1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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Silence is the virtue of fools {ft•Delëphaïne}

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Cycle 3 Silence is the virtue of fools {ft•Delëphaïne}

Message par Neacal Keer le Ven 13 Avr - 19:56


   
Silence is the virtue of fools
Life is the farce which everyone has to perform.
Il lui semblait qu'il n'avait foulé le perron du bordel depuis une éternité. Il redécouvre les lieux et les visages familiers auquel il ne peut répondre que par des signes de tête, bon nombre doivent le croire devenu snob. D'autre le regarde comme un mort sortie de sa tombe, il commence à être habitué à cette réaction bien des gens ont crut à sa mort après sa longue absence. Ses cicatrices mirent du temps à se résorber, son esprit à se reformer. Il est surpris que Rod n'ait pas brisé son fétiche pour mettre faim au pitoyable spectacle qu'il lui offrait, mais l'homme de foie est resté avec lui et l'a remit sur pied, physiquement et mentalement. Le plus dur fut de s'habituer à ne plus pouvoir prononcer un mot, ses pensées restent siennes, ses demandes incomprises, ses plaintes animales. La sensation du manque également, qui aurait crut que ne plus posséder sa langue puisse laisser un tel vide ? Plus de goût, plus d'une fois, il a failli s'étouffer en voulant se nourrir ne maîtrisant pas le moignon butant au fond de sa gorge, vestige de son muscle buccal. Incapable de rédiger des tirades ou de communiquer en langage des signes, il a dû apprendre, surmonter l'impression de se sentir comme un gosse face à son amant, qui l'a sûrement toujours vu ainsi avec leur différence d'âge.. Après de biens trop longs semaines il put retourner à sa forge et faire rougir à nouveau le four mais les caisses étaient bien poussiéreuse et il lui fallut du temps pour retrouver une clientèle régulière ou du moins suffisante. La ville change, la garde l'envahi, la famine l'étreint, par chance certains peureux sont venue débourser leurs sous pour se procurer de maigres protections face au tueur qui semble de plus en plus assoiffé d'hémoglobine... Sans être très doué pour la satisfaire. Avec l'arrivé de son incompétent d'apprenti il n'eu guère de temps pour venir visiter la maquerelle

Étant en retard pour le remboursement de sa dette, il a apporté un peu de liquide histoire de combler ce troue béant qui le rattache à son passé. Il est cependant conscient qu'il va devoir demandé de nouveau job clandestin à la femme et ça ne l'enchante pas grandement, car il ignore s'il elle comprend le langage des signes et sa propre de connaissance de l'écriture est encore trop précaire ... Ce qui ne l'empêche pas de se balader avec une petite craie et une ardoise ça sert toujours bien qu'il déteste s'en servir, cela le renvoie à sa nouvelle condition d'handicapé, de réduit, et ça a tendance à lui taper sur le système. Il se fraye un chemin jusqu'à l'endroit ou Delëphaïne se trouve présentement. Il attend qu'elle puisse le recevoir avant de pénétrer dans la pièce. Il s'approche d'elle pour leur petit rituel, il lui prend la main et y pose ses lèvres. Le baise main, c'est une petite tradition qu'ils ont depuis longtemps, il ne saurait dire quand cela à commencé. Il lui sourit et sort la bourse de sa veste pour la lui tendre, le butin est maigre, mais qu'importe du temps qu'il comble le fossé financier légué par sa défunte mère. Pour ne pas rendre le moment trop étrange devant son manque de réponse il tire sur le foulard entourant sa gorge pour dévoiler la large cicatrice la barrant, d'un signe, il essaye de lui faire comprendre qu'il ne sera guère un bon compagnon de papotage aujourd'hui.   
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Cycle 3 Re: Silence is the virtue of fools {ft•Delëphaïne}

Message par Delëphaïne O’Hayre le Mer 25 Avr - 22:45

A la cathédrale des couilles sonne le glas des bourses. D’ce coté, on dévisage, on observe, certaines sourient et s’agitent tandis que l’petit s’avance. Lui, qu’on connait, qu’on r’connait, qu’on dévisage. C’lui qu’on pensait crevé, enfuis, que’que chose en tous les cas, l’vla d’retour. On sait, on devine qu’l’impératrice d’la taule va l’recevoir, tout dépendra d’l’affection qu’il collera à son retour. Certaines pensent à une mandale, d’son absence, d’autres à peine un r’gard, pis encore, attendent juste d’voir. Mais ils attendent quoi ? Bonne question. La Dame putassière est maîtresse d’ses changements, personne sait comment elle peut s’endimancher. Un coup elle vous f’ra une chose, un coup une autre, tout s’compose d’surprise.

Elle porte l’apparat d’la salope payée, d’ces dentelles, tout s’tient parfaitement sur son cuir tout en rondeur. Les courbes s’enjolivent dans l’bleu d’dessous gourmand, l’corsage qui expose son poitrail d’rêve, qu’les bons messieurs d’son univers dévisagent, comme s’ils allaient leur soutenir l’regard. L’voilage qui cache c’qui d’vrait être dans ses pudeurs dissimulent juste assez les promesses à la pitrerie, alors qu’une tignasse noire bouclent le long d’son dos. Elle s’marre et ricane avec un fidèle, apôtre du cul et du cuir, besogneur amoureux, qui satisfait tout entier son besoin affectif. Faut dire qu’Beatan est aussi peu présent qu’les anglais sont trop là, encore. Mais pour sûr la chose finirait par tourner.

Elle s’laisse dorloter et offre des tendresses, ignorante d’c’qui arrive, et l’corps du bonhomme dans les r’coins du sien, l’interruption lui tire un grognement de non satisfaction. V’la qu’on la dérange dans ses moments qui lui sont siens et elle arrête pourtant l’bougre qui lui affectionne l’coup, alors qu’on prononce un prénom. Un seul. Faut dire, c’petiot elle l’connait, sans elle, y s’rait pas né. Sans l’tapin d’sa mère, l’accord pour son père, tout c’genre d’chose, sans parler d’ces dettes qui lui doient et qu’il pourrait rembourser probablement quand il serait mort…

Y f’rait un excellent puit d’foutre, le bougre, dans cette taule, car les bonshommes s’multiplient dans les plaisirs, faut croire qu’le siècle s’accorde aux sodomites, s’il voulait, il pourrait rembourser sa dette avec son cul. Mais il semble point disposer à la chose, pis bon, il lui manque un air plus fin pour réellement conv’nir, que’que chose d’délicat qu’son faciès brusque offre pas. Mais est-ce bien le blem ? L’tout c’qu’il lui doit d’la thune, et qu’sa disparaition l’a faite gronder, mais alors qu’elle bazarde l’type à sa meilleur gagneuse, elle s’rajuste pour l’voir débarquer.

Est-ce qu’on peut dire qu’il a d’la chance, d’être en que’que sort, un petiot de la taule ? Car oui, il est fils d’putain d’ce domaine et ça en fait, un peu, un gosse à la Délè, mais ça, il a pas b’soin d’le savoir. Y devrait juste s’contenter d’penser qu’il a la donzelle en face, et qu’il lui doit d’la thune. Pourtant, il a cette petite exception qui lui donne des droits…comme c’baise main.

Foutrement navrant qui soit bougre, il aurait pu aussi remboursé sa dette bien autrement, dans des draps d’putain et des soupirs. Mais soit. Elle sait d’ses préférences, il s’cache pas, un jour, c’la lui tomberait sur l’coin d’la gueule d’point trop s’tenir, t’être même par la faute d’la putain, mais si ça arrangeait ses affaires, elle aurait point d’rate sur le sujet. Elle dévisage l’beau jouvenceau sous ses lorgnettes, hautaine, mauvaise t’être même au bord d’la cruauté. Pas question d’lui montrer sa colère, celle d’pas avoir su sa vie ou sa mort, encore moins, l’fait qu’elle s’est souciée. Non, la Délè est pas comme ça, elle est…toute une histoire, une image, un monument qui s’fragilise pas pour ses préférés.

Pourtant…

Ses yeux suivent les cicatrices, ses lèvres joliment peintes comme la mode des chinoises, elle r’lève la tête. « Qui t’as fait ça ? Qu’j’lui cause… » Elle lâche ces mots comme ça, parce qu’faut être honnête, on touche point à des personnages qui sont siens, elle trouverait bien comment faire payer aux malhonnêtes la chose. Elle jette son visage pour lui faire piger d’s’installer. « Prends la gnôle. »Y connait l’endroit comme sa poche, alors, elle laisse faire… « Tu m’dois encore beaucoup, j’suppose que j’ai pas besoin d’te le rappeler. » Oui bon visiblement il a payé son absence, mais oublions pas l’principal, une manière d’passer l’affaire, sa thune il lui tendrait, elle compterait, on verrait si ça suffirait. Autant dire que rien n’est trop sûr….

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"Quelque soit le brigand il y a la corruptrice
Conscience du pouvoir qui dort entre ses cuisses.
Qui susurre les ordres et les avis funestes ?
Vous, mes soeurs les salopes, les putains et les pestes !"



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Mes diables et mes hommes
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