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Été 1761, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.

Pieces of Broken Memories | Colin & Eimhir

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Cycle 3 Pieces of Broken Memories | Colin & Eimhir

Message par Eimhir Caoidheach le Jeu 5 Avr - 18:25




Colin & Eimhir
Pieces of Broken Memories




Elle déteste cette ville. Étrangère fraîchement arrivée, les conversations fusent autour d’elle, sans qu’elle puisse les capter. Parfois, certains mots résonnent d’une consonance familière, connue. Souvent, il s’agit des plus basiques mots de politesse. Une amicale salutation, une humble demande ou un chaleureux au revoir. Parfois, elle n’a pas besoin de connaître l’équivalent slovaque pour se représenter le caractère grossier de l’expression.

Jour de travail à la chapellerie, les clients abondent. Son employeur a eu la bonté de lui enseigner les plus communes politesses afin qu’elle s’attache à accueillir les clients et transmettre leurs demandes. Ainsi, Monsieur Underwood peut se concentrer sur la fabrication de ses couvre-chefs. D’ordinaire, la machinerie bien huilée ne s’enraille pas. Eimhir écoute les attentes des clients, et même si elle ne les comprend pas toujours, s’applique à les faire passer avec le moins d’approximations possibles. Cependant, il semblerait qu’elle soit en face d’un client particulièrement désagréable et pointilleux. Bien que n’en pensant pas un mot, la jeune femme s’excuse de sa maladresse. Elle n’a pas besoin de conflits supplémentaires. Tout ce qu’elle veut à cet instant précis, c’est faire son travail, mais le bourgeois a décidé de lui en faire voir de toutes les couleurs. Le ton monte et rapidement, la Slovaque délaisse l’anglais pour débiter des insultes fleuries dans sa langue maternelle. On ne la comprend plus, mais peu importe. À cet instant, les mots ne sont plus qu’un accompagnement de son agressive gestuelle.

Obligé d’intervenir pour calmer le jeu entre elle et le client, Eimhir a mis son employeur dans une position délicate. Avant de faire un geste qui pourrait lui coûter sa liberté, mais qui soulagerait sans doute sa fougue, la Selkie décide d’aller faire quelques courses, laissant Lindsay diriger la boutique seul le temps de son absence. Au courant que ce comportement n’est pas approprié pour un employé, elle est cependant certaine que son instable d’employeur ne lui en tiendra pas rigueur. Après tout, il est fort possible qu’à son retour, il ait oublié cet incident.

Le marché qui prend place ici est peu animé, ce jour. À croire que les Écossais ont peur de sortir de chez eux. Voilà qui n’arrange pas les affaires de la jeune femme, qui prévoyait “d’emprunter” quelques victuailles. Elle s’approche d’un marchand d’agrumes. Les couleurs saturées et éclatantes des fruits attirent l’attention de l’étrangère, qui se met désormais dans l’idée de posséder l’un de ces produits. Une discussion avec le vieux marchand s’engage, ayant remarqué l’intérêt que portait Eimhir à sa marchandise. Charmeuse, elle joue la comédie et s’attire la sympathie du commerçant. Si son plan a eu du mal à se mettre en route, il est maintenant parfaitement fonctionnel. Alors qu’elle est sur le point de commettre son méfait, son regard est captivé par un visage juvénile qui disparaît au coin d’une allée. Ce visage… Depuis combien de temps ne l’a-t-elle plus croisée ? Du jour au lendemain, plus d’explications. Du jour au lendemain, il disparut. Délaissant le marchant d’agrumes, la jeune Slovaque tente de retrouver ce fantôme qui lui semblait avoir aperçu tourner dans cette ruelle. L’étroitesse de ce chemin et la luminosité décadente ne l’aident pas à repérer la silhouette enfantine du jeune homme qu’elle considère un peu, comme un sauveur et un mentor. Enfin, elle le voit. « Colin ! » Eimhir fond vers lui, ses chaussures claquant sur les pavés humides. « Attends ! » Kvetka a tant de choses à lui dire, à lui demander. Rongée par l’incompréhension et la rancune, elle remarque que trop tard que son verbe étranger ne l’atteint pas. Grondant une injure, elle reprend. « Pourquoi es-tu parti ? Je t’ai attendu, mais tu n’es jamais revenu. Tu aurais pu au moins laisser un mot ! »
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Cycle 3 Re: Pieces of Broken Memories | Colin & Eimhir

Message par Colin Smith le Ven 6 Avr - 22:30

De retour chez l’Alasdair,
Tu pars faire ta cueillette de pommes,
Quand soudain un cri fend l’air,
C’est ton prénom qui résonne.

Voix féminine et accent de l’est,
Et tous ces mots que tu ne comprends pas,
Puis des reproches, ce que tu détestes,
Même s’ils sont en écossais cette fois.

La gamine a traversé le marché,
Et s’époumone contre toi,
Soit disant que tu l’as abandonnée,
Alors que tu la vois pour la première fois.

En es-tu sûr, petit lutin ?
Car elle semble bien te connaitre,
Tu ne penses pas que c’est le Malin,
Qui s’est amusé à la faire disparaître ?

Ton esprit a dû faire du tri,
Encore une fois sans ton avis,
Alors tu fouilles dans ta mémoire,
À la recherche de son regard noir.

Avec la détresse d’un homme à la mer,
Tu guettes en vain la moindre bouée,
Un lieu, un temps, un mot peut-être,
N’importe quoi, pour te raccrocher.

Et sans doute pour une première fois,
Tu souffres un peu de ta mémoire à trou,
Parce que tu sens que cette enfant là,
A coup sûr, t’aimait beaucoup.

Enfin enfant, façon de parler,
Car vous semblez être du même âge,
Et tu souris, bien embêté,
Victime de tes souvenirs volages

Tu la prends par la main
Et la guide hors des allées,
Comme un écho un peu lointain,
Comme un geste oublié.

Ce n'était pas pour la protéger,
Que tu l'a éloignée du marché,
C'est que tu n'arrives plus à te concentrer,
Sur son visage que tu veux retrouver.

Mais tu as beau faire, beau creuser,
Aucune image ne veut remonter,
Elle est semble triste cette inconnue,
Mais tu ne t'en souviens plus.

Alors dans un soupir tu renonces,
Tu dis que tu es désolé,
Que ta mémoire est un champ de ronces,
Dans lequel tu n'oses plus t'aventurer.

Alors tu lui demande son nom,
Et où est-ce que vous vous étiez trouvés,
En espérant que la conversation,
Te fasse tout retrouver.

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Ces cœurs qu'ils ont jadis liés
Pour qu'à la face du ciel ils mènent [encore
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