Marbhadh
Marbhadh

Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Cycle 2
Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Jeu 18 Jan - 21:57

Les femmes en ce siècle de renouveau, acquièrent un pouvoir neuf, celui intellectuel. Elles deviennent maîtresses de salon et donne le ton des conversations, choisissent le style qu’elles veulent offrir aux questions philosophiques et  donnent la cadence en leur salon. On laisse de côté les règles de morales et de conscience, pour n’obéir qu’à la justesse de la sienne et si l’on cite Monsieur Diderot ou un autre, on le fait avec une certaine élégance.

Mais ce n’est pas uniquement cela qui plait à Kenno’cha, ce serait bien réducteur. Elle aime les libertins qui découlent de cet univers, ceux qui n’ont aucune autorité supérieure à celle de sa conscience et c’est là ce qui plait à la rousse. Sa propre conscience est maitresse unique de ses décisions et de ses choix, désormais libérée de contrainte de rang, de sexe et de nature, elle est la seule autorité qui gère sa propre vie.
Le vice, elle ne le considère que sous une forme, le mépris des autres et de leurs décisions. A fortiori, elle reste une dame de jugement, elle ne peut se crier matérialiste et incroyante, et doit bien entendu se contenter de la jouer à quelques profils bas. Pour le moment.

Oui, pour le moment. Son salon s’ouvre à peine, les invitations ne sont faites qu’à une élite de penseurs, dont un nom qui l’a faite sourire. Le bouche à oreille a fonctionné dans cette ville agitée et la voilà donc depuis quelques heures à la tenue des conversations. Merveille de situation. La partie basse de la maison accueille dans les deux plus grands salons, un certain nombre de convive, certains jouent aux échecs d’autres conversent, et un excellent amis de Kenno’cha lance des débats.

« David…que ferais-je sans toi… » Murmure-t-elle à David Hume, philosophe écossais de son siècle avec qui elle échange un sourire charmeur.
« Certaine beaucoup de chose, ce salon est merveilleux ! » Kenno’cha ne rougit pas, elle a un petit air fier sur les traits et le laisse reprendre sa conversation, alors qu’elle s’en éloigne, pour tourner autour de tous.

Thomas Reid est aussi de la partie, deux philosophes reconnues et une hôtesse charmante. Hommes et femmes venus au « Salon de l’Ombresol », la conversation y est vive et animé, sans limite de sujet, accueillant sérieux comme libertins dans une ambiance tenue délicieuse par une hôtesse à l’humeur chantante si l’on peut dire.

Mais ce soir, à défaut de se poser pour converser, Kenno’cha Mackenzie attends une personne, qu’elle a eu l’audace d’inviter ! Oh oui, l’audace, car il ne faut pas le nier, il n’y a que la dame vêtue d’un vert sombre, qui pourrait avoir l’idée à ce genre de chose ! Mais hélas, si un MacLéod se veut philosophe, autant voir de quoi il en retourne non ? C’est donc une invitation pour le salon de l’Ombresol qu’à reçu un de ces hommes au nom d’une MacKenzie ! Ce serait fort amusant, non ?

Une des amies de Kenno’cha vient à elle, l’arrêtant dans quelques mots échangés avec un autre et lui glisse à l’oreille, l’arrivée du fameux descendant du clan rival, il faut un instant à Kenno’cha pour tourner le regard, trouver, déterminer et retenir son souffle. Non pas impressionnée, mais surprise de ne pas voir arriver un de ces dragons grossiers, aussi peu délicieux qu’élégant, et tout au contraire, se surprendre à un homme à la mine plaisante, pour un MacLeod et à la présence agréable.

Surprise il faut le dire, c’est avec un sourire amusé, qu’elle remercie la dame et s’approche sans aucune honte du nouveau venu, prenant soin de prendre un verre au valet, et un autre, histoire de le tendre au MacLeod of Lewis, qui, étrangement, ne pues pas autant que sa taquinerie habituelle le sous entends. Et comme ils ignorent qui ils sont l’un pour l’autre et qu’il existe bien des rousses, Kenno’cha triche.

« Monsieur, permettez mon audace, un verre en votre compagnie serait des plus agréables. » Et s’il sait qui elle est, alors, ce serait un moyen de faire comprendre qu’ici, il n’est pas question de hache et de guerre…non ? Elle est déjà impatiente de ce qui pourra découler de cette situation !!

