1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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Les hurleurs de la nuit [Peadrus]

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Cycle 4 Les hurleurs de la nuit [Peadrus]

Message par Morrigan Seòladair le Sam 8 Sep - 18:28

Elle l'avait observé avec mépris, simplement, le contemplant derrière les barreaux, sans même prononcer un mot. Pourquoi avait-il demandé à ce qu'elle vienne ? Elle ne savait pas trop. Il n'était pas nombreux au courant de ses mannigances, il y avait elle et d'autres mais il ne la pensait pas capable de faire quoi que ce soit. Pourtant...

Il avait tenu ses bras pendant qu'on la découpait, il avait obéit à l'ainé sans même un regard vers elle, ainsi donc, elle avait trahit son secret anonymement, ce qui lui avait valu sa présence ici, arrêté par ces militaires dont il faisait partis et mis au cachot. Il serait jugé, elle en était heureuse. Pas un mot, pas un souffle n'avait été dégagé de ses lèvres et elle avait été là, à le dévisager, sans une once d'émotion. Combien de temps cela aviat duré ? Elle l'ignorait, mais elle s'en était allée peu de temps après son arrivée, ou bien, plus tard...non la vérité était qu'elle avait observé sa déchéance avec un sourire sur les lippes avant de se décider à s'en aller. Dans sa robe impeccable, son port altier, sa coiffure sans défaut, elle faisait de toutes façons bien peu à sa place dans le décor.

On la raccompagna.

Le soir était sur le point d'arrivée, ses doutes sur sa grossesse s'était confirmée, mais au lieu de s'attacher à une vie que sa monstruosité rejeterrait, car son mari était lutin et elle sirène, elle se demandait, quand, enfin, cela quitterait son giron. Elle avait eu quelques fausses couches depuis le temps et ne s'attendait plus à un enfant. En vérité, elle n'en désirait de toutes façons pas, ce n'était pas vitale à son existence ou nécessaire. L'absence de Micajah lui pesait bien plus, et l'idée de retourner à demeure, solitaire, la chagrinait un peu. Le besoin affectif se faisait insolent en ce moment, signe que cela faisait trop de temps qu'il était parti, néammoins, elle s'ccomoderait de câliner le chat, et de souffrir un peu de sa nuit silencieuse.

Alors qu'elle s'apprêtait à s'en aller, une silhouette osa lui barer la route. Ses pensées lointaine furent bousculées et revinrent à la réalité, alors qu'elle dévisagea l'incongru. Muette et surprise, elle resta immobile un instant, alors qu'une sorte de bruit provenait de l'extérieur. Elle ne compris pas tout à fait ce que c'était et fronça les sourcils. L'homme qui l'empêchait de sortir parla de quelque chose et elle ne saisit pas ce que c'était. A la place, elle rajusta sa cape d'été et attendit, droite, fière, et enfin elle perdit patience.

 « Puis-je savoir pourquoi vous me barrez la route au moins ? » Elle dévisage l'homme d'âge mur et attendit, tout simplement qu'il énonce ses raisons. Dehors, le bruit grossissait et elle fronça d'avantage les sourcils...




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Ils ont massacré ce qui était mon appartenance, ils ont renié ce que j'étais. En ai-je eu de la peine? Je n'en suis pas certaine. A dire vrai, je les ai rejeté, je les ai même renié. Et Il a été là. Il l'est toujours. Ce nabot puant, agaçant et énervant. Le mien. Aux flots nous confions ce que nous sommes, nous devenons un tout. Et peu importe nos races étrangères, car nous ne formons qu'un.


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Cycle 4 Re: Les hurleurs de la nuit [Peadrus]

Message par Peadrus MacKenzie le Sam 29 Sep - 17:47


Les hurleurs de la nuit.

feat Morrigan Seòladair.



Chaque soir est une nouvelle épreuve dans cette ville d’Edimbourg qui ne dort jamais complètement… Peadrus le sait, il s’est endurcit au fil des ans et malgré la menace de ce tueur sans nom, il a toujours fait en sorte de faire correctement son travail, lorsqu’il est de garde de nuit. Il se dit, souvent, que si ce n’est pas pour lui, c’est pour ses proches et qu’il aime pouvoir faire confiance en ses collègues, de la garde du château et de la ville, lorsque lui même profite de son foyer, la nuit.

Seulement, quand ce n’est pas la maladie ou les disparitions, voilà qu’un mouvement de foule incongru et terrifiant à la fois, vient trouver les soirées du château. Pas tous les soirs, heureusement, toujours les vendredi. Des gens. De tout âge, de tout milieu social et de toute sorte, qui se dirige comme un seul homme aux abords du château. Ils restent là, longtemps, en silence au début, la tête en l’air, les yeux rivés sur un point qui semble cibler l’une des tours. Et ensuite… les cris. Des cris presque inhumains, atroces, déchirant de douleur. Comme ses collègues, le MacKenzie a tenté de les repousser, de leur dire de ne pas venir, de les sortir de leur torpeur : rien à faire. Ils viennent, reviennent et semblent s’enraciner, toujours aux mêmes endroits.

Égoïstement, Peadrus est soulagé de savoir que ni ses enfants ni sa femme ne sont concernés par ce phénomène. Pourtant, cela touche tout le monde, de près ou de loin. La femme de l’un de ses amis, le fils d’un de ses collègues et même les deux enfants de son voisin. A croire qu’ils sont plus sensibles à… quelque chose ? Personne n’arrive à mettre de mots sur tout cela, mais dès les premières nuits, c’est l’incompréhension et la crainte qui se sont ajoutés au quotidien de la ville. La garde a donc été renforcée et chacun surveille de son mieux, espérant qu’aucun autre événement incompréhensible ne survienne, et que personne d’autre, extérieure au phénomène, ne vienne en profiter pour des actes malveillants. Il n’aime pas ça, Peadrus. Comme nombre des habitants, il en vient à croire que cela relève de la sorcellerie. D’autant que les présents, ces soirs de vendredi, se réveillent dans la plus grande naïveté, ne se souvenant de rien. Absolument rien.

Ce vendredi soir, il est donc présent devant l’entrée du château, à faire des rondes et à scruter le rassemblement qui grossit, à l’extérieur. A ses côtés, Pedsy, sa chienne, est présente. Elle reste la présence rassurante et à l’écoute. Quand les hurlements se font trop fort, elle grogne et jappe quelque peu. Il lui dit alors de se calmer, mais de rester sur ses gardes.

Alors qu’il poursuit sa surveillance, il remarque une silhouette féminine qui se démarque dans l’obscurité. Elle prend la direction de la haute porte et il alla se mettre sur sa route. Il avait des ordres bien précis à respecter.

« Madame, vous ne pouvez pas passer par ici. » Elle ne semble pas l’entendre directement car elle a un temps d’arrêt. A travers cette cape qu’elle réajuste, il remarque une peau claire et des cheveux blonds. Une posture fière dont il a déjà entendu parler, il lui semble. D’un ton presque hautain, elle le questionne.

« Vous pouvez pas passer par là », fait-il en secouant la tête. « Ils sont là, vous ne les entendez pas ? »

Un hurlement plus strident que les autres retentit alors, et Pedsy se met à grogner. « Tout doux... » Peadrus ajoute ensuite : « Ce n’est peut-être pas prudent de quitter le château pour le moment, avec tout ça… mais si vous y tenez je peux vous guider vers une autre sortie. »
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Cycle 4 Re: Les hurleurs de la nuit [Peadrus]

Message par Morrigan Seòladair le Dim 14 Oct - 22:21


Morrigan n’avait pas calculé le jour, ni n’avait rapproché les faits entre eux. Bien entendu, comme tout le monde, elle avait entendu parler de ces étranges marcheurs nocturnes qui venaient là et attendaient. En aucun cas, elle n’avait eu de l’intérêt pour ce genre de chose, ni même de la curiosité. D’autres choses étaient meilleurs à pensée. Le retour de Cage, l’enfant qui mourrait comme toujours dans son bas ventre ou encore le nouvel achat qu’elle avait fait. Elle n’avait pas de temps pour se préoccuper des bougres qui venaient errer sans rien savoir. Toutefois, elle se disait que cela pouvait faire un article intéressant, encore faudrait-il que les bougres veuilles témoigner, et cela, s’était moins sûr. Pour les plus pauvre, un peu d’argent pourrait être intéressant, non ? Elle n’aimait pas tout à fait l’idée de rénumérer pour des mots, mais bon, cela venait à son esprit.

Elle mit du temps à réaliser la présence du garde, perdue dans ses pensées, elle observa celui-ci et eut un sourire de politesse, qui n’était en rien chaleureux, ni froid. Il était et c’était déjà pas mal. Il n’avait donc pas à se plaindre. « J’avais oublié que ces bruits, c’était Eux. » Dit-elle en soupirant, terminant de mettre maintenant un gant à sa main. Morrigan avait l’élégance de son rang, elle ne sortait jamais sans des gants et une cape/manteau qui la couvrait correctement.

« Il va bien falloir que je m’en aille pourtant, je ne peux rester au château. » Des femmes devaient aimer rester s’acoquiner avec des gardes, mais ce n’était pas son cas. Elle exprima un nouveau sourire à l’homme. Il avait l’âge de Cage, non ? Cela signifiait qu’elle serait moins abrupte avec lui qu’un autre, il avait les tempes grisonnantes et cela la rassurait quelque peu, la Dame avait en horreur les autres, mais elle se calmait quand il s’agissait des hommes d’un certain âge et visiblement point aggressif.

« Ce n’est pas convenable. » Précisa-t-elle en détournant son regard vers une fenêtre pour mieux entendre le bruit du hurlement. Cela lui glaça un peu le sang, mais point assez pour la faire reculer. « Agissent-ils ainsi toute la nuit ? » Demanda-t-elle en gardant ce regard vers la fenêtre. « Comment faites-vous pour supporter cela… » Elle se disait qu’elle pouvait interroger le garde, un peu et l’idée lui plut, c’était une excuse pour rester encore un peu. « Pardonnez mon impolitesse. Morrigan Seòladair. » Peut-être ne connaissait-il pas le nom de son époux, l’armateur, mais à mesure qu’elle lui parlait, elle réalisa qu’elle le connaissait peut-être, et elle chercha. Loin de s’imaginer qu’il était cousin du mari de sa sœur et un MacKenzie, elle se contenta de tendre sa main pour un baise main rituel comme il était convenable de l’offrir à une dame de son rang. Et son rang était visible n’est-ce pas ?

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Ils ont massacré ce qui était mon appartenance, ils ont renié ce que j'étais. En ai-je eu de la peine? Je n'en suis pas certaine. A dire vrai, je les ai rejeté, je les ai même renié. Et Il a été là. Il l'est toujours. Ce nabot puant, agaçant et énervant. Le mien. Aux flots nous confions ce que nous sommes, nous devenons un tout. Et peu importe nos races étrangères, car nous ne formons qu'un.


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