1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

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Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Breac Jamieson le Jeu 14 Juin 2018 - 18:36

Fiche de présentation
Tá fáilte romhat
(Tapadh leat !)
Breac
Jamieson
“ The dun deer troop over the hill,
 They are many, the hill is one;
 The dun deer vanish,
 The hill remains. ”
About me
details & shit
Âge Né en 1711. Cinquante ans tout rond.
Nationalité Appin. Nord Argyll si tu veux. Ecosse quoi... boulet.
Origine ......tu le fais exprès ? Je suis né à Glasdrum dans le pays d'Appin.
statut civil Pas le temps de se marier quand on court l'aventure. (Quoi, il me fallait bien une excuse. Elle claque celle-là non ?)
orientation Pourquoi, paraît qu'il va faire froid cette nuit ? Allez, je te fais une place.
métier militaire à la retraite, rentier et tuteur
finance nouveau riche
race Fir Darrig
Alignement Chaotique - Bon
S'il se balade à pied sur une route et qu'il a plu, que la route soit passante ou déserte, il ramassera le pauvre lombric en difficulté sur la chaussée et le ramènera dans l'herbe, en s'excusant de cet acte de bonté par une quelconque plaisanterie ou une vantardise sur ses connaissances naturelles, ou un conte de la région... D'un autre côté, son capitaine à l'armée, un cousin à lui comme il en a tant, savait bien qu'il n'était pas fait pour la vie stationnaire, et que l'amour de leur grande cause ne suffisait pas à lui imprimer celui de la discipline. Il est fidèle à bien des inimitiés, ou à des amitiés, mais cela n'entrave généralement pas l'action commandée par son humeur ; au final, il est surtout fidèle à lui-même.
Abomination 80%
Pouvoirs téléportation et invisibilité de courte durée.
Inconvénients incapable de laisser passer une défaite, ce qui s'est notamment traduit en son jeune temps par des vendettas et de terribles dettes de jeu ; farceur, il a du mal à faire preuve d'un total sérieux dans les circonstances les plus problématiques, et s'il les trouve comiques, éprouve le besoin de faire partager ce point de vue (sans sourire actuellement, ce qui peut rendre ses remarques encore plus dérangeantes, selon la sensibilité de l'interlocuteur) ; ses blagues vont souvent (toujours) un peu trop loin, qu'il en ait conscience ou non, au final cela ne change pas grand-chose à ses actions ; et il est fasciné par la couleur rouge, ce qui l'a conduit à s'en faire tatouer d'importantes quantités au long des bras.
Caractère
C'est paradoxal, tu vas voir.
D'abord, Breac n'a pas tué Red Fox d'une balle dans la poitrine il y a neuf ans. C'est une odieuse calomnie. Ensuite, il aurait voulu l'avoir tué, parce que ce foutu traître travaillait pour le roi d'Angleterre, et s'amusait à expulser les bonnes familles écossaises de leurs fermes quand elles ne payaient pas l'impôt.
Aussi, il hait d'amour cordial ceux qui l'ont vengé en pendant son cousin Seumas. Par contre, il n'a strictement rien contre le traitement qu'on réserve au corps des pendus – vous savez, cette habitude de passer des petites chaînes entre leurs os pour les tenir ensemble, quand ils ont profité du climat des Highlands un peu trop longtemps. Haha, on dirait des pantins. Pauvre Seumas, quand même, ça lui colle le mouron quand il y repense, c'est quand même ce gars qui l'a élevé. C'est pourquoi, dans sa fuite, il s'est fait surnommer Jamieson Stewart. - Seumas. James. Jamie. Hors de l'Ecosse, ils ne savent pas prononcer Seumas. Ils disent James. Laisse tomber. - Ces jours sont loin maintenant.
Cependant, il ne réciterait pas le foutu psaume qui circule à son nom, pas pour sauver sa vie. Y a un moment, on atteint les limites du ridicule. Mais ! Il aurait aidé son autre cousin Donald – le vrai assassin de Red Fox – à laver les os du défunt une fois dépendu. Là par contre, c'est une question de dignité, les rites, la tradition, tout ça. Si il avait été présent, parce qu'à cette époque il était en exil, et il y est resté un bien trop long paquet d'années à cause de cette foutue histoire.
En fait, si Red Fox n'avait jamais été abattu... Non, quand même, ça en valait la peine.
Voilà. On pourrait résumer ça en disant que Breac est un gars revanchard, instable, têtu, bravache, colérique, volontaire, marrant quand ça lui chante, sinistre quand ça lui prend, sujet au mal du pays, capable de toutes les folies pour le revoir bien qu'il y ait toujours été persona non grata ; un gars à qui la vie a dit "jt'emmerde !" et qui lui a répondu : "jte baise !"
A propos de baiser. Oui, parce qu'on me dit qu'il y en a parmi vous que ça intéresse. Bien tous les mêmes, les badauds, quel que soit le pays. Alors : Breac, c'est un surnom. (Il a beaucoup de surnoms : en France, où il vient de passer des décennies en exil, on l'appelait le Chevalier Stewart.) A la naissance, il portait un prénom chrétien, Ailean. Mais à l'adolescence, tendre âge auquel il avait encore du charme, il a tellement forniqué à droite et à gauche – dans toutes les directions à sa portée, à vrai dire - qu'il a chopé des saloperies. La gale, si tu veux tout savoir. (Rien à voir avec la vérole qui lui a valu son surnom : c'était la petite, celle que les gamins attrapent. Tout son torse a l'air criblé d'anciennes cicatrices de balles qui auraient salement pris le soleil, c'est pourquoi on l'appelle Breac, "le Tacheté". Heureusement il n'en a pas dans le dos. On pourrait le traiter de lâche et de fuyard. Et il pourrait ne pas aimer ça.)
Du coup, voilà, il a le sang chaud, mais disons qu'il se garde de contacts trop périlleux maintenant. Sans être un maniaque, il ne se contente plus de trousser la fermière du coin dans les buissons au cours d'une rencontre fortuite. Il réclame de se connaître un peu. Et de se laver. Individuellement ou mutuellement, il n'est pas embêtant sur les détails techniques. Quoi incohérent ? Attendez d'avoir une conversation avec lui...

Un point pour terminer : tuteur de deux gosses à l'accent des Lowlands, Barbara et Alan de Shaws, Breac est fort gêné de les traîner avec lui et cherche comment s'en débarrasser sans leur causer de désagrément trop sévère. Les pauvres petites créatures n'ont que lui au monde, et puis, c'est quand même grâce à eux qu'il a hérité de la petite fortune qu'il dilapide aujourd'hui. Et puis ce sont les enfants de vieux amis, mais il n'aime pas s'étendre sur ce sujet.
Au fond, comme pas mal d'amis de la dive bouteille, Breac est affreusement sentimental.
Anecdotes
Allez, quelques anecdotes pour illustrer toute cette théorie. Soudain tout sera beaucoup plus clair. Ou pas.

Un jour, Breac en a eu marre de se torturer à chercher la couleur rouge partout autour de lui. Il s'est dit qu'il valait mieux la garder avec lui pour toujours, gravée dans sa peau. Il est allé trouver un tatoueur, qui lui a fait ces jolies mains rouge sang jusqu'aux coudes que vous lui voyez aujourd'hui. Et il s'est dit qu'il trouverait plus tard comment il expliquerait ça aux gens. Au pire, il porterait des gants.
On l'a surnommé Crimson Glove pour cette raison, mais il a buté ceux qui l'appelaient comme ça. Parce que ça lui faisait penser à une foutue fleur utilisée par les sorcières, et que le vrai nom en est "Foxglove" – dans la campagne d'où il vient, en tout cas. Et s'il y a quelqu'un à qui il n'a pas envie d'être comparé, c'est bien à Red Fox. C'est agaçant : il adore le rouge mais ceux qui le portent ou qui en font leur surnom sont généralement des connards. Du coup... Voilà. Breac, c'est déjà un surnom. Vous pouvez l'appeler Breac. Et survivre.

Il présente une forte tendance à improviser des chansons à la gloire de ses propres exploits (les siens, exclusivement) sur le moment, en gaélique. En perdant petit à petit son souffle avec l'âge, il a renoncé à jouer de quoi que ce soit au bagpipe, de même qu'il frime beaucoup moins au pistolet à présent que sa vue baisse, pour son plus grand dépit ; mais il faudrait la mort pour le décourager de fredonner. L'une de ces chansons est restée célèbre : celle de "l'épée qui lui au poing d'Ailean Breac." Proche des idéaux de sa famille, il a le regret de ne pas l'avoir vraiment connue en réalité, et qu'elle n'ait consisté qu'en un ramassis de clochards magnifiques, si on est lucide cinq secondes. Il ne supporterait pas qu'on la critique, c'est un des points sur lesquels il ne transige pas.

Il ne se bat plus si souvent qu'il l'aimerait, partagé entre l'envie de donner aux enfants l'exemple pacifiste de leur père, et leur enseigner ses propres morales sur la vie. Même chose pour le jeu ; il a promis, il tient, mais il a toujours autour de son cou un petit sachet de cuir lié par une cordelette, où il porte un jeu d'osselets et deux dés de métal, "juste au cas où". Il ne se formalise pas d'être traité par ces vils gamins de huit et six ans comme un grand enfant capricieux, et qu'ils lui fassent la leçon comme "deux petits Whigs", une attaque qu'il ne leur épargne pas en retour. C'est ainsi que leur père le traitait, et ça ne les a jamais empêchés de se respecter ou de s'apprécier. Au contraire, il est assez attendri de retrouver ce trait chez eux.

De son côté, il les a vexés si souvent en les taquinant qu'ils ne sont plus capables de prendre mal quoi que ce soit, venant de lui. Ils gardent un oeil sur leur tuteur et essaient de rattraper les effets les plus désastreux de ses railleries gratuites ou de ses actes inconsidérés. Breac les soupçonne parfois d'avoir l'intention de le prendre sous leur aile à leur tour, quand ils seront majeurs et lui vieux. Il craint cette perspective humiliante comme il craindrait le cachot, une appréhension qui le conduit sans doute à se surpasser encore, dans ce champ des comportements à risques, par rapport à sa moyenne habituelle.

Enfin, Ailean Stiubhart était jadis un joyeux compagnon. Il a perdu de cette superbe et sourit rarement, ce qui, ajouté à la barbe qui mange ses joues creuses et aux ombres où s'enfoncent ses yeux aujourd'hui délavés, le rend presque méconnaissable. Lui qui riait jadis dans la joie et dans la colère, dans l'ennui et dans la maladie, aux noces et aux obsèques, n'est plus que l'ombre de lui-même tant que son sourire n'est plus que l'ombre d'un sourire. C'est une sorte de couverture qui lui évite d'être reconnu par ceux qui l'attendraient encore au bout de dix ans, et qui auraient survécu tout ce temps à cette époque terrible. Ils ne sont pas nombreux au départ, et il évite les lieux où il pourrait les croiser. Plus que quelques années à se cacher avant de pouvoir renouer avec son nom, et avec la traque infernale dont il fait l'objet. Il sera patient ; il ne supporterait pas l'échec. Mais au fond, il ne demanderait qu'à être reconnu "par accident".
Hors Jeu
pseudo sans pseudo fixe. 
ton âge 1000 années (je laisse, c'est trop classe.)
comment as-tu connu le forum ? Quelqu'un m'a montré le nouveau design.  "Agir sur les probabilités à niveau moyen"... et voilà.
depuis combien de temps fais tu du rp ? Pourquoi tu m'as fait calculer ? Ça fait bien quinze ans... o_o 
quelles sont tes premières impressions du forum ? très pro, je m'attends à ce que vous tentiez de me vendre un truc. Du matériel de surf, peut-être, mais super vintage. En tartan.
ta fréquence de rp ? On vous dira que je suis affreusement lent : n'en croyez pas un mot.
désires-tu être parrainé par un membre ? Ne vous battez pas pour moi. Je sais que vous en rêvez tous.
et un dernier mot ? Alors, je tente le perso semi-historique mâtiné de contexte local, si je me suis juste vautré comme une bouse vous pouvez me le dire (mais gentiment. ^^) Je ne savais juste pas ce que c'était que votre Thiercelieux avant d'arriver, et je vais compter sur vous très fort pour m'éviter les boulettes.
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Inconvénients : Incapable de laisser passer une défaite ; farceur ; ses plaisanteries vont trop loin ; et il est fasciné par la couleur rouge.
I got my wastefulness from the same man I got my silver buttons from; and that was my poor father, Donnchad Stiubhart, grace be to him! He was the prettiest man of his kindred; and the best swordsman in the Hielands, and that is the same as to say, in all the world, I should ken, for it was him that taught me.

He was in the Black Watch, when first it was mustered; and, like other gentlemen privates, had a gillie at his back to carry his firelock for him on the march. Well, the King, it appears, was wishful to see Hieland swordsmanship; and my father and three more were chosen out and sent to London town, to let him see it at the best...


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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Breac Jamieson le Jeu 14 Juin 2018 - 18:37

histoire
Come forth into the light of things, let the nature be your guide. You are the monsters I claim.

Breac Jamieson est né Ailean Stiubhart et a grandi à Appin. Sa légende personnelle veut qu'il soit né de gens pauvres mais généreux, riches d'un sang royal, de leur courage, de leur amour pour la lande pelée qu'ils habitaient, et de leurs trop nombreux enfants. Ils avaient froid, ils tombaient malades, ils crevaient comme des mouches, mais ils avaient toujours le sourire. Ce sourire en croissant de lune, entre folie et complicité, qu'Ailean a fièrement affiché, dans les circonstances les moins appropriées, jusqu'à une heure avancée de sa vie, et qu'il remettra en place soigneusement sur son lit de mort. Lui-même s'en sortit mieux que tous les autres : un cousin qui venait de se mettre en ménage le prit à son service... et s'en mordit très vite les doigts.

Vilaine bête au charme du diable et aux refrains subversifs, le petit Ailean prenait des raclées de tout le monde, et n'en était guère découragé, au contraire semblait-il ; le pasteur le soupçonnait d'être possédé, en guerre avec l'univers. Son cousin et sa femme le corrigeaient, leurs gens, le voisinage, les artisans et leurs femmes, les voyageurs, la maréchaussée et les brigands, et leurs femmes... Il était intenable, infernal, toujours dans son regard pâle et lumineux cette lueur de démence et de malice mêlées, qui inquiétait et hypnotisait à la fois. Et il avait cette façon soudaine de disparaître qui mettait tous les nerfs en pelote. On était agacé de le voir, et inquiet de ne pas savoir ce qu'il tramait.

La vie campagnarde était trop paisible pour lui, là était le problème. On ne pouvait pas le laisser sans projet passionnant, sous peine qu'il se mette à battre la campagne en quête d'un tour à jouer. Son cousin lui apprit les jeux de hasard "pour aiguiser son intelligence", une manière moins agressive de le distraire surtout, mais il s'en repentit bientôt. A la différence des armes, que le garçon apprit en gardant les troupeaux et en se défendant contre ceux qui lui voulaient, très légitimement, du mal, Ailean n'était pas doué pour le jeu ; et ça ne l'empêcha pas d'en devenir un avide pratiquant. Il aurait tourné bandit, à n'en pas douter, si l'armée royale n'avait pas été plus rapide à l'embarquer sous les drapeaux, après une dispute familiale.

Il apprit à cette occasion qu'on ne se tire pas d'un tel coup de sang avec une simple gueule de bois, quand on a eu le malheur de signer son nom au bas d'un parchemin officiel. Il en prit son parti, se convainquit qu'un monde d'aventure l'attendait, et accomplit son plus grand exploit : sept longues années à traîner ses guêtres sous les drapeaux, sans se faire fusiller. Aujourd'hui encore, il ne sait pas vraiment comment il a fait. Tu aimes juste l'uniforme, lui reprocha son cousin quand il le croisa. Ailean haussa les épaules avec un sourire désolé : il ne pouvait pas dire le contraire. De sa famille, fervents jacobites qui en payaient le prix plus souvent qu'à leur tour, il était la honte après en avoir été la ruine ; son père, aussi inconsidéré en son temps, avait eu la décence de périr avant d'atteindre ce stade.

Placé à Edimbourg sous les ordres d'un capitaine qui ne s'en laisse pas conter, et qui arrive à le crever à force d'exercice, d'ordres et de contre-ordres, il est un jour appelé avec quelques camarades pour protéger de la foule le bourreau de la ville, qui doit exécuter un contrebandier. De la bande de trois arrêtés ensemble, l'un a avoué son crime, l'autre s'est évadé, et il ne reste plus qu'un pauvre bougre qui s'obstine à nier et à rester en place ; il va bien falloir le pendre... La foule est en colère cependant, et Ailean ne peut pas s'empêcher de se dire que si c'était lui, le jeune homme debout sur l'estrade, il serait bien heureux de savoir que les Ecossais se sont soulevés contre cette foutue justice du roi. A ce moment-là, les pierres commencent à pleuvoir, son capitaine panique, et l'ordre de tirer est lancé. Ailean a soudain l'impression étrange que, ce qui serait drôle, dans un moment pareil, ce serait de tirer sur son propre officier, de dépendre le malheureux, de faire un grand discours sur l'estrade, et de faire un grand feu de tous leurs uniformes. Et ensuite, bah ! Advienne que pourra.

Mais ses camarades ne sont pas de cet avis, et les coups de feu partent dans la foule. Il voit lui-même son capitaine allonger le bras, appuyer sur la détente et faire exploser le crâne d'un artisan qu'il connaît bien, dans un nuage de poudre noire. Ailean s'occupe de ramener le bourreau à son domicile, en assommant ceux qui font mine de s'y opposer. C'est ce jour-là qu'il s'invente de grands principes qui ne le quitteront plus jamais. Il est un gentilhomme, et il ne va certainement pas se battre en duel contre des potiers et des maçons. Un bon coup sur le crâne fera très bien l'affaire. Il regagne les quartiers du régiment, assez secoué malgré le rire qu'il affiche ; et le service n'a plus le même goût à partir de ce jour. Son officier a été condamné à mort, et il se rend bien compte que son propre témoignage oculaire a participé à le dépeindre comme un meurtrier. Lorsque l'automne arrive et que la sentence est différée, il est réveillé en pleine nuit pour apprendre que le capitaine déchu a été traîné hors de sa cellule par la foule en colère, et lynché à l'enseigne d'un teinturier du quartier. Quand la troupe arrive pour le décrocher de son perchoir, il est réduit à l'état d'une pulpe sanglante. Il est décidément difficile de plaisanter dans cette époque de rébellion permanente, dès lors qu'on a mis son épée au service de l'ordre établi...

Les dix années qui suivent sont des années de réflexion. Ailean ne parvient plus à retrouver la légéreté de sa jeunesse, qui ne s'exprime plus qu'à travers son escrime, davantage expéditive et mortelle à chaque année qui passe. Ses blagues sont devenues méchantes, son humour sarcastique et agressif. Comme beaucoup de ses camarades du régiment de dragons, il rejoint la loge maçonnique d'Ecosse puis la quitte en constatant qu'il est, de toute façon, trop caustique pour les relations à long terme de quelque nature que ce soit. Il la rejoint à nouveau deux ans plus tard en apprenant que le Pape vient d'excommunier l'intégralité de la franc-maçonnerie. Esprit de contradiction, oui, parfaitement. Puis il part en campagne en Europe, apprend au passage des jurons et des chansons à boire dans diverses langues, et a une affaire de type amoureux – si l'on peut décorer de ce doux nom une liaison brève, clandestine et tourmentée – avec une dame de compagnie française, Marie-Eléonore, surnommée Carmine, qui se prétend elle aussi grande dame qu'il se dit gentleman. Il apprendra plus tard que la grisette était effectivement mariée à un comte authentique, ce qui lui procurera une fierté incommensurable.

Rentré au pays et monté en grade, le remuant Ecossais trouvait à s'occuper en entraînant les jeunes recrues, et se vit confier à son tour le recrutement. Faire boire et jouer des jeunes gens désoeuvrés dans les tavernes était un talent qu'il possédait à merveille, d'autant que si les choses dégénéraient, il était de force à se défendre. Ailean se cultive un peu au contact des étudiants et autres beaux esprits qui hantent les tavernes ; il lit quelques philosophes, quelques naturalistes. Mais il continue à considérer que la chanson, l'éphémère, reste l'art par excellence. Et surtout, l'Ecosse lui manque. S'il pouvait disparaître comme il le faisait étant petit, et ne laisser derrière lui qu'un uniforme vide... Et lorsqu'il a la joie de revoir Aberdeen, ce qui, vous l'avouerez, est mieux que rien, il apprend que sa tâche va consister à nouveau à tirer sur des Ecossais qui ont pris les armes contre l'injustice. Du moins, ils le vivent ainsi ; Ailean le sait, ces gens sont ses cousins, et leur roi le premier ; il n'a pas besoin de les avoir sous ses yeux ou de les interroger pour lire dans leurs esprits.

Arrive le jour glorieux de la victoire de Gladsmuir. Il n'en parle jamais en d'autres termes aujourd'hui, bien qu'il y ait participé du mauvais côté du sabre. Lui qui ne tolère pas de perdre n'a jamais été aussi heureux de voir son camp s'effondrer, et d'entendre les clameurs de triomphe du camp ennemi. Son uniforme est resté sur place, et il a rejoint le camp jacobite pour de bon ; et le rouge de sa casaque ne lui a pas manqué, rouge qu'il était jusqu'aux coudes du sang de ses officiers. Traître ? Il ne se considère pas comme un traître. Il a eu une illumination, voilà tout. Le bouillonnement qui tournoyait dans son crâne depuis quinze ans est devenu un volcan, visible de tous, destructeur et superbe, mais la lave avait toujours été là. Au soir de la bataille, il s'est en toute franchise constitué prisonnier, en bon gaélique d'Appin qu'il n'avait pas parlé depuis si longtemps, confiant en l'honneur de ses frères pour lui donner le sort qu'il méritait ; il a aidé à transporter les blessés, d'un camp comme de l'autre ; et il a eu sa place dans les rangs de la rébellion depuis ce jour, sans jamais les renier. Il prit aussi la vilaine habitude de siffloter "Johnnie Cope" chaque fois qu'il avait l'impression que son interlocuteur perdait du terrain, sur le plan physique ou verbal ; cet air lui semble concentrer toute la merveilleuse ironie de la vie.

Par contre, on est prié de ne pas trop lui parler de la bataille de Culloden. Et ces chansons-là ne font pas partie de son répertoire favori. Pour tout dire, il n’a dû sa survie qu’à l’emploi de ces petits talents personnels qu’il avait dû, tout comme son gaélique, fourrer au fond de sa poche durant ses années de service. Autant résumer cela en disant qu’en plus d’être recherché pour traîtrise et désertion, il y avait une intention d’exorcisme derrière le paragraphe noté à côté de son nom : « cette évasion sentait le soufre. »

Dès lors, Ailean Breac se trouva contraint à cette vie d’exil à laquelle se résignèrent tant des partisans de sa cause, mais qu’il ne put jamais totalement accepter. Il fut donc volontaire pour toutes les missions plus ou moins suicides qui pouvaient le ramener, même pour une brève période, sur la terre de ses ancêtres. Lorsqu’il ne portait pas des messages, il ramenait des jeunes recrues, et surtout il collectait pour le roi en fuite cet impôt secondaire que les braves gens du pays avaient si grand-mal à payer, mais qu’ils payaient tout de même. Il faillit bien se noyer un jour, cette ceinture pleine d’or prête à l’entraîner vers les fonds marins, mais c’est à cette occasion qu’il rencontra, sur le bateau qui avait heurté le sien, un jeune homme remarquable. Le pauvret n’avait pas encore de barbe au menton, et un parent envieux l’envoyait aux colonies pour y être vendu comme esclave – comme cela serait arrivé à Ailean lui-même, s’il s’était laissé capturer vivant au lendemain de Culloden - afin d’usurper son titre, celui de laird de Shaws.

Là-dessus, Breac le crut sur parole. Lui-même aimait assez lorsqu’on ne discutait pas ce titre de gentleman dont il se targuait ; préventivement, il rendait donc la politesse. Et puis il était évident que ce garçon était de ceux qui ne mentent pas, ne jouent pas, ne boivent pas, l’ennui personnifié, mais une bonne âme comme on n’en fait plus. Ils se tirèrent d’affaire mutuellement lors de cette aventure commune, et le jeune homme reprit son titre tandis qu’Ailean, désormais sous le coup d’une accusation de meurtre, quittait les côtes pour la France une énième fois. Il avait tout de même le vague à l’âme, un peu plus à chacun de ces départs. Il laissait ce parfait petit aristocrate avec une fiancée adorable, un domaine à administrer, des voisins qui étaient ravis de lui voir relever le titre familial, de beaux enfants en préparation, bref, une vie de conte de fée ; et lui, pauvre diable, repartait sur les routes sans autre perspective qu’une perpétuelle errance. Mais bien sûr, Shaws était un whig de la pire espèce, et complètement humain. Ces gens-là sont facilement satisfaits.

La vie tourna quelque peu au vinaigre. Le cousin qui avait élevé Ailean dans sa jeunesse fut pendu à sa place, pour ce foutu meurtre qu’aucun d’eux n’avait commis. Mais il était hors de question que l’on dise quoi que ce soit à ce sujet aux autorités, vous pensez bien. Et dénoncer le véritable assassin ? Ce héros national, que les siens devaient au contraire séquestrer chez lui pour l’empêcher d’aller se dénoncer ? Au lieu de cela, on fit profil bas, afin de distraire la maréchaussée au moyen de ces fausses pistes le plus longtemps possible. Ailean en venait à se dire que ce qu’il pourrait faire de mieux, ce serait de périr lui-même à la guerre, très loin de l’Écosse, afin que le secret se perde dans la nuit des temps. C’est dans cette humeur morose qu’il s’embarqua finalement pour les Amériques, après avoir commis toutes sortes de folies qui débordaient de plus en plus du service. Son capitaine, qui savait parfaitement à quelles tendances souterraines attribuer cette agitation, lui suggéra qu’il y avait d’autres façons d’avoir sous les yeux sa couleur préférée. C’est à dire, d’autres que de la faire jaillir du visage d’autrui ou de son propre visage à force de se heurter frontalement à tout ce qu’il rencontrait.

A son retour, Ailean avait les mains rouges, d'un beau rouge sombre et luisant dont il était excessivement fier ; il traînait une blessure sérieuse dont il était fier également, et il avait échappé une fois de plus à une terrible noyade - en pleine océan, rien que ça - ce dont il ne concevait qu'une horreur abjecte, quand la pensée lui en retraversait accidentellement l'esprit. Il passa quelque temps à se remettre de cette équipée, quand l'année 1761 arriva.

Un bien triste courrier vint lui annoncer que son ami le laird de Shaws avait péri prématurément, d’une vilaine fièvre qui avait emporté sa chère épouse ; il n’aurait pas douté que ces deux-là feraient le voyage ensemble, mais si tôt… Une lettre de notaire annonçait que le dénommé « Jamieson, également désigné sous le nom de Chevalier Stewart » avait été choisi pour servir de tuteur aux enfants du ménage, jusqu’à ce qu’ils soient en âge de succéder à leurs parents à la tête du domaine, à la condition qu’il leur donne une bonne éducation. Voilà qui était à la fois très vague et beaucoup trop précis. Il se ferait reconnaître en présentant un bouton d’argent dont le laird mourant avait exécuté un dessin de mémoire – mais Breac ne doutait pas un instant que l’exécution en serait exacte. Ce dessin leur avait servi de signe de reconnaissance par le passé, et s’était certainement gravé dans sa mémoire. Il était de toute façon en trop mauvais état pour reprendre les combats, et, il devait bien l’admettre, l’âge commençait à se faire sentir ; et puis c’était une de ces propositions qui faisaient appel à son honneur et qu’il ne pouvait refuser.

Et c’est ainsi que vient de s’installer à Édimbourg un rentier dont nul ne sait grand-chose, mais qui paye rubis sur l’ongle ; un commerçant retiré sans doute, qui se paie de beaux vêtements français et les use jusqu’à la corde, des gants magnifiques que même les fortes chaleurs ne lui font pas ôter. Un oncle prévenant quoique incroyablement taquin avec ses deux jeunes pupilles de noir vêtu, qu’il mène au parc, au concert, comme deux petites personnes adultes, mais jamais aux exécutions publiques. Il leur enseigne son accent, un peu d’escrime, quelques chansons, des noms à connaître et d’autres à oublier, et il leur cherche de bons maîtres parfois, mais c’est lui que ceux-ci ont toutes les peines du monde à supporter. Et certains ont parfois l’impression de reconnaître un visage d’autrefois en le regardant, mais c’est impossible, ça ne peut pas être lui ; Ailean Breac avait toujours le sourire aux lèvres...
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Inconvénients : Incapable de laisser passer une défaite ; farceur ; ses plaisanteries vont trop loin ; et il est fasciné par la couleur rouge.
I got my wastefulness from the same man I got my silver buttons from; and that was my poor father, Donnchad Stiubhart, grace be to him! He was the prettiest man of his kindred; and the best swordsman in the Hielands, and that is the same as to say, in all the world, I should ken, for it was him that taught me.

He was in the Black Watch, when first it was mustered; and, like other gentlemen privates, had a gillie at his back to carry his firelock for him on the march. Well, the King, it appears, was wishful to see Hieland swordsmanship; and my father and three more were chosen out and sent to London town, to let him see it at the best...


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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Breac Jamieson le Sam 16 Juin 2018 - 20:56



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I got my wastefulness from the same man I got my silver buttons from; and that was my poor father, Donnchad Stiubhart, grace be to him! He was the prettiest man of his kindred; and the best swordsman in the Hielands, and that is the same as to say, in all the world, I should ken, for it was him that taught me.

He was in the Black Watch, when first it was mustered; and, like other gentlemen privates, had a gillie at his back to carry his firelock for him on the march. Well, the King, it appears, was wishful to see Hieland swordsmanship; and my father and three more were chosen out and sent to London town, to let him see it at the best...


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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Gemma MacNiven le Sam 16 Juin 2018 - 23:48

Bienvenue :D

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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Dim 17 Juin 2018 - 0:53

Officiellement bienvenue, mon petit chat... (c'est mort, je ne peux pas t'appeler autrement)

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à harceler ton parrain, il est là pour ça. Ou à carrément venir gratter à ma porte, tu sais bien que je suis souvent disponible.

Bonne rédaction s'il te reste des trucs à rédiger parce que je constate que tu as déjà bien avancé dans tout ça...

PS : c'est mignon de dire merci sur la première partie de ta fiche...

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Inconvénients : Ses blagues vont souvent trop loin - S'incruste chez les gens - Fascination pour la couleur rouge - Ochlophobie

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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Alasdair Nilsen le Dim 17 Juin 2018 - 10:44

Bienvenue à toi, vieille branche

Je suis sûr que même sans son sourire et endimanché comme il est, avec un môme dans chaque main, j'arriverais à reconnaître ce forban Quoi qu'avec un môme dans chaque main, je me demanderais si j'ai pas un peu forcé sur la bouteille.

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Un nain de jardin te fait face. Il a encore la bouche pleine d'un tas de lettres qu'il a mangé : dommage, tu n'as plus que trois choix de réponses. Tu te retiens de pousser un cri devant une telle horreur et t'apprête à t'enfuir, lorsque tu t'aperçois que tu es encerclé par ces petits monstres
- Tu lui donnes un coup de pied : Vas en I.
- Tu lui demandes d'exaucer un vœu : Vas en N.
- Tu t'agenouilles, te fais passer pour l'un des leurs et commence à les suivre : Vas en F.

I Les nains semblent effrayés. Ils attrapent les lettres restantes et les avalent, se remplissant de nouvelles possibilités, mais te privant de tout échappatoire. Tu sens une ombre te recouvrir et lorsque tu te retournes, il est trop tard : le Sreath-Mhurtair t'assassine tandis que les nains ricanent, murmurant "le I est pour idiot". Tu es fortement invité à recommencer ce jeu.

TI Il n'y a qu'un seul et unique vœu possible, tu n'as pas su le choisir : les nains te ligotent, te privent de tes lettres et écrivent "triple idiot" sur ton front. Tu es livré es jeté dehors, à la merci du Sreath-Mhurtair qui se lèche les babines en te voyant.

F Tu avances avec peine dans un de leurs souterrains où le nain te guide. Arrivé à un embranchement muni de pancartes où tournes-tu ?
- Tu vas vers le nain qui t'enjoint à le rejoindre dans la salle du vœu : Vas en N.J.
- Tu prétends que tu les trouves très impolis, car d'après les coutumes de ton jardin, les invités ont le droit à une sieste dans la salle aux trésors avant toute chose : Vas en F.V.
- Tu es agacé par ce jeu stupide qui n'a rien à faire ici et a peu à voir avec Alasdair et choisit de revenir sur tes pas, ces derniers te courent après : Vas en I.

FV Tu te relèves et commences à creuser vers le haut, prenant tous les trésors possibles et t'enfuyant à grandes enjambées. Bravo : tu as choisi la meilleure des voies, celle de la fourberie, toujours victorieuse ! Alasdair te féliciterait.

N Le nain te promet d'exaucer tous tes vœux et il est prêt à te montrer ses pouvoirs magiques. Il te prend par la main, te demande de fermer les yeux, de t'agenouiller et de marcher.
- Tu ouvres les yeux malgré tout en chemin, rompant le sortilège et suscitant l'agacement du nain : Vas en f
- Tu déchaines ta colère demande à avoir ton vœu tout de suite et refuse de marcher : Vas en i
- Tu laisses le sortilège opérer : Vas en NJ.

NJ Tu te retrouves au milieu d'une arène envahie par les nains de jardin. Le roi nain te fait face et te demande quel est LE vœu.
- Tu demandes plus de vœux : Vas en TI
- Tu insinues que ce jardin n'est pas assez riche pour exaucer LE vœu, furieux, ils te conduisent à la salle aux trésors pour que tu retires ta parole : Vas en FV.
- Croyant à leur magie, tu demandes à être l'être le plus puissant de l'univers : Vas en GNJ

GNJ Le roi des nains déclare qu'ils ont enfin trouvé l'être suprême, le Grand Nain de Jardin. On te coiffe d'un bonnet rouge, t'installe sur un trône et te prie à longueur de journées, te menaçant de mort si tu oses essayer de t'échapper...


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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Breac Jamieson le Dim 17 Juin 2018 - 11:28

Merci Gemma, vous êtes toujours aussi chou les Selkies ? ^^

O’Kelly, comment tu t’es reconnu ? XD je viendrai gratter à ta porte juste parce que je suis un chat et que je ne supporte pas les portes fermées, que je sois dedans ou dehors. Mais je pense que j’ai fini, sauf si vous avez besoin de précisions. Peut-être une petite chrono des événements historiques et empruntés à la littérature locale qui forment mon background ?

Et Al… Pour le coup c’est peut être moi qui ai trop bu, car les mômes sont bien réels.

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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Eimhir Caoidheach le Dim 17 Juin 2018 - 12:11

Bienvenue à toi, copain de chaos politique

Bonne chance pour ta fiche et si tu as des questions, n'hésite surtout pas

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There's a black mark on her soul
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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Breac Jamieson le Dim 17 Juin 2018 - 12:32

Merci changeforme, hein c'est bien pratique de toujours garder des gants avec soi ^^ sur ça et sur le chaos, on se comprend.

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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Ùisdean MacKenzie le Dim 17 Juin 2018 - 13:48

Si tu as finis ta fiche n'hésite pas à la signaler dans le sujet adéquat que le premier admin disponible puisse passer s'occuper de toi (Comme je te l'ai dis c'est très les travaux chez moi. Du coup Earnan et moi on est occupé à manier le burin et le maillet pour toute la journée )

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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Breac Jamieson le Dim 17 Juin 2018 - 14:44

Oooh sans avoir eu les conseils de mon parrain ? Comment vais-je survivre ?

Bref, voilà ce qui manquait à mon sens : Chronologie ici

Les événements historiques stricto sensu sont en noir ; ce qu'a créé ou exploité l'ami Stevenson (c'est son perso, pas le mien, Barbara et Alan compris, mais il est absent alors je vais le jouer pour lui) est en rouge - pour les curieux, les romans Kidnapped et Catriona sont accessibles sur Wikisource, et ils sont très bien - ; et ce qui s'est tissé ici dans les pré-liens est en bleu.
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Re: Breac Jamieson - Le Chevalier Stewart, in french.

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Lun 18 Juin 2018 - 13:54

Fàilte gu Dùn Èideann
Bienvenue

Breac Jamieson

Tu vas bientôt pouvoir te jeter à corps perdu dans la ville d’Édimbourg. Cependant, nous avons encore besoin que tu t’affranchisses de deux trois formalités avant d’aller RP. Si tu es encore un peu perdu sur le forum, je t’invite à jeter un œil au guide du débutant. Tu y trouveras tout ce qu’il y a à savoir sur le forum pour un début réussi.

Pour ne pas tarder à te lier aux autres joueurs, ne tarde pas trop à aller poster ta fiche de liens ou encore ta fiche de RP pour garder une trace de tous tes écrits. N'hésite pas à venir faire ta demande de rang ou de lieu si tu en as besoin. Si un cycle s'apprête à commencer, n'hésite pas à jeter un œil aux rôles disponibles, voir à postuler par MP chez ton admin référent.

Ce qu'on a pensé de ta fiche

Alors alors, mon petit chat. Comme toujours, j'ai prit un grand plaisir à te lire et à découvrir l'un de tes personnages. J'aime toujours autant la manière dont tu teintes tes écrits de tant de justesse qu'on s'y croirait totalement. Mais je pense t'avoir déjà, par le passé, fait part de ma grande affection pour ta plume.

Notre premier téléporteur en plus !

J'ai vraiment hâte de voir ce personnage évoluer dans l'univers du forum et de découvrir ce que tu lui réserves déjà sur les terres d'Édimbourg. En plus, tu rejoins le meilleur groupe du forum. Allez, je ne te retiens pas plus longtemps de mes compliments maladroits. Va donc explorer le grand monde.    Et fait attention au meurtre.  


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