Marbhadh
Marbhadh

Jeux de carte [Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Cycle 2
Jeux de carte [Libre]

Message par Delëphaïne O’Hayre le Jeu 4 Jan - 23:09

V’la qu’ça braille c’machin. …ça gueule dans la maisonnée et ça lui casse les oreilles ! Bordel qu’elle préfère les gémissements rauques d’ces bougres crevant d’besoin d’cul et d’con ! Elle mate la chose dans l’couffin, la Délè, elle fait comme veulent ses putains, les chiards, elles gardent, elles gardent pas, d’fois, les faiseuses d’ange débarquent et vous virent l’marmot du tiroir, puis d’autres…ça s’garde.

On fait du chiffre sur une femme enceinte. Y a des putains qui disent pas nom ! La Borée, elle a pas dit non, foutre dieu ! C’t’une Fir Darrig, bonne travailleuse, espiègle, elle aime son turbin et la Délè l’apprécie. Elle la dévisage d’ailleurs, alors qu’dans l’pieux d’draps propre, elle grimace en r’gardant l’chiard gesticuler. « Mets-le à ton sein foutre Dieu, ça l’fera taire ! » La géant chope l’gamin qui vient d’naitre et lui colle au bras, elle baisse la ch’mise, qu’son sein sorte, qu’elle le nourrisse !

« Maint’nant qu’tu l’as pondu, t’veux en faire quoi ? »
« J’en sais foutre rien La Délè ! Tu connais personne qui rachète les gosses ? »
« J’ai 4 solutions pour m’en débarasser ma cocote. Mais vient pas m’faire chier qui t’manque plus tard, ou j’te retourne une mandale. T’veux l’garder, d’accord, t’travaillera plus pour l’encombrement qu’il représente. Toutes façons…pas donner qui dépasse sa première année ! »

La fir darrig connait bien trop sa maîtresse pour hésiter, elle sourit, elle hésite puis…

« C’est quoi tes solutions ? »
« Nourrir un Olliphéist, donner à des parents qui l’achèteront à bon prix, parce qu’leur bide est pas fécond, l’orphelinat, mais c’pas rentable. L’jeter à la flotte, l’faire racheter par quelqu’un que j’connais… »
« J’aime bien la seconde solution… »
« V’la qu’tu me fais dans l’tendre ? » S’étonne la créature gigantesque, lorgnant sur la chose. Parait qu’un gosse, ça file tout l’amour du monde, d’ce genre d’chose malingre, la Délè en veut pas, l’intérêt n’y est pas. Ça prends l’risque d’vivre et pis ça dépasse pas l’année ! Du coup, pourquoi ?

Elle soupire et s’redresse, chopant l’marmot dans ses bras, elle dévisage la chose frippée. L’es beau comme une petite trogne d’tendresse, mais il touche pas l’cœur de la Délè, elle s’moque d’ce quémandeur d’besoin.
S’détournant de la marmaille juste née, la putain s’barre d’la piaule, une fille en moins pas en état. Foutre qu’ce sera pas rentable, faudrait une s’maine…elle compte déjà les pièces filées à c’sujet et s’dirige dans les entrailles d’sa maisonnée. Foutre heureusement, la donzelle a donné naissance au chiard en journée !

« Ola ! James ! Va m’chercher qui y faut ! » En la voyant avec la marmaille au bras, sommeillant, on s’étonne. Elle calcule. Si l’marmot fait bien monter l’lait d’la putain, y aurait des vicieux adorateurs d’suçage d’mamelon pour payer cher…Vl’a qu’elle a trouvé une rentabilisation à la putain au jardin en jachère. Elle lui en causerait après.

Posant son cul sur une banquette, la piaule est calme, l’jour, c’bon messieurs font rien, tant mieux. La délé a invité quelques amis, histoire d’jouer aux cartes. Et d’prendre leur argent. D’vrai carton d’invitation…

La v’la donc paradé dans une robe verte sombre, qui cache ses volutes, mais qui explose un décolleté au corsage bien plein, une perruque blanche sur l’crane, elle s’joue d’une coiffure d’boucle. L’maquillage délicieux, elle tire sur une pipe un tabac fin…


_________________



"Quelque soit le brigand il y a la corruptrice
Conscience du pouvoir qui dort entre ses cuisses.
Qui susurre les ordres et les avis funestes ?
Vous, mes soeurs les salopes, les putains et les pestes !"
avatar
Faileas

Messages : 77
Points : 140
Ta tête Par défaut
Avatar : Beth Ditto
Crédit : VERVEINE
Multicompte : Keith MacBain - Alec Craft
Pseudo : Carmilla

Taux d'abomination :
90 / 10090 / 100
Age : 38 ans
Métier : Maquerelle "A la taule des sonnettes"
Pouvoirs : Beauté (1) - Charisme (1) - Fin limier (1) - Apnée longue durée (1) - Fétiche (5)
Inconvénients : Fort besoin affectif - Matérialisme excacerbé - Appel de la mer - Désastre nautique - Syndactylie (pieds)
"Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Comment pour m'invoquer
Faut-il que l'on m'appelle ?
Mes diables et mes hommes
Et Dieu même en personne
Tout simplement me nomment :
« Patronne »"



Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Jeux de carte [Libre]

Message par Alasdair Nilsen le Sam 6 Jan - 0:05





Jeux de cartes
5 janvier 1762 - Leith - La Taule des Sonnettes
Comment refuser une invitation de la délé ? Une gerbe de mauvaise conscience lui titillait le crâne, un Jiminy Criquet lui soufflait qu'il ne devrait pas fréquenter une telle dame. Oh que non, le problème n'était pas son noble métier, encore moins sa forte personnalité, mais plutôt toutes ces vies qu'elle se plaisait à tenir au creux de sa main. Encore que, elle ne serait pas la première, il en avait vu d'autre. Le problème étant qu'il prenait plaisir à sa compagnie. Du moins, par occasion, pour quelques parties de cartes comme celle à venir en ce jour.

Car à sa façon, le Fir Darrig est un mondain, qui fréquente des lieux hautement mondains, comme la Taule des Sonnettes. Il plissa sa moustache, regarda le monde s'affairer sur le port, son monde, celui qu'il a toujours connu. Jiminy Criquet fut écrasé sous le poids de la mauvaise influence qu'avait toujours eut sur cette ville sur lui. Et croyez-moi, il ne resta rien du minuscule insecte.

Ainsi il se disait qu'après tout, il ne ferait rien de mal, juste une simple partie de cartes dans un bordel. Sa défunte épouse n'aurait pas aimé le voir en ce lieu de perdition, mais elle n'était plus là, et il fallait bien qu'il fasse vivre ses journées, ses divertissements étant quelques peu limités et consistant principalement à perdre du temps au contact de ses semblables. Et la délé, quelle semblable !

Une femme dangereuse, il le savait, dont il valait mieux être dans les petites papiers – cela tombe bien, il lui semblait que c'était plutôt son cas - une femme toute en joie et en formes, dont la liberté sied au teint, en somme, une femme comme il les apprécie. Il avait mis un vêtement de soie et un beau chapeau pour aller la voir, voulant paraît en homme élégant dans la maison où il se rendait, endroit où l'apparence a son importance.

Se baladant aux bords des quais, inspirant l'air salé à grandes goulées, marchant de son pas nerveux, il fit le tour pour passer côté rue en n'ayant pas un regard vers la façade des quais, tentant de fermer les yeux comme il l'avait si souvent fait devant la misère. Devant ces marins d'il ne sait quel pays qui viendraient se dégager de leur foutre sur une petite écossaise, le sang plein d'abomination de son noble pays, la bouche pleine de gaélique, se laissa à penser Alasdair, parce qu'on ne contrôle pas toujours les observations qui nous passe par la tête. Il ne s'attarda pas là-dessus.

C'est avec naturel qu'il pénétra dans la maison de tolérance par le côté ru, le côté chic, accueilli en ami de la patronne par une charmante damoiselle. L'heure n'était pas à la rouerie, les noblions attendrons l'ivresse avant d'oser s'aventurer au palais des plaisirs, où les jeunes téméraires viennent perdre leur virginité et les vieux crasseux demander leur fétiche préféré. Humeur badine, il n'osa hasarder un compliment à cette roussette qui aurait l'âge d'être sa fille, alors en chemin – décors classieux qu'il traverse – il poussa un peu la chansonnette, un air doux et pur, trop virginal pour ce lieu, de sa voix très fausse, et il lui sembla que le sourire de la putain devient un peu plus sincère. Il se risqua même à lui saisir le bout des doigts et l'entraîner dans quelques pas de danse, suscitant un rire de sa part.

La voilà, la fameuse délé ! Reine dans son royaume, empereur dans son empire, Jules César de sa puterie, impérieuse géante entourée de volutes blanchâtres qui gravitent autour d'elle, l'entourant de son délicieux parfum, délicieux aura. Le Fir Darrig vient chercher en cet endroit un fort tumulte, et nul besoin de venir en pleines heures d'activité et de folies pour cela : Il sait qu'à elle seule, la belle saura animer le lieux. En plus, on boit toujours bien chez elle.

Seul dans la pièce avec cette imposante dame, cela ne l'empêcherait pas de venir lui faire la cour, comme cela lui arrivait souvent avec la délé, à se complaire en facéties. Yeux luisants d'un peu de malice, la commissure des lèvres assez haute pour dévoiler ses dents, il vint s'agenouiller dans un mouvement légèrement exagéré, point trop non plus histoire d'essayer de ne point la vexer, devant cette beauté brillant par sa pittoresque vulgarité.

- « Mes salutations, Mademoiselle, il lui prit délicatement la main – elle est chaude, dodue et douce - et vient l'embrasser, frottant sa barbe contre les doigts boudinés, comment allez vous en cette magnifique journée ? » Il montait la tête et la regardait dans les yeux, tentait par plaisanterie de lui soutirer une bague tout en faisant diversion par ses bons mots, au risque de l'ennuyer par tant de manières mais tentant au demeurant d'être charmant : « Enfin, pas aussi magnifique que vous très chère, il lui adresse un sourire canaille, qui ne l'est d'ailleurs pas sincèrement, je suis heureux d'arriver avant les autres et d'avoir un tête à tête avec une femme si demandé que vous ! Vous m'honorez de votre invitation. ».

L'idiot se relève après avoir fait son compliment, pratique du siècle dernier, fort de son forfait, dissimulant rapidement son butin dans sa manche. Il vient machinalement poser sa main sur l'épaule de la délé, se sentant autorisé avec cette femme là à un contact physique, même si elle l'impressionne de part sa stature et ses manières et sa façon d'être.

Son esprit de Fir Darrig réfléchit déjà à ce qu'il pourra bien faire du bijou. Ses farces n'ont pas toujours le mérite d'être élaborées, elles lui sautent à la figure telles des poux sur la tête d'un morbac, son âme monstrueuse est toujours à l'affut de l'occasion. Imprudent certainement devant une femme comme celle-ci, mais que voulez vous, on ne se refait pas.

Succès : Le bougre réussi à voler le bijou sans que la belle ne se rende compte de quoi que ce soit sur le moment.
Échec : La délé s'en aperçoit, en espérance que la belle prenne bien les idioties du macaques.


avatar
Faileas

Messages : 23
Points : 20
Gnome !
Avatar : Christoph Waltz
Crédit : Vanderwood
Multicompte : /
Pseudo : Vanderwood

Taux d'abomination :
60 / 10060 / 100
Age : 55 ans
Métier : Relieur-doreur presque sans histoires
Pouvoirs : Mensonges imparables - Charmer les jeunes - Éveiller les peurs enfouies - Invisibilité de courte durée
Inconvénients : Farceur - Ses blagues vont souvent un peu trop loin - Incapable de laisser passer une défaite
Un nain de jardin te fait face. Il a encore la bouche pleine d'un tas de lettres qu'il a mangé : dommage, tu n'as plus que trois choix de réponses. Tu te retiens de pousser un cri devant une telle horreur et t'apprête à t'enfuir, lorsque tu t'aperçois que tu es encerclé par ces petits monstres
- Tu lui donnes un coup de pied : Vas en I.
- Tu lui demandes d'exaucer un vœu : Vas en N.
- Tu t'agenouilles, te fais passer pour l'un des leurs et commence à les suivre : Vas en F.

I Les nains semblent effrayés. Ils attrapent les lettres restantes et les avalent, se remplissant de nouvelles possibilités, mais te privant de tout échappatoire. Tu sens une ombre te recouvrir et lorsque tu te retourne, il est trop tard : le Sreath-Mhurtair t'assassines tandis que les nains ricanent, murmurant "le I est pour idiot". Tu es fortement invité à recommencer ce jeu.

TI Il n'y a qu'un seul et unique vœu possible, tu n'as pas su le choisir : les nains te ligotent, te privent de tes lettres et écrivent "triple idiot" sur ton front et tu es livré es jeté dehors, à la merci du Sreath-Mhurtair qui se lèchent les babines en te voyant.

F Tu avance avec peine dans un de leurs souterrains où le nain te guide. Arrivé à un embranchement muni de pancartes où tourne-tu ?
- Tu vas vers le nain qui t'enjoint à le rejoindre dans la salle du vœu : Vas en N.J.
- Tu prétends que tu les trouves très impolis, car d'après les coutumes de ton jardin, les invités ont le droit à une sieste dans la salle aux trésors avant toute chose : Vas en F.V.
- Tu es agacé par ce jeu stupide qui n'a rien à faire ici et a peu à voir avec Alasdair et choisit de revenir sur tes pas, ces derniers te courent après : Vas en I.

FV Tu te relève et commence à creuser vers le haut, prenant tous les trésors possibles et t'enfuyant à grandes enjambées. Bravo : tu as choisi la meilleure des voies, celle de la fourberie, toujours victorieuse ! Alasdair te féliciterait.

N Le nain te promet d'exaucer tous tes vœux et il est prêt à te montrer ses pouvoirs magiques. Il te prends par la main, te demande de fermer les yeux, de t'agenouiller et de marcher.
- Tu ouvres les yeux malgré tout en chemin, rompant le sortilège et suscitant l'agacement du nain : Vas en f
- Tu déchaines ta colère demande à avoir ton vœu tout de suite et refuse de marcher : Vas en i
- Tu laisses le sortilège opérer : Vas en NJ.

NJ Tu te retrouves au milieu d'une arène envahie par les nains de jardin. Le roi nain te fait face et te demande quel est LE vœu.
- Tu demandes plus de vœux : Vas en TI
- Tu insinues que ce jardin n'est pas assez riche pour exaucer LE vœu, furieux, ils te conduisent à la salle aux trésors pour que tu retires ta parole : Vas en FV.
- Croyant à leur magie, tu demandes à être l'être le plus puissant de l'univers : Vas en GNJ

GNJ Le roi des nains déclare qu'ils ont enfin trouvé l'être suprême, le Grand Nain de Jardin. On te coiffe d'un bonnet rouge, t'installe sur un trône et te prie à longueur de journées, te menaçant de mort si tu ose essayer de t'échapper...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Jeux de carte [Libre]

Message par Ceann-Uidhe le Sam 6 Jan - 0:05

Le membre 'Alasdair Nilsen' a effectué l'action suivante : Le Destin


'Succés/Echec' :
avatar
Let nature be your guide

Messages : 95
Points : 435
Ta tête Par défaut
Avatar : Les dés
Crédit : La destinée
Multicompte : --
Pseudo : --

Taux d'abomination :
100 / 100100 / 100

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Jeux de carte [Libre]

Message par Delëphaïne O’Hayre le Jeu 11 Jan - 18:43

Elle l’entends arriver d’puis l’entrée. Sa chansonnette et ses manières, pis faut l’dire,l’odeur qui l’accompagne. La Delè renifle ses fidèles, r’connait leurs odeurs, papesse du sexe et du cul dans l’monde d’Edimbourg, elle faufille ses narines d’façon à connaître parfaitement la renifle d’ses apôtres. Ses préférés. Pis ça sert quand on cherche un bougre. Ça facilite la vie quand y faut traquer, ça arrive, mais faut dire que si on la fait s’déplacer alors foutre Dieu, que les Saints vous viennent en aide !

La Delè cause, elle marmonne avec un d’ses hommes v’nus s’installer entre temps, lui causer de quelques petites choses. Faut dire, la putain fournit, d’un peu de tout, d’un peu de tant, histoire d’paraître indispensable. La famine ? ça va lui servir, disons-le…les gardes ? Elle en fait son affaire, ils viendront point trop déranger, les filles doivent adorer les soldats où c’est la rue ! Bon Dieu que oui ! Pour autant, à c’qu’on pourrait croire, la Papesse des putains n’laisse point ses disciples avoir du mal.

Y a celles, ceux, qui sont là par choix, qui savent m’ner leur barque, qui réussissent. Et l’premier qui croit pas ça possible, qu’il aille voir ailleurs si elle y est. Y’a ceux qui sont pas là d’leur plein grès en quelque sortes…mais on s’en fout d’ces détails. La Delè, faut lui montrer bite blanche. Elle s’méfie des petites malades d’l’amour, elle est stricte sur c’genre d’chose, les nouveaux clients y passent tous par la vérification d’la Vieille. Une putain plus trop bonne mais qui vous r’marque l’boutons qu’vous avez sur l’appendice à plaisanterie sans un problème…

On fait pas d’mal aux d’moiselles, l’premier qui a l’poing lourd, il s’prend celui de la Délè dans la gueule. On massacre pas, y en a qui sont là pour ça, spécialisée, elles aiment, tout l’bordel, mais si la limite se dépasse, alors foutre Dieu, y a un risque d’finir à flotter dans l’étendue salée du dehors !

Elle hoche la tête à son gars, quelle que soit cette affaire, il s’en va, laissant la géante s’relever pour accueillir l’bonhomme guilleret qui sait parfaitement y faire avec la dame des lieux. Pour autant, elle s’défait d’ce regard langoureux qui vous toise d’sa hauteur vertigineuse et l’dévisage. C’qu’il prépare comme boniment lui convient, pis bon, il a bien l’droit à quelques bétises.

« Toujours si beau parleur Alasdair… » Y a pas à dire, elle s’méfie, mais la Delè s’méfierait d’la Sainte Vierge pour peu qu’elle soit trop cajoleuse. Elle vient s’rapprocher d’sa personne, histoire d’renifler son odeur, toute en volupté, elle attarde sa paluche immense à quelques petites merveilles d’corps. « Et les bourses pleines ! » Elle s’laisse aller à un rire, c’bien les bourses d’argent qu’elle a touché, et la v’la qu’elle s’en défait tout simplement ! « Allez poses ton cul, bois c’que tu veux, si t’entends chialer, j’en ai une qui a pondu. T’intéresse pas, c’trop petit ? » Elle trouverait qui y faut pour l’chiard, mais puisqu’il est là. « Si t’aimes ça, d’coup, j’ai une belle donzelle avec une paire d’rondeur tout en rondeur et plein d’lait…. » l’sourire retords à la proposition d’sa putain rentable, elle ricane. Faudrait s’dévouer pour lui suçoter la fraise, histoire que l’lait coule, mais pour c’genre d’chose, elle dévouerait un peu tout l’monde ! « J’te taquine… » Lui dit-elle en l’secouant bien gentiment d’un petit coup d’main sur l’bras, un gars plus frèle s’trouverait éjecter sur l’coté !






_________________



"Quelque soit le brigand il y a la corruptrice
Conscience du pouvoir qui dort entre ses cuisses.
Qui susurre les ordres et les avis funestes ?
Vous, mes soeurs les salopes, les putains et les pestes !"
avatar
Faileas

Messages : 77
Points : 140
Ta tête Par défaut
Avatar : Beth Ditto
Crédit : VERVEINE
Multicompte : Keith MacBain - Alec Craft
Pseudo : Carmilla

Taux d'abomination :
90 / 10090 / 100
Age : 38 ans
Métier : Maquerelle "A la taule des sonnettes"
Pouvoirs : Beauté (1) - Charisme (1) - Fin limier (1) - Apnée longue durée (1) - Fétiche (5)
Inconvénients : Fort besoin affectif - Matérialisme excacerbé - Appel de la mer - Désastre nautique - Syndactylie (pieds)
"Sur mon lit calciné
Lascive et si cruelle
Comment pour m'invoquer
Faut-il que l'on m'appelle ?
Mes diables et mes hommes
Et Dieu même en personne
Tout simplement me nomment :
« Patronne »"



Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Jeux de carte [Libre]

Message par Sreath-Mhurtair le Sam 13 Jan - 19:04

do you feel my breath on your neck ?
Jeux de cartes
J'en viens à m'demander pourquoi bon dieu qu'jai pas pensé à v'nir trainer ma lame par ici avant. Y'avait pourtant comme une sorte d'évidence crasse que j'ai pas voulu voir, pourtant c'était logique qu'le riche ça dépense et ça s'ennuie et qu'c't'endroit c'est la meilleure place pour concilier les deux. Oui mais voilà, j'étais occupé à surveiller d'la noble en grosses robes et du croque-mort endimanché, je pouvais pas être partout. Heures'ment qu'la liste est là pour m'rapp'ler qui doit y passer, avec l'âge j'me fais tête en l'air. Oh mais j'oublie pas tout, j'oublie pas c'que cette maudite ville me doit, elle qui m'a jeté comme un malpropre y a des années juste parce que mon art lui con'vnait pas. Oui le sang ça tache, ça fait désordre, mais l'pauvre qui crève de faim la gueule ouverte sur l'pavé ça va, ça fait partie du décor. Alors oui, ce soir j'saute sur l'occasion qu'la Dele a réuni presque toute la liste, j'sais qu'suis trop impatient encore, si j'arrive maint'nant les autres seront pas là mais vous inquiétez pas mes mignons, j'vous f'rais votre affaire plus tard, j'vous oublie pas, promis. Là ce soir, ceux qui m'intéressent ce sont la Dele et l'vieux  Alasdair Nilsen, l'genre de gars qui s'mouche dans d'la soie et qui occupe son deuil en dilapidant sa fortune. Si t'en as trop mon gars, hésite pas à donner, j'connais des preneurs. La Dele c'est autre chose qui m'motive à m'en occuper, bien sûr y a la richesse et la liste mais plus que ça. J'peux pas la sentir. C'est pas la première fois qu'j'l'observe et elle a aucune grâce, c'est pour ça qu'j'ai envie d'la saigner, pour qu'son sang rajoute un peu d'beauté à l'ensemble et puis par curiosité vu qu'j'me d'mande si morte elle sera plus belle.

J'suis rentré par la porte de derrière, et si j'arrive à m'glisser jusqu'à eux sans m'faire voir par les filles de la Dele alors leur compte est bon. J'vais les saigner l'un après l'autre s'ils m'en laissent le temps.

Succès/échec:
Succès/succès : j'ai réussi à m'faufiler jusqu'à eux, faut croire qu'les filles sont occupées ailleurs.
Succès/Echec : J'ai croisé personne mais y a un cri d'gosse qu'a retenti les a surpris autant que moi.
Echec/Succès :  J'en ai surpris une qui s'ref'sait une beauté, mais j'ai disparu sous une tenture trop vite pour qu'elle ait le temps d'donner l'alerte.
Echec/Echec : J'suis tombé sur une p'tite avec un gosse hurlant dans les bras, ça en fait maint'nant deux qui braillent, pour la discrétion je r'passerai.

Dé d'attaque:
échec critique : J'ai hésité à qui attaquer et au final j'me suis r'trouvé au milieu des deux zouaves et dans la précipitation mon couteau m'a échappé des mains.
échec alarmant : J'me suis pris les pieds dans un tapis, décidément le sol est contre moi ces temps-ci, et j'ai glissé d'vant eux, sans perdre mon couteau toutefois.
échec anodin : Tout était bon mais forcément faut que c'maudit gosse s'mette à hurler et j'ai juste le temps de disparaître dans l'angle du mur.
blessure superficielle : J'ai planté le vieux dans les plis d'son veston, au pire j'lui ai fait une p'tite entaille dans l'bas du dos, j'suis pas sûr qu'ça change la donne.
blessure grave : J'ai réussi à m'glisser dans l'dos du vieux et j'lui ai planté l'côté, j'ai bien aimé l'bruit qu'a fait la lame en s'enfonçant dans la chair après avoir déchiré le tissu.
blessure mortelle : J'me glisse dans l'dos du vieux et sans plus de chichi j'l'égorge comme un vieux bouc. J'imagine le sang qui ruisselle sur son beau costume, qui fait comme des fleurs de sang au milieu de la soie, et j'suis limite frustré d'pas pouvoir profiter du spectacle.

La Garde:
A moi la garde : Qui dit bordel dit Anglais et mes gesticulations ont amené ces maudits gardes endimanchés jusque dans les jupes de la Dele.
Rien ne se passe : Si personne se pointe c'est qu'Edimbourg approuve la liste. J'me répète mais les faits sont là
avatar
I am the monster you claim

Messages : 56
Points : 209
Ta tête Par défaut
Avatar : --
Crédit : --
Multicompte : --
Pseudo : --

Taux d'abomination :
100 / 100100 / 100

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Jeux de carte [Libre]

Message par Ceann-Uidhe le Sam 13 Jan - 19:04

Le membre 'Sreath-Mhurtair' a effectué l'action suivante : Le Destin


#1 'Succés/Echec' :


--------------------------------

#2 'Sreath-Mhurtair' :


--------------------------------

#3 'Garde' :
avatar
Let nature be your guide

Messages : 95
Points : 435
Ta tête Par défaut
Avatar : Les dés
Crédit : La destinée
Multicompte : --
Pseudo : --

Taux d'abomination :
100 / 100100 / 100

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Jeux de carte [Libre]

Message par Alasdair Nilsen le Mar 16 Jan - 20:27





Jeux de cartes
5 janvier 1762 - Leith - La Taule des Sonnettes
La belle lui tourne autour, lui adresse même un compliment, oh oui, le voleur se veut beau parleur, les mots viennent faire vivre ses journées. Leur puissance est sans égale. Lorsque le courage manque pour agir, les mots viennent donner l'illusion de ce courage. On gueule fort et tout va mieux. Mais le bougre n'a jamais manqué de courage. Lorsqu'il n'y a plus que le vide, que l'être n'est que néant, il peut toujours se remplir de tout ce souffle, de l'impalpable matière qui vient gonfler tout son être, qui vient l'animer. Le silence est la mort de l'homme. Ne jamais laisser un être seul avec son silence, il n'en résultera qu'un gouffre. Un trou planté dans sa chair. Déchirement et resserrement qui empêchent le souffle de la vie le souffle des mots qui s'expire jusqu'à épuisement et l'impossibilité oui l'impossibilité d'inspirer à nouveau et d'attraper plus de mots et le silence si silencieux de l'être qui coule Alors, il ne reste qu'à faire du bouche à bouche, donner sa parole, réanimer le coeur. Parce que si le silence est ce métal si rare et précieux, matière si froide, et si dure, si le silence est d'or, la parole est de sang et de vents.

Bien sûr, Alasdair Nilsen ne pensa pas véritablement tout ça au moment où la maquerelle dit cette petite phrase, qui glissa sur lui comme une anguille, habitué des jeux sociaux qu'il est. Mais c'est peu ou prou sa pensée. C'est dire si la géante avait visé juste, car être beau parleur, c'est un idéal qu'il espère toujours atteindre. L'homme est une créature faible et misérable, dont le seul pouvoir est d'avoir dompté ces vents, de les maîtriser. Insuffler la force voulue, être capable de murmures pleines de cajoleries, comme de déverser sa fureur. Savoir aussi avoir cette parole quotidienne, cette communication qui vient tromper la solitude, pour en revenir à la situation présente dont nous nous éloignons quelque peu. Promis, cette introduction peu drôle et éloignée du sujet fera sens. Ne vous enfuyez pas.

