1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

Pause indéterminée du forum


De l'autre coté du miroir (Sreath-Mhurtair only)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Cycle 4 De l'autre coté du miroir (Sreath-Mhurtair only)

Message par Sreath-Mhurtair le Mer 6 Juin - 21:34


Ce sujet est un flashforward et prendra place lors de la fin du cycle 4.


do you feel my breath on your neck ?
De l'autre coté du miroir
Cela fait quelques mois maintenant que tu te sens différent. Que tu as compris que quelque chose avait changé au plus profond de toi. Quelques mois au cours desquels j’ai fait tout mon possible pour te briser. Pour te contraindre à ma volonté. Pour satisfaire ma soif de sang. Ma soif de vengeance. La tienne aussi peut être du même coup, qui sait. Peut-être est-ce finalement le seul angle qui te parle vraiment ? Peut-être le seul moyen de te contraindre à faire verser le sang est-il que je te laisse choisir tes victimes après tout.

Dans tous les cas, cette lutte interne entre toi et moi n’est pas terminée, loin de là. Elle ne fait même que commencer. Et si au passage je venais à te briser, je n’aurais qu’à me trouver un autre réceptacle. Tu n’es à près tout pas le seul…

Mais tu te dois bien d’admettre que, sans moi, tu n’aurais certainement pas senti le danger s’approcher. Tu serais resté assis dans ton pathétique fauteuil, à profiter paresseusement de la douce chaleur émise par le feu de cheminé devant lequel tu t’étais affalé.

Une chance pour toi, je suis la plus grande menace de cette ville, au même titre que celle qui rampe inexorablement vers toi. Avant même qu’elle n’ait fait un pas dans ta demeure, je t’ais déjà avertis de sa présence. Tu te redresse, tracassé par ce sombre pressentiment qui t’envahis. Ce n’est pas exactement comme si tu savais ce qui venait à toi, mais il était indéniable que le danger rodait.

Par instinct, ou peut-être par mon fait, tu te relèves enfin de ton canapé. Ta main se referme fermement sur le manche du tisonnier qui reposait près de l’âtre. Après une brève seconde d’hésitation, tu fais à nouveau face au feu et l’attise précautionneusement, prenant bien garde à abandonner le bout de métal aux flammes.

Suspicieux, tu scrutes un instant les fenêtres, sans pour autant être capable d’y discerner le moindre danger. Pourtant tu sais. Parce que je sais. Il est là, je suis là. Avant même d’entendre le plancher grincer doucement sous le pas d’une autre personne que toi dans ta propre demeure, tu sais qu’il souffre de la même affliction que toi. Et je ne peux que jubiler de voir deux morceaux de ma propre existence se rencontrer, nous laissant face à face, presque en famille.

Oh mais tu es loin d’être ravis, toi mon réceptacle. Tu n’apprécies guère la présence d’un intrus sur ta propriété. D’autant moins un intrus que tu sais aussi dangereux, parce que nous sommes présents en chacun de vous deux. Parce que tu as toi-même du prendre conscience que tu étais plus dangereux qu’auparavant.

L’ambiance est lourde et pesante, tu es maintenant plus tendu que jamais tu ne l’as été, prêt à bondir tandis que moi, je me réjouis de te voir finalement me céder du terrain. Dans le silence pesant, nous n’entendions plus que le souffle de nos réceptacles, le grincement régulier du plancher et le craquement paresseux du feu de cheminée.

Et aussi vite que ça, nous nous faisons face, lui et toi, moi et moi. Nos regards se croisent et je peux sentir ta colère, teintée d’une pointe de détresse. Tu as peur, faible petite chose. Et c’est bien normal. Peu sont ceux à pouvoir me faire face sans trembler. Chacun à prit conscience de l’identité de l’autre et ton regard est profondément plongé dans le sien, comme une provocation, comme si tu le mettais au défi d’oser t’attaquer ici et maintenant, jusqu’à ce que la mort emporte l’un d’entre nous. Je ne peux en revanche que me montrer satisfait de te voir céder aux instincts que je t’insuffle alors que ta voix, rendue rauque par l’appréhension, finit par s’élever dans la pièce silencieuse.

"Alors comme ça, toi aussi… Je pensais être le seul…"
avatar
I am the monster you claim

Messages : 102
Points : 384
Ta tête Par défaut
Avatar : --
Crédit : --
Multicompte : --
Pseudo : --

Taux d'abomination :
100 / 100100 / 100

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 4 Re: De l'autre coté du miroir (Sreath-Mhurtair only)

Message par Sreath-Mhurtair le Sam 16 Juin - 0:02

do you feel my breath on your neck ?
De l'autre coté du miroir
Pathétique marionnette. Tu courbes l’échine, tu baisses les yeux, tu gardes tes lèvres scellées. Pitoyable.

Certes, tu as tenté de te rebeller, au début. Mais tu es faible. Si faible. Difficile à croire que tu ais pu survivre aussi longtemps. Un esprit borné dans un corps frêle, une âme malmenée, reniée, lynchée. Je suis surpris par la coquille vide que je suis en train d’habiter. Comment peux-tu encore exister ? Qu’est-ce qui te retient ici ? Quand je laisse un œil curieux s’attarder sur ta personne, je ne vois que de la rage et du dégoût. Oh, est-ce de la culpabilité que j’aperçois ? Nous sourions. Nous rions.

Parfait.

Tu t’insurges d’être ainsi manipulé, malmené, forcé, mais au fond, admets-le, tu adores ça. Une nouvelle bataille à mener, tu te sens vivant. Utile, même. Pourtant, pourtant… Je devrai bientôt quitter ta carcasse. Tu te demandes pourquoi ? Tu te demandes ce qui ne va pas ?

Regarde-toi !

Contemple le poison dont tu t’abreuves !

Ne vois-tu pas l’échec cuisant qu’est ta vie ? Qu’as-tu accompli ? Qu’as-tu apporté ? Comment oses-tu me demander la raison de mon départ ? Cette main, ta main, notre main. Armée.

Autolyse.

Mais tu ne le feras pas. Pas tant que je serai là. Pas tant que je serai en contrôle. Respire mon ami et calme tes urgences. Tu n’en as plus pour longtemps.

Sur le parvis de l’habitation, un frisson parcourt notre échine. Tu la reconnais, n’est-ce pas ? Tu t’agites rien qu’à l’idée de pénétrer dans l’enceinte du bâtiment. Pas de peur, oh non. D’appréhension. D’impatience. Mon influence se fait sentir, tu deviens imprudent, désordonné. Humain.

Prédateur.

Tu as choisi ta proie. Ta future victime. Déjà, tu te plais à imaginer son corps sanguinolent gésir à tes pieds. Toi qui est si enclin à mettre un terme à ses jours, je m’attendais à ce que tu l’exècres. Cependant, ce n’est pas la haine qui te motive, ni la vengeance. Je m’amuse en découvrant tes desseins malfaisants. Tu prends plaisir à voir l’autre souffrir, se tortiller entre tes griffes, cherchant désespérément à y échapper.

Monstre.

Il est là. Je suis là. Nous sommes là.

Nos pas grincent. Nous esquissons un sourire carnassier quand la lumière dévoile notre image. Tu jubiles. Tes pupilles brillent sous les pulsions meurtrières qui surgissent avec véhémence à la seconde où tu aperçois mon autre hôte. Tu es ravi. Tu irais presque jusqu’à me remercier si tu n’étais pas autant drapé dans ton orgueil. Je ne me vexe pas, le spectacle offert est un cadeau bien trop rare pour être gâché.

Nous ne bougons plus. Ni toi, ni lui, ni moi. La tension est palpable. Tu es un être patient, mais passionné, imaginant déjà mille et unes souffrances à lui infliger. Oh, comme tu y as souvent pensé ! Comme tu as attendu ce moment !

Enfin !

À ta portée.

Provocateur, tu fais un pas vers lui. Imposant. Il n’est rien, un insecte que tu vas écraser. Nous allons débarrasser ton pied de cette épine.

Seul ? Tu le pensais aussi. Victime affligée, tu pensais être l’unique cible de ma malédiction. Surprise ! Tu n’es pas ma seule poupée de chiffon, tu n’es pas le seul pion sur l’échiquier. Ta voix s’élève, calme et posée, presque sereine, cachant avec habilité la tempête qui prend place au creux de ton estomac.

“Je le pensais aussi. Crois-le ou non, j’aurais préféré que ce soit le cas.”

Tu aurais pu t’occuper de son cas. Ça se serait passé en toute discrétion, le bougre n’aurait pas souffert. Ou presque. Sous les assauts de ta soif sanguinaire, qui sait à quelles atrocités tu te serais adonné ? Clamant un jour l’innocence et un autre la culpabilité, tu n’es pourtant jamais plus heureux qu’avec du sang sur les mains.

“Mais ne soyons pas hypocrite, tu savais que ça finirait comme ça, d’une façon ou d’une autre.”
avatar
I am the monster you claim

Messages : 102
Points : 384
Ta tête Par défaut
Avatar : --
Crédit : --
Multicompte : --
Pseudo : --

Taux d'abomination :
100 / 100100 / 100

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 4 Re: De l'autre coté du miroir (Sreath-Mhurtair only)

Message par Sreath-Mhurtair le Sam 16 Juin - 14:07

do you feel my breath on your neck ?
De l'autre coté du miroir
Tues le.
Tues le !
TUE LE !!!


Je te souffle ces mots sans défaillir, te les insultant en une litanie entêtante. Bientôt tu céderas, je le sais. Au plus profond de toi, tu en meurs d’envie. Tu seras mon œuvre finale, l’apothéose de ce trimestre endiablé, la cristallisation pure et simple de ma vengeance sur le monde, la preuve irréfutable que rien ne peux résister à mon étreinte glaciale.

L’autre fait un pas en avant et tu sers les dents. Tu commences à comprendre ou cette entrevue vous mènera. D’instinct, tu fais un pas en arrière, désireux de conserver la distance de sécurité qui vous sépare encore quelques instants. Ton misérable et pathétique être espère encore pouvoir trouver une solution pacifique à cette situation. Une chance pour toi, je suis là pour te guider sur la voie…

Tues le.
Frappes le.
Bats-le à mort !


Finalement l’intrus prends la parole et tu grognes en réponse. Tu n’aimes pas la réponse qu’il te fait. Tu n’y crois pas. Ou peut-être que si. D’un revers, j’écrase tes derniers espoirs diplomatiques, les envoie valser avec violence. Tu as d’autres choses à penser maintenant. Tu vas devoir rester en vie. Tu vas devoir te battre pour cela.

Alors, qui du serpent ou de la mangouste l’emportera ?

“ J’espérais que ça ne serait pas le cas. Mais tu ne me laisse pas le choix, je crois. ”

Tu fais un second pas en arrière, mais cette fois, ce n’est pas la crainte qui te guide. C’est moi. Le marionnettiste de talent que je suis devenu au fil des ans t’ordonne de reculer. Plus près de ton arme. Que tu avais si bien préparée en vue de cet affrontement. Quelle chance as-tu de posséder mes instincts ce soir !

Un rire force le seuil de tes lèvres mais ce n’est pas le tiens. C’est moi qui me délecte de la situation, qui m’en rassasie, qui la savoure jusqu’à la lie. Mon rire sonne désincarné et quelque part, je sais que l’autre réceptacle a lui aussi compris l’origine du ricanement.

Encore un pas en arrière et tu tends la main, la resserrant sur le fer du tisonnier. Le manche est agréablement chaud maintenant, mais je suis certain que son extrémité doit être brulante. Tu dégage la tige de métal des flammes, faisant jaillir des étincelles furieuses de l’âtre. Ton regard dur se pose sur ton agresseur, ou ta victime, tu ne sais plus très bien.

Avance, frappe le ! Je veux voir le sang couler ! Je veux le voir tanguer sous la force de tes coups ! Je veux sentir l’odeur de la chaire qui brule ! Entendre le son de ses râles et cris de douleurs !

Frappe !
TUES LE !


Cédant finalement à mes ordres, tu abandonnes une bataille pour te jeter corps et âme dans une nouvelle. Tu t’élance vers l’intrus, ton tisonnier ardent brandit. Tu ne sais pas encore ou tu vas frapper, tu sais juste que tu dois le faire. Pour moi. Pour que je cesse de te harceler. Pour que je parte.

Spoiler:
Echec critique Tu vises complétement à coté, pathétique chose que tu es. Et pour couronner le tout, ton arme s'est fichée dans le bois épais d'un meuble !
Echec alarmant L'autre parvient a esquiver ton coup, misérable chose. Tu te retrouve emporté par ton élan. Tu trébuches, offrant ton dos à l'adversaire comme si tu lui suppliait de te porter un coup.
Echec anodin Le coup ne porte pas mais tu es sur tes gardes, tu récupère rapidement ton équilibre et fait toujours face à ton adversaire. Le combat ne fait que commencer !
Blessure superficielle Tu frappes l'intrus à l'épaule. Le métal brûlant mord ses vêtements, puis sa chaire, mais ton adversaire est rapide et se dégage rapidement de la morsure ardente.
Blessure grave D'un geste souple, tu frappes avec force le poignet droit de la menace. Tu entends presque immédiatement un craquement sinistre bien vite suivit du cri de douleur de l'autre.
Blessure mortelle Dans un formidable estoc, tu plante la pointe brûlante du tisonnier entre les cotes de ta victime. Tu plonges ton regard dans le sien alors que je hurle ma joie de te voir ôter une vie.
avatar
I am the monster you claim

Messages : 102
Points : 384
Ta tête Par défaut
Avatar : --
Crédit : --
Multicompte : --
Pseudo : --

Taux d'abomination :
100 / 100100 / 100

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 4 Re: De l'autre coté du miroir (Sreath-Mhurtair only)

Message par Ceann-Uidhe le Sam 16 Juin - 14:07

Le membre 'Sreath-Mhurtair' a effectué l'action suivante : Le Destin


'Sreath-Mhurtair' :
avatar
Let nature be your guide

Messages : 230
Points : 1071
Ta tête Par défaut
Avatar : Les dés
Crédit : La destinée
Multicompte : --
Pseudo : --

Taux d'abomination :
100 / 100100 / 100

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 4 Re: De l'autre coté du miroir (Sreath-Mhurtair only)

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum