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Été 1761, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.

L'innocent, l'accusé et le coupable [Gemma & Colin]

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Cycle 4 L'innocent, l'accusé et le coupable [Gemma & Colin]

Message par Alasdair Nilsen le Mar 5 Juin - 22:09




L'innocent, l'accusé et le coupable
Dans les geôles du château,
Juin 1762
test
Alasdair Nilsen faisait la une des journaux locaux. Le meurtrier tant recherché, tant craint, n'était autre qu'un vieillard bien rangé, avec un honnête métier. Trois mois auparavant, on avait dit la même chose d'une jeune femme fort jolie, puis c'en était suivi articles sur articles, courriers des lecteurs sur courriers des lecteurs, parlers populaires sur parlers populaires, qui ne croyaient point en sa culpabilité. Une si jeune femme, commettre autant de meurtres ? De plus, ceux-ci avaient continué après son emprisonnement.

A croire que la justice avait une préférence pour l'accusation des plus faibles et improbables suspects. Mais en l'occurrence, comme on imaginait bien ce lettré, travaillant dans l'imprimerie, tuer au coupe-papier... Comme on imaginait mieux un homme jeter toutes ces jeunes femmes à l'eau... Puis le bonhomme avait un passé louche, douteux.

L'arrestation eut lieu chez lui, par des gaillards armés. Sans doute aurait-il fondu dans l'ombre rapidement, comprenant que ces hommes ne venaient pas pour prendre le thé, s'il n'avait eu le petit Colin qui se reposait chez lui. Cela l'aurait exposé à leur violence. En réalité, cela n'aurait pas été une solution. Malgré toute son énergie, il n'était pas fait pour une cavale, et même la chèvre fringante n'aurait su le protéger.

Son arrestation se fit dans un relatif calme. Sans auraient-ils été plus violents, s'ils n'avaient affaire à un vioque, qui plus est un vioque lettré aux allures de doyen, ces jeunots avaient du mal à le croire coupable. Ils étaient nombreux, il était nerveux et il tenta de les amadouer d'un sourire, risqua une plaisanterie sur le fait qu'un seul d'entre eux suffirait à le maîtriser, qu'il allait les suivre, se lança dans un discours qui se voulait charmeur, disant qu'il était inoffensif, qu'ils pourraient partager un repas ou quelques shillings, il y en aurait assez pour tout le monde... Ses mots firent réagir quelques-uns, qui échangèrent des regards, des paroles au creux de l'oreille, ce n'était qu'un vieillard, et il avait quelques shillings... Mais l'un d'eux, qui avait plus de fermeté que les autres, mit vite fin à ses palabres.

Le lutin crut d'abord que c'était pour le trafic d'enfants. Puis il commença à se demander si ce n'était pas à cause de la frayeur qu'il avait déclenchée chez le forgeron... Ou quelque autre mauvaise blague qu'il avait effectué... Son meilleur ami avait beau tout connaître des lois, c'était loin d'être son cas, et il ne comprenait pas très bien quel crime pourrait valoir un tel traitement. Il continua d'ennuyer les gardes sur le chemin du Castle de ses questions, jusqu'à ce qu'on lui révèle le véritable motif de son arrestation, dans l'espoir de le faire taire, puisque les menaces de lui couper la langue s'il continuait à parler comme ça ne semblaient point fonctionner. Il leur dit tout de suite la vérité, que ce n'était pas lui, qu'il était innocent. Et ils le crurent, car on croyait toujours le farfadet, mais c'était leur travail, et leurs convictions étaient de peu d'importance.

Plus tard, quelque chose bouillonnera en lui, une haine qu'il ne saura pas où distribuer, entre le tueur, les gardes, les inconnus qui l'avaient jugé coupable... Mais c'est surtout le tueur, ce tueur auquel il vouait déjà une rancune tenace, colère mêlée de peur, ce qui n'est jamais la bonne combinaison.

Ainsi, il sut où il allait. Il avait bien suivi le devenir de Sheena Matheson dans les journaux, même lorsque cette affaire faisait de moins en moins de bruit et ne devenait plus qu'une petite colonne dans un mauvais anglais de journaliste débutant. Il savait aussi qu'il ne devrait pas y rester bien longtemps. Mais il tremblait à cette idée, le guedin n'était pas couard, mais il n'était pas inconscient. Il n'avait plus vingt ans après tout. Et puis, rester enfermer, deux semaines, si ce n'est plus, lui ? La panique se saisissait de son corps. Sa propre peur lui monta au bout des doigts, et un des bleu-bites passa un terrible moment. Il se mit à hurler sans raison, les autres paniquèrent. Sauf l'incorruptible, lui ne paniqua pas. Il ne lâcha pas Alasdair, qui ne put s'enfuir. De toute manière, l'utilisation de ses pouvoirs l'avait épuisé.

Le reste du chemin se fit entre insultes, grommellements et menaces. Le lutin avait pris conscience de ce qui lui arrivait. Oh, comme il savait que l'homme de loi auquel allait presque toute son affection viendrait. Le korrigan raisonnait bien, il fut le premier sur les lieux, utilisant ses appuis pour se glisser dans le Castle et adoucir sa peine. Mais sa peine était incommensurable, sa peine d'être vu en cage, la douleur de son ami surtout. Mais ceci est une autre histoire bien distincte malgré la proximité des lieux et du temps, que nous omettrons ici dans son entièreté afin de ne point mélanger ce qui ne peut l'être. Car nous allons aujourd'hui évoquer deux visiteurs, qui suivirent de près le premier, et vinrent à un moment où il n'était guère dans les parages.

Le vieillard s'inquiéta aussi pour son petit protégé. Colin n'avait certainement rien compris à ce qui se passait. Il était blessé. Tout en lui se révoltait, il devait être là, à ses côtés, pour l'aider à se soigner, empêcher qu'il lui arrive malheur. Cela faisait des jours que Alasdair s'était mis à son service, lui coupait sa nourriture, nettoyait derrière lui, cherchait de quoi l'occuper pour qu'il ne fuit pas, remontait sur lui sa couverture la nuit, et faisait mille protestations à chaque fois qu'il usait de son bras.

Cette entrave à la liberté du marmot le rendait presque aussi malade que le petit lutin, et c'était pitié de le voir tout fait d'une seule main. Lorsqu'il n'était point chez lui, car les congés payés n'existaient pas encore, il craignait toujours que l'enfant se soit enfuit le soir venu, ou qu'il lui soit arrivé quelque autre malheur. Mais surtout, il surveillait avec attention l'avancée de sa blessure, refaisant ses bandages régulièrement, priant pour qu'il n'en garde pas de séquelles. Parfois, la culpabilité venait tracer une nouvelle ride sur son vieux front, manifestation de sa frustration, de son incapacité à protéger ceux qu'il aimait, de son manque de contrôle sur ce monde où une épidémie monstrueuse emportait tous, à toute heure, en tout lieu, où les guerres avalaient un tribut gargantuesque de jeune gens, où un tueur poignardait les petits vieux dans le dos.

Il passait bien plus de temps avec lui qu'à l'accoutumée, ce qui l'épuisait quelque peu, car le mouflard ne manquait pas d'énergie et de ressource. Il fit de nouvelles tentatives pour lui apprendre à lire, car même si un exercice manuel conviendrait mieux à ce chapardeur, l'impossibilité d'usiter de son bras entravait ce type d'activité ; tout en cherchant à lui faire cracher le morceau : qui était la limace efféminée qui avait osé lui tirer dessus.

Alors oui, il pensa à l'enfant qui n'en était plus un, il pensa à ses grimaces de douleur et à ses rires, il pensa à sa tête oublieuse et si loin du monde des adultes, comme s'il vivait toujours dans son propre univers, et même si c'était un méchant garçon, il l'aimait bien, ce p'tit gars, il l'aimait même beaucoup. Et il sut que le petit Colin ne saurait que faire, et, je vous assure, imaginer ses yeux perdus et paniqués, cela le touchait plus qu'il n'oserait jamais l'avouer.

Ainsi, le vieillard atterrit en prison. Et hop ! Le facétieux derrière les barreaux.

Sa cellule se trouvait dans le labyrinthe qu'est le château d’Édimbourg. Prison de guerre, avec les évènements récents, elle semblait avoir trouvé une petite place pour les gens « comme lui », c'est-à-dire les supposés tueurs de cette ville, qu'on livrait sans jugement les uns après les autres à ces cellules temporaires. La sienne avait de grands barreaux, ce n'était pas le cas de toutes ; certaines disposaient d'une lourde porte en bois, avec une petite fenêtre qui permettait à peine de voir qui était derrière. Elles s'alignaient ainsi, pour la plupart vides, ou avec des prisonniers qui ne semblaient pas si temporaires que ça, et qui avaient l'air d'avoir perdu la tête. Pas des prisonniers militaires eux non plus, du moins en apparence, peut-être quelques gars enfermés là sans que personne ne le sache, suite à une mésentente quelconque avec la mauvaise personne, la personne qui avait le trousseau de clef...

L'humidité de l'air était évidente, c'était à attraper la mort, comme l'avait pensé très clairement le vieillard dès qu'il était entré. Mais en réalité, il n'était pas si mal loti. Sa cellule était relativement grande, assez large pour y dormir, assez profonde pour faire les quatre cents pas lorsqu'il avait les nerfs à vif. Une petite fenêtre en hauteur donnait sur un des chemins d'entrée du château.

Rapidement, le vieillard avait obtenu, pour remplir sa vide cellule, un tabouret, à l'aide de son parler, garantissant son innocence à celui qui venait lui servir sa pitance, se plaignant de sa vieillesse, inventant mille excuses, et peut-être que celui-ci lui avait accordé ce traitement de faveur uniquement parce que le Fir l'ennuyait fort et parlait trop pour un prisonnier, qui d'habitude se contentent de pleurer, de tomber malade et de crever. Ainsi, en grimpant sur le tabouret, en faisant des pirouettes dangereuses qui n'étaient plus de son âge sur les sordides pierres dentelées, il arriva même à pisser dehors une fois, en foutant plus à côté qu'à travers la fenêtre, espérant toucher un garde ou deux. On s'amuse comme on le peut, ne le jugez pas.

Mais très vite, il pissa à travers les barreaux, devant sa cellule, sur le côté, comme beaucoup d'autres prisonniers sans doute, ce qui créait un délicieux fumet dans le couloir et contribuait à humidifier ce vieux château. Voulez-vous en apprendre plus sur ses selles ? Non ? Comme c'est dommage, vous ratez un chapitre tout aussi ragoûtant.

Loin des cuisines, des quartiers des gardes et des prisonniers de guerre, dans ce néant, le vieillard se sentait tout de même quelque peu dépérir. Rien ne lui était donné pour alimenter sa personnalité haute en couleur et en joie. Il bénissait les visites de son meilleur ami et ses paroles rassurantes, mais comme nous l'avons évoqué, il s'agit d'un autre sujet.

Lorsqu'il n'était pas là, le doyen se sentait devenir à moitié fou. L'inquiétude du prisonnier qui ne sait ce qu'il va advenir de lui était un terrible fardeau, mais être dépendant, ne pouvoir sortir, lui était tout à fait insupportable. Pire encore, il en venait à se demander s'il n'était pas le fameux tueur, s'il ne commençait pas à perdre la tête. Il tentait de retracer ses faits et gestes, se rappelait son mouvement face au forgeron. Ces divagations le rendaient malade de douleur.

Le jour où il eut une visite un peu particulière, le farfadet n'avait pas envie de se morfondre sur son sort et laisser les pensées sombres le gagner. Il faut dire que son incarcération n'était encore qu'à ses débuts. Lui qui faisait toujours quelque chose, aimait tant le tumulte, ce silence et cette inertie, qui semblait être le maître mot du lieu, il se sentait comme un devoir d'y mettre fin. Une petite partie au fond de lui espérait qu'il arriverait à réveiller ses camarades prisonniers, ou à emmerder un garde posté devant une quelconque porte au sein de ce grand Castle.

Alors il se forçait à une grande gaieté. Si forcée que si c'était à vous fendre le cœur, si vous étiez du genre à voir entre les lignes. Ses yeux étaient cernés, car il ne trouvait pas le sommeil en ces geôles. Cependant, le vieillard n'en était pas moins présentable, des vêtements de rechange lui avaient été fournis par son très cher, et il ne semblait pas avoir véritablement maigri. Simplement, une lueur qu'il avait dans son regard semblait s'être éteinte, et le peu de lumière restante dans ses yeux vides avait la fragilité de la flamme vacillante d'une allumette brillant dans une nuit d'hivers.

Ainsi, il chantait bien fort, en boucle, une même chanson à boire, des plus vulgaires de sa composition, chantant d'ailleurs fort mal et très faux, car lui qui était déjà fort mauvais en cette discipline ne faisait ici plus aucun effort.

« 
Ce soir on boit à la santé
D'un gros phoque qui a saillit.
Je bois à toi mon bel ami
Et à ta folle dulcinée

Demain on boit à la santé
De la ponte d'une selkie.
Je bois à toi ma belle amie
Et à ta monstruosité

Puis on boira à la santé
De l'invraisemblable petit.
Je bois à la fertilité
Et à l'heureuse sodo...
 »

Hum hum, on va peut-être arrêter ici la chanson pour les plus jeunes. Vous en aurez sans doute compris le ton, la suite ne fait que se corser et est sans grand intérêt, vraiment. Ce guedin ne me facilite pas la tâche, comment susciter de la pitié envers lui maintenant ? Mais en réalité, c'était vraiment terrible à entendre. Sa chanson était entrecoupée de toussotements, et le ton n'était pas bon, ne collait pas assez à l'ambiance de celle-ci. Sans doute lui manquait-il un peu d'alcool dans le sang, d'autant plus que celle-ci devrait plutôt être chantée lorsqu'on a du sang dans l'alcool. Elle pourrait même apparaître lugubre au sein d'un lieu si peu agréable qu'une prison. Comme si, pour se rappeler qui il était, il usait de la dernière liberté qui lui était laissée.

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Un nain de jardin te fait face. Il a encore la bouche pleine d'un tas de lettres qu'il a mangé : dommage, tu n'as plus que trois choix de réponses. Tu te retiens de pousser un cri devant une telle horreur et t'apprête à t'enfuir, lorsque tu t'aperçois que tu es encerclé par ces petits monstres
- Tu lui donnes un coup de pied : Vas en I.
- Tu lui demandes d'exaucer un vœu : Vas en N.
- Tu t'agenouilles, te fais passer pour l'un des leurs et commence à les suivre : Vas en F.

I Les nains semblent effrayés. Ils attrapent les lettres restantes et les avalent, se remplissant de nouvelles possibilités, mais te privant de tout échappatoire. Tu sens une ombre te recouvrir et lorsque tu te retourne, il est trop tard : le Sreath-Mhurtair t'assassine tandis que les nains ricanent, murmurant "le I est pour idiot". Tu es fortement invité à recommencer ce jeu.

TI Il n'y a qu'un seul et unique vœu possible, tu n'as pas su le choisir : les nains te ligotent, te privent de tes lettres et écrivent "triple idiot" sur ton front. Tu es livré es jeté dehors, à la merci du Sreath-Mhurtair qui se lèche les babines en te voyant.

F Tu avance avec peine dans un de leurs souterrains où le nain te guide. Arrivé à un embranchement muni de pancartes où tourne-tu ?
- Tu vas vers le nain qui t'enjoint à le rejoindre dans la salle du vœu : Vas en N.J.
- Tu prétends que tu les trouves très impolis, car d'après les coutumes de ton jardin, les invités ont le droit à une sieste dans la salle aux trésors avant toute chose : Vas en F.V.
- Tu es agacé par ce jeu stupide qui n'a rien à faire ici et a peu à voir avec Alasdair et choisit de revenir sur tes pas, ces derniers te courent après : Vas en I.

FV Tu te relève et commence à creuser vers le haut, prenant tous les trésors possibles et t'enfuyant à grandes enjambées. Bravo : tu as choisi la meilleure des voies, celle de la fourberie, toujours victorieuse ! Alasdair te féliciterait.

N Le nain te promet d'exaucer tous tes vœux et il est prêt à te montrer ses pouvoirs magiques. Il te prends par la main, te demande de fermer les yeux, de t'agenouiller et de marcher.
- Tu ouvres les yeux malgré tout en chemin, rompant le sortilège et suscitant l'agacement du nain : Vas en f
- Tu déchaines ta colère demande à avoir ton vœu tout de suite et refuse de marcher : Vas en i
- Tu laisses le sortilège opérer : Vas en NJ.

NJ Tu te retrouves au milieu d'une arène envahie par les nains de jardin. Le roi nain te fait face et te demande quel est LE vœu.
- Tu demandes plus de vœux : Vas en TI
- Tu insinues que ce jardin n'est pas assez riche pour exaucer LE vœu, furieux, ils te conduisent à la salle aux trésors pour que tu retires ta parole : Vas en FV.
- Croyant à leur magie, tu demandes à être l'être le plus puissant de l'univers : Vas en GNJ

GNJ Le roi des nains déclare qu'ils ont enfin trouvé l'être suprême, le Grand Nain de Jardin. On te coiffe d'un bonnet rouge, t'installe sur un trône et te prie à longueur de journées, te menaçant de mort si tu ose essayer de t'échapper...


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Cycle 4 Re: L'innocent, l'accusé et le coupable [Gemma & Colin]

Message par Gemma MacNiven le Jeu 7 Juin - 20:59




L'innocent, l'accusé et le coupable
Gemma & Colin & Alasdair


Bien entendu que cette visite est gênante, c'est même pire que ça, car cet innocent croupis en prison pour les crimes que tu as commis sans aucune gêne de ta part. Si quelqu'un avait reconnu ta trace, peut être que tu serais là, au même endroit que Sheena quelques mois plus tôt, à la même place qu'elle, pas à celle qui est désormais souvent la tienne, celle du visiteur qui tente de prendre soin du prisonnier. Sauf qu'ici, la saveur n'était pas la même, il y avait comme un goût nauséabond dans ta bouche, un peu trop clairement même. Mais tu ne pouvais y échapper, pas maintenant, pas comme ça. Peut être que cela t'aiderait à apaiser ton esprit cela dit, de prendre soin d'Alasdair, comme pour passer du baume sur ton coeur meurtri. Surtout que ton mari était revenu la veille à votre demeure et que comme à chaque fois, tu t'étais effondrée dans ces bras, l'absence ayant été incroyablement longue, la joie de le revoir surpassant tout le reste. Il le savait et avait fait en sorte de te prendre dans ces bras durant de longues minutes où tu avais laissé échapper de chaudes larmes, des larmes qui n'avaient pas la même signification qu'habituellement, car s'il y avait de la joie dans celles-ci, il y avait aussi une pointe de tristesse, avec un peu de pardon. Comme si tu voulais te faire pardonner de tout ce que tu avais pu faire alors qu'il n'en savait rien, et que pour le moment, tu ne lui avais rien dit, c'était sans doute mieux ainsi après tout. Il n'était pas là pour assumer les conséquences d'actes que tu avais commis délibérément quoiqu'il en soit, il ne devait à priori pas rester très longtemps, même si vous n'aviez pas abordé le sujet pleinement. Tu l'avais avec toi pour quelques semaines tout au plus, peut être à peine quelques jours cela dit. Tu ne savais mais une chose était certaine, tu allais chérir ces moments là pour te ressourcer sur le plan mental, mais surtout sur le plan affectif, car tu en avais grandement besoin.

Il est encore tôt lorsqu'on frappe à ta porte à vrai dire. Tu n'attends personne, ton mari dors encore pour le moment, il est assez fatigué, il n'a fait que dormir durant la journée de hier, et là, il n'est pas très tard, mais il dort encore. Tu n'as pas envie de le réveiller, tu ne veux pas lui causer de soucis pour le moment, il a besoin de repos, c'est une évidence. Tu ouvres donc et tu vois Colin qui semble tout affoler. Et là, tu comprends, un peu trop, et ton coeur se serre. La vision de ce jeune adulte te pétrifie l'espace de quelques instants. Tu sais ce que tu as fait, tu sais ce qu'il en est pour lui. Ce vieillard chez qui il loge, c'est celui qui a été accusé et mis en prison pour tes crimes. C'est par ta faute, alors ta culpabilité te retombe dessus. Tu aurais envie de t'enfouir sous terre à l'instant présent. Mais tu ne peux pas, alors tu écoutes le jeune homme qui te parait tout d'un coup plus qu'un simple adolescent perdu. Il est venu ici parce qu'il savait très bien où il se dirigeait, et il veut aller voir celui qui lui fait office de père pour ainsi dire et il veut que tu l'accompagne. Tu lui souris, et sans réfléchir, tu acceptes. Tu prépares alors un petit panier avec des oranges dedans. Et vous vous rendez au château. Tu connais le chemin puisqu'il n'y a pas si longtemps tu es venue voir ici-même Sheena. Les circonstances étaient cependant différentes. Tu trembles intérieurement. Tu as peur de t'écrouler sous le poids de la culpabilité, mais tu ne peux pas rebrousser chemin. Tu n'as pas pu résister à Colin alors que pourtant, il était venu chez toi comme un voleur, mais de voleur, il est devenu presque comme un fils même si là, il ressemble plus à un petit frère qu'à un fils vu votre différence d'âge apparente. Et ainsi vous arrivez devant la geôle d'Alasdair.

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Cycle 4 Re: L'innocent, l'accusé et le coupable [Gemma & Colin]

Message par Colin Smith le Jeu 7 Juin - 23:01

Non. La garde a surgi au petit jour, tu dormais encore.
Pas le vieux.
Ils l'ont embarqué, trainé de force dehors,
Mon dieu.

Enfoui dans l'escalier, dans l'ombre,
Témoin silencieux dans la pénombre,
Disparu l'Alasdair.
Perdu le lutin aux courants d'air.

Colin ?
Puissance maligne,
Bras en écharpe
La garde partie,
Vite tu t'échappes.

La Lady.

Filer au port,
Courir, pas penser,
Images trouées, embuées,
Floutent le décor.

Ne pas perdre comme ça
Lui qui t'a trouvé,
Gemma pourra aider,
Espérer qu'elle le fera.

Toque à la porte close,
Oublier la douleur qui implose,
La peur qu'ils fassent du mal au vieux
Savoir pourquoi ils l'ont pris avec eux.

Elle t'ouvre, encore en sommeil,
Toi ta peur qui vermeille,
Ton cœur qui bat à s'arracher,
Ta voix une panique murmurée.

"J'ai besoin d'aide, la garde est venue,
Ils ont pris Alasdair..."

...je  ne comprends plus.
Juste terrifié pour le vieux père.

Pas de larme, pas de cri
Ni bouille d'enfant démuni,
Adulte perdu, inquiet, colère,
Qu'a donc encore fait l'Alasdair ?

Panier et oranges emportées,
Vers la prison vous filez,
Deux ombres troublée dans Edimbourg,
Qui filent, filent et courent.

Et puis les couloirs, le froid, les pierres,
La solitude et retour en arrière,
Pas le moment, maudites pensées !
Là il faut juste avancer !

Enfin vous y parvenez,
Au cachot où il est enfermé.
Ça sent la pisse et le vieux rat,
Te tord le cœur que le vieux soit là.

Oublie Gemma, oublie la prison
Et ta voix douce, comme une chanson
"Al, c'est moi, ton lutin perdu,
J'ai fais aussi vite que j'ai pu."


Terrible vision, et dur tableau,
Plus facile d'avoir les yeux clos,
Mais il est là, derrière les barreaux,
Au loin chantent les corbeaux.





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Ces cœurs qu'ils ont jadis liés
Pour qu'à la face du ciel ils mènent [encore
Ce combat pour la liberté"
(Walt Whiteman, Feuilles d'Herbe)


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Cycle 4 Re: L'innocent, l'accusé et le coupable [Gemma & Colin]

Message par Alasdair Nilsen le Mer 13 Juin - 16:24




L'innocent, l'accusé et le coupable
Dans les geôles du château,
Juin 1762
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Les chants s'arrêtèrent lorsque des pas se firent entendre. Des pas humains, non pas les glissements feutrés de petites pattes sur la pierre. La lumière filtrait à travers les minces fenêtres, d'une lueur grisâtre des mauvais temps. Car notre temps est vicié, pensait Alasdair, les anglais, ces étrangers, patrouillent dans notre cité, on ne voit plus guère la couleur des tartans et la langue d'antan. Un assassin rôde dans l'ombre, et un vieil édimbourgeois comme lui se retrouve enfermé dans les ténèbres, privé de liberté au temps des lumières.

Mais une autre chanson vint se nicher en son sein, une chanson qui lui glaça le sang, mais vint lui réchauffer son cœur gelé. Son lutin perdu était là. La surprise se transforma durant une seconde en une bourrasque de panique. Son petit écervelé était ici. Si souvent, dans son imaginaire vicié, rendu malade par les murs qui l'oppressaient, il avait vu son lutin le visiter, le libérer même parfois dans ses divagations les plus folles. Le vieux Al avait des paroles rassurantes, des paroles d'amour et d'apaisement, il lui disait qu'il tenait à lui, car le vieux Al avait peur de mourir dans les geôles, avait peur de tomber malade, mot fatal en ces temps, et le vieux Al ne voulait pas mourir sans dire des adieux à son lutin. Dans cette semi-pénombre, ses rêves éveillés venaient se superposer avec l'instant présent, réalité qui était restée endormie tout ce temps dans son esprit. La réalité qui avait toujours été présente, mais qu'il avait voulu oubliée. Son Colin dans cet endroit sordide, plein de peurs pour lui, qui le voyait ici, englouti dans les ténèbres mordorées.

« 
Colin !
 ». Les mots sortirent spontanément, plus vite que sa pensée même. Son regard était affolé, il se précipita à l'avant de la cellule, s'éloignant plus encore des quelques rayons qui lézardaient à travers sa minuscule fenêtre. Mais qu'importe l'obscurité, lors-qu’apparaît un visage familier. Il était si heureux de le voir, et aussi si malheureux de le voir là. Fort incrédule également  : Colin, le petit Colin, venir le voir en prison ? Ne pas oublier son arrestation, réussir à rentrer au Castle, ne pas se contenter d'errer avec un air perdu ? Lui, venir ?

Une lueur inquiète animait les yeux du Fir, qui parlait trop vite. « 
Ça va bien, tu fais attention à ton bras ? Il fait frisquet ici, même en juin, tu t'es bien couvert ?
 ». Ces mots, nous pourrions les traduire ainsi : « Que fais-tu ici ? Tu n'aurais pas dû venir, ce n'est pas un endroit pour toi ». Mais le vieil homme n'avait pas le cœur à lui faire ces reproches de façon si directe, alors que sa présence lui faisait tellement de bien, alors que ce môme avait fait tout ce chemin et ces efforts pour venir. Il passa son bras à travers les barreaux et vint lui caresser la tête, tel un vieux réflexe, un besoin de s'assurer qu'il était là, que ce n'était pas un rêve. Un sourire timide vint sur ses lèvres,  mais il s'évanouit bientôt. Ses yeux pétillaient de reconnaissance.

La main vint se poser sur son épaule, du côté qui ne lui serait pas douloureux. Après une pause, il reprit la parole, toujours un peu rapidement, en étant un peu émotionnel. C'était à moitié parce qu'il ne supportait plus le silence, mais aussi parce qu'il avait tant à lui dire, à lui expliquer. «
 Je n'ai rien fait, ils n'ont aucune raison de me retenir ici, je devrais bientôt rentrer, n'ai pas peur. Ne traîne pas les rues en attendant, reste chez moi, fais attention à toi.
 »

Son débit ralentit, comme pour un propos plus important, qu'il prononça moins fort, comme si les murs avaient des oreilles. « 
Ils m'ont pris pour ce, ce tueur, cette infamie.
 » Il détachait toutes les syllabes de ce dernier mot. Puis, sa langue accéléra de nouveau, mais toujours avec cette impression qu'il délivrait une parole importante, avec un ton feutré. « 
Ils ont déjà oublié ma blessure, ta mémoire ne comporte pas moins de trous que la leur. Je ne sais pas qui m'a accusé, alors ne parle peut-être pas trop de moi autour de toi, évite de dire mon nom pour l'instant. On pourrait t'associer à ces crimes odieux. La justice populaire est bien souvent injuste. Et fais attention à toi, si je suis derrière les barreaux, le tueur n'y est toujours pas. Si tu te fais attaquer, je ne pourrais pas être là et, je...
 » Ce constat lui serrait le cœur, ses doigts se crispèrent. Il pouvait lui arriver tant de choses, alors qu'il était coincé là, dans ces geôles. Qui s'occuperait de lui s'il tombait malade, si l'épidémie des Selkies revenait ? « 
Mademoiselle Thornbird t'aidera en cas d'urgence, elle n'est pas toujours... Enfin, elle est elle-même, mais ce n'est pas une mauvaise fille. Dans le pire des cas, vas voir la lady, elle sau-
». Il s'interrompit net.

Le prisonnier réalisa qu'une paire d'yeux étaient posés sur eux, qu'ils n'étaient pas seuls. Même s'il l'avait vu, il l'avait vu sans la voir. C'est seulement en prononçant ces derniers mots qu'il s'était rappelé qu'elle était là, la lady. Sous le coup de l'émotion, et dans cette semi-obscurité, elle avait été vite chassée de son esprit. L'Alasdair mondain, qui ne manquait point de politesse et de déférence, vint un instant prendre le relais et lui dire « Mon très cher, tu manques à toutes les convenances ». L'avantage de cette mondanité est que lorsqu'elle a été acquise, on est capable d'en faire preuve en toute circonstance. Il prit soudain conscience de son comportement inapproprié, de sa langue qui partait toute seule, de son cœur qui battait fort et vite, de toute la frayeur dans sa gargue.

Il lui fit un sourire avenant, bien qu'un peu désolé, un peu désolé d'être là, et d'être comme ça, et un peu désolé qu'elle ait vu tout ça. Sa main glissa de l'épaule de Colin, qu'il relâcha, et sa voix se fit apaisée, tandis qu'il regardait la lady dans les yeux : « 
Excusez-moi. Je me suis un peu emporté, cette prison me rend à demi fou, et ce n'est pas tous les jours qu'une belle personne vient me visiter en cette demeure.
Il eut un petit rire.
Vous êtes certainement la dénommée Gemma, me trompe-je ? Si vous êtes ici, il m'est peut-être inutile de me présenter. On m'appelle Alasdair, Alasdair Nilsen. Ce lieu n'est guère fait pour vous, ni pour quiconque.
 » Il lança un bref regard à Colin. Ses yeux passèrent de l'un à l'autre, dans une œillade appuyée qu'il espérait être sincère, lorsqu'il ajouta : « 
Merci d'être venus
 ». Il marqua une pause avant de s'adresser à Gemma : « 
Approchez donc, que je vous vois mieux, alors c'est vous, la fameuse Gemma, Colin m'a beaucoup parlé de vous, vous savez... Vous avez de superbes yeux
 ». Bien qu'un peu tristes, ou tout du moins troublés, pensa-t-il, mais il garda cette remarque pour lui.

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Inconvénients : Farceur - Ses blagues vont souvent un peu trop loin - Incapable de laisser passer une défaite
Un nain de jardin te fait face. Il a encore la bouche pleine d'un tas de lettres qu'il a mangé : dommage, tu n'as plus que trois choix de réponses. Tu te retiens de pousser un cri devant une telle horreur et t'apprête à t'enfuir, lorsque tu t'aperçois que tu es encerclé par ces petits monstres
- Tu lui donnes un coup de pied : Vas en I.
- Tu lui demandes d'exaucer un vœu : Vas en N.
- Tu t'agenouilles, te fais passer pour l'un des leurs et commence à les suivre : Vas en F.

I Les nains semblent effrayés. Ils attrapent les lettres restantes et les avalent, se remplissant de nouvelles possibilités, mais te privant de tout échappatoire. Tu sens une ombre te recouvrir et lorsque tu te retourne, il est trop tard : le Sreath-Mhurtair t'assassine tandis que les nains ricanent, murmurant "le I est pour idiot". Tu es fortement invité à recommencer ce jeu.

TI Il n'y a qu'un seul et unique vœu possible, tu n'as pas su le choisir : les nains te ligotent, te privent de tes lettres et écrivent "triple idiot" sur ton front. Tu es livré es jeté dehors, à la merci du Sreath-Mhurtair qui se lèche les babines en te voyant.

F Tu avance avec peine dans un de leurs souterrains où le nain te guide. Arrivé à un embranchement muni de pancartes où tourne-tu ?
- Tu vas vers le nain qui t'enjoint à le rejoindre dans la salle du vœu : Vas en N.J.
- Tu prétends que tu les trouves très impolis, car d'après les coutumes de ton jardin, les invités ont le droit à une sieste dans la salle aux trésors avant toute chose : Vas en F.V.
- Tu es agacé par ce jeu stupide qui n'a rien à faire ici et a peu à voir avec Alasdair et choisit de revenir sur tes pas, ces derniers te courent après : Vas en I.

FV Tu te relève et commence à creuser vers le haut, prenant tous les trésors possibles et t'enfuyant à grandes enjambées. Bravo : tu as choisi la meilleure des voies, celle de la fourberie, toujours victorieuse ! Alasdair te féliciterait.

N Le nain te promet d'exaucer tous tes vœux et il est prêt à te montrer ses pouvoirs magiques. Il te prends par la main, te demande de fermer les yeux, de t'agenouiller et de marcher.
- Tu ouvres les yeux malgré tout en chemin, rompant le sortilège et suscitant l'agacement du nain : Vas en f
- Tu déchaines ta colère demande à avoir ton vœu tout de suite et refuse de marcher : Vas en i
- Tu laisses le sortilège opérer : Vas en NJ.

NJ Tu te retrouves au milieu d'une arène envahie par les nains de jardin. Le roi nain te fait face et te demande quel est LE vœu.
- Tu demandes plus de vœux : Vas en TI
- Tu insinues que ce jardin n'est pas assez riche pour exaucer LE vœu, furieux, ils te conduisent à la salle aux trésors pour que tu retires ta parole : Vas en FV.
- Croyant à leur magie, tu demandes à être l'être le plus puissant de l'univers : Vas en GNJ

GNJ Le roi des nains déclare qu'ils ont enfin trouvé l'être suprême, le Grand Nain de Jardin. On te coiffe d'un bonnet rouge, t'installe sur un trône et te prie à longueur de journées, te menaçant de mort si tu ose essayer de t'échapper...


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Cycle 4 Re: L'innocent, l'accusé et le coupable [Gemma & Colin]

Message par Colin Smith le Mer 13 Juin - 23:41

Oui tu vas bien,
Oui tu rassures
Et lui ?

Tout se fissure.
Esprit au loin,
Enfui.

Tu y croyais à votre famille,
Belle comme une promesse qui brille,
Deux lutins esseulés, trouvés,
Deux solitudes adoptées.

Colin ?

Ton poing s'abat contre les pierres,
Jointures en sang et noire colère.
Le tueur n'est pas le vieux,
Pourtant c'est lui qui étrenne les lieux.

Colin ?

Pas le perdre, pas lui, pas comme ça,
On t'ôte tout à chaque fois.
Famille, souvenirs, enfance effacée,
Alors ton vieux lutin tu vas te le garder.

Oublie Gemma, les murs, le reste,
Juste Al, les barreaux, ton geste,
De désespoir écrasé sur la paroi,
La douleur remonte le long de ton bras.

Calme.

Respire, reprends toi, petit lutin,
Pense au sang rouge sur ta main,
A la lady, silencieuse dans l'ombre,
L'Alasdair n'est pas encore en tombe.

Larme.

Recule du cachot comme foudroyé,
Par un éclair dissimulé.
Recroquevillé comme un chien battu,
Lutin sanglant, lutin perdu.

"Je vais veiller sur ta maison."
Les mots sont brûlant comme des charbons,
Tu ne peux plus le regarder,
Sans sentir la haine t'enflammer.

Pas pour lui, il est innocent.
Tu le crois comme le ferait un enfant,
Sur tes lèvres un sourire dément,
Pendant que tu répètes ton serment.

_________________
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"Oh puissions nous sauver de la [mort,
Ces cœurs qu'ils ont jadis liés
Pour qu'à la face du ciel ils mènent [encore
Ce combat pour la liberté"
(Walt Whiteman, Feuilles d'Herbe)


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Cycle 4 Re: L'innocent, l'accusé et le coupable [Gemma & Colin]

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