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La fièvre au corps [Tearlàch]

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Cycle 3 La fièvre au corps [Tearlàch]

Message par Alec Craft le Jeu 29 Mar - 21:59

Il fait beau, ce qui est pas si mal pour un jour d’Ecosse. Presque 15 degrés au compteur, un petit soleil pâlot qui réchauffe pourtant la couenne. Pas de vent, pas de pluie…ce n’est vraiment pas si mal. Le seul hic en fait dans tout cela, c’est probablement l’ambiance. Alec n’aime pas. Les gens tombent malades, mais ce n’est pas le pire. Les écosssais qui savent, parlent. Ils parlent de la fièvre du Selkie, les incrédules, les ignorants, d’autres, parlent des phoques qui porteraient des maladies. Alec ne veut pas entendre, ni savoir. Il ne connait pas de Selkie, sinon, il aurait été probablement à conseiller à celui-ci de se faire discret ou de quitter Edimbourg quelques temps, histoire de…

Est-ce que Alec a peur de cette fièvre ? Non. Pourquoi en aurait-il la frousse ? Après tout, il n’y a pas plus gaillard que lui, il n’est jamais malade et ne sait même pas ce que signifie avoir de la fièvre. Enfin, si. Il a parfois la fièvre au corps, si vous voyez ce que je veux dire, mais sinon…sinon, Alec n’est jamais malade. Trop d’énergie à revendre et trop de temps qui lui manquent, trop plein de choses ! Il sait qu’il ne sera pas malade. –Attention, cette logique n’a aucun sens pour le coup, sinon sa propre certitude…-

Installé sur son cheval qui mène un pas tranquille sur le pavé, Alec en profite pour rouler un peu de tabac. Le chien suit le pas du cheval, paisiblement, alors que le palefrenier chantonne un air léger à ses lèvres. Le cœur d’Alec est léger, il faut dire qu’il n’a pas de raison de ne pas l’être, sa cicatrice vient se porter au côté de l’autre, cela ne fait que deux fois qu’il se prend un coup de couteau. Bon, la première fois, c’était à cause d’une bagarre et pas parce qu’il avait affronté un débile décidé à tuer Robyn. Mais voilà qu’il porter fièrement deux stries sur sa peau, cela lui rend le cuir moins parfait, mais pas moins désirable.

En sifflotant sur son animal, le jeune homme prend le chemin de la distillerie, Tearlàch travaille trop, mais il ne peut pas le raisonner. Il sait, il a compris, que ce bien est la seule chose qui lui reste de sa famille et il ne peut pas lui reprocher de vouloir tenir à flot la distillerie. Alec ne s’y connait pas du tout pour pouvoir l’aider, à dire vrai, il sait des choses, mais ça, ce n’est qu’obscurité. Rien de plus…mais bon ! A défaut d’avoir le savoir, il peut offrir la compagnie ! En plus, cela fait trop de jour qu’il n’a pas vu le lutin. Et ce n’est pas possible que cela continu.

Il parvient, le tabac fumant aux lèvres, à la distillerie et laisse son cheval où il le faut, prenant soin de vérifier au passage qu’il ne serait pas si mal ici. A peu près convaincu de l’affaire, il siffle le chien, laisse tomber son tabac et s’élance dans la distillerie. Alors, s’il était un lutin acharné à sauver son entreprise, où est-ce qu’il se cacherait ?
Plutôt que de chercher pendant des heures, il demande aux employés et après quelques indications, il se permet d’aller à la rencontre de Tear. Un sourire aux lèvres, ses cheveux repoussés, Alec rayonne dès l’instant où il aperçoit son amant. Le chien pourrit un peu l’effet de surprise en jappant à la vue du lutin mais tant pis

« Tear ! Surprise ! » Lâche-t-il, ils sont un peu trop en public pour s’exposer à un rapprochement intime, mais le palefrenier ne peut s’empêcher de l’attraper dans une accolade plus que chaleureuse.

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"Il est étrange d'être un pécore cultivé, maniant l'épée du noble et sachant lire comme eux, peut-être même mieux. Mais au fond, personne ne le voit réellement, je me plais à faire l'imbécile. Et je le fais souvent...
Sauf quand je me dois de veiller sur elle -ce qui est une chose coutumière-. Mais en même temps, elle ne sait pas le faire pour elle-même"




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Cycle 3 Re: La fièvre au corps [Tearlàch]

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Lun 2 Avr - 12:55


La fièvre au corps
Alec ξ Teàrlach

Assis à son bureau, penché en arrière, son mouchoir rouge sur le visage, Teàrlach se donne quelques instants pour souffler. Les vertiges commencent à se faire un peu forts et il se sent anormalement faible. Foutue maladie. Il sait qu’il aurait dû garder le lit, qu’il aurait dû rester au chaud et se faire appeler un médecin. Mais aujourd’hui, il n’a pas le droit de fuir ses responsabilités. Parce que la distillerie va mal, parce que la famine à mit ses finances dans un bien piètre état et surtout parce qu’il ne veut pas avoir à fermer les porte de l’entreprise familiale comme beaucoup de distilleries de whisky ont dû le faire dans les années passées. Fièvre du selkie ou pas, il sait pertinemment qu’il n’a d’autres choix que d’ignorer sa santé pour le bien de son commerce. Alors le voici ici, tremblant de fièvre, s’accordant dix minutes de pause avant de se pencher sur un contrat de renouvellement d’achat.

Sa maladie, il n’a aucune idée de où il a bien pu l’attraper. Sans doute que certains de ses travailleurs sont des selkies qui n’ont pas tenus compte des rumeurs qui parcourent la ville… Peut-être l’a-t-il simplement attrapé lors d’un rendez-vous d’affaire ou en se baladant en ville… Il n’en sait rien… Il sait juste qu’il vaut mieux cacher l’affliction dont il souffre s’il ne veut pas attirer trop les regards. Il ne manquerait plus que cela se sache… Les plus superstitieux refuseront d’acheter ses bouteilles de peur qu’elles ne les contaminent. Peut-être auraient-ils raisons d’ailleurs… Pour ce que Teàrlach en connait en médecine, il s’agit surtout de torture pour l’étude… Alors quelque chose comme la fièvre du selkie, Dieu sait comment ce genre de maladie peut bien se répandre.

Il se redresse prestement dans son siège. Ses pieds retombent au sol alors qu’il tousse dans son mouchoir. Le monde tangue un peu, son corps lui semble bien trop lourd. Il n’aspire qu’à une chose, se trouver un coin chaud et confortable où fermer les yeux pour que cette sensation de mal être cesse. Il va pour s’affaler sur son bureau quand l’un de ses employés toque à la porte. Il se redresse avec lenteur, range son mouchoir et se recoiffe d’une main légère, histoire de ne pas avoir l’air trop malade. D’une fois enraillée par son début de grippe, il lance un puissant « Entrez ! » qu’il accompagne de l’un de ses fameux sourires. Il se force le petit lutin. Il ne veut pas inquiéter ses employés. Alors quand on lui mentionne un problème de rats dans la salle de stockage du malt, il ne peut que se lever pour aller jeter un œil à la situation. Des rats, c’est toujours un problème de taille dans son milieu… Le genre qu’on ne prend pas à la légère. Ces saloperies vont bouffer tout son stock pour ne lui laisser que ses yeux pour pleurer. Il n’a pas besoin de ça, pas maintenant. Il force son sourire, assurant à son employé qu’il arrive tout de suite pour jeter un œil à la situation et ensuite prendre les mesures qui s’imposent.

Intérieurement, il soupire lourdement. Quand la porte se referme, son sourire fond comme neige au soleil. Les coudes en appuis sur le bureau, il enfouit son visage dans ses paumes, cherchant au fond de lui la force d’aller s’occuper de ce problème réellement important. Des rats… Il ne manquait plus que ça pour mettre son entreprise à mal… Lourdement, il se lève, se trainant jusqu’à la porte de son bureau, se forçant à reprendre un semblant de forme humaine. Une fois hors de la pièce, il s’applique à avoir l’air aussi énergique qu’à l’habitude. Cependant, son corps frisonne, il a l’impression de mourir de froid et d’avoir du mal à marcher droit. L’énergie demandé à rester aussi ouvert et accueillant que d’habitude l’épuise, la chose n’aidant pas son mal de tête.

Arriver à l’entrepôt concerné semble lui avoir pris des heures. Il se passe une nouvelle fois une main sur son visage, essayant de chasser un puissant vertige. Cependant, lorsqu’il reconnait les jappements, il force son attitude à être à nouveau plus ouverte et accueillante. Camouflant comme il le peut son mal-être, il ne peut cependant rien faire pour ses yeux un peu vitreux ou son teins livide. Le visage d’Alec est cependant une très bonne nouvelle qui lui tire son premier sourire sincère de la journée. Un petit sourire fatigué mais un sourire sincère tout de même. « Tear ! Surprise ! » Teàrlach se trouve un peu malmener par la soudaine accolade. Alors qu’il veut enfin y répondre, l’autre homme s’éloigne déjà à son grand regret. Mais c’est normal. Ils sont en public… « Alec… Je ne m’attendais pas à ta visite. Que me vaut ce plaisir ? » Il étouffe une toux qui s’apprête à le prendre, sa voix sonnant plus rocailleuse qu’à l’accoutumée. « J’ai juste un problème de rat dans les récoltes à régler et je suis tout à toi. » Il lui glisse un clin d’œil malicieux et ce malgré la fatigue qui gonfle ses paupières. « A moins que ton chien ne soit un bon chasseur de rats ? » demande-t-il a tout hasard.


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Cycle 3 Re: La fièvre au corps [Tearlàch]

Message par Alec Craft le Lun 2 Avr - 17:36

Il serre le lutin quelques secondes de plus qu’il ne le faut, respire son odeur au passage, profite de quelques bribes au vu et à la barbe de tous et s’éloigne. Il a l’impression d’avoir senti une chaleur inhabituelle chez son amant, il s’inquiète, son visage sourit mais ses yeux paraissent brillants. Alec ne dit rien, il n’a pas envie de paraître inquiet, pas envie de dramatiser, il ne doit pas quitter cet endroit, il doit être seulement fatigué.

Devant le monde, il se tient, probablement parce que Tearlàch est le patron et qu’il n’a pas envie d’être brûlé sur un bûcher, ou bien lapider, ou enfermé. L’un ou l’autre en quelques sortes, rien de palpitant ou de plaisant. Rien qui ne vaille la peine de penser à cela, il préfère penser au lutin,alors qu’il garde un présent dans la poche de son manteau. Depuis le temps qu’il voulait lui donner…à croire qu’il ne peut pas tout à fait faire ce qu’il souhaite avec ceux qui ont volé son cœur.

« L’envie de te voir ? Oui, c’est ça, l’envie d’être un peu avec toi. » Il agrémente ses paroles d’un clin d’œil, que le jeune homme ne prenne pas cela pour un reproche. Le palefrenier est heureux d’être là et de voir un peu la distillerie. S’il ne s’y connait pas, c’est une partie de Tear et il doit bien la découvrir, non ? S’il connait tout de Robyn, ou presque, alors, il en sera de même pour son amant. Alec fronce pourtant les sourcils à l’entente de la rocaille dans sa voix, maintenant, il commence à soupçonner que le lutin lui cache quelque chose. Mais pourquoi ? Oh, ce n’est certainement pas un truc énorme, mais c’est…non, Tear n’a pas l’air tout à fait aussi en forme qu’à l’habitude.

Pourtant, habilement, presque aisément, il parvient à faire sourire Alec de son clin d’œil, et le palefrenier n’a qu’envie d’être un peu tendre avec lui, les choses physiques ne lui sont pas vitales, pas avec l’apaisement des amants dans son cœur, mais il lui est étrangement nécessaire de prendre l’autre contre lui. Pourtant, il n’a pas cette foutue dépendance affective des ceasgs !! Mais bon, le palefrenier est tactile, il a besoin de contact, de tendresse, au-delà de la sexualité pure, il se découvre câlin et protecteur, même s’il se connaissait déjà ainsi…

Son ancienne fiancée en faisait les frais avant qu’il ne la quitte…Peu importe.

« Il te faudrait un ratier plus expérimenté que lui, mais il peut t’aider. Il est obéissant. » Alec siffle le chien et lui demande de s’asseoir. La brave bête à la frange devant les yeux, pose son cul au sol et attends les ordres de son maître, la langue pendante et la tête fixée sur celle bouclée du palefrenier. « Et il est plutôt bon à l’exercice ! Si j’avais su, j’aurais mené ma lame…et je te les aurais embroché. » Il ne dit pas cela en rigolant, il en est bien capable,s’il aime les bêtes, ces rongeurs filent des maladies sans parler des puces qu’ils trimballent et il ne les aime pas tout à fait. Les gens s’inquiètent de la fièvre des phoques, mais toutes les saloperies que peuvent faire circuler ces bestioles, ça…

Alec passe sa main sur la caboche du chien, le faisant signe d’avancer, il accompagne Tearlàch jusqu’au stockage des récoltes, glissant les mains dans ses poches, il inspire et lance. « T’as une tête fatiguée, tout va bien ? » Il le pense épuisé, ce qui est normal, il s’enferme ici si souvent…tout le temps, qu’il n’a pas l’air si vivant qu’à son habitude. Le palefrenier inspire, il ne veut pas lui reprocher d’être ici, le jeune homme comprend. Et puis, il est mal foutu pour trouver à redire sur le travail de Tearlàch, même le bide ouvert, il avait fallu l’empêcher d’aller s’occuper des chevaux. « J’ai un cadeau pour toi, ça fait un moment que je l’ai acheté, mais après. D’abord, on va chasser les rongeurs ! » Il devrait un peu patienter, mais si Alec a parlé du cadeau, c’est fort probablement pour le titiller un peu, voir le taquiner..

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Cycle 3 Re: La fièvre au corps [Tearlàch]

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Jeu 12 Avr - 11:26


La fièvre au corps
Alec ξ Teàrlach

« Il te faudrait un ratier plus expérimenté que lui, mais il peut t’aider. Il est obéissant. » Au moins, cela serait toujours un début de solution, le temps qu’il trouve un vrai ratier. Sans le savoir, Alec vient réellement de lui faciliter la vie en venant lui rendre visite aujourd’hui. Il faut bien l’avouer, au plus ça va, au plus il a la sensation de tirer sur la corde. Ses jambes sont instables, tremblant doucement. Teàrlach force son sourire avec qu’il lui semble que sa tête est prise dans un étau, ses tempes pulsant douloureusement sous l’afflux sanguin. « Et il est plutôt bon à l’exercice ! Si j’avais su, j’aurais mené ma lame…et je te les aurais embrochés. » Il écoute à peine la remarque. Il oublie rapidement de maintenir une illusion de bien être, son sourire fondant de lui-même alors qu’il se concentrer pour rejoindre la réserve en marchant droit. D’une main, il s’appuie de temps en temps sur le mur qu’ils sont en train de longer. Il ne lui faut pas longtemps pour carrément oublier qu’il n’est pas seul. Une fois arrivé, il ne peut retenir un soupir de soulagement, cherchant déjà du regard un endroit où s’asseoir pour reposer un peu ses jambes qui sont anormalement faibles. Si jusque-là il avait pensé qu’il avait juste prit un coup de froid, là, le lutin commence à s’inquiéter un peu pour sa santé. Indéniablement, ses jambes peuvent le lâcher d’une minute à l’autre… Du moins, c’est l’impression qu’il en a. Il les sent à peine mais elles semblent peser un âne chacune malgré une étrange sensation contradictoire de fragile légèreté tremblante. Ses mains moites viennent chercher son carré de tissu rouge dans une poche. Stupidement, il espère que c’est juste ça… Que voir cette couleur obsédante va calmer son corps dont il ne comprend plus les réactions. « T’as une tête fatiguée, tout va bien ? » Perdu dans ses pensée, Teàrlach sursaute violement quand la voix de son amant le ramène à la réalité. « Ça va… » souffle-t-il enfin, détournant son regard d’Alec. Il n’a pas vraiment le droit de l’inquiéter avec ça, n’est-ce pas ? Et connaissais le palefrenier, il serait capable de le ramener chez lui et de lui faire garder le lit… Qui s’occupera de son travail en son absence ? Il ne peut demander cela à aucun de ses frères, assurément. Et, au vu de la situation, ce n’est clairement pas le moment pour laisser la distillerie tourner sans lui. « J’ai un cadeau pour toi, ça fait un moment que je l’ai acheté, mais après. D’abord, on va chasser les rongeurs ! » Capable de ne traiter qu’une information à la fois et beaucoup trop inquiet pour l’avenir de son commerce ses derniers jours, Teàrlach se contente d’hocher la tête. « D’après mes employés, ils ont vu des rats trainer dans ce stockage… Ce qui n’est pas bon… Je ferais venir un spécialiste pour m’assurer que tout est réglé… Mais j’admets que je serais plus tranquille si ton chien pouvait faire un premier nettoyage. »

Se rappelant qu’il a une illusion à rendre, il force une nouvelle fois un sourire mais c’est peine perdue, la fatigue est trop lourde sur son visage. Sous ses vêtements, le farfadet frisonne. Transit de froid, il a juste envie d’aller se caller à côté d’un feu, sous une couche épaisse de couverture et d’y dormir un nombre inconnu d’heures. Alec siffle son chien et l’envoie à la chasse. Soulagé d’un poids, le rouquin observe l’animal filer dans la réserve. Le palefrenier observe aussi l’animal partir, laissant Teàrlach dans son dos. Prit d’un violent vertige, il pose une main sur le mur dans le but de se stabiliser…. Mais il faut croire que c’est peine perdue. Arrivé au bout de sa capacité physique à encaisser la malade, le lutin sent avec effrois ses genoux céder. Cherchant son air, il s’effondre au sol. La chute finis de l’achever et il n’essaye même pas de se relever. La bouche ouverte, un souffle rapide et court soulève sa cage thoracique. Les yeux mi-clos, le fir darrig lutte pour rester conscient alors que, indéniablement, la fièvre du selkie est en train de le ronger de l’intérieur. « Al... » tente-t-il d'appeler.

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Cycle 3 Re: La fièvre au corps [Tearlàch]

Message par Alec Craft le Ven 4 Mai - 20:31

Il en faut peu au lutin, pour être un peu heureux. Et en ce moment, son bonheur est en vérité intense, une véritable explosion et son cœur partagé entre Robyn et Tearlàch parait enfin être aux anges. Voilà un possible que personne n’aurait cru, surtout que le rapprochement avec les autres lui procurent une satisfaction telle, qu’il n’éprouve plus le besoin de courir de bouche en couche et que seuls les tendresses et brusqueries des corps délicieux de ses siens lui suffit.

Pourtant, l’amant ne dit pas tout et il en a le pressentiment, alors qu’il laisse le chien faire son affaire. Il ne saurait dire pourquoi, son air fatigué, son attitude moins joueuse, quelque chose cloche, mais il ignore quoi. Pas un instant il n’ose croire à cette fièvre épidémique, parce qu’il ne veut pas que cela arrive à Tear, encore moins, ne désire le voir porter la fièvre sur son front ! Pourtant, le lutin fait comme si cela allait, l’autre ne peut lui mentir, enfin si, mais bon…vous discernez ce que je veux dire.

Et puis, il y a ce petit moment où le sourire du lutin puant disparait de son visage, pourtant, quand il vient à se retourner vers son amant. Il n’a pas entendu son appel, mais le visage livide de Tearlàch lui bouzille soudainement les tripes, d’un élan qui lui parait interminable de geste, il s’élance vers lui, tombant au sol à côté de l’amant. Sa main est déjà à son front, jaugeant de la température de son corps et celle-ci se confirme franchement trop élever. Ses mains cherchent son pouls, sa mère a toujours dit que plus le cœur est rapide, plus la température est haute et ne sachant pas où le trouver sous l’empressement, il colle son oreille sur sa poitrine.

Au moins il entend les battements trop brusques, rapprochés, de son amant. Se relevant, il repousse un peu les cheveux du lutin, pour sentir son front poisseux de sueur. Bon, maintenant Alec redouble d’inquiétude, il voudrait être fâché avec le lutin, car oui, après tout, il y a de quoi, il vient de lui mentir et surtout de … ne rien lui dire ! Pourtant !

Pourtant…

« Depuis quand bon sang ! Tu … tu ne devrais pas être là, tu aurais dû ! Merde Tear ! Merde ! » Voilà ! Bien fait pour lui. Puéril dans sa réaction, qu’importe, Alec le saisit pour le redresser de terre, telle une princesse, il le porte dans ses bras. Il sait parfaitement que la distillerie est importante, il le comprend, mais il n’apporterait rien dans cet état, pire, il peut contaminer ses employés et s’il n’y en a plus, il aura doublement de soucis !

Qu’il le contamine lui, ça ne lui effleure pas même l’esprit, bah oui, Alec ne tombe jamais malade, alors, forcément, il oublie qu’il pourrait tout à fait l’être ! Mais ça l’arrange. Sifflant le chat, il ravale tous les mètres qu’ils ont fait, d’un pas décidé, jusqu’à retourner au bureau du lutin, histoire de pousser brusquement la porte et de l’installer…sur rien. Bon il l’allonge au sol, retire sa veste, en fait un coussin et reste près de lui en ayant pris soin d’aller chercher de l’eau.

« Bois…allez, il faut que tu boives ! » Le voilà expert des fiévreux maintenant ! Non, mais, quand la fièvre est là, il faut boire. Le palefrenier se morfond déjà d’inquiétude. « Tu as pas le choix hein, on va rentrer à la maison, je vais faire appeler le médecin. » Il pourrait dire non, tout ce qu’il veut, mais Alec lui ferait une pichenette sur le front, à coup sur, cela le foutrait KO !

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Cycle 3 Re: La fièvre au corps [Tearlàch]

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Mer 9 Mai - 12:33


La fièvre au corps
Alec ξ Teàrlach

Une main fraiche sur son front lui arrache un long frisson. Dans le vague, Teàrlach se maudit lui-même de sa faiblesse. Il ne voulait pas inquiéter qui que ce soit. Difficilement, il cherche son souffle. Son corps lui semble si lourd, si faible. Il laisse Alec écouter son cœur, de toute manière il n’aurait pas la force de l’éloigner ou de le rassurer. Probablement a-t-il atteint sa limite pour aujourd’hui. Une limite qui serre son cœur d’une peur toute naturelle. Va-t-il faire partie des victimes de la fièvre du selkie ? Voilà une nouvelle qui en ravirait certains… A n’en pas douter, Llewyn ouvrirait sa meilleure bouteille pour célébrer la disparition de l’agaçant personnage. Le lutin tourne la tête, cherchant le regard rassurant de son amant. Il a peur, il se sent si mal. Mais la distillerie… Il ne peut pas abandonner la distillerie. Pas maintenant, pas alors que tout semble s’effondrer sur lui-même. « Depuis quand bon sang ! Tu … tu ne devrais pas être là, tu aurais dû ! Merde Tear ! Merde ! » Une plainte échappe au lutin alors qu’il se fait soulevé. Comme il peut, il s’accroche à Alec, fermant les yeux pour chasser le violent vertige qui lui donnerait presque envie de rendre le pourtant maigre contenu de son estomac. « Les rats… Il faut s’occuper des rats… » Souffle-t-il, délirant. Quand il rouvre les yeux, c’est uniquement lorsqu’Alec le pose au sol et qu’il doit, de fait, le lâcher. Il se laisse installer, son regard vitreux cherchant quelque chose à quoi s’accrocher. Son corps frisonne tout entier alors qu’il a trop froid, la transpiration maculant son derme ne l’aidant pas le moins du monde à se réchauffer. « Bois…allez, il faut que tu boives ! » Il lève une main, accepte le verre tendu. Avec toute la peine du monde, il se redresse, se retenant de justesse de geindre, portant l’eau à ses lèvres, suivant le conseil avisé. Si cela lui permet de pouvoir retourner au travail pour s’occuper de son souci de rats… « Tu as pas le choix hein, on va rentrer à la maison, je vais faire appeler le médecin. »

Le verre se repose au sol et la tête du lutin hoche à la négative. « Je dois m’occuper de la distillerie… Je dois… » Le ton nerveux et angoissé meurt sur lui-même, vaincu par l’épuisement et la maladie qui ronge son corps. Avec l’aide du palefrenier, il se rallonge. « Les rats, il faut s’occuper des rats… » s’obstine-t-il dans son délire. « C’est tout ce que j’ai d’eux, Alec… Je peux pas… je peux pas laisser ça comme ça. » Une main passe sur son visage alors qu’il grimace. Qu’il lui parait impossible, au lutin, que d’imaginer son seul héritage en friche, livré à lui-même. Il n’a peut-être jamais été le patron le plus performant de la ville, se laissant souvent aller à ses lubies, se perdant dans quelconques délires de grandeur à la recherche d’une gloire qu’il ne pourra sans doute jamais atteindre. Et s’il parait souvent très détaché de tout ce qui touche à l’univers matériel, cela ne peut rien changé à la réalité. En dehors de son nom, la distillerie est tout ce qu’il n’a jamais eu de la part de ses parents biologiques. Au fil des années, les souvenirs se sont estompés, ne devenant plus que silhouettes et son informes. Tout ce qui lui reste de concret, c’est sa fortune et son affaire… La seule chose qui lui prouve encore que ses parents ont bel et bien existés. « Je rentre… Mais avant, je dois m’occuper des rats. » S’entête-t-il alors qu’il tente de se relever avec toute la peine du monde.

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Cycle 3 Re: La fièvre au corps [Tearlàch]

Message par Alec Craft le Mer 9 Mai - 13:05

Que peut-il dire de plus, face à la souffrance de son amant? le coeur même d’Alec se serre quand il entends ce qu’il dit. Il sait, il connaît, la douleur de l’autre, de ses parents disparus et de ce manque grandissant. Il n’a plus que cela d’eux mais il n’aura bientôt plus rien s’il meurt de cette foutue fièvre. Incapable pourtant de hausser le ton, de le raisonner ou de le gronder, le palefrenier se contente de tenter de le faire rester au sol. “Je m’en occupe!” Finit-il par lâcher, sachant très bien qu’il ferait tout pour son amant, il devrait probablement dire à son frère de gérer la situation, d’essayer, mais pour l’instant il va s’occuper des rats. “Je m’en occupe, je vais appeler un ami que je connais, il va te le faire, il vient pour l’écurie. Mais tu dois me promettre de rentrer à la maison!”

Pas de peut-être, pas de on verra, seulement un oui. Alec aimerait le raisonner, lui dire qu’il ne veut pas le perdre, qu’il a besoin qu’il se porte mieux, mais il est incapable de lui objecter cela, son coeur est serré par la santé du lutin, mais aussi par son aveu. Il ne sait pas ce que cela fait de perdre ses parents, les siens ont toujours été là, sa mère et son père, avec des caractères fantasques mais … bref.

“Tu vas rentrer à la maison, je vais rester là m’occuper des rats et je te rejoins après, d’accord? Je vais faire appeler le médecin, un domestique, bref, tout ce qu’il faut, mais tu dois être alité Tearlàch, et rester calme! Tu me le promets?”

Alec retire sa veste pour le couvrir un peu, conscient qu’il tremble de tout son corps, alors qu’il n’a pas meilleur endroit pour le tenir allongé, la porte du bureau close, il ‘espère ne pas avoir ameuté d’employé, qui sait ce qu’ils feraient en sachant pour la fièvre de leur patron! Rapidement, Alec griffonne sur des morceaux de papiers, l’ordre aux domestiques de la maisonnée Hay, que le cocher vienne le chercher avec un domestique, puis qu’ils préviennent le médecin. Avec aisance, Alec prend les choses en main, habitué à gérer Robyn blessée, le voilà dans le rôle pour son autre et ce n’est qu’une fois, un employé chargé d’aller chercher qui il faut, sans lui laisser l’opportunité d’entrer, qu’Alec retourne s’asseoir au sol près de Tear.

“Comment tu te sens?” Murmure-t-il. “ Je te promet que je ferais tout ce qu’il faut pour la distillerie en attendant que tu te remettes.” Il n’est pas question que l’amant ne s’en remette pas de toutes façons, il doit sortir de cette fièvre et se porter aux mieux, pas dans la demi-heure, mais c’est la seule possibilité sur le long terme, que ferait Alec sinon?


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Cycle 3 Re: La fièvre au corps [Tearlàch]

Message par Teàrlach Ó Ceallaigh le Ven 18 Mai - 11:37


La fièvre au corps
Alec ξ Teàrlach

Une main douce et ferme le maintien au sol. Du regard, il supplie déjà le palefrenier de le laisser faire… Parce que c’est ça le plus important, après tout. « Je m’en occupe ! Je m’en occupe, je vais appeler un ami que je connais, il va te le faire, il vient pour l’écurie. Mais tu dois me promettre de rentrer à la maison ! » Les lèvres entrouvertes, le lutin observe son amant, le détaillant comme s’il venait de le voir pour la première fois. Il se sent si faible, si mal. Dire qu’il n’a pas peur en ce moment serait mentir. Il a peur pour son affaire, il a peur pour sa santé, il a peur de mourir. Alec a raison, il devrait rentrer pour se reposer mais il lui semble tellement insurmontable de tourner les talons et laisser les choses en l’état ici. Il y a toujours quelque chose à faire, des accords à passer, des papiers à signer. Il ne peut juste pas arrêter de venir travailler. Et si ses employés apprenaient qu’il souffrait de la fièvre ? Et si la rumeur se répandait à la ville ? A n’en pas douter, cela serait catastrophique pour ses chiffres d’affaires. Les superstitions sont bien trop nombreuses et bien trop ancrées que pour que l’information se contente de faire lever quelques épaules et que les verres soient levés à son rétablissement. « Tu vas rentrer à la maison, je vais rester là m’occuper des rats et je te rejoins après, d’accord ? Je vais faire appeler le médecin, un domestique, bref, tout ce qu’il faut, mais tu dois être alité Tearlàch, et rester calme ! Tu me le promets ? » « Je… » Il ne sait trop quoi répondre. Perdu dans les affres de sa fièvre, il ne se rends pas compte à quel point il inquiète, à quel point cela rassurerait Alec de le voir prit en charge par un médecin. La veste le couvre. Elle est encore chaude de la chaleur rassurante du lutin… Et elle sent comme lui. Peut-être… Peut-être qu’il pourrait juste se laisser aller à ce genre de confort, s’enfoncer dans des draps à l’odeur rassurante de paille et de cheval. Avant Alec, il n’avait jamais été un grand fan d’équidés. Cela se voit à la manière malhabile qu’il a de monter, malgré son statut social. Pourtant, depuis que l’homme a chamboulé sa vie, l’odeur jusque-là presque difficilement supportable était presque devenue naturelle… Même, il la rattache à ce visage qui est actuellement barré d’une telle inquiétude, à cette voix, ces lèvres et cette langue qui l’on déjà tant fait rougir de par leurs actions…

Son amant disparait un moment, le laissant seul avec la couverture de fortune. Il reste juste donc là, subissant son corps luttant contre la fièvre. Ses mains se resserrent sur la veste qu’il ne passe pas au-dessus de sa tête parce qu’il lui semble déjà bien assez difficile de respirer ainsi. Finalement, le lutin revient. « Comment tu te sens ? Je te promets que je ferais tout ce qu’il faut pour la distillerie en attendant que tu te remettes. » Le murmure est doux et agréable à ses oreilles. Tremblant, il hoche la tête. « Tu me le promet ? » Oh, lui n’a rien promit en retour… Il ne peut pas lui promettre de rester calme le temps de se remettre. Il se connait, à la moindre accalmie, au moindre signe montrant qu’il va un peu mieux, il sera sur ses jambes, retournant s’occuper de son travail. Il faudra qu’il pense à s’excuser d’avance pour cela auprès du barbu mais les mots lui manquent pour le moment. « Ça va… Je vais bien. » Il tente un sourire qui n’a que piètre mine. Le mensonge est évident, malgré ses aptitudes de lutins malicieux. Il suffit de le regarder pour voir que, non, cela ne va pas. Mais il a confiance. La présence du palefrenier à ses côtés le rassure, l’apaise, le calme. Presque distraitement, sa main vient chercher la sienne. Ses doigts se mélangent aux siens et il ramène le tout sous la veste chaude. Il tire la main à lui. Ses lèvres rendues chaudes par la température qui l’agite, il embrasse les doigts rendus calleux par une vie de travaux. Sans même le regardé, perdu dans l’observation de cette main qui lui a tiré tellement de gêne et de rougissement, il ne se rends même pas compte des mots qui coulent hors de sa gorge. « Je t’aime. »

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