La sensuelle Délé ne se contentait pas de ses yeux, il fallait qu'elle vienne délicatement renifler son postérieur à la façon des humains, promenant ses mains sur le corps du bonhomme, auquel cela ne faisait ni chaud ni froid, simplement il était bien content qu'elle ne s'aperçoive pas de la bague manquante ou n'aille fouiller dans ses poches avec irrévérences. Il rit franchement à la sexuelle syllepse, c'est bien une femme d'argent, « comme moi » osa t-il même penser par bêtise. Car l'idiot est joueur, mais jamais il ne jouerait pour des clopinettes, ça non, il faut un jeu d'argent, ou le plaisir de quelques forfaitures – l'argent n'étant qu'un témoin agréable de ses méfaits - et s'il vient en ce lieu pour perdre son temps, c'est aussi pour gagner de l'argent, croit il naïvement. En vérité, en sortant de ce type de petites parties entre amis, s'il croit presque toujours revenir avec plus d'argent qu'en arrivant, il s'agit bien trop souvent du contraire.

« Allez poses ton cul, bois c’que tu veux, si t’entends chialer, j’en ai une qui a pondu. T’intéresse pas, c’trop petit ? »

Ce bon vivant lui obéit d'un air amusé, il aime cette cordialité qu'elle a, à sa manière à elle, cette chaleur aux accents maternels malgré elle dans cette vulgaire familiarité qu'elle peut avoir ses petits préférés dont il fait partie. Le nerveux lutin vint s'asseoir tout en parlant, faisant de grands gestes tel un bouffeur de pizzas : «
Quelque peu. Je me serais fait un plaisir de t'exonérer du drôle, mais à cet âge le corps est débile et bon qu'à ne sucer le sein,
une pensée triste sauvage apparut, le passé qui ne cesse jamais de remonter avec ce petit goût de vomi, il l'écarta en agrandissant son sourire,
mes clients payent bien, leurs remplissent le ventre et même les éduquent, certes, d'une manière un peu particulière... le seul pré-requis pour gagner à cette loterie que j'adresse gracieusement aux mal-aimés et non désirés, c'est d'être capable de se tenir debout et de se servir de ses deux mains.
»
«
Tu m'en vois désolé, très chère,
rajouta t-il d'un ton qu'à demi-sérieux et qu'à demi-sincèrement-désolé, avec une sirupeuse ironie, dont il adoucit peut-être l'amertume sans qu'elle ne disparaisse complètement,
mais ta poulette va être obligée de se faire mordre les mamelles un bout de temps avant que je ne puisse le prendre.
» Il profita de ne plus avoir la parole et donc d'à nouveau disposer de ses mains pour se servir un verre de whisky.
 « Si t’aimes ça, d’coup, j’ai une belle donzelle avec une paire d’rondeur tout en rondeur et plein d’lait…. »
Oh la vilaine, qui lui dit ça en ricanant, ricanement terrible, qu'Alasdair perçut comme celui des créatures sans scrupule, et se laissant entraîner, il ricana avec elle, non sans une pointe de cynisme, peut-être même un soupçon de gêne qu'il a appris à cacher mais qui a du mal à disparaître. La bougresse le connait bien, elle y rajouta un peu de forme, beaucoup de chaleur par son geste si masculin, violence amicale et virile que le guedin sait apprécier à sa juste valeur, riant cette fois de bon cœur.

Il but une lampée du breuvage, légère sensation de brulure doucereuse. L'eau de vie porte bien son nom. Déjà il se relève, mu par une constante énergie. Son esprit n'avait pas oublié la bague, choix difficile entre l'excitation de mener vite la farce et celui de trouver une occasion parfaite. Même si la Délé est une femme qui le dérange, cette situation était encore trop confortable pour lui, trop calme. Doucement le farfadet vint tenter de créer quelques turbulences.
«
Le jour où je viendrais renifler tes vaches à lait, c'est que le lactose aura été remplacé par de la piquette, et il y aura tant de monde pour voir la petite merveille et boire son pousse-au-crime que tu pourras vivre en princesse jusqu'à la fin de tes jours !
Le bêta mima un couronnement de ses mains sur sa propre tête, étant trop petit pour le faire sur celle de la princesse en question, tout en s'agitant dans la pièce, se permettant de toucher un peu à tout.
Enfin, je ne doute pas que les affaires vont bon train, mieux encore que les miennes, mais avec mon associé nous travaillons à sortir de ce petit commerce, qui commence à devenir dangereux...
Il se laissa aller aux bavardages,
Je suppute,
son calembour est affreux, mais qu'importe, il l'aimait bien,  
que tu as aussi ton lot... Mais je ne doute pas un instant, que tu sois capable de maîtriser tous ces gonzes poilus par la force, si toutefois ta beauté ne suffit pas... alala, que veux-tu, certains ont de la merde dans les mirettes.
»
Besoin de quelques compliments et discutailles pour en venir à ce qui l'intéresse vraiment, pensa t-il, ce qui ne l'empêchait pas de prendre un plaisir mal dissimulé à cette conversation.
«
C'est pourquoi très chère...
 » Il se rapprocha d'elle, tout près, jusqu'à sentir les effluves de son parfum, attrapa sa main, sortit l'anneau, s'apprêta à le glisser à son doigt, avant de se détourner vivement en une pirouette tout en disant : «
Je ne vous demande pas en mariage ! Un bien piètre prince je ferais ! Et puis, je n'ai qu'un anneau, vous n'êtes pas une femme que l'on peut voler deux fois.
Il se tourna à nouveau et vint lui faire un clin d'oeil, muni d'un sourire amusé de bêta épris d'enfantillages,
Je consentirai cependant à vous le rendre, en échange d'une promesse moins éloquente et moins difficile à tenir que celle de s'aimer et se supporter à jamais...
» Il garda un moment de suspens, le temps qu'elle souffle, réagisse, s'écrie, même s'il ne l'écoutait déjà plus, prit dans son propre tourbillon d'idioties.

«
Je voudrais, mademoiselle,
il insista sur ce dernier mot, bien conscient du fond menaçant du premier verbe,
que vous me promettiez de ne point noyer ou livrer à un rat dans mon genre la frêle créature que vous m'avez proposée de racheter... Ou du moins de ne pas y encourager sa tendre mère. Certes, il s'agit d'une promesse à sens unique, contrairement aux fiançailles, mais que voulez-vous, je me répète, mais je n'ai qu'un anneau...
 » Naïveté et stupidité, voilà tout ce qui semblait animer le bougre au premier regard. Parce qu'une promesse de cette femme-là, qu'est-ce que cela peut bien valoir ? Il savait sa demande déplacée, surtout dans sa bouche, en ce lieu, pleine d'un altruisme risible et moquable. Altruisme pas si altruiste que ça en réalité, une petite lueur de défi se sentait dans son regard, et quelques gerbes de malices transparaissaient sans sa voix, dans sa démarche un peu trop enthousiaste, dans son sourire qui sentait la moquerie. Elle l'avait taquiné, il lui rendait la politesse. Sauver un môme, cela ne lui déplaisait pas, bien au contraire, et son Gémini Criquet en serait tout heureux, mais trouver un point de pression, même léger, tenter d'obliger la Délé à quelque chose, même une chose mineure, voilà qui l'amusait !

Mais oublions un peu cette aimable conversation – la Délé vous en rapportera probablement le fin mot de cette histoire si vous vous inquiétez ou si les bavardages vous intriguent plus que ce qui va suivre. Ce dont je doute. Pas que cela soit inintéressant d'ailleurs. Mais simplement, nous allons nous concentrer sur un évènement bien plus extraordinaire et que vous aimez sans doute l'extraordinaire.. Vous l'attendez avec impatience, puisqu'en lecteur averti que vous êtes, vous avez quelques vues sur un futur qu'Alasdair ignore, et vous savez déjà quelle petite surprise s'apprête à venir pimenter la réunion des deux zouaves.

Donc, à évènement extraordinaire, la narration se doit d'être extraordinaire. C'est pourquoi, je vais vous faire le bulletin météo du jour. Ainsi, le 5 janvier 1762 est une journée d'hiver banale, où il fait un petit peu frisquet, sortez accompagné et restez à l'intérieur afin de ne pas prendre froid. Attention toutefois, si vous entendez des enfants hurler sans raison, il se peut qu'il pleuve quelques gouttes de sang, et ça part difficilement au lavage

Malheureusement, Alasdair n'avait pas lu mon bulletin météo. Il n'aurait pas dû mettre ses beaux habits. Lorsqu'un cri de moutard retentit, cela n'eut pas un grand impact sur sa petite personne. Il eut un sursaut un peu nerveux, et choisit de faire comme si de rien était, afin d'en éviter le ridicule. Tout occupé qu'ils étaient à parler, il lui sembla qu'il n'y eut guère qu'un instant entre ce signal et l'affreuse souffrance. Affreuse souffrance quasiment indescriptible, si courte, si intense et si accessoire à la fois. La confusion, l'incompréhension, la vue du sang qui gicle, en un mot la panique, cela vous ferait presque oublier tout cela. Nilsen plaqua sa paume contre le trou béant, se retourna vivement sans vraiment rien comprendre à ce qu'il se passait. Il hurla. Sans même savoir qu'il hurlait. Cri automatique, de défense, remplir le vide, le blanc, s'accrocher à la vie. Puis il s'évanouit. Autour de lui, on s'égosilla pour appeler à la garde, courant vers les fenêtres et l'entrée, mais il ne l'entendit pas.

Ne vous inquiétez pas trop, il survivra. Les plus réalistes d'entre incrimineront cela à un coup du destin. et vous diront que le tueur avait salopé le travail et n'avait pas assez enfoncé la lame. C'est d'ailleurs un peu ce que pensera Alasdair, après tout, son meilleur ami lui avait déjà dit que cet assassin de pacotille était un bigleux, ne savait pas même tirer, sans doute celui-ci était tout aussi mauvais pour magner une arme blanche. D'autres encore diraient que le bougre eu beaucoup de chance. Qu'il tomba sur d'exceptionnels médecins, avait reçu un secours d'une inespérée qualité.

Mais pour l'instant, Alasdair est à terre, et vous voilà seul avec mes bavardages de mauvais narrateur qui s'écoute parler et a bien du mal à rester discrètement en arrière. Cependant, vous aurez peut-être deviné tous le mal que je pense de l'abject, car je ne défends jamais les assassins et autres meurtriers. Ne prenez pas mon fiel autrement qu'il ne devrait l'être. Vous voilà averti, mon opinion n'est pas neutre. Mais quelle opinion l'est ?

Et puis que dire sinon la félonie couplée à l'impuissance, la lâcheté de s'attaquer à un vieillard, et la nullité de trouver le moyen d'échouer ? Que dire, si ce n'est le mépris ?

Alors, je vais vous la dire, moi, la vérité, du moins ma vérité. L'évidence.

On était venu dans son dos, silencieusement, sans explication, sans motif, pour l'assassiner. L'égorger. Lui faire rendre son dernier soupir. Le métal froid s'enfonça dans la chair de son cou, l'espace du sang et de l'air, déchiquetant les chairs, espoir de créer un gouffre béant, d'anéantir. Les deux du fond qui suivent savent où je veux en venir. Tu as attaqué le parleur sur son terrain, à la partie carne de son anatomie,  celle qu'il ne cesse de mobiliser, celle qu'il bande à longueur de temps. Alasdair est un homme habitué à résister au silence et ce n'est pas aujourd'hui qu'il cèdera. Et d'ailleurs, c'est une pensée que le relieur aura, bien plus tard, en réfléchissant à cet évènement – pour l'instant, il n'est pas vraiment en état de vous en faire part, vous l'excuserez.

Esprit malfaisant et répugnant, me voilà en charge de t'annoncer la mauvaise nouvelle. Le lutin est pour l'instant comme immortel. Et je n'en suis point désolé.


Gardes, à moi ! : Une patrouille qui allait et venait dans le coin débarque, de quoi faire fuir le tueur, et amènent rapidement des secours.
Rien ne se passe : ...


avatar
Faileas

Messages : 23
Points : 20
Gnome !
Avatar : Christoph Waltz
Crédit : Vanderwood
Multicompte : /
Pseudo : Vanderwood

Taux d'abomination :
60 / 10060 / 100
Age : 55 ans
Métier : Relieur-doreur presque sans histoires
Pouvoirs : Mensonges imparables - Charmer les jeunes - Éveiller les peurs enfouies - Invisibilité de courte durée
Inconvénients : Farceur - Ses blagues vont souvent un peu trop loin - Incapable de laisser passer une défaite
Un nain de jardin te fait face. Il a encore la bouche pleine d'un tas de lettres qu'il a mangé : dommage, tu n'as plus que trois choix de réponses. Tu te retiens de pousser un cri devant une telle horreur et t'apprête à t'enfuir, lorsque tu t'aperçois que tu es encerclé par ces petits monstres
- Tu lui donnes un coup de pied : Vas en I.
- Tu lui demandes d'exaucer un vœu : Vas en N.
- Tu t'agenouilles, te fais passer pour l'un des leurs et commence à les suivre : Vas en F.

I Les nains semblent effrayés. Ils attrapent les lettres restantes et les avalent, se remplissant de nouvelles possibilités, mais te privant de tout échappatoire. Tu sens une ombre te recouvrir et lorsque tu te retourne, il est trop tard : le Sreath-Mhurtair t'assassines tandis que les nains ricanent, murmurant "le I est pour idiot". Tu es fortement invité à recommencer ce jeu.

TI Il n'y a qu'un seul et unique vœu possible, tu n'as pas su le choisir : les nains te ligotent, te privent de tes lettres et écrivent "triple idiot" sur ton front et tu es livré es jeté dehors, à la merci du Sreath-Mhurtair qui se lèchent les babines en te voyant.

F Tu avance avec peine dans un de leurs souterrains où le nain te guide. Arrivé à un embranchement muni de pancartes où tourne-tu ?
- Tu vas vers le nain qui t'enjoint à le rejoindre dans la salle du vœu : Vas en N.J.
- Tu prétends que tu les trouves très impolis, car d'après les coutumes de ton jardin, les invités ont le droit à une sieste dans la salle aux trésors avant toute chose : Vas en F.V.
- Tu es agacé par ce jeu stupide qui n'a rien à faire ici et a peu à voir avec Alasdair et choisit de revenir sur tes pas, ces derniers te courent après : Vas en I.

FV Tu te relève et commence à creuser vers le haut, prenant tous les trésors possibles et t'enfuyant à grandes enjambées. Bravo : tu as choisi la meilleure des voies, celle de la fourberie, toujours victorieuse ! Alasdair te féliciterait.

N Le nain te promet d'exaucer tous tes vœux et il est prêt à te montrer ses pouvoirs magiques. Il te prends par la main, te demande de fermer les yeux, de t'agenouiller et de marcher.
- Tu ouvres les yeux malgré tout en chemin, rompant le sortilège et suscitant l'agacement du nain : Vas en f
- Tu déchaines ta colère demande à avoir ton vœu tout de suite et refuse de marcher : Vas en i
- Tu laisses le sortilège opérer : Vas en NJ.

NJ Tu te retrouves au milieu d'une arène envahie par les nains de jardin. Le roi nain te fait face et te demande quel est LE vœu.
- Tu demandes plus de vœux : Vas en TI
- Tu insinues que ce jardin n'est pas assez riche pour exaucer LE vœu, furieux, ils te conduisent à la salle aux trésors pour que tu retires ta parole : Vas en FV.
- Croyant à leur magie, tu demandes à être l'être le plus puissant de l'univers : Vas en GNJ

GNJ Le roi des nains déclare qu'ils ont enfin trouvé l'être suprême, le Grand Nain de Jardin. On te coiffe d'un bonnet rouge, t'installe sur un trône et te prie à longueur de journées, te menaçant de mort si tu ose essayer de t'échapper...


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Jeux de carte [Libre]

Message par Ceann-Uidhe le Mar 16 Jan - 20:27

Le membre 'Alasdair Nilsen' a effectué l'action suivante : Le Destin


'Garde' :
avatar
Let nature be your guide

Messages : 95
Points : 435
Ta tête Par défaut
Avatar : Les dés
Crédit : La destinée
Multicompte : --
Pseudo : --

Taux d'abomination :
100 / 100100 / 100

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 2
Re: Jeux de carte [Libre]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum