1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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[La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

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Cycle 5 [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Keith McBain le Sam 8 Sep - 8:01

La maison du Diable, vieille batisse sans prétention,  portait sur sa façade un visage diabolique, enfin, c'était ainsi qu'on le considérait. Une tête sortant de son mur au dessus de la large porte rappellait le facies d'un bouc que les natifs n'aimaient pas. Cette demeure avait été construite il y a peu d'année,par un étranger, fou d'amour pour une écossaise. Hélas, ils n'y avaient jamais habité. Il y avait beaucoup d'histoire à ce sujet. Mais la préféré du propriétaire actuel restait la plus simple. Je vais vous la conter.

Il y a cinquante ans, un français tomba en amour pour une caoineag. Il ignorait tout des monstres et de l'Ecosse, mais capturé par le charme de la dame, il quitta son royaume, ses terres et ses biens pour venir jusque ici. Le chevalier de Larsac était un homme fou d'amour pour sa bien aimée et capable de tout pour satisfaire ses goûts. Tous plus exigeants les uns que les autres, capricieux, et étranges. Elle réclamait, il offrait et peu importait le reste, il y dépensa jusqu'aux derniers deniers de sa fortune et quand il n'eut plus que cette maisonnée et les poches vides, elle s'en alla. Ivre de colère, de peine et de douleur, trompé, il fit venir une sorcière, une qui se disait de Lancastre et qui promettait monts et merveilles au chevalier.

Elle ne demandait pas son argent, mais sa dévotion et il accepta. La femme, d'une beauté maudite, envoya ses malédictions sur celle qui avait trompé l'homme et quand elle tomba gravement malade, le chevalier réalisa qu'il avait probablement vendu son âme à un diable qu'il ne connaissait pas. Il tenta de rompre l'accord, implora la sorcière, la supplia et force de constater qu'il n'était pas dévoué à sa personne, ainsi qu'il le devait, elle disparu une nuit sans lune, ne laissant derrière elle, que le cadavre d'un animal cloué sur la porte du Chevalier.

Le temps passa et il vécut dans la peur, une peur sourde et froide, qui lui promettait milles tourments de la part de la créature maudissante. Celle qu'il avait aimé guérit et revint à lui par un miracle étrange. Il se laissa prendre, il eut un fils avec la dame, et même une petite fille. Sa fortune ne fut pas gigantesque, mais elle suffit pour vivre, et puis...un jour...il y a dix ans, on les retrouva égorgés. Femme, fils et fille, baignant dans une marre de sang.

L'homme avait disparu, et la rumeur de cette histoire se propagea, comme toutes légendes inventées, ou histoires rapportées, on emplifia les choses. La sorcière avait jetté une malédiction, et l'homme avait tué sa famille avant de s'en aller. La maison passa de main en main et toujours un drame s'y produisit. Mort brutale, brusque, innatendue, suicide...

L'on raconte que l'on aperçoit les fantômes de ces gens errer dans le Manoir, que l'on sent toujours un souffle glaciale dans le creux de son cou et que les esprits vous tourmentent en vous prenant pour le Chevalier de Larsac. Les français n'y sont pas les bienvenus, étrangement...et personne n'ose jamais dire quoi que ce soit...personne ne sait à qui appartient la demeure désormais et l'on murmure tant de chose...ce n'est rien de plus qu'une demeure étrange où la vie n'a pas été très sympa, non ?

***

Elle se présentait sous la lueur vacillante du jour, enveloppée de l'orange bleuté d'un ciel s'endormant, silencieuse, presque imposante. Elle se tenait au delà des murs bas d'une clôture délimitant son terrain, manoir de pierre sombre, dont le lierre avait dévorait la façade, presque les fenêtres. Les silhouettes passaient aux fenêtres à la lueur des bougies, formes indistinctes aux lointains. Certains esprits sursautaient en regardant d'ailleurs, alors que l'on pensait déjà voir disparaître les formes, si soudainement...cette demeure devrait être une esquisse délicieuse lors de la nuit des morts...

Les domestiques s'affairaient, payaient à prix d'or pour cette nuit, ils avaient une prime pour leur silence et ne sauraient révélés qui était le maître de cette étrange soirée. L'alcool ornaient un large buffet remplis de victuaille, de bouchées délicieuses et de mets pratiques pour grapiller durant la soirée. L'on pouvait deviner la présence d'un orchestre pas encore installé...n'importe qui était convié, n'importe qui pouvait s'aventurait où il le souhaitait, peu importait au maître des lieux.

Keith MacBain avait acheté cette maison il y a peu de temps, il comptait l'offrir à une personne qui lui était cher en guise de présent de fiançaille, mais cela n'avait pas évolué ainsi qu'il le souhaitait. Les choses s'étaient donc découlés d'une manière différentes et plutot que de la revendre, il avait eu envie d'évoluer vers quelque chose de plus intéressant. Solitaire comme toujours, sa ratte était sa seule compagne et cela lui suffisait. Sa femme était revenue hantées sa proximité, pour lui offrir des doux sourires, mais ce soir, elle n'était pas là, elle n'aimait pas cette maisonnée...il s'y trouvait quant à lui, laissant venir les curieux et autres, pour voir qui porterait masque ou serait à visage découvert, qui en aurait l'audace d'ailleurs ? Il souriait pensif, en restant à la fenêtre donnant sur la seule entrée possible, derrière son rideau, il pouvait assez voir sans qu'on le voit tout à fait, et la tête ricanait devant le spectacle de ceux qui parvenaient enfin à cette soirée étrange.  


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"Te souviens-tu de la lune pleine, qui descendait ses rayons sur ce visage noircie par la mort, il y avait sur sa chair, les dessins de ses propres veines, comme les membranes d’une feuille, qui ramenait à ses yeux vides, un sang profondément sombre. Elle était morte. Mais jamais l’esquisse de la mort ne fut plus belle que celle-là.”





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Cycle 5 Re: [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Timothea Mormaer le Dim 9 Sep - 20:48

Une petite fête à Edimbourg, en voilà une idée, les dames n'oseraient pas venir avec ces histoires sordides de tueurs fous, et les messieurs en seraient réduits à danser ensemble ! Heureusement que Thea était là. Mais elle hésitait. Viendrait-elle en habit de gouvernante ou en habit de cavalier ? L'un manquerait de luxe pour une soirée mondaine, et on la regarderait comme une simple message venue porter les salutations de son maître ; l'autre, eh bien, ne résoudrait pas le moins du monde ce problème de pénurie de... cavalières. Timothée songeait devant sa glace. L'envie de se faire belle et pimpante finit par lui suggérer une troisième voie. Elle pouvait fort bien se faire brièvement passer pour quelque mystérieuse étrangère, pousser la chansonnette, virevolter, jouer les Cendrillons, et à la fin, révéler son "humble" origine et disparaître dans un rire cristallin. On en reparlerait pour les siècles à venir.

Elle se décida donc pour une tenue de chanteuse lyrique, prit pour nom de précieuse Gustine Athanore, fredonna des airs de Paris tout en s'apprêtant, et se coiffa de la manière la plus extravagante qui soit, jusqu'à ce que son chef évoque la forme d'un navire. Elle se couvrit pour ainsi dire de tous les bijoux et rubans qu'elle possédait, et sur la route, cueillit quelques fleurs pour les piquer ça et là dans sa tenue, là où il restait des emplacements qui ne disparaissaient pas encore sous un chaos savamment organisé. Ou elle se les fit cueillir par des mains secourables, car il valait mieux, pour la sauvegarde de la coiffure choisie, qu'elle ne se penchât point trop en avant.

"Vous ne venez pas, Monsieur ?" avait-elle lancé avant de quitter l'appartement. Non, Monsieur ne venait pas ; décidément il était trop endolori, et puis, les dîners de thé et de petits fours, cela l'angoissait toujours assez prodigieusement. Comme s'il s'attendait à ce qu'une duchesse quelconque, prise soudain de folie, vienne lui passer la bague au doigt dans une crise de délire impromptue. Thea n'avait d'ailleurs pas besoin de lui pour s'amuser ; il était bon à la distraire quand elle était d'humeur à se moquer de quelqu'un, mais depuis qu'il s'était fichu dans ce fâcheux accident entre deux batteries de canons qui dialoguaient avec emphase, elle se sentait le coeur plus doux, plus humain. Moins l'envie de le faire enrager, et davantage celle de le voir se reposer paisiblement. Et c'était du travail. Monsieur était réfractaire.

Pour ne pas venir seule, elle ne se gêna pas pour manipuler un jeune homme au hasard sur son passage, auquel elle promit ce qu'il souhaitait afin de l'entraîner dans son sillage. L'apprenti du forgeron la rejoindrait dès qu'il aurait terminé ce qu'il bricolait là avec un bel entrain, et passé quelque chose de correct. Elle se faisait déjà une joie de l'accueillir en fausse maîtresse de maison.

Enfin, Thea se présenta à la réception, saisie de ce minuscule sursaut d'adrénaline qui la rendait toujours un peu timide au moment même de se lancer sur une nouvelle scène. Elle serait tout à fait dans son élément dès qu'elle aurait pris la température de la pièce, et qu'elle s'y serait plongée ; mais avant qu'il y ait pièce, il fallait encore franchir les portes, et pour cela le jardin. Tout à fait instinctivement, elle papillonna dans l'allée en se laissant guider, non pas par les échos de l'orchestre, mais par les fumées des rôtissoires.

Elle n'y songeait pas consciemment, mais tout simplement il y avait là des broches ; pas pour attendre les viandes, comme cette dame âgée, étique et affamée, du prénom de Mildred, à laquelle elle commença à faire la conversation. - Et, certes, de charmants jeunes gens luisants de sueur virile, qui faisaient jouer leurs musculatures dénudées et brunies par la fumée, à actionner ces engins de torture. Elles partageaient cet attrait. Mildred aussi était venue sans Monsieur. - Mais vraiment, c'étaient les broches qui la rassuraient, par leur éclat d'acier effilé. Venir sans armes en un lieu qui aiguisait son appétit d'aventure lui donnait l'impression d'être toute nue, elle qui était pourtant si couverte, un châle vaporeux sur ses épaules, un collier de trois rangées de perles remontant gracieusement au long de son col de cygne, et les froufrous de son corset apparent bien rangés tels des remparts de la vertu, à la naissance de sa poitrine. Le tout dans des teintes pâles et rosées, d'une fausse innocence des plus Versaillaises, qui évoquaient la chair de porcelaine nacrée au dessous, sans pour autant la laisser entrevoir.

Quel besoin de se prétendre artiste ? Elle l'était. C'était un art, de suggérer autant, tout en dévoilant si peu.
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Cycle 5 Re: [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Lucy Warlls le Jeu 13 Sep - 12:33

L'article du journal avait le gout d'une invitation. Curiosité piquée, robe bleue passée et clé à l'abri autour de sa chainette. Après la baignade, s'aventurer en la demeure, se faufiler parmi la foule des convives, observer, s'emplir les sens des odeurs de viande et autres fumets, et guetter le moment où l'orchestre sera enfin prêt.

Visages connus, inconnus, disparates... La foule a des relents de solitude, peu importe. Pincement au coeur à l'idée d'avoir laissé Père seul, se demander si Mère viendra, chasser les questions. S'approcher du feu des broches, fascinée par le roulement des rôtisseries livrées à l'appétit des flammes. La chaleur incommode vite, alors s'éclipser, disparaître un peu plus loin, pêcher une conversation, offrir un sourire à la grande dame blonde parce qu'elle a un regard aiguisé qui plait et continuer son chemin.

Pas de vieux beau ce soir ? Peut-être. Ou pas. Trouver un autre partenaire de danse, alors ? Haussement d'épaules. La pratique solitaire n'a rien de dérageant après tout.

S'assoir dans un coin, se faire ombre, grignoter un petit four chipé à une table et se faire oublier. Devenir l'invisible aux yeux clairs, auxquels rien n'échappe mais que personne ne remarque. Sourire encore, à peine, écouter, s'enivrer des conversations de circonstance, s'amuser à répondre en murmures à la place des autres, dialogues usés et prévisibles.

Et un instant, se demander si l'oncle sera là et s'enfoncer un peu plus dans la pénombre.

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"La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l’air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté ;
Mais l’éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

Au gouffre amer pour te le rendre,
Lune, j’irais bien me jeter,
Si tu voulais du ciel descendre,
Au ciel si je pouvais monter !"
(Au bord de la mer-Théophile Gautier)



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Cycle 5 Re: [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Crìsdean Gòrdanach le Jeu 13 Sep - 14:14

Le monde est plein d’contradictions. C’est c’que j’me dis, après avoir manqué pour la troisième fois de m’taper sur l’doigt en une matinée. Stress, fatigue, prends ta journée, dit l’patron. Tu parles. La fièvre est passée, j’ai plus d’excuse, mais faut croire que j’me suis toujours pas fait à mon œil unique. Du mal avec l’espace, les distances, ça va qu’le corps est résistant.

Me v’la donc à vadrouiller près d’la place, pas loin d’la chaleur d’la forge, profitant des rumeurs ambiantes. Une grande dame avec un air faussement midaudant est en train d’marchander avec l’patron, et moi d’vouloir m’dégourdir les jambes et d’la bousculer. Prêt à m’excuser mais non, et…

Elle a eu cette manière de dire les choses qui font que j’ai acquiescé à à peu près tout c’qu’elle a dit, y compris quand elle m’a invité à une soirée chez je n’sais quel personne –j’crois bien que personne savait exactement chez qui c’était.

C’est comme ça qu’j’me suis r’trouvé à traverser Edimbourg sans être bien serein, rasant les murs, pour finir dans un lieu où normal’ment j’aurais jamais mis les pieds.

Le monde, beau ou pas, j’men cogne, et la foule aussi. J’ai un toit au-dessus d’moi, ça m’suffit, et instinctiv’ment j’vais planté près des rôtiss’ries pour profiter d’la chaleur. L’feu m’calme un peu, j’observe, un cache-œil sur l’museau pour faire moins vilain même si j’me sens pas tout à fait à ma place. Peu importe. La grande dame blonde est pas loin, en pleine conversation. Pas envie d’m’annoncer. J’lui dirais quoi ? Ridicule. J’tends les mains vers les flammes, sans penser à c’que j’fais. Avant d’me rendre compte que j’les ai dans l’feu. J’les retire avec l’air du type qui vient d’se les brûler, d’autres crient à ma place, j’fous mes pognes dans mes poches en grimaçant, tout va bien.  Soupire. Bien joué Cris.
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Cycle 5 Re: [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Robyn Hay le Jeu 13 Sep - 21:08

C’était une mauvaise idée. Elle s’était laissée convaincre par sa femme de chambre. Après tout, ça ne lui ferait pas de mal de pratiquer son rôle de femme de temps en temps. Depuis qu’elle était à Édimbourg, les sorties publiques de la marquise de Tweeddale c’était fait rare. La maladie n’était plus une raison logique pour se garder des ragots, encore moi la gêne ou «  affaires ailleurs ». Une jeune femme célibataire et riche ne pouvait décidément restée cloitré ainsi aussi longtemps. On disait que la Marquise de préparait à une vie religieuse et irait rejoindre les sœurs pour prendre soin des miséreux et des malades. Intacte et chaste, l’unique héritière de feu John Hay 4e marquis de Tweeddale allait donner sa fortune au pauvre et mourir au couvent.

Si seulement ils savaient ce qui se passait derrière les murs de la maison de ville des Tweeddale .

Si seulement ils savaient que la marquise, sa soif de sang maintenant sous contrôle, avait reprit toute ses capacités d’escrimeur et plus rien ne pouvait l’arrêter de faire mouche au combat. Même ses blessures inculquées par un tueur fou ne pouvaient l’arrêter de se battre et de s’entrainer.

Rien n’arrêterait non plus la Marquise de faire ce qu’elle voulait de sa vie.

Et pour commencer, c’était de répondre à cette invitation. 
Chaperonnée.

Elle avait besoin de quelqu’un de lui rappeler de se comporter en dame quand elle portait une robe. Robe trop compliquée à son gout, qui l’empêchait d’en sortir seule. Un corsait qui serrait ses poumons et comprimait ses seins en courbe alléchante. Elle se trouvait bien sure ridicule mais sa complice femme de chambre, la coiffeuse et les autres femmes de leurs demeures semblaient ravis de leur chef d’œuvre.



- … Il fait tellement chaud là-dedans en plus, se plaint la marquise en ouvrant un petit éventail, le faisant rageusement aller devant son visage.

Comment les autres arrivaient à prendre plaisir à autant de jupons et d’épaisseurs de tissus !?

D’un coup d’œil jaloux, elle observa son unique, à ses côtés, comme toujours, habillé galamment et fraichement lavé. Il avait l’air confortable dans ses pantalons, ses bottes hautes, sa chemise légère…

- Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour échanger de vêtement avec toi. Tu arrives au moins à respirer ! Je suis toute coincée et ça montre tout !

Robyn arrivait à tuer facilement et avec plaisir mais jouer au dame, c’était un calvaire.


- Faites que ça se termine tôt, dit-elle en bougonnant et en rejoignant les autres convives qui se dirigeaient vers la grande entrée spacieuse.

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Message par Alec Craft le Sam 15 Sep - 17:21

 « Montre tout... » Alec lorgnait sur les courbes de son Autre, l'air un peu ailleurs. Il ne devait pas, devant l'élégante société se montrait trop enclin à ce genre de lorgnage, bien que second de la Marquise, pour les connaisseur, il restait le palefrenier, mais quel palefrenier. Lavé, habillé, élégant, ses boucles repoussées de façon délicieuse, le jeune homme laisse un sourire amusé traverser ses traits, un brin de malice dans le regard, un rien de goguenard dans l'attitude, il tends son bras à la dame afin qu'elle le prenne. Alec était le chaperon, le garde du corps, c'était ainsi. On le savait, et étrangement, vu qu'il trainait tellement rop avec Robert, on ne faisait point d'amalgame.

 « Moi ce que je donnerais, c'est de pouvoir enlever tes jupons, mais on y viendra plus tard, je suppose, à moins que je m'y perde ? » Un grand sourire, un air de lutin sur les traits, le palefrenier se demande ce que fait Tearlàch, il aurait pu accompagner Robyn, histoire qu'ils se montrent ensembles, cela aurait pu être pas si mal, pour l'avenir...mais bon, au fond Alec était content de pouvoir être là avec Robyn en femme. Même si elle était tout le temps une femme hein, mais bon, vous pigez !

D'ailleurs, ça se voyait dans son air joyeux, qu'il avait une fierté sans égal de la voir ainsi. Elle était la plus belle dame d'Edimbourgh, la plus sculpturale et surtout la plus éduquée. Elle avait la beauté des déesses antiques et le charme des dames raffinées, une belle qu'il avait l'insigne ...oui bon bref, il était fier comme Artaban et s'il avait pu l'exposer au visage de tous, il l'aurait fait !

Il savait pour autant qu'elle serait séduite ce soir, enfin, courtisé, quel homme célibataire n'aurait pas souhaité se prétendre prétendant de la marquise ? A part un aveugle probablement...mais le défaut de ces hommes c'est qu'il voyait la jument aux hanches adéquats, et nullement la femme en elle-même. Des idiots qu'il ferait partir...Alec réalisa. Il était un peu jaloux quand elle était ainsi, car elle était abordable pour ces bonhomes sans saveur...il gromella.

Il gromella et bougonna dans sa barbe.  « Si un de ces bellâtres te tournent trop autours, ça durera pas longtemps, crois-moi ». Il savait de lui-même que c'était d'une stupidité sans nom tout cela...Robyn n'allait pas même les regarder, mais par principe, cela l'agaçait subitement d'avance ! Voilà ! Bon...

Il se reprit un peu, il se devait après tout de guider sa Terrible dans cet univers nouveau, il avait été le seul à écouter ses leçons, alors forcément...hein ! Enfin...il lui fit un clin d'oeil discret, amusé et l'entraînant alors vers cet étrange lieu ayant invité le monde, par le biais d'un journal et de quelques cartons priviliégés. Eux, ils en avaient un d'ailleurs.

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Sauf quand je me dois de veiller sur elle -ce qui est une chose coutumière-. Mais en même temps, elle ne sait pas le faire pour elle-même"




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Cycle 5 Re: [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Ulūpī Sen le Dim 16 Sep - 9:24

Le journal. Le journal, le journal, le journal.
Il s'agissait d'une maigre piste, peut-être d'un canular, mais de la première opportunité en trois semaines d'enfin trouver la moindre réponse. Depuis qu'elle était arrivée à Édimbourg, le quotidien d'Ulūpī avait été rapines, fuites et représentations. Faim et froid. Pas le moindre instant pour se mettre à la recherche de sa famille, aucun pour comprendre les allégations de son ivrogne de mère sur les monstres qui résideraient en Écosse. Jusque-là, seules ces morts étranges indiquaient qu'il y avait peut-être un fond de véracité...
L'événement était loin du marché. Il avait fallu longtemps marcher, et plus la poussière se déposait sur ses habits, plus Ulūpī hésitait à venir. À mi-chemin, si elle n'avait pas entamé son trajet depuis longtemps déjà, elle serait peut-être retournée sur ses pas. Elle n'était rien. Ne connaissait véritablement personne. Là-bas, elle serait mise en face de parfaits inconnus, peut-être habitués à un certain luxe.

Et pourtant, elle était là, en habits de coton informe. Ses beaux saris auraient probablement été un faux pas : la Gazette s'adressait aux monstres d'Edimbourg, pas à ceux du Bengale. Qu'importe. La fierté n'était pas nécessaire. Seules l'étaient les informations. Qu'ils rient de voir une pauvre mendiante pourvu qu'ils ne la chassent point. Elle espérait simplement que personne ne mentionnerait son teint sombre, marqueur de son origine indienne. Réfléchir. Elle pourrait très bien s'appeler Lucy plutôt qu'Ulūpī le temps d'une soirée, pour ne pas qu'on lui fasse d'histoires. Il fallait savoir rester discrète. Le prénom devait être assez courant, passe-partout.



Il faisait bon près du feu. Et il y avait enfin de quoi manger. Ulūpī résistait du mieux qu'elle pouvait à la tentation de se goinfrer, en cette maison. Tant de monde. La tentation de prendre un peu de nourriture pour plus tard lui traversa la tête, mais elle se refusa à abuser de la bonté du propriétaire. Cet endroit devait rester sauf pour tout le monde. Qu'importe si fourrer quelques légumes ou du pain dans son petit sac lui permettrait de ne pas avoir à voler un autre jour, ou de se reposer un autre. Qu'importe si en fouillant les poches de quelqu'un, elle aurait plus de sérénité. Elle ne devait pas voler dans ces conditions-là. Se comporter aussi bien qu'elle le pouvait, dos droit, front haut.

