Rejoins-nous!
Connecte-toi
Été 1761, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.

Sirène de nuit [Alasdair]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Cycle 3 Sirène de nuit [Alasdair]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Sam 7 Avr - 21:42

La nuit est une aubaine, confidente des envies d’une ceasg, elle enveloppe le corps qui a quitté la ville. Loin du port saturé, des bateaux immergés et du monde grouillant d’Edimbourg, la silhouette s’est faufilée. Il faut se taire, il faut se cacher, il faut passer inaperçu. La fièvre tue, le tueur ne fait guère mieux, et dans cette esquisse de danger possessif, elle se glisse. Sous la capeline sombre, sa chevelure insolente a disparu. Protégée par la capuche ténébreuse, plus de boucles indisciplinées ne vient faire offense aux convenances, les ondulations enflammées se tiennent sagement sous le tissu, mais quand enfin, la ville disparait de ses alentours, elle se met à courir, lançant l’animal qui lui sert de monture au galop le plus vif. La liberté l’assaille.

Epanouissante liberté, enfin, elle se sent vivante. Enfin, elle se sent magnifique. Adieu anglais insipide, à bientôt salon d’Ombresol, à très vite sa petite boulette de ceasg. C’est solitaire qu’elle disparait, ni frères, ni cousins, personne. Elle seule. Dans son bas ventre règne une tourmente, un besoin viscérale qui lui arrache les sens, elle a besoin de l’eau. De l’onde saline et de ses flots, de la caresse des vagues et de son agitation, là, dans la nuit noire, loin de la cité, Kenno’cha ne rêve que de redevenir sauvage…créature des eaux, océanique, loin du monde des mortels.

Elle ne saurait expliquer ce besoin, elle est libre, mais elle étouffe parfois. Les briques, les pierres, les rues, les odeurs…la grandeur du castle lui manque, mais elle se sent pourtant heureuse d’être ici. Quand ses besoins de tendresses implosent, elle trouve son secrétaire, mais il n’y a rien de plus entre eux, que des besoins de couche. A vrai dire, un Libertin lui manque, il porte le nom de Léandre et il détient tout un univers dans le creux de sa main. L’aime-t-elle ? Non, mais il y a quelque chose de plus fort entre eux, plus nécessaire pour elle, dont elle ne sait définir l’exactitude.

Et cela lui mange l’esprit.
Doucement.

Elle file, jusqu’à parvenir à son but, laisser l’animal en sécurité et se faufiler jusqu’à la plage. Elle devrait trouver une crique, quelque chose, mais elle aime l’étendue à elle. Les rochers et les vagues qui s’y écrasent, il ne lui faut guère de temps. Sa peau a soif, son corps crève de ce besoin, elle retire ses vêtements, défait ses atours, les abandonne, et sous la lune pâle, le corps cristallin est nue. Avant de plonger, elle soupire d’aise, les bras au ciel, et ferme les yeux. L’air est frais, qu’importe, elle laisse l’iode déjà gagner son corps, rondeurs alléchantes ourlant ses formes, elle libère sa chevelure du ruban et sent la loudeur de ceux-ci revenir sur ses épaules.

Elle se faufile dans les vagues, et plonge, si elle ne sait retenir sa respiration au-delà du normale, elle sait parfaitement fondre l’onde. Le corps plonge et disparait, les ténèbres des eaux ne l’effraient pas et la sirène rousse laisse son bonheur simple vivre. Comme une innocente des eaux, ou une cruelle dame des océans, elle s’amuse, plonge, récupère et pendant plus d’une heure, la voilà perdue à la mer. Souvent, elle s’est dit que pour parfaire sa beauté, il lui manquait la syndactylie, mais cela ne l’empêche pas d’être fière descendante de ses origines.

La dame Mackenzie finit par s’installer sur un rocher, celui qui se trouve au bout de la jetée fine, le corps toujours libre de vêtement, elle soupire et laisse sa gorge se mettre à chanter. Telle les sirènes terribles venant à faire échouer les marins, elle laisse sa gorge s’amuser à la mélodie, arrangeant sa chevelure trempée désormais. Autour d’elle, l’air calme s’imprègne de ses louanges gaélique, l’histoire parle de marin et de femme d’océan, une chanson comme une autre, narrant les beautés de la mer, elle y insuffle ses pensées indécentes pour un libertin et ses gourmandises insolentes, sachant pertinemment qu’une oreille curieuse se laisserait tenter, mais qui peu traîner ici, si ce n’est le silence ?

_________________


Smiley face





Celui qui lit ça est un MacLeod puant!  
avatar
Faileas

Messages : 40
Points : 160
Ta tête Par défaut
Avatar : Marie Coutance
Crédit : Carmilla
Multicompte : Keith McBain - Lawrence Harlow - Délèphaïne O'Hayre - Alec Craft
Pseudo : Carmilla

Taux d'abomination :
40 / 10040 / 100
Age : 31 ans 1/2
Métier : Veuve éplorée - Organisatrice de Salon Philosophique
Pouvoirs : Chant Hypnotique (3) - Charisme -(1)
Inconvénients : Appel de la mer - Goût du sang
“ Méfiez-vous de l'espiègle créature à la voix cristalline, elle vous séduit de ses mimiques et de son air charmant, pourtant, les sirènes se sont penchées sur son berceau...pour qu'elle séduise les hommes de son engouement joueur si délicieux, et surtout pour dévorer vos âmes au son de ses chansons..." Ainsi parla Léandre de la jeune femme dans un de ses romans
Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 3 Re: Sirène de nuit [Alasdair]

Message par Alasdair Nilsen le Jeu 7 Juin - 14:41





Sirène de nuit

Avril 1762, une nuit hors d'Edimbourgh
La mer était silencieuse en cette nuit, mais le vieillard chassait de ses mouvements cette tranquillité. Une charmante voix s'interrogeait dans la nuit, et je viens lui répondre que nul libertin ne vint dans les pièges de la belle empuse. Seulement un veuf désenchanté, au cœur lourd et en recherche d'une eau solitaire, d'une lune clémente, d'un endroit où s'entendre penser.

Il avait loué un cheval au matin et s'était évadé des bras de l'oppressante et aimée Édimbourg, comme parfois on part loin de la femme aimée, de ses cris de colère et des éclats de la vaisselle brisée. Ce n'est que lorsqu'il cessa de voir la cité qu'il s'était senti apaisé, dans une journée d'errance où il avait tenté de se remettre les idées en place comme on dit. Bien qu'il se fut fort ennuyé et se languissait déjà de sa souveraine, il prolongea tout son possible cette séparation, jusqu'à ce le soleil décline.

N'ayant appris à monter qu'au contact des garçons de ferme, il se trouva dans la panade durant la nuit, où il ne maîtrisait plus la direction que l'animal prenait. Alors, il l'avait laissé faire, car l'inattendu faisait battre le cœur du vieillard plus surement que tout autre chose. Sans doute aurait-il dû se sentir inquiet, mais ce n'était point le cas. S'éloigner de l'air irrespirable de la vieille enfumée, des meurtres, de la fièvre des Selkies... C'est comme s'il revivait, regagnait un peu de son insouciance originelle. Il savait que le cheval reviendrait à son propriétaire, de toute manière.

La mer était ensorcelante en cette nuit, et lorsqu'il l'approcha, il attacha grossièrement sa monture pour partir à pied, en quête d'une plage pour un bain de minuit. L'obscurité serait la seule confidente de ce moment d'abandon. Les ténèbres semblaient si paisibles. Le ressac lavait tout, les doutes, les colères, les maux. L'iode vint piquer ses narines, et Alasdair se sentit envahi par la formidable capacité de régénération du monde. Cela le consolait et l'attristait à la fois : c'était une régénération qui avait lieu sans lui. Les rides s'accumulaient sur le visage, dont la peau semblait devenir de plus en plus fine, ses mains plus tremblantes avec les années, son esprit un peu plus brisé chaque jour. Lui qui appartenait à un passé obscure au sein de ce monde en plein changement, qui vivait toujours avec des fantômes. Il se demanda combien de jeunes filles mortes baignaient en ces eaux.

Sur une plage rocailleuse et glacée, il abandonna ses souliers. Une fiole vint se loger dans sa main, comme de sa propre volonté. Sa teinte bleu-marine semblait d'un noir profond au seul éclat de la lune. Le vieillard l'avait presque oubliée, cette fiole, qui semblait venir d'un autre monde. Il eut le souvenir diffus d'un bruyant Grassmarket, d'une petite boutique pleine de mystères, d'une jeune femme aux allures un peu bohème qui lui mettait le sort dans la main, disant que c'était le dernier souffle d'une Ceasg, qu'avec ça il pourrait se baigner tant qu'il veut sans craindre l'étouffement. Il se souvint de son excitation, ses amabilités habituelles, sa dépense hasardeuse d'argent qui lui valut une bourse bien plus légère qu'elle n'aurait dû l'être. Comme cela lui semblait lointain en cette nuit, comme toute sa vie lui semblait si éloignée de cette soirée, si étrangère.

Ses yeux suivirent un instant les étoiles qu'on ne voyait que rarement sous la ville, et un passé enfouit refit surface, des années passées dans les Highlands. Seul au monde, seul avec la mer, comme enivré par ses odeurs, il s'éloigna plus encore de son cheval et ses chaussures, restant au bord de l'eau, qui venait lui lécher les pieds. Il se sentit merveilleusement bien, et regretta de n'avoir emmené avec lui quelque proche, son grand Highlander d'ami, ou le petit Colin, même si cela eut brisé une partie du charme. Il aurait voulu qu'eux aussi, ils ressentent cette sensation de liberté intense que lui procurait l'air vif du large à cet instant, sensation merveilleuse à ses yeux, lui qui s'était tant ennuyé dans la nature plus jeune, qui d'ailleurs ne l'aimait point trop, lui qui était un homme des villes bien rangé. Il ouvrit la fiole et se laissa envahir par le sort monstrueux.

Il ne distinguait plus les hautes herbes et collines à la lumière grise de la lune lorsqu'une lointaine mélopée s'éleva dans l'air. Elle fit chavirer son cœur et sa raison. Il retira les vêtements qui couvraient son torse, les abandonnant en un lieu hasardeux sans même y réfléchir à deux fois, pour se jeter à l'eau. Si le silence avait su l'apaiser, la douce voix s'infiltrait dans son âme et l'attirait à elle plus surement qu'Andromède attirait les monstres marins. Mais si Alasdair était monstre, il n'était point un monstre de cette nature, et rien en lui aurait souhaité dévorer la belle. Au contraire, se mettre à son service et devenir l'esclave de ses désirs lui semblait plus souhaitable. Pour l'instant, s'approcher de la créature ferait son contentement.

La mer était douce en cette nuit, elle semblait en attente du spectacle qui lui serait délivré par ces deux étranges êtres, qui n'auraient sans doute jamais dû se rencontrer. Le Fir n'avait rien à faire en cet endroit, la MacKenzie avait moins sa place dans les contrées sauvages qu'auprès de sa protectrice famille. Eole lui-même retenait son souffle, se contentant de porter doucement la voix de la belle aux oreilles indiscrètes.

Le vieillard n'était pas mauvais nageur, il avait appris auprès d'une Selkie après tout. Il entama une brasse peu gracieuse, qui avait le mérite de lui permettre de garder la tête hors de l'eau, les esgourdes prêtes à recevoir l'ambroisie qui se déversait dans l'air. Lorsqu'il fut assez proche de la voix, il ralentit ses mouvements, se fit le plus discret qu'il put, craignant trop d'interrompre le chant. Ses pensées ne lui appartenaient plus vraiment, et il ne tenta pas un instant de lutter contre cet envoûtement.

Peu à peu il distingua des formes, des formes humaines sur un rocher. Des formes tout en jeunesse et en beauté, tout en chair et en limpidité, des formes tout en suavité. Le vieillard n'était plus entièrement capable de désir, désir mort avec sa défunte épouse. Mais la beauté du chant et l'air de la mer, seule témoin de cette rencontre, lui donna envie de s'abandonner à cette contemplation aux allures indécentes. Mais il regardait moins l'ensorceleuse comme une femme qu'une statue antique dans un masque de brume, les ténèbres conférant à la silhouette une aura mystérieuse et insaisissable.

La mer était belle en cette nuit, elle donna du courage au descendant du lutin, qui plongea la tête sous l'eau pour ne point être vu, ne craignant plus la noyade ni aucun autre danger, et la voix lui parut plus belle encore lorsqu'il fut sous l'eau. Lorsqu'il laissa timidement les flots le découvrir, il était aux pieds gracieux de la sirène. Ses yeux se perdaient dans les airs, comme s'ils cherchaient à entendre, eux aussi. Il n'osait piper mot, mais ses mirettes en disaient plus long que n'importe quelle parole sur le degré d'admiration qu'il portait à la superbe rousse.

avatar
Faileas

Messages : 61
Points : 148
Gnome !
Avatar : Christoph Waltz
Crédit : Vanderwood
Multicompte : /
Pseudo : Vanderwood

Taux d'abomination :
60 / 10060 / 100
Age : 55 ans
Métier : Sauveur de la jeunesse des rues et voleur d'imprimerie
Pouvoirs : Mensonges imparables - Charmer les jeunes - Éveiller les peurs enfouies - Invisibilité de courte durée
Inconvénients : Farceur - Ses blagues vont souvent un peu trop loin - Incapable de laisser passer une défaite
Un nain de jardin te fait face. Il a encore la bouche pleine d'un tas de lettres qu'il a mangé : dommage, tu n'as plus que trois choix de réponses. Tu te retiens de pousser un cri devant une telle horreur et t'apprête à t'enfuir, lorsque tu t'aperçois que tu es encerclé par ces petits monstres
- Tu lui donnes un coup de pied : Vas en I.
- Tu lui demandes d'exaucer un vœu : Vas en N.
- Tu t'agenouilles, te fais passer pour l'un des leurs et commence à les suivre : Vas en F.

I Les nains semblent effrayés. Ils attrapent les lettres restantes et les avalent, se remplissant de nouvelles possibilités, mais te privant de tout échappatoire. Tu sens une ombre te recouvrir et lorsque tu te retournes, il est trop tard : le Sreath-Mhurtair t'assassine tandis que les nains ricanent, murmurant "le I est pour idiot". Tu es fortement invité à recommencer ce jeu.

TI Il n'y a qu'un seul et unique vœu possible, tu n'as pas su le choisir : les nains te ligotent, te privent de tes lettres et écrivent "triple idiot" sur ton front. Tu es livré es jeté dehors, à la merci du Sreath-Mhurtair qui se lèche les babines en te voyant.

F Tu avances avec peine dans un de leurs souterrains où le nain te guide. Arrivé à un embranchement muni de pancartes où tournes-tu ?
- Tu vas vers le nain qui t'enjoint à le rejoindre dans la salle du vœu : Vas en N.J.
- Tu prétends que tu les trouves très impolis, car d'après les coutumes de ton jardin, les invités ont le droit à une sieste dans la salle aux trésors avant toute chose : Vas en F.V.
- Tu es agacé par ce jeu stupide qui n'a rien à faire ici et a peu à voir avec Alasdair et choisit de revenir sur tes pas, ces derniers te courent après : Vas en I.

FV Tu te relèves et commences à creuser vers le haut, prenant tous les trésors possibles et t'enfuyant à grandes enjambées. Bravo : tu as choisi la meilleure des voies, celle de la fourberie, toujours victorieuse ! Alasdair te féliciterait.

N Le nain te promet d'exaucer tous tes vœux et il est prêt à te montrer ses pouvoirs magiques. Il te prend par la main, te demande de fermer les yeux, de t'agenouiller et de marcher.
- Tu ouvres les yeux malgré tout en chemin, rompant le sortilège et suscitant l'agacement du nain : Vas en f
- Tu déchaines ta colère demande à avoir ton vœu tout de suite et refuse de marcher : Vas en i
- Tu laisses le sortilège opérer : Vas en NJ.

NJ Tu te retrouves au milieu d'une arène envahie par les nains de jardin. Le roi nain te fait face et te demande quel est LE vœu.
- Tu demandes plus de vœux : Vas en TI
- Tu insinues que ce jardin n'est pas assez riche pour exaucer LE vœu, furieux, ils te conduisent à la salle aux trésors pour que tu retires ta parole : Vas en FV.
- Croyant à leur magie, tu demandes à être l'être le plus puissant de l'univers : Vas en GNJ

GNJ Le roi des nains déclare qu'ils ont enfin trouvé l'être suprême, le Grand Nain de Jardin. On te coiffe d'un bonnet rouge, t'installe sur un trône et te prie à longueur de journées, te menaçant de mort si tu oses essayer de t'échapper...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 3 Re: Sirène de nuit [Alasdair]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Lun 18 Juin - 19:19

Le chant de la rousse s’élève dans la nuit, comptine douce et délicieuse à propos des hommes et des sirènes, quelque chose d’un peu indécent, parlant de baiser plein de promesse et de mort fatidique. La belle clanique s’abandonne à ses plus aisées habitudes, se plaisant à être ainsi que la nature l’a voulu. Sa voix magnifique glisse dans la pénombre et elle ignore encore la venue du vieil homme, laissée ainsi sur sa dune, elle chante, coiffant sa chevelure trempée, en se souciant peu d’être trouvée. De l’inconscience ? Elle sait sa voix charmante, capable de séduire, et si quelconque vient la déranger, elle saurait se débrouiller, avec aisance. Elle croit ses charmes infaillibles et capable de maitriser, toutes créatures hostiles. Vrai ou faux, l’important est d’en avoir la certitude.

Son corps cambré sur le rocher, elle repousse sa chevelure lourde d’eau, contemplant l’arrivée d’un vieil homme sous la présence de la lune, seulement éclairé par les reflets nocturnes, elle le dévisage et continue à chanter, un sourire immense sur ses lèvres carmines.
Le torse nu porte ombrage des années, mais ne reste pas moins force de vigueur, la belle est enchantée et soudainement plus ceasg que jamais…ses lippes ourlées d’une heureux dessin, elle observe l’homme et le détaille, s’avançant à son encontre, elle parvient à le saisir doucement par la main et sans cesser de chanter, elle l’entraîne dans l’eau.

Au fond d’elle, elle ne peut s’empêcher de cet étrange désir, l’emmener dans les fonds de l’étendue saline, sous les vagues, dans les ressacs et l’y garder. Elle n’a pourtant pas l’âme méchante, ni même cruelle, pourtant, au chant, elle s’agite d’étranges envies, de besoins étranges, comme ancrées dans le plus profond de son âme de Ceasg. Le vieux est entraîné, elle ignore tout de lui, mais l’homme charmé est donc entraîné dans les vagues, jusqu’à l’y ensevelir et l’enlacer, elle l’entraîne au fond des eaux, et s’amuse à le tourmenter, ondulant autours de sa silhouette, jusqu’à parvenir au fond et coincer son pied volontairement, dans l’espace entre deux rochers, ainsi donc il est prisonnier et elle s’échappe, elle ondule et retourne à la surface…

Sur la berge, la belle s’éloigne, et hoquète de surprise au bout de quelques pas, réalisant son acte, et se détourne vers l’étendue placide de bulle, ne faisant qu’onduler de vague. Serait-ce elle qui … chaque fois qu’elle chante, ainsi, aux bords des mers, elle devient autre, comme si cela était écrit dans son sang, pourtant, elle n’ose point faire de pas, et attends, des minutes longues, avant de se décider à plonger et retrouver le vieillard.

Elle se débat avec la pierre lourde, avant de le décoincer, et l’entraîner avec elle, au dessus de l’onde, confuse et honteuse, gênée presque de son méfait, et reprenant la goulée d’air nécessaire, elle reste à demi cachée, le visage dans l’eau, observant comment il va prendre la chose. « Je suis désolée, je voulais … juste vous faire une blague. » Une bonne excuse ? Elle ne sait pas, cela pourrait passer avec un peu de chance, et elle se tient pourtant à plusieurs centimètres de lui, des fois qu’il veuille la blesser…

« C’était tentant de jouer aux sirènes, vous m’en voulez ? » Passez sa propre gêne, Kenno joue d’autres choses, d’un peu de naïveté et de candeur, conjugués à quelques choses de plus séducteur. Elle ne voulait pas tout à fait faire cela, mais au fond, durant un instant si, comme s’il était normal de noyer les hommes au fond de l’onde et de l’y laisser suffoquer.

_________________


Smiley face





Celui qui lit ça est un MacLeod puant!  
avatar
Faileas

Messages : 40
Points : 160
Ta tête Par défaut
Avatar : Marie Coutance
Crédit : Carmilla
Multicompte : Keith McBain - Lawrence Harlow - Délèphaïne O'Hayre - Alec Craft
Pseudo : Carmilla

Taux d'abomination :
40 / 10040 / 100
Age : 31 ans 1/2
Métier : Veuve éplorée - Organisatrice de Salon Philosophique
Pouvoirs : Chant Hypnotique (3) - Charisme -(1)
Inconvénients : Appel de la mer - Goût du sang
“ Méfiez-vous de l'espiègle créature à la voix cristalline, elle vous séduit de ses mimiques et de son air charmant, pourtant, les sirènes se sont penchées sur son berceau...pour qu'elle séduise les hommes de son engouement joueur si délicieux, et surtout pour dévorer vos âmes au son de ses chansons..." Ainsi parla Léandre de la jeune femme dans un de ses romans
Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 3 Re: Sirène de nuit [Alasdair]

Message par Alasdair Nilsen le Ven 22 Juin - 19:59





Sirène de nuit

Avril 1762, une nuit hors d'Edimbourgh
Les charmes se rapprochèrent de lui. La belle est enchanteresse, et soudain plus ensorceleuse que jamais. Ses lippes ourlées de chants, son corps nimbé du sublime, elle laissait filtrer des mots en peau de dévergondage qui lui saisirent la main. Et la main l'entraîna vers une aquatique perte.

Les charmes des poèmes passés continuaient de résonner au fond de lui, alors qu'elle l'entraînait dans les fonds marins. Un apaisement provenait de ce soudain silence de l'eau, de cette impression d'une solitude éternelle, d'une immensité pour laquelle il n'était rien. Elle lui semblait plus belle encore, alors que tout son héritage affluait dans ses veines. Dans la profonde pénombre pourtant, il l'apercevait à peine, mais la vue n'est pas nécessaire pour voir à celui qui rêve éveillé.

Étrangement, nulle peur ne vint le traverser. Le sort n'y était peut-être pas pour rien. Mais, il y avait autre chose. Cette immersion lui était doucereuse, comme lorsqu'on se sent plonger dans un sommeil longuement attendu et désiré. Ses muscles se relâchèrent, son vieux corps se laissa couler, guidé par ces mains exquises.

Ce n'est qu'une fois coincé sous les roches qu'il commença à paniquer. Le charme était rompu. Il prit conscience de ses manières de requin qui jouerait avec sa proie comme un chat. Il prit conscience que l'eau pourrait aussi bien être sa dernière demeure, que personne ne viendrait le chercher ici. La sirène s'en était allé, l'abandonnant seul au milieu de ses ténèbres. Les raies de l'astre lunaire ne sauraient percer les mètres d'eau sous lesquels il est ensevelit. En un instant lui revinrent tous les corps qu'il avait laissés pourrir dans les drapées de flots glacials.

Le souvenir du chant de la belle lui paraissait à présent si lointain, aussi lointain qu'un songe au réveil, seules quelques minutes nous en séparent, mais ces minutes semblent être à des années-lumières de nous. Dans l'obscurité, ces années étaient aussi inaccessibles que les étoiles. Le cadavre tuméfié d'une belle jetée à l'eau, éloigné de lui par une décennie, lui était plus proche que les peut-être vingt pieds qui le séparaient de la belle rousse pleine d'une mortelle vitalité.

Lorsque l'espoir revint, incarné par la demoiselle, le vieillard en était à tenter de se dégager, enfin pleinement revenu à la réalité. Ses membres étaient engourdis par toute cette nage, et il se sentait mal à l'aise dans l'eau, qui n'était pas son élément. La pression dans ces profondeurs était forte, trop forte pour qu'il arrive à soulever avec aisance une roche.

Il se maudissait intérieurement, mais pourquoi se mettait-il toujours dans des pétrins pareils ? Triple idiot, tout cela n'est plus de ton âge, déjà que fais-tu sur des rivages à une heure pareille, tu vas attraper la mort dans cette eau froide. Tu t'es laissé avoir par son chant, sans lui résister, et maintenant tu es infoutu de déplacer cette pierre. Tu vas mourir bêtement dans une heure ou deux. Sómhairl remuera ciel et terre pour toi, mais dans l'eau, dans l'eau, il ne te trouvera jamais ! Ah vraiment, c'est incroyable que tu aies survécu jusqu'à un âge si avancé avec une telle personnalité.

Mais lorsqu'il sentit l'eau s'agiter au-dessus de lui, et le contact de la main fripée, mais chaude et tendre, alors tout alla mieux. Il cessa de se houspiller, car la femme à la chevelure enflammée était revenue le chercher. Elle se mouvait dans l'eau avec grâce et semblait être animée d'un feu que nulle mer ne saurait éteindre. Si le cinquantenaire avait été plus jeune, s'il n'avait pas connu l'infinie peine du deuil d'un être aimé, il en serait peut-être tombé amoureux.

A la surface, elle s'éloigna de lui. Elle avait peur. Du moins, c'est ce qu'il pensa. Il ne reprit pas tout de suite une goulée d'air, n'en ressentant pas le besoin. Son regard se tourna vers la lune, lumière bienvenue après cette frayeur.

Elle s'excusait, lui disait qu'elle voulait juste lui faire une blague. Il balaya d'un revers de pensée l'instant précédent, comme on balaye un cauchemar sans importance. Un sourire lui vint aux lèvres. C'est le genre de blague qu'il aurait pu faire, elle était donc forcément bonne, d'ailleurs, existe-t-il vraiment de mauvaises blagues ? Il eut un petit rire, un rire doux et soyeux. Le vieil homme avait l'air fatigué, si fatigué. Mais elle lui donnait l'impression de se sentir en vie.

« 
Non, je ne t'en veux pas.
 » On entendait son sourire dans sa voix, la situation l'amusait. Elle aurait fait une bonne Fir Darrig, si elle n'était pas aussi Ceasg. Cette pensée lui fit réaliser la dangerosité de la situation, l'emprise que le chant hypnotique avait eu sur lui, vicieuses mélopées qu'elle pouvait reprendre à tout instant. Mais elle était là, elle était jolie et agréable, avec tant d'innocence, et elle était venue le sauver. Il en oubliait presque qu'elle était celle qui l'avait amené dans ce mortel embarras.

Il rajouta, toujours avec du sourire dans la gargue « 
Vous êtes jeune et jolie, c'est normal de jouer aux sirènes, vous êtes toute excusée
 ». Il n'osait pas la toucher, pas une jeune femme nue, cela faisait d'ailleurs longtemps qu'aucune créature ne lui avait dévoilé ainsi la beauté de son corps. A part peut-être une ou deux filles chez la Délé, qui se baladaient cul nu, mais ces scènes étaient sans point de comparaison avec l'instant qu'il vivait. Dans sa tête, il se vit passer une main dans ses cheveux, la poser chastement sur son épaule, geste protecteur et tendre à la fois. Il étouffa temporairement ce désir.

« 
Vous m'avez un peu effrayé. Mais une blague sans peur, c'est une blague qui manque de piquant, et vous ne semblez pas femme à en manquer.
Il eut un rire gentil, à nouveau.
Je ne risquais grande chose, ce pendant, quelque sortilège me permettent de rester quelques temps sans respirer ce soir. Je vous suis tout de même bien reconnaissant d'être venu repêcher mon vieux corps, je ne sais si j'aurais réussi à soulever cette pierre par moi-même.
 » Sa voix restait douce, même sous cette accusation, son regard néanmoins laissait voir l'ombre d'une inquiétude passée.

Le relieur badinait avec gentillesse et galanterie. « 
En compensation, laissez-moi vous voler un chaste baiser.
 » Il se rapprocha d'elle doucement, posa ses lèvres sur son front. Il se demanda si elle était une petite gueuse ou une noble dame, penchant plutôt pour la première proposition. Ses doigts vinrent effleurer sa chevelure mouillée. « 
Vous faites une compagne dangereuse en cette nuit, bien que fort agréable, mademoiselle la charmante Ceasg.
Il y avait une pointe de moquerie dans sa voix.
Jamais je n'ai entendu voix plus belle que la vôtre. Puisque vous êtes reine en ces eaux, m'accorderiez-vous le plaisir de me faire visiter votre royaume ? Car je suppose qu'afin de profiter d'un peu de tranquillité, vous avez l'habitude de venir sur ce territoire que les hommes ne savent pas conquérir, sinon avec des bateaux qui ne cessent de créer des veuves.
 » En prononçant ces mots, il comprit que peut-être était-il un intrus dans la tranquillité en question de la belle, ce qui expliquerait en partie son geste sauvage. Son ton de complaisance mua en une sincère interrogation : « 
D'ailleurs, peut-être venez-vous ici pour ne point être importunée, vous ne devez pas avoir de la visite tous les jours, si j'ose dire,
il regarda la lune avec un bref sourire,
est-ce que je vous dérange ?
 ».

avatar
Faileas

Messages : 61
Points : 148
Gnome !
Avatar : Christoph Waltz
Crédit : Vanderwood
Multicompte : /
Pseudo : Vanderwood

Taux d'abomination :
60 / 10060 / 100
Age : 55 ans
Métier : Sauveur de la jeunesse des rues et voleur d'imprimerie
Pouvoirs : Mensonges imparables - Charmer les jeunes - Éveiller les peurs enfouies - Invisibilité de courte durée
Inconvénients : Farceur - Ses blagues vont souvent un peu trop loin - Incapable de laisser passer une défaite
Un nain de jardin te fait face. Il a encore la bouche pleine d'un tas de lettres qu'il a mangé : dommage, tu n'as plus que trois choix de réponses. Tu te retiens de pousser un cri devant une telle horreur et t'apprête à t'enfuir, lorsque tu t'aperçois que tu es encerclé par ces petits monstres
- Tu lui donnes un coup de pied : Vas en I.
- Tu lui demandes d'exaucer un vœu : Vas en N.
- Tu t'agenouilles, te fais passer pour l'un des leurs et commence à les suivre : Vas en F.

I Les nains semblent effrayés. Ils attrapent les lettres restantes et les avalent, se remplissant de nouvelles possibilités, mais te privant de tout échappatoire. Tu sens une ombre te recouvrir et lorsque tu te retournes, il est trop tard : le Sreath-Mhurtair t'assassine tandis que les nains ricanent, murmurant "le I est pour idiot". Tu es fortement invité à recommencer ce jeu.

TI Il n'y a qu'un seul et unique vœu possible, tu n'as pas su le choisir : les nains te ligotent, te privent de tes lettres et écrivent "triple idiot" sur ton front. Tu es livré es jeté dehors, à la merci du Sreath-Mhurtair qui se lèche les babines en te voyant.

F Tu avances avec peine dans un de leurs souterrains où le nain te guide. Arrivé à un embranchement muni de pancartes où tournes-tu ?
- Tu vas vers le nain qui t'enjoint à le rejoindre dans la salle du vœu : Vas en N.J.
- Tu prétends que tu les trouves très impolis, car d'après les coutumes de ton jardin, les invités ont le droit à une sieste dans la salle aux trésors avant toute chose : Vas en F.V.
- Tu es agacé par ce jeu stupide qui n'a rien à faire ici et a peu à voir avec Alasdair et choisit de revenir sur tes pas, ces derniers te courent après : Vas en I.

FV Tu te relèves et commences à creuser vers le haut, prenant tous les trésors possibles et t'enfuyant à grandes enjambées. Bravo : tu as choisi la meilleure des voies, celle de la fourberie, toujours victorieuse ! Alasdair te féliciterait.

N Le nain te promet d'exaucer tous tes vœux et il est prêt à te montrer ses pouvoirs magiques. Il te prend par la main, te demande de fermer les yeux, de t'agenouiller et de marcher.
- Tu ouvres les yeux malgré tout en chemin, rompant le sortilège et suscitant l'agacement du nain : Vas en f
- Tu déchaines ta colère demande à avoir ton vœu tout de suite et refuse de marcher : Vas en i
- Tu laisses le sortilège opérer : Vas en NJ.

NJ Tu te retrouves au milieu d'une arène envahie par les nains de jardin. Le roi nain te fait face et te demande quel est LE vœu.
- Tu demandes plus de vœux : Vas en TI
- Tu insinues que ce jardin n'est pas assez riche pour exaucer LE vœu, furieux, ils te conduisent à la salle aux trésors pour que tu retires ta parole : Vas en FV.
- Croyant à leur magie, tu demandes à être l'être le plus puissant de l'univers : Vas en GNJ

GNJ Le roi des nains déclare qu'ils ont enfin trouvé l'être suprême, le Grand Nain de Jardin. On te coiffe d'un bonnet rouge, t'installe sur un trône et te prie à longueur de journées, te menaçant de mort si tu oses essayer de t'échapper...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 3 Re: Sirène de nuit [Alasdair]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Sam 23 Juin - 22:10

Qui est donc ce vieil homme étrange ? La belle sirène ondulant dans les eaux l’observe, étrange créature qui ne s’agite d’aucune colère quant à ce geste cruel qu’elle fait passer pour une blague fantasque, aussi drôle que celle d’un Fir Darrig d’ailleurs. Elle l’observe avec intrigue, se plaisant à laisser son corps flotter dans l’étendue profonde. Jouant de timidité et de séduction, elle laisse son charisme faire son ouvrage, ainsi que ses mimiques délicieuses qui ne laissent point les hommes indifférents et dont elle a appris l’usage à force du temps. Le voilà rire face à elle, comédie ou réalité ? Il ne prend donc réellement aucun ombrage à sa fantaisie ? Voilà qui est charmant, tout autant que ce rire…

Il ne lui en veut pas et au fond d’elle, elle se sent satisfaite. La ceasg réalise l’envolée de ses scrupules alors qu’elle nage autours de ce vieillard, se plaisant à lui tourner autours, toujours aussi maîtresse des eaux qu’à sa coutume, ce « tu » sorti de ses lippes d’une moustache ourlée la séduit autant. Il faut savoir que les hommes d’un autre ne lui déplaisent en rien, il n’y a bien que Earnan qui soit amant de son âge…

Pourtant, elle s’étonne. «Plus de tu ? Si vite…cela me plaisait. » Avoue-t-elle joueuse, l’envie de se laisser porter par la milice de plus en plus féconde, il serait faux de croire qu’elle peut redevenir sage alors qu’il ne fait qu’encourager la dame à faire plus de pas en direction des coquineries.
Kenno’cha sourit et semble comprendre quelque chose, s’il saisit sa nature, elle entrevoit la sienne. N’ya-t-il donc plus d’humain en ce monde ? Plus de personnage simplement sans don ni malheur ? L’idée qu’il s’approche des lutins malins semble évidence, il a quelque chose de leur comportement, quelque chose de malicieux, qui fait écho à son esprit, même si cela n’est pas dans sa nature, elle est bien une joueuse née. « Un sortilège… » Murmure-t-elle en se rapprochant de lui, se disant qu’il serait drôle de lui en offrir un, un de ceux qui rendent fou d’amour, quand il serait passé, il serait amusé. Qui sait, un jour, peut-être ? « Fort heureusement, j’ai repris mes esprits, je m’en serais voulus que votre corps ne baigne au fond de ses eaux pour toujours, ou presque… »

Ou pas, à vrai dire, elle ne le connait pas et à moins qu’il ne soit proche précieux d’un Mackenzie elle se fiche éperdument de sa vie, ou de sa mort, quoi que…il est plaisant. Oui, non, en le connaissant, elle s’en voudrait de le faire une fois encore sombrer dans les eaux.
Les badinages se conjuguent, et le voilà à parler de chaste baisé, la demoiselle surprise se laisse approcher, laissant pourtant planer cette sensation de possible fuite subite au fin fond du monde des eaux, mais ses lèvres viennent à son front, ses doigts à ses cheveux mouillés et son visage prend un air ravi. « Et vous êtes une victime plaisante Monsieur le Fir Darrig. » A-t-elle visée juste ? Elle aime le croire peu lui importe en fait.

La voilà en train de l’observer cajoler son humeur, offrir des mots doux et charmants, sans outrage, sans ombrage et tandis qu’elle serpente autours de lui, la belle dame vient se faufiler dans son dos pour glisser ses bras dans son dos et l’enlacer, planquant son corps nu sans pudeur à son arrière, elle se moque tout à fait qu’il puisse savoir les contours de son corps. A son oreille elle souffle. « Ici le monde m’appartient, Edimbourg semble si loin, est-ce mon royaume, et si c’était le nôtre ? le temps d’une fantaisie. Vous avez la parole enjôleuse mon cher lutin, mais c’est fort agréable. Vous ne me dérangez pas, vous me rendez cette nuit plus envoûtante qu’une autre, et nous partageons secret de nos espèces désormais ! » Oui, elle n’irait pas dire qu’elle ne le croit pas autre, si elle se trompe, soit. « Vous avez froid ? » Demande-t-elle avec intrigue au vieil homme, l’enlaçant un peu plus pour le garder à sa chaleur légère. « Bougeons, cela va vous réchauffer ! »

La naïade s’éloigne et s’enfonce dans les eaux pour terminer autours du vieillard et rire en sortant, l’attirant avec elle vers la sortie des étendues, elle s’en voudrait de lui faire prendre la mort ! Impérieuse créature sortie des eaux, elle s’en va chercher un lourd draps de bain et s’en enveloppe le corps avant de convier l’homme à se joindre à elle. Sa nudité ne la dérange pas, pour la bonne raison qu’elle ne compte pas, ses allures chevaleresque laissent à croire qu’il ne fera point de chose indécente, et puis, il sait sa monstruosité et là est sa véritable nudité.

_________________


Smiley face





Celui qui lit ça est un MacLeod puant!  
avatar
Faileas

Messages : 40
Points : 160
Ta tête Par défaut
Avatar : Marie Coutance
Crédit : Carmilla
Multicompte : Keith McBain - Lawrence Harlow - Délèphaïne O'Hayre - Alec Craft
Pseudo : Carmilla

Taux d'abomination :
40 / 10040 / 100
Age : 31 ans 1/2
Métier : Veuve éplorée - Organisatrice de Salon Philosophique
Pouvoirs : Chant Hypnotique (3) - Charisme -(1)
Inconvénients : Appel de la mer - Goût du sang
“ Méfiez-vous de l'espiègle créature à la voix cristalline, elle vous séduit de ses mimiques et de son air charmant, pourtant, les sirènes se sont penchées sur son berceau...pour qu'elle séduise les hommes de son engouement joueur si délicieux, et surtout pour dévorer vos âmes au son de ses chansons..." Ainsi parla Léandre de la jeune femme dans un de ses romans
Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 3 Re: Sirène de nuit [Alasdair]

Message par Alasdair Nilsen le Mar 10 Juil - 17:34





Sirène de nuit

Avril 1762, une nuit hors d'Edimbourgh
En un mot, la rousse est surprenante, et comme il aimait ça, ce vieux Fir ! Il avait trouvé son maître. Sa langue était plus charmeuse encore que la sienne. Comme elle lui plaisait, cette petite ! En ces eaux glaciales, toute cette malice lui réchauffait le coeur, surtout venant d'une femme qui n'était pas de son espèce, qui n'avait pas la malice aussi naturelle que lui dans le sang. Ses yeux en pétillaient d'excitation, tandis qu'elle le tutoyait avec sa petite mine joueuse.

Tout occupé qu'il était à parler et à s'émerveiller devant cette créature, qui était une femme telle qu'il aimerait en voir plus souvent, libre, intelligente, audacieuse, il ne fit même pas attention au danger, à cette suggestion dans le mot « sortilège » dans les susurrations d'une sirène songeuse. Il la regardait tournoyer autour de lui, observait sa chevelure rousse, son délicieux minois, son corps qui se mouvait avec une grâce infinie, comme envoûté par le spectacle même de sa personne. Et comme il aimait qu'elle embrasse sa monstruosité, qu'elle devine la sienne avec tant d'aisance ! Rarement plus charmante compagnie lui avait été donnée.

La donzelle l'enserra de ses griffes, son corps venant contre le sien dans les eaux. Un tel contact, il n'en avait plus connu depuis plus de dix ans. À cet instant, tout semblait possible sous le regard protecteur de la nuit, dans les eaux salines où sa jeunesse se revivifiait. La peau de la cajoleuse était douce et ferme, comme celle des jeunes gens, lorsque la sienne lui semblait si fine, si fripée, ce qu'il ignorait du mieux qu'il pouvait. Il en eut le souffle coupé, et son corps se tendit sous ce contact inattendu.

Même sa femme, qui avait pourtant bien du courage et du caractère, n'avait eu le coeur si hardi, même les filles de la Délé n'avaient été si téméraire avec lui, se montrant même parfois un peu intimidées par ce vieillard qui faisait des manières et était ami de la patronne. Il répondit toutefois à son geste, posant son bras sur le sien, sa main sur la sienne.

Elle lui demanda s'il avait froid, resserrant son étreinte. Il n'arriva à piper mot, ouvrant stupidement la bouche sans qu'aucun son n'en sorte, se laissant aller à ses bras, à cette chair délicieuse dont il devinait les contours, à cette chaleur qu'elle lui transmettait. Sa personnalité le charmait plus vite encore que son chant.

Ainsi il la suivit hors de la mer, pensant à cet instant qu'il la suivrait jusqu'au bout du monde si elle le lui demandait. Son rire fusait dans l'air, comme si ce monde avait été créé pour elle, comme si les vents n'étaient nés que pour porter sa voix, comme si l'eau n'avait jaillit que pour couvrir son corps d'un manteau de majesté, comme si la terre n'avait surgit que pour accueillir le pas léger de la dame et laisser sa magnificience éclater. Le feu, lui, c'était logé en elle, trouvant un corps humain capable de le contenir, de l'incarner tout entier, avec sa dangerosité et sa vénusté.

Il la regarda partir devant lui pour se couvrir, laissant ses yeux traîner sur les courbes de son corps. Lorsqu'elle revint avec le drap, et l'en enveloppa avec elle, il sentit le rouge lui monter aux joues malgré lui, troublé et embarrassé par cette jeune femme, mais n'ayant aucune envie de rejeter une telle proposition, et s'amusant follement. Ce n'est qu'à ce moment qu'il retrouva la parole, un peu tremblotant, se refusant à enlever son pantalon trempé, ou même à l'essorer de façon bien peu gracieuse, et préférant laisser l'eau gouter sur leur chemin.

L'instant s'étira dans le silence rassurant et son embarras finit par se disperser, tant tout cela semblait naturel à la belle. Après tout, Alasdair n'avait jamais été un homme trop près des conventions sociales.

La présence de la jeune femme lui semblait si forte, il ne ressentait nul besoin de combler le vide par des mots. Son bras passa sur l'épaule de la dame, comme il l'aurait fait avec un vieil ami. Au détail près que sa chevelure trempée venait lui caresser la peau. Sa tête se posa dans le creux de son épaule, venant le piquer de sa barbe.

Par jeu, il aurait pu se montrer fort désagréable, fort peu courtois, il aurait pu essayer de la pousser à s'offusquer, oh comme il aimerait voir jusqu'où elle était prête à aller, comme il était tenté d'essayer de la pousser à bout. Mais il se sentait trop impressionné, et l'heure n'était pas à un vilain tour, car il aimait vraiment cet instant. Cela faisait si longtemps qu'une maudite solitude le suivait, telle une ombre qui se faisait parfois toute petite face à la lumière d'une belle amitié, ou s'allongeait lorsqu'il parcourait sa mansarde. En cet instant, l'ombre semblait avoir disparue, s'étant fondu dans la nuit qui les entourait.

« 
Votre seule présence réchaufferait un glacier.
 » La plaisanterie était graveleuse, mais dite avec gentillesse, elle ne cherchait pas l'offense ou à faire un véritable compliment, mais sonnait comme un constat. « 
Vous êtes donc d'Edimbourg ? J'aurais dû m'en douter, toutes les plus belles femmes y sont, et sans doute aussi les plus malignes.
 » Il marqua une pause. « 
Ce n'est pas facile d'être belle et intelligente dans cette ville, moins encore lorsque l'on possède pour ancêtre une créature. Je comprends que vous cherchiez un royaume qui comprendra mieux votre grandeur
 ». Si on sentait une pointe d'ironie dans le ton, il pensait tout de même ce qu'il disait. « 
Un royaume moins étouffant
 ».

Son bras courbaturé descendit sur sa hanche. « 
J'y habite depuis longtemps, mais parfois, à moi aussi elle m'est pesante. Ici, au moins, on voit les étoiles. Bien que la plus brillante soit déjà à mes côtés.
 » Le vil flatteur se redressa un peu pour lui adresser un sourire amusé. La métaphore était déjà éculée en ce siècle, mais cette demoiselle avait véritablement des allures d'astres lumineux à ses yeux, avec sa rousseur, toute cette rousseur, et si pétillante. « 
Mais je suppose que seule ces nuits exceptionnelles nous permettent, à nous mortels mortels, de les apercevoir. A condition qu'elles ne soient dissimulées dans les fumées d'une ville.
 » Il pensa : d'une ville jalouse des beautés, qui voudrait qu'on n'ait d'yeux que pour elle. Mais il tut sa mythologie personnelle et ses fantasmes autour de cette ville-femme, dont il se mettait parfois à faire l'éloge lorsque l'alcool lui chatouillait les narines et qu'il était de bonne humeur.

Il se plaça face à elle, non sans prendre soin de la couvrir du drap. Tout en parlant dans un semi-murmure, il en nouait les extrémités autour de son cou, comme pour former une cape protectrice. « 
Ne vous inquiétez pas trop pour moi, si j'ai survécu jusqu'ici à mon âge, c'est que je suis d'une solide constitution. Mais que ferait un royaume sans sa princesse ?
 ». En vérité, il se sentait tout de même un peu responsable de cette jeune femme qui se baignait dans une eau glaciale de façon inconsidérée en avril, mais n'osait se l'avouer. Il prit même la peine de rejeter sa chevelure sur sa cape de fortune, non sans témoigner d'une certaine fascination pour cette matière morte qui obsède tant les humains.

Puis il reprit plus fort : « 
Alors, il faut en profiter lorsqu'on en rencontre une ! M'accorderiez-vous une danse ? Cela nous réchauffera
 ». Il posa une main sur sa hanche, l'autre sur son épaule, ne pensant à aucune danse en particulier, ne s'attendant strictement à rien de sa part, et aimant d'ailleurs bien l'idée de faire danser cette fille qu'il croyait plus jeune et bien moins éduquée qu'elle ne l'était réellement. Il fredonna un air de sa connaissance, n'osant se risquer à une véritable chanson devant la sirène au chant si somptueux.

avatar
Faileas

Messages : 61
Points : 148
Gnome !
Avatar : Christoph Waltz
Crédit : Vanderwood
Multicompte : /
Pseudo : Vanderwood

Taux d'abomination :
60 / 10060 / 100
Age : 55 ans
Métier : Sauveur de la jeunesse des rues et voleur d'imprimerie
Pouvoirs : Mensonges imparables - Charmer les jeunes - Éveiller les peurs enfouies - Invisibilité de courte durée
Inconvénients : Farceur - Ses blagues vont souvent un peu trop loin - Incapable de laisser passer une défaite
Un nain de jardin te fait face. Il a encore la bouche pleine d'un tas de lettres qu'il a mangé : dommage, tu n'as plus que trois choix de réponses. Tu te retiens de pousser un cri devant une telle horreur et t'apprête à t'enfuir, lorsque tu t'aperçois que tu es encerclé par ces petits monstres
- Tu lui donnes un coup de pied : Vas en I.
- Tu lui demandes d'exaucer un vœu : Vas en N.
- Tu t'agenouilles, te fais passer pour l'un des leurs et commence à les suivre : Vas en F.

I Les nains semblent effrayés. Ils attrapent les lettres restantes et les avalent, se remplissant de nouvelles possibilités, mais te privant de tout échappatoire. Tu sens une ombre te recouvrir et lorsque tu te retournes, il est trop tard : le Sreath-Mhurtair t'assassine tandis que les nains ricanent, murmurant "le I est pour idiot". Tu es fortement invité à recommencer ce jeu.

TI Il n'y a qu'un seul et unique vœu possible, tu n'as pas su le choisir : les nains te ligotent, te privent de tes lettres et écrivent "triple idiot" sur ton front. Tu es livré es jeté dehors, à la merci du Sreath-Mhurtair qui se lèche les babines en te voyant.

F Tu avances avec peine dans un de leurs souterrains où le nain te guide. Arrivé à un embranchement muni de pancartes où tournes-tu ?
- Tu vas vers le nain qui t'enjoint à le rejoindre dans la salle du vœu : Vas en N.J.
- Tu prétends que tu les trouves très impolis, car d'après les coutumes de ton jardin, les invités ont le droit à une sieste dans la salle aux trésors avant toute chose : Vas en F.V.
- Tu es agacé par ce jeu stupide qui n'a rien à faire ici et a peu à voir avec Alasdair et choisit de revenir sur tes pas, ces derniers te courent après : Vas en I.

FV Tu te relèves et commences à creuser vers le haut, prenant tous les trésors possibles et t'enfuyant à grandes enjambées. Bravo : tu as choisi la meilleure des voies, celle de la fourberie, toujours victorieuse ! Alasdair te féliciterait.

N Le nain te promet d'exaucer tous tes vœux et il est prêt à te montrer ses pouvoirs magiques. Il te prend par la main, te demande de fermer les yeux, de t'agenouiller et de marcher.
- Tu ouvres les yeux malgré tout en chemin, rompant le sortilège et suscitant l'agacement du nain : Vas en f
- Tu déchaines ta colère demande à avoir ton vœu tout de suite et refuse de marcher : Vas en i
- Tu laisses le sortilège opérer : Vas en NJ.

NJ Tu te retrouves au milieu d'une arène envahie par les nains de jardin. Le roi nain te fait face et te demande quel est LE vœu.
- Tu demandes plus de vœux : Vas en TI
- Tu insinues que ce jardin n'est pas assez riche pour exaucer LE vœu, furieux, ils te conduisent à la salle aux trésors pour que tu retires ta parole : Vas en FV.
- Croyant à leur magie, tu demandes à être l'être le plus puissant de l'univers : Vas en GNJ

GNJ Le roi des nains déclare qu'ils ont enfin trouvé l'être suprême, le Grand Nain de Jardin. On te coiffe d'un bonnet rouge, t'installe sur un trône et te prie à longueur de journées, te menaçant de mort si tu oses essayer de t'échapper...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 3 Re: Sirène de nuit [Alasdair]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Dim 15 Juil - 15:15

Kenno’cha s’amuse follement, après des années de vie rangée, contrainte à ressembler à celle de tout à chacune, épouse, mère, sage et obéissante, elle peut enfin se libérer de ces choses et dans l’anonymat de cette nuit, en plus, elle peut tout à loisir se laisser porter. De toutes façons, découverte mais nullement piégée, elle aime à se dévoiler, étrangement, comme si elle détenait celui désormais, qui a entendu son chant. Même si ce n’est pas le cas…

Les monstres paraissent se repaître de leur liberté, mais pourquoi pas après tout ? Le vieux lutin malicieux lui plait, comme la découverte d’un précieux trésor de son Ecosse chérie. N’y avait-il pas plus merveilleux que de trouver une de ces créatures et de partager du temps avec elle ?
Sans ombrage aucun de sa propre nudité, la dame se laisse aller, savourant le contact du vieil homme contre le sien, ne se mettant point à réfléchir à ces choses de fermeté de chair ou autre, qui peuvent tenter l’esprit. Tout au contraire, loin de ce genre de chose, préférant seulement penser au moment, elle se laisse porter, cajoleuse, enjoleuse, joueuse…sans aucun artifice, ni contrefaçon.
Elle vient à demander s’il a froid, et sourit face au manque de réponse. Le vieil homme serait-il encore un peu enhardi ? Peu importe !

Convié hors de l’eau désormais, et invité au draps, la jeune femme sourit à cet homme vêtu d’un pantalon trempé, visiblement troublé, et aux yeux nullement dans les poches. Elle n’a point le cœur à lui réprimander l’observation, puisqu’elle s’en moque, ni même l’idée de le faire en toute vérité, préférant ses amusements qu’à toute autre chose.
Comme si une amitié nocturne d’une nuit naissait, elle se laisse faire, avant de rire à sa blague, elle se laisse porter encore une fois aux charmes de ses paroles, dodelinant de la tête comme pour approuver ses dires. « Hélas, notre bonne vieille cité déprécie encore un peu les dames un peu d’esprit, mais hélas, peut-on tout à fait lui reprocher ? Disons qu’il faut laisser le temps aux esprits, et s’ils ne sont point trop clos, ils se laisseront faire… » Utopiste créature pensant qu’un jour la femme pourrait être autant que l’homme ou au moins ne plus avoir besoin d’un mâle pour la représenter, elle croit qu’au siècle prochain, cela se ferait mais en attendant…en attendant il faut consolider les bases de ce genre de possible !

« Ah l’étoile filante vient d’arriver, pour le plaisir de quitter des highlands solitaires, mais si plaisant. Il manque ici d’espace pour courir à dos de cheval cheveux aux vents mais on s’y fait ! » Voix enjôleuse toujours, elle l’observe se place face à elle et resserrer le draps sur ses épaules. Elle rit encore alors qu’il la nomme princesse mais ne réponds rien. « une danse ? Mais bien sûr, regardez donc le talent que vous avez ! Ma robe de draps de bain est une merveille qu’il faut faire un peu virevolter, guidez-moi donc mon cher lutin ! » Elle prend sa main et pose une mains sur son épaule, se laissant guider par l’air qu’il fredonne et la danse qu’il mène, puisque ce sont les hommes qui dirigent ! « Vous savez mon cher, tout cela me donne envie de vous proposer un jeu…à la fin de cette danse, je disparaitrais dans un charme délicieux, et je vous lancerais un indice, pour que vous retrouviez en ville ma trace…si vous êtes joueur, nous nous reverrons dans une semaine, si vous ne l’êtes pas, sachez que je viens à ces eaux une fois par mois. Libre donc à vous… de faire ce qui vous chantes après tout cela. »

Elle lance cela comme un défi fou, un rien amusant, qui pourrait s’avérer terrible, car ils mêleraient leur véritable nature à leurs identités, mais qu’importe, non ? Pour une fois qu’un autre est à la hauteur, pourquoi s’en priver.






_________________


Smiley face





Celui qui lit ça est un MacLeod puant!  
avatar
Faileas

Messages : 40
Points : 160
Ta tête Par défaut
Avatar : Marie Coutance
Crédit : Carmilla
Multicompte : Keith McBain - Lawrence Harlow - Délèphaïne O'Hayre - Alec Craft
Pseudo : Carmilla

Taux d'abomination :
40 / 10040 / 100
Age : 31 ans 1/2
Métier : Veuve éplorée - Organisatrice de Salon Philosophique
Pouvoirs : Chant Hypnotique (3) - Charisme -(1)
Inconvénients : Appel de la mer - Goût du sang
“ Méfiez-vous de l'espiègle créature à la voix cristalline, elle vous séduit de ses mimiques et de son air charmant, pourtant, les sirènes se sont penchées sur son berceau...pour qu'elle séduise les hommes de son engouement joueur si délicieux, et surtout pour dévorer vos âmes au son de ses chansons..." Ainsi parla Léandre de la jeune femme dans un de ses romans
Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 3 Re: Sirène de nuit [Alasdair]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum