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En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

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En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Sheena Matheson le Jeu 28 Déc - 21:39

Sheena avait reçu un matin un étonnant courrier, d'une écriture inconnue et d'un homme qu'elle ne connaissait pas, qui lui demandait de venir prendre les mesures de sa sœur pour un nouveau corset. C'était le genre de nouvelle étrange, à laquelle elle ne s'attendait pas du tout et pour cause, entre le départ de Calum et l'arrivée de la nouvelle garde anglaise, la vie de Sheena s'était faite de plus en plus repliée sur elle-même.  Bien sûr elle avait continuer de travailler, elle avait fini par s'habituer aux ongles de la Fionna qui passait sur ses mains pour reprendre quelques points, mais pour être franche elle trouvait qu'elle ne se débrouillait pas trop mal. Bien sûr la Fionna ne lui disait pas qu'elle était fière d'elle, elle ne lui disait pas grand chose d'ailleurs. Et Sheena se souvint brusquement qu'un jour un homme sinistre était entré dans la boutique et avait demandé quelque chose à la Fionna. Le lendemain elle n'était pas venue à la boutique et Sheena avait dû s'occuper des clientes toutes seule. Ses rêvasseries avaient peut-être causé quelques tracas, que la Fionna avait rapidement balayé à son retour, et elle avait rapidement mis Sheena au courant de la situation.

Keith McBain, l'homme sinistre qui était venu la dernière fois avait une soeur dont la santé fragile l'empêchait de sortir, alors il fallait faire les mesures sur place. Sheena se moqua doucement d'elle-même et de sa propre peur et enfila sa tenue la plus sage et ses gants les plus noirs pour se rendre chez eux. Elle n'arrivait pas à dire si elle s'inquiétait ou non, et la Fionna ne put pas en tirer beaucoup plus quand elle passa à l'atelier récupérer son matériel de couture et de mesure.

Sheena s'évitait de penser à Keith McBain, elle se forçait à oublier le froid qu'elle avait ressenti en sa présence la dernière fois. C'était une impression terrible de mélancolie, comme si les morts dont il s'occupaient étaient là, près de lui, dans l'atelier. Sheena espéra que la maison serait plus accueillante, et sa cliente moins macabre.

En arrivant devant la porte de la demeure, elle cogna doucement le heurtoir contre la lourde porte en bois et attendit. Son coeur battait en différé sans qu'elle sache avec précision à quoi c'était dû.
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Il va ouvrir la porte.
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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Keith McBain le Sam 30 Déc - 22:28

Une servante assez jeune vint ouvrir à la porte de la demeure MacBain, dans sa mise de servante, ses cheveux cachés d’un bonnet blanc, c’est avec un sourire timide, qu’elle accueille la demoiselle venue, la faisant entrer et s’installer quelques instants avant d’aller chercher le maître de la maisonnée.

C’est dans un salon luxueux mais sans excès, qu’elle est installée. La demeure est de nature sombre, aux boiseries lourdes et brunes, un peu trop froide, faisant régler, malgré quelques essais, une ambiance lugubre. Mais il aurait été étonnant de trouver une demeure vivante et pleine de rire, là où les McBain se forgent une réputation alarmiste et inquiétante, tout comme le maître du lieu : Keith. Silhouette squelettique et macabre, doté d’un regard perçant et inquiétant, il a les teintes du corbeau, oiseau d’absolu mauvais augure, sans en avoir l’âme.

La maisonnée est calme, dotée d’un silence bouillant, une odeur des cuisines promets quelques gourmandises pour le soir, Keith entends le murmure de sa servante, il abandonne ses affaires à la morgue souterraine, rajustant son habit sombre, il en ferme les boutons ventraux, avant de regagner le haut des marches puis le salon dans lequel l’attends la couturière.

« Madame, je vous souhaite le bonjour…et je vous remercie d’avoir fait jusque ici, le déplacement. » Une voix trainante et sifflante la prends par surprise, de dos, le visage cireux du croque-mort parait porter milles traces de souffrances. Sa pupille claire traine le vestige de ses démons, des horreurs passées alors que son corps a été vaisseau du monstre. Il a fait mal au seul ami qu’il peut avoir, tué une innocente et de ces remords qui devraient être vifs, il tire un seul raisonnement : c’était lui, sans être lui.

Ce qui le blesse le plus, avouons-le, c’est les dates morturaires qui se rapprochent. Il erre sans sommeil tel un fantôme, espérant percer sa peau d’une lame, sans parvenir à le faire, trancher ses veines…mais rien. Il ne peut que porter la souffrance d’une perte, celle de sa femme, de leur enfant, d’un monde de bonheur entier.

Sa main s’avance, aux longs doigts squelettiques, il vient déposer un baise main si possible à la faiseuse de corset, prenant l’élégance et l’humilité de ne point trop l’effrayer, mais s’en fichant autant pour autant. A son épaule, une jolie petite rate blanche trône, observatrice, belle malgré sa nature. « Vous a-t-on prévenu, de la fatigue qui accompagnerait votre travail ? Dis quoi que ce soit ? » Mieux vaut la prévenir de la nature de sa sœur, elle souffrirait à son contact, se sentirait gagner par un spleen infernal qui lui boufferait l’esprit.

S’il en a l’habitude, et qu’il vit chaque jour cette souffrance, les autres ne sont pas de ces coutumes-là. Avec une audace soudaine, Keith se redresse, de ses épaules voutées, son dos se délie et devient droit, alors qu’il observe la jeune femme. La ressemblance de sa défunte boulangère lui vrille un instant l’âme, avant qu’il ne remarque les différences. Les nombreuses différences, soulageant ses tourments qui s’étaient trop agité.

Rousse est le point commun, mais ses yeux sont clairs, si clair, elle est bien plus grande, Keith s’attarde, il l’observe, de cette manière intrusive d’un regard fort et souffrant. Se forçant d’un sourire, le caoineag détourne sa pupille, fronçant les sourcils. « Ma sœur est à l’étage. Avez-vous des questions ? » Qu’elle en profite, il serait sincère avec elle en tous les cas.

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"Te souviens-tu de la lune pleine, qui descendait ses rayons sur ce visage noircie par la mort, il y avait sur sa chair, les dessins de ses propres veines, comme les membranes d’une feuille, qui ramenait à ses yeux vides, un sang profondément sombre. Elle était morte. Mais jamais l’esquisse de la mort ne fut plus belle que celle-là.”


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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Sheena Matheson le Lun 1 Jan - 17:48

Sheena faillit reculer sous l'effet d'un coup de poing. La tristesse de cet homme, maintenant qu'elle l'avait en face d'elle, était d'une violence impressionnante. Pourtant il était poli, courtois, avec des gestes élégants et la petite souris sur son épaule pouvait même paraître mignonne si on oubliait un instant qu'elle ressemblait à un rat décoloré.

Sheena se concentra sur la petite bestiole pour éviter de se laisser submerger par la mélancolie qui vibrait autour du croque-mort.

"Non, avoua-t-elle, ma patronne ne m'a rien dit de tel, juste que votre sieur était trop fragile pour venir jusqu'à notre atelier. Mais maintenant que je suis ici j'accomplirai mon travail et me reposerai plus tard. Je reviendrai plusieurs fois s'il le faut. Et si vous et votre sœur êtes d'accord, naturellement", ajouta-t-elle.

Sheena se demanda dans quel piège la Fionna l'avait plongée et lui en voulut de ne pas l'avoir prévenue. Quel étrange mal affectait la soeur de Keith McBain pour que cette dernière épuise si vite les couturiers ? Etait-elle colérique ? Pourtant, en tendant l'oreille Sheena ne percevait aucun cri, rien qui ne put traduire la présence d'un enfant difficile. D'ailleurs, quel âge avait elle ?

Elle posa la question à son hôte, et se surprit à serrer l'anse de sa boîte à couture.

Quelque chose, sans qu'elle ne puisse encore la nommer, l'inquiétait dans cette maison. C'était trop calme, trop rangé, alors peut-être était-ce parce qu'elle se trouvait dans une demeure de personnes plus aisées qu'elle et qu'elle n'était pas habituée à autant de luxe mais justement. Ce n'était pas le luxe qui la dérangeait, mais la sensation de vide qui paraissait presque suinter des meubles. Comme si tout était là sans y être.

Ses doigts gantés s'agitèrent sur l'anse dans un pianotement inquiet. Au besoin elle sortirait ses griffes de spleen même si quelque chose lui soufflait que ce qui dormait dans cette maison était une force bien plus imposante que ces petites coupures imposées.
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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Keith McBain le Jeu 4 Jan - 23:06

Il pose sur la demoiselle un regard azur insondable, aussi clair qu’inquiétant, l’abysse de ses pensées est un gouffre sans nom qu’il offre à Sheena Matheson sans dire un mot. Cela ne se discerne pas, face au masque immuable de ses expression contenue, mais la couleur de sa chevelure fascine la pupille de Keith, il voudrait se glisser derrière elle, pour venir renifler ses cheveux et sentir chacune de ses mèches, déterminer la fragrance qui s’y cache, mais il est fort probable que ce genre de chose n’apporte qu’un peu d’effroi à la demoiselle…

« Ne soyez ni insistante, ni brusque. Ma sœur a l’esprit très fragile, elle ne parle pas, elle regarde, elle oscille entre deux états contemplatifs, fixe ou perdu. Sans méchanceté, elle n’en reste pas moins, une créature assez redoutable, qui n’a pas conscience de ce qu’elle fait. »

Souhaite-t-il l’inquiéter tout à fait ? Non pas un seul instant, mais dire d’autre chose serait mensonge éhonté, mieux vaut pour la dame Matheson qu’elle soit au courant des risques qui viennent désormais sertir son front d’une couronne épineuse. Se détournant pour s’avancer dans la maisonnée, son immense silhouette est sombre tout en se détachant étrangement parfaitement des ténèbres de la maisonnée.

« Quand vous approcherez de Déborah, il se peut que vous ressentiez la plus grande et abyssal détresse de votre âme propre. Une aura lugubre l’entoure, dont elle ne se défait presque jamais. Elle aime à ce sentiment je crois. Elle cesse parfois son emprise…mais c’est une chose rare. » Aussi rare que le bonheur dans l’esprit de Keith.

Glissant sa main dans sa chevelure courte et sombre, il recule une mèche trop longue venu barrer son front, le croque mort ouvre la porte menant au hall, laissant passer Sheena par politesse, avant de s’engager dans les marches. Il prends silence pour cette montée, sa respiration sifflant d’une perfide manière, et parvenu en haut, il lui faut quelques instants.

Silencieux le long des couloirs, il se ressent à mesure que l’on approche de la porte d’une chambre entrebaillée, à la lumière faible, un spleen tatillon qui vient faire présence, plus l’approche se fait, plus la sensation empire. Au final, Keith McBain ouvre la porte de cette vaste chambre, à la lumière tamisée. Devant la fenêtre, malgré ses craintes de lumière, la silhouette frêle d’une demoiselle à la longue chevelure noire. Ses grands yeux clairs sont magnifiques, comme deux morceaux de bijou posé là. Elle parait si fragile … si douce…si ailleurs.

« Deborah…voici Sheena Matheson, elle vient prendre les mesures pour ton corsage. » Comprends-t-elle ? Il l’ignore. Elle détourne ses yeux de sa contemplation rural pour poser un regard vers l’intruse. Elle la dévisage avant de retourner à ses affaires. « Veuillez lui pardonner, ma sœur a reçu des malheurs qui ont scellé son esprit et sa voix. Je vais vous faire appeler Betty. »

La sonnette retentit par deux fois, Keith tremble sous les cruautés du spleen, tenant autant qu’il le peut ses pleurs qui voudraient couler à foison, il ne peut décemment point se présenter ainsi. Il espère que sa sœur ne ferait rien, trop rien, qui le pousse à acheter le silence de Sheena….

Rapidement venue, la domestique s’empresse de s’occuper de sa sœur, il sort, refermant la porte, il redescend. Quand elle aurait finit, Sheena Matheson pourrait le trouver dans son cabinet de curiosité….

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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Sheena Matheson le Jeu 4 Jan - 23:30

Sheena suivit Keith MacBain  le long du couloir. Plus ils s'avançaient, plus le gros chat venait s'enrouler autour de son coeur pour l'étouffer. Quand il eut poussé la porte, Sheena crut qu'une vague venait de la percuter de plein fouet. Elle resta un instant sur le seuil de la chambre, immobile, rassemblant ses esprits pour écouter les recommandations de Keith. Ce fut l'arrivée de la servante qui la fit reprendre contact avec la réalité. Elle chassa le chat endormi sur sa poitrine, et s'avança vers la jeune fille à la fenêtre.

Il n'avait pas menti, c'était difficile d'approcher Deborah McBain et c'était certainement pour ça que la Fionna n'y allait plus. Sheena exécuta ses gestes de courturière, automatique, ses pensées s'étaient déjà échappées par la fenêtre.

Où était Calum ? Pourquoi ne revenait-il pas ? Allait-il l'abandonner, s'était-il finalement détourné d'elle à cause de son statut de monstre ? Sa gorge la brûlait, et elle sentait sa voix chercher à s'échapper comme une bête sauvage. Sheena sentit une colère se mêler à son angoisse. Elle lui avait fait confiance, et il la traitait comme l'autre, cette garce qui avait fini pendue pour...

Sheena s'interrompit brusquement, au son de sa propre voix. La servante ne semblait pas particulièrement affectée, et Sheena songea avec douleur que si la pauvre femme travaillait au contact de Deborah McBain, ce n'était pas un petit chant de tristesse qui allait changer la donne. Mais dans le doute, elle se tut et finit son travail dans le plus profond silence.

Puis elle rangea son matériel, salua de la tête Deborah et s'éclipsa sur la pointe des pieds. La mélancolie rendait l'air étouffant, moite, et elle dut faire une pause sur le chemin qui menait au cabinet de Keith pour retrouver son souffle et surtout calmer les battements de son coeur. Une fois qu'elle se sentit apaisée, frappa quelques coups à la porte du cabinet particulier.
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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Keith McBain le Jeu 11 Jan - 15:09

Antre inquiétant d’une créature funeste, le cabinet de curiosité se grossit d’étagères multiples, d’exposition étrange, de morceau de chose ou d’être auquel l’on ne veut pas croire, mais pour lesquelles, Keith McBain a une fascination étrange. Recherche d’un caoineag qui veut tenter de comprendre ce monde, si l’on prèche Dieu et que l’on maudit les créatures des folklores, alors qu’elle vérité agite le monde ? Il ne le sait pas, tout ce qu’il connait, ce sont ces morceaux de chose.

Aile de fée maintenue par des petits clous à un cadre, squelette de phoenix, ou bien main de sirène dans un bocal, il y a des choses étranges dans chaque recoin, des choses inquiétantes, et le voilà ainsi assis à une large table, à terminer la taxidermie d’un animal étrange. Bien que le cabinet soit de curiosité, il y a aussi des choses bien normales, comme un renard empaillé ou un ragondin.

Le funeste bonhomme redresse sa tête au son de la porte frappée, détournant ses traits de sa besogne. Sortie de sa pensée silencieuse, il dévisage la porte un instant, avant de laisser échapper au son de ses lèvres, un « entrez » fort et distinct. Déposant ses outils de fabrication, il se retourne complètement à la direction de la jeune femme, surpris encore une fois par le charme de son visage sur lequel il s’attarde un instant.

« Comment vous sentez-vous ? » Demande-t-il soucieux tout de même de la jeune femme, il s’éloigne de sa table, pour ouvrir un coffret et en ressortir une bourse de cuir simple, s’avançant vers la couturière, il lui prends la main gantée délicatement et dépose l’argent contenue. « N’en dites rien à votre patronne, c’est un dédommagement qui n’est pas convenu. Pour le temps passer avec ma sœur, l’assurance que vous reviendrez et votre silence quant à cette maison. »En disant cela, Keith n’éprouve rien de négatif pour la demoiselle, peu lui importe la manière dont elle prendrait la chose, en tous les cas, en prenant l’argent, elle s’accorde à se taire sur la maisonnée.

Principe efficace depuis toujours, chassant les curieux, faisant s’étoffer les rumeurs certes…mais est-ce le plus important au final ? Avec un sourire plus maladroit et inquiétant que chaleureux, il laisse la bourse à sa main et conscient de son air terrifiant, peut-être, il recule d’un pas, baissant le regard. Timidité étrange, il finit par inspirer.

« La bienséance voudrait que je vous offre le thé avant votre départ, j’ai conscience que rester dans cette demeure n’ait un désir pour personne… » Pas même ces habitants pensent-ils si fort que cela pourrait se comprendre, prêt à raccompagner la jeune femme à la porte et espérer son retour pour la suite du corset de sa cadette.



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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Sheena Matheson le Jeu 11 Jan - 18:34

Il y avait une atmosphère fascinante et étrange dans le cabinet de curiosité et Sheena s'y sentait étonnamment bien. Les choses non identifiées qui flottaient dans les bocaux la mettaient un peu mal à l'aise mais curieusement elle se sentit soudain proche de Keith McBain.

Elle était bien incapable d'expliquer pourquoi, peut-être était-ce à cause de sa douceur triste qui faisait écho à la sienne, ou à la manière qu'il avait de la regarder comme s'il voyait au delà d'elle.

"Je vais bien, dit-elle. Votre soeur est très particulière mais je crois que je peux travailler près d'elle encore quelques temps."

Ses lèvres dessinèrent un sourire fatigué. Elle n'avait pas menti et elle pensait réellement pouvoir revenir travailler pour Deborah mais elle savait qu'elle devrait faire attention et prendre sur elle pour ne plus chanter.

Lorsqu'il lui remit la caissette dans les mains, elle resta immobile un instant, sans pouvoir prononcer le moindre mot. Il ne lui avait pas semblé mériter autant et surtout elle ne souhaitait pas se sentir achetée. Devrait-elle en parler à la Fionna ? Il lui fit comprendre que non et Sheena décida d'accepter la cassette sans protester. Après tout elle avait voulu ce métier pour devenir indépendante alors refuser de l'argent pour une fois qu'elle en gagnait c'était ridicule.

"Je vous en remercie mais je sais tenir ma langue, n'ayez crainte."

Soudain, un frisson la parcourut. Elle posa précipitamment la caissette où elle put et porta une main sur sa poitrine pour essayer de calmer les battements fous de son cœur. Ses jambes se liquéfiaient sous elle et allaient finir par lâcher

"Je veux bien un peu... de thé"
, parvint-elle à articuler, les yeux mi-clos.

Elle ne tomberait pas tant qu'elle ne serait pas en sureté, mais les forces commençaient à la quitter, sans doute avait-elle sous-estimer la compagnie de Deborah McBain.
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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Keith McBain le Jeu 11 Jan - 21:00

Il ne faut guère de temps à Keith McBain pour s’approcher de Sheena Matheson et se permettre de la soutenir, compréhensif quant à son manque soudain de force. Beaucoup de personne ne tenait pas si bien auprès de Deborah. Avec une délicatesse surprenant, il vint la soulever, sans obtenir de permission et la déposa sur la causeuse confortable et tapissée, contre le mur de la pièce. Faisant vibrer la clochette de service, il fait demander du thé, une compresse froide et un peu de sels, au cas où !

Fort d’un caractère qu’on ne saurait lui connaître, la servante apporte déjà le linge et l’eau, avec une bienveillante tendre, Keith humidifie le linge, venant déposer sur son front le tout. Il remarque chaque couleur flamboyante de sa chevelure, ce qui vient lui étreindre le cœur d’une étrange façon, dans sa douleur douce qui siège dans son regard, il l’observe.

Il ne voudrait pas que ce travail l’accable, ni ne mette sa santé en danger, il faudrait peut-être qu’elle passe moins de temps la prochaine fois. Silencieux et occupé à apporter un peu de fraîcheur à son front, ignorant si c’est de cela qu’elle a besoin, le croque-mort impose un étrange charisme en cet instant, une force qu’on ne lui soupçonnerait pas et qui s’impose autours d’eux.

« Avez-vous besoin de quelque chose Ma Dame ? » Marmone-t-il d’une voix rauque mais douce, aussi tendre que bienveillante, sans trembler, il s’occupe de lui ramener l’esprit au frais, espérant qu’il ne s’agisse que d’une baisse de tonus. Il y a des dames qui sautent des repas pour tenir leurs corps, mais ce n’est pas la mode, Keith se moque de ce genre de chose, il réfléchit à ce qui peut la mettre dans cet état mais il sait qu’il ne peut s’agir que de la présence précédente de sa sœur.

Le thé est rapidement apporté, il aurait été servi après le départ de Sheena, ainsi, il était déjà en préparation, la servante s’empresse d’arriver et demande s’il faut aller chercher le médecin, selon la réponse de Sheena, Keith dirait oui ou non mais quoi qu’il en soit, seul en sa compagnie, il verserait un peu de thé.

« Une liqueur de menthe vous ferait-elle sentir mieux ? Un dé à coudre remonte … » Il s’arrête dans ses paroles, un court moment avant de chasser ses pensées obstruées d’un souvenir, du sol, il est toujours accroupis à son côté, sa main posée sans le vouloir sur sa jupe et plus exactement ses genoux, il la retire et lui sourit. « Voulez-vous que j’aille faire chercher votre mari ? Quelqu’un ? »

Il la sait marié, ceci n’est pas secret, ainsi peut-être souhaite-t-elle une présence réconfortante ?


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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Sheena Matheson le Jeu 11 Jan - 22:50

Sheena n'eut pas la force de repouser Keith, elle n'en eut peut-être même pas l'envie.

Ma Dame ? L'expression lui dessina un sourire, personne ne l'a jamais appelée comme ça, pas même Calum. C'était si... précieux et en même temps il y avait une pureté qui la touchait dans ce terme. Elle secoua négativement la tête, ça allait mieux, peut être un peu de sucre. Elle en demanda d'une voix à peine murmurée.

Sheena aimait le regard que Keith posait sur elle, elle avait envie de s'y blottir, elle y trouvait curieusement beaucoup de chaleur, et de l'inquiétude aussi. Pour elle ?

"Pas besoin de médecin pour si peu, ce n'est qu'un vertige passager... je m'épuise vite et j'ai surestimé mes forces je crois."

Un petit rire lui échappait, plus aigu qu'elle ne l'aurait voulu mais la présence de Keith la perturbait. Pas en mal, au contraire. Mais il la déroutait et sa douceur triste la... charmait ? Presque. Un peu. Elle ne se l'avouait pas encore.

Elle accepta la liqueur de menthe, ça ne lui ferait pas de mal. Elle a un peu peur de retrouver le goût brûlant de l'alcool mais là elle n'avait pas si peur. Keith la rassurait. Plus qu'elle ne l'imaginait. Plus qu'il n'aurait dû. Et soudain, quand il la retira, elle réalisa qu'il avait posé sa main sur sa jupe. Un vide s'était dessiné, une chaleur envolée et la question terrible "votre mari peut-être ?"

Sheena posa sur Keith un regard embué de larmes sèches et sourit tristement :

"Il est trop occupé."

A nouveau le chat de mélancolie se se posa sur sa poitrine et elle eut comme un souffle au coeur. Ses doigts se crispèrent sur le tissu et elle dû contenir sa voix qui griffait sa gorge pour sortir. Pas de chant. Pas maintenant.

Elle eut envie de prendre la main de Keith. Elle en avait besoin. A cet instant précis, Sheena réalisa avec douleur combien elle avait besoin de contact humain. De douceur. Et de moins en moins de Calum.
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"Il doit ouvrir la porte.
Il va ouvrir la porte.
Il ouvre la porte.
Le vide.

De l'autre côté de la porte, là où est parti Dieu, ce n'est que du ciel à perte de vue. Un ciel sans terre. Un monde déchiré. Le souvenir s'arrête ici.

Nota bene : "Scelle tes charmes" Qui a prononcé ces paroles et que signifient-elles ?"



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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Keith McBain le Ven 12 Jan - 16:14

Qui est cette jeune femme ? Keith l’ignore tout à fait, elle se présente à lui comme une inconnue, venu faire ce que d’autres refusent et sous ses yeux tourmentés, il ne voit que les flammes de ses cheveux roux et une créature douce qui mériterait les plus tendres attention de ce monde. Elle porte en elle, quelque chose qui réponds à son propre esprit de douleur, il semble voir dans ses pupilles, des réponses à ses tourments, peut-être pourrait-il aisément la faire sourire ? Il s’imagine cela, un instant si bref, qu’une pudeur gagne son cœur, si muette, qu’il en a une rapide rougeur sur les joues.

« Reposez-vous, le temps nécessaire. » Ainsi lui ouvre-t-il les portes de sa maison, pour l’espace de quelques instants, quelques instants qui suffiraient pour qu’elle se sent mieux. Il sourit maladroitement à son rire aigu, cachant avec pudeur, un air plus amusé qu’il ne le faudrait. Sa femme avait ce rire étrange, quand elle était perturbée ou touchée et il n’oserait point s’imaginer cela, tout au contraire, il se contente de lui sourire au final, avec une douceur si étrange que personne ne pourrait jamais croire qu’elle l’avait vu dans les yeux mornes du croque-mort.

Lui offrant un breuvage sucré et fourbe dans un minuscule verre adéquat, la chaleur brûlerait un peu sa gorge mais lui donnerait de la force, une force dont elle manquait. Ce ne serait point assez pour une ivresse furieuse, non, seulement un peu de vigueur pour le corps fatigué. Mais voilà qu’il commet un impair et les larmes même sans couleur à son regard, le tétanise.

Il se redresse et prends place à son côté, saisissant délicatement ses mains pour lui demander si cela va, avant de comprendre l’abandon qu’elle peut ressentir. Même si son mari n’est pas mort, elle a dans les pupilles cette souffrance éternelle qu’on les être amputés. Il croit qu’elle est abandonnée, et il n’ose demander quelle raison à tout cela, à cette place, il garde ces mains avec bienveillance entre les siennes.

« Venez ma Dame, ne soyez point triste, je vais vous montrer…quelques choses qui vont chasser ces néfastes pensées. Je vous en prie…laissez pardonner ma maladresse, où je ne saurais me le pardonner. »

Il ose, comme s’il la connaissait depuis toujours, porter ses mains près de sa bouche pour y déposer un baiser bienveillant, sous cette audace qu’il ne pensait plus avoir, plus depuis des siècles en tous cas,pour ainsi dire, il se relève, lui tendant le bras, pour qu’elle prenne appuie et l’entraîne au salon d’été, qu’on utilise peu en hiver. Ces salons aux grandes fenêtres, qui montre le jardin, vous savez ?

Il se charge lui-même de glisser sur ses épaules le manteau et l’aide à l’enfiler,bien entendu, si elle a refuser sa proposition, ils n’auront pas bouger du salon. Mais sinon, après l’avoir vêtue chaudement, il se couvre lui-même et l’emmène au jardin. Au manoir, c’est une parcelle joliement arrangé, assez vaste pour flâner, mais intérieur.
La faisant marcher un peu, au froid, il parvient à l’entraîner dans un coin reculé, au pied d’une statue angélique qui a toujours beaucoup ému Keith par le travail de l’artiste. L’ange porte une merveilleuse expression, à la fois triste et heureuse, la béatitude la plus émouvante qui soit. Au pieds, une fleur rouge écarlate, dont il ceuille la tige et la tends à Sheena. « j’ignore son nom, ma mère les plantait, et je préferais courir qu’écouter. Voyez, prenez, pardonnez –moi d’avoir amené à votre visage,des peines … elles vous embellissent les traits étrangements, mais elles fendillent le cœur de celui qui les a provoqué… »

Keith n’est pas poète, il se laisse porter par les sépulcres de murmures sombres dont il aime la saveur. Cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas fait d’ailleurs.

_________________


"Te souviens-tu de la lune pleine, qui descendait ses rayons sur ce visage noircie par la mort, il y avait sur sa chair, les dessins de ses propres veines, comme les membranes d’une feuille, qui ramenait à ses yeux vides, un sang profondément sombre. Elle était morte. Mais jamais l’esquisse de la mort ne fut plus belle que celle-là.”


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Re: En nouant les fils d'or [@Kaith McBain]

Message par Sheena Matheson le Ven 12 Jan - 23:32

Sheena se surprenait à aimer le sourire de Keith McBain. Le genre de sourire rare, précieux, et qui lui était réservé ? Elle était gênée, et flattée en même temps. Dans cette douceur elle voyait autre chose, elle voyait un vide immense et triste, et elle réalisa que ce qui la fascinait chez cet homme c'était l'écho à son propre vide qu'elle devinait. Il avait les gestes inutiles et seuls d'une personne habituée un temps à du monde, du contact, de l'amour peut-être. Un peu comme elle lorsqu'elle se couchait dans le lit en faisant attention de ne pas prendre trop de place alors que ça faisait bien longtemps qu'elle dormait seule.

Et puis soudain les mains de Keith qui se saisissaient des siennes, le contact doux et inattendu de ses lèvres et Sheena réprima un frisson. Il y avait là une délicatesse d'usage qu'elle ne connaissait pas, que Calum n'avait pas. Elle ne sut dire si elle aimait le geste ou non mais l'intention derrière, assurément. Elle se sentait presque de trop au milieu de toutes ces démonstrations. Gênée ? Pas vraiment, c'était plus complexe que ça. Elle avait peur de ce qui se préparait, peur de délaisser Calum et pourtant sa curiosité était piquée. En quelques échanges Keith se dévoilait, touche par touche et elle avait envie continuer à le voir se révéler.

Encore étonnée par toute cette prévenance, elle se laissa guider par Keith dans le jardin, qui n'avait rien à voir avec le sien qu'elle n'entretenait plus depuis longtemps, depuis qu'elle avait rebouché la dernière petite tombe. Keith avait-il une épouse ? Si oui, où était-elle ? Etait-elle comme lui ? Comme Déborah ? Car Sheena en était persuadée à présent, le frère et la sœur McBain avaient la même malédiction qu'elle. Mais elle n'osa pas demander, elle ne voulait pas gâcher le moment avec une question maladroite ou inopportune.

Elle contempla en silence la statue de l'ange sous laquelle il les avaient guidés. Le côté religieux la dérangea un instant, lui rappelant l'interdit qu'elle s'était posée, puis elle croisa le regard de marbre et eut du mal à s'en détourner. Il y avait quelque chose de vrai et de vivant dans ce visage figé, une myriade d'expressions comme elle n'en avait jamais vu ailleurs que sur un être humain.

Et puis, lorsqu'il lui tendit la fleur -Un camélia ? et lui fit cet étrange compliment, Sheena le regarda dans les yeux sans comprendre. Elle souriait sans s'en apercevoir mais elle ne savait quoi lui répondre.

"Merci, murmura-t-elle en cherchant le parfum de la fleur offerte. Je... je ne sais pas quoi dire vous êtes... plein de surprises."

Elle sourit de plus belle et rougit, baissa la tête pour cacher le rouge qui venait de lui colorer les joues et fit tourner pensivement la tige de la fleur du bout des doigts.

"N'ayez crainte pour votre sœur, je reviendrai. Surtout si je vous sais dans les parage, c'est... rassurant."

Elle pensa à Calum, à leur petit jardin fané et au vide de son lit et releva la tête pour plonger de nouveau son regard dans celui de Keith, guettant sa réponse.
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