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Été 1761, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.

Commerce familier - Ide&Sheena

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Cycle 4 Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Ide Thornbird le Sam 2 Juin - 20:05


Assise sur un tabouret en bois parfaitement inconfortable, Ide reprisait un jupon. Le tissu épais lui glissait des doigts, et elle devait faire un effort supplémentaire pour ne pas se piquer le doigt avec son aiguille. Malgré ses efforts ce petit métal vint se planter dans la pulpe de son doigt. Dans un soupir d’agacement, Ide porta son doigt à sa bouche et déposa le jupon. Ce n’était pas un travail important. Elle utilisait fréquemment les chutes de tissu pour créer des vêtements à vendre en plus dans la petite boutique. Alors elle laissa là cette tâche, ça lui permis aussi de s’éloigner de ces soucis. Ces petits vêtements en plus, qui parsemaient la boutique qui ne payait pas de mines, c’était surtout un moyen d’engranger un sou de plus à la fin du mois, deux sous, trois, quatre… De l’argent qui lui permettait de finir de remplir la dette de son mari.
Elle avait presque réunis la somme nécessaire pour ce mois-ci. Mais elle était encore derrière, et tant qu’elle n’avait pas tout l’argent, elle n’était pas sereine.

Elle sortie de derrière le comptoir qui remplissait tout le mur du fond, et s’engagea dans les allées. Les tissus sont précautionneusement rangés dans des étagères, formant des murs de couleurs variées. Ide aimait ce magasin. C’était un terrain connu, un terrain où elle maitrisait. Elle en avait peu des lieux comme ça.
Avec des petits doigts, elle arrangea les chutes de tissu en vrac vendu dans de gros paniers, lissa les tissus pliés.
Son esprit fourmillait : bientôt, elle aurait fini de remplir sa dette. Peut-être pouvait-elle commencer à mettre de côté dès maintenant. La boutique avait besoin d’un petit rafraichissement. Elle était prête à y mettre ces économies. Les murs pourraient être repeint, le bois noir était vieux. Le parquet pourrait être changé, il craquelait aussi fort que des os se brisant.
Une enseigne serait bien. Pour se faire remarquer dans les rues bruyante de GrassMarket. Son esprit se remplissait d’idées, toutes plus attrayante les unes que les autres.

Le dernier client dans la boutique partie. Payant son tissu au garçon derrière le grand comptoir qui disparu dans l’arrière boutique. Ide ne savait pas compter. Elle savait lire,  presque bien. Mais on ne lui avait jamais appris à compter. Aussi, elle avait beau passer  beaucoup de ces journées dans la boutique, elle n’était pas d’une grande aide.
Elle était au mieux une bonne de ménage. Si on ne la savait pas rentière de ce petit commerce, on aurait pu y croire en effet.
Son moral en pris un coup. Comme si l’aiguille qui lui avait piquait le doigt, lui avait maintenant transpercé le cœur. Une ombre passa sur son visage.

Elle continua de s’affairer silencieusement, chantonnant une berceuse, réminiscence de son enfance, à mi-voix. La clochette au-dessus de la porte tinta.

« Bonjour » lança-t-elle machinalement sans relever la tête
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sheena Matheson le Sam 2 Juin - 21:36

Sheena avait passé la journée à trier les tissus qui restaient dans l'arrière boutique et elle était arrivée à la conclusion qu'il allait en falloir de nouveau, au moins cette soie bleutée dont ses clientes raffolaient.

Elle sortit de l'argent de la caisse, le nota sur un papier qu'elle plia au fond de sa bourse, y fit tomber la monnaie qu'elle venait de récupérer et sortit de l'atelier de couture. Elle prit soin de bien fermer à clé, et traversa la place du marché. Elle avait repéré une petite boutique, aux prix modestes, qui devrait correspondre à son affaire.

Sheena s'arrêta un instant devant la vitrine, sourit en voyant les vêtements exposés -elle en appréciait les finitions-, et entra. Elle avait aperçu la jeune femme assise à la tâche, et était captivée par ses gestes souples et le fil qui courait le long du tissu. C'était différent des gestes de la Fionna, secs, brusques, ampoulés. Il y avait une brutalité chez l'ancienne patronne de Sheena qui ne transparaissait pas dans la main de la jeune femme de la boutique.

Une clochette retentit au dessus de sa tête, sonnant joyeusement son arrivée.

Une chanson s'arrêta et un « Bonjour » accueillit la caoineag.

"Bonjour, répondit-elle dans un sourire. Je suis venue voir ce que vous aviez comme soies. Je ne vous dérange pas j'espère ?"

Sheena fut un instant captivé par la beauté triste qui émanait de la jeune femme. Une blancheur immaculée, un corps fin et une blondeur presque irréelle. Sheena finit par détourner le regard, troublée, et préféra se concentrer sur les tissus exposés en magasin.

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Il va ouvrir la porte.
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Ide Thornbird le Mar 5 Juin - 0:56

Ide releva la tête quand une voix féminine lui adressa la parole. Elle avait souvent à faire à des hommes venus acheter du tissu en gros qui négociait directement avec le directeur qu’elle avait mis en charge de tenir la boutique. Après tout, elle n’était qu’une faible femme et ne valait pas leur attention. D’autres clients l’ignoraient simplement parce que. Ide n’avait pas une bonne réputation aux alentours. Elle était nimbée de mystère et problèmes, ce n’était pas le genre de personne que le peuple d’Edimbourg apprécier. On lui reprochait la disparition de son mari,  qu’elle soit toujours veuve après le temps de veuvage minimum mais qu’elle ne porte plus le noir, qu’elle vive en dehors de la ville, qu’on voit sur sa peau diaphane qu’elle n’est pas de ceux élever dans le port. On lui reprochait beaucoup de choses.
Ide ne prêtait qu’une oreille inattentive aux clients qui ne lui donnait pas un minimum de respect. Mais quelqu’un qui lui semblait rentrer sans avoir envie de médire sur elle, ça, ça lui faisait redresser la tête.
Quelque part, ça faisait aussi rentrer un peu de joie dans sa poitrine.  Un sourire doux s’afficha sur son visage, comme ceux que l’on a lorsqu’on laisse le soleil nous réchauffer. Un petit point de lumière sur son visage habituée à la solitude.

« Non, vous ne me dérangez absolument pas. »

Elle laissa là ces tissus en court de pliage. Ses sourcils prirent un pli de concentration qui lui faisait une ridule entre les yeux.

« Des soies…voyons voir. Je sais que nous avons. Est-ce que vous avez besoin de quelque chose de particulier ? »
Nouvelle pause de réflexion qui creusa sa ridule. Sans attendre de réponse, elle enchaîna rapidement sans pour autant hausser le ton :
« Je vais voir en arrière boutique et je vous ramène tout de suite des échantillons. Nous reçu tout récemment une soie dès plus extravagante.»

Elle disparu prestement dans l’arrière boutique et réapparu presque aussitôt avec une demi-douzaine de bouts de tissu lisses et brillants. Elle les déposa doucement dans les mains de sa cliente.