Des cris. Quelqu'un s'est brûlé visiblement en attrapant les rôtisseries. Ulūpī se retourne : c'est l'apprenti du forgeron. Un brave type, qui l'a laissée se réchauffer certains soirs. Elle s'approche de lui. Se rend compte qu'elle ne lui a jamais encore demandé son nom.
- Vous allez bien ? Je peux aller vous chercher de l'eau fraiche sur la table si vous voulez.
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Message par Keith McBain le Lun 17 Sep - 12:41

Ils venaient. Ils venaient dans un flot constant, à pied, en voiture, mais ils étaient là. Keith se demandait pourquoi il avait eu cette idée. Soudainement son excentricité lui paraissait stupide, mais il était plus seul que jamais désormais. La maison McBain était un tombeau où il finirait par mourir, étouffant et sinistre, même s'il aimait cette dernière teinte. La mort de sa sœur lui avait laissé un vide qu'il avait comblé avec Sheena, mais il avait choisi de se séparer de cette femme. Il la pensait manipulatrice et avide de liberté. Elle avait voulu la mort de son époux et lui avait fait comprendre qu'elle ne vivrait pas avec Lui. Ainsi, il avait compris qu'elle ne l'aimait pas, ou en tous cas, qu'il n'était pas assez important pour elle. Il lui avait beaucoup donné, beaucoup offert et voilà tout ce qui était...

Lui en voulait-il ? Assez pour la dénoncer. Que se passerait-il si l'ancienne prisonnière était dénoncée dans le caledonian pour la fausse mort de son époux ? Il ne le savait pas, mais l'envie était difficile à faire taire...il est fort probable que la lettre déjà écrite serait bientôt poster, reste à savoir comment se terminerait cette soirée...

En tous les cas, Keith quitta enfin son perchoir, le corbeau morbide décida de se mêler à la foule, qui ignorait bien qu'il était l'auteur de la soirée. Les arrivées s'étaient faites et si le cri de plusieurs convives attirèrent son attention, qu'il manqua d'écraser le pied d'une demoiselle Warlls trop discrète, il s'excusa poliment, et la musique se laissa faire, accompagnée d'une voix mélodieuse et presque ensorcelante.

Il sourit bêtement en se retournant et tendit sa main à la première créature qui passait, une jouvencelle délicieusement habillée. Pourquoi elle ? Pourquoi pas ? Il avait engagé Ceasg pour le chant de ce soir, et avait demandé la légèreté de l'envoûtement, que l'on ait envie de danser en quelques sortes, sans que cela soit une obsession, bref. Certain ne valsait pas, mais lui, il en avait envie.
Au fond, Keith réalisa pourquoi il avait fait tout cela. Il avait envie et besoin de se changer les idées. N'était-ce pas le principal ? Et même si Sheena lui restait coincée dans le cœur, il ne pouvait de toutes façons pas faire autrement...le temps tairait ce genre de chose.

 « Me feriez-vous l'honneur ? » Demanda-t-il à la belle en rose. Elle lui rappelait quelqu'un, mais il n'aurait su dire qui, ce visage...ces traits, peu importe. Il ne se rappelait pas qu'elle avait l'esquisse d'un chevalier du bordel qu'ils connaissaient tous deux et qu'ila vait apperçu, juste assez...rien ne lui reviendrait à l'esprit, et il pensait simplement, au pire, qu'il s'agissait d'une sœur, le hasard de la vie en somme !

_________________


"Te souviens-tu de la lune pleine, qui descendait ses rayons sur ce visage noircie par la mort, il y avait sur sa chair, les dessins de ses propres veines, comme les membranes d’une feuille, qui ramenait à ses yeux vides, un sang profondément sombre. Elle était morte. Mais jamais l’esquisse de la mort ne fut plus belle que celle-là.”





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Cycle 5 Re: [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Timothea Mormaer le Mar 18 Sep - 7:44

Alors que Thea commençait à se lasser de Mildred, elle aperçut le garçon emprunté, le visage marqué d'une asymétrie contrastée par le bandeau qui lui passait devant les yeux, qu'elle avait ramassé à la forge. Elle sourit gracieusement, et s'esquiva pour fendre la petite foule dans sa direction, sa haute coiffure dépassant les têtes comme l'aileron d'un squale. Pauvre jeune homme. Il était donc venu. Oh, elle n'en avait pas vraiment douté. Elle avait le charme nécessaire pour mener ce brave monsieur par le bout du nez. Mais il le regrettait déjà. Il était mal à l'aise, clairement, et elle eut l'impression qu'il venait de se brûler, puisqu'une inconnue venait à son secours. La présence de cette fille la retint une seconde : elle devait d'abord étudier l'adversaire. Certaines ici ce soir étaient de redoutables opposantes, et elle n'était pas venue pour se ridiculiser sur le champ de bataille.

Presque arrivée au niveau de sa proie, Thea s'apprêtait à lui faire signe quand elle s'aperçut d'un nouveau venu qui requérait ses attentions. Qu'à cela ne tienne ! Elle pivota pour lui octroyer sa main avec un naturel sans excès ; sa tenue faisait déjà tout.

"Mais avec plaisir, très cher. Je désespérais qu'on m'en fasse la demande."

C'était un gros mensonge. Elle aurait détesté que Mildred l'invite à danser. Elle avait une aura de poussière et de vieux grenier. Mieux valait ce brun aussi sinistre que les lieux, froid comme une nuit sans lune, qu'elle saurait dorer de son éclat. Tiens ? Oui, elle l'avait déjà croisé, mais où ? Distraite, frivole, elle balaya cette question, qui ne lui aurait servi que si elle avait cherché à l'aborder.

Au bout de quelques tournoiements, elle se mit à fredonner avec la musique, à laquelle sa voix s'enroula, formant des accords supplémentaires.

Les derniers temps avaient été difficiles, mais elle avait le pied sûr, y compris sur la pierre mouillée ; c'était une seconde nature. Elle avait dansé sous l'orage auprès de la fontaine, dans son enfance, bien des soirs où la vie lui paraissait sinistre, et elle continuerait ce soir. Il y avait de la férocité dans ses minauderies. Elle ne babillait pas vraiment à ce sujet, quoi qu'il occupe ses pensées ; elle parlait de choses et d'autres, de cet endroit, des aménagements qui l'auraient rendu plus gai, des fleurs que l'on aurait pu planter. Les beautés sauvages de la lande écossaise, dont ses parents l'avaient tant fait rêver, sans les avoir connues eux-mêmes. Mais pas des mauvaises choses, jamais. La liberté avait un prix de solitude qu'elle avait toujours su payer rubis sur l'ongle.

Tout le monde avait failli mourir sur le port, et elle détestait se dire que ce petit monde était "tout le monde" à ses yeux alors qu'elle partirait tôt ou tard. Et puis, un assassin maladroit l'avait attaquée avec Caiden au cimetière. On lui avait expliqué depuis que ça arrivait à Edimbourg, ce qui signifiait que toute menace était loin d'être écartée. Se battre proprement, elle n'avait rien contre, mais cet assaut absurde et cruel l'avait laissée toute déconfite et soucieuse. Et la maison était encore pleine de pansements et de plaintes. C'était une guerre, cela aussi : les soucis contre les violons.

Bilan de la bataille :
Succès/succès : Thea est complètement détendue et danse mieux que jamais, un papillon incarné dans une humaine enveloppe ; on croirait voir des étincelles éblouir l'espace sur son passage.

Succès/échec : Thea ne peut s'empêcher d'être légèrement hantée par sa récente mésaventure, et cela se lit sur son visage : elle ne badine pas du fond du coeur.

Echec/succès : Thea est nerveuse, et surveille les invités alentour malgré elle, comme si elle craignait que l'un d'eux passe sa cape noire soudain et les attaque. Un petit tour à l'écart de la foule ne serait pas de refus.

Echec/échec : Thea se sent mal et va s'asseoir dans un coin après un tour de piste, en agitant son éventail comme si sa vie en dépendait. Le corset sans doute ? ça gêne la respiration, pour danser. Mais pour l'heure, hors de question de le délacer !
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Cycle 5 Re: [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Ceann-Uidhe le Mar 18 Sep - 7:44

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#1 'Succés/Echec' :


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Cycle 5 Re: [La Maison du Diable] Monstres d'Edimbourg et petits fours.[libre]

Message par Lucy Warlls le Mer 19 Sep - 22:21

Le mouvement reprend, la musique commence, quelques couples dansent. Le vieux beau n'est pas là. Pas envie de danser, quelque chose sonne triste là-dedans. Il y a là-bas le grand homme noir, sinistre, il danse pourtant, mais son visage coupé à la serpe est blanc de mélancolie sourde.

Regarder, suivre les arrivées des yeux, y penser, pas vraiment, oublier les autres. Les pieds frappent la mesure tous seuls, suivent la cadence et finissent par se lever, entraînant tout le corps. Fermer les yeux pour ne plus voir les visages aux faux sourires, à cause de ce qui s'est passé au port, surement. Ne pas y penser.

Le courant des notes porte au large, entraîne au milieu des danseurs, seule. Peu importe. Les bras, fluides, suivent les mélodies comme portés par l'onde, et c'est le corps tout entier qui ondule sous une houle imaginaire et pourtant si audible. Un pied écrase un autre. Grimacer, rouvrir les yeux, hausser les épaules et s'en aller. Retourner près du feu comme un papillon, observer. La chaleur fait du bien, on dansera plus tard. Il manque le vieux beau et son regard d'étoiles. Soupirer.

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"La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l’air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté ;
Mais l’éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

Au gouffre amer pour te le rendre,
Lune, j’irais bien me jeter,
Si tu voulais du ciel descendre,
Au ciel si je pouvais monter !"
(Au bord de la mer-Théophile Gautier)



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Message par Sreath-Mhurtair le Mer 26 Sep - 15:59

Une fête dans la maison hantée. En voilà une bonne idée. Tout peut arriver dans ce genre de fête, personne ne peut se blâmer de ne pas y avoir pensé, mais tout le monde aura des remords : ils s'étaient bien dits, tous, qu'un vilain pressentiment les agitait à cette idée... que peut-être il y aurait des morts. Et je ne fais pas exception. Mais moi, cette image me remplit de joie. J'écoute mon coeur, pas ma raison. Mon coeur me dit : il y a eu des drames ici, et il y en aura encore, des blessés et des morts.
Quand j'ai appris qu'il y avait une fête, un bal illuminé dans la nuit noire, j'ai jubilé. Je ne peux pas m'y présenter, bien sûr. On me ferait des histoires. Mais je vais tout de même participer, à ma façon. J'ai entendu dire que les plus belles fêtes sont couronnées de ces merveilleux spectacles que sont les feux de Bengale. C'est très moderne, les jeunes en raffolent. Il y aura des jeunes à cette fête, n'est-ce pas? Je prépare tout pour que ce soit unique, coloré, magnifique. Je viens sur place la veille des événements, de nuit, quand tout est calme. C'est magnifique, ici. C'est maudit. Je peux le sentir. Je cache ma machine infernale, je règle le mécanisme. Le vendeur m'a assuré que l'effet serait garanti. Il n'avait pas prévu que je garnirais le tout de poudre noire. Il faut bien agrémenter un peu l'histoire. 
J'aimerais tellement voir ça. Ce sera superbe, du rouge et du jaune en gerbes, des étincelles et des flammes, des miettes d'hommes et de femmes, semés aux quatre vents. J'aimerais tellement être sur place et danser au milieu de ces feux follets. Mais il faut parfois savoir se priver. Voir la scène de loin pour mieux en profiter. Les beaux paysages en feu sont plus agréables vus de loin. Vous croyez que j'ai peur de risquer ma vie? Vous me connaissez bien mal. Non, là n'est pas la question. Je peux imaginer tout ça, tout ce chaos, comme j'ai imaginé ce plan. Je peux prendre la distance parfaite pour regarder sans petits bobos. Et je garde ainsi toutes mes forces pour mieux vous en faire profiter... C'est mieux, non, mesdames et messieurs ?
Arrive l'heure de la réception. La nuit revient, mon amie. Les feux s'allument, incapables de déceler la petite machine magique que j'ai laissée. Bien cachée dans le décor, dans une cache sous une pierre, et j'ai remis la mousse en place, pour que même les insectes ne puissent se douter de rien. Les invités débarquent, mes proie. Ils veulent s'amuser, et s'amuser sans moi. Vous croyez que c'est juste? Vous pensez que, parce que je fais le mal, je ne suis pas sensible à la solitude? J'ai envie de voir des veufs et des veuves, des esseulés et des abandonnés, des rictus et des larmes, et ce soir, je les verrai. Encore une heure. Encore quelques minutes.
Le moment est venu. 
Il ne fallait pas m'inviter.



Ouvert à tous?:
Blessure mortelle: fabuleuse explosion. Succès absolu. Mesdames et messieurs, vous n'êtes pas venus pour rien. Chacun de vous remportera chez lui une blessure significative en souvenir.
Blessure grave: explosion satisfaisante. Le sang coule, mais pas autant que j'aurais pu le souhaiter. L'herbe reste verte, les victimes sont très localisées.
Blessure superficielle: explosion mal placée. Une seule victime, mais une belle : l'hôte de ces lieux, le très noble Keith McBain.
Echec anodin: l'explosion terrifie bien des invités, et le décor est un peu abîmé, mais aucune victime humaine n'est à déplorer. Tant pis, j'aurai d'autres chances pour agir. Il y aura d'autres grandes fêtes...
Echec alarmant: minime explosion sans gravité. On soulève une pierre avec curiosité, on trouve la petite machine toute abîmée, on rit.
Echec critique: la machine infernale est restée exposée à l'humidité écossaise toute la nuit, ça a duré trop longtemps, ça n'explose pas.
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Message par Ceann-Uidhe le Mer 26 Sep - 15:59

Le membre 'Sreath-Mhurtair' a effectué l'action suivante : Le Destin


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