1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.

On fait du mal à ceux qu'on aime. | Delë

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Cycle 3 On fait du mal à ceux qu'on aime. | Delë

Message par Bastian Lacroix le Jeu 1 Mar - 22:52

Ave Maria | A Paris, la définition même de sadisme peinait encore à être approuvée.

Bastian, pourtant, illustrait les préceptes scabreux de ce seul mot avec une triste facilité. La tendresse de la brutalité, cette étreinte douce qui soulage les pires démons. Pas les idées noires, malheureusement. Seulement un silence appréciable dans le crâne de l'atroce monarque sans royaume. Comme des chants doucereux couvrant les immondices. Cache-misère, cache-merde. Sans doute fallait-il être le pire des monstres pour éprouver du bonheur au son irrégulier du cuir sur la chair. Un calme étrange, une tendresse morbide, presque une étreinte maternelle trop vite perdue qui revenait dans ces ersatz de sirènes fuyantes, gémissant, perdues.
Son crâne, le bordel. Des idées qui tournaient en boucle, des envies singulières, un amour abstrait pour la douleur des autres. De la haine aussi. Mais dans ce chaos incessant, il subsistait toujours le centre, point zéro d'un équilibre presque inexistant.

La taule.

Dernier point de repère dans l'avide de la nuit noire. Un oasis restant parfaitement net même à travers les yeux embués d'un trop plein de whisky. Le freluquet parisien, derrière sa frimousse encore puérile, y devenait tout autre, un autre, un type pire que lui. Dans sa ville natale, il avait sa réputation scabreuse de vandale infidèle, un éhonté mari qui abusait d'une confiance maritale. Il ne restait de ce sobriquet de salaud de Paris qu'une ombre du plus jeune héritier Lacroix. Un souvenir raffiné qui faisait sans doute encore aujourd'hui l'objet des salons les plus prisés, pour le seul motif d'avoir un bouffon de qui parler.
La capitale amputée de son prince des fous, Edimbourg se voyait alors offerte un malsain charivari. Mais ce n'était plus quelques marquises éprises par un titre et quelques rentes qui souffraient, il n'y avait plus ici que des égarées vendues pour en payer le douloureux prix.
Aux Sonnettes, il n'était pas rare de connaître les favorites, ces faciès que certains pensaient s'approprier, en offrant plus que le tarif pour s'assurer avoir l'article de leur choix. Une envie comme d'autres. Quel homme ne souhaiterait pas assouvir fantasme et désir avec la plus exacte précision? Il y avait les amateurs de jeune chair, les amoureux d'une chevelure claire, les envieux de nouveauté exclusivement. Bastian n'avait ni profil ni demande, ni préférence de corps ni de genre. Bien qu'habitué du vicieux palais, il n'en demeurait pas moins un client facile. Presque facile. Beau parleur, bon payeur, il n'avait pas fallu longtemps pour qu'une nouvelle réputation le griffe jusqu'à la moelle. Elles seraient endurantes, tout simplement.

Prisonnières mais surtout martyrs.

Alors, fripon qu'il était, il pouvait laisser déborder ce besoin viscéral, celui de faire mal. Nécessité qu'ailleurs on traiterait de scandale, ici était bien protégée par les murs drapés de la maison close.
Souvent, il n'était que tendrement violent, comme un amant trop passionné, rien de plus, vraiment. La nuit comme témoin, ce soir n'était pas l'une de ces douces soirées.
Ambiance feutrée, quelques baisers volés entre couloirs et dérobées, une porte claque et trouble les festivités des clients de la soirée. Elle est rousse, elle est belle, et elle se plaint. L'épaule en sang jusqu'à entrevoir chair et veines, les premiers regards pensaient déjà aux prochains titres des journaux: le tueur frappe encore. Il n'en était rien quand, sous l'affolement geint de la promise, on entendit le faux meurtrier soupirer.
Lui n'avait pas l'épaule mais la gueule en sang, du carmin sur un sourire fourbe aux lèvres fraîchement essuyées contre ses phalanges. Un miracle pour les bien-séants, il couvrait encore sa carcasse d'un pantalon, fixant rieur les claques rouges encore ancrées dans les omoplates de la rouquine déjà bien entourée. La sainte se complait dans les bras de ses égales tandis que le monstre déglutit son méfait avant que son ton blasé ne se fasse entendre sous un sourire amusé. Un peu d'animation pour la foule effarée.

"Je n'y suis pas allé si fort. Tant de théâtralité pour quelques hématomes, c'est déplorable..."


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Cycle 3 Re: On fait du mal à ceux qu'on aime. | Delë

Message par Delëphaïne O’Hayre le Mar 6 Mar - 17:49

Elle laisse dans son sillage, c’t’odeur d’opium qui lui colle à la peau. Un rien d’enivrant, un tout qui vous prend, et qui vous rends presque dépendant. La Délè, elle fume pas c’genre d’saloperie, elle aime l’esprit clair et les pensées vives, tout c’qui bouffent la carcasse, ça sert à que dalle. Et la v’la qui s’avance dans la baraque, arpentant d’un pas d’maîtresse, l’établissement, avançant dans sa carcasse comme une déesse d’un aut’ temps, furieuse et funeste, magnifique et terrible. Faut dire, elle l’connait, elle sait…elle sait bien qui est c’bougre là. Il paye bien, mais pas assez. Elle sait, elle sait qu’il réclame plus, toujours, son visage n’est jamais assez battu, les hématomes pas assez nombreux.

Alors, c’qu’elle fait, c’est qu’elle répond. Elle va. Elle touche. Frappe. Sans hésitation. Maintenant qu’elle a fait face à c’tueur sans même sourciller, ni risquer quoi que ce soit, c’pas c’freluquet maigrichon qui va lui causer du mal. Ni à ses filles.

Mais, c’qu’il sait pas, c’qu’il la dérange ! Comme Ciaran avant lui. Ils s’donnent le mot, les chieurs, pour v’nir lui bouffer l’temps libre. C’foutu fétiche trouvera jamais naissance foutre Dieu ! C’pas la volonté, mais l’temps vacant qui manque. Elle avait d’aut’ chose à faire la Délè, aut’ que foutre sur la gueule du gamin !

Mais bon, ça lui vaudra un peu plus d’Or, un peu moins de vitalité. L’hurlement l’a fait sortir de sa cage, comme une tigresse prête à fondre sur la proie. Elle s’reait d’ces dragons funestes, elle l’aurait bouffé. Mais c’pas l’cas !
Sur son corps d’forme voluptueuse, ourlée de cuir débordant, elle porte qu’peu d’chose. Une tunique fluide d’soie qui glisse sur son corps, comme la caresse d’un amant, ceinturée par l’serre taille corseté, qui rend sa poitrine aussi divine qu’outrageuse. Les loches lourdes paraissent v’nir vous offenser l’regard et vous murmurez d’venir titiller leurs fraises, mais pour sûr, pour l’moment, mieux vaut pour vous d’la fixer dans l’regard.

Quand ils la voient, ils retournent à leur panade. Fout’ Dieu, ils iraient point faire usage d’commérage en la dévisageant ! S’pour dire, elle passe d’vant la fille, sans la calculer, laissant l’videur à son arrière, s’en occuper. Il paierait l’frais du médecin l’Bastian, qu’il l’sache ! Abîmer à c’point une des plus belles donzelles d’la maisonnée ! La géante trop rapide, s’saisit d’la tignasse du minuscule, l’traînant à travers l’couloir, pour l’descendre. Sans lui laisser l’temps d’ménagement. Elle avait juré d’lui interdire l’accès et d’faire pression aux autres baraques pour qu’il y soit plus reçu. Un d’ces jours, elle foutrait sa menace à exécution, p’t’être c’est aujourd’hui !

Elle l’traîne, jusqu’à sa propre piaule, l’y balançant en avant, avant d’fermer derrière elle. Dans la première partir des endroits privés d’la macasse y serait fort bien. Sans lui laisser l’temps d’la narration, une beigne vient s’assainir sur sa gueule, lui permettant d’comprendre ce que signifie s’faire retourner la gueule.

« J’t’ai prévenu, tu r’commences. T’sais c’que j’fais quand on touche aux filles qui font pas c’qut’aime… » Au fond, elle sait qu’c’est c’qu’il cherche et pour tout dire, la géante aime cette ascendance sur c’t’homme là, l’pouvoir d’le détenir d’une beigne ou d’une mandale…mais pour sûr, elle prendrait plaisir, d’abord, en lui dévisageant la trogne. « On abîme pas mes filles ! » Beugle-t-elle en lui assenant un coup nouveau, y a qu’elle qui a bien l’droit d’vie ou d’mort sur ses anciennes ingénues ! Qu’il le pige ! Une bonne fois pour toutes ou bien, il finirait par n’plus s’relever des coups d’la Délè !

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Cycle 3 Re: On fait du mal à ceux qu'on aime. | Delë

Message par Bastian Lacroix le Sam 17 Mar - 19:14

Ave Maria | Un sourire puis le sang. Métal rouillé dans la bouche, comme un ersatz de cette saveur appréciée, début de vampirisme exacerbé. Sous sa langue, le parisien reconnaît la douleur et le parfum qu'aiment tant les requins. Il ravale, déglutit péniblement contre sa trachée endolorie l'amère mixture entre carmin et gluant. Dans sa carcasse fragilisée, il pense à sa belle, le parisien amputé de sa parisienne. Jamais elle ne l'aurait frappé, jamais elle n'aurait osé, et pourtant chaque coup qu'il prenait, il avait le sentiment de le prendre pour elle, par elle. Il repense à sa réputation souillée, prince réputé devenu roi des enfoirés. Des souvenirs qui teintent la transe d'un coup en pleine face alors qu'il crache un filet rougeâtre en revenant à la présente réalité. Redressé, épaules désaxées, il se relève en retenant sa mâchoire sensibilisée.

"Comme si elle était contre..."

Peur de quelques coups, Bastian préférerait crever. C'est qu'il aime l'ultraviolence, le goût de la mort sous le palais, la punition que le divin sembler lui renvoyer. A Paris, son nom est au fond des catacombes, embaumé au plus bas. Ici, il n'est rien de plus qu'un encanaillé qui paye. Et sous la chair, ce squelette qui persiste, ne tombe jamais assez fort, assez profond. Frappe plus fort, j'ai rien senti.

"Avoues-le, Delëphaïne, tu ne te soucies pas plus d'elles que moi. Tout est une question de marchandage, de prix. Elles valent seulement plus cher quand elles sont immaculées comme des pauvres petites bonnes à marier. Tu vois de la concurrence à Edimbourg? Même couvertes de bleus elles seraient les seules à appâter ces animaux qui remplissent si bien ta rente."

C'est l'argent qui fait tourner le monde, même dans la ville la plus exclue du continent. Dans le chaos ambiant, le pouvoir se dispute toujours entre quelques chanceux protagonistes. Les pauvres peuvent bien crever, les catins peuvent bien souffrir, tout le monde s'en fout pourvu que ça ne coute rien à personne. Delëphaïne est une femme, une de ces atroces créatures pour qui le parisien n'avait qu'une estime bien limitée. Une donzelle éperdue qui avait la poigne d'un homme, sa seule chance, son seul atout. Et pourquoi était-ce un atout?

L'argent.

Il ne lui aurait fallu que la pauvreté pour unique amie, un toit plus miteux que celui-ci, un mariage minable, et elle ne serait pas mieux que les filles d'ici, pas meilleure qu'une marchandise comme une autre. Dans son poing, elle paraissait presque avoir la poigne affirmée et virile d'un homme d'imposante stature. Mais Bastian n'y croyait pas, pas assez pour se taire malgré le sang qui pisse par ses narines. Les muscles énervés sous les doigts fins de la maquerelle restaient ceux d'une femme, bonne à rien, faible, et née avec le mauvais sexe.
Bien qu'asservies, le parisien restait alerte face à madame et ses menaces. La crainte engloutie sous un monticule hideux de rire et de carmin, filet de sang sur ses canines amusées, il ne parvenait plus à voir dans l'échange vif de cette fin de soirée plus qu'une banale plaisanterie entre de vieux amis. Delëphaïne était avant tout une connaissance qu'il croisait plus d'un soir par semaine, la main dans laquelle il jetait or et argent pour s'allouer une nuit agréable dans le stupre et la débauche. Gardienne des dernières cajoleries qu'on peut se permettre à Edimbourg. Et Dieu seul sait comme il devient pénible de trouver comment tuer le temps dans les rues de la cité. Il y serait plus aisé de tuer tout court.

"N'as-tu pas vu le frisson dans ses doux iris bleus? Je t'assure, ma chère, qu'elle n'avait pas peur de moi ou de ce que je pouvais lui faire dans l'intimité d'une pièce fermée, elle aurait fuit bien plus vite et bien plus loin si c'était le cas. Elle craignait seulement de ne plus être assez bien pour rembourser la dette qu'elle a auprès de toi. Alors suis-je vraiment à blâmer? Si tu le crois, vas-y."

Haine de lui, supplique inavouée. Il les aime les coups répétés, ceux que de rares courageux osent se permettre sur la gueule d'ange de l'héritier de Paris. Il paierait cher pour des gifles qui laissent des traces, des claques qui restent imprimées contre la peau. mais qui oserait s'en prendre à plus fort que soi? Qui pourrait savater le dernier des Lacroix?

"Frappe-moi."


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Cycle 3 Re: On fait du mal à ceux qu'on aime. | Delë

Message par Delëphaïne O’Hayre le Dim 18 Mar - 9:10

Il lui cause, il lui tient tête. C’te bourrique d’parisien. Foutre Dieu, veut-il crever ? Non pas qu’ça la dérange, mais un d’ces jours, la claque s’ra trop forte. Elle l’sait, elle s’le dit bien souvent. Et dans c’t’échange, elle voit l’gosse insolent qui veut qu’ça aille plus loin, plus fort. « Frappes-moi » qui lui dit. Bordel, z’avez d’jà entendu chose plus indécente. L’frappez...Il excite bien l’esprit d’la géante. V’la qu’pour elle, ça frôle l’tantrisme d’la fesse, et l’orgasme d’la baston. Délè est une maîtresse. Elle déverouille l’sang des pifs avec plaisir, ça lui chauffe l’antre d’friandise, et même si elle est pour vrai aussi furieuse qu’dangereuse, elle peut pas nier qu’ces deux mots…bordel !

Elle l’saisit par l’col d’sa chemise. Fatidiquement en rogne, elle tient l’bout d’tissus et une chaine, qu’elle empoigne comme une promesse. T’vas souffrir Bastian Lacroix p’tit merdeux. T’vas…avoir…mal. Ses yeux l’promettent. Tu lui empêche d’faire son fétiche. Bordel ! Mais quel mot vous êtes vous donnez pour la faire chier comme ça !

Les doigts d’la Délè s’entremêlent à un petit bout d’chaîne, une alliance s’tient dans sa paume. Elle tire encore sur sa prise, fout’Dieu qu’elle a chaud. La chaleur, d’ailleurs, elle la bouffe quelques secondes. Elle sait…pas….elle sait pas c’qui lui arrive. Une bouffée d’chaleur qui lui tiraille l’corps comme un vertige. Ça remont’ du bide jusqu’à venir étreindre sa gorge. Remonter à ses yeux qui blanchissent un instant.

C’comme si ses jambes flanchaient. La Ceasg s’sent partir. La vague d’chaleur chute dans l’fond d’son corps, quitte la masse qu’elle est, s’faufile à son bras, continue sa cavalcade dans ses doigts, pour s’échapper par sa paume toute fermée autours d’ce bout d’métal. Bordel…
C’te sensation, elle flanche. Un genou au sol, elle tient toujours fermement l’caoineag, l’parisien insolent, l’petit con de la mort. L’souffle lui manque, elle inspire pour essayer d’le chercher, sa s’conde main agrippe Bastian. Elle le tient pour s’tenir alors qu’elle finit par continuer d’flancher. Elle vascille, ses dernières forces attirent l’gamin vers le bas, elle l’écrase au sol sous son propre poids et l’enseveli.

Bastian à défaut d’avoir une claque dans la gueule, l’vla sous la montagne de sein, et l’corps lourd de la délé. Elle l’étouffe comme un morceau gigantesque de peau, qui s’écrase sur lui. Il disparait….quelques s’condes, y aplus d’parisien, elle est bien incapable d’lui répondre, d’lui causer, juste l’temps qu’sa main lâche c’qu’elle tient…juste.

Et subitement, dernières forces invisibles, elle tire sur la chaîne qu’il a au coup, à quoi donc son âme s’est-elle liée ? Elle réalise. Son fétiche ! V’la qu’elle a fait son fétiche. Bordel de dieu à cul ! Elle tire la chaine et la casse, pour t’nir entre ses doigts l’objet. Nul doute que Bastian va pas lui laisser prendre la chose. Pas comme ça. Elle connait pas la story d’l’objet, mais moi, j’vous l’dis. La gueule de la géante s’déforme d’un rictus malveillant.

« Donnes… » Lâche-t-elle en t’nant l’objet. Comment sait-elle ? Et bah…c’comme ça, c’est vicérale, elle s’ouvient des conseils de Siomon, son petit sien…l’diable rirait foutrement quand il le saurait. Ça pour sûr. Elle n’a pas la force d’lutter contre Bastian, la fatigue qui l’a prise…qui la prends…bordel ! Mais elle lâche rien. Rien d’cette foutue alliance.

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Cycle 3 Re: On fait du mal à ceux qu'on aime. | Delë

Message par Bastian Lacroix le Lun 19 Mar - 10:27

Ave Maria | On dirait qu'elle s'amuse.

Lacroix en sourirait presque davantage, mais il ferme la bouche, serre les dents et la trachée. Il a envie de ça. Il n'a envie que de ça. Mais l'instinct de conservation s'en mêle toujours, attend la dernière seconde pour lui faire fermer les yeux en attendant le choc. Une seconde qui se laisse désirer, n'arrive pas. Il ferme un oeil, hésite pour le second, la chaîne à son cou lacérant sa nuque pour le rapprocher toujours plus du poing vengeur de la justicière maquerelle. Rien.
Les pupilles fixées sur Délé, il est là, absent. Un seul coup et elle tremble déjà? Voilà qui est bien minable. Lui qui pensait s'amuser un peu plus longtemps. Le parisien roule des yeux, déglutit son sang une nouvelle fois. Une idée lui vint d'en profiter pour s'échapper, fuir vers une baston nouvelle et son lot d'hématomes. Mais la curiosité est plus engageante. Qu'une femme faiblisse si vite n'est en rien une surprise. Qu'une femme comme elle peine presque à trouver son air, c'est une singularité toute nouvelle.

Et la chute.

Loin d'Icare et ses merveilles volées, Bastian, lui, se fait engloutir par les événements. Tête vide et douleur. Une épaule qui douille du contact entre chair et parquet, mais surtout le goût du sang qui remonte contre son palais, lui rappelle que même lui a un palpitant qui vacille parfois. Un myocarde qui n'avait suffoqué qu'une fois. Des poumons qui, eux, répétaient sans cesse leur misère en étouffant l'héritier d'une crise respiratoire toute particulière.
La souffle retrouvé miraculeusement, ce n'est pas vers ses poumons mais vers son cou qu'il jette les doigts. Le vide lancinant, douloureux qu'il est pour l'absence qu'il représente. Le deuil également. Sa chaîne s'est brisée, le restant marital dans la main de Délé. Il ne la lui laisse pas une seconde, voleur doué qui saisit sa propriété entre les phalanges avec un restant de fidélité peut-être.
L'argent froid au creux de sa prise, la réalité de cet objet insignifiant et ses symboliques inconcevables. Qui eut pensé que le plus jeune des Lacroix, dernier de la lignée, pire bâtard que la Terre ait porté, soit ainsi si attaché à une ridicule bague d'une valeur bien médiocre? Ni pierres délicates, ni orfèvrerie minutieuse, un anneau d'une simplicité triste pour le scandaleux salaud.

Un bijou qui ne valait rien, qui vaut tant.

Suite à son début d'épisode asthmatique, son souffle s'est emballé, son coeur aussi. Un battement régulier qu'il entend, qui le rend fou par sa régularité. Et tic, tac, encore, encore, encore. Tournent les semaines, les mois, les années, tout ce temps perdu sans elle, tout ce temps parce qu'il l'a tuée. Il ne sourit plus, l'héritier, il enrage.

"Là tu peux crever."

Craché, mâchoire serrée. Il retrouve presque une force qu'il ne se soupçonnait pas pour s'échapper de l'emprise de la sirène et retrouver, sur des jambes faiblardes, une position debout.

"Pourquoi tu voudrais d'une alliance?"

Des mots qu'il s'arrache. Une alliance. C'est bien tout ce qu'elle est, finalement. Banal apparat ostentatoire pour marquer encore les voeux qu'il avait prononcé. Un mariage bafoué jusqu'à son dernier jour. Et sa douce et tendre, brisée de tristesse par son monstre d'époux. Ce n'était pas tant l'anneau qui avait de la valeur, c'était tout le reste. Unique objet d'une romance ravagée, dernier souvenir, dernière preuve d'une faiblesse de coeur dans les tourments de l'héritier. Roméo et sa Juliette crevée, le poignard comme seul épargné de tant de théâtralité.

"Pourquoi tu voudrais mon alliance?"

Convaincs-moi.


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Cycle 3 Re: On fait du mal à ceux qu'on aime. | Delë

Message par Delëphaïne O’Hayre le Lun 2 Avr - 20:34

Y souffle comme un canasson épuisé, l’souffle perdu dans sa maigrelette carcasse, mais toujours bien vivant. La Ceasg s’déploit comme une pieuvre maléfique aux allures d’femme, l’genre d’force d’la nature qui vient vous tracasser l’coin d’la gueule et pas bien gentiment. Pourtant, elle est pas tout à fait en forme, l’corps en bords d’syncope, l’esprit en défaillance, elle n’vise qu’une chose : c’t’alliance. V’la sa quête, son but, alors qu’elle s’développe, tentaculaire et possessive, elle s’fait dévoreuse d’vie et d’espace. Il n’sait pas c’que s’bout représente pour Lui, mais c’qui l’importe, c’est c’qui représente pour Elle. Un bout d’sa vie, d’son âme…

Sa protection face à s’foutu tueur désormais. Il pourrait bien la buter, qu’il essaye, elle s’dresserait encore vivante. D’l’espoir d’continuer sa vie, d’la volonté d’la vivre encore. L’corps chétif s’dresse, l’corps massif reste. Y s’font furieusement face, chacun dans son état, chacun dans sa petite défaillance. Elle tient bon,face, pas question d’laisser filer c’celui là. Elle r’fuse déjà l’idée qui puisse détenir une emprise sur elle, mais v’la, c’est fait. C’trop tard…

Mais c’qu’il s’laisse pas faire, foutu symbole d’elle n’sait quoi. Pas d’aut’raisons au fait qu’il lui balance ces mots là, d’refus, définitif, elle doit s’ressaisir. La tentaculaire finit par s’redresser, une jambe après l’autre, elle l’dévisage. Muette comme une tombe, elle s’tient tant bien qu’mal toute droite, elle a bien conscience qu’elle pourrait pas l’retenir s’y veut s’faufiller et s’tirer, l’pire, c’qui reviendrait. Ici, y a d’ses besoins qui lui vont, d’ses choses qui l’calment et l’font sentir en vie, rien qu’les coups qu’elle peut lui flanquer. Et dans c’te malsaine communion d’coup, ils s’pigent un peu mieux !

« T’as cru que j’te ferais des confidences Lacroix ? » Crache-t-elle la lèvre retroussée, comme une furieuse envie d’le marteler contre l’mur et d’le défaire d’sa brillance noire. Il porte l’insolence et l’indolence sur la gueule, désinvolture d’petite roi des morts. Elle s’saisit au col, au coup, peu importe et l’amène à sa trogne. Face à face, Sirène tentaculaire et Cadavre exquis, elle l’regarde. Elle d’évisage, l’détaille, comme si elle l’regardait comme pour la première fois. Elle l’envoûte à grand coup d’charisme et d’beauté, qu’il détache plus son r’gard d’son visage.

Si l’idée lui a jamais traversé l’esprit, v’la qui risque de vivre auprés d’une jeune géante, comme s’il fut aux pieds d’une reine au chat voluptueux. Y pige pas c’qui risque, y pigera t’être c’qu’il gagne. Peu importe ?

« Parce qu’maintenant, c’que tu portes, c’est un bout d’moi… » Foutu vérité qui dégringole d’sa bouche, alors qu’elle continue d’le toiser. Elle d’vrait s’faire câlineuse, un peu séductrice, dans l’genre pas crédible, ils ont pas ça entre eux. Rien d’tout ça. Est-ce qu’il pige quoi que ce soit d’c’te révélation ? Non, probablement pas. Elle l’soupçonne d’quelques monstruosités mais t’être qu’il est juste d’ces étranges originaux. Elle n’a pas d’confirmation. « Faut qu’j’te fasse une esquisse ou bien, tu piges un peu ? »

S’il se tire, elle l’ferait retrouver, mieux vaut qu’il reste…pour lui, pour elle, pour eux deux. V’la t’y pas La Délè presque mariée en que’que sorte. Pour l’meilleur, pour l’pire, jusqu’à c’que la mort les sépare. Foutu blague.


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Lascive et si cruelle
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Faut-il que l'on m'appelle ?
Mes diables et mes hommes
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Message par Bastian Lacroix le Sam 7 Avr - 21:22

Hate | Il se fait tout autre, Lacroix qui ne devient plus que son ombre, pâlit comme jamais, les cernes laissées sur ses traits juvéniles parés du noir de ses pupilles. La diablesse ne s'en sortira pas ainsi.
Ombrageux soudain, comme touché dans plus précieux que sa fierté, que son coeur mort et ses prouesses scandaleuses. Bast il est toujours craint pour ce feu glacé qui brûle dans ses expressions, le fond noircit qui auréole sa tignasse constamment. La mort qui le suit à la trace, loup dévorant les proies que le prince des fantômes abandonne à leur sort, cette créature terrible qui ronge les os jetés par son maître et persiste à lui être fidèle. Et pourtant peu de chanceux étaient allés jusqu'à voir cette face si adulte du parisien, celle qui ne se montre que blessée ou terrifiée, syndrome triste d'une protection nécessaire.
Sa chair caresse, entre sa prise violente, l'argenté de son alliance. Jours heureux dans des bras fidèles, ceux qu'il oubliait volontiers auprès d'une trainée qu'il aimait tant, qu'il n'aimait qu'une heure ou deux pourtant. Il tremble, phalanges endolories sur sa précieuse pacotille, rage en écoutant la Délé en faire la sienne. Elle qui en fait des éloges pour lui donner une valeur qu'il n'aurait jamais soupçonnée et que jamais il ne lui aurait cédée. Quelques mots seuls suffiront à faire comprendre à Bastian la vérité sournoise que la maquerelle évoque.

Non.

Qu'importe la vie qu'elle a insufflé dans ce bijou, il resterait sien. Dernier vestige d'une vie toute autre, une vie avec elle, une vie plus belle. Il l'oubliait avec le temps, perdait les détails de son minois poupin dans l'opium et l'absinthe. Il n'y avait que les paradis artificiels pour effacer les tendresses, les affections, les caresses qu'elle lui laissait avec douceur et volupté. Qui d'autre pouvait se vanter d'avoir tenu si courageusement face à ce monstre de Lacroix. Bravoure amoureuse, elle l'avait innocemment aimé mais il n'avait plus que cet anneau volé pour se souvenir d'un oui qu'elle lui avait promis et du dernier souffle qu'il lui avait arrachée.
Requin alors, il retrouve un provoquant sourire qui semble protégé ses derniers élans d'attention pour sa veuve enterrée. Une façade bien connue de l'Arlequin sans Colombine. Remets ton masque, Lacroix.

"C'est navrant pour toi."

Un sourire qu'il lâche avec confiance alors qu'il enfile une nouvelle fois l'alliance à son annulaire gauche. Il détend les phalanges, serre à nouveau le poing avec cette sensation nouvelle et pourtant si familière d'avoir une gène contre les phalanges, du métal qui s'engouffre dans sa chair en sentant ses muscles se tendre, tremblants, contre le bijou infortuné.

Contre ce dernier souvenir d'elle.

"Tu t'imagines que je vais te la laisser seulement parce que tu n'as pas eu la présence d'esprit de mettre ta survie dans une relique mieux choisie? Ma pauvre Delëphaïne, tu serais bien crédule si tu pensais que j'abandonnerais mes possessions dans tes mains."

Car en vérité, Bast ne voyait pas dans son alliance le reflet d'un voeu prononcé, ni même celui d'un mariage gâché. Il voyait, dans l'argenté usé de ce symbole d'amour et de partage, le profil distingué de sa triste fiancée. La maquerelle pouvait bien y mettre toute son âme et tout son coeur, lui n'y verrait jamais que le fantôme passé de son plus grand regret.

De ses plus belles années.

"Tu ne t'empareras jamais d'elle."

Tout son être tremble pourtant. Sa voix est sinistre, inquisitrice, et sans faille. Mais tout le reste de lui peine à tenir debout, ravale encore du sang près de ses gencives. Fragilité qu'il combat à chaque seconde malgré le flou dans ses yeux, les coups qu'il a pris, la fatigue émotionnelle. Il doit tout faire pour la garder auprès de lui.

Dés:
Succès = Bast parvient à rendre tout son avant-bras gauche intangible, alliance comprise afin de la protéger.
Échec = Bast donne tout ce qu'il peut mais la fatigue due aux coups qu'il a reçu est trop importante et il ne parvient pas à maintenir son bras intangible plus de quelques secondes.


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Message par Ceann-Uidhe le Sam 7 Avr - 21:22

Le membre 'Bastian Lacroix' a effectué l'action suivante : Le Destin


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Message par Delëphaïne O’Hayre le Mer 25 Avr - 12:22

Oh l’un comme l’aut’ ils pourraient…en faire des choses. Mais La Délè est point trop mauvaise en l’instant, qui sait, la fatigue, l’épuisement, l’bonheur dans l’erreur, tout ça…A défaut d’avoir la babiole, elle pourrait l’avoir lui, mais l’prendre par les couilles ne s’rait qu’le dernier recours, qu’on se le dise. On attire pas la mouche avec du vinaigre, fallait que ce soit sucré…un rien d’bon pour l’amadouer. Mais elle sent, au fond d’sa bidoche, qu’le malingre dépressif saurait pas jouer dans son sens. L’esprit d’contradiction probablement ou la volonté d’jouer au con.

Mais au fond, elle pouvait lui donner c’qu’il voulait, une raison d’se faire martyriser tel qu’il le cherche tout l’temps. T’être qu’il est heureux d’lui cracher son refus et tant d’aut’ chose, t’être que cela lui convenait tout comme c’la lui plaisait d’se dresser, mais il aurait t’être dû pas trop pousser l’bouchon.

« J’peux m’emparer d’toi mon p’tit prince des catacombes… » Elle s’mit à lui causer dans un français parfait, tenant toujours sa voix outrancière dans les teintes frenchies. C’murmure est une tendresse, à double sens, alors qu’il n’se porte plus lui-même. Elle sent autant d’épuisement dans sa carcasse, elle lui caresse la joue, d’cette façon dominante qui lui colle aux miches, tandis qu’elle lui redresse sa belle gueule pour l’dévisager. Y sont plus à ça près que d’sef aire des confidences, l’bestiaux caoineag lui fait point peur, elle l’déteste pas.

En fait, t’être même qu’elle a quelques tendresses spécifiques pour l’insolent français, une façon bien à elle d’l’apprécier voir même d’l’aimer. Un rien de brutal, avec quelques bousculades, beaucoup même et si elle l’appréciait pas, dans l’fond, il pourrait même pas foutre un pied dans c’monde. Pis, il a l’argent, alors quand on est comme elle, ça s’néglige pas dans les tendresses !

« Mais c’pas bien c’que j’veux. On a des ententes à avoir, tu veux t’la garder ta babiole, bien. Mais maintenant, toi et moi, c’t’a la vie à la mort. » Ouai qu’ce soit clair et s’il voulait point trop d’cela, sa mort irait parfaitement. Suffirait d’un rien et d’faire comme l’tueur ou bien, elle sait point trop quoi, qui s’ballade dans cette cité comme un propriétaire ! Elle l’tient toujours par l’menton, mais fini par l’virer, l’pousse vers sa tablée ronde, et vers l’un des larges fauteuils lui fait piger d’s’asseoir.

« Mon p’tit caoineag, p’tit prince des catacombes, on s’cause mieux, on s’affronte ? Par quoi tu veux jouer… » C’bien elle d’lui laisser presque les rennes, maintenant qu’est-ce qui allait s’passer, dépendrait d’eux, d’leurs humeurs, d’leurs envies. Mais Bastian avait-il pas l’avantage ? Oh, un bien précaire faut l’reconnaitre, mais il en avait hein, sur l’Impératrice putin.

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