« N’hésitez pas me demander quoi que ce soit, je suis ravi de voir une nouvelle cliente. »
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sheena Matheson le Ven 8 Juin - 11:48

« Je vais voir en arrière boutique et je vous ramène tout de suite des échantillons. Nous reçu tout récemment une soie dès plus extravagante.»


Sheena la suivit des yeux tandis que la couturière faisait des allers retours vers l'arrière boutique. Celle ci revint  les bras chargés d'une pile d'étoffes plus belles les unes que les autres.

« N’hésitez pas me demander quoi que ce soit, je suis ravi de voir une nouvelle cliente.
- Merci je suis aussi ravie d'avoir trouvé votre boutique, sourit Sheena. »

Il y avait quelque chose de grisant à imaginer ses grands pans de tissus qui allaient finir, sous ses ciseaux et son matériel de couture, en corsets serrés et stricts, redessinant les courbes, sculptant les corps et redressant les silhouettes. Plus elle travaillait à l'atelier, plus Sheena appréciait cette magie des aiguilles de réparer en quelques fils une âme cassée. Car bien sûr, il y avait le côté matérialiste, terre à terre, de répondre à la demande des clientes, mais c'était aussi davantage. Dissimuler sous les baleines une légère bosse dans le dos, et avec ça, coudre au delà des personnes.

"Je vais prendre cette soie ci", dit Sheena en laissant courir ses doigts sur une étoffe bleu nuit -exactement la teinte qu'elle cherchait. Vous avez de très beaux tissus, félicitation."

Au delà de la qualité du choix, Sheena appréciait l'atmosphère de la boutique. Feutrée, calme, sans floriture, et surtout la jeune couturière dont le visage s'était éclairé d'un sourire à son arrivée. Elle se promit d'y retourner dès qu'elle en aurait l'occasion.

"Combien je vous dois ? demanda-t-elle en ouvrant sa bourse.

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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Ide Thornbird le Sam 9 Juin - 0:10

Ide aquiesçait doucement à tout ce que disait sa cliente. Elle la regardait du coin de l’oeil, discrètement, pour étudier ses traits. Elle retrouvait la même affectation que celle qu’elle voyait lorsqu’elle se regardait dans le reflet de l’eau. C’était la trace du malheur. Qu’il soit arrive la semaine dernière ou bien une decennia avant, on pouvait toujours le voir dans l’éclat un peu terne des yeux, dans les coins de la bouche, les plissures du front.
La jeune femme se dit que cette fille était comme elle. Qu’elle avait été comme elle. Qu’un jour, elle s’était réveillée avec tout le poids du monde sur les épaules et qu’elle s’était levée une nouvelle fois.

Ide se demanda si c’était une étrangère d’Edimbourg. La rousse paraissait plus riche, plus éduquée qu’elle. Elle savait surement lire et compter parfaitement. Ide l’enviait un peu. Elle serait moins empotée qu’elle pourrait mieux se débrouiller toute seule. Cette fille pouvait surement le faire.
Ses doigts glissèrent sur le tissu bleu.
« C’est un très bon choix »

Elle hésita.
« Attendez un instant, le garçon de comptoir va revenir. Moi, je ne peux pas vous aider. Mais allez-y poser votre tissu ici, il va revenir tout de suite ! »

Ide se recula pour la laisser passer en lui indiquant le couloir. Elle nourrissait un respect sans origine pour cette jeune femme. Elle la regarda se mouvoir gracieusement.

« Êtes-vous d’Edimbourg ? » demanda-t-elle subitement.
Quelque part, elle espérait la réponse. Elle espérait retrouver quelqu’un comme elle dans ces rues malfamées et sales, dans cette ville si grande pour un si petit phoque. Ide ne recherchait pas forcément le lien avec les autres, elle n’en ressentait pas le besoin. Mais elle avait grandis dans un endroit perdu au fond des pierres et des vents où on se serrait plus les coudes et on ne prenait pas pour habitude de mettre de côté une jeune femme comme elle.
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sheena Matheson le Jeu 14 Juin - 19:37

« C’est un très bon choix »

Sheena sourit, rassurée par la remarque. Ses clientes allaient adorer ce nouveau tissu.

« Attendez un instant, le garçon de comptoir va revenir. Moi, je ne peux pas vous aider. Mais allez-y poser votre tissu ici, il va revenir tout de suite ! »

La caoineag resta immobile un court instant, indécise. Elle n’avait jamais mis les pieds dans une boutique aussi sophistiquée, plus habituée au marché où le vendeur et l’encaisseur ne faisant qu’un. Et comme à chaque fois qu’une chose nouvelle se présentait à elle, elle réprima une courte sensation de panique. Mais elle se ressaisit bien vite et posa l’étoffe qu’elle tenait en main sur le comptoir, comme lui avait suggéré la couturière.

« Êtes-vous d’Edimbourg ? »

Les grands yeux pâles de Sheena s’écarquillèrent. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi on lui posait une telle question. Avait-elle fait quelque chose de mal ?

« Non », répondit-elle d’une voix douce, maîtrisant ses émotions. Je viens de la côte. »

Silence. Raconter le reste, c’était raconter Calum, puis Keith. Le voulait-elle ? Absolument pas. Ou bien pouvait-elle encore une fois servir une de ses semi-vérités ?

« J’ai suivi mon mari ici, mais les affaires le retiennent souvent loin de moi. »

Voilà, le reste elle pouvait le garder pour elle, la petite vendeuse n’avait pas à tout savoir.
Aucune animosité ne se dégageait de Sheena, elle avait juste retenu ce qu’elle voulait laisser caché. Elle ne voyait aucun mal à répondre aux questions anodines, trouvant son interlocutrice sympathique, et surtout elle avait senti dans la jeune femme une sorte de mélancolie latente, dans ses gestes lents, ses yeux souvent baissés et sa voix menue.

« Et vous ? »

Parfait, elle n’était plus le centre de la conversation.

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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sreath-Mhurtair le Sam 16 Juin - 21:04

do you feel my breath on your neck ?
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Tu bouscules la foule, perdu et confus. Dans les replis de ta cape, cette main que je t’aie fait trancher, que je t’aie fait voler. C’est ce que tu es. Un voleur. Rien de plus, rien de moins. Un rat des rues qui n’a que trop longtemps baigné le cul dans le beurre. Il est temps que tu ouvres les yeux, que tu vois la vérité sur cette ville, sur toi.

Tu as de la chance, je suis là pour toi. Moi, je t’aime. Je vais te montrer, je vais te guider. Cesse donc de me craindre, de me repousser. Laisse donc cette douce folie te gagner.

Tu pousses les gens, gardant cette horreur qui t’épouvante tout contre toi. Le sang coule, il imbibe tes vêtements. Dans le fond, je le sais, cela te plaît. Ne fais donc pas ton prude. Tu aimes cela. La preuve, tu as envie de rire. Mais pas ici, pauvre fou. Tu ne peux pas faire cela ici.

Je prends le contrôle, agacé de ta stupidité. Je ne devrais peut-être pas offrir ma rédemption aux fous dans ton genre. Je préfère les individus plus calmes, comme cette jeune femme que j’ai possédée il y a peu. Elle était douce et aimante. Un véritable plaisir à corrompre. Peut-être devrais-je penser à aller la revoir, lui laisser un mot doux au pas de sa porte. Penses-tu que nous pourrions lui laisser cette main en cadeau ?

Je te fais rentrer dans la première boutique que l’on croise. Ici, nous serons au calme. Et s’il faut crever des yeux et trancher des langues, tu as toujours ce poignard dans ta main. Ta capuche obscurcit notre visage alors que nous pénétrons dans le lieu. Tu luttes, tu as peur. Pauvre chose.

Je prends un instant le contrôle et tu trébuches. Non. Tu ne partiras pas. Je te l’interdis. Tu es à moi maintenant. À moi et à personne d’autre. Tu t’étales donc. La main coupée t’échappe, glissant sur le sol, entre les deux jeunes femmes présentes. D’autorité, je te relève. D’une main, je pousse le loquet de la porte d’entrée. Notre arme reste dans le pan de ta cape. Tu ne la montreras pas, pas tout de suite. Mais nous devons récupérer cette main. Je veux l’offrir à la douce Gemma pour la remercier du temps que nous avons passé ensemble.
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Ide Thornbird le Mer 20 Juin - 22:15

Sheena ne venait pas d’Edimbourg, comme elle. Elle avait suivie son mari jusqu’ici, comme elle. Elle avait grandis dans un endroit battu par les vents, comme elle. Ide souris. La jeune femme rousse en face d’elle n’avait pas l’air d’aller si mal, elle avait l’air au contraire d’avoir vécu plus simplement et longtemps. Cela voulait dire que c’était possible. Si quelqu’un d’autre avait réussi à le faire, Ide pouvait le faire aussi.

« Je viens de Wick, dans les Highlands. Nous savons toutes les deux ce que ça fait d’avoir grandis dans le vent de la côté ! »

Wick lui manquait. Elle y pensait souvent, ça n’était pas toujours un crève-coeur, c’était parfois de la douce nostalgie. Mais là, à cet instant, elle sentie un petit pique dans son coeur et son sourire s’effaça. Elle fit un geste de la main devant son visage pour effacer la tristesse. On ne montre pas ces larmes à une cliente, tout de même.

« Wick est un pays très différent des côtes j’imagine… Enfin le garçon de comptoir ne va pas tarder ! »

Elle força un sourire, et amena Sheena vers le comptoir alors qu’elle comptait aller regarder ce que faisait l’employé. Mais la porte s’ouvre rapidement derrière elle. Au début, Ide s’attend à un contrôle des gardes de la ville. Ils ne sont pas réputés pour leur douceur, et ça ne serait pas la première fois que la boutique fasse l’objet d’une inspection inattendue. Avec toutes ces mortes, après tout… Ide n’y voyait rien à redire.
Mais ce n’était pas une troupe de garde.

Le bruit du corps qui s’effondre sur le parquet est un bruit sourd qui résonne jusqu’aux creux des oreilles. Les membres d’Ide se paralysent, son coeur s’emballe subitement. Elle sent l’odeur du sang. Ces yeux suivent lentement la trainée sur le sol. Au bout de la marque rouge, une main. Juste une main. Juste une main. Ide voudrait crier mais elle ne peut pas.
Ses yeux sont trop obnubilés par ce qui se tient à ses pieds pour se rendre compte que l’action ne sait pas arrêté autour d’elle. Le bruit du loquet de la porte la ramène à la réalité.

Ide recule d’un pas, son dos butte contre bois du comptoir. Elle craint les hommes naturellement, et son esprit se perd déjà dans tous les pires scénarios qui pourraient leur arriver. Elles doivent se mettre à l’abris et son cerveau tourne court. La petite porte pour passer derrière se trouve du côté de Sheena. Ce sera déjà une protection, un élément rassurant, quelque chose.
Elle veut vivre, la petite flamme qui l’a toujours animé brûle en elle. Son corps s’anime presque tout seul, alors qu’elle avait l’impression que son coeur allait exploser dans sa poitrine. Elle poussa Sheena vers la porte à battant pour la faire se diriger vers l’arrière boutique. Elle donne un petit coup de pied dans la main sur le sol, lui faisant cracher un sang et elle emprunte le même chemin que Sheena.

Que faire maintenant ? Il existe une sortie dans l’arrière boutique, qui donne sur une petite cours où ils font livrer les plus gros tissus. Mais deux jeunes femmes comme elles seraient vite rattrapées.
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sheena Matheson le Jeu 21 Juin - 16:29

« Je viens de Wick, dans les Highlands. Nous savons toutes les deux ce que ça fait d’avoir grandis dans le vent de la côté ! »

Sheena se retint de rectifier. Elle n’avait pas vraiment grandi sur la côte, elle avait plutôt fui en famille son village après la mort de sa petite sœur pour faire taire les commérages. Mais elle ne le dira pas à la jeune femme, non. Pas plus qu’elle ne lui parlera de cette fille qu’on a retrouvée pendue suite à une nuit de pleurs et de rage de la caoineag. En un sens, oui, elle a connu la côte et le vent. Et elle les a bien aimé, ils faisaient taire les rumeurs qui grouillaient derrière elle. Derrière sa mère, aussi. Une femme seule qui élève ses filles en vendant du poisson au marché, qui n’a pas besoin d’homme, ça fait jaser.

Sheena se contenta de sourire et d’acquiescer d’un hochement de tête.

« Wick est un pays très différent des côtes j’imagine… Enfin le garçon de comptoir ne va pas tarder ! »

Elle la croyait sur parole, incapable de situer Wick sur une carte. Dans son silence flottait le sel des embruns.

Soudain, tout bascula.

Quelqu’un était entré dans la pièce, et Sheena recula instantanément. Lorsqu’elle entendit quelque chose rouler au sol et qu’elle vit ce que c’était elle retint un hurlement. Pas de terreur, non. Elle se glissa immédiatement devant la jeune couturière pour la protéger. C’était revenu. Il n’y avait que Ça pour balancer des mains sanglantes sur le parquet d’une boutique. Elle regretta de ne pas avoir d’arme et sentit ses griffes invisibles s’étendre au-delà de ses doigts, prêtes à forcer la chair à se découper seule. Si elle avait fait plus attention, Sheena se serait rappelée que personne ne pouvait approcher Son corps. Lui pouvait tailler Edimbourg en rondelles si l’envie lui prenait mais en retour les habitants se battaient contre un fantôme. Mais en cet instant précis, la caoineag ne raisonnait pas. Elle n’était que colère et mépris envers cet être abject qui l’avait manipulée, qui s’était servi de Keith comme d’un pantin et à cause duquel un vieil homme était en prison. Sheena n’était pas dupe, elle savait pertinemment que si le vieil imprimeur avait été possédé, il avait été libéré sitôt qu’il avait été jeté en prison. Comme Keith. Comme elle.

Peut-être était-elle devenue folle à Le voir partout, à Le deviner dans l'ombre, sous les capuches des passants, dans les pas qui résonnaient dans la nuit. Peut-être. Elle haussa les épaules. Elle préférait passer pour folle que de Le laisser approcher une innocente.

« Toi. »

Le mot siffla entre ses dents serrées, acide. Son regard avait quitté la main coupée pour se poser sur la silhouette qui venait de se précipiter sur la porte pour en tirer le loquet.

La main de la jeune vendeuse dans son dos la tira de sa fureur sourde. La jeune femme avait contourné le comptoir et la pressait de la rejoindre. L’arrière boutique, surement. Une porte de sortie. Sheena n’y croyait pas, elle avait intégré depuis longtemps que sa bonne volonté se heurtait à sa malchance chronique. Cependant elle obéit, précédant la jeune femme dans l’arrière boutique. Mais elle s’immobilisa bien vite, ne sachant pas où aller. De nouveau, en se tournant vers le comptoir pour L’observer, elle fit passer sa comparse de fuite derrière elle, pour la protéger. Elle n’était pas bien épaisse, Sheena. Cela ne l’empêcherait pas de se battre jusqu’au bout pour permettre à la jeune vendeuse d’avoir la vie sauve.

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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sreath-Mhurtair le Ven 22 Juin - 13:12

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La peur. Douce sensation que celle de voir autrui nous fuir. Tu la sens, l’adrénaline qui court dans tes veines ? Tu ris, pauvre fou. Et je me joins à toi. L’éclat nerveux se change en rire grinçant et étrange. Ta nervosité, mon amour de la chasse. Et nous rions… Mais pas pour les mêmes raisons. Ton regard accroche la rouquine et je me gausse de joie. Un ancien réceptacle. Qu’il me tarde de jouer avec la petite Sheena. Qu’il a été doux de la tirer dans mon obscurité, dans ma démence. Elle était plus amusante que toi à posséder en tout cas. Toi, tu es déjà à moitié fou, tu ne représentes aucun réel challenge. Je pensais offrir cette main à Gemma que je viens de quitter, mais peut-être Sheena l’accepterait-elle ?

Donne-la-lui.
Maintenant.
Je veux voir les larmes couler sur ses joues.
Je veux goûter sa peur.
Je veux sentir ses cheveux.

Je veux qu’elle sache que je ne l’oublie pas.
Jamais.


Tu n’es pas bien épais, tu n’es pas bien imposant. Mais ton rire guide tes pas lents alors que les jeunes femmes cherchent un abri, un endroit où fuir loin de toi. Ta voix grince. Tu essayes de les mettre en garde, de leur demander de fuir. Je transforme tes mots en un fond de gorge angoissant, raclant tes cordes vocales pour s’en arracher d’un grondement animal. Nous nous penchons, ramassant la main étant tombée au sol.

Elles sont dans l’arrière-boutique quand je te fais sauter au-dessus du comptoir dans un mouvement souple que tu ne te savais pas capable d’effectuer. Je suis aux commandes maintenant, tu n’as plus à te soucier de ce genre de choses. Parce que, même si tu n’es qu’un fou, je t’aime, toi aussi. Tout comme j’ai aimé et j’aime encore Sheena et Gemma. Peut-être viendrais-je te faire des présents, à toi aussi ?

D’un pas lent et mesuré, tu rejoins l’arrière-cour. Nous ne faisons pas tomber notre capuchon. Toi, parce que tu as peur de ce que tu fais, moi parce que je veux pouvoir jouer avec toi encore un moment avant que tu ne te fasses attraper.

La rouquine s’interpose devant la blonde. Elle sait qui je suis… Mais elle ne sait pas qui tu es, toi. J’allonge le pas, la rejoignant rapidement. Deux femmes frêles et sans défense… Il est tentant de simplement les massacrer… Mais il y a Sheena… Et elle, je ne veux que la terroriser. Je veux l’entendre supplier à genoux pour que je la reprenne, pour qu’elle puisse à nouveau goûter mon amour pour vous tous.

Ne sois pas jaloux ainsi, tu sais bien que, si je ne t’aimais pas, toi aussi, je ne serais pas là, à tes côtés, pour te montrer comment tu dois vivre, comment il faut faire pour réellement ressentir la pulsation de la ville dans tes veines.

Tes mains sortent de sous ta cape, dévoilant ton arme. La dague vient se nicher tout contre sa gorge du plat de la lame. Je ne veux pas la blesser, pas tout de suite. Tu lâches à nouveau notre trophée et ta main nouvellement libre attrape sa nuque, la tirant d’autorité à toi pour que je puisse l’embrasser. Un baiser chaste et pur, témoignant de ma volonté de te terroriser sans te faire le moindre mal. Tu as vu la lumière, pourquoi t’en écartes-tu ainsi, ma belle Sheena ?

Tu agrippes son menton avec force. Tu lances un regard à la blonde, t’assurant qu’elle ne fasse rien de déplacé à notre encontre. Tes yeux brillants sous ton capuchon, tu lèches la joue de la rousse, pressant davantage la lame sur sa gorge.

« Tu t’es égarée, il me semble… Il me semblait pourtant que je t’avais montré comment vivre… M’as-tu déjà oublié ? M’as-tu déjà remplacé ? Je pensais offrir cette main à une autre, mais, je t’en prie, prends là en gage de mon amitié, en souvenir du temps passé ensembles. »

Pendant mon discours, tu ne lâches pas l’autre femme des yeux, même si nos mots sont déposés directement dans le creux de l’oreille de Sheena.
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sheena Matheson le Ven 22 Juin - 20:18

La lame sur la gorge figea Sheena sur place aussi sûrement que des liens. Le froid du métal contre sa chair avait quelque chose d’étrange, à la fois terrifiant et vivifiant. Elle était là, la différence Lui et les vivants, dans ce sang qui ne coulait pas encore, ce sang dont Il avait besoin, Lui qui était incapable de s’incarner. Sans elle, sans Keith et sans les autres Il n’était rien, qu’une âme errante condamnée à flotter entre deux rives. Il avait besoin d’eux. Et pour ça, Il leur était inférieur et ne méritait pas leurs cauchemars.

Elle n’avait pas crié. Elle n’avait pas peur. Elle se tenait droite et immobile, sage comme lors de ses jeux avec Keith, attendant la suite. Ne pas Lui donner cette terreur dont Il avait besoin, lui refuser la place qu’Il avait occupé, avant… le vide qu’Il avait comblé n’était plus. A force de donner la mort la coineag savait qu’elle finirait par la perdre elle-même. Cela ne l’effrayait plus, l’inquiétait tout au plus, par peur de laisser le dernier des McBain anéanti. Et peur aussi pour les autres de la fureur dévastatrice que pouvait causer chez lui une telle douleur. Peut-être pas autant que la perte de sa sœur Deborah, mais Sheena le savait, Keith ne laisserait pas passer un tel affront. Tout comme elle veillait sur lui, il la protégeait farouchement. Regrettait-elle son absence à cet instant ? Non. Sans lui, elle pouvait agir à sa guise face au tueur, sans craindre qu’il lui arrive quoi que ce soit. Il y avait la jeune vendeuse, c’est vrai, et c’était aussi vrai que Sheena cherchait à la défendre à tout prix. Mais elle n’y mettait pas la même fièvre.

En revanche, le baiser volé lui donna envie de hurler.

Sheena se força à rester de marbre, même si son esprit faisait danser devant ses yeux la silhouette ardente et dévoreuse de Harlow. Sauf que ce baiser dans la ruelle, c’était elle qui l’avait imposé. Un court instant, elle songea que c’était lui sous le capuchon. Curieusement, cela rendit Son geste un peu  plus supportable.

La dague dans la chair s’enfonça un peu plus. La caoineag respirait lentement pour rester maîtresse de ses émotions. Un frisson de dégout lui échappa cependant quand la langue toucha sa joue. Elle retint le geste rageur qui voulut essuyer la trace de salive d’un revers de manche. Pas de mouvement brusque. Surtout pas.

« Tu t’es égarée, il me semble… Il me semblait pourtant que je t’avais montré comment vivre… M’as-tu déjà oublié ? M’as-tu déjà remplacé ? Je pensais offrir cette main à une autre, mais, je t’en prie, prends là en gage de mon amitié, en souvenir du temps passé ensembles. »

Sheena sourit en entendant ces mots qui s’appliquaient tant à essayer de l’effrayer. Sa moue se transforma bien vite en grimace, lorsqu’Il lui colla la main coupée dans les siennes. Aussitôt une angoisse résonna dans son esprit : A qui était cette main, et son propriétaire était-il encore vivant ?

Elle ne pouvait pas voir la vendeuse, seulement sentir son regard dans sa nuque. Cela lui donna le courage de répondre, au moins pour gagner du temps puisqu’Il paraissait peu pressé de la tuer.

« Tu m’as aidée à être vivante. A apprécier le poids d’une vie. Tu m’as apprise à combler mon propre vide. »

Ces mots résonnaient douloureusement en elle, car ils étaient vrais. Il lui avait permis de revivre, Il avait été son sursaut, aussi incroyable que cela pouvait paraître.

Seconde mesure.

« Je n’ai plus besoin de toi, tu n’y as plus ta place. Désolée. Il faut que tu t’en ailles. »

Comment avait-elle réussi à mettre autant de douceur dans sa voix alors qu’elle n’éprouvait que du mépris et de la pitié ? Sheena n’aurait su le dire. Et ce n’est qu’au bout de quelques instants qu’elle réalisa qu’elle venait de révéler à la petite vendeuse qu’elle avait été une ancienne possédée. Peu importait désormais, si cela pouvait permettre de sauver des vies, elle reconnaîtrait sans mal tous ses crimes.

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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Ide Thornbird le Mar 26 Juin - 18:53

Il les avait suivi jusque dans la boutique arrière, avant même qu’elles aient eut le temps de réagir. C’était à prévoir et Ide ne devrait pas être surprise. Mais le voir toujours plus proche, toujours plus menaçant lui glaça le sang subitement. Elle pris pleinement conscience de la petite pièce autour d’elle, des murs qui lui semblaient se rapprocher à la même vitesse que lui. Reprendre son souffle lui paru difficile, l’air disparaissait peu à peu autour d’elle et elle avait beau accélérer le rythme de ses respirations, l’air ne revenait pas. Des larmes commencèrent à couler de ses grands yeux écarquillés.

Sa cliente s’était placé devant elle. Ide pouvait sentir la raideur dans son corps, une raideur qui disait qu’elle ne flancherait pas. Elle voulait la protéger, certainement, mais Ide n’en prenait pas pleine conscience. Son corps à elle, faible et tremblant, ne trouvait pas la force de défier celui qui les menaçait. Ses pieds reculaient peu à peu, jusqu’à ce qu’elle butte contre le mur du fond. Les gonds de la petite porte donnant sur l’arrière cour s’enfoncèrent dans son dos, froids et rugueux. Elle n’y jeta même pas un seul regard, trop obnubilé par les yeux froids qui les fixait.

Elles ne pouvaient l’empêcher de se rapprocher. Il se retrouva finalement si proche de la jeune femme devant elle. Lorsqu’il sortie un couteau de sous son manteau, Ide poussa un cri pitoyable et un vieux réflexe la poussa à tendre le bras vers la rousse pour essayer de la tirer vers elle. Mais son geste mourut rapidement. Ide eut l’impression de sentir le froid de la lame qu’il posa sur la gorge de la jeune femme.  Son coeur manqua un battement. La voix de ce fou était râpeuse. « M’as-tu déjà oublié ? » Ide se sentie comme une envie de vomir tant son estomac était serré et tant cette voix semblait venir d’outre-tombe. « en souvenir du temps passé ensembles ».
La jeune femme ne comprenait pas ce qui se passait ou de quoi il parlait. Elle connaissait les rumeurs de ce tueur qui jetait son ombre sur la ville. On disait qu’il rendait fous les gens dont il s’approchait. Mais ce n’était que des rumeurs entendu dans la bouche des femmes qu’elle côtoyait, des histoires auxquels elle ne prêtait qu’une oreille discrète. Cela ne pouvait pas arriver en vrai. On croit toujours que cela n’arrive qu’aux autres.

Ses yeux durs n’avaient pas arrêté de la fixer alors qu’elle essayait de lire les réponses à toutes les questions qu’elle se posait subitement.
« Je n’ai plus besoin de toi, tu n’y as plus ta place. » Ide ne comprenait rien. Les murs lui donnaient toujours l’impression de se refermer sur elle. Elle ne nourrissait pas l’espoir que cela le fasse partir, c’était une idée trop saugrenue. Pourquoi renoncerait-il si proche de son but ? Une idée horrible se mit à lui trotter dans la tête. Ce n’était pas elle qu’il voulait, c’était sa cliente. Et c’était peut-être là son seul espoir de s’en sortir.
Ide maudit la terre ferme, elle maudit ses jambes, l’air sec, le bois autour d’elle. Jamais cela ne serait arrivé dans l’eau. Jamais il n’aurait pu mettre la main sur elle. En quelques brasses, elle aurait disparu. Dieu qu’elle détestait Edimbourg. Un nouveau gémissement grimpa entre ses lèvres.
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sreath-Mhurtair le Sam 30 Juin - 13:30

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Douces paroles que celle de ma passée. Elles m’emplissent de joie et de bonheur. Elle le sait. Elle s’en est rendue compte. J’ai allumé le feu de vie en elle, j’ai soufflé sur les braises, les maintenant prudemment chaudes pour ne pas qu’elles s’éteignent. J’ai veillé sur elle comme personne ne pourra jamais plus le faire, comme personne ne l’a jamais fait auparavant. Je n’aime pas son sourire. Elle est plus belle dans le malheur et dans le désespoir. C’est pour son bien. A moins que la folie ne soit là ? Qu’elle ne nous propose de retourner cette arme contre la petite blonde tremblotante pour une dernière aventure à deux ? Cela serait bon, cela serait bien.

Je meurs d’envie de lui glisser ta dague entre ses doigts, de serrer sa main de la tienne. Je veux diriger le coup. Que viserions nous ? La gorge ? J’aime attaquer à la gorge, et toi aussi. Lorsque le flot carmin s’échappe, coulant sur une peau hâlée ou pâle, nous aimons nous absorber dans la contemplation du contraste entre le rouge et le clair. La blonde à la peau claire. Quel beau tableau que serait celui-là.

Pourtant, elle me repousse. Elle s’en excuse. Mais cela me frustre. Cela me met en colère. Je suis confus, tu te débats, essayant de récupérer le contrôle de toi-même en sentant mon trouble.

« NON ! »

Je crie en même temps que toi, mais pas pour les mêmes raisons. Le coup part sans que nous nous en rendions compte. La dague est retirée, le coup est armé. Nous frappons de notre main libre. Ni toi ni moi ne lui voulons du mal. Je veux juste… Je la veux juste elle… Elle et sa douce terreur. Elle et sa peur. Tu ne savais pas que tu avais ce genre de force en toi, nous l’envoyons valser au sol. Ton bras te fait mal d’avoir ainsi forcé sur tes muscles, je n’en ai rien à faire. Dans un ultime geste agressif, poussé dans nos retranchements, je pointe ton arme sur elle.

« Tu ne peux pas ! Tu ne te rends pas compte. Tu es à moi ! À moi ! Tu n’as pas le droit d’être en paix ! Tu n’as pas le droit de ne plus avoir besoin de moi ! »

Ta mâchoire est serrée, tu t’efforces de m’empêcher de crier. Tu ne veux pas que je ramène des gens ici, que j’attire trop l’attention. Mais je suis en colère et je me fiche de ce qui peut t’arriver. Tu te détournes de la rousse. Quelle déception. À la place, tu empoignes la blonde tremblotante directement par les cheveux, la faisant tourner d’autorité. Tu la plaques contre ton torse, face à ma précieuse Sheena. La dague vient se placer dans le cou de la vendeuse, cette fois-ci, du côté tranchant. Cependant, je fais attention à ce qu’elle ne morde pas la chair.

« Dois-je égorger cette gueuse devant toi pour te ramener à moi, Sheena ? Veux-tu vraiment me forcer à cela ? Tu sais de quoi je suis capable, tu sais que cela ne me dérange pas. Et celui-ci est déjà à moitié fou, cela pourrait presque l’amuser. »
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sheena Matheson le Lun 2 Juil - 17:20

Le coup propulsa Sheena au sol où elle s'écroula comme une poupée de chiffons. Sa voix lui griffait la gorge de peur mais elle la contenait comme elle pouvait. Se redressa péniblement en s'appuyant contre le mur.

« Tu ne peux pas ! Tu ne te rends pas compte. Tu es à moi ! À moi ! Tu n’as pas le droit d’être en paix ! Tu n’as pas le droit de ne plus avoir besoin de moi ! »

Sa voix griffait sa gorge comme un chat en cage.


"Je n'appartiens à personne, c'est ça aussi que tu m'as appris"
, dit-elle doucement, en regardant les yeux qu'elle devinait sous la capuche rabaissée.

Pas de geste brusque. Pas de violence. Juste lui faire face et continuer à parler, lentement, calmement, maîtrisée. Ne pas ressentir la moindre peur ni le moindre mépris. Juste de la pitié et de la compassion.

« Dois-je égorger cette gueuse devant toi pour te ramener à moi, Sheena ? Veux-tu vraiment me forcer à cela ? Tu sais de quoi je suis capable, tu sais que cela ne me dérange pas. Et celui-ci est déjà à moitié fou, cela pourrait presque l’amuser. »


Ce qu'elle redoutait venait d'arriver, Il s'était emparé de la jeune vendeuse et s'en servait comme monnaie d'échange. Oui, la caoineag pouvait lui obéir, revenir vers lui, et il la lâcherait. Peut-être. Ou bien la forcerait-Il à la tuer à Sa place et... non, elle devait trouver autre chose.

"Ecoute-moi, qui que tu sois, poursuivit-elle avec toujours cette voix calme, tu peux encore résister. Tu peux lui faire face. Il te fais croire qu'Il t'aidera, qu'il a sa place en toi mais c'est faux. Il comble un vide que tu peux affronter seul. Fais-moi confiance. Il y a toujours une autre solution."

Elle s'avança lentement, les mains ouvertes et tendues vers eux en signe de paix.

"Quant à toi, pauvre âme, si c'est moi que tu veux, soit. Viens me chercher. Mais laisse cette pauvre femme tranquille."

A cet instant précis Sheena ne doutait pas qu'Il retournerait sa dague contre l'une d'entre elle. Elle espérait juste que ça soit elle plutôt que la jeune femme blonde.

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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Ide Thornbird le Mer 11 Juil - 17:30

Elle avait été incapable de réagir. Son corps avait été trop faible pour opposer à la moindre résistance. Et maintenant Ide sentait le froid de la lame contre son coup et le souffle chaud, erratique, de ce fou dans ses cheveux. Elle allait mourir. Les larmes coulaient à grand flot le long de ces joues, sans faire le moindre bruit.
« Dois-je égorger cette gueuse devant toi pour te ramener à moi, Sheena ? Veux-tu vraiment me forcer à cela ? Tu sais de quoi je suis capable »

Le sang lui montait à la tête, et elle ne parvenait plus à entendre ce qui se passait correctement. Le seul son distinct était le battement de son sang dans ses oreilles. Les larmes embuaient sa vue. C’était une insupportable attente. Elle voulait que ça finisse, que la larme fasse son oeuvre et la laisse là, vide. Ou qu’il jette son corps qui ne pouvait plus la supporter et l’abandonne. Mais qu’il fasse quelque chose ! L’attente était pire que tout, pour elle qui avait l’intime conviction qu’elle allait mourir.
Elle espérait que du bon sortirait de tout cela. Que la jeune femme rousse en face d’elle, qui avait l’air si sure d’elle dans cette situation si désespérée, pourrait s’enfuir. Elle pourrait trouver la seconde qu’il lui fallait pour ouvrir la porte et prendre les jambes à son cou. Oui, très, certainement. Si elle mourrait tout de suite, Ide irait seule voir ce qui passe quand on quitte ce monde. C’était un réconfort bien mince, mais avec le tranchant de la lame qui appuyait contre sa gorge, tous les réconforts étaient bons.

« Quant à toi, pauvre âme, si c'est moi que tu veux, soit. Viens me chercher. Mais laisse cette pauvre femme tranquille. »

Non. C’était du suicide. Non. Non. Elle voulait crier de la laisser et de fuir. Mais elle ne pouvait pas crier. Elle se contenta d’ouvrir des yeux de chouette, de balbutier des débuts de phrases.

Ses jambes devinrent trop faibles, pour anesthésier par la situation pour porter son corps plus longtemps. Elle les sentie ployer sous son poids et du se résoudre à poser son poids contre le corps derrière elle. Idée sentie les nerfs qui tremblaient, la rugosité de l’habit. Elle devait se retenir de laisser sa tête aller d’elle-même contre la lame. Son corps rentrait en état de choc et ne lui répondait plus. Mais elle ne sombra dans le néant pour autant. Dans une ironie cruelle, son cerveau la maintint pleinement conscience de ce qui se passait. Son corps était amolie, faible à l’extrême mais elle ne raterait pas une seconde de ce qui allait se passer.
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sreath-Mhurtair le Mar 24 Juil - 20:58

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Des mots doux, des mots d’encouragement. Tu devrais écouter, ils te sont destinés. Mais un rire mauvais nous échappe alors que je me rends compte que tu ne sais trop si tu as envie d’être sauvé, d’échapper à mon étreinte. Parfait ! Tu es tout bonnement parfait ! J’aime cette démence sous-jacente chez toi, j’aime à quel point il te suffit d’une poussée pour faire le grand saut et chuter dans la folie la plus pure. Qui aurait cru qu’un homme aussi intéressant puisse courir les rues sans que personne ne le remarque ?

Le grincement de transforme en rire aboyé à pleine gorge à la face ma Sheena alors qu’elle essaye de me convaincre de lâcher la blonde terrorisée. Elle sait pourtant, elle sait à quel point les proies faciles aux grands yeux me font vibrer. Elle l’a ressenti, elle aussi, alors que nous ne faisions qu’un tous les deux, l’excitation de la chasse, l’adrénaline du cri de détresse, la sensation de puissance qui inonde un corps en train d’en soumettre un autre jusqu’à la mort.

Et là, tu la sens ployer dans tes bras, La gueuse a abandonné la lutte. Elle balbutie vaguement, nous tirant un sourire. Tu la soulages de notre lame et j’attrape son menton, lui faisant tourner le visage puis lui lécher la joue à son tour. Elle goute le salin de la mer. Ou bien est-ce la transpiration ? Après tout, la température n’est pas réellement des plus agréable, ces derniers temps. Je n’en ai rien à faire, c’est ta bouche, pas la mienne, qui goute à la cette saveur particulière.

« Ne vois-tu pas, ma Sheena ? Ne te souviens-tu pas ? La sensation que cela donne. Regarde là. »

Tu poignes à nouveau les cheveux blonds, lui faisant bouger la tête de l’autre côté de la tienne. Un sourire mauvais irradiant sur ta face, tu n’hésites pas à tirer alors que ton autre bras cercle sa taille. La position aurait pu presque être érotique, en d’autres circonstances, d’ailleurs.

« Elle est tellement belle tant elle est sage, tu ne trouves pas ? La terreur à l’état pur, la perfection. Supplie-moi de ne pas te faire de mal, la gueuse. J’aime entendre le gibier essayer d’obtenir pitié. Et quant à toi… »

Ton regard qui chutait sur le corps de la commerçante remonte, observant Sheena. Un nouveau rire nous échappe. La lame mord la peau, mais pas celle du coup. Non, tu préfères saigner cette truie à ton aise. Et mon but n’est pas vraiment de tuer, juste de ramener Sheena à moi. Le couteau entaille le vêtement, allant trancher le derme de son flanc droit, libérant le sang qui coule déjà. La coupure n’est pas trop grande, elle n’est pas trop profonde, elle n’est pas très dangereuse. Mais qu’est-ce que cela fait du bien, n’est-ce pas ? Tu glousses comme un enfant alors que tu jettes le couteau aux pieds de Sheena.

Immédiatement, ta main va chercher ce liquide obsédant, les doigts se ruant pour essayer de se faire son chemin dans la chair ouverte, écartant le tout au maximum pour que Sheena puisse profiter du spectacle comme elle le mérite.

« Prends cette lame, Sheena. Viens me montrer ce que je t’ai appris, juste ici, de l’autre côté. Tu le sais, tu ne peux m’arrêter, je reviendrais encore et toujours. Ce n’est pas de sa faute à lui, il a juste été au mauvais endroit au mauvais moment et je luis ais offert mon amour comme je te l’ai offert à toi. Tu ne blesserais pas l’un de tes semblables n’est-ce pas ? Regarde ce rouge, n’est-il pas beau ? C’est chaud sous mes doigts, Sheena. Tu te souviens, de tout ce qu’on a fait ensemble ? J’ai aimé partager cela avec toi. Tu entends les geignements ? C’est doux et beau, n’est-ce pas ? Je ne m’en lasse pas. Pleure pour moi, petite couturière, je ne t’entends pas assez. Je ne suis pas satisfait. Je te vois, Sheena. Et je te promets que si tu oses blesser mon corps, je reviendrais la tuer, elle. Et si tu ne fais pas ce que je te dis… Eh bien, tu sais que je n’ai pas besoin de réelle arme pour tuer. »


Sorry:
Je me suis permis de blesser sans lancer de dé compte tenu de la situation. Si cela dérange, n'hésitez pas à faire remonter l'info au staff pour qu'il me demande de corriger le tir.    

En espérant que la petite séance vous plait à toutes les deux.
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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Sheena Matheson le Mar 31 Juil - 11:42

« Ne vois-tu pas, ma Sheena ? Ne te souviens-tu pas ? La sensation que cela donne. Regarde là. »

Les yeux clairs de la caoineag voyaient au  delà du corps. Refusaient de regarder la couturière pour fixer le monstre, pendant qu'elle se demandait avec horreur si elle-même avait fait preuve d'une telle cruauté.  La peur était revenue, insidieuse, perfide. Peur d'être incapable de protéger, la confiance qui s'effrite et la rage folle qui s'invite également. Elle voulait cette confrontation avec le tueur, elle voulait l'empêcher de nuire, et là, en quelques phrases, il la rendait impuissante.

« Elle est tellement belle tant elle est sage, tu ne trouves pas ? La terreur à l’état pur, la perfection. Supplie-moi de ne pas te faire de mal, la gueuse. J’aime entendre le gibier essayer d’obtenir pitié. Et quant à toi… »

Sheena avait envie de s'avancer vers la vendeuse et de la gifler pour qu'elle réagisse, pour qu'elle parle, pour qu'elle fasse enfin ce qu'il attendait. Pour qu'il les laisse tranquille. Mais elle le savait, il ne leur accorderait aucun répit, pas plus qu'elle n'en avait accordé à Keith. Et c'est ça qu'elle voyait, ni l'atelier, ni sa compagne de malheur qui figurait comme une poupée de chiffon dans les mains du tueur. Non, devant ses yeux clairs se redessinait toutes ces nuits, à guetter les proies, à leur fondre dessus comme l'ombre pour faire couler le sang. Elle se souvenait de la fièvre assassine, si enivrante, lorsque la victime gisait au sol, et de la déception, toutes ces cruelles déceptions de ne pas avoir su donner la mort.

Non.

Non ces pensées n'étaient pas les siennes, n'avaient jamais été les siennes. Elle était incapable de souhaiter la mort de quelqu'un, jamais...

Oh que si. Et même sans avoir besoin du tueur d'ailleurs. Et toutes les forces que Sheena avait retrouvées depuis son enfermement s'effondrèrent d'un coup.

Elle avait tué, par haine, par jeu et par amour. Pas de ses propres mains, certes, mais elle avait chanté, maudit de ses pleurs ses victimes et le mal avait été fait. Pire que ça, elle avait amené la mort avec elle chez Keith, condamnant Déborah par sa seule présence. Elle portait malheur.

Et pendant que le tueur écorchait la petite couturière, Sheena entrevit le seul moyen de la sauver tout en mettant fin à sa propre malédiction.

« Prends cette lame, Sheena. Viens me montrer ce que je t’ai appris, juste ici, de l’autre côté. Tu le sais, tu ne peux m’arrêter, je reviendrais encore et toujours. Ce n’est pas de sa faute à lui, il a juste été au mauvais endroit au mauvais moment et je luis ais offert mon amour comme je te l’ai offert à toi. Tu ne blesserais pas l’un de tes semblables n’est-ce pas ? Regarde ce rouge, n’est-il pas beau ? C’est chaud sous mes doigts, Sheena. Tu te souviens, de tout ce qu’on a fait ensemble ? J’ai aimé partager cela avec toi. Tu entends les geignements ? C’est doux et beau, n’est-ce pas ? Je ne m’en lasse pas. Pleure pour moi, petite couturière, je ne t’entends pas assez. Je ne suis pas satisfait. Je te vois, Sheena. Et je te promets que si tu oses blesser mon corps, je reviendrais la tuer, elle. Et si tu ne fais pas ce que je te dis… Eh bien, tu sais que je n’ai pas besoin de réelle arme pour tuer. »

Sa main se referma sur la lame et elle marcha lentement jusqu'au tueur. Elle avait cru derrière elle ses envies morbides, ses désirs d'abandon, mais ce qu'elle avait souhaité avec tant d'ardeur était là, sous ses yeux, et l'appelait. Pourquoi y résister ?

Pour Keith.

Elle hésita. Faisait face à l'horreur sans même la voir, perdue dans son propre esprit. Une partie d'elle se révoltait, hurlait qu'elle voulait continuer, qu'elle devait garder espoir, ne plus fléchir, être forte. Sheena rit tristement. Elle avait semé des morts sur son passage, peut-être même des dont elle ne connaissait pas l'identité.

Oui mais Keith ?

Elle lui avait pris Déborah. A cause d'elle, il avait perdu la seule personne qui lui restait.

Sans un regard pour la couturière, Sheena retourna la lame contre sa propre gorge et plongea ses yeux clairs dans l'ombre sous la capuche.

"Aide-moi
, demanda-t-elle dans un souffle. Laisse-la, son heure n'est pas venue et tu le sais."

Son corps hurlait. Elle était ridicule, stupide, il ne voulait pas mourir, son corps. Désirait encore celui de Keith et....

"Aide-moi", répéta-t-elle d'une voix ferme.

Sorry également:
Au tueur : ne t'inquiète pas, c'est parfait <3
A Ide : désolée, comme d'hab j'ai des plans de rp et au dernier moment mes persos n'en font qu'à ma tête. MP moi si ça ne te va pas :/

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"Il doit ouvrir la porte.
Il va ouvrir la porte.
Il ouvre la porte.
Le vide.

De l'autre côté de la porte, là où est parti Dieu, ce n'est que du ciel à perte de vue. Un ciel sans terre. Un monde déchiré. Le souvenir s'arrête ici.

Nota bene : "Scelle tes charmes" Qui a prononcé ces paroles et que signifient-elles ?"



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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Ide Thornbird le Ven 3 Aoû - 21:53

Ide n’était plus qu’une poupée de chiffon dans les mains d’un fou. Elle dodelinait au gré des envies de la main dans ces cheveux. Son corps bringuebalait, mais elle n’avait plus aucune réaction. Ses sens l’avaient quittée et la léthargie qui avait pris son corps ne laissait pas de place à d’autres ressenties. « Pitié, pitié, pitié » murmura-t-elle dans un souffle faible. Même sa vue se brouillait doucement, l’amener jusqu’au néant. Au moins, au moins, elle ne sentirait quand elle mourrait.
Ce fut tout le contraire. La lame s’enfonça dans sa peau et se fut comme si toutes les sensations revenaient au même instant. Idée poussa un gémissement entre ses lèvres. C’était comme se réveiller d’un cauchemar pour se retrouver au milieu d’un cauchemar. Les larmes commencèrent à couler le long de ses joues, sans qu’elle le remarque vraiment. Elle ne sentait que le liquide chaud et poisseux qui se dégoulinait le long de sa jambe. Dans un réflexe désespéré, elle posa sa main contre l’entaille béante de son fléant. Comme si sa petite main pouvait empêcher le sang de sortir. L’odeur de rouille lui était insoutenable, les bouillonnements sous la main horribles. Les doigts sales de ce fou se glissèrent à la place des siens et s’insinuèrent dans la plaie. Elle eut soudain très envie de vomir.
Mais la peur lui tenait encore trop l’estomac pour cela.

Ide voyait bien que la jeune femme évitait son regard. Elle-même n’était pas bien sûre de vouloir voir la peur et le désespoir dan les yeux d’une autre. Elle y aurait bien cherché quelque réponses peut-être, pas que cela fasse beaucoup évoluer sa situation. Mais elle se sentait tellement perdue, déplacer dans un monde de cruauté et de tuerie qu’elle ne connaissait pas et qui pourtant avait l’air de se dérouler dans sa ville. Sheena avait-elle été complice de cet homme ? Tout cela n’était-ce qu’un jeu ? Une guerre de territoire entre fous ? Sheena allait-elle la tuer ?
Le rire désincarnée qu’elle produisit alors ne la rassura pas.
Mais Ide compris bien vite que c’était pas pour elle que la lame était vouée.

« Non ! Non ! S’il te plait, non ! »
« Aide-moi. Laisse-la, son heure n'est pas venue et tu le sais."

Ide s’extirpa à moitié des bras qui la maintenait dans un élan de surprise. Sûrement parce qu’elle n’était pas aussi importante que Sheena. Mais elle n’osa pas faire un geste vers Sheena. Tous ses membres le voulaient.
Mais elle savait que ça n’était pas que voulait la jeune femme. Cette lame contre sa gorge, c’était du temps pour Ide, de l’espoir, une possibilité de vivre. Alors elle hurle, à s’en briser la gorge. Parce qu’elle n’a pas d’autres armes.

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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

Message par Ceann-Uidhe le Ven 3 Aoû - 21:53

Le membre 'Ide Thornbird' a effectué l'action suivante : Le Destin


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Cycle 4 Re: Commerce familier - Ide&Sheena

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