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Été 1761, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.

Le salon de l'Ombresol [Earnan]

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Cycle 2 Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Jeu 18 Jan - 21:57

Les femmes en ce siècle de renouveau, acquièrent un pouvoir neuf, celui intellectuel. Elles deviennent maîtresses de salon et donne le ton des conversations, choisissent le style qu’elles veulent offrir aux questions philosophiques et  donnent la cadence en leur salon. On laisse de côté les règles de morales et de conscience, pour n’obéir qu’à la justesse de la sienne et si l’on cite Monsieur Diderot ou un autre, on le fait avec une certaine élégance.

Mais ce n’est pas uniquement cela qui plait à Kenno’cha, ce serait bien réducteur. Elle aime les libertins qui découlent de cet univers, ceux qui n’ont aucune autorité supérieure à celle de sa conscience et c’est là ce qui plait à la rousse. Sa propre conscience est maitresse unique de ses décisions et de ses choix, désormais libérée de contrainte de rang, de sexe et de nature, elle est la seule autorité qui gère sa propre vie.
Le vice, elle ne le considère que sous une forme, le mépris des autres et de leurs décisions. A fortiori, elle reste une dame de jugement, elle ne peut se crier matérialiste et incroyante, et doit bien entendu se contenter de la jouer à quelques profils bas. Pour le moment.

Oui, pour le moment. Son salon s’ouvre à peine, les invitations ne sont faites qu’à une élite de penseurs, dont un nom qui l’a faite sourire. Le bouche à oreille a fonctionné dans cette ville agitée et la voilà donc depuis quelques heures à la tenue des conversations. Merveille de situation. La partie basse de la maison accueille dans les deux plus grands salons, un certain nombre de convive, certains jouent aux échecs d’autres conversent, et un excellent amis de Kenno’cha lance des débats.

« David…que ferais-je sans toi… » Murmure-t-elle à David Hume, philosophe écossais de son siècle avec qui elle échange un sourire charmeur.
« Certaine beaucoup de chose, ce salon est merveilleux ! » Kenno’cha ne rougit pas, elle a un petit air fier sur les traits et le laisse reprendre sa conversation, alors qu’elle s’en éloigne, pour tourner autour de tous.

Thomas Reid est aussi de la partie, deux philosophes reconnues et une hôtesse charmante. Hommes et femmes venus au « Salon de l’Ombresol », la conversation y est vive et animé, sans limite de sujet, accueillant sérieux comme libertins dans une ambiance tenue délicieuse par une hôtesse à l’humeur chantante si l’on peut dire.

Mais ce soir, à défaut de se poser pour converser, Kenno’cha Mackenzie attends une personne, qu’elle a eu l’audace d’inviter ! Oh oui, l’audace, car il ne faut pas le nier, il n’y a que la dame vêtue d’un vert sombre, qui pourrait avoir l’idée à ce genre de chose ! Mais hélas, si un MacLéod se veut philosophe, autant voir de quoi il en retourne non ? C’est donc une invitation pour le salon de l’Ombresol qu’à reçu un de ces hommes au nom d’une MacKenzie ! Ce serait fort amusant, non ?

Une des amies de Kenno’cha vient à elle, l’arrêtant dans quelques mots échangés avec un autre et lui glisse à l’oreille, l’arrivée du fameux descendant du clan rival, il faut un instant à Kenno’cha pour tourner le regard, trouver, déterminer et retenir son souffle. Non pas impressionnée, mais surprise de ne pas voir arriver un de ces dragons grossiers, aussi peu délicieux qu’élégant, et tout au contraire, se surprendre à un homme à la mine plaisante, pour un MacLeod et à la présence agréable.

Surprise il faut le dire, c’est avec un sourire amusé, qu’elle remercie la dame et s’approche sans aucune honte du nouveau venu, prenant soin de prendre un verre au valet, et un autre, histoire de le tendre au MacLeod of Lewis, qui, étrangement, ne pues pas autant que sa taquinerie habituelle le sous entends. Et comme ils ignorent qui ils sont l’un pour l’autre et qu’il existe bien des rousses, Kenno’cha triche.

« Monsieur, permettez mon audace, un verre en votre compagnie serait des plus agréables. » Et s’il sait qui elle est, alors, ce serait un moyen de faire comprendre qu’ici, il n’est pas question de hache et de guerre…non ? Elle est déjà impatiente de ce qui pourra découler de cette situation !!

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“ Méfiez-vous de l'espiègle créature à la voix cristalline, elle vous séduit de ses mimiques et de son air charmant, pourtant, les sirènes se sont penchées sur son berceau...pour qu'elle séduise les hommes de son engouement joueur si délicieux, et surtout pour dévorer vos âmes au son de ses chansons..." Ainsi parla Léandre de la jeune femme dans un de ses romans
Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Earnan MacLeòd of Lewis le Jeu 18 Jan - 23:33


LE SALON DE L'OMBRESOL.
Earnan ξ Kenno'cha

D’aucun diraient qu’Earnan MacLeòd of Lewis n’était qu’un péquenaud. Un highlander qui, pour une obscure raison, est parvenu a ramper hors du terrier sale et crasseux pour rejoindre la grande ville, joyaux de sophistication et des avancées modernes. Mais s’il y avait bien une chose qu’Earnan MacLeòd of Lewis connaissait, c’était les gens.

Il avait suffisamment courtiser de jeune demoiselles que pour savoir ce qui les faisait rougir, ce qui les faisait rire et ce qui éveillait en elles la flamme du péché. Il avait aussi appris a manœuvrer les prétendants jaloux et les maris bafoués. Il était parvenu a ne pas devenir un paria au Castel alors même qu’il n’avait jamais refréné son comportement libertin. Oui, s’il y avait bien une chose qu’il connaissait, c’était comment agir en société.

Et ce savoir lui avait été bien utile depuis qu’il avait rejoins la capitale, il devait bien l’admettre. Pour un peu, il en serait même parvenu à faire oublier ses origines claniques, ou au moins à les tourner en sa faveur. Dans les lieux qu’il avait prit l’habitude de fréquenter il était devenu un fier guerrier mystérieux qui avait plus d’une histoire a raconter. La plupart d’entre elles étaient naturellement fausses, mais il préférait largement ça à l’inverse.

C’est pourquoi il s’était retrouvé bien en peine de savoir quoi faire lorsqu’une lettre lui fut délivrée. Un lettre signée Kenno’cha MacKenzie. Et s’il avait put, depuis son arrivée à Edimbourg, percuter sa vision pré-faite des MacKenzie avec la réalité, il n’était toujours pas certain de les apprécier. En tout cas pas les deux spécimen qui vivaient sous le toit de son frère, c’était certain.

Il avait d’abord décidé de ne pas venir. Après tout, à quoi ressemblerait-il à se pointer de la sorte à un événement ou il avait été invité par un clan rival ? Il n’était pas le laquais des MacKenzie, ni même un vulgaire clébard que l’on convoque à sa guise !

Bien vite cependant, il lui avait semblé évident qu’il ne pouvait pas se défiler. Premièrement parcequ’il n’était pas certain que son ego y survivrait si le bruit finissait par courir qu’un MacLeòd n’avait pas eut suffisamment de courage que pour honorer une invitation de l’ennemi. Et puis aussi parce qu’il devait bien admettre qu’il mourrait de curiosité. Pourquoi diable une MacKenzie l’inviterait-elle dans son salon de philosophie ?

Il avait donc cédé. Et, le jour donné, s’était vêtu de ses plus beaux atours pour honorer son invitation. Il vérifia a plusieurs reprises qu’il était bel et bien à son avantage. A tel point qu’il manqua oublier de camoufler sa dague porte bonheur dans sa botte.

Soucieux de ne pas rater son entrée, il avait prit une calèche pour l’amener à bon port. Ce fut uniquement une fois sur place qu’il prit conscience que son hôte mystère avait tout aussi bien pu compter sur son orgueil que pour l’attirer ici et le tourner en ridicule. Parce que, s’il fréquentait fréquemment les salons de philosophie de la capitale, lorsqu’il s’y prenait à ouvrir la bouche, il savait ses mots vident de sens. Jusqu’ici il n’avait pas encore été démasqué, il espérait juste que ça allait continuer comme ça.

C’est donc légèrement inquiet qu’il franchit le seuil des portes du salon. La première chose qui le surpris fut l’ambiance. En pensant au nom des MacKenzie, les images que lui avaient évoqué cet endroit avaient toujours été particulièrement austère et froid. Mais il se prenait a apprécier le décors malgré tout. Il eut tout juste le temps de se sentir un peu plus à l’aise en saluant un personne ou l’autre que déjà, une sublime rousse se frayait un chemin jusqu’à lui, un verre dans chaque main. Il l’accueillit avec son sourire charmeur habituel lorsqu’il se retrouvait en tête à tête avec une charmante créature.

« Monsieur, permettez mon audace, un verre en votre compagnie serait des plus agréables. »

MacLeòd se fendit d’une courte révérence avant d’accepter le verre qu’elle lui tendait. Parfois, c’était juste trop facile. Se méprenant complètement sur l’identité de son interlocutrice ainsi que sur ses intentions, il lui sourit à nouveau.

« Et bien, ma Dame, se serait avec grand plaisir. Votre audace est toute pardonnée, même saluée ! Mais je ne pourrais cependant pas rester bien longtemps en votre présence et j’en suis chagriné. Il faudra absolument que je m’en aille saluer notre hôtesse. Après tout, ce n’est pas tout les jours qu’un tel salon ouvre ses portes à Édimbourg. »

Earnan porta son verre à ses lèvres, buvant quelques gorgée d’alcool. Il laissa son regard glisser sur la salle aussi longtemps que la politesse le lui permettait avant de revenir à son interlocutrice.

« Alors comme ça vous êtes une amie de Kenno’cha MacKenzie ? J’ai cru comprendre à l’entrée que les invitations avaient été plutôt triée sur le volet.  »

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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Sam 20 Jan - 20:50

Un guet-apens ? Un piège ? Une fourberie ? Ou bien plus d’intelligence que cela ? Kenno’cha n’a tendu aucun piège au clanique opposé, en toute vérité, la curiosité, l’envie, le changement, la philosophie, font bien plus partis de la chose que tout le reste. Elle n’espère en aucun cas le ridiculiser, ni même le faire devenir paria de leur société, elle a d’autres envies, d’autres désirs, d’autres déclencheurs. A voir ce qui pourrait en être.

Quelque chose d’horriblement plaisant siège sur ses traits, une attitude, une façon d’être, un rien trop agréable. Kenno’cha n’est pas demoiselle à se laisser trop vivement séduire par un sourire ou une attitude, mais il faut reconnaître, toujours, les atouts de l’adversaire. Il accepte la coupe, la proposition, se fends d’une légère révérence et parle.

Il ne semble pas savoir qui elle est et cela la fait sourire de malice, dissimulant son expression adorable, par le verre qu’elle partage en sa compagnie. Va-t-il penser qu’elle s’est moquée de lui ? Ce serait un égo bien grand qui penserait à cela, après tout, n’a-t-elle pas mieux à faire que tourner en ridicule un MacLeod ? Si tout à fait !

« L’idée vous plait ? » Cherche-t-elle à savoir, l’observant un instant avant de finalement détailler les gens présents. « Oh…je suis Kenno’cha MacKenzie Monsieur…j’avais hâte de spécialement vous rencontrer. Mon audace vous plait-elle toujours ? »

Sans faiblir, la jeune femme garde l’air mutin qui lui va si bien, osant alors observer les réactions du rival par héritage. L’ennemi ? Oh, Kenno’cha n’aime guère ce genre d’appellation, elle n’a pour ennemis que ceux qui veulent lui prendre son sang, le veut-il ? Ou bien ne reste-t-il que dans l’image éternelle de clan rivaux ? Peu importe ! Ils feraient ce genre de chose en dehors de ce salon…ou pas ! Tout dépendrait de lui, mais s’il est venu n’est-ce point déjà une avancée?

Une courte révérence de sa part désormais, elle porte le verre à sa bouche et le laisse encaisser la chose.

« Quand on m’a dit que vous aimiez la philosophie et ce qui l’accompagne en cortège, je me suis dis que nous allions nous croiser dans les endroits d’Edimbourg qui y sont dédiés, et puis…pourquoi pas, provoquer la rencontre ? Ma curiosité me perdra, ou mon audace, l’une ou l’autre. Car oui, quelques bonnes amies m’ont parlé de vous, trouvant fort amusant, d’imaginer je ne sais quoi, à cause de nos noms illustres ?’ »

Des amies trop papoteuses, n’ayant pas narrer pour autant la réputation qui suit l’homme, peu importe cette réputation à Kenno’cha, elle sait comment sont les libertins pour en avoir eu un dans sa vie, elle pense et croit avoir les armes désormais pour s’en défaire ou s’en éloigner, mais avec un MacLeod, nul besoin, ils ne sont point fait pour plus que la guerre centenaire ou plus de leurs ancêtres, non ? Peu importe. Elle voulait le rencontrer, voilà qui est fait !


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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Earnan MacLeòd of Lewis le Mar 13 Fév - 21:06


LE SALON DE L'OMBRESOL.
Earnan ξ Kenno'cha

Jusqu’ici, MacLeòd of Lewis s’estimait plutôt satisfait de son début de soirée. Pour un peu, il se serait même félicité d’être venu. Les manières tout à fait charmantes de sa belle compagnie, tout comme ses atours, avaient largement de quoi le convaincre qu’il ne perdrait pas sa soirée.

« L’idée vous plait ? Oh…je suis Kenno’cha MacKenzie Monsieur…j’avais hâte de spécialement vous rencontrer. Mon audace vous plait-elle toujours ? »

Dire que le jeune homme fut surprit par la déclaration n’est clairement pas un euphémisme. D’ailleurs, il y a fort à parié que son étonnement puisse se lire de façon claire et nette sur son visage. Jamais il n’aurait pu envisager qu’une telle beauté aux manières si parfaitement étudiées puisse appartenir à ce clan qu’il avait apprit à mépriser dès le plus jeune age. Face a une telle contradiction ambulante, le caoineag réagit à l’instinct, faisant appel aux origines de son sang, prêt a asséner une solide déprime ou une profonde envie de se mutiler chez la jeune femme.

Mais très rapidement, l’appel du jeu chassa la tension de ses épaules et le jeune homme se détendit à nouveau, peignant à son tour un sourire malicieux sur ses traits. Un léger rire glissa hors de ses lèvres alors qu’il se fendait à nouveau d’une révérence, louant volontiers la victoire à la belle rousse.

« Et bien… Je dois bien l’admettre, vous m’avez eu. Veuillez pardonner ma surprise, je ne m’attendais certainement pas à une approche aussi… Directe de votre part. Je me dois bien d’admettre que vous m’intriguez beaucoup. »

MacKenzie lui réponds avec une courte révérence et Earnan laisse un instant son regard vagabonder sur sa silhouette. Son regard finit par tomber sur le verre de la jeune femme, délicatement pressé contre ses lèvres pulpeuses alors qu’elle bois quelques gorgées d’alcool et l’invité se fige l’espace d’une seconde. Se souvenant brusquement des histoire que son grand-père avait pu lui raconter sur la propension qu’avaient certains MacKenzie à se servir de poisons divers et variés, son regard retomba sur son propre verre. Cependant, après quelques secondes de délibérations, il trempa à nouveau ses lèvres dans le liquide. Après tout, si son verre était bel et bien empoissonné, il était déjà condamné. Autant en profiter autant que possible.

« Quand on m’a dit que vous aimiez la philosophie et ce qui l’accompagne en cortège, je me suis dis que nous allions nous croiser dans les endroits d’Edimbourg qui y sont dédiés, et puis…pourquoi pas, provoquer la rencontre ? Ma curiosité me perdra, ou mon audace, l’une ou l’autre. Car oui, quelques bonnes amies m’ont parlé de vous, trouvant fort amusant, d’imaginer je ne sais quoi, à cause de nos noms illustres ? »

Décidant qu’il était de toute façon enfoncé trop profondément dans le terrier du lapin blanc que pour faire demi-tour maintenant, le brun décida de tirer le meilleur partis de la situation et de s’amuser. Aussi décida-t-il de laisser, au moins pour ce soir, une partie de ses préjugés au placard. Après tout, c’était aussi ça le but des salons de philosophies, non ? Il de fendit d’un nouveau rire, amusé à l’idée que certains puissent fantasmé de les voir ensemble.

« Et bien, j’espère qu’une fois votre curiosité satisfaite, vous aurez une meilleure image de moi que celle que vous aviez lorsque je suis entré. Une chose est certaine en tout cas, c’est que lorsque mon grand-père me parlait des guerres contre les MacKenzie, il a omit de mentionné la beauté de leurs femmes. Vous êtes absolument ravissante. Et si je ne partage pas leurs vues, je ne peux que comprendre ce qui a amené vos amies à vous pousser vers moi. »

Prenant une nouvelle gorgée d’alcool, Earnan laisse à nouveau son regard courir sur la salle. Il ne lui en fallut pas plus avant de se rendre compte que, effectivement, plusieurs personnes les épiaient discrètement. Et aussi vite que ça, un nouveau sourire mutin se fit son chemin sur les lèvres délicates du caoineag qui se pencha légèrement vers son interlocutrice.

« Il semblerait d’ailleurs que vos amies ne puissent s’empêcher de garder un œil sur nous. Ça ou notre héritage respectif a déjà fait le tour d’une large partie devos invités. Dans tout les cas, il semblerait que nous soyons tout deux au centre de l’attention ma chère. »

Et s’il y avait bien une chose que l’escrimeur adorait, s’était d’être au centre de l’attention générale. A semi persuadé qu’il ne quitterait pas cette pièce sans un couteau planté entre les côtes, l’envie de pousser le jeu un peu plus loin était bien présente. D’un geste souple, il offrit son bras et un sourire espiègle à la belle.

« Il semblerait que c’est mon tour de vous demander de m’excuser pour mon audace mais, si vous le désirez, je vous propose de poursuivre cet entretien en privé, là ou tant de regard importun de pèseront pas sur nous. Mais si vous craignez que cela n’alimente une rumeur, je comprendrais.  »

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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Dim 25 Fév - 21:38

Sans pudeur ni honte et avec un brillant air d’espiègle dame, Kenno’Cha Mackenzie vient à s’amuser avec –et non de- Earnan MacLeod. Son étonnement visible sur ses traits, la dame se satisfait. Il n’aura pas été dit qu’elle fasse la rencontre de l’ennemi de façon commune, tout au contraire. Encore que le terme d’ennemi ne soit qu’une tournure traditionnelle et qu’elle n’éprouve pour cet homme rien de plus que de l’intérêt. Avec tout ce qu’on peut dire dans son clan, qui aurait pu croire capable un puant de savoir réfléchir ? Taper et se battre, à la rigueur, mais aligner quelques bribes de pensées assez correctement ?

Enfin, Kenno’cha n’attribue à ce jeune homme, aucun manque d’esprit, ni même de capacité quelconque et lui prête volontiers, le bénéfice du doute. Hé oui, elle ne le connait guère, mais c’est une chose qui s’aurait aisément s’arranger !
Prête à dégainer un refrain délicieux, la délicieuse rousse n’a qu’envie de jouer, découvrir et affronter, sous une forme plus agréable, l’homme qui est, par la force de l’histoire, sont plus terrible opposant. Quoi qu’il n’y ait rien de plus délicieux que de se faire l’ami de l’ennemi et de garder aux lèvres l’esprit d’opposition tout en formant une certaine complicité. Hélas, ce serait terriblement honteux et traître, mais qu’importe !

Il faut parfois s’amuser comme il le faut dans une vie. Et c’est bien ce que Kenno’cha souhaite faire désormais avec sa liberté retrouvée !

Il concède à sa petite victoire et la dame se laisse charmer, sourire délicieux et révérence légère, les voilà dans une étrange scénette où les regards curieux se posent sans retenue. Mais qu’allait-on dire ? Rien de bien palpitant, pour l’instant ! Qui s’en mêlerait de toutes façons ? Ces frères ? Oh diable non ! Ils sont bien occupés à leurs affaires ! Et quand bien même, elle esquiverait !

« Ah j’avais pensé, à être plus sournoise et intrigante, jouer des rivalités de nos noms et tout un tas de chose, que les écrivains les plus adroits savent mettre en place dans leur récit. Et puis je me suis dis que j’étais curieuse et que je n’avais aucune patience. Mais puisque je vous intrigue, j’ai bonne espoir que vous alliez jusqu’au bout de la nouvelle curiosité que je vous apporte. »

Elle se surprends à jouer de ses charmes avec lui, laissant filer son charisme avec élégance. Et tout cela sans une once de culpabilité. Elle profite grandement de sa soirée, admirant les invités et se laissant tout à fait regarder par son plus surprenant convive. Reprenant quelques mots, elle continue et elle vient à le voir sourire. Sourire charmant et élégant, rempli d’une certaine désinvolture qui aurait pu en charmer plus d’une. Dont elle, évidemment, il faut croire que Kenno’cha a quelque chose pour les philosophes brun à l’air désinvolte, il ne manquerait plus qu’il soit libertin et elle se risquerait dans des filets dangereux, comme avec Léandre.

« On ne m’a jamais raconté non plus, ce petit air charmeur qui siège sur les lèvres d’un MacLeod, à croire que l’on nous ment pour mieux nous préserver de chose qui doivent rester impossible dans les haines réciproques. » Compliment pour compliment, elle ne rougit en rien à ses propos, rebondissant avec audace. Elle a détaché ses yeux quelques secondes pour lui répondre ceci, avant de glisser ses pupilles sur un groupe de dames, et d’hommes, intrigués. Qu’espèrent-ils ? Une guerre clanique en plein salon ? Diable ! Quelles idées se font les gens extérieurs, qui se nourrissent seulement d’idée folles quant aux possibles…

Se penchant à l’encontre de l’étrange complice, Kenno’cha l’observe du coin de l’œil, le visage si prêt qu’il doit y avoir bien des siècles qu’un MacKenzie ne s’est pas ainsi rapproché d’un MacLeod sans intention de le tuer ! « Je pense que la vie ne saurait être intéressante sans quelques rumeurs qui plairont aux esprits d’Edimbourg et qui agiteront tant de lèvres…que nous entendrons nos oreilles siffler des milliers de fois. » La rousse sait bien une chose, elle a envie de vivre, et si les rumeurs doivent la cibler et bien, cela sera parfait. Un peu d’égocentrisme narcissique ne fait pas de mal, délicatement, elle vient donc prendre le bras du jeune homme et l’entraine en sa compagnie, faisant défiler le salon et les regards, sans plus de mot qu’un magnifique sourire !

Et celui qui prédit que l’un ou l’autre finirait mort, et bien…voilà un être bien funeste. Dépassant le salon, elle parvient à les faire se glisser au bureau, aux étagères grossis de livre et méticuleusement rangé. « Je crois que Madame Higgins a manqué de faire un malaise… » Rit-elle adorable, s’amusant réellement de la situation. Une de ses amies, fort charmante, les a tant regardé et virée blême qu’elle vient à taquiner son hôte. « Une de vos conquêtes il parait… » Lâche-t-elle en l’observant, la porte bien refermée et s’avançant dans l’endroit, gardant cette attitude magnifique de maîtresse des lieux. « J’espère qu’elle ne sera pas jalouse. » Laissant passer un instant, Kenno’cha l’observe, déduisant qu’il n’est qu’un homme qui la conduirait à des folies, elle dépose son verre de vin, pour se servir l’un des meilleurs whisky d’écosse de sa réserve personnelle, ou en tous les cas, celle de son mari. « En voulez-vous ? » Demande-t-elle, prête à le servir et lui tendre le verre.

Et, dans tous les cas, se rapprocher et lever son récipient entre eux. « Au MacLeod et au Mackenzie ? A leur homme charmant et à nos femmes toute en beauté ? » Elle n’a fait qu’allier ses mots au siens. Allait-il faire sonner les verres ? Bonne question.

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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Earnan MacLeòd of Lewis le Ven 9 Mar - 21:47


LE SALON DE L'OMBRESOL.
Earnan ξ Kenno'cha

« On ne m’a jamais raconté non plus, ce petit air charmeur qui siège sur les lèvres d’un MacLeod, à croire que l’on nous ment pour mieux nous préserver de chose qui doivent rester impossible dans les haines réciproques. »

Le jeune homme ne peut que s’enorgueillir que de pareil compliment, entendu pourtant un bon nombre de fois auprès de ces dames. Mais ici les choses sont différentes : la belle qui semble lui faire des avances appartient à un clan autrefois rival du sien. Et il ne pouvait nier que cet échange, grâce à petit gout d’interdit dont il se teintait, faisait courir de doux frissons le long de sa colonne vertébrale.

Et s’il n’était pas étranger au jeu de la séduction, il ne pouvait nier être particulièrement sensible au charme de la belle rousse. Il ne savait trop si c’étaient ses origines, son statut de maîtresse des lieux, son air espiègle ou son aura naturelle, mais il n’avait plus vraiment envie de la quitter du regard. Une chance pour lui, le brun était particulièrement doué pour ignorer superbement les possibles conséquences de ses actes. Aussi cela ne flagella-t-il pas trop son ego lorsqu’il sentit son sourire s’élargir comme Kenno’cha se penchait un peu plus vers lui.

« Je pense que la vie ne saurait être intéressante sans quelques rumeurs qui plairont aux esprits d’Édimbourg et qui agiteront tant de lèvres…que nous entendrons nos oreilles siffler des milliers de fois.
— Et bien, il semblerait que vous et moi ne soyons pas si différent que ça vous et moi. Qui l’aurait dit ? Et quitte à avoir les oreilles qui sifflent, autant que ça soit en bonne compagnie. »

C’est les yeux pétillants qu’il observe le bras de la MacKenzie se glisser contre le sien. Toutes possible conséquences à cette soirée oubliées, il se laissa guider sans peine. Le jeu était bien trop grisant que pour s’arrêter là. Flirter avec les tabous avaient toujours eut un effet particulièrement euphorisant sur le caoineag. Et en laissant son regard brièvement courir sur les visages des gens qui les entouraient et leur airs tantôt choqué tantôt dégoutté, il eut l’impression d’avoir brisé plusieurs interdits d’un même coup. Et il se sentait vivant.

Mutin, il se laissa guider par son hôtesse, notant que cette dernière ne se priva pas pour faire l’un ou l’autre détour avant de se glisser à ses cotés derrière une robuste porte de bois. Décidément, plus le temps passait, et plus il éprouvait de sympathie pour la MacKenzie !

« Je crois que Madame Higgins a manqué de faire un malaise… Une de vos conquêtes il parait… J’espère qu’elle ne sera pas jalouse. »

Le rire du jeune homme vient bien vite faire échos à celui de son homologue féminin. Il avait effectivement noté l’air particulièrement blessé de la belle. Et s’il ne souhaitait jamais vraiment faire de tords aux femmes qu’il fréquentait, il avait finit par ne plus vraiment s’émouvoir de ce genre de scènes. Elles étaient tout au plus une bonne occasion pour reprendre contact, faire amende honorable et froisser à nouveaux les draps de son lit.

« Pour tout vous avouer, je serais vexé qu’elle ne le soit pas. Et vous devriez l’être aussi. Sans vouloir manquer de respect à cette chère Madame Higgins, je me dois d’admettre que vous êtes bien plus interessante qu’elle. »

L’homme pénétra un peu plus loin dans la pièce, arrachant quelques instant son regard de la brune pour analyser son nouvel environnement. Instinctivement, il leva son bras pour laisser le bout de ses doigts courir le long des tranches des livres soigneusement rangées dans les étagères. Son regard s’arrêta sur un ouvrage en particulier, laissant son doigt courir sur le cuir pour sentir les reliefs des enluminures dorées qui en constituaient le titre. Bien vite cependant, il prit conscience que son comportement aurait put paraître grossier et il s’arracha à sa contemplation pour revenir à la personne qui l’avait invité, à peu près en même temps que cette dernière ne lui offrait un nouveau verre.

Le MacLeod haussa doucement un sourcil en lisant l’étiquette de la bouteille et accepta le verre avec un sourire reconnaissant. Voilà bien longtemps qu’il n’avait plus eus l’occasion de mettre la main sur un tel cru.

« Au MacLeod et au Mackenzie ? A leur homme charmant et à nos femmes toute en beauté ? »

Avec nonchalance, Earnan leva son verre à son tour, le faisant tinter avec celui de la belle.

« Au MacLeod et au Mackenzie, qui auraient peut-être mieux fait de prendre le temps de se connaître plus tôt. »

Son éternel sourire toujours collé aux lèvres, il s’empresse néanmoins de boire une gorgée de son verre, appréciant les saveurs délicates de l’alcool sur son palais.

« Un excellent whisky en bonne compagnie, pour un peu je me croirais de retour chez moi, au Castel Dunvegan. Ce qui, vous en conviendrez, est cocasse compte tenu de votre nom. »

Après tout, il y a encore quelques heures, il aurait probablement provoqué en duel le fou qui aurait osé sous entendre qu’il aurait un jour pu se sentir chez lui en présence d’un MacKenzie. A cet instant précis, il voyait clairement les choses sous un autre angle. Et c’était là l’une des chose les plus interessante selon lui avec Édimbourg. On ne pouvait finalement être certain de rien. Surtout pas lorsque l’on fréquentait les salons philosophiques d’ailleurs.

« D’ailleurs, ma dame. Permettez vous que je vous appelle par votre prénom ? Il est à craindre que la saveur interdite de votre nom sur mes lèvres ne finisse par donner naissance à certaines pulsions qui pourraient vous sembler malvenues. Il se pourrait aussi que j'y prenne goût cela dit... »

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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Mer 14 Mar - 16:47

Le goût de l’interdit apporte des délices sucrées aux pensées de Kenno’Cha. Eduquée dans l’animosité du clan rival, à qui, jadis, les siens avaient ravis un château et tout une réputation, elle n’aurait jamais pensé, baissé si aisément les armes, ni même chercher ce jeu de séduction. Et pourtant…pourtant Earnan MacLeòd a quelque chose de charmant et de plaisant, du style à la manière, un attrait délectable auquel la MacKenzie ne sait tout à fait résister. Il aurait dû être plus dans le style qu’elle s’imagine d’un dragon puant. Grossier et épais, avec une barbe trop grande, un rien pataud même, quelque chose de « lourd » voir de gauche…et voilà l’inverse sous son regard, charmeur et charmé…quelle terrible ironie pour elle. D’ailleurs, elle a même l’impression qu’il sent bon, comme la gourmandise interdite qu’il représente à son esprit clanique.

Elle joue de son habilité naturelle à être, malicieuse et séductrice, appréciant qu’il la regarde tout comme elle-même apprécie de le regarder. Echange de regard au milieu d’une foule déjà prête à parler, et qui l’aurait fait tout de même. Si cela la dérangeait, elle n’aurait pas fait venir Earnan, mais au contraire, la discrétion de la femme silencieuse commence à l’agacer, elle en a finis de ce rôle sage. Bien finit !

Ils semblent se ressembler quant aux conséquences. Qu’importe ? Non ? Elles pourront être ce qu’elles voudront et elle ne peut s’empêcher de lui offrir un délicieux sourire, convenu et entendu, sur l’évocation de leur ressemblance et de la bonne compagnie. Elle glisse son bras au sien, et elle les guide, à travers le salon et la maisonnée. Les invités, les penseurs paraissent offusqués pour certain, et d’autres ne savent pas trop, qu’importe la réputation historique de leur maisonnée non ? non…

L’écosse s’offusque en partie, et cela ne la dérange pas. Il est bien temps de dépasser le passé, et d’aller plus loin, vivante et ravie, elle se fiche des murmures qu’elle devine déjà, pour l’instant, les conséquences l’effleureraient probablement à peine. Tant que son aîné n’y trouverait pas à y redire, et encore. Elle n’est plus en âge de subir son autorité !

Parvenus à la pièce souhaitée, close désormais, Kenno’cha se plait à titiller l’humeur du jeune homme, adorant évoquer sa maîtresse et ne pouvant y trouver plus de charme encore. Décidément, les hommes libres lui plaisent bien trop, et son rire, en réponse, lui provoque un frisson délicieux alors qu’elle se laisser aller à l’espièglerie elle aussi.

« Si j’étais modeste, je vous dirais que c’est seulement l’attrait de la nouveauté qui me rend plus intéressante. Mais voilà une qualité dont je n’ai jamais su faire preuve. » Elle n’a point de raison de jouer de pudeur et de modestie, après tout, ici elle peut-être la femme qu’elle souhaite et elle ne souhaite pas être la demoiselle timide, elle avoue donc être intéressante, plus que l’autre, à sa manière, laissant le  MacLeòd vagabonder dans la pièce et s’intéresser à ce qu’il souhaite.

Elle l’observe parcourir les couvertures, se désintéresser d’elle, et loin de voir de la grossièreté, elle préfère y déceler une nonchalance, désinvolture, séduisante. Elle sert des verres, le convie à boire, et le tintement résonne. Trinquer au nom de leur famille respective, qui lui décroche le plus séduisant des sourires, jusqu’à ce qu’elle vienne effleure l’alcool à ses lèvres, dont elle s’abreuve d’une gorgée. Il la fait sourire d’amusement.

« Très…ce qui doit horrifier nos ancêtres. » Mais cela ne la dérange pas. L’on pourrait croire qu’elle fait ce genre de chose par esprit de contradiction, mais il a toujours été évident, pour la jeune femme, qu’elle ne pourrait jamais tout à fait obéir à ses propres parents, alors, à ses ancêtres. Elle a toujours été ce morceau de vie qui file trop vite et qui renverse tout sur son passage, mais qu’importe ? Kenno’cha est ainsi et ne se privera jamais de l’être encore.

Les yeux plongés dans ceux de son comparse, Kenno’cha laisse filer un instant, à l’observer après avoir dit ces mots, elle s’intrigue. « Quelle genre de pulsion Monsieur ? Je suis d’une horrible curiosité, mieux vaut que je sache, ou bien mon esprit, risque de les imaginer…seraient-elles agréables ? Trop…pour des illustres opposants tels que nous ? » Elle laisse filer sa voix au grès de douceurs suaves et séductrices, reposant son verre sans détacher son regard de l’autre.

Face à face, elle ne laisse qu’un faible espace entre eux, ni timorée, ni pudique,elle lui offre le délice des sourires enjôleurs des dames qui osent, émancipées de la coupe pudique de leur condition pour affronter la liberté naissante de ce nouveau siècle. « Ou bien dangereuses…de telles façons qu’elles mettraient la perte sur nos têtes ? Enivrantes ? Possessives ? Tentantes ? » La voilà trop proche, au bord de l’infranchissable limite, à la limite de le toucher, l’effleurant à peine…elle lui sourit.

La Ceasg laisse ses yeux couler un instant à ses lèvres avant de revenir aux creux de ses pupilles, on le dit Libertin et ce fait n’est pas raison suffisante pour l’empêcher de flirter. On le sait MacLeod mais là encore, il n’y a pas de raison. On lui a dit beaucoup de trop de chose qui ne peuvent l’empêcher de séduire et qui fera le sel des ragots offensés, mais qu’importe ?

Pourtant, elle se défait de tout cela, reprenant son verre, elle tourne son dos, offrir trop tôt n’est pas la meilleure des choses, maintenant qu’elle n’a plus d’époux, elle a le temps pour donner, à moins qu’ils ne viennent prendre ? Bonne question. En tous les cas, jouant au feu, elle se défait, reprends son verre et bois, ses yeux malicieux observent devant elle, et quand elle se retourne enfin, elle le regarde. « Nommez-moi comme il vous sera le plus délicieux de le faire et j’en ferais de même pour vous. »

Aux jeux imprécis de la séduction, elle fait ses armes et prend du galon, la liberté lui donne l’audace, le goût de l’interdit la permission, et dans tout ce qui pourrait arriver, les conséquences ne sont que de lointaines choses. Elle boit de son whisky, ses yeux laissés sur l’invité. Son veuvage ne lui parait encore que meilleure, tout comme son parcours, il lui aura fallu sacrifier quelques années pour une dépendance totale, près de quinze année, mais la saveur de l’émancipation, prends en ce jours, encore meilleurs goûts.  

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Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Earnan MacLeòd of Lewis le Dim 25 Mar - 20:28


LE SALON DE L'OMBRESOL.
Earnan ξ Kenno'cha

Le silence s’étire entre eux, et semble durer une éternité. Chacun plongé dans le regard de l’autre, Earnan ne peut que trépigner d’impatience par rapport à ce qui devrait, en toute logique, suivre.

Certaines mauvaises langues diraient qu’il venait d’ouvrir la boite de pandore. Il préférait largement l’idée d’avoir proposé à son hôtesse d’en faire sauter le verrou d’un même geste. Après tout, il n’y avait définitivement rien de plus excitant que d’enfreindre un tabou, si ce n’est enfreindre à deux. Lorsque Kenno’cha ouvrit à nouveau la bouche, le jeune homme était pratiquement suspendu à ses lèvres.

« Quelle genre de pulsion Monsieur ? Je suis d’une horrible curiosité, mieux vaut que je sache, ou bien mon esprit, risque de les imaginer…seraient-elles agréables ? Trop…pour des illustres opposants tels que nous ? »

L’homme frissonna doucement, un sourire étirant malicieusement le coin de ses lèvres alors qu’il la laisse approcher, restant sur place. Il porte son verre à ses lèvres sans rompre le contact visuel, comme si détourner les yeux ne serait ce que pour apprécier ses courbes enviables n’eut été un abandon.

« Ou bien dangereuses…de telles façons qu’elles mettraient la perte sur nos têtes ? Enivrantes ? Possessives ? Tentantes ?
-Je pense que certaines choses sont mieux laissée à l’imagination. Un peu de mystère n’a jamais fais de mal après tout. Il vous faudra plonger à pied joint pour en avoir le cœur net je le crains. »

MacKenzie s’approche davantage, au point qu’il peut bientôt sentir son souffle sur ses lèvres. D’instinct, les muscles du caoineag se tendent, prêt à enlacer la jeune femme à l’instant ou elle scellerait leur lèvres.

L’espace d’un instant, il fut persuadé qu’elle allait supprimer le peu d’espace qui les séparaient encore, quand elle brisa le contact visuel pour laisser son regard courir sur les lèvres du libertin.

Mais malheureusement, elle décida de faire machine arrière, s’éloignant de lui en même temps qu’elle lui arrachait un nouveau sourire amusé. Plus la soirée avançait, plus le jeune clannique se félicitait d’avoir pointé le bout de son nez.

Alors qu’elle lui tournait le dos, il fit un pas dans sa direction, désireux de recréer cette situation de proximité qu’ils venaient d’expérimenter, mais s’immobilisa rapidement alors que la belle se retournait.

« Nommez-moi comme il vous sera le plus délicieux de le faire et j’en ferais de même pour vous. »

Un nouveau sourire, plus prédateur celui là, se fit son chemin sur ses lèvres alors qu’il refaisait un nouveau pas vers la rousse, s’approchant d’elle à son tour. Il laisse un instant son regard courir sur ses jambes, ses hanches et sa poitrine avant d’accrocher à nouveau son regard.

« Bien, je ferais donc comme il me plaira, tant que vous me retournerez cette politesse bien sur, Madame MacKenzie. »

Il porte à nouveau son verre à ses lèvres et le termine d’un trait. Son habituel sourire libertin accroché aux lèvres, il se rapproche un peu plus d’elle, lui rendant la monnaie de sa pièce alors que son torse effleure à peine sa poitrine. Malicieux, il se penche légèrement en avant mais dévie de ses lèvres au dernier moment pour poser son verre vide sur la table derrière elle.

Profitant de la situation, Earnan tarde un instant dans sa position, le nez au niveau du cou de la veuve. Son parfum enivrant manqua de lui faire tourner la tête, mais il se recula  finalement, profitant du fait que leurs regards se croisèrent à nouveau que pour lui décocher un clin d’œil.

Néanmoins, peu désireux de s’éloigner tant que Kenno’cha ne manifesterait pas de signe d’inconfort, il leva la main pour faire glisser une mèche de cheveux derrière son oreille dans un geste presque tendre. Ses doigts glissèrent ensuite avec légèreté sur sa joue, puis sur son menton qu’il releva délicatement alors qu’il s’avançait à nouveau, pour prendre ses lèvres cette fois-ci.

Le baiser fut bref, pratiquement comme une demande muette de la part du jeune homme. Comme s’il cherchait la permission d’approfondir les choses. Il s’écarta cependant à peine d’elle, cherchant à nouveau son regard. Il lui souffla, comme un défi a relever, un demi sourire aux lèvres :

« Cette soirée peut-elle être plus bizarre encore ? »

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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Lun 9 Avr - 8:34

Sirène jusqu’au bout de ses jambes d’humaine, Kenno’cha étire le silence et s’en enveloppe. Plongée dans les pupilles du fils de l’ennemi, elle conquiert autant qu’elle se laisse conquérir, et tous deux sont en approche du scandale de la plus exquise des façons. Ses hommes s’en offusqueraient et elle en rirait, plus proche de la créature sans morale humaine, la belle rousse se pare de l’indécence et de tout ce qui ne devrait pas être. Mais est-ce si mal ? Elle n’a pas envie de l’aimer, seulement de jouer. Il est si difficile de trouver partenaire à sa juste mesure, si compliqué de trouver celui –peut-être celle un jour- qui saurait faire preuve de complicité.

Consciente de son charisme, parfaitement à l’aise à l’idée de captiver et cherchant à le faire, elle lui murmure des mots tentateurs, des phrases tournées de telles façons qu’elle ne fait que montrer, avec clairvoyance, un peu plus de son appétit de joueuse. Elle frôle, maintenant, l’idée de glisser ses doigts à la nuque du brun lui vient comme une évidence. Laisser le bout de ses ongles jouer pour effleurer, et lui provoquer d’autres frissons…
Sa réponse la charme, il ne faut pas le nier. Séduite, elle comprend qu’elle a trouvé adversaire à sa hauteur et complice à sa mesure. Elle ne répond rien que d’un sourire, les voilà ensemble en haut d’une falaise et, là où un autre MacLeod l’aurait poussé sans chagrin, de celui-ci, elle peut prendre la main pour sauter vers les étendues profondes.

Approchant de lui, elle pourrait briser d’un mouvement la séparation, lèvre à lèvre, d’un simple mouvement, tout juste, mais…car il y en a un, mais ce serait peut-être moins amusant que de le faire languir encore. Elle s’éloigne, autant qu’elle ne veut le faire, mais elle brise ce contact avec une aisance de tentatrice, libérant d’autres paroles.

Elle sait parfaitement qu’il est désormais à son hameçon, et si elle n’était pas aussi prompte à se divertir, elle aurait parfaitement pu le détenir pour continuer les combats claniques. Que les ancêtres se retournent dans leurs tombes…car elle ne compte point faire de telles choses, mais nous le savons déjà.

Ses yeux le parcourent, trop bien fait pour être innocent, la nature lui a offert les bons atours, autant dire qu’elle ne voulait pas qu’il livre des guerres, autre que celle des plaisirs. Sa pupille retombe enfin dans la sienne, sourire amusé et séducteur à ses propres traits. « Ce sera parfait Monsieur MacLeod ». Comme eux, non ? oui, ils l’étaient dans cette dualité et cette séduction, il faut le reconnaître et Kenno’cha le pense.

Son souffle se retient au fond de sa poitrine, elle ne voudrait pas retenir ainsi sa respiration, mais il joue comme elle et elle ne peut s’en empêcher. Il pose son verre, et elle ne peut retenir cette expression amusée, satisfaite de cela parce qu’elle adore cette traque. C’est probablement ce qui lui plait le plus, la séduction. L’Amour n’est rien qu’un détail dans une vie, en plus l’homme amoureux oublie de séduire, il est fort probable qu’elle ne croit point aimer l’Amour et plutôt la séduction, car celle-ci est perfection. Et elle ne désire que cela, le reste n’a pas d’importance. Earnan offre la séduction et cela lui suffit.

Sa main à ses cheveux, l’enchaînement de ses gestes, le baiser est bref, mais elle garde le visage relevé, à sa question, elle prend le temps de réfléchir. L’envie de le goûter plus encore et de s’enfoncer au-delà du scandale la possèdent. En guise de réponse, ses mains remontent et viennent se glisser à son cou, non, elle ne veut point l’étrangler, elle n’a pas cherché cela, elle prend simplement son visage en coupole entre ses paumes, avant de lui offrir un baiser. Sans demander aucune permission, sa bouche s’attarde à ses lèvres, au fond de ses entrailles, un goût de sang la tanne, mais elle se tient. Ce n’est qu’une ébauche pour l’instant, trop discrète pour qu’elle ne plante ses griffes dans sa peau et le strie d’une marque pourpre, plus tard, peut-être…probablement. Certainement.

La succube prend le temps à ce baiser, dans une valse lente, jusqu’à ce qu’elle y mette fin. Doucement, sans se presser, elle récupère le goût du caoineag sur sa bouche d’un mouvement de lèvre et se mordille celle inférieur. « Et si nous voyons jusqu’à quel point, nous pouvons la rendre étrange ? » Pouvaient-ils aller plus loin encore ? Question excellente n’est-ce pas ?

Les mains de Kenno’cha glissent et viennent se faufiler sur les vêtements de Earnan, elle s’amuse à faire glisser le gilet de son habit pour ne laisser que le justaucorps. Elle ne compte pas le mettre nu, pas le moins du monde, manque de temps, il faudrait se satisfaire avec les vêtements, c’est une évidence, il est fort probable qu’ils se reverraient pour que cet inconvénient n’existe plus. « Que savez-vous faire en me laissant mes habits ? »Souffle-t-elle rieuse..

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Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Earnan MacLeòd of Lewis le Jeu 7 Juin - 22:38


LE SALON DE L'OMBRESOL.
Earnan ξ Kenno'cha

A nouveau, le silence tombe sur les deux philosophes en herbe. Les secondes s’engrangent comme des minutes alors que leurs souffles se mêlent, leurs yeux profondément ancré dans ceux de l’autre. N’importe qui pénétrant dans la pièce à cet instant aurait probablement l’idée de qualifier les deux jeunes gens de couples, mais la réalité n’aurait pu être plus éloignée encore. Tout ça n’était qu’un jeu. Peut-être même de ceux où l’on parie d’être le dernier à se retirer. Chacun était parfaitement conscient de cette réalité, et chacun avait conscience que l’autre désirait probablement également pousser leur jeu plus loin. Oseraient-ils souiller leurs noms, rejeter toute la haine qu’on avait bien pu leur instiguer pour le clan adverse ? Ou bien ce jeu est-il un moyen comme un autre de changer cette haine ancrée au plus profond de leur éducation par autre chose ? Comme le désir de vaincre son ennemi ailleurs que sur le champ de bataille. Ses yeux à lui brillaient de défi, l’encourageant à lui rendre son geste. Les siens reflétaient toute la malice de la sirène qu’elle était.

Toujours sans un mot, la belle bouge, levant ses mains vers le visage du charmeur pour l’attirer doucement à elle, répondant à son baiser. La permission ainsi offerte des lèvres de son amante, le libertin se presse doucement contre le corps offert. Désireux que ce jeu aux allures de badinage ne dure encore longtemps, il ne se presse pas, laissant Kenno’cha dicter son propre rythme dans ce baiser presque doux mais non moins prometteur pour la suite des événements.

Quand elle brise leur étreinte et se mordille la lèvre, le charmeur prit sur lui pour ne pas l’embrasser à nouveaux. Bien que leurs actes soient doux, presque tendre, l’atmosphère elle est électrique. Les regards qu’ils échangeaient, bien plus lourd de signification que ne laissait entendre leur petit jeu. Lui, dans tous les cas, était comme hypnotisé par la sirène, attiré par son magnétisme étrange.

« Et si nous voyons jusqu’à quel point, nous pouvons la rendre étrange ? »

Il ne lui répond qu’avec un cours rire alors qu’il baisse un instant les yeux sur ses mains occupées à le dévêtir. C’est avec plaisir qu’il se laisse faire, s’écartant même légèrement d’elle pour lui laisser plus de place et qu’elle puisse ainsi lui ôter plus facilement son gilet. Il laissa le vêtement tomber au sol et offrit un nouveau sourire à la MacKenzie, particulièrement heureux de la tournure des événements.

« Que savez-vous faire en me laissant mes habits ? »

Son sourire se fait plus carnassier, plus gourmand alors qu’il clôt à nouveau l’espace qui les sépare, passant ses bras autour de sa taille, lui caressant doucement le dos du bout des doigts avant de laisser courir ses mains sur ses flancs. En riant doucement, il la soulève de terre pour l’asseoir sur le bureau. Se glissant un chemin entre les jambes de la belle, il prit à nouveaux ses lèvres, avec plus de passion cette fois.

« N’avez-vous pas confiances en mes compétences en la matière ? Ou serais ce un défi ? »





Le souffle court, un sourire espiègle et satisfait collé aux lèvres, le libertin était occupé à réajuster sa tenue. Ses cheveux décoiffés, ses joues rosies par l’effort et le plaisir, c’était comme si leur précédente activité était marquée en toute lettre sur son front.

Néanmoins, l’acte avait été grisant. Il n’était pas étranger à ce genre de batifolage en plein milieu d’un événement ou d’un lieu public, mais la transgression d’un tabou qu’on lui avait marteler toute son enfance était vraiment tout ce qui avait fait la différence ici. Tout avait semblé plus intense. Son regard retomba sur la MacKenzie, elle aussi occupée à réajuster ses vêtements et sa coiffure.

« Quelle riche idée vous avez eus que de m’envoyer cette invitation, ma dame. »

Il s’approcha à nouveau d’elle et déposa un baiser au creux de son cou, toujours joueur malgré les plaisirs qu’ils venaient de partager. Du même geste, il réajusta la bretelle de sa robe, un sourire mutin collé aux lèvres.

« Je me réjouis d’avance de pouvoir observer la réaction de vos invités. La durée de notre absence ne laisse pas beaucoup place à l’imagination. Nous voulions qu’Edimbourg parle de nous, je pense que c’est chose faite maintenant. »


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Cycle 2 Re: Le salon de l'Ombresol [Earnan]

Message par Kenno'cha MacKenzie le Sam 23 Juin - 22:10

Ainsi donc un MacLeod envahit un territoire Mackenzie, conquête de corps et de chaleur, embelli par la présence du tissu qui dérange mais plait aux corps qui se donnent. Nulle complainte n’est plus délicieuse que le chant étouffée des plaisirs, dans le lieu presque secret. Personne n’est dupe, personne ne peut tout à fait l’être, alors que l’abandon est intense, plus qu’autre chose. Il se joue d’une dualité de peaux qui ne peuvent s’appréhender tout à fait, à cause de l’obstacle des tissus et pourtant, dans l’intimité du bureau, ils s’essoufflent, ils s’épuisent, ils s’arrêtent.

Il y en a eu des combats entre les clans, des conquêtes aux victoires, mais cette nouvelle bataille ne porte nulle trace de sang, rien de carmin, et dans le corsage, la belle reprend son souffle, remet ses affaires, sourit d’une exquise façon. Voilà donc qu’elle pourrait se vanter d’avoir batailler avec l’épée d’un ennemi, pire, d’un MacLeod et que dans cette bataille, les seules victimes auront été les futures générations de la lignée opposée. Tristesse ! N’est-ce pas ?

A ses lippes, un sourire sucré de délice, rajustant les jupons désormais chiffonnés de l’attention du libertin, la chevelure audacieuse semble désormais décidée à ne pas s’assagir, mais comme à son habitude, elle ne reflète que l’impétuosité de la dame qui la possède.
Les joues rougies, la poitrine encore empêtrée dans un souffle, elle a l’ivresse des sens, l’intensité de l’interdit qui bat ses tempes et l’envie, délicieuse, de recommencer une prochaine fois encore. Au-delà du nom, en toute vérité, il représente l’homme le plus intéressant qu’il lui a été donné de voir depuis des années. Depuis Léandre en vérité et dans sa quête d’un proche qui lui ressemble, il semble étrange de l’avoir trouvé en un MacLeod, voilà qui est drôle !

Il vient, elle sourit, gourmande aux mains baladeuse, elle rajuste les morceaux laissés à l’inattention et vient souffler sa réponse. « Vous avez le goût du scandale mon ami, et je dois dire que moi aussi. Aurais-je trouvé l’homme que je cherchais pour mes duels de libertinage ? » Elle tends son cou, avant de venir glisser ses mains sur son torse et prendre le temps d’une respiration profonde. Sa bouche vient taquiner la sienne, prenant un baiser, avant qu’elle ne mordille ses carmines parures et qu’elle finisse de rajuster son gilet. « Allons apprécier cette soirée… »

Sa main glisse à son bras et il est temps de sortir. Le cercle philosophique les observe du coin de l’œil et Kenno’cha se moque bien de ce que l’on pourrait raconter à leur sujet, déjà, les dames murmurent, cela ne dépasserait sûrement pas le cercle philosophique, comme une exclusivité de leur milieu, de leurs univers où ils sont protagonistes et pendant un long moment durant cette soirée, les deux claniques s’exposent au bras de l’un de l’autre, ne se cachant point d’une nouvelle complicité, pourquoi se cacher après tout ?

C’est avec un délice non dissimulée que la belle s’amuse, finissant par lâcher le libertin pour se laisser entraîner dans une conversation, et déjà le soir les éloigne, elle n’irait point s’attacher à l’ennemi, mais l’amitié est une chose possible et naissante n’est-ce pas ? On murmure un peu, mais point trop et les conversations ne sont pas des rumeurs, ce n’est qu’à l’heure tardive de la fin de soirée qu’elle peut finir par raccompagner le libertin et secrètement lui confier quelques mots à l’échanges luxurieux, qu’elle souffle à son oreille au prix d’une caresse volage. Il ne serait point question de lui quémander de revenir, mais de lui en offrir l’envie, même en dehors des cercles qu’elle organise, pour le simple plaisir de leurs joutes charnels, ce serait parfait !


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“ Méfiez-vous de l'espiègle créature à la voix cristalline, elle vous séduit de ses mimiques et de son air charmant, pourtant, les sirènes se sont penchées sur son berceau...pour qu'elle séduise les hommes de son engouement joueur si délicieux, et surtout pour dévorer vos âmes au son de ses chansons..." Ainsi parla Léandre de la jeune femme dans un de ses romans
Jeune veuve presque éplorée, elle porte à bout de bras l'Empire Textile de Grawn Textile, faisant fortune avec le lin. Chanceuse à ses affaires, qu'elle tient d'une main excellente, ainsi que lui a appris son époux, le tout reviendra à son fils, seul et unique héritier Grawn.
Amoureuse de chant et manipulatrice des notes, un air coule toujours sur ses lèvres pour vous plaire et vous emporter dans la sarabande de son existence pleine de vie!
Elle est douce comme terrible, mais merveilleuse de légèreté, cachant un esprit plus aiguisé que l'on ne pourrait le soupçonner. Femme qui rêve d'être forte, elle admire Diderot et la philosophie de son siècle, rêvant de France et de courir les salons, elle ne croit en Dieu que pour les apparences et privilégie le matérialisme mais mieux vaut dissimuler ce genre de chose...


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