_________________


Smiley face





Celui qui lit ça est un MacLeod puant!  
avatar
Faileas

Messages : 18
Points : 50
Ta tête Par défaut
Avatar : Marie Coutance
Crédit : Carmilla
Multicompte : Keith McBain - Lawrence Harlow - Délèphaïne O'Hayre - Alec Craft
Pseudo : Carmilla

Taux d'abomination :
40 / 10040 / 100
Age : 31 ans 1/2
Métier : Veuve éplorée - Organisatrice de Salon Philosophique
Pouvoirs : Chant Hypnotique (3) - Charisme -(1)
Inconvénients : Appel de la mer - Goût du sang
“ Méfiez-vous de l'espiègle créature à la voix cristalline, elle vous séduit de ses mimiques et de son air charmant, pourtant, les sirènes se sont penchées sur son berceau...pour qu'elle séduise les hommes de son engouement joueur si délicieux, et surtout pour dévorer vos âmes au son de ses chansons..." Ainsi parla Léandre de la jeune femme dans un de ses romans
Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Earnan MacLeòd of Lewis le Jeu 18 Jan - 23:33


LE SALON DE L'OMBRESOL.
Earnan ξ Kenno'cha

D’aucun diraient qu’Earnan MacLeòd of Lewis n’était qu’un péquenaud. Un highlander qui, pour une obscure raison, est parvenu a ramper hors du terrier sale et crasseux pour rejoindre la grande ville, joyaux de sophistication et des avancées modernes. Mais s’il y avait bien une chose qu’Earnan MacLeòd of Lewis connaissait, c’était les gens.

Il avait suffisamment courtiser de jeune demoiselles que pour savoir ce qui les faisait rougir, ce qui les faisait rire et ce qui éveillait en elles la flamme du péché. Il avait aussi appris a manœuvrer les prétendants jaloux et les maris bafoués. Il était parvenu a ne pas devenir un paria au Castel alors même qu’il n’avait jamais refréné son comportement libertin. Oui, s’il y avait bien une chose qu’il connaissait, c’était comment agir en société.

Et ce savoir lui avait été bien utile depuis qu’il avait rejoins la capitale, il devait bien l’admettre. Pour un peu, il en serait même parvenu à faire oublier ses origines claniques, ou au moins à les tourner en sa faveur. Dans les lieux qu’il avait prit l’habitude de fréquenter il était devenu un fier guerrier mystérieux qui avait plus d’une histoire a raconter. La plupart d’entre elles étaient naturellement fausses, mais il préférait largement ça à l’inverse.

C’est pourquoi il s’était retrouvé bien en peine de savoir quoi faire lorsqu’une lettre lui fut délivrée. Un lettre signée Kenno’cha MacKenzie. Et s’il avait put, depuis son arrivée à Edimbourg, percuter sa vision pré-faite des MacKenzie avec la réalité, il n’était toujours pas certain de les apprécier. En tout cas pas les deux spécimen qui vivaient sous le toit de son frère, c’était certain.

Il avait d’abord décidé de ne pas venir. Après tout, à quoi ressemblerait-il à se pointer de la sorte à un événement ou il avait été invité par un clan rival ? Il n’était pas le laquais des MacKenzie, ni même un vulgaire clébard que l’on convoque à sa guise !

Bien vite cependant, il lui avait semblé évident qu’il ne pouvait pas se défiler. Premièrement parcequ’il n’était pas certain que son ego y survivrait si le bruit finissait par courir qu’un MacLeòd n’avait pas eut suffisamment de courage que pour honorer une invitation de l’ennemi. Et puis aussi parce qu’il devait bien admettre qu’il mourrait de curiosité. Pourquoi diable une MacKenzie l’inviterait-elle dans son salon de philosophie ?

Il avait donc cédé. Et, le jour donné, s’était vêtu de ses plus beaux atours pour honorer son invitation. Il vérifia a plusieurs reprises qu’il était bel et bien à son avantage. A tel point qu’il manqua oublier de camoufler sa dague porte bonheur dans sa botte.

Soucieux de ne pas rater son entrée, il avait prit une calèche pour l’amener à bon port. Ce fut uniquement une fois sur place qu’il prit conscience que son hôte mystère avait tout aussi bien pu compter sur son orgueil que pour l’attirer ici et le tourner en ridicule. Parce que, s’il fréquentait fréquemment les salons de philosophie de la capitale, lorsqu’il s’y prenait à ouvrir la bouche, il savait ses mots vident de sens. Jusqu’ici il n’avait pas encore été démasqué, il espérait juste que ça allait continuer comme ça.

C’est donc légèrement inquiet qu’il franchit le seuil des portes du salon. La première chose qui le surpris fut l’ambiance. En pensant au nom des MacKenzie, les images que lui avaient évoqué cet endroit avaient toujours été particulièrement austère et froid. Mais il se prenait a apprécier le décors malgré tout. Il eut tout juste le temps de se sentir un peu plus à l’aise en saluant un personne ou l’autre que déjà, une sublime rousse se frayait un chemin jusqu’à lui, un verre dans chaque main. Il l’accueillit avec son sourire charmeur habituel lorsqu’il se retrouvait en tête à tête avec une charmante créature.

« Monsieur, permettez mon audace, un verre en votre compagnie serait des plus agréables. »

MacLeòd se fendit d’une courte révérence avant d’accepter le verre qu’elle lui tendait. Parfois, c’était juste trop facile. Se méprenant complètement sur l’identité de son interlocutrice ainsi que sur ses intentions, il lui sourit à nouveau.

« Et bien, ma Dame, se serait avec grand plaisir. Votre audace est toute pardonnée, même saluée ! Mais je ne pourrais cependant pas rester bien longtemps en votre présence et j’en suis chagriné. Il faudra absolument que je m’en aille saluer notre hôtesse. Après tout, ce n’est pas tout les jours qu’un tel salon ouvre ses portes à Édimbourg. »

Earnan porta son verre à ses lèvres, buvant quelques gorgée d’alcool. Il laissa son regard glisser sur la salle aussi longtemps que la politesse le lui permettait avant de revenir à son interlocutrice.

« Alors comme ça vous êtes une amie de Kenno’cha MacKenzie ? J’ai cru comprendre à l’entrée que les invitations avaient été plutôt triée sur le volet.  »

_________________

UN VERTIGE PUIS LE SILENCE
avatar
Here it goes again

Messages : 139
Points : 63
Ta tête Par défaut
Avatar : Hale Appleman
Crédit : XynPapple
Multicompte : Seaghdh Leamhnach
Pseudo : XynPapple

Taux d'abomination :
40 / 10040 / 100
Age : 26 ans
Métier : Assistant du représentant du clan MacLeòd
Pouvoirs : Longévité accrue (1),  pleurs maudits (1), mutilation forcée (1), déprime d'autrui (1)
Inconvénients : Tendance au spleen & photophobie




Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Sam 20 Jan - 20:50

Un guet-apens ? Un piège ? Une fourberie ? Ou bien plus d’intelligence que cela ? Kenno’cha n’a tendu aucun piège au clanique opposé, en toute vérité, la curiosité, l’envie, le changement, la philosophie, font bien plus partis de la chose que tout le reste. Elle n’espère en aucun cas le ridiculiser, ni même le faire devenir paria de leur société, elle a d’autres envies, d’autres désirs, d’autres déclencheurs. A voir ce qui pourrait en être.

Quelque chose d’horriblement plaisant siège sur ses traits, une attitude, une façon d’être, un rien trop agréable. Kenno’cha n’est pas demoiselle à se laisser trop vivement séduire par un sourire ou une attitude, mais il faut reconnaître, toujours, les atouts de l’adversaire. Il accepte la coupe, la proposition, se fends d’une légère révérence et parle.

Il ne semble pas savoir qui elle est et cela la fait sourire de malice, dissimulant son expression adorable, par le verre qu’elle partage en sa compagnie. Va-t-il penser qu’elle s’est moquée de lui ? Ce serait un égo bien grand qui penserait à cela, après tout, n’a-t-elle pas mieux à faire que tourner en ridicule un MacLeod ? Si tout à fait !

« L’idée vous plait ? » Cherche-t-elle à savoir, l’observant un instant avant de finalement détailler les gens présents. « Oh…je suis Kenno’cha MacKenzie Monsieur…j’avais hâte de spécialement vous rencontrer. Mon audace vous plait-elle toujours ? »

Sans faiblir, la jeune femme garde l’air mutin qui lui va si bien, osant alors observer les réactions du rival par héritage. L’ennemi ? Oh, Kenno’cha n’aime guère ce genre d’appellation, elle n’a pour ennemis que ceux qui veulent lui prendre son sang, le veut-il ? Ou bien ne reste-t-il que dans l’image éternelle de clan rivaux ? Peu importe ! Ils feraient ce genre de chose en dehors de ce salon…ou pas ! Tout dépendrait de lui, mais s’il est venu n’est-ce point déjà une avancée?

Une courte révérence de sa part désormais, elle porte le verre à sa bouche et le laisse encaisser la chose.

« Quand on m’a dit que vous aimiez la philosophie et ce qui l’accompagne en cortège, je me suis dis que nous allions nous croiser dans les endroits d’Edimbourg qui y sont dédiés, et puis…pourquoi pas, provoquer la rencontre ? Ma curiosité me perdra, ou mon audace, l’une ou l’autre. Car oui, quelques bonnes amies m’ont parlé de vous, trouvant fort amusant, d’imaginer je ne sais quoi, à cause de nos noms illustres ?’ »

Des amies trop papoteuses, n’ayant pas narrer pour autant la réputation qui suit l’homme, peu importe cette réputation à Kenno’cha, elle sait comment sont les libertins pour en avoir eu un dans sa vie, elle pense et croit avoir les armes désormais pour s’en défaire ou s’en éloigner, mais avec un MacLeod, nul besoin, ils ne sont point fait pour plus que la guerre centenaire ou plus de leurs ancêtres, non ? Peu importe. Elle voulait le rencontrer, voilà qui est fait !


_________________


Smiley face





Celui qui lit ça est un MacLeod puant!  
avatar
Faileas

Messages : 18
Points : 50
Ta tête Par défaut
Avatar : Marie Coutance
Crédit : Carmilla
Multicompte : Keith McBain - Lawrence Harlow - Délèphaïne O'Hayre - Alec Craft
Pseudo : Carmilla

Taux d'abomination :
40 / 10040 / 100
Age : 31 ans 1/2
Métier : Veuve éplorée - Organisatrice de Salon Philosophique
Pouvoirs : Chant Hypnotique (3) - Charisme -(1)
Inconvénients : Appel de la mer - Goût du sang
“ Méfiez-vous de l'espiègle créature à la voix cristalline, elle vous séduit de ses mimiques et de son air charmant, pourtant, les sirènes se sont penchées sur son berceau...pour qu'elle séduise les hommes de son engouement joueur si délicieux, et surtout pour dévorer vos âmes au son de ses chansons..." Ainsi parla Léandre de la jeune femme dans un de ses romans
Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Earnan MacLeòd of Lewis le Mar 13 Fév - 21:06


LE SALON DE L'OMBRESOL.
Earnan ξ Kenno'cha

Jusqu’ici, MacLeòd of Lewis s’estimait plutôt satisfait de son début de soirée. Pour un peu, il se serait même félicité d’être venu. Les manières tout à fait charmantes de sa belle compagnie, tout comme ses atours, avaient largement de quoi le convaincre qu’il ne perdrait pas sa soirée.

« L’idée vous plait ? Oh…je suis Kenno’cha MacKenzie Monsieur…j’avais hâte de spécialement vous rencontrer. Mon audace vous plait-elle toujours ? »

Dire que le jeune homme fut surprit par la déclaration n’est clairement pas un euphémisme. D’ailleurs, il y a fort à parié que son étonnement puisse se lire de façon claire et nette sur son visage. Jamais il n’aurait pu envisager qu’une telle beauté aux manières si parfaitement étudiées puisse appartenir à ce clan qu’il avait apprit à mépriser dès le plus jeune age. Face a une telle contradiction ambulante, le caoineag réagit à l’instinct, faisant appel aux origines de son sang, prêt a asséner une solide déprime ou une profonde envie de se mutiler chez la jeune femme.

Mais très rapidement, l’appel du jeu chassa la tension de ses épaules et le jeune homme se détendit à nouveau, peignant à son tour un sourire malicieux sur ses traits. Un léger rire glissa hors de ses lèvres alors qu’il se fendait à nouveau d’une révérence, louant volontiers la victoire à la belle rousse.

« Et bien… Je dois bien l’admettre, vous m’avez eu. Veuillez pardonner ma surprise, je ne m’attendais certainement pas à une approche aussi… Directe de votre part. Je me dois bien d’admettre que vous m’intriguez beaucoup. »

MacKenzie lui réponds avec une courte révérence et Earnan laisse un instant son regard vagabonder sur sa silhouette. Son regard finit par tomber sur le verre de la jeune femme, délicatement pressé contre ses lèvres pulpeuses alors qu’elle bois quelques gorgées d’alcool et l’invité se fige l’espace d’une seconde. Se souvenant brusquement des histoire que son grand-père avait pu lui raconter sur la propension qu’avaient certains MacKenzie à se servir de poisons divers et variés, son regard retomba sur son propre verre. Cependant, après quelques secondes de délibérations, il trempa à nouveau ses lèvres dans le liquide. Après tout, si son verre était bel et bien empoissonné, il était déjà condamné. Autant en profiter autant que possible.

« Quand on m’a dit que vous aimiez la philosophie et ce qui l’accompagne en cortège, je me suis dis que nous allions nous croiser dans les endroits d’Edimbourg qui y sont dédiés, et puis…pourquoi pas, provoquer la rencontre ? Ma curiosité me perdra, ou mon audace, l’une ou l’autre. Car oui, quelques bonnes amies m’ont parlé de vous, trouvant fort amusant, d’imaginer je ne sais quoi, à cause de nos noms illustres ? »

Décidant qu’il était de toute façon enfoncé trop profondément dans le terrier du lapin blanc que pour faire demi-tour maintenant, le brun décida de tirer le meilleur partis de la situation et de s’amuser. Aussi décida-t-il de laisser, au moins pour ce soir, une partie de ses préjugés au placard. Après tout, c’était aussi ça le but des salons de philosophies, non ? Il de fendit d’un nouveau rire, amusé à l’idée que certains puissent fantasmé de les voir ensemble.

« Et bien, j’espère qu’une fois votre curiosité satisfaite, vous aurez une meilleure image de moi que celle que vous aviez lorsque je suis entré. Une chose est certaine en tout cas, c’est que lorsque mon grand-père me parlait des guerres contre les MacKenzie, il a omit de mentionné la beauté de leurs femmes. Vous êtes absolument ravissante. Et si je ne partage pas leurs vues, je ne peux que comprendre ce qui a amené vos amies à vous pousser vers moi. »

Prenant une nouvelle gorgée d’alcool, Earnan laisse à nouveau son regard courir sur la salle. Il ne lui en fallut pas plus avant de se rendre compte que, effectivement, plusieurs personnes les épiaient discrètement. Et aussi vite que ça, un nouveau sourire mutin se fit son chemin sur les lèvres délicates du caoineag qui se pencha légèrement vers son interlocutrice.

« Il semblerait d’ailleurs que vos amies ne puissent s’empêcher de garder un œil sur nous. Ça ou notre héritage respectif a déjà fait le tour d’une large partie devos invités. Dans tout les cas, il semblerait que nous soyons tout deux au centre de l’attention ma chère. »

Et s’il y avait bien une chose que l’escrimeur adorait, s’était d’être au centre de l’attention générale. A semi persuadé qu’il ne quitterait pas cette pièce sans un couteau planté entre les côtes, l’envie de pousser le jeu un peu plus loin était bien présente. D’un geste souple, il offrit son bras et un sourire espiègle à la belle.

« Il semblerait que c’est mon tour de vous demander de m’excuser pour mon audace mais, si vous le désirez, je vous propose de poursuivre cet entretien en privé, là ou tant de regard importun de pèseront pas sur nous. Mais si vous craignez que cela n’alimente une rumeur, je comprendrais.  »

_________________

UN VERTIGE PUIS LE SILENCE
avatar
Here it goes again

Messages : 139
Points : 63
Ta tête Par défaut
Avatar : Hale Appleman
Crédit : XynPapple
Multicompte : Seaghdh Leamhnach
Pseudo : XynPapple

Taux d'abomination :
40 / 10040 / 100
Age : 26 ans
Métier : Assistant du représentant du clan MacLeòd
Pouvoirs : Longévité accrue (1),  pleurs maudits (1), mutilation forcée (1), déprime d'autrui (1)
Inconvénients : Tendance au spleen & photophobie




Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum