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You and me and the Devil makes three | Delë

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Cycle 2
You and me and the Devil makes three | Delë

Message par Ciàran Ogilvie le Mar 19 Déc - 20:22

Mi decembre 1761

Ciàran ne frappe pas souvent aux portes. On pourrait croire, dans un bordel, que le geste deviendrait rapidement naturel à quiconque se soucierait un minimum de l'intimité d'autrui ; le Selkie n'en a jamais vraiment eu quelque chose à faire. De toute façon, toutes les alcôves abritent le même genre d'activités et rien qu'iel n'ait jamais vu mille fois auparavant. Insensible aux murmures, aux cris et aux plaintes, iel serpente entre les murs du bordel sans jamais ni s'annoncer, ni s'excuser.
Mais peut-être cette fois aurait-iel dû se donner ce mal.
Iel voulait voir la Délë. Lui parler de ses projets, de ses plans, d'idées pour faire fructifier son affaire et pour, peut-être, réussir à protéger un peu la ville. Les gardes ne font pas le poids contre les tueurs, de toute évidence, et les informations qu'iel a pu récolter auprès de Lawrence Harlow ou sur les cadavres des victimes tendent à indiquer que les assassins d'Edimbourg sont bien plus dangereux et difficiles à attraper encore qu'on ne le croit. Les journaux gardent un silence absolu sur le sujet, les Anglais envoient leurs hommes comme si ça pouvait changer quoi que ce soit. Ciàran ne supporte plus cette situation. Ne supporte plus l'idée que demain, peut-être, ce sera Keith, ou Sheena, ou Delë, ou Uisdean, ou Adhamh. Que quelqu'un qu'iel aime pourra voir s'abattre la hache ou la scie ou une autre arme et peut-être y perdre la vie. Qu'iel n'ait rien fait pour l'empêcher.
S'allier à la maquerelle a semblé être l'idée la plus judicieuse, la plus évidente. Elle a déjà une certaine mainmise sur les bas-fonds et beaucoup d'influence, une persona publique qui sera bien utile pour la suite des événements, des contacts avec les gardes et les hommes les plus puissants de la ville.
Preuve en est de son visiteur du soir.

Toujours élégant, tout de noir vêtu, les manches tirées juste assez pour dissimuler ses mains et ses poignets, l'oeil paré d'une lueur qui fait étinceler d'or ses prunelles marron, Siomon MacKenzie n'a presque pas l'air surpris de retrouver son Selkie à la Taule des Sonnettes. Ciàran sait bien que même s'il l'était, il ne le montrerait pas. Le vieil ami sait dissimuler ses émotions à la perfection et ne s'abaisserait jamais à témoigner de son étonnement – de sa douleur, de sa joie, de... quoi que ce soit. Est-ce qu'il ressent seulement quelque chose à lea voir ainsi, la taille enserrée sous une robe extravagante d'onyx et d'émeraude, le regard fardé et des escarboucles offertes par un autre aux oreilles, la cicatrice si évidente au milieu de son visage ?
Impossible de le savoir. C'est à peine s'il hausse le sourcil, à peine si ses doigts viennent caresser le lacet de cuir attaché à son poignet. Ciàran n'a pas tant de talent pour dissimuler ses sentiments.
« Je vois que tu es en bonne compagnie, Delëphaïne. Tu as de bien étranges associations. » Pas un regard n'est jeté à Siomon et le Selkie prend place près de la tenancière, se sert un verre de vin, se comportant exactement tel un chat en territoire conquis. Sans doute Delëphaïne ignore-t-elle qu'iel et Siomon se connaissent et Ciàran ne sera pas ciel qui le lui expliquera – cela ne la regarde pas et il est fort probable qu'elle s'en moque tout à fait. « Je ne pensais pas que tu t'associais à de vulgaires marchands reconvertis en voleurs occasionnels pour tes affaires.
- Bonsoir à toi aussi, Leannán, » sourit le concerné.
Ciàran ne lui adresse qu'un regard noir en retour. Les pièces se mettent en place – cette histoire de talisman contre le tueur, c'est donc eux. Delëphaïne et Siomon. Hé bien, pour des génies du mal, les voilà qui visent bien bas. Qu'espèrent-ils obtenir de la vente de leurs bibelots ? Quelques piécettes sonnantes et trébuchantes, du genre qu'on dépense bien vite, surtout lorsqu'on consomme du laudanum au quotidien ? Du coin de l'oeil, le Selkie voit le pouce de Siomon se presser sur le col d'un flacon d'opium, puis contre ses lèvres. Iel se mord la langue pour s'empêcher de dire quoi que ce soit. Pas comme s'iel pouvait critiquer, de toute façon – le laudanum, iel en consomme au moins autant, maintenant que la douleur ponctue chacun de ses moments d'éveil. La différence est que l'Eileadh n'a pas l'excuse d'avoir reçu une hache en plein visage.
« Delëphaïne, ma belle amie, j'ai des propositions d'affaire pour toi. Tu te souviens sans doute d'ô combien lucratives ont été mes précédentes offres, j'imagine que celles-ci t'intéresseront donc au plus haut point. » La taulière n'a certes pas à se plaindre des revenus générés par la nouvelle curiosité qu'elle exhibe dans son bordel. On vient soit pour voir le monstre, soit pour le toucher, soit, pour les plus audacieux, pour se faire toucher. Ciàran n'en a jamais douté : le bouche à oreilles a eu tôt fait de répandre dans tout Edimbourg qu'une créature mi-homme mi-femme travaillait aux Sonnettes et la nature humaine, si curieuse et prête à croire n'importe quoi pourvu que ce soit suffisamment sensationnel, a fait le reste du travail. Est-ce qu'iel aime être réduit.e à ses anomalies physiques ? Bien sûr que non. Mais c'est toujours mieux que d'être réduit.e à sa cicatrice et à son statut de victime.
Mieux vaut être un monstre qu'une victime.
« Et je suppose que celui-là peut nous aider, » concède le Selkie en agitant vaguement la main vers Siomon. « Si, bien sûr, il n'est pas trop répugné de mon aspect. »
Le menton se dresse comme en guise de défi. Une partie de Ciàran imagine fort bien à quel point Delë s'amuse de cette situation et trouve toute cette parade nuptiale ridicule ; le reste s'en moque. Face au regard d'ambre mille fois fui et mille fois aimé, aucun être humain ne fait le poids.

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Re: You and me and the Devil makes three | Delë

Message par Delëphaïne O’Hayre le Sam 30 Déc - 23:17

La Délè est pas seule, y a dans ses p’tits papiers, l’présence d’un d’ses préférés. Mackenzie, sournois, d’son cabarit, aussi nécessiteux des attentions, que d’l’argent. Leur caractère y s’rapproche, y s’connaisse, y s’complainte. Il s’débraille parfaitement sous les attentions d’la délè, personne n’la dérange quand ils causent, faut dire, y s’parlent d’affaires, florissantes, intéressante, sournoiseries et bassesses. D’ces choses qui les caractérisent tout à fait.

Sans qu’la porte ait été toqué, il rentre, la Délè défait sa bouche d’ses occupations, abandonnant une trace de rouge à lèvre à un tel endroit qu’il n’est désormais plus visible d’le voir. Elle r’ferme l’ouverture elle-même, nullement coquette d’pudeur, c’est au début du torse qu’elle s’attaquait à peine, y d’vrait attendre pour plus d’chose…quoi qu’ça la dérangerait nullement de s’attaquer à quelques malices d’bouche qui s’approcheraient d’son excroissance qui s’durcit.

« Qu’est-ce tu veux Aelig, on t’as pas appris à frapper ? » Lâche-t-elle sans paraître outragée d’sa venue et d’son interruption. Tout au contraire, elle lui sourit, c’te fois, c’est un cigare fin qu’elle s’allume, passant son bras sur l’dossier d’la banquette une table basse ent’ eux, elle s’positionne dans une robe jaune or réhaussant chacune d’ses formes à la perfection.

Comme d’habitude, aussi, les globes de chair féminin sortent presque outrageusement d’son corsage. Un geste d’Siomon et ils s’présenteraient…mais c’pas c’qui se passe. Un rire secoue la bouche d’la putain et ses épaules, sa grande gueule s’ouvre sur un sourire jaunit. « V’la qu’iel te connait ? M’faites pas d’vos tendresses sous ma ganache où j’vous ensuque. » Prévient-elle en les observant tous deux. « Non, j’men fous… » Prévient-elle devant une quelconque tentative d’explication, balayant leur potentielle parole d’un r’vers d’la main.

Faudrait pas qu’ils croient qu’elle en a quelque chose à fout’. C’pas l’cas, ça l’sera jamais. Pis elle est pas du genre à s’mélanger aux liens des autres. Elle a ses préférences, c’lui qui veut lui faire quelques mots, peut aller s’faire tâter. Elle ricane bien pour autant, des mots d’Aelig, lui clignant un œil comme si ce geste fut tendre. En quelque sorte d’sa part…

« Cause sans détour et rond d’jambe Aelig, t’sais qu’la perte d’temps en douceur pour les affaires m’déplait… » La phrase d’accroche est pas si mal, trop longue. Le but est c’qui l’intéresse, elle écoute. L’appât du gain déjà l’intéresse, elle s’calle bien confortablement dans l’coin d’son sofa et inspire en prenant l’temps d’savourer le cigarillo.

Elle laisse les êtres s’faire des révérences en puterie, en tous cas, Aelig, qui parait plus bienveillant à la chose. « J’vous l’dis de suite, léchez-vous un bon coup ça vous détendra les rondelles. Parce que si vous me filez l’tracassin à vous affrontez comme deux pucelles effarouchés, c’moi qui vait vous foutre un d’ces r’tour d’mandale, qui vous fera piger que vos petites parades nuptiales…j’les ensuques. Rappelez-moi que si j’suis aussi chiante avec Beatan, d’me filer un coup sur l’bocal à tracasserie. »

Paroles d’évangile selon Sainte Putain. Sa grande main frappe le torse de Siomon, d’revers d’la main, et fait signe. « Sois polis, sers nous. » Elle glisse sa main sur sa cuisse, histoire d’pas paraitre trop brusque, et inspire. Qu’il soit en affaire avec l’petiot.e peu lui importe, à la maison des putains, les queues s’passent et s’prêtent, pis bon, les foutreries brisures d’fidélité, s’pas c’qui peut clairement exister.

« Et toi cause ! Et arrête d’mettre en avant ta gueule, si l’gens s’attachent à ta carcasse, c’pas pour la finesse de ta trogne. Pigée ? Cause. »

Sa voix porte des teintes tendres, qu’seulement Aelig peut s’vanter d’posséder, la maîtresse d’ces mondes de foutre s’imposent encore, avec toute l’élégance d’son phrasé brutale. Elle s’moque des belles convenances, rien à foutre de ces merdiers alambiquées ! Mais au fond, c’est t’être bien c’qui lui va l’mieux !

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Comment pour m'invoquer
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Re: You and me and the Devil makes three | Delë

Message par Ciàran Ogilvie le Ven 12 Jan - 21:53

Expliquer ? Ciàran n'a aucune intention d'expliquer et surtout pas à elle. Oh, iel sait, iel connaît les vices et les mœurs de l'Eileadh mille fois détesté ; ce serait par ailleurs d'une mauvaise foi déroutante que de lui reprocher ses incartades charnelles quand on est soi-même dans le commerce des charmes, mais rien de tout ça n'a d'importance pour le Selkie. Lorsque les lèvres de la Delë quittent le torse de Siomon, c'est un regard de fureur glaciale qui se plante dans les yeux du Ceasg, des dents qui se dénudent, une main qui effleure le corsage, juste là où se trouve le cœur, juste là où se trouve le fétiche. Si on lui demandait, iel nierait toute idée de jalousie. Ce n'est pas de la jalousie, non, bien sûr que non. Il faut avoir une relation avec quelqu'un pour se permettre d'en être jaloux, cela ne se fait guère dans un partenariat purement professionnel, et il n'y a aucune raison objective pour laquelle iel devrait se sentir jalouxse. Ridicule, purement ridicule. Non, c'est un tout autre sentiment, dira-t-iel à voix basse. C'est celui, peu flatteur, de n'être qu'une pensée secondaire, un souvenir lointain auquel on n'accorde que peu d'importance, et ce si peu de temps après la balafre qui lui a déchiré le visage. Voilà donc comment il réagit, l'amant absent, en allant se jeter dans les jupons de la divine Delë. Ah ça, elle n'a pas de cicatrice, la Delë ; elle n'a pas d'imperfections, elle n'a rien qui déconne, et c'est sûr que c'est un autre paire de manches qu'un foutu Selkie amoché dont les mains tremblent comme des feuilles à la moindre lumière trop violente.
Mis.e face à ses propres insécurités, Ciàran choisit de se parer d'un sourire aussi faux que les escarboucles à ses oreilles et de tirer la longue pipe en bois qu'iel aime à fumer d'une poche de sa jupe. Elle est fourrée d'opium, celle-là, et pas de tabac. Delë n'a jamais vraiment fait de remarque sur le sujet, sans doute qu'elle a bien compris qu'il lui fallait cette drogue si pernicieuse pour pouvoir travailler, oublier la douleur suffisamment longtemps pour offrir ce qu'il veut au client. Les opiacés n'ont pas sur le Selkie l'effet commun qui endort les sens, pas totalement, beaucoup moins que chez d'autres. C'est un peu comme ça avec toutes les drogues. Iel y est soit allergique, soit insensible. Voilà qui rend la vie bien triste – mais ce soir, un peu d'opium sera bien nécessaire, et tant pis si l'effet ne suffit guère.
« Ne t'en fais pas, Delë, ma chère – bien loin de moi l'idée de t'ennuyer avec des affaires privées. » Le regard reste rivé dans celui de Siomon, qui a le bon goût de s'écarter un peu de la maquerelle. Pas qu'il irait montrer le moindre remords ou l'ombre d'un malaise, jamais, probablement n'en ressent-il même aucun frisson, mais plus que quiconque il a la colère de la Selkie à craindre. Un craquement du poing et voilà sa vie qui s'évapore.
Ciàran se sent puissante.

Pas de réponse à la remarque sur les pucelles effarouchées, qui en d'autres circonstances aurait fait rire les deux parties concernées ; Siomon étouffe juste un ricanement sous une quinte de toux dépourvue de toute discrétion. Pucelles effarouchées, certes. Mais Delë ne connaît pas, ne comprend pas – ce n'est pas qu'elle le doive, non, ni même qu'elle ait le besoin ou le droit de savoir – mais ses remarques brûlent insidieusement au creux du ventre de Ciàran. Ses remarques et la trace de son maquillage qu'il lui semble voir à travers les vêtements de Siomon. Savoir que l'autre batifole à l'envi au gré de ses voyages dans le monde est une chose, le voir en face en est une autre. Et que Siomon en ait autant à son égard, à lea voir ainsi parée d'or et de lumière et drapée dans son statut de putain, iel s'en moque bien.
Siomon qui se lève et obtempère aux désirs de la mère maquerelle, rapportant la bouteille, servant avec élégance d'abord la dame, puis se tournant vers Ciàran. Siomon qui tressaille à demi lorsque la main du Selkie se pose sur le verre, qui hausse un sourcil avec un vague étonnement tout à fait incongru chez lui. Il est vrai qu'il n'est pas commun de lea voir refuser de l'alcool. Et pourtant.
« Je ne bois que lorsque j'ai confiance en qui me sert, » susurre Ciàran de sorte à ce que seul Siomon puisse l'entendre. « Les bouges les plus infâmes sont moins salis que tes mains, m'Eileