - pour nous rendre au Jamieson Place. Les remous de la calèche me tire des grimaces que je ne cache nullement. Les personnes présentes autour de moi sont celles en qui j’ai le plus confiance. Non mais, par contre, qui a eu la joyeuse idée d’y aller en calèche alors que j’avais encore des douleurs aux côtes. Je sens le regard de Nora sur moi inquisiteur.

Si c’est pour t'évanouir encore n’importe où, je préfère que cela soit dans la voiture.

Je grimace. Elle arrive toujours autant à lire en moi… Bon, ce n’est pas ma mère pour rien. J’ai passé la grande partie de ma vie à ses côtés. Elle a appris à me comprendre comme les gens autour… Mais elle, elle est la plus insidieuse. J’ai envie de répliquer que ce n’était pas n’importe où mais dans le salon de ma chambre mais son regard encore posé sur moi me fait taire.

Qu’importe, cela aurait pu arriver n’importe où.

Je soupire, je ne vais pas discuter maintenant. Je ne sais pas comment Breac va prendre cette arrivée dans son salon avec une cour pareille. Justement, voilà la calèche qui ralentit, signe que l’on est proche. Calum descend le premier pour vérifier les alentours avant d’aider Nora à descendre, vient ensuite mon tour puis Ailsa et Ian. Je regarde la petite troupe d’inconnus prête à débarquer chez celui que je considère comme mon allié et mon confident. Mais bien sûr, aucun d’eux ne le savait… du moins pas encore. Pour eux, il n’est que mon sauveur. Bon, Calum est le garde du corps de Nora, silencieux et fort. Il était un espion pour la famille McLean avant que la famille ne se décline pour ne rester que nous deux. Il a formulé un serment envers nous de protection qu’il respecte à la perfection. Nous - Nora et moi - le considérons comme un ami très proche. Ian est le gars jovial et excentrique qui est aussi maître d’armes. Ils ont exercé ensemble Calum et lui dans certaines affaires militaires si je puis dire. Je préfère ne pas trop en savoir à vrai dire. C’est mon grand-père, le mari de Dorsea, qui l’a recueilli et appris la maîtrise des armes mais aussi les tactiques et stratagèmes McLean. En effet, il n’a pas eu de fils pour le lui apprendre, bien que ses filles en connaissent aussi l’enseignement. C’est aussi le mari de Ailsa, qui est l’intendante du manoir McLean. Elle a aussi été ma nourrice et gouvernante. Elle dirige actuellement toute la domesticité du manoir. Aimante, elle m’a toujours chouchouté au même titre que ses propres enfants, sans jamais prendre la place de Nora. Si je devais la considérer, elle serait la grande soeur que je n’ai pas eu. Et enfin, Nora, ma mère, est aussi une Fir accomplie. Elle vient de l’aristocratie par sa famille de naissance et gravite dans les sphères commerciales par celle des Munroe. Elle a beaucoup de relations que ce soit à Edimbourg et à Glasgow ce qui la protège de certains malheurs. Nous passons le salon de thé avec moi qui les précède pour frapper à la porte. Je me rends compte que celle-ci est ouverte alors j’entre sans autre prérogative. Lorsque je me dirige vers la salon accompagné de ma compagnie, je vois Breac dans son fauteuil.

Bonjour, Breac. Je suis venu avec Nora pour qu’elle puisse…
Caiden, ce n’est pas comme cela que tu dois présenter une dame.
[grimace légère] Monsieur Breac Jamieson, je vous présente Lady Nora Munroe, ma mère.

Nora vient s’incliner devant Breac avec respect.

Enchantée, Monsieur Jamieson. Je vous suis reconnaissante d’avoir sauvé la vie de mon fils. Je suis désolée d’être ainsi accompagnée mais je ne peux me déplacer seule comme toute dame que je suis et de mon rang. Mais laissez-moi vous présenter Calum, mon garde du corps [inclination du buste de l’homme] Ian, notre maître d’armes et sa femme, l’intendante du manoir. [révérence des deux]. Je dois vous avouer que chacun ici à ses propres interrogations. La mienne est [elle prend le temps pour s’asseoir sur le fauteuil en face de celui de Breac, droite et aristocratique] qu’attendez-vous de nous après avoir sauvé mon fils ?

Je soupire. Nora est dans sa légitimité de lui demander cela mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit la première chose qu’elle demande. En tant que seul héritier de deux familles riches, aristocratiques aux relations diverses et importants, on pourrait y voir un avantage à me sauver la vie pour que j’ai une dette de vie envers cette personne. Calum est venu automatiquement se placer derrière Nora, Ian entre elle et moi alors que Ailsa se place à mes côtés légèrement en retrait. Tous observent Breac avec chacun des sentiments convergents. Ami ou Ennemi ? Cela est assez amusant comme situation… Car Breac peut être considéré comme un ennemi malgré son état physique actuel… un ennemi moral.

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Elle transporte des âmes égarées
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Finissent par retomber sur le sol comme nos prières innocentes
Et même si ce qui se reflète à la surface de l'eau
N'est qu'un cercle de drames incessants
Tout homme se blesse un jour et porte sa douleur comme un fardeau
Blessant les autre en retour sans y penser
Alors qu'un horrible vent de cruauté se déchaîne sur nous
Je garde mes précieux sentiments bien enfouis au fond de mon coeur
En remontant les dunes dans le noir
On trouve un papillon ambré teinté de bleu
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Sont notre seul espoir
Nous devons protéger notre trésor
Avant que même l'amour ne devienne un crime
Enfonce la porte du désespoir pour aller de l'avant
Même dans un monde d'altruisme
Accepte la vérité, les mensonges, les trahisons et les péchés
Car ils sont à la fois forts, doux et fragiles
Toi qui supportes ce destin tragique
Toi qui luttes contre la pendule qui annonce le désastre
Peut-être qu'un jour tu lèveras les yeux vers le ciel
En priant pour entendre résonner une mélodie de paix...
Tes larmes de frustration sont des embruns argentés
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Tu te souviens toujours clairement
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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Breac Jamieson le Jeu 20 Sep - 18:37

Le médecin commençait à se dire qu'il aurait dû refuser de soigner la petite grippe d'Alan, à l'arrivée de ce nouveau ménage dans le quartier. Maintenant, c'était à lui que faisait systématiquement appel Breac Jamieson à la moindre occasion, et les occasions de se blesser ne manquaient pas dans cette maison. Et maintenant, c'était lui qu'il fallait soigner : ça n'allait pas être de tout repos. C'était un patient horrible, agité et râleur, qui n'admettait guère des précautions imposées et qui en revanche se plaignait de tous les actes pratiqués, avant même qu'on le touche. Le praticien avait finalement trouvé comment le faire tenir tranquille : il suffisait de l'accuser d'être un douillet, un lâche ou une mauviette, et dès lors la difficulté était de lui faire admettre quand il avait mal, car il se fermait comme une huître.

Occupé à lui faire une saignée pour s'assurer une journée un peu plus calme, ce cher docteur vit soudain débarquer la gouvernante des lieux, qui insistait pour lui faire voir sa collection de spécimens scientifiques, que l'étrange personne cachait sous les combles, à l'en croire. Entraîné par la curiosité, il interrompit ses soins et laissa Breac à demi saigné seulement, et de ce fait, à demi calmé. L'énergie qui lui restait ne lui servirait d'ailleurs pas à grand chose, qu'aurait-il pu faire en ce moment ? Il n'était même pas capable d'écrire une lettre. Et il était seul, quand la menace se présenta.

Pas totalement seul. Alan et Barbara n'étaient pas loin, ils jouaient dans l'escalier, où ils faisaient escalader de petits animaux de bois en réinventant la montée du Déluge. Il les appela, sous couvert de les présenter, afin d'avoir à ses côtés quelqu'un qui maîtrisait le langage aristocratique. Il comptait surtout sur Barbara, la petite demoiselle, car Alan se contenta de saluer, touchant d'affection lorsqu'il déclara être un ami de Caiden, avant de revenir se cacher derrière le fauteuil de son tuteur pour observer les inconnues d'un regard intimidé. Il avait largement moins peur de Breac depuis que celui-ci avait cessé de marcher en tous sens et de s'exclamer de sa grande voix ; simplement, il évitait de regarder ses blessures, sans quoi il fondait en larmes. Barbara, elle, se tenait bravement face aux inconnues, le collier du chien fermement serré dans sa menotte pour qu'il n'aille pas les importuner, un sourire de circonstance bien accroché sur ses lèvres, sans excès.

"Mesdames. Messieurs. Vous avez devant vous un gentilhomme, bien que son titre ait subi des revers de fortune lors des générations passées."

Breac avait l'impression que cette Ailsa lui rappelait quelque chose, même si ce n'était pas bien clair. Il se rendit compte soudain que ça n'avait rien à voir avec un quelconque air de famille. L'air de famille existant se situait au niveau de la dénommée Nora. Mais quelque chose chez Ailsa lui rappelait Caiden : c'était la façon dont elle le fixait de tous ses yeux. Il fallait bien que ça lui vienne de quelqu'un. Eh bien, il ne lui en était pas reconnaissant. Caiden était un garçon intéressant, avec lequel il aimait bavarder de tout et de rien, et surtout de jolis modèles d'armes, autour d'un verre. Mais sa façon de le fixer par moment, comme si il essayait de lire dans son crâne, ne le mettait pas tout à fait à l'aise. Il faut croire que Breac Jamieson n'avait pas la conscience totalement tranquille.

"Là d'où je viens, on ne réclame pas de rétribution. On offre, et l'on s'offense si cette offre est refusée." Un petit sourire dépourvu de tout sérieux, sauf peut-être une petite parcelle de fierté highlandaise irrationnelle qui subsistait malgré tous les aléas, étira son visage endolori de deux ou trois fines coupures.

"L'honneur de fréquenter votre fils, et peut-être de vous recevoir parfois dans l'humble établissement que j'ouvre à cette même adresse, est ma seule attente, et c'est une proposition amicale que vous auriez fini par recevoir dans tous les cas. Et si vous acceptez qu'il reçoive des remèdes de ma gouvernante française, qui se pique de velléités florales, pour les éventuels mauvais souvenirs laissés par l'aventure... En somme, cette vie sauvée, je ne demande qu'à la voir s'émailler d'étincelles, et si je peux assister de mes yeux à ces succès, je m'estimerai tout payé de mes peines. Vous conviendrez que dans mon état, je peux difficilement vous réclamer une valse."

Un rire monta dans la pièce, rire entrecoupé de moments douloureux où il se bloquait dans la poitrine enrubannée de bandages ; Barbara avait le visage catastrophé d'une grande dame qui voit son enfant en bas âge débiter des insanités en présence d'une personne royale. Elle eut un mouvement pour se rapprocher de Caiden et quêter son soutien du regard, mais n'osa pas lui tenir la main. Il était tout de même trop grand, trop lointain.

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Inconvénients : Incapable de laisser passer une défaite ; farceur ; ses plaisanteries vont trop loin ; et il est fasciné par la couleur rouge.
I got my wastefulness from the same man I got my silver buttons from; and that was my poor father, Donnchad Stiubhart, grace be to him! He was the prettiest man of his kindred; and the best swordsman in the Hielands, and that is the same as to say, in all the world, I should ken, for it was him that taught me.

He was in the Black Watch, when first it was mustered; and, like other gentlemen privates, had a gillie at his back to carry his firelock for him on the march. Well, the King, it appears, was wishful to see Hieland swordsmanship; and my father and three more were chosen out and sent to London town, to let him see it at the best...


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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Caiden Munroe le Ven 21 Sep - 15:06


Des remerciements hauts en couleurs
Breac Jamieson et le clan McLean

Nora regarde les deux jeunes personnes que Breac avait appelé à son secours. J’évite de rire face à la situation. Nora incline la tête face à eux, trouvant qu’ils avaient des traits qui lui rappelaient de quelqu’un mais elle ne remet pas qui encore. Elle sourit chaleureusement à Alan quand il déclare être mon ami. Ailsa a une lueur maternelle en les regardant. Elle regarde Barbara avec une attitude de grande dame mais plus avenante. Elle juge son attitude de jeune fille avant de lui offrir un sourire fin. Ian et Calum ne réagissent pas face aux enfants… Enfin, Ian avait envie de les faire rire et les lever pour le faire tourner surtout le petit… Il avait cet air si mignon qu’il avait dû mal à résister. Mais le regard de Ailsa le fait se contenir et aussi la présence de la matriarche McLean.

Nora se concentre sur Breac qui répond à sa question. Elle le regarde de haut pour savoir si ses paroles ont une valeur ou si ce ne sont que du purin pour accroître la confiance de son fils. Oh, elle aurait pu avoir pitié de lui pour ses blessures. Avoir de la compassion mais elle avait aussi très bien compris que la situation qui avait mené son fils à ce port ne venait pas de lui. Non, Caiden n’aurait pas couru au milieu d’un danger. Il n’est que trop méfiant, trop prudent. Elle ne peut pas non plus l’imputer totalement à cet homme blessé parce qu’elle sait aussi que Caiden, en étant conscient de ses actes, l’a quand même fait. Mais justement, il l’a fait et c’est ce qui l’a choqué. Il a accepté de les suivre cet homme et son jeune ami. Alors, il fallait qu’elle s’assure qu’elle peut leur faire aussi confiance. Elle lui décroche un sourire de convenance.

Cela dépendra de votre établissement. Il ne faudrait pas que je me pourvois une mauvaise réputation.  Mais, je peux vous assurer que je prends en considération votre proposition amicale.

Je m’avance un peu vers Nora, dépassant Ian. C’est aussi un honneur pour moi de connaître cet homme et je me devais de le faire savoir à Nora. Elle me glisse un regard hautain avant de retourner vers Breac. Je soupire légèrement. Elle s’amuse. Elle est en train de s’amuser. Mais elle s’assombrit au rappel de mes cauchemars. Je tente moi-même de ne pas y replonger alors que je me concentre sur la situation. Je m’affole un peu en regardant Breac pour qu’il se taise mais trop tard, il en a parlé. Nora est une mère dragon (dragon, l'animal protecteur). Elle ne laisse pas passer ce genre de choses sans envoyer une petite pique.

Les éventuels mauvais souvenirs, monsieur ? Éventuels ? Je peux vous assurer qu’ils ne sont pas éventuels et hantent mon fils depuis ce jour. J’ai retrouvé mon enfant blessé et au regard semi-vide. J’ai vu ses cauchemars et je ne pouvais pas m’endormir à ses côtés pour le consoler.

Je rougis légèrement en regardant Nora raconter cela comme cela. Ailsa sourit tendrement alors que Ian laisse échapper un petit rire. Je leur envoie un regard noir avant de lever le nez de façon orgueilleuse.

Mais ce qui console mon coeur de mère, c’est que j’ai rencontré son ami, Colin et qu’il semble plus vivant auprès de lui. Bien plus que lorsqu’il a quitté Glasgow. Et aujourd’hui, je le vois, ici. Il est à l’aise dans votre demeure ce qui prouve qu’il la considère comme un refuge. Je ne sais pas encore ce que vous représentez pour lui et lui pour vous mais je m’assurai qu’il n’y ait aucun malentendu entre nous. Alors je vous le dis, si vous blessez à mon fils, qu’importe qu’il me le cache ou non, je le saurais et aussi puissant que vous voulez vous faire passer, je vous écraserai.

Nora regarde Breac avec un sourire sadique et une lueur malveillante dans le regard avant de reprendre une attitude avenante accompagné d’un sourire charmant. Je regarde Nora et je m’approche de Barbara et de Alan parce qu’ils ont dû voir l’expression de Mère. Je leur souris doucement. Je fais un signe à Alan de venir avec moi et je me retrouve avec un petit garçon pendu à mon cou. Les premiers temps, je ne savais pas comment agir avec eux. Une fois, on était à table tous ensemble et Alan m’avait regardé pendant de longues minutes pendant que je le fixais en retour silencieusement. Les conversations autour continuaient entre Breac, Barbara et Colin avant que le premier ait pitié de nous et me dise que Alan voulait que je le prenne sur mes genoux. Avec Barbara, cela était plus facile. Il y a eu la fois dans le bain…. enfin, elle avait eu les cheveux mouillés et nous avons eu une discussion par la suite alors que je lui coiffais les cheveux. J’ai plus de facilité à parler avec Barbara, lui expliquer quand elle me pose des questions.

Une mère est très protectrice surtout envers ses enfants. Je pense que la vôtre aurait fait pareil, n’est-ce pas? Mais ne vous inquiétez pas.

Je prends Alan dans mes bras pour le porter et j’attrape la main de Barbara pour les avancer vers Ailsa.

Je vous présente Ailsa. Elle était ma nourrice. Si vous lui montrez la cuisine ? Elle fait de délicieux plats et vous pourriez nous apporter du thé ?

Je laisse les enfants avec Ailsa après les avoir rassuré et avoir ébouriffé les cheveux de Alan puis déposé un léger baiser sur la joue de Barbara. Pendant ce temps, Nora observe le manège de son fils, surprise. Jamais, elle ne l’avait vu se préoccuper ainsi d’enfants. Il changeait. Son fils change et elle ne pouvait pas le voir. Une lueur de tristesse passe dans son regard. Elle reprends contenance pour ne pas montrer les larmes qui veulent poindre d’avoir été séparé de son garçon et de ne pas connaître ce nouveau changement, bien que léger. Malgré qu’il ne montre pas ses sentiments, elle avait perçu la douceur dans ses gestes. Elle papillonne des cils pour faire oublier ses cristaux liquides avant de se reconcentrer sur Breac qui avait fini de rire de sa proposition.

Et bien, monsieur, lorsque vous serez de nouveau debout, vous serez dans l’obligation de m’inviter pour une valse. Dites moi, mon cher, vos enfants ne sont pas un peu trop jeunes pour que vous fassiez des folies pareilles de votre santé ? Votre femme ne doit pas être ravie de votre état.

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On trouve un papillon ambré teinté de bleu
Tremblant, il porte sur ses ailes
Les mots du passé
Et si ces clés rouillées
Sont notre seul espoir
Nous devons protéger notre trésor
Avant que même l'amour ne devienne un crime
Enfonce la porte du désespoir pour aller de l'avant
Même dans un monde d'altruisme
Accepte la vérité, les mensonges, les trahisons et les péchés
Car ils sont à la fois forts, doux et fragiles
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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Breac Jamieson le Sam 22 Sep - 10:15

"Ma mère ?" Etrange de repenser à ces vieilles images, déchirées comme des dentelles au flot régulier du temps et aux rochers de l'oubli, alors que le sang versé lui rend la tête légère. Breac est décontenancé pendant quelques instants, et suit Caiden des yeux sans trop le voir, habitué maintenant à le voir s'occuper des petits à sa façon paisible et parfois perplexe... Oh, ce que sa mère aurait fait en apprenant qu'il s'est blessé à courir les aventures avec un ami peu recommandable ? "Tu rêves, mon vieux ! Ma mère m'aurait soupçonné d'être l'instigateur principal. Mais il y aurait eu une sorte de fierté dans ces reproches. Nous en aurions souri ensemble, j'aurais joué le coupable repentant et elle la conscience furieuse, et dès que possible, j'aurais recommencé. Les mots 'tu ne vaux pas mieux que ton père' étaient prononcés affectueusement, là-bas."

Ils n'avaient pas vu le pire de sa personne, il faut bien le dire ; à l'âge où il avait vraiment commencé à devenir infernal, où même sa parenté avait commencé à se battre avec lui pour tenter de se ménager une vie à peu près normale, ses deux parents avaient déjà rejoint des terres plus vertes, et ils y avaient emporté l'image d'un petit Fir Darrig malicieux certes, beaucoup trop imaginatif, trop entier dans son caractère, trop sanguin et trop attiré par la beauté des catastrophes, des causes perdues et des paris absurdes... mais cependant, juste un petit Fir Darrig comme les autres, au final. Ils lui avaient transmis leurs armes pour en faire voir de toutes les couleurs au reste du monde, et ils s'en étaient allés avec un sourire, sans laisser grand-chose. La comparaison de cette réalité avec l'image qu'il donnait de lui par ses paroles vantardes formait un contraste qui l'amusait lui-même.

"Je ne suis qu'un pauvre aventurier. Toute la fortune que j'étale ici alentour est celle de Lord David et Lady Catriona de Shaws, que Dieu les reçoive en son Paradis, comme disent leurs gamins ; point d'épouse donc, ce ne sont pas les miens, seulement des protégés, comme leur père avant eux. Si vous vous posiez la question, il n'est pas mort sous ma protection."

Un ton un peu défensif ? Oui, possible. D'un signe de tête machinal qui lui arracha une grimace légère, il indiqua les deux poupons qui faisaient à la nourrice de Caiden les honneurs de la cuisine. Ils n'en avaient pas eu, eux ; Dame Catriona ne l'avait pas raconté, mais elle venait d'une famille assez désargentée elle aussi, et ce n'était pas un hasard si elle prononçait Shaws "Sharos", à la façon des Highlands et plus précisément d'Appin ; et elle aurait trouvé impensable de payer quelqu'un pour lui déléguer même une fraction infime de son rôle de mère. Alan surtout était particulièrement curieux de ce que c'était qu'une nourrice, et Barbara s'efforçait au mieux de l'empêcher de poser des questions embarrassantes, dont il ne percevait pas du tout l'embarras quant à lui. Breac eut un petit rire à les entendre babiller, puis reprit son sérieux ; l'étourdissement de la saignée passait, l'anesthésie des boissons de Thea s'affaiblissait rapidement, et il était au moins conscient d'avoir entendu une claire menace dans la bouche de cette parfaite inconnue. Toute femme soit-elle, cela méritait réponse.

"...Mais sans être un prince puissant... je ne suis pas quelqu'un qui s'en va sans emporter quelques adversaires avec lui. Vous a-t-on raconté comment j'ai été blessé ? Ne soyons pas ennemis. Ce serait ridicule. Et je n'aimerais pas voir une dame se mordre les doigts suite à mes agissements... Alors que nous avons des intérêts communs." C'est vrai que c'était pour cela qu'elle était venue. Il n'était pas certain qu'il allait la rassurer, mais au moins il allait lui mettre les points sur les i. Mais qu'ils s'assoient, tous ! Il y avait assez de fauteuils en ces lieux pour tout le monde ! Sa main les indiqua, dans un nouvel effort ardu, mais il fallait pourtant bien qu'il se réhabitue à bouger. Et qu'ils se débrouillent avec leur foutue hiérarchie. Son mobilier n'était pas en sucre, et supportait d'être changé de place. "Si je devais résumer... Comme ces petits-là, Colin aussi est le gamin d'un ami à moi et je dois reconnaître que j'ai d'abord examiné votre Caiden un peu comme vous m'examinez en ce moment. Félicitations, vous en avez fait un vrai gentilhomme, vous tous. Je n'ai rien à redire à leur..."

Tsss. C'est là qu'il aurait eu besoin du secours de Barbara. Comment disait-on ça en termes bien sophistiqués, qui ne feraient tiquer personne ? "Leur alliance. Et je suis ravi d'apprendre que c'est aussi votre cas. Car, soit dit sans provocation aucune de ma part, si VOUS aviez blessé votre fils, toute grande dame que vous soyez, je lui aurais offert l'asile en ces murs et vous auriez trouvé quelqu'un devant la porte pour vous en interdire l'accès. Pas moi dans l'état où je suis..." Haussement d'épaules dépité. Grimace. Il se rendait compte à présent qu'il parlait énormément avec des mouvements. C'était une chose à corriger, sans doute, si il voulait prendre pied dans la vie aristocratique de cette cité. Au final, cette convalescence serait peut-être un bon exercice. "Mais j'ai des connaissances qui s'en seraient chargées. Les jeunes doivent se sentir vivants, c'est tout ce que nous pouvons leur enseigner de bon, sans doute. Nous sommes au moins deux à penser cela de cette alliance, qui certes transcende un peu les castes sociales, disons que c'est mieux que rien."

Avec la conscience qui lui revenait, un chagrin difficile à maîtriser l'envahissait, mêlé à des pensées qu'il n'avait pour l'heure pas la force de repousser, et qui s'entremêlaient à la douleur diffuse de sa blessure comme deux serpents à la saison des amours, pour produire il ne savait trop quel monstre hideux qui viendrait hanter les eaux opaques de ses terreurs.

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He was in the Black Watch, when first it was mustered; and, like other gentlemen privates, had a gillie at his back to carry his firelock for him on the march. Well, the King, it appears, was wishful to see Hieland swordsmanship; and my father and three more were chosen out and sent to London town, to let him see it at the best...


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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Sreath-Mhurtair le Mer 26 Sep - 16:04

Jamieson Place.
Il paraît qu'on entre ici comme dans un moulin. Quelle idée de répandre ce bruit, ça n'est pas malin. Tous les cambrioleurs de la ville seront bientôt dans l'escalier, prêts à visiter les lieux et à piller. La seule question était: qui serait le premier? C'est moi. Je ne laisserai personne me doubler. Mais quand j'arrive sur le palier, j'entends des voix. Qui est là? 
Voleurs. Je montre les dents. J'arme mon pistolet. Ils bavardent longuement, personne ne fait attention à la porte et c'est tout ce qui importe. Je suis là, comme une ombre, je respire, lentement. Ils sont plongés dans une réflexion qui ne m'intéresse pas. J'écoute leurs souffles, le rythme de leurs vies. Je suis dans une forêt et ils sont des proies. Ils essaient de montrer leurs dents, mais ils ne m'impressionnent pas...
Pourquoi je m'attaque à ces braves citoyens? Vous vous posez souvent la question, mesdames et messieurs. Je vous entends en discuter dans la rue. Ce matin encore, en m'approchant de cette maison, je vous ai entendus. Vous avez souhaité comprendre, et votre souhait a été exaucé. Je vous ai concocté une petite explication. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre, en réalité. Je ne sais pas si vous le voulez. Mais dans tous les cas, vous aurez quelque chose à vous mettre sous la dent. Vous me nourrissez, vous aussi, sans le savoir. Vous l'avez bien mérité.
Je n'aime pas qu'on s'amuse sans moi. Alors je rétablis l'équilibre. Je m'amuse doublement, à vos dépens, pour vous punir d'avoir osé un instant m'oublier. 
C'est tout ce que vous saurez, pour aujourd'hui en tout cas. Allons! C'est le moment de passer à l'action! J'écoute la conversation, un silence, je passe le bras par l'embrasure de la porte, je vise, je tire, en l'espace d'un instant. Puis je cours, je rejoins le rez-de-chaussée, et je me mêle aux préparatifs de rachat du salon de thé. Il y a du mouvement ici. Du monde, de l'agitation. Je me fonds dans ce brouhaha. Je cache mon rire sous cape. Je ne sais même pas si j'ai touché quelqu'un. Mais ça m'amuse, croyez-moi, ça m'amuse à la folie!

Pendant ce temps à l'étage:
Blessure mortelle: "Un duel digne de ce nom," c'est ça? Et une balle dans la poitrine de Breac Jamieson! Une cible immobile, ça ne se rate pas.
Blessure grave: "Ni femmes ni enfants" dit-on? Les enfants sont à la cuisine avec une femme, tant mieux pour eux tous, tant pis pour les autres. Une balle dans l'épaule de la Reine Mère. 
Blessure superficielle: Caiden ne s'en doute pas, mais son mouvement l'interpose devant Nora. L'instinct filial? En tout cas, une balle dans le bras pour lui.
Echec anodin: Ian est un garde du corps efficace. Au déclic de l'arme, il a un réflexe fulgurant et se retourne. J'ai moi aussi un réflexe pour le viser maladroitement et mettre fin à cette menace. Je le touche à la jambe.
Echec alarmant: le coup ne part pas. Mais personne ne me remarque. Je me dissimule dans l'ombre et je prends le temps de recharger mon arme.
Echec critique: En fait, je revenais juste achever le chien. (Je plaisante, chronologiquement ça se passe avant. Une chance pour toi, le chien. C'est le miroir au mur qui se brise, sept ans de malheur.)
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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Ceann-Uidhe le Mer 26 Sep - 16:04

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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Caiden Munroe le Jeu 27 Sep - 0:37


Des remerciements hauts en couleurs
Breac Jamieson et le clan McLean

Lorsque je vois Breac me répondre alors que je parlais aux enfants pour les rassurer, je le regarde intensément. Est-ce Breac avait besoin d’être rassuré ou est-ce son état qui le fait ainsi vaciller ? Je ne sais pas mais je lui lance un regard étrange avant de prendre les enfants pour les confier à Ailsa. Depuis quand, je lui parle en vouvoiement - j’ai arrêté, il y a bien longtemps, il me semble. Mais quand j’y pense, je n’avais jamais parlé de l’enfance de Breac, ni mes parents. En vrai, je n’avais jamais songé à ce qu’il ait des parents. L’entendre ainsi parler de sa mère me procure un sentiment tout à fait étranger mais titille aussi ma curiosité. La prochaine fois qu’on se fera une soirée… quoique vu son état, il est assez facile d’en organiser… bref, je veux dire que je vais lui en demander un peu plus sur sa famille. Je ne connais que certains détails mais jamais, je ne m’y étais vraiment intéressé.

Nora écoute avec attention les paroles de Breac. Elle semble reconnaître le nom des De Shaws, un oncle ou cousin n’était pas bien vu et alimentait les rumeurs des grands salons, il y fût un temps. Donc ces petits bouts sont de l’aristocratie… mais avant tout, ils sont trop adorables. Elle les prendra sous son aile si jamais il le fallait mais il semblerait qu’ils soient aussi sous la protection de son fils. Ma menace semble avoir fait mouche. Oui, on lui avait raconté… Enfin, plutôt, elle a eu quelques informations. Breac fait un geste pour que Calum s’installe mais ce dernier ne bouge pas sans l’accord de Nora ou Caiden. Justement, pendant ce temps, j’étais en train de regarder les armes de Breac que je montrai à Ian qui semble s’extasier de cela. Nous sommes proches du fauteuil de Breac.  Nora sourit au compliment sur l’éducation de son fils. Cela n’avait certes pas été facile pour l’éduquer sans que les préceptes Munroe ne prennent toute la place et que ceux des McLean soient aussi présents dans ses gênes. Elle le laisse parler et hausse un sourcil - typiquement Caidenien - face à la menace qui lui est retournée. Elle sourit doucement. Elle aime beaucoup ce lutin cloué qui la menace alors qu’elle pouvait ordonner son exécution.

Il va s’en dire que cela doit être respecté pour un héritier mais un des nôtres ne peut pas être privé de son libre arbitre. On ne serait pas ce que nous sommes et je sais de quoi, je parle. Je préfère qu’il puisse avoir des gens sur qui compter qu’importe la caste sociale que d’être seul. Si c'est ce que vous vouliez savoir.

Un grand bruit se fait entendre proche de la bibliothèque non loin de Breac. Les enfants accourent avec Ailsa et se placent près du fauteuil de Breac à l’opposé de la bibliothèque. Nora sursaute et Calum se met en position défensive proche d’elle pour la protéger. Ian avait fait un saut en arrière et il se rattrape au fauteuil de Breac. Alors que je montrais les armes de Breac à Ian, je lui racontais le moment où Breac m’avait appris à tirer sur la plage. Je lui disais comment j’avais positionné l’arme et tiré contre la mouette - vu que le phoque, Dessert, n’était pas là. Cependant, je ne m’attendais pas à ce que le coup parte dans le mur ainsi. Je suis surpris par le son et le recul.

Beethoven, le chien ?
Succès : Le chien, malgré le coup, sent l’inconnu dans le vestibule. Il grogne alertant les personnes du salon, ce n’est pas un comportement normal de la bête. Et il se dirige vers la porte.
Echec : Le chien, malgré le coup, sent l’inconnu dans le vestibule. Il grogne mais personne n’y prête attention pensant que c’est dû à Caiden.
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Calum est un garde du corps. Il possède deux pistolets et une épée.
Ian est un maître d'armes. Il possède un pistolet, une épée et deux poignards.

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Une barque emplie de tristesse
Dérive dans une mer d'arbres, ballottée en tous sens
Elle transporte des âmes égarées
Le ciel s'éclaircit dans un instant de silence
Les gouttes du temps qui coulent sur les feuilles
Finissent par retomber sur le sol comme nos prières innocentes
Et même si ce qui se reflète à la surface de l'eau
N'est qu'un cercle de drames incessants
Tout homme se blesse un jour et porte sa douleur comme un fardeau
Blessant les autre en retour sans y penser
Alors qu'un horrible vent de cruauté se déchaîne sur nous
Je garde mes précieux sentiments bien enfouis au fond de mon coeur
En remontant les dunes dans le noir
On trouve un papillon ambré teinté de bleu
Tremblant, il porte sur ses ailes
Les mots du passé
Et si ces clés rouillées
Sont notre seul espoir
Nous devons protéger notre trésor
Avant que même l'amour ne devienne un crime
Enfonce la porte du désespoir pour aller de l'avant
Même dans un monde d'altruisme
Accepte la vérité, les mensonges, les trahisons et les péchés
Car ils sont à la fois forts, doux et fragiles
Toi qui supportes ce destin tragique
Toi qui luttes contre la pendule qui annonce le désastre
Peut-être qu'un jour tu lèveras les yeux vers le ciel
En priant pour entendre résonner une mélodie de paix...
Tes larmes de frustration sont des embruns argentés
Même dans un monde d'altruisme
Tu te souviens toujours clairement
Des esquisses d'un rêve passé
Tout homme se blesse un jour et porte sa douleur comme un fardeau
Blessant les autre en retour sans y penser
Alors qu'un horrible vent de cruauté se déchaîne sur nous
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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Ceann-Uidhe le Jeu 27 Sep - 0:37

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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Breac Jamieson le Jeu 27 Sep - 20:29

L'allusion était bien comprise - ils étaient entre lutins, enfin, peut-être pas la domesticité présente mais du moins les personnalités dominantes - mais Breac se demandait pourquoi la dame parlait par allusions. Est-ce que c'était une façon de signaler que les domestiques en question ne pouvaient pas tout entendre ? Ou une façon de s'exprimer entre aristocrates, tout simplement ? Il ne pouvait plus le demander discrètement à Barbara, qui de toute façon n'était pas totalement au clair avec cette histoire de Fir Darrigs, qu'elle assimilait à des présences démoniaques.

Il essaya donc de faire le tri tout seul, sans faire trop remarquer sa confusion. Pas facile avec une quantité réduite de sang dans les veines. Mais le sourire faisait passer beaucoup de choses, et Nora et lui se souriaient avec une parfaite entente (qui ne les empêcherait pas de s'entredéchirer au besoin, naturellement, entre gens de bonne compagnie. C'était bien entendu, ça aussi.) Les chiens ne faisaient pas des chats, et toute la belle-famille de Colin lui plaisait fort jusqu'à présent, attendu qu'il considérait à ce titre tous les braves gens débarqués chez lui en ce jour. Il jugeait les personnes par leurs actes, et c'était un acte de présence.

Il allait en converser avec la bonne dame, tandis que les enfants s'amusaient dans la cuisine et les autres enfants jouaient avec ses armes, quand le coup partit. De l'autre côté du mur, on entendit un cri et un choc sourd : quelque chose s'était effondré. Un meuble quelconque sans doute, mais le cri ? Breac allait éclater de rire et rassurer tout le monde sur ce petit accident stupide - Caiden avait donc oublié qu'il attachait ses pistolets tout chargés sur les murs, hors de portée des petits bien sûr, juste au cas où un cambrioleur quelconque s'amuserait à lui rendre visite ? - cependant le cri ne lui plaisait guère ; ce pouvait tout à fait être un autre ami venu lui rendre visite, par exemple, sa porte étant toujours ouverte, et il y avait largement assez de blessés aux alentours à son goût ; il se maudissait de ne pouvoir décrocher une arme à son tour et aller voir ce qu'il en était. Il ne pouvait y riposter que par un autre cri.

"THEA !"

Il était aussi énervé contre elle que contre lui-même. Cela lui pesait de devoir l'utiliser comme bras et jambes de substitution, et elle ne le ménageait pas avec les plaisanteries à ce sujet, dès lors qu'ils étaient entre eux. Tout ça lui rappelait un certain trajet en bateau. Il estimait avoir été plutôt aimable à cette occasion. Sa gouvernante lui devait bien la politesse inverse. Un tour de magie pour le remettre sur pied, voilà ce qu'il aurait voulu ; et elle y travaillait, prétendait-elle.

Ce vacarme assourdissant l'avait d'ores et déjà tirée de son petit moment d'absence, dirons-nous pour plus de pudeur. Très dépoitraillée, les jupons mal attachés et aussi démaquillée qu'on peut l'être après avoir donné une leçon d'anatomie appliquée à un médecin ignare - elle travaillerait aussi au tour de magie demandé, promis - elle trébucha dans l'escalier et émit un juron bien français mais très peu digne d'une gouvernante bien élevée. Juron suivi d'une autre exclamation, plus sévère : elle avait remarqué quelque chose qui l'étonnait fort. Mais son estropié d'employeur l'avait appelée et elle le rejoignit en hâte, sans plus prêter attention à ce qu'elle venait de voir dans le vestibule. Ciel, tout ce monde. Tous ces yeux fixés sur son style en déroute. Thea mit toute sa conviction à mobiliser une dignité mal rapiécée, en exécutant une courbette fébrile à son entrée dans le salon.

"Je suis là, monsieur. Madame, mes hommages."

Taxi, suivez ce tueur :
Succès/succès : le tir accidentel de Caiden a touché l'ennemi ! Thea a vu de petites gouttes de sang sur le sol du vestibule.

Succès/échec : le tir a mis en fuite le tueur ! Thea l'a bousculé à son départ et l'a fait trébucher dans l'escalier. Il doit être dans le salon de thé.

Echec/succès : Thea n'a vu qu'une ombre qui s'échappait ; le tueur doit être loin. Elle le voit par la fenêtre : c'est lui qui passe dans la rue !

Echec/échec : le tueur a eu le temps de réarmer son pistolet, et va pouvoir tirer de nouveau, en profitant de la confusion ambiante. Tous prêts à riposter !

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He was in the Black Watch, when first it was mustered; and, like other gentlemen privates, had a gillie at his back to carry his firelock for him on the march. Well, the King, it appears, was wishful to see Hieland swordsmanship; and my father and three more were chosen out and sent to London town, to let him see it at the best...


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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Ceann-Uidhe le Jeu 27 Sep - 20:29

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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Sreath-Mhurtair le Ven 28 Sep - 17:37

do you feel my breath on your neck ?
Des remerciements... qui tournent mal

On est bien tranquille, on s'amuse gentiment, sans penser à mal, et soudain, voilà cette stupide gouvernante qui réapparaît. Je compatis, les enfants, ça doit être insupportable à la longue. Vous n'êtes jamais seuls, je sais ce que c'est. Je ne connais pas non plus ce luxe. Et au fond j'ai choisi la mauvaise maison pour ça. C'est trop peuplé, ici. Je reviendrai quand ce sera plus calme. Il est temps de filer. Mais je me fais mal en cavalant dans l'escalier. Je me vengerai, croyez moi. Je tiens une longue liste, bien ordonnée.
La fille qui était là, cette nuit où tout bascula. Je n'ai pas réussi à la blesser, je le sais. Je reviendrai. Je prépare tout pour que ce soit parfait. C'est la première sur ma liste. Qui d'autre, vous avez sûrement des pistes ? Je vous vois réfléchir. Vous avez une jolie expression lorsque vous vous perdez dans vos réflexions. Je pourrais vous regarder toute la soirée. Mais nous n'avons pas toute la soirée, non? vous avez des choses à faire, et moi aussi. Des objectifs divers.
Vous vous demandez ce que j'ai acheté l'autre jour, dans cette ruelle inquiétante où je me promenais par erreur? Non? Je parie que vous vous le demandez. Cette petite fiole mystérieuse, marquée d'un motif de crâne. Vous trouvez qu'elle avait une odeur spéciale. Vous n'aimez pas tellement cette fumée qui s'en échappait quand je tentais de l'ouvrir. Vous avez raison. C'est très mauvais pour la santé. Le vieux vendeur me l'a assuré. On dit qu'il est mort peu après. Etrange, non? On dit qu'il a été renversé par un cavalier passant à bride abattue. Je plaide non coupable.
Et qu'est-ce que je vais faire de cette petite bouteille charmante? Je ne sais pas. Je l'ai achetée pour m'amuser. Mais son contenu sera pour l'un d'entre vous. Vous voulez me poursuivre? Grand bien vous fasse. Je vous attends au tournant. Ou plutôt mon venin vous attend. Vous êtes tous incapables de résister à un verre appétissant, je le sais. Il suffit de le laisser traîner. Vous ne me piégerez pas si facilement. Je vous hais, tous autant que vous êtes, mais j'ai tout de même un préféré. Celui ou celle qui tombera dans le piège. Toi, pour aujourd'hui, je t'adorerai. Tu peux même me demander qui je suis, je te répondrai.
Pour ça, mon trésor, il faudra d'abord m'attraper.
Mon trésor, ce sont les instants que je passe à vous traquer.
Vous êtes tous, mes petites gouttes de sang, mes trésors.
Toutes et tous, mes petits innocents, mes pièces d'or.
Et si vraiment tu m'attrapais, qu'est-ce que tu ferais de moi? Dis moi. Tu me pendrais par les pieds? Je voudrais bien voir ça. Tu me donnerais à la maréchaussée? Elle serait bien ennuyée. Il n'y a pas de cages pour les gens comme moi, tu sais. Tu serais obligé de me ramener à la maison et de me ranger dans une cage dorée, comme un joli pinson. Et je chanterais pour toi, mais je ne garantis pas que tu aimerais ma chanson.

Je lis la conv 'traque tueur', mes petits agneaux, voilà le bon code :

échec critique : je n'ai pas eu le temps de faire quoi que ce soit d'intéressant dans la salle au rez-de-chaussée. Disparaître a été ma priorité.
échec alarmant : j'ai eu le temps de renverser ma fiole sur la dernière marche. C'est glissant et huileux, au moins ça fera tomber quelqu'un. Le premier qui fait un Echec, c'est pour lui.
échec anodin : je n'ai pu empoisonner que l'eau qui servira à arroser le jardin et à alimenter les plans d'eau.
blessure superficielle : j'ai pu empoisonner un verre de vin posé sur un plateau au bas de l'escalier. Si l'un des prochains posteurs obtient Echec, c'est pour lui!
blessure grave : j'ai eu le temps d'empoisonner les réserves d'eau qui abreuvent l'équipe de construction à l'oeuvre au rez de chaussée.
blessure mortelle : j'ai eu le temps d'empoisonner un stock d'alcool en partance, de l'ancien établissement, qui a été redistribué dans divers débits de boisson en ville.
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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Ceann-Uidhe le Ven 28 Sep - 17:37

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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Caiden Munroe le Ven 5 Oct - 21:58


Des remerciements hauts en couleurs
Breac Jamieson et le clan McLean
Le coup est parti. Le recul et la surprise me prennent. Super. La douleur aux côtes se réveille. Faisant attention à l’arme, je m’effondre au sol en me pliant en deux. Je pose l’arme à côté dans la douleur. Nora se lève et se précipite près de moi.

Caiden, tout va bien ?

Je serre les dents. Aucune douleur ne sortira. Aucun cri ne s’échappera. Aucune larme ne coulera. Saloperie de recul. La douleur se répand par vagues de mes côtes et se diffusent dans le reste de mon torse. On entend Breac appeler Thea. Ailsa, pendant ce temps, rassure les enfants. Calum reste sur la défensive. Et Ian est venu près de moi pour me dire de respirer doucement.

C’est une gouvernante débraillée, complètement déculottée - si on peut le dire, qui apparaît au pas de la porte. Je lève une regard douloureux vers Thea et je la vois ainsi habillée… Bizarrement, la douleur me perd dans mes songes parce que je pars dans un rire étouffé et douloureux de la voir ainsi accoutrée. Elle qui met toujours une importance à son apparence.  Mais mon rire est à double tranchant. Je me tiens les côtes de douleur. Nora regarde la nouvelle venue avec un haussement de sourcil. Elle reste bloquée quelques longues secondes sur l’apparence de la gouvernante avant de se préoccuper de son fils.

Viens, Cai. Ian, aidez-le à s’asseoir sur le canapé.

Ian arrive et m’aide à me relever ce qui coupe directement mon rire nerveux. Je grimace et je le suis avec difficulté. Ailsa dit aux enfants de rester près de Breac, le temps qu’elle aille chercher le thé. Elle revient avec un grand plateau et sert du thé pour tout le monde (sauf la domesticité, à bon entendeur). Ian m’installe dans le canapé et Nora se préoccupe de mon confort. Ailsa vient directement toucher mes côtes pour vérifier qu’elles ne se sont pas déplacées encore une fois. Il semble que tout va bien. Je m’installe dans le canapé dans une position dont la douleur serait moindre.

Ô Douleur, douce douleur !
Succès : Tout va bien. D’ici ce soir, la douleur aura diminuée et demain, il n’y aura plus rien.
Echec : Et bien, te voilà, avec une nouvelle semaine de douleur !

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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Ceann-Uidhe le Ven 5 Oct - 21:58

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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Breac Jamieson le Sam 6 Oct - 10:02

"Toujours le recul, Caiden. Déjà sur la plage, hein ? Mais je crois que cette fois-ci tu t'en souviendras. Laissez-le donc, mesdames, vous allez me l'étouffer ! Comme disait mon père, une leçon qui laisse des traces est une bonne leçon !"

Oui, le "mesdames" s'adresse à tout le nuage ambiant. Breac essaie de dédramatiser la situation. Surtout pour la petite compagnie qui s'affaire autour du jeune homme. C'est étrange de le voir aussi entouré, lui qui a l'air d'un éternel solitaire au naturel, et qui semble si à l'aise dans cette solitude. Cette situation où il évolue à présent n'a pas toujours été la sienne, ce n'est pas celle qui l'a construit. Il a l'air d'un enfant adoptif que l'on console d'années de négligence. Dans l'esprit confus de Breac, son image se superpose à celle de Colin et il les trouve soudain semblables, à se demander comment ces deux écorchés vifs parviennent à se toucher sans se blesser. Oh, mais ils se blessent peut-être. Dieu sait que ça n'empêche rien. Et peut-être moins que d'autres ne le feraient, ce qui doit déjà être un soulagement.

Une sorte de question qui ne se formule pas complètement frôle son esprit puis s'éloigne, envolée comme un oiseau indéfini qu'on aperçoit du coin de l'oeil ; il secoue la tête, reprend pied dans la réalité, et cherche une taquinerie à adresser à sa gouvernante. Enfin, à la réflexion, il y renonce, et lui demande juste si elle peut fermer la porte, afin que ses invités soient maintenant tranquilles. Magnanime dans l'amusement, il ne ressent plus aucune rancune à son égard ; certes, elle peut se déplacer, mais pour ce qu'elle en fait... La pauvre, plantée dans un coin de la pièce, regarde les gens de Madame s'affairer dans une efficacité distinguée, triste contraste avec sa propre déchéance.

Elle lui donne une bien drôle d'image, à se présenter ainsi ! Maisonnée aux maîtres en déroute et aux servants en folie. La Révolution en marche, hein ? Et les enfants ne peuvent pas grand-chose pour rattraper le niveau, tout inquiets qu'ils sont pour leur grand ami qui ressemble soudain beaucoup à leur tuteur, lequel leur cause tant de soucis dernièrement. Ah non, tous les adultes censés veiller sur eux ne vont pas s'étendre et s'étioler les uns après les autres ! La révolte couve aussi dans leurs petits regards choqués.

Mais tout le monde qui gravite autour du blessé les rassure petit à petit. Si encore Colin était là, tout rentrerait dans l'ordre. Le petit Alan escalade sur le fauteuil pour rajouter du sucre dans le thé, ayant eu la permission de se faire une petite place aux côtés de son tuteur tant que celui-ci n'a pas à se déplacer laborieusement pour cela. Il récolte pour toute récompense une main difficile à diriger qui lui ébourriffe les cheveux. Parce que Caiden est trop loin.

Barbara, moins quémandeuse d'affection dans les moments de tension, prend son thé avec un sourire à cette suivante qu'elle aimerait tant avoir chez elle, en lieu et place de cette vilaine sorcière de Thea – ou si elle pouvait se rendre chez cette bonne dame aux cheveux noirs, si aimable, lui semble-t-il... On prend le thé chez l'une, puis chez l'autre, n'est-ce pas ? Ce sont les usages de la bonne société. Il faut absolument qu'elle s'en fasse une amie. Et pour cela, il faut prendre son petit courage à deux mains, et engager la conversation.

La vérité sort de la bouche des enfants :
Succès/succès : "Pourrons-nous, mon frère et moi, venir prendre le thé chez vous ? Sans notre tuteur, naturellement. Il s'est stupidement privé de la marche, tant pis pour lui."
Succès/échec : "Je voudrais que monsieur Colin Smith soit avec nous, ainsi nous serions presque en famille. Mais il aurait les larmes aux yeux de vous voir ainsi, monsieur Munroe."
Echec/succès : "Allez donc mettre un foulard, Thea ; je ne veux pas m'avancer quant à l'opinion de ces messieurs, mais à mon sens, votre gorge n'est guère agréable à contempler."
Echec/échec : "Votre fils est en effet rentré de la plage dans un état semblable. Notre tuteur est une bien drôle de fréquentation, et je ne sais pourquoi il cite toujours son bouseux de père comme un modèle à suivre."

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Inconvénients : Incapable de laisser passer une défaite ; farceur ; ses plaisanteries vont trop loin ; et il est fasciné par la couleur rouge.
I got my wastefulness from the same man I got my silver buttons from; and that was my poor father, Donnchad Stiubhart, grace be to him! He was the prettiest man of his kindred; and the best swordsman in the Hielands, and that is the same as to say, in all the world, I should ken, for it was him that taught me.

He was in the Black Watch, when first it was mustered; and, like other gentlemen privates, had a gillie at his back to carry his firelock for him on the march. Well, the King, it appears, was wishful to see Hieland swordsmanship; and my father and three more were chosen out and sent to London town, to let him see it at the best...


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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Ceann-Uidhe le Sam 6 Oct - 10:02

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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Caiden Munroe le Sam 13 Oct - 14:02


Des remerciements hauts en couleurs
Breac Jamieson et le clan McLean
Après m’avoir installé dans le fauteuil, Ian se tourne vers la nouvelle venue. Pas si nouvelle que cela parce qu’on peut le voir blanchir et reculer de quelques pas. Elle…

Elle n’est pas censée être vivante !

Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Je penche la tête de côté malgré la douleur, je ne comprends pas la réaction de Ian qui va se coller contre le mur, livide et répétant qu’il y a un fantôme dans la pièce. Bon, je veux bien croire que Thea est étrange mais au point d’être un fantôme.

Qu’est-ce que tu racontes ?
Elle ! Je l’ai vu se faire dévorer par un Oilliphéist !

Ailsa s’approche de son mari et lui frappe durement l’épaule.

Silence, Ian ! On n’est pas seuls !
Ce n’est que la gouvernante de Breac.

Je réponds simplement ça. Mais tous dans la pièce - sauf les enfants- peuvent comprendre l’allusion. Ian regarde autour et d’un coup, se tait mais reste à distance de Thea bien qu’on peut voir une étincelle de fascination s’allumer dans son regard. Nora reste droite face à l’apparition et approuve les dires de la jeune Barbara.

Je vous prie, Madame, de cacher votre vertu. Vous n’êtes point dans un cadre propice à dévoiler autant de vos chairs. Mon cher, votre demeure ressemble presqu’à un moulin. Comment faites-vous pour vous reposer dans ces conditions ?

Ian a dû mal à se calmer. Je lui jette un regard en coin puis soupire. Je lui dis d’approcher et de m’expliquer. Cependant Ian étant Ian, c’est à grands renforts de gestes et de sa voix puissante qu’il me dit.

Cette femme était dans un bar à se battre. Elle était magnifique. Fascinante. Ailsa, chérie, tu sais que je t’aime. Bref, elle était en train de danser avec cet homme. Elle voletait autour de lui, légère comme un papillon. Mais l’homme l’a attrapé et lui a dévoré le cou ! J’ai tenté d’aller la retrouver. Je pensais qu’elle était morte. Elle n’est pas morte hein ? Parce que j’ai pas envie d’être hanté par le fantôme d’une femme que j’ai pas pu sauvé ! C’est flippant !

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Succès : Les enfants ne comprennent pas les paroles prononcées mais le prennent pour un fou qui devrait être soigné au plus vite. Une tisane de Thea pourrait vous faire du bien ? Ne vous inquiétez pas, elle n'est pas plus fantôme que moi.
Echec : Les enfants prennent peur des paroles de Ian. Thea est un fantôme ? Alan commence à prier le ciel de toutes ses petites forces pour éloigner le mal de chez lui. Barbara se lève prenant la croix de son cou pour aller l'apposer sur la main de Thea demandant à l'esprit de partir.
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Inconvénients : fascination pour la couleur rouge, s'incruste chez les gens
Caractéristiques Physiques Particuliers
- Une cicatrice dans la paume de sa main gauche

Caractéristiques Mentales Particuliers
- Traumatisé par l'événement du port



Réside au Manoir McLean dont sa mère est la propriétaire

Une barque emplie de tristesse
Dérive dans une mer d'arbres, ballottée en tous sens
Elle transporte des âmes égarées
Le ciel s'éclaircit dans un instant de silence
Les gouttes du temps qui coulent sur les feuilles
Finissent par retomber sur le sol comme nos prières innocentes
Et même si ce qui se reflète à la surface de l'eau
N'est qu'un cercle de drames incessants
Tout homme se blesse un jour et porte sa douleur comme un fardeau
Blessant les autre en retour sans y penser
Alors qu'un horrible vent de cruauté se déchaîne sur nous
Je garde mes précieux sentiments bien enfouis au fond de mon coeur
En remontant les dunes dans le noir
On trouve un papillon ambré teinté de bleu
Tremblant, il porte sur ses ailes
Les mots du passé
Et si ces clés rouillées
Sont notre seul espoir
Nous devons protéger notre trésor
Avant que même l'amour ne devienne un crime
Enfonce la porte du désespoir pour aller de l'avant
Même dans un monde d'altruisme
Accepte la vérité, les mensonges, les trahisons et les péchés
Car ils sont à la fois forts, doux et fragiles
Toi qui supportes ce destin tragique
Toi qui luttes contre la pendule qui annonce le désastre
Peut-être qu'un jour tu lèveras les yeux vers le ciel
En priant pour entendre résonner une mélodie de paix...
Tes larmes de frustration sont des embruns argentés
Même dans un monde d'altruisme
Tu te souviens toujours clairement
Des esquisses d'un rêve passé
Tout homme se blesse un jour et porte sa douleur comme un fardeau
Blessant les autre en retour sans y penser
Alors qu'un horrible vent de cruauté se déchaîne sur nous
Je garde mes précieux sentiments bien enfouis au fond de mon cœur

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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Ceann-Uidhe le Sam 13 Oct - 14:02

Le membre 'Caiden Munroe' a effectué l'action suivante : Le Destin


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Cycle 5 Re: Des remerciements hauts en couleurs [Breac Jamieson]

Message par Breac Jamieson le Sam 13 Oct - 22:55

Breac écarquilla les yeux. Le conte, qu'il percevait sans même avoir besoin de dresser l'oreille, ne le surprenait pas outre mesure, et en même temps il ressentait à nouveau cette piqûre de lucidité qui venait parfois le tourmenter dans sa bienheureuse inconscience : encore quelqu'un qui s'était mis en danger et pour qui il n'aurait rien pu faire. Il s'en serait mordu la langue s'il n'avait pas déjà été occupé à le faire pour éviter de se moquer de Ian, dont la réaction était trop semblable à celle qu'il aurait eue à sa place, face à une histoire de fantôme surtout, pour qu'il ne la juge pas hilarante. Mais il se chargea d'abord de l'urgence : les petits chrétiens déchaînés qui cherchaient à reprendre, de leurs voix fluettes, le contrôle de la situation par quelques incantations barbares. Il en avait les oreilles qui chauffaient lui-même. Il était à demi fantôme, après tout. La mort l'avait touché de près.

"Les enfants, cessez donc ces... enfantillages. Barbara, vous allez recevoir une tape sur la main si vous vous obstinez, et vous le savez fort bien. Et puis si la poitrine de Thea vous dérange, vous n'avez qu'à regarder ailleurs. Ce n'est pas pour le peu qu'elle en a... Petit Alan, voyons, ne pleure pas. Va voir Caiden, tu sais que je ne peux pas te porter !"

La débâcle était assez complète, et celle qui en faisait l'objet, plantée comme un piquet vêtu à la façon des épouvantails au milieu du faisceau de regards croisés, elle-même semblait effarée de la situation. Un témoin ! Elle savait pourtant qu'il y en avait, mais un témoin ici ! Voilà ce qu'elle n'avait pas prévu, elle qui aimait garder ses différents passe-temps bien compartimentés.

Timothea Mormaer. Voilà ce qu'elle avait lancé en s'avançant sur le champ de bataille, pour se présenter à la très peu noble assistance. Elle s'en rappelait comme si c'était hier, la morsure du dragon était restée dessinée bien clairement dans sa chair, raffermie dans son dessin barbare par la morsure subséquente du feu, pour lui en servir de memento. Et elle en rougissait soudain comme une petite fille prise en flagrant délit de vol de confitures. Rajustant avec hâte la dentelle détachée qui pendait sur la dite épaule, en feignant la pudeur mais en s'efforçant surtout de dissimuler la trace de son crime, Thea évitait avec soin le regard du monsieur bruyant.

"Je m'en suis fort bien sortie sans vous, pardon de le formuler ainsi. Mais merci de vous en être soucié. Et pour les compliments."

Paupières baissées avec délicatesse, elle battit en retraite courageusement en direction de l'entrée du vestibule pour se saisir d'un châle et s'en envelopper les épaules. Elle avait bien perçu les tons outragés dans la voix de la noble dame, et il s'agissait d'épargner à ses regards furieux le spectacle qui la dérangeait tellement. Tout en se disant au fond de son âme que, fûssent-elles seules et Thea eût-elle la possibilité de se dévêtir davantage, la noble dame n'y aurait peut-être point trouvé tant à redire, au final... Mais c'était là une impertinence qu'il ne fallait surtout pas laisser percer au grand jour, sous peine d'éclairer un peu trop indiscrètement certaines zones de son existence qui devaient, pour encore un temps, rester à l'abri de la lumière.

"Que voulez-vous, très chère, on ne trouve plus de bons domestiques de nos jours," minauda Breac en se donnant des airs de marquis effarouché, avant de céder au rire et de reprendre son attitude accoutumée, en se laissant aller à quelques confidences nécessaires : "surtout quand ce sont des amis auxquels on confie ce rôle afin de les garantir de poursuites dangereuses. C'est le cas de ma pauvre Thea, et c'est pourquoi elle peine par moments à tenir le rang d'une gouvernante. Son rang est supérieur, et c'est, malgré sa mise parfois fantasque, une personne de qualité. Et bien vivante, soyez-en tous certains ; je ne cohabiterais pas avec un spectre. Tout juste un peu... aquatique."

Il n'avait pas envie de la couvrir de moqueries pour le moment ; non, quelqu'un d'autre attirait toute son attention. Lui aussi avait entraperçu Ian lors de tournées des bars, sans qu'ils aient eu l'occasion de fraterniser autant qu'ils l'auraient voulu ; la foule, le bruit, l'agitation, des trajectoires contraires, des partis adverses, et l'alcool qui rendait la langue pâteuse ; mais enfin, il aimait son attitude gaillarde, et il aimait donc s'en moquer. Maintenant qu'il le reconnaissait pour de bon, il était d'autant plus amusé de faire coïncider ses frasques des heures tardives avec la panique diurne, franche et superstitieuse, dont il venait d'être témoin.

"N'ayez crainte, dame Ailsa, je ne laisserais personne d'honnête conter fleurette à ma douteuse gouvernante. Surtout pas quelqu'un qui a les nerfs un peu fragiles."

Que n'aurait-il pas donné pour pouvoir pousser la provocation plus loin encore, et se retrouver avec un combat sur les bras, avec ou sans armes ! Mais il devait ronger son frein, et l'on voyait dans son regard d'un bleu intense toutes les étincelles des coups d'épée qu'il ne donnerait pas, brillantes d'un regret mélancolique comme la nostalgie d'un royaume perdu.

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