1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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[Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

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Cycle 4 [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Micajah Seòladair le Sam 18 Aoû - 0:26

Ah l’écosse, terre de magie, terre de mystère, terre des Lochs et des Highlands… voilà des choses qui pouvaient charmer l’âme humaine. Je le reconnaissais volontiers, mais ce n’était pas ce qui avait eu ma préférence, pas ce qui avait eu mon cœur. Certes, je l’avais offert à Morrigan sans la moindre retenue, sans la moindre contrainte, entièrement, pleinement, et absolument. Mais je lui avais venu quelque chose qui ne m’appartenait déjà plus… ou du moins qui ne m’appartenait plus entièrement. La mer, l’océan, il me l’avait ravi depuis si longtemps… je ne savais pas quoi dire si ce n’était que je ne voyais pas de plus douce amante que celle-ci. Et non, Morrigan n’était pas une douce amante : en deux ans de mariage elle m’avait presque plus blessé physiquement que je ne l’avais été en un quart de siècle en mer… enfin. L’amour pardonnait certain travers. Et puis… et puis, c’était sa nature. Et si j’aimais Morrigan, c’était entièrement, absolument, et cela ne souffrait aucun compromis. Tout comme la mer. Morrigan. L’onde. L’épouse. L’amante.

Et avec un soupire de désir et en même temps de frustration, je regardais la tempête que l’on pouvait discerner au loin. Les marins devaient s’amuser. J’imaginais la difficulté de ramener cacatois et perroquets dans ces situations. En général, les premières tempêtes, le premier gros temps, était craint par les constructeurs navals… c’était là où l’on jugeait la qualité de la fabrication d’un navire. Et je devais avouer que si je ne m’en faisais pas, même cette angoisse me manquait, cette angoisse, alors que je me trouvais dans les huniers, de savoir si le mat allait tenir… je restais silencieux et je regardais les nuages noirs s’approcher dans notre direction. Nous aurions un bel orage dans la nuit. J’humidifiais le bout de mon doigt et je le levais légèrement. Hm… nous serions sans doute un peu excentré, mais nous le sentirions passer quand même. J’espérais que rien ne trainerait dehors et que le jardinier aurait fini… travailler sous la pluie ne serait pas drôle sinon.

Où étais-je ? En fait j’étais dans ma berline, une quatre chevaux – quatre magnifiques de ces chevaux résistants que l’on trouvait ailleurs que dans cette pause de moutons et de vaches laineuses, sur un chemin côtier me ramenant au manoir. J’étais ravi. La journée s’était bien passée et si je savais très bien que cette œuvre caritative était un peu superficielle, j’avais apprécié de voir tous ces enfants à la mine réjoui et au ventre plein. Oui, je me prenais un peu au jeu. Et j’avais un certain feeling avec les enfants. Liés peut être à une sorte de manque dû au fait que je n’avais pas élevé les miens ? Possible… je n’en savais rien. Ouvrant la petite trappe qui donnait vers le siège du cocher je lui demandais d’accélérer un peu l’allure. La voie était dégagée, à cette heure, et j’avais hâte de rentrer. Je revenais de Londres. J’avais dû y passer une semaine pour préparer un trajet important. Nous transportions quelque chose de très précieux, principalement un chargement d’ambre gros à réceptionner et à revendre. C’était un matériau précieux. Il y avait cela, des planches de bois d’espèces rares et des épices, entre autres, et chacune devait être redirigée vers la bonne zone géographique. Par exemple, d’ici, les planches de bois devaient être transférées vers madère quand les épices devaient rejoindre Gibraltar. Bref, beaucoup de travail et le trajet prenait du temps, des jours en fait, à cause de la distance. Et au total j’en avais pour près de six ou sept jours de voyage en diligence rien que pour y aller, et donc quatre autres pour revenir. Au final, j’étais presque parti trois semaines, mais je serai forcé de faire le trajet tant que je ne serais pas satisfait de l’homme que j’avais placé là-bas.

Et là, ce trop long trajet arrivait à leur terme. Je penchais la tête par la portière pour apercevoir la demeure familiale. Savait-elle que j’approchais ? Sans doute. J’avais fait envoyer un télégraphe depuis notre dernière halte pour faire reposer les chevaux. Pour qu’elle cesse de se faire du mourrons. Je la connaissais, je savais que je lui aurais beaucoup manquer. Et c’était avec une certaine tranquillité qu’une fois arrivé je descendis et je remerciais Jack, le cocher et je lui promettais un petit pourboire qui irait en plus de ses gages. Je le payais déjà excessivement cher, mais sa diligence durant le trajet avait été remarquable, aussi, je lui offrais, en plus de ses trois guinées annuels (plus gite, couvert, et vêture), une demie couronne supplémentaire. L’argent le garderait un peu loyal.

Je respirais l’air d’Ecosse, mais surtout, l’air marin. Je regardais alentour et je ne vis pas Morrigan venue pour m’accueillir. Je n’en éprouvais aucune déception. Je la connaissais assez pour ne pas me formaliser de ce genre de détails. Je souris et je fis le tour de la maison, le tour du petit domaine côtier de mon épouse. Je me demandais où elle était. Je ne demandais à aucun domestique cela. C’était une question de plaisir de la trouver et de la surprendre. Mis bon, comme j’avais fait paver la voie depuis la route de terre jusqu’à la maison, j’imaginais qu’elle avait dû entendre le martellement des sabots ferrés sur le dallage… forcément.

Dos à la maison je regardais la mer, je guettais. L’heure était tardive, mais je savais que Morrigan aimait l’eau au moins autant que moi. Je la guettais. J’avais eu raison. Une femme se tenait au bord de l’eau, assez loin, pour ne pas être mouillée, et je devinais à la silhouette replète qu’elle était la suivante de Morrigan. Elle devait avoir des linges pour la sécher, car si elle était là, alors ma belle épouse devait se trouver dans l’eau. Je souris et j’ouvrais ma veste que j’écartais pour la retirer et la placer sous mon bras, j’étais à la dernière mode de la cour. Les influences de la famille m’avaient même fait croiser à un diner Lors Cavendish, le prime minister. Un homme affable et fort charmant. Un homme de bien. Un gentilhomme comme il en existait peu ! Der plus, je faisais parti de ses soutiens au parlement non par mon vite – je n’étais pas membre – mais par mes connaissances et celles de mon père, un fort militant Whig.

Je m’approchais et me déchaussais pour finalement entrer, tout habillé, dans l’eau. J’allais à la rencontre de ma dulcinée, de ma destinée, dans une union entre mon épouse et mon amante. Je faisais le moins de bruit possible et j’intimais l’ordre à la dame de compagnie de se taire pour continuer à entrer dans l’eau doucement, pour ne pas être remarqué, jusqu’à arriver derrière elle et la ceinturer avec beaucoup de tendresse. Et ne rien faire d’autre.
Silence et contentement.

Union, paix, tranquillité, simplicité. Je ne regardais même pas la domestique qui était allée chercher d’autres longes pour que je puisse avoir de quoi me sécher.

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Inconvénients : Farceur • Leurs blagues qui vont trop loin • S'incruste chez les gens • Incapable de laisser passer une défaite • Fascination pour le rouge
J’ai encore souvenance de ces navires,
Voilures chahutées par de fiers aquilons,
Éthers qui enjôlaient l’ivresse de ces sbires ;
Ces marins râblés, l’épiderme macaron.
– J’ai encore souvenance de ces navires…

Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent
Tant de véhémence – Tephillim tympanon
Qu’en finalité létale elles se fendirent
Et délivrèrent aux océans leurs cargaisons.
– Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent…

Les terribles aventures des longs gréements,
Aujourd’hui résonnent fort et comme un airain ;
Fabuleux voyages aux propos captivants
En mon esprit agité – un sang de mutin.
– Les terribles aventures des longs gréements…

Vois ! A l’horizon se profilent les chalands,
Vierges sacrifiées à de pénibles destins.
Aussi on devine dans les nuages blancs
Quelques équipages le mouchoir à la main.
– Lors, à l’horizon se profilent les chalands…

J’ai encore souvenance de ces navires :
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Les terribles aventures des longs gréements ;
Vois ! A l’horizon se profilent les chalands.

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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Morrigan Seòladair le Sam 18 Aoû - 17:52

La nuit n’aurait pu être plus clémente, ni plus douce. Sous la chaleur étrangement écrasante de l’été écossais, elle sombre dans les abysses de la mer, elle s’abandonne, au silence, plonge et s’enfouis dans les ténèbres, au profond des vagues, au-delà du monde. Le cœur est écorché, la chair presque nécrosée, l’esprit torturé. Il manque quelque chose à son esprit, un rien qu’elle guette dans le silence de ses pensées, un rien, qu’elle attends trop…un rien, un lutin agaçant, parti trop de temps. Il lui parait entendre à chaque instant la cavalcade des chevaux, leurs courses sur le pavé et l’âme se déchire du manque.

La nature…
Est-elle cruelle d’avoir offert à cette femme ce besoin d’un autre ? Cette sensation possessive, impossible à repousser, ou à nier, qui l’habite par vague quand il s’éloigne. Au début, ce n’est rien qu’un murmure, et puis, c’est la complainte, brutal et dévorante, jusqu’à ce que le tout ne vienne déchiqueter son âme pour la piétiner comme un rien. Elle a trop entendu les sabots sur le pavé, elle ne peut plus se retourner.

Dans l’onde, enfoncée, la chemise de peau immaculée vient odieusement coller ses chairs, à ses jambes, les bas recouvrent ce qui doit être caché. Jamais plus elle ne laisse libre ses pieds, maintenant que les appendices de sa race ont été coupé. Elle dissimule ce qui a été déformé, sans honte, mais parce qu’elle ne supporte pas elle-même de voir ce qui a été fait. Enveloppée du sel marin, elle pourrait presque soupirer d’aise dans ce monde de silence, coulée au fond des eaux, sa peau jadis craquelé du manque de la mer, retrouve la douceur qui la caractérise tant. Et elle maudit, dans le silence, ce foutu lutin et ces trois semaines de séparation.

Aurait-il perdu raison que de lui faire cela ? Que de lui faire cela ? Avait-il idée de la douleur ? Bien entendu que non ! Elle aurait aisément maudit ce foutu télégramme, s’il ne lui avait pas rappelé l’odeur qu’il pouvait rester sur un de ses vêtements, dont elle avait humé le parfum dans le secret entier de leurs chambres. Avait-il perdu la raison de passer autant de temps si loin !?
Peut-être était-ce sa faute de refuser de quitter Edimbourg, de mépriser l’Angleterre et ses anglais. De ne pas vouloir abandonner cette terre qui était celle qui lui avait donné vie. Elle aurait pu … elle aurait dû…peu importe. Loin d’elle l’idée seule de se morfondre à des possibles, pas dans l’onde, pas dans ce monde. Et elle ouvre les yeux, émergée enfin, pour discerner l’horizon, presque indissociable dans cette soirée, et pourtant…elle dévisage cette ligne, et s’imagine perdue dans les étendues salines, immenses et dévorantes, mais aussi vite que parvient l’idée d’y être, le manque lui rappelle l’impossible qu’Il soit là.

« Trois semaines. » Voilà les mots qui gravirent ses lèvres à cette soudaine main autours de sa taille. Le souffle court et le manque hurlant d’apaisement, presque, sa silhouette voluptueuse reste tendue, colère, frustration. Il lui est impossible de simplement pardonner, de se retourner et de le serrer, d’abord, l’acide de ses habitudes. Elle se demande comment il peut l’aimer, comment est-ce possible que tout cela, et pourtant. Elle reconnait sa chaleur, sa tête dans le creux de son dos, et si ses muscles semblent se détendre, elle n’avoue rien de plus. Sa main glisse sur la sienne, c’est bien là un de ses aveux les plus tendre, juste avant qu’elle ne vienne se défaire de son emprise et qu’elle décide de plonger dans l’océan, se laissant engloutir dans les profondeurs. Mais la sirène ne peut pas passer du temps dans le monde du silence, elle revient plus loin, à la surface, là où elle n’a déjà presque plus pied …

Le visage hors de l’onde, sa chevelure dorée plaquée autours de son visage, elle le dévisage avec précaution, ses pupilles claires semblent lui parler de trahison, trois longues semaines. « Tu ne viens pas plus loin ? » Elle flotte, l’invite dans ce royaume où ils peuvent faire ce qu’ils souhaitent, ensembles. Elle pourrait être de ces femmes qui s’énervent, elle n’aime pas. De celles qui demandent, elle en est incapable, peu importe ce qu’il faisait, il lui revient comme toujours. Le jour où elle l’accueillerait en poussant un cri strident d’épouse émerveillée n’est pas arrivée.

Dans ce monde, elle tutoie l’époux, face au monde, elle utilise le vous. Ce tu lui est important, il la reproche de lui, plus encore. Mais il n’a pas la correction qu’il faut, peu importe. « Si tu t’attendais à des tendresses de ma part, j’espère que tu n’es pas déçu » En disant cela, elle porte un sourire, car au fond, sa tendresse est là, mais elle ne s’affiche pas comme une chose évidente…pourtant, ils savent tous les deux qu’elle n’est pas absente. « Viens. » Souffle-t-elle en tendant sa main, prête à l’attirer pour plonger dans les profondeurs et l’enlacer en coulant dans l’onde. Ce serait sa tendresse à elle, sous les yeux des crabes et des poissons !




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Ils ont massacré ce qui était mon appartenance, ils ont renié ce que j'étais. En ai-je eu de la peine? Je n'en suis pas certaine. A dire vrai, je les ai rejeté, je les ai même renié. Et Il a été là. Il l'est toujours. Ce nabot puant, agaçant et énervant. Le mien. Aux flots nous confions ce que nous sommes, nous devenons un tout. Et peu importe nos races étrangères, car nous ne formons qu'un.


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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Micajah Seòladair le Dim 19 Aoû - 2:08

Trois semaines. Elle l’annonçait comme ça, en guise de retrouvailles. Ce fuit un peu comme un poignard, juste entre deux côtes, mais je ne disais rien, je respirais l’odeur de sa peau iodée par la mer du nord, avec tendresse, appréciateur des bonnes choses. La seule vraie bonne chose à ma portée. Je lui fis un sourire avant de finalement rester calé contre elle, calé contre le vêtement qui collait à sa peau / elle était plus grande que moi, c’était un fait. Sinon, j’aurai calé ma tête sur son épaule. Mais là, comme ça, c’était bien, ainsi, la sentir contre moi. J’aimais cette sensation, j’aimais avoir l’impression d’être important pour elle autant qu’elle l’était pour moi.  Et c’était bien plus important que touts les tours du monde imaginables, que toutes les expéditions maritimes existantes.

Un peu plus de sentimentalisme et je lui aurai dit qu’elle m’avait manqué. Mais bon, nous n’en étions pas là ! Je lui fis un sourire et je la serrais un peu plus, sans rien dire, et de savourer le contact de ma main sous la sienne. J’étais quelqu’un d’assez tactile, pas elle, mais je ne la forçais pas, aussi, s’il fallait rester juste par moment proches sans pour autant se faire des papouilles, je le comprenais et je me respectais. Je savais déjà que j’avais une chance colossale. Et je ne la poussais pas non plus trop loin. Je restais silencieux, ne pipant. Je ne voulais pas gâcher ce moment. Les retrouvailles c’était toujours un moment qui valait presque le coup de s’en aller quelques temps. Mais trois semaines, c’était long. Très long. Je souris à cette idée. Non, en fait c’était trop long. Fut un temps, j’aurai pu m’absenter pendant des années sans revenir. Aujourd’hui je n’en avais plus force, ou plutôt je n’en avais plus l’envie. Elle était ma nef.

Doucement, elle commença à avancer vers les eaux un peu plus profondes je ne l’aurais sans doute pas lâchée si elle ne s’était pas défaite elle-même de mon emprise, nageant vers le large. Je lui fis un sourire avant de commencer à nager vers elle sans rien dire. Je n’avais pas peur de l’eau. Etrangement, beaucoup de marins ne savaient pas nager. Mais moi j’avais appris, pour survivre. Même si je n’avais jamais vraiment eu la malchance d’être l’homme à la mer, il fallait le reconnaitre… enfin, j’étais un bon nageur, même si je ne pouvais pas non plus rivaliser avec ma chère et tendre qui s’avérait être une sirène. Enfin, une ceasg… mais bon, j’aimais l’eau. Et je nageais vers elle, alors, sans rien dire de plus, venant l’enlacer alors qu’elle n’avait pas pied.
Bon ? je n’avais pas besoin de dire que je n’avais pas non plus pied depuis un certain temps déjà…

Je n’avais jamais eu de problèmes à la tutoyer, mais je ne savais pas pourquoi, je trouvais que le vouvoiement avait une certaine classe… je lui souris et je l’embrassais sur la joue avec tendresse pour finalement l’entendre parler de l’absence de tendresses… je ne pus m’empêcher de ricaner au point de boire un instant la tasse à cause d’une légère vague accrue par la brise. Il y aurait de beaux rouleaux ce soir. Non, je ne m’attendais pas à des tendresses exagérées venant de la froide et impétueuse Morrigan. Non, certainement pas. Je lui souris et je lui caressais doucement la joue de la main avant de baiser tendrement ses lèvres. Enfin, nous nous enfonçâmes dans l’eau, perdant pied et surface. Mais je me laissais entrainer avec plaisir, alors qu’enlacés nous coulions.

Doucement, je restais là avec elle. Le gros avantage c’était qu’elle pouvait rester ainsi longtemps, très longtemps. Moi par contre… j’avais plus de mal à cause du fait que, contrairement à elle, je n’étais pas mi-homme ni poisson… je restais sans rien dire – allez parler sous l’eau, et je laissais petit à petit que les secondes s’égrenaient s’échapper l’air que j’avais stocké avant la plongée. Ma vie, entièrement, dépendant d’elle. Mais nous n’avions pas besoin d’être sous l’eau pour constater ce genre de chose… je lui fis un sourire avant de finalement l’embrasser sous l’eau, comme pour quémander de l’air, j’allais en manquer…. Elle m’en fournirait, n’est-ce pas ?

Je joignais amante et épouse, en cet instant, dans une délicieuse isolation. Ici, sous l’eau, personne ne pouvait venir nous perturber, personne ne pouvait nous déranger, nous étions seuls au monde, dans un monde de silence et de paix, dans une petite bulle privée, qui pourtant s’étendait plus loin que toute terre imaginable ! Et si nous étions seuls, nous étions pourtant nombreux…. Je le savais, mais c’était comme si rien n’existait… un vrai régal… je frissonnais, soupirais, appréciais. Jusqu’à ce que les poumons me brulent et que je ne nous force – si on pouvait vraiment forcer Morrigan à quoique ce soit – à rejoindre la surface que nous crevions. La pluie avait commencé à tomber dans un délicieux bruit de fracas de gouttes.

« Tu m’as manqué. »

Voilà, c’était dit.

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Aussi on devine dans les nuages blancs
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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Morrigan Seòladair le Jeu 23 Aoû - 22:28

Sirène emportant son marin, dans les abysses de l’océan, la blonde sourit. Ainsi ses lippes n’ont jamais exprimé plus grande satisfaction que cet instant à deux, enfermés dans le cocon de l’onde, à entendre le ressac étouffé des vagues dans un monde d’obscurité étouffante. Cajoleuse des flots, elle le détient comme un trophée, un morceau de vie dont elle ne saurait se défaire, et nage, consciente qu’elle pourra le noyer si elle le voulait, en oubliant de le laisser remonter respirer. Mais si elle possède bien des parts d’ombres, bien des gestes indélicats, rien ne pourrait la pousser à cela. Ses mains fripée de l’eau saline, cherche sa présence, elle virevolte au grès de l’onde, animal fugace, déesse opaline du ressac, elle sourit.

Plénitude, enfin, après des semaines arrachés, écorchée, sa peau est maintenant recousue, enfin remise. Elle garde la créature farceuse, s’enfonçant jusqu’au tréfonds de l’onde, le corps presque reposé au fond, elle oublie…instants et minutes, jusqu’au retour vers le monde cruel. Là où la réalité se fait brusque et tordue, mais où les racines, ont décidé de ne pas tout à fait bercer leurs bulles. Rideau fin de gouttelettes venues parer le couple de leur protection, pluie complice des amants, c’est son monde et le sien.

Quelques mots…Les yeux de Morrigan se posent sur Micajah, son sourire, a quelque chose de conquis et de conquérant. Il n’avoue pas à la démesure des tendresses et des amours, mais il parle d’autre chose. Ses traits impériaux, reine de mer déchaînée, le dévisagent. Bien entendu qu’elle aime ces mots, comme elle les ressent profondément, mais elle garde cette esquisse, jusqu’à ce que son délicieux menton ne se redresse un peu, qu’elle le dévisage, ces cils ourlés de délice, yeux tenant en joue le lutin, elle se rapproche seulement pour passer ses bras autours de son cou et venir conquérir ses lèvres d’un baiser dont l’indécence ne devrait jamais être, pas des lèvres d’une dame, d’une clanique ou même d’une épouse.
Mais certains amants lui avaient appris, dans ce passé tumultueux où l’affection hurlait dans les ténèbres à gratter les parois d’un cercueil étouffant, elle embrasse donc…audacieuse, indécente, comme une dame ne le fait pas. Etait-ce si mal de lui offrir ce délice ? Elle en savourait la proximité comme l’union et parce qu’elle était pleine d’ivresse, elle s’enroule à son corps, cuisse autours de sa taille, elle s’enfonce un bref instant dans l’eau, les corps coulent et remontent. Hydrokinésie passionnelle…

« Peut-être que cela signifie qu’à moi aussi… » Lâche-t-elle en se détachant de lui, replongeant dans les abysses pour faire disparaître son rire, et son corps se hisse enfin, hors de l’onde, la chemise collant à sa peau immaculée, signe de sa richesse et de sa noblesse. Les courbes rondes de ses hanches, faites pour enfanter mais sempiternellement vouée à l’échec à cause de leurs races trop fortes, trop différentes, trop opposées. Créature des mers et océans contre celle des terres au pied marin.

Consciente de la transparence de sa vêture, elle détourne son regard vers Lui. Admire-t-il ? Détaille-t-il ? Elle aime cette sensation, d’appartenance tout comme se sent magnifiée par ces pupilles qui désirent ce qu’elles voient. Désire-t-il ? L’opalescence de son fessier pâle, la courbe de ses reins, elle quitte les océans, défaisant la natte de sa chevelure trempée. Mais elle était déjà souffrante, laissant échapper des mèches de blé.

La servante présente les linges de corps dont elle s’enlace, la pluie chute, mais elle s’en moque, et un soupir lui prend les lippes, alors qu’elle lève son regard vers les cieux et laisse l’eau claire allégée son visage de celle saline. Elle ignore la présence de la servante, comme si elle ne fut qu’un meuble, bien qu’elle soit un peu cela et se détourne vers Cage. « Je ne te l’ai pas écris, pour ne pas t’inquiéter, mais mes doutes étaient fondés avant ton départ. J’espère que cette fois, ça ne prendra pas trop de temps… » Cela fait longtemps qu’elle ne se réjouit plus, longtemps que ce moment n’est qu’un marasme…cela ne lui fait pas de peine, à dire vrai, c’est un instant qui passe, qui s’échoue et qui disparait. « Il faut que nous fassions un peu plus attention. »

Sans peine, sans remords, elle parle de ses grossesses sans peine, le désir d’enfanter n’existe pas, il est absent. La première fois, elle l’a dit à Cage, brusquement, lui faire un enfant…il en a déjà deux. Pourquoi faire ? Elle l’aime sans ce besoin. Alors inutile. Maintenant, c’est la septième fois que cela arrive, septième fois qu’elle sait que cela se finira. Cela ne dépasse pas souvent trois mois, fort heureusement… « Racontes-moi ton voyage. » Souffle-t-elle en prenant son bras, l’entraînant vers la demeure, sans plus d’attardement sur le sujet précédent.





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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Micajah Seòladair le Ven 24 Aoû - 2:09

Enfin, j’avais droit à mon baiser de bienvenue… ou un baiser pour obtenir de l’air… en fait, dans les deux cas, j’en avais bien besoin, et enfin, je me sentais rentré. Non, je me sentais rentré quand enfin, une fois la fin du jour arrivé, je me blottissais contre elle – oui, parce qu’étant donné qu’elle devait faire une bonne dizaine de pouces de plus que moi, alors l’inverse aurait eu un côté un peu ridicule, vous ne pensiez pas ? Je lui fis un sourire avant de finalement crever la surface dans des gerbes d’eau qui se formaient de manière peu naturelle. Je l’aimais viscéralement. Je lui fis un sourire alors que finalement, je lui caressais la joue et je lui offrais, à la surface, un baiser qui était le reflet exact de celui qu’elle m’avait offert, complètement désinhibé de toute norme sociale. Un baiser amoureux, passionné, euphorisant. Les choses étaient juste parfaites. Je lui souris et je lui caressais avec tendresse la joue alors qu’enfin, elle avouait à demi-mots m’avoir manqué. Je souriais d’une oreille à l’autre, et je la regardais plonger pour réapparaitre plus près de la plage, hors de ma portée, certes, mais hors de la portée de ma pique taquine.

« Attention, si tu continues comme ça, tu vas me dire que tu m’aimes… tu te ramollis ! »

Bien que je plaisantais, mais je cessais de plaisanter pour admirer sa silhouette couverte de tissu trempé épousant son corps d’une sublime manière. C’était juste une belle preuve de perfection. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de la silhouette que je voyais. Une sirène dans toute sa perfection, aussi enchanteresse que l’on pouvait l’imaginer. Elle était à la fois sculpturale et froide. Non qu’elle soit dépourvue de chaleur, mais elle était sous la surface/. Morrigan était une beauté lunaire, aussi belle et froide que la lune, mon Hécate… je souris à cette idée, la comparaison lui allait bien, il fallait le reconnaitre. Je lui fis un sourire avant de glisser mon regard plus bas, sur ses reins, sur leur cambrure naturelle, sur ce que celle-ci mettait en valeur…

Un valet m’apportait aussi un linge dont je m’enveloppais en m’approchant de ma chère et tendre alors qu’elle me racontait la raison de son absence de nouvelles. Grave, je ne disais rien. Encore une fois à l’eau. Ou au sang. Enfin bref. Je ne montrais nul signe de tristesse, pas plus qu’elle, alors qu’elle concluait. Oui, je voyais. Je prenais des herbes et des pommades pour éviter ce genre de choses, mais cela ne suffisait pas. J’avais même ramené d’une de mes connaissances une sorte de pâte à appliquer sur mon sexe avant toute forme de coït à baise de lait et d’épines d’acacia broyées… mais il fallait croire que les tentatives pour éviter ce genre de situation. Mais bon, les méthodes de contraception… c’était loin d’être aussi efficace que nous aurions pu l’espérer… au début nous avions espéré voir un petit être naitre, mais maintenant… maintenant, c’était plus une idée sur comment éviter à Morrigan ces souffrances inutiles. Ou du moins, c’était ma vision des choses…

« Nous serons plus prudent. Il y a une nouveauté que je te montrerais plus tard. Ça m’a l’air spécial… mais bon, si ça peut éviter ce genre de troubles, moi ‘j’aurai tendance à dire qu’il faut tenter le coup… »

Beaucoup lui auraient reprocher le fait que son ventre était un véritable cimetière. Pas moi. Car je savais parfaitement comment cela se passait entre plusieurs espèces.
Je m’approchais d’elle et je l’enlaçais, par derrière, encore une fois, un instant, alors que nous nous mouillions sous la pluie. Enfin, après un moment passé à l’extérieur, nous nous dirigeâmes vers l’entrée de derrière, lentement, je prenais sa main dans la mienne avant de finalement rentrer pendant qu’elle me demandait de raconter mon voyage… je souris. Ça, c’était un signe d’une longue soirée. J’aimais ce moment-là, d’ailleurs en me regardant, elle devait voir cette lueur dans les yeux… j’avais mille et une idées, mais surtout, le récit du voyage, c’était quelque chose qui se travaillait. Et en général, je commençais à y réfléchir dès le départ… c’était quelque chose qui demandait beaucoup de talent. Suffisamment pour que je ne sois pas répétitif. C’était là une sorte de tradition.
Bien sur elle n’y croyait pas. Mais depuis quand devait-on croire à une histoire pour l’apprécier ?

« Tu me connais, je ne parlerai qu’en présence de mon Jägertee et d’un bon feu de cheminée. Raconter est un art. et je ne pratique pas en dilettante. »

Aussi, oui, nous allions bien vite arriver au point où je raconterai toute mon histoire. Je me souvenais des débuts, quand je lui avais raconté mes premières affabulations. Nous étions alors bien moins emmanchés niveau logement et je m’installais par terre, de profil vis-à-vis de l’âtre et elle s’asseyait en face de moi. Maintenant, nous avions des fauteuils, mais je m’asseyais quand même en tailleurs sur le sol, au pied de l’âtre, même si elle préférait parfois un bon fauteuil. On nous servit une boisson chaude, et notamment mon Jägertee sur place. C’était une boisson allemande très appréciée ressemblant au grog avec du rhum, du thé noir, de l’orange pressée, du vin rouge, et une généreuse dose de brandy. Oui, c’était une boisson alcoolisée. Mais c’était toujours un régal, et cette brave Margaret le préparait à la perfection…  Emmitouflé dans mon linge de bain, séchant au coin du feu, je restais ainsi, laissant lentement mon corps se réchauffer alors que je prenais une gorgée du liquide brulant.

« Bon, eh bien allons-y… »

Je regardais autour de moi, voyant le personnel désœuvré se rassembler étrangement, comme pour profiter de l’histoire, eux aussi. Et je ne les en empêchais pas. A vraie dire, j’aimais avoir de l’auditoire. De toute façon, mon récit ne s’adressait qu’à Morrigan, et les autres n’étaient que des spectateurs périphériques. Elle pouvait tout à fait les renvoyer à leurs occupations. C’était sans doute dans cet aspect que j’étais le plus doué. ? mes origines fir darrig ne me poussaient pas à la mythomanie, mais par contre, dès qu’il s’agissait de raconter une histoire. Mes dons naturels pour le mensonge étaient effrayants.

Le personnel était tout au courant de nos natures respectives, à Morrigan et moi, et donc, en soi, cela résolvait le problème. Je n’avais pas besoin de trop cacher de faits étranges dans mon histoire. Je commençais en racontant les adieux déchirants d’avec mon épouse et j’enchainais sur une invraisemblable – ou au contre trop vraisemblable – histoire d’espionnage, de lutte contre une poche d’agents dormants français décidés à renverser le gouvernement avec à leur tête un fils illégitime de la couronne d’Angleterre. Je racontais comment les services secrets du War Office m’avait contacté en me kidnappant à peine le départ lancé, et je racontais comment, pendant des jours nous avions traqué, un ami forban et moi-même -un certain capitaine Harlow qui faisait souvent office de second rôle dans mes histoires. Attention, pas de faire valoir, cela dit. Le capitaine Harlow finissait généralement avec la plus belle dame, et arrivait généralement in extremis avec les renforts. Mais cela faisait plus d’un an que je ne le l’avais pas fait intervenir dans une de mes histoires. Je rattrapais donc le tir aujourd’hui - le réseau, le nombre de piège mortels que nous avions évité.

Je faisais petit à petit descendre la grande chope de Jägertee, pour m’hydrater la gorge au fur et à mesure de l’histoire, finissant même par me lever, mimant, gesticulant certaines scènes pour mieux les animer, jusqu’au point d’orgue : un duel au sabre à deux contre deux, le capitaine Harlow et moi-même, contre le bâtard de la couronne et son lieutenant, au sommet de la tour de Londres. Je racontais alors les honneurs reçus et comment j’avais galamment préféré de refuser ceux-ci pour retourner auprès de celle que j’aimais. J’aurai certainement mérité, pour cette histoire, de voler le titre d’Ulysse, le prince des mensonges… mais bon, j’étais ravi de cette histoire qui m’avait demandé beaucoup, beaucoup, beaucoup de préparation… mais l’histoire était finie, j’étais sec, et mes vêtements aussi, et je me levais pour m’affaler dans un fauteuil, lessivé par cette épreuve de force. Je regardais la grosse horloge. Dieu tout puissant, presque trois heures de narration. Quel homme !

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J’ai encore souvenance de ces navires,
Voilures chahutées par de fiers aquilons,
Éthers qui enjôlaient l’ivresse de ces sbires ;
Ces marins râblés, l’épiderme macaron.
– J’ai encore souvenance de ces navires…

Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent
Tant de véhémence – Tephillim tympanon
Qu’en finalité létale elles se fendirent
Et délivrèrent aux océans leurs cargaisons.
– Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent…

Les terribles aventures des longs gréements,
Aujourd’hui résonnent fort et comme un airain ;
Fabuleux voyages aux propos captivants
En mon esprit agité – un sang de mutin.
– Les terribles aventures des longs gréements…

Vois ! A l’horizon se profilent les chalands,
Vierges sacrifiées à de pénibles destins.
Aussi on devine dans les nuages blancs
Quelques équipages le mouchoir à la main.
– Lors, à l’horizon se profilent les chalands…

J’ai encore souvenance de ces navires :
Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent
Les terribles aventures des longs gréements ;
Vois ! A l’horizon se profilent les chalands.

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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Morrigan Seòladair le Dim 26 Aoû - 22:09

Presque sortie des eaux, la ceasg laissa un rire s’échapper, son regard azuré se détournant vers la silhouette malicieuse du lutin, le dévisageant un instant. Elle se souvint de leur première baignade, quand il l’avait presque poursuivi dans l’eau et qu’elle aurait aimé le noyer plutôt que de l’admettre près d’elle, avant de s’abandonner aux ondes et à son corps. C’était un soir comme celui-là, qui lui rappelait le goût de l’indécence mais aussi, de la délivrance. Trouver son autre, celui avec qui l’affection ne souffrirait plus, sans avoir cru cela possible.

« Jamais, tu rêves trop que je te le dises pour que je le fasse. Plutôt périr ! » Elle se mit à sourire, avec une malice certaine, consciente que dans ses non-dits, elle lui avait dit des milliers de fois. Peu importe qu’elle ne l’ait pas fait des syllabes claires, la vérité ne pouvait être niée, il savait, elle aussi, à quoi bon souffrir de la convention sociale qui désirait qu’on y attache des paroles ? Elle l’ignorait. Mais elle aimait le laisser l’admirer, un peu de narcissisme, voir d’orgueil, elle connaissait ses attachements, être vue de ses pupilles lui offraient une certaine forme de satisfaction. Les autres la désintéressaient, mais pas lui…et elle avait compris cela dès qu’il avait débuté à s’intéresser.

Hors de l’onde, elle ne put lui cacher guère de temps pourquoi elle n’avait rien dit. Son ventre n’était pas infertile, il était seulement…en désaccord. Mais il avait la cruauté de la faire souffrir à chaque vague d’imprudence, mais ce n’était pas important. C’était un fait accepté, le prix d’un amour que certains ne pouvaient nommer que contre-nature. Mais était-ce important ?
Elle ne désirait pas porter de vie, il avait eu des enfants, elle n’avait pas la nécessité de lui en donner. Elle aurait du seulement chercher plus de solution pour ce genre de chose, même si elle désespérait. En vérité, ce qui la blessait le plus, c’était la douleur, elle était épuisante et lui prenait du temps. Elle n’aimait pas non plus poser sur le front de Cage, cette sourde inquiétude…parfois, l’infection la prenait et la plongeait au lit. Il fallait éviter ces erreurs pour des raisons de santé. Elle avait essayé des infusions, des arrangements un peu macabres, et rien n’avait jamais fonctionné. Au fond, Morrigan désespérait de trouver ce qui les empêcherait de procréer. Hormis l’abstinence ou des pratiques étranges, il semblait que la vie voulait trouvait le chemin de la mort !

« Oui. J’ai une nouvelle pommade trouvée chez une rebooteuse, mais je suis un peu perplexe sur son efficacité. Tu sais… » Dit-elle en pouffant un peu. « Du genre à l’avoir fait un soir de lune rouge, en brûlant des herbes et je ne sais quoi encore ! » Non qu’elle ne croit pas aux magies, mais elle doutait du bien fondé de certaines, elle avait pourtant acheté la pommade, sans avoir la certitude de son utilisation, préférant que l’une de ses servente ne l’essaye avant, pour ne pas abîmer sa peau.

Finalement, elle rentra avec son mari, non sans hausser les yeux vers le ciel. Il avait la lubie de ses histoires et elle les appréciait, comme une gourmandise, car il en inventait des étranges, rocambolesques et si elle n’en croyait pas une seule, elle savourait ces inventions. Elle si sérieuse goûtait à ces choses idiotes, sans honte en plus, et fut enfin ravie, finalement, de pouvoir l’écouter pour finir sa soirée.
Dans la maisonnée, à l’orée du feu, elle s’enveloppa d’un nouveau linge sec, et délaissa le fauteuil pour s’installer sur le sol. Elle avait besoin de sa proximité et la distance du fauteuil la dérangeait, de plus, la fatigue la gagnait enfin, les nuits à se retournaient dans le lit étaient donc finies, elle pourrait s’assoupir de tout son saoule désormais !

On lui emmena du thé noir nature, sans sucre et un verre de liqueur d’orange qu’elle buvait après la boisson chaude, toujours. Elle attendit avec impatience qu’il lui narre son grand récit et c’est le sourire aux lèvres qu’elle resta. Le personnel de maison ne lui apparaissait pas, il était évincé par la présence de Cage et de toutes façons, elle ne prenait pas plus garde que cela aux petites gens. Cela ne voulait pas dire qu’elle traitait mal son personnel ou ne les considérait pas. Ils n’existaient pas, tout simplement.
L’histoire de ce retour était bonne, elle fit sourire la jeune femme dès les premières paroles et la charma tout à fait quand il se laissa emporter. Elle s’offusqua du projet des espions, se retint de rire à d’autres instants et se laissa captiver par les lèvres du lutin, dont elle voyait couler les mots. Elle aimait voir ses yeux quand il racontait, ses lèvres aussi, les mouvements de ses bras, cela la ravissait. Elle se laissa envelopper par la rocambolesque histoire, sans y croire un instant, elle retrouva avec plaisir le capitaine Harlow, et ce fut presque rapidement la fin. Presque, car cela ne l’était pas réellement.

L’époux épuisé dans le fauteuil, elle se redressa, se contentant d’un signe de tête de faire disparaître les domestiques pour rester seule en sa compagnie. Une fois délaissée de toutes présence, elle se redressa et laissa son corps se glisser sur ses cuisses, passant ses bras autours de lui. Impétueuse, elle le dévisagea, et resta ainsi. « Et dire que tu n’aurais jamais pu me revenir…que ferait l’Angleterre sans toi. » Elle joua ses paroles dans un rire amusée, avant de prendre un baiser sage sur sa bouche, et s’enfonça contre lui. « Dis-moi que tu ne repars pas avant un moment ? » Au fond, elle craignait que cela ne soit proche, et que l’enfant ne soit pas disparu. Elle détestait perdre la vie des descendances seule.

Passant sa main sur son propre visage, elle soupira. « Mes pieds me tirent… » Elle prononça ces mots dans une grimace. Il lui arrivait désormais que ses orteils et la peau la blessent sans raison, temps changeant, pluie d’été, orage, comme des rhumatismes. Sa vieille servante parlait de sensation fantôme qui la harcelaient quand son esprit était occupée. Au fond, elle savait que ce n’était pas faux. Il lui fallait de la douleur pour demander qu’il y glisse ses mains, et ce n’était qu’à lui qu’elle pouvait le demander mais elle se retint, ne désirant pas lui laisser la vue de ce massacre. De toutes façons, il ne pourrait encore pas défaire ses bas sans batailler un peu, alors qu’elle préférait qu’il le fasse par-dessus.

Elle se releva pour aller se servir un petit peu de liqueur d’orange et laissa le breuvage glisser sur sa langue. « Tu as reçu des lettres, je crois qu’une porte l’écriture de ton aîné. » Se souvint-elle, les lettres étaient au bureau. A dire vrai, elle était certaine de l’écriture, après tout, elle savait reconnaitre les tracés de n’importe qui.




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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Micajah Seòladair le Lun 27 Aoû - 12:38

Je n’avais jamais attendu de Morrigan qu’elle me lance des « je t’aime » à tout bout de champ, ni qu’elle se jette sur moi et se pende à mon cou à la première occasion. Même si, sur ce dernier point, c’était davantage lié au fait que je n’étais pas assez grand pour qu’elle puisse le faire sans toucher par terre, en fait. Je lui fis un sourire et je lui caressais la taille au passage, furtivement, juste assez pour qu’elle ne puisse douter un seul instant de mes sentiments. Je ne lui en demandais pas beaucoup en ce domaine, parce que je la savais fort peu démonstrative. Je préférais donc ne pas y aller trop fort, je privilégiais l’idée de savoir que chaque inspiration qu’elle prenait était faite pour que je sache qu’elle m’aimait sans qu’elle ait le oindre besoin de le dire.

Elle n’était pas des plus démonstratives, et je m’en contentais assez bien, trouvais-je. Je lui souris et nous rentrâmes. Une fois au chaud, je commençais à raconter, pendant des heures, mes aventures et mésaventures. Certes, j’aimais que l’on m’écoute, mais pour être honnête, j’avais surtout envie de voir Morrigan captivée. C’était ma seule raison de les raconter. Je m’en lasserai sans doute beaucoup plus vite si tel n’était pas le cas. Je lui faisais un sourire avant de finalement conclure, m’incliner, et regarder Morrigan. j’étais lessivé. Le voyage, a nage, plus ça. j’avais la gorge sèche, j’avais un bon coup de barre. Mais pire encore : ma tasse était vide ! Enfin bref, cela n’avait aucune importance, par rapport à la satisfaction de mon épouse face à cette histoire.

Elle s’installa sur mes jambes et je passais mes bras autour de sa taille, je l’attirais contre moi, la calant contre moi, posant ma tête contre son épaule avec une grande tendresse, savourant sa présence. Alors qu’elle parlait, m’arrachant un sourire. Non, je n’étais pas d’accord avec elle. Je lui souris et je lui susurrais alors au creux de son oreille.

« Tu te trompes… même mort je serai revenu vers toi. Hors de question de te laisser seule définitivement. Si tu oses dire le contraire je te tue ! Et puis… et puis nous savons tous les deux que si je voulais vraiment partir, tu me tuerais…. »

Je souris. Oui, bon, beaucoup de menaces de mort, mais pas beaucoup de faits avérés dans la mesure où cela n’arriverait jamais. Je reviendrais toujours vers elle. Toujours. Je lui fis un sourire avant de finalement lui caresser la joue et doucement venir prendre un baiser sur ses lèvres. Sa question, je la comprenais vraiment, je savais pourquoi elle me disait cela et je n’avais pas le cœur à lui annoncer la date précise de mon prochain départ, je me contentais donc de lui sourire et de lui lancer, sur un ton doux.

« Je ne repartirais pas avant plusieurs mois… sauf urgence, mais il n’y a pas de raisons qu’il y en ait... »

Je lui souris et je l’enlaçais de nouveau avant de finalement l’entendre se plaindre de ses pieds. Je n’ignorais rien de ses déboires pédestres et je me doutais que cela devait souvent faire mal… des membres fantômes…. La colère revint un moment, pendant que je repensais à qui avait fait autant de mal à la femme que j’aimais avant de passer outre et doucement, me dégager de sous elle, lui laissant le fauteuil pour poser un genou à terre et doucement lui saisir un mollet et laisser courir mes mains, pas dessus les bas, jusqu’à sa vote plantaire que je massais avec douceur et tendresse. Voilà qui était sans doute fortement agréable. Je lui fis un sourire et je remontais doucement mes doigts pour lui masser doucement les orteils

« Est-ce que ça te fait du bien ? »

Je cessais pour qu’elle puisse se servir et je passais à l’autre pied une fois rassise alors qu’elle mentionnait les lettres qui m’étaient parvenues. Oh ? Une lettre de mon fils aîné ? Voilà une bonne nouvelle ! Je souris avant de finalement me dire que ça me faisait plaisir. Il avait un bel avenir devant lui ! Je restais sans rien dire avant de finalement opiner du chef. Je restais un moment en silence avant de lui répondre.

« Merci, cela fait un moment que je n’ai pas eu de ses nouvelles. Il était en mer de chine ces derniers mois, ce qui a bien compliqué les communications... »

Je continuais à lui masser les pieds et les orteils, comme pour en faire partir la souffrance. Je doutais que cela puisse suffire, mais bon, j’étais un mari attentionné, et donc, c’était la seule bonne chose à faire. Je:e remémorais la soirée où je l’avais retrouvée prostrée. Elle ne pleurait pas. Mais elle n’en avait pas eu besoin pour me dévoiler sa détresse. Je lui fis un sourire avant de finalement me relever pour lui tendre la main.

« Si mon épouse a mal aux pieds, je me dois de lui éviter se mal et la porter jusqu’à notre lit conjugal. Les lettres attendront bien demain... »

Oui, je ferais ma correspondance demain. Ce serait préférable… et je ferais peut être même une pleine journée de travail administratif demain, pour compenser mon absence… je restais sans rien dire un moment, curieux de voir si elle allait répondre à mon invitation. Mais elle désirait peut être passer un peu de temps ici, en ma compagnie, en silence…. Donc dans ce cas là, je me rasseyais près d’elle et je lui susurrais.

« En vrai le voyage était mortel, quasiment quinze jours de trajet pour moins d’une semaine sur place, sans toi, et sans réel intérêt. Mais je devais y être... »

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Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent
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Les terribles aventures des longs gréements,
Aujourd’hui résonnent fort et comme un airain ;
Fabuleux voyages aux propos captivants
En mon esprit agité – un sang de mutin.
– Les terribles aventures des longs gréements…

Vois ! A l’horizon se profilent les chalands,
Vierges sacrifiées à de pénibles destins.
Aussi on devine dans les nuages blancs
Quelques équipages le mouchoir à la main.
– Lors, à l’horizon se profilent les chalands…

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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Morrigan Seòladair le Sam 8 Sep - 17:52

Elle aimait les sourires de Cage. Parce que même ses yeux devenaient rieurs et avec les rides aux coins de ses yeux, il y avait quelque chose de terriblement attractif pour elle. Morrigan aimait donc voir Cage sourire et cela lui consolait l'esprit de son absence, de le voir enfin revenir à elle. Elle n'en disait mot, mais elle n'avait pas besoin d'en dire, incapable de démonstration poussée, elle appréciait qu'il n'en réclame point trop. Mais il n'avait pas le choix de toutes façons, les excès la rendaient de mauviase humeur, l'insistance c'était encoe pire et autant dire qu'il ne vallait mieux pas essayer l'un ou l'autre. Ainsi donc, elle était heureuse de le voir sourire et enfin près d'elle. Son ventre était hélas ensemancé et elle espérait qu'il soit là, quand le temps aurait changé l'humeur de la chose. Il parla de mort et lui arracha un sourire.  « Je te noierais effectivement... » Souffla-t-elle avec tendresse.

Oh, elle en était capable de l'emmener au fond des eaux et de l'y enfermer, cela ne coûterait qu'un souffle retenu pour elle. Elle l'aurait alors admiré à suffoquer et perdre de sa superbe, peu à peu. Mais il ne comptait pas partir, elle ne comptait pas le tuer. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Il ne répondit pas réellement quand à son prochain départ, elle savait qu'il devrait s'en aller et s'en accomoderait en temps et en heure. Pour l'instant, elle aurait pu soupirer de désacord, tout simplement, mais elle n'en fit rien, préférant largement profiter de sa présence. Et bientôt, de son massage. Elle avait d'horrible douleur fantôme qui la saisissait toujours aux alentours d'une certaine heure, comme décidée à revenir à ce moment là et à peine eut-elle évoqué cela à Cage, qu'elle se retrouva à sa place et lui à genou devant elle.
D'un geste, elle dégagea le tissu, à peine jusqu'au genou et laissa voir le bas blanc autours de sa cheville et de son mollet, un rictus la gagna, de douleur d'abord, quand il commença à masser, avant qu'il ne s'estompe et devienne plaisant. Elle eut un frisson, à une autre époque, le fait seul qu'il touche sa particularité éveillé des choses...et quelles choses. Aujourd'hui cependant, cela n'existait plus.

Elle haïssait ce qu'on lui avait fait et en souffrait trop pour y retrouver l'indécence d'avance. Pour autant, elle hocha la tête, Cage était parfait pour atténuer ses douleurs et quand bien même ces gestes étaient des placebos pour des douleurs fantômes, et bien cela faisait partie d'une certaine perfection pourtant.

Elle n'aviat pas de réelle affection pour les enfants de Cage et ne se considérait pas un instant comme leur mère, elle était leur belle-mère et les recevrait volontiers dans la maison de leur père, tout simplement. Elle ne pouvait éprouver envers cette progéniture ni amour, ni haine, ils étaient. Et elle ne se souciait guère plus de leur existence que cela, c'était une notion présente et voilà tout.  « Peut-être que nous pourrons un jour les recevoir, quand leurs apprentissages le permettra, nous ne l'avons ujamais fait. » Et c'était indélicat. Même si la famille de Cage n'approuvait pas leur union, Morrigan tenait à rester parfaitement courtoise, car elle les appréciait, de loin, mais elle les appréciait. Qu'ils soient d'accord ou pas, ne la dérangeait pas, ils n'avaient jamais porté atteinte à leur couple. Enfin, pas à sa connaissance en tous cas.

Elle leva les yeux au ciel.  « Tu vas me porter jusqu'à notre chambre ? » S'amusa-t-elle. Non qu'il n'en soit pas capable, mais elle trouvait ce geste idiot. Elle l'aimait tout en le trouvant idiot, une dualité. En fait, l'accepté lui donnait l'impression que c'était idiot. A la place, elle soupira et pris sa main, au lieu de se faire porter, elle enlaca ses doigts au sien, sa démonstration la plus tendre parfois et l'entraîna avec elle.  « En même temps, tes voyages sont ennuyeux, à ton avis, pourquoi je ne t'accompagne pas ? » Ce n'était pourtant pas tout à fait vrai, elle évitait un peu, tout de même, sa belle famille, non qu'on ne la traita pas correctement, mais c'était désagréable de savoir qu'ils se supportaient à peine.  « Pendant ton absence, je me suis offert le Caledonian. Par simple plaisir. » Dit-elle sans se soucier de sa réaction. Elle aimait s'offrir des choses qui n'appréciait pas forcément d'avoir une femme à sa tête, elle était propriétaire du journal le moins glorieux de la ville, mais en même temps, ce n'était pas la valeur qui importait. C'était l'idée simple de détention. Qui plus est, elle l'avait racheté à un Ceasg parieur qui avait foutrement perdu aux jeux...de quoi déranger la normalité de la société.

 « Et j'ai eu des nouvelles d'un de mes cousins...rien d'important. Il est en prison. » Il était au castel en fait, quelque chose n'allant pas l'avait rattrapé. Un souci militaire. C'était donc la chose qui lui importait peu. Mais lui dire qu'elle était aller le voir risquait de l'agacer, pour autant, elle lui rappelerait qu'elle n'était pas qu'une petite chose tragique et qu'elle n'avait aucune intention de rester enfermer.  « J'ai eu le plaisir de le contempler derrière ses barreaux... » Elle dit cela avec un plaisir certain. Etait-ce elle au fond qui avait mis en avant des informations ne pouvaient que le blâmer dans sa hiérarchie ? Probablement, une douce vengeance qu'elle prodiguerait à chacun des "siens"...




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Ils ont massacré ce qui était mon appartenance, ils ont renié ce que j'étais. En ai-je eu de la peine? Je n'en suis pas certaine. A dire vrai, je les ai rejeté, je les ai même renié. Et Il a été là. Il l'est toujours. Ce nabot puant, agaçant et énervant. Le mien. Aux flots nous confions ce que nous sommes, nous devenons un tout. Et peu importe nos races étrangères, car nous ne formons qu'un.


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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Micajah Seòladair le Sam 8 Sep - 19:31

Je faisais ce que je pouvais pour soulager ses pieds, même si je savais que c’était sans doute un peu de vent… enfin, un massage plantaire, elle n’allait pas cracher dessus, et puis c’était mental aussi, ça lui donnait l’impression de se soulager, et je préférais qu’elle prenne ça que des plantes qui l’endormaient à moitié pour contrer une douleur… je souris et je la regardais avec un certain sourire avant de finalement le baiser tendrement la paume. Je n’avais pas relevé le fait qu’elle me noierait. Parce que je la savais assez cruelle dans les mauvais moments pour agir de la sorte… je passais juste outre le fait, ignorant toute forme de menace si cela avait été le cas. Ce que je savais ne pas être. Nouveau sourire rieur. Sourire qui s’accentua quand elle parla d’inviter mes enfants ici, une fois qu’ils le pourront. Oui, j’aimais l’idée. J’avais toujours privilégié l’idée de ne pas les lui imposer. En premier lieu, je faisais cela pour qu’elle ne se sente pas coupable de quelque chose qu’elle n’aurait pas dû se reprocher, et ensuite, je ne souhaitais pas non plus lui imposer les enfants de ma première épouse à tout bout de champs, pour des questions de respect. Personnellement, je sais que même si j’aurai fait des efforts pour elle, j’aurai eu beaucoup de mal à supporter ses enfants s’ils n’avaient pas été de moi… donc, je ne lui offrais pas ce dilemme. Question de respect comme d’amour.

« C’est une excellente idée, j’écrirais à l’amirauté pour avoir des informations. J’ai toujours mes entrées au War Office… »

Je souris. Oui, nous serions fixés, mais bon, ce ne serait sans doute pas pour cette année. Les deux étaient en voyage longue distance ou partie d’une flotte qui étaient en patrouille pour un moment… je me redressais et je venais doucement baiser ses lèvres, très doucement, alors que finalement elle haussait les yeux. Sa manière à elle de me dire qu’elle me trouvait idiot. Mais bon, je savais que me traiter d’idiot silencieusement revenait à me dire qu’elle m’aimait. Elle était comme ça… je lui saisissais avec tendresse la main. Elle enlaça ses doigts aux miens et nous marchâmes un peu, pour aller nous coucher, alors qu’elle continuait. Oui, mes voyages étaient généralement ennuyeux. Enfin, ceux par terre du moins. Un voyage par mer, même mer d’huile, ne manquait ni d’activité, ni de passe-temps ! Je lui fis un clin d’œil fripon avant de l’embrasser sur la joue. Elle m’avait manqué. Et même si elle n’était pas la plus tactile des femmes, elle devait endurer le fait que moi, j’étais tactile. Qu’elle le veuille ou non. Et particulièrement quand j’avais été absent pendant un moment.

« Oh ? Le Caledonian ? Sincèrement ! Voilà une bonne nouvelle, je craignais de devoir changer de fournisseur pour les lieux d’aisance, le papier actuel étant trop rêche… »

Je souris. Je n’en disais pas plus. De toute façon, soyons honnêtes : elle faisait bien ce qu’elle voulait de notre argent. Oui, dans les faits, c’était notre argent, notre fortune, mais qu’elle soit vue comme la seule propriétaire ne me dérangeait pas plus que cela. En fait, l’important était davantage le plaisir qu’elle avait eu à acheter la feuille de chou. Ça, c’était important, à mes yeux ! J’aimais qu’elle s’épanouisse, même quand c’était aussi proche du caprice de l’instant que d’acheter le Caledonian… je ne savais pas que l’on pouvait gaspiller autant d’argent pour ce torchon, mais bon, si elle le désirait.

« Enfin, ce que femme veut… »

Voilà exactement ma vision des choses sur le sujet. Je lui fis un sourire avant de finalement serrer doucement sa main dans la mienne. Mais je me stoppais alors qu’elle parlait de son cousin. Une lueur féroce fit déserter le rire dans mes yeux.

« Je vois. »

Oui, d’un seul coup, une violente pulsion haineuse avait chassé le reste… je lui souris, tachant de me maitriser et de me calmer pour reprendre un air plus enjoué, bien que ce soit un peu faux. Complètement en fait. Mais bon, à quoi devait-elle s’attendre ? J’étais pris d’une violente haine, et à moins qu’elle me certifie qu’il n’était pas dans toute cette histoire… et encore, même pas sur que je la crois…

« J’imagine comme vous avez pu être narquoise… quelle bonne idée ! Peut-être m’y rendrai-je… »

Avec un peu de chances, c’était l’un d’eux… et si c’était l’un d’eux, je ferai en sorte qu’il lui arrive une plaisanterie pas piquée des hannetons ! Elle serait sans doute alors drôle à en mourir… mais bon, je ne me prononçais pas plus, restant silencieux un moment avant de finalement inspirer et expirer un grand coup, pour finir de me débarrasser de cet élan de fureur qui m’avait submergé. Voilà, maintenant calmé je reprenais mon air fripon pour l’embrasser à nouveau, la basculant sur le côté pour se faire, lui offrant un baiser à la romaine en plein couloir.

« Je vous ai dit, Madame Seòladair, que je vous aimais follement ? »

Je souris, mes mains autour de ses hanches, de son bassin. Beau détournement d’attention, sans doute ! Parce que bon, moi… je gardais cette idée en tête et quelque chose me disait que j’irai voir en prison à Edimbourg une certaine personne… mais elle le savait forcément quand elle m’avait dit ça… sinon, cela n’aurait pas eu de sens… mais bon, d’ici demain, je préférais changer de sujet.

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J’ai encore souvenance de ces navires,
Voilures chahutées par de fiers aquilons,
Éthers qui enjôlaient l’ivresse de ces sbires ;
Ces marins râblés, l’épiderme macaron.
– J’ai encore souvenance de ces navires…

Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent
Tant de véhémence – Tephillim tympanon
Qu’en finalité létale elles se fendirent
Et délivrèrent aux océans leurs cargaisons.
– Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent…

Les terribles aventures des longs gréements,
Aujourd’hui résonnent fort et comme un airain ;
Fabuleux voyages aux propos captivants
En mon esprit agité – un sang de mutin.
– Les terribles aventures des longs gréements…

Vois ! A l’horizon se profilent les chalands,
Vierges sacrifiées à de pénibles destins.
Aussi on devine dans les nuages blancs
Quelques équipages le mouchoir à la main.
– Lors, à l’horizon se profilent les chalands…

J’ai encore souvenance de ces navires :
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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Morrigan Seòladair le Lun 17 Sep - 12:04

Morrigan ne put que se sentir heureuse en le voyant sourire, elle n'afficha pas d'expression trop enjouée, ce n'était pas sa nature, mais ses yeux bleus prirent une intensité profonde, dissimulant au fond de leur iris, la satisfaction. Elle aimait le voir simplement heureux, et les enfants de son époux ne la dérangeait pas. Ils existaient après tout et ils avaient un âge plus intéressant et des expériences aussi, ils étaient des hommes à dire vrai. De ce fait, il fallait les rencontrer et échanger avec eux. Elle n'aurait pas remplacer leur mère et ne comptait d'ailleurs pas le faire, mais elle se devait aussi d'endôsser le rôle de la maratre. Rien qui ne soit trop contraignant. Et puis, Cage en aurait été heureux, c'était là sa manière à elle de démontrer son affection.

 « Parfait... » Souffla-t-elle simplement. Il n'y avait pas grand chose à rajouter ou à renchérir. Peut-être pourraient-ils enfin se rencontrer avant la fin de l'année, ou même l'an prochain ? La chose n'était pas si vitale, mais c'était une chose qu'elle pouvait apprécier.

Ainsi donc, ils prirent la direction de la chambre, main dans la main, alors qu'elle profitait enfin de sa présence, pour arpenter ce manoir en sa compagnie. La solitude était atroce en vérité,et lui causait des douleurs sans égale. Il était tactile, à sa différence et ne se privait pas. Au tout début, elle en était à tout instant agacé, incapable de démontrer des émotions si naturellement, elle se raidissait, aujourd'hui, elle oscillait entre les soupirs, les yeux au ciel, et les sourires. Ce soir, elle souriait et soupirait, un peu de mélange des deux...mais dans tous les cas, elle aimait cela. Son cœur était nourri de la meilleur des façons, enfin libéré des chaines de la solitude et son besoin affectif grimpait vers des sommets.

 « Le Caledonian est un investissement qui rapporte. » Souligna-t-elle sans aigreur, mais simplement par vérité.  « Les gens achètent, je ne saurais te dire pourquoi... » Oui, elle l'ignorait. Elle avait voulu cela par caprice, mais elle avait étudié avant les choses, pour ne pas chuter dans un gouffre financier. Le fait est que les chiffres étaient bons et qu'il était en vente à cause de l'ancien propriétaire qui avait besoin d'argent, un comble. Mais bon... « Et puis, j'aime l'idée que cela agace ces messieurs... » Cela ne lui importait pas totalement, mais l'idée lui convenait. Une femme, propriétaire, quelle idée. Cette fois, son sourire se fit à la fois narquoi et fier …

Et la voilà en train d'aborder un nouveau sujet, plus délicat, il fit semblant de rien, mais elle savait. Elle savait sa colère et pouvait presque la sentir, elle aurait aimé lui retiré tout cela, mais elle continua, présenta la chose et elle eut envie de se blottir dans ses bras pour qu'il oublie. Elle n'aimait pas le sentir capable de quoi que ce soit sur eux, ils ne méritaient même pas qu'il s'y abaisse en vérité, aucun n'avait la valeur de Cage et les toucher, revenait à se salir bêtement.

 « Ne t'y rends pas trop tardivement le soir, quelque chose d'étrange se passe au château, je me suis retrouvée bloquée par la foule à l'intérieur. Enfin, peu importe. » Elle soupira simplement.  « J'ai cru que ce serait plaisant, en quelque sorte, mais au final, la faiblesse me dégoûte et ne me fait en rien éprouver du plaisir... » 

Narquoise, hautaine, elle l'avait été en fait, mais cela n'avait rien donner de bien fantasque à Morrigan. Ce n'était rien de plus qu'un instant face à un imbécile pour qui elle n'éprouvait rien de plus que du dédain, en soit, un instant perdu.

Elle laissa un hoquet de surprise l'emporter, basculer entre les bras du lutin, elle se retrouva embrassée à la romaine, et se délecta de ses lèvres, de sa barbe indélicate qui lui laisserait des rougeurs et de ses mains à son corps. Détenue, elle l'observa un instant, quand il eut dit sa phrase et ne répondit pas, ses yeux suffisaient à lui répondre, et elle glissa sa main à sa chevelure masculine, qu'elle effleura du bout des doigts, avant de laisser filer ses ongles et ses doigts à l'arrière. Elle abaissa ses lippes vers les siennes, et l'embrassa encore une fois, de la même manière. Sa réponse était là et elle fit durer ce baiser, quitte à ce qu'il est mal au bras à force de la porter. Au beau milieu du couloir, le couple s'embrassait, ses épaules légèrement dévoilé et sa crinière blonde lâchés, elle avait quelque chose de sauvage et d'inatrapable, les vestiges de son sang de sirène était donc là...elle cessa de l'embrasser et toujours détenue dans ses bras, elle l'observa.

 « Que ferais-tu si l'enfant restait ? Non que je sache si je le veuille réellement ou pas, c'est inutile de s'attacher à ce genre de fantaisie. Mais je me demande comment tu serais ? Tu n'aimais pas la mère de tes fils, mais moi... » Elle eut un rire en souriant. Morrigan aimait se vanter de cela, c'était...une chose qui lui appartenait, cette femme aurait été envie, elle aurait reçu toute la supériorité de la dame dans la tête.  « Une fille t'irait bien... »

Dit-elle doucement, dans un murmure. Elle n'était pas avide d'enfant, ni même n'en désirait, après tout, elle ne s'était jamais vu à la ponte, mais Morrigan était...comment dire...elle avait accompli plusieurs chose, avant. Elle ne s'endiablait pas à l'idée d'avoir un enfant, mais elle lui aurait offert sans hésiter, malgré les risques d'une grossesse et la potentielle mort que cela pouvait engendrer. Aujourd'hui, l'idée ne la séduisait pas forcément, mais elle avait envie de lui prouver son amour d'une manière terriblement symbolique...enfin, la chose ne continuerait pas et elle ne s'y attachait pas, c'était le malheur de leur race différente. Mais le bonheur aussi, au fond.

 « Enfin, ne parlons pas de bétise. » Elle l'embrassa encore, histoire de savourer les picottements que sa barbe lui offrait.  « Tu piques... » Sourit-elle. Elle aurait pu dire que cela lui avait manqué, que ces petits picottements, mais c'était une chose su et connu, ou en tous cas, elle estimait qu'il le savait, tout simplement. Car oui, pour Morrigan, il était évident que certaine chose était « évidente » même si cela ne l'était pas pour Cage. D'un pratique quoi !

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Ils ont massacré ce qui était mon appartenance, ils ont renié ce que j'étais. En ai-je eu de la peine? Je n'en suis pas certaine. A dire vrai, je les ai rejeté, je les ai même renié. Et Il a été là. Il l'est toujours. Ce nabot puant, agaçant et énervant. Le mien. Aux flots nous confions ce que nous sommes, nous devenons un tout. Et peu importe nos races étrangères, car nous ne formons qu'un.


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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Micajah Seòladair le Lun 17 Sep - 16:36


J’étais heureux de l’initiative qu’elle proposait, parce que ça venait d’elle, justement et que ce n’était pas mon idée, c’était elle qui désirait cela, et rien ne pourrait me plaire davantage que de la voir si ce n’était complètement euphorique – si, si, ça lui arrivait… elle avait alors un sourire sur les lèvres et ce sourire avait cette impression de tressautement, comme si elle riait mais intérieurement et que cela débordait – au moins intéressée par l’idée… je restais donc sur un petit nuage… je restais un moment en silence avant de finalement lui caresser la joue de mes lèvres barbues, irritant peut être légèrement celle-ci avant de finalement continuer à marcher avec elle, ne relevant pas ces histoire sur le Caledonian… mais je savais, oui ! Mais je la connaissais suffisamment bien ^pour savoir à quel point elle s’amusait de ce petit scandale et de jouer à mettre à mal l’orgueil pseudo viril de ces messieurs. Je ne pouvais que me ravir de la voir ainsi divertie. Je lui fis un sourire avant de finalement l’entendre rebondir sur cette histoire de château. Là encore, je ne faisais mine de rien. Oui, je ne comptais pas y aller n’importe quand.

« Ne t’en fais pas, mon amour, je serais prudent… »

Oui, je saurai me montrer prudent, et attentif aux dangers. Il était hors de question qu’il m’arrive le moindre mal. Et si je ne pensais pas à moi, je pensais au moins au vide et au déchirement que Morrigan ressentirait… je restais en silence un long moment que rien ne fit cesser, et certainement pas ce baiser qui ne cessait pas. Et hors de question de cesser de la soulever du sol, quand bien même j’aurai mal aux bras… je souriais et j’aimais la sentir aussi proche de moi… mais je manquais de la lâcher, en fait, quand elle parla de la suite… je ne savais pas quoi en penser… sincèrement… je restais sans rien dire avant de finalement hésiter. Oui, j’aurai adoré avoir une enfant, avec elle, à élever, mais j’avouais que l’idée d’avoir des enfants avec Morrigan ne m’étais jamais vraiment venue… et je restais en silence avant de finalement me dire qu’elle était sans doute dans une lubie… et pas seulement une bêtise, comme elle le disait… d’ailleurs je raffermis ma prise et la retenais contre moi…

« Si jamais cela devait arriver, alors je l’élèverai avec toute l’attention et tout l’amour que je pourrais lui prodiguer. Mais si ça arrive, je préfèrerai qu’on puisse lui donner un autre prénom que Woops… et que tu en aies vraiment envie… ce quoi, à ma connaissance, n’est pas le cas, là, maintenant… si ? »

Il n’y avait pas d’espoir quelconque dans ma voix, bien sur que non. Il y avait juste un fait. ? A ma connaissance, je ne voyais pas Morrigan chercher à avoir un enfant. Non qu’elle ne puisse pas être maternelle. Je savais que quand elle en aurait envie, elle serait une très bonne mère si elle le désirait. Je lui fis un sourire avant de finalement approcher de la chambre à coucher et lui dire, sur un ton taquin, amusé, fripon.

« Mais rien ne nous empêche de faire « semblant » d’en vouloir un… »

Je l’allongeais sur le lit avec tendresse, avant de glisser sur son corps pour baiser avec tendresse ses lèvres.

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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Morrigan Seòladair le Ven 28 Sep - 21:34

Etait-elle inquiète de ce qu’il pourrait faire? Oui ou non, ce n’était pas exactement la bonne question. En vérité, elle trouvait cela insultent pour Cage de s’abaisser à les voir assez pour leur faire quelque chose. Le lutin valait mieux que tous les Ceasg de sa famille et aucun ne lui arrivait à la cheville. C’était une chose vraie. Dont elle avait pleinement accepté la vérité. Elle ne dit rien, mais se contenta d’un sourire bienveillant. Il n’était pas question de lutter pour le dissuader. Il ferait ce qu’il voudrait car elle ne l’en empêcherait en rien, il avait droit lui aussi à son instant de satisfaction.

Un baiser changea ses idées. Ses lèvres piquaient mais la sensation était délicieuse, elle valait tout. Elle le surprit et elle le sentit en parlant d’enfant. Elle n’avait pas envie d’être mère, le corps qui se déformait, les humeurs qui changeaient et tout le désagréable lui paraissait, non pas terrible, mais d’un ennui…surtout pour le…elle se retint de pensée.
Le résultat aurait été magnifique car Cage se serait épanoui. Il aurait eu ses rides au coin des yeux aussi lumineuse que son air malicieux. Elle sourit. Elle ne voulait pas lui donner de faux espoirs. Elle n’en avait elle-même pas. « Je ne suis pas une poule pondeuse. » Rappela-t-elle. « Mais cela ne veut peut-être dire un total non. »

Elle-même ignorait en fait, ce qu’elle souhaitait. Elle ne s’imaginait pas mère, elle n’aurait certainement pas sû porter à cet enfant tout ce dont il aurait besoin. Elle se trouvait trop distante pour cela et un enfant, c’était s’accorder une faiblesse. Elle voyait toujours les choses les plus commune comme des faiblesses. Son besoin de force était issu d’un certains orgueils qui la composait. Ainsi donc, elle ne savait dire. L’envie, absolue, princière et tout le reste n’étaient pas là. Mais au fond, un petit rien cheminait. Un enfant, un seul…aurait été une consécration, qu’elle aurait aimé en haïssant la phase de gestation. Bref, une sensation mitigée.

« Disons que l’idée m’effleure parfois, comme le souffle soudain d’une brise. Je n’envisage rien, je constate que si cela arrivait à terme et que cela était viable, je ne bouderais pas la chose. » Voilà c’était cela. Elle n’en voulait pas volontairement, mais si le hasard voulait…mais bon, ce dernier ne voulait pas et elle ne s’en fâchait pas. Pourquoi se soucier de cela au fond ?

Il la déposa sur le lit et elle glissa ses bras à son cou pour répondre à son baiser tendre. Le jeu des lèvres étaient doux et sans intensité démesurée, un régal silencieux qu’elle accueillit avec douceur. Enfin, elle laissa retomber ses bras et ses mains posées sur son propre corps, elle l’observa. Silencieuse, elle prenait le temps de le contempler.

« Tu veux faire semblant ? Faire croire aux gens que nous en voulons un, ou…essayer d’en faire un comme si nous le voulions. Dans ton cas, je pencherais pour la seconde option. » Elle laissa un rire s’échapper, léger. Elle passa sa main sur sa joue barbue et resta à dévorer son regard du sien. « Dans ton cas, je penche toujours pour la seconde option ! » Ce n’était pas un reproche, loin de là, simplement un amusement. « Deux semaines, te rends-tu comptes ? Ce lit est trop grand pour moi seul…j’en était à envisager un amant… »

Elle avait envie de le taquiner, ou de simplement profiter, ce n’était pas un mal. « Avant que je ne me souvienne que je n’aurais pu que m’ennuyer. » Dans le lit, il y avait une étole à Cage qui respirait son odeur, elle ne la dissimulait même plus désormais et on pouvait la voir dépasser des coussins. « Et toi la solitude du lit ? » Lui qui avait tendance à l’enlacer dans son sommeil…

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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Micajah Seòladair le Sam 29 Sep - 7:46

Je comprenais bien qu’elle essayait d’éviter de me donner de me donner des espoirs ou quoique ce soit du genre. Mais bon, je ne comptais pas sur d’éventuels espoirs. Les fausses couches avaient été trop nombreuses pour que je ne me fasse le moindre espoir sérieux. Je ne doutais pas que si cela arrivait, elle serait une bonne mère. Peut être un peu froide, mais après tout, l’enfant avait besoin de cadre, à ce qu’il paraissait. Donc bon, ça ne poserait pas de problème… je souris, tendrement, alors que doucement, je lui susurrais.

« Eh bien continuons donc comme d’habitude et advienne que pourra… »

Je ne lui aurais jamais mis la pression pour un lardon, soyons honnêtes là-dessus. Si elle avait une quelconque pression, elle se la mettait toute seule. Enfin, j’espérais, parce que je n’avais cherché à convaincre Morrigan d’en avoir avec moi, pas plus que je ne l’y aurai forcée ou contrainte d’une quelconque manière que ce soit… je lui fis un sourire avec un petit air fripon… comme pour désamorcer le sujet sérieux, et, étant donné le cimetière de son ventre, macabre et glauque… je restais sans rien dire, la regardant, l’admirant. Belle, désirable, désirée, femme adorable. Je basais tendrement ses lèvres, alangui contre elle, sur elle en partie. Je gardais le sourire, et mes yeux étaient rieurs, comme souvent. Parce que j’aimais la vie, pour la simple et bonne raison que je la partageais avec elle. Et du coup, qu’il y ait un enfant, ou pas, qu’il y ait une belle maison, ou pas, que je sois bien portant, ou pas, tout cela, ça n’avait aucune importance ! Non que je m’en fichasse complètement, mais cela passait au second plan, tant qu’elle semblait heureuse. Tant qu’elle l’était.

Je me blottissais contre elle. Elle m’avait manqué. Alors je n’imaginais même sas son déchirement intérieur lié à mon absence. Mais bon, ce n’était pas comme si j’avais vraiment eu le choix… je restais comme ça, contre elle, alors qu’elle me demandait ce que j’entendais par essayer… je ricanais un peu, amusé, contemplatif, alors qu’elle me perçait à jour… oui, j’étais percé à jour, complètement… je ne pus m’empêcher de faire une moue boudeuse.

« Ce n’est pas drôle quand tu lis dans mes pensées… »

Doucement, je lui volais un baiser alors qu’elle me taquinait sur l’idée d’un amant. Je faisais une mine presque offusquée… elle, un amant… j’aurai bien voulu voir ça… je lui fis un sourire avant de finalement l’embrasser plus franchement, mes mains glissant doucement sur ses flancs, sous le tissu de la chemise avec laquelle elle s’était baignée et qui avait chauffé auprès du feu. Moi aussi je me faisais taquin, dans mes mots.

« Ah ! J’invoque la clause pas vu pas pris ! »

Non, bin sur que non, jamais je n’aurai pris d’amante… ou même d’amant, dieu me pardonne même d’y penser ! Je souris, apercevant l’étole. Cela ne m’étonnait pas. Je n’emportais rien qui soit à elle quand je partais. Je trouvais ainsi la solitude plus supportable que la culpabilité de l’avoir laissée, elle aussi, à sa propre solitude… donc bon, non, je passais mes nuits seules, mais je tenais des journées infernales… mais qui est-ce que ça aurait étonné ?

« Et puis, payer n’est pas pécher ! Tu le sais ! »

Oui, bon, il fallait comprendre que là, je savais que ça partait un peu loin, mais j’étais incapable de m’arrêter si elle ne m’arrêtait pas, si elle ne me faisait pas taire.

« Tu sais bien que la cour est pleine de jeunes femmes désirables… et je ne suis qu’un homme… alors quand on passe devant une dinde rôtie dix fois, on finit par aller s’en payer une dans un restaurant ! »

Oh, suggérais-je un passage au bordel ? Oui, complètement. Rien n’était plus faux, mais bon…

« J’ai trouvé justement de quoi apaiser ma faim… une grande blonde voluptueuse… »

J’allais m’en prendre une, mais c’était plus fort que moi…

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Inconvénients : Farceur • Leurs blagues qui vont trop loin • S'incruste chez les gens • Incapable de laisser passer une défaite • Fascination pour le rouge
J’ai encore souvenance de ces navires,
Voilures chahutées par de fiers aquilons,
Éthers qui enjôlaient l’ivresse de ces sbires ;
Ces marins râblés, l’épiderme macaron.
– J’ai encore souvenance de ces navires…

Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent
Tant de véhémence – Tephillim tympanon
Qu’en finalité létale elles se fendirent
Et délivrèrent aux océans leurs cargaisons.
– Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent…

Les terribles aventures des longs gréements,
Aujourd’hui résonnent fort et comme un airain ;
Fabuleux voyages aux propos captivants
En mon esprit agité – un sang de mutin.
– Les terribles aventures des longs gréements…

Vois ! A l’horizon se profilent les chalands,
Vierges sacrifiées à de pénibles destins.
Aussi on devine dans les nuages blancs
Quelques équipages le mouchoir à la main.
– Lors, à l’horizon se profilent les chalands…

J’ai encore souvenance de ces navires :
Aux tempêtes injurieuses, les nefs subirent
Les terribles aventures des longs gréements ;
Vois ! A l’horizon se profilent les chalands.

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Cycle 4 Re: [Manoir Seòladair] “L'amour est une mer dont tu es l'horizon [Pv]

Message par Morrigan Seòladair le Dim 14 Oct - 22:22

Cage la faisait sourire. Il était étrange pour elle de vivre dans l’idée étrange qu’elle se faisait à la pensée qu’elle voulait lui offrir une concrétisation de leur union, mais qu’elle en était incapable. Bien des fois, dans sa jeunesse, elle avait estimé que jouer au pondeuse n’était pas pour elle, qu’elle ne saurait y céder. Aujourd’hui, elle appréhendait cela avec une autre maturité. Si elle n’avait pas réellement le désir d’un enfant, elle se faisait à l’idée qu’elle n’était plus contre. Une étrangeté. Et bien entendu, leur race ne leur permettait pas ce genre de chose. Il n’y avait pas de possible et ces incapacités étaient troublantes tout comme contrariantes.

Sans se soucier trop de ne pas y parvenir, elle se retrouvait à espérer y parvenir et quand cela ne fonctionnait pas et bien…tant pis. Elle ne se faisait pas du mal, ces êtres n’avaient jamais le temps d’être réellement vivant. Alors elle ne se faisait pas de mal. Elle était heureuse d’avoir Cage, et il était devenu son repaire. C’était étrange, avant, elle vivait pour sa famille et il avait tout balayé. Mais cela lui allait, il brisait sa rigueur et sa froideur, si facilement et elle l’aimait. Elle l’aimait de façon immodérée. C’était surprenant même pour elle, mais aujourd’hui c’était aussi normale qu’elle était une créature glaciale.

Elle ferma les yeux et s’apaisa. Son contact était bon, elle se blottissait elle aussi, au fond, son âme et son cœur se consolaient enfin, l’odeur de sa peau, la chaleur de son corps, tout lui venait avec délice et l’enlaçait. Elle avait été en manque de tout cela et c’était salvateur. Un sourire naquit sur ses lippes pleines et elle pouffa légèrement. Lire dans ses pensées…

Oui, au fond, elle le connaissait assez pour cela désormais, comme lui. Mais elle avait une fierté à cette idée, c’était stupide, mais c’était quand même. Elle parlait de l’amant, sous les cajoleries de son époux et le dévisagea brusquement. Si elle était toujours alanguie contre lui, elle aurait toutefois pu le tuer du regard. Bien entendu, elle savait qu’il n’aurait pas fait cela, elle en était même certaine, mais elle avait la jalousie possessive et elle avait beau lutter, il fallait croire que cette sirène là, aurait tué le prince plutôt que de devenir écume.

Ses yeux se renforcèrent d’une lueur mauvaise, elle le dévisageait alors qu’il était incapable de s’arrêter et il ne voyait pas qu’il la contrariait. Elle n’aimait pas qu’il s’engage sur cette plaisanterie, cela lui faisait du mal, bêtement. Enfin, du mal, pas tout à fait, cela brutalisait son humeur. La claque sonna si brusquement, qu’elle resta elle-même figée, le dévisageant allongée sans dire un mot. Ça faisait mal à son affection monstrueuse, elle aurait aimé en rire, mais elle en était incapable, pas après une si longue absence.

« La prochaine fois, je te crève un œil. » Elle lâcha cela fermement et sans rire. Elle devait mesurer ses paroles, il pouvait le prendre sur la plaisanterie…d’un geste, elle esquiva ses lèvres, mieux valait pour lui qu’il ne l’embrasse pas maintenant, le poison venait toujours sur ses lippes quand elle s’agaçait et même si tout était plaisanterie, elle n’avait pas envie, elle, de plaisanter. Ainsi donc, à contre cœur, elle se libéra et se releva du lit, fatiguée et les pieds douloureux, elle se rapprocha de la fenêtre et observa l’extérieur…silencieuse.

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Ils ont massacré ce qui était mon appartenance, ils ont renié ce que j'étais. En ai-je eu de la peine? Je n'en suis pas certaine. A dire vrai, je les ai rejeté, je les ai même renié. Et Il a été là. Il l'est toujours. Ce nabot puant, agaçant et énervant. Le mien. Aux flots nous confions ce que nous sommes, nous devenons un tout. Et peu importe nos races étrangères, car nous ne formons qu'un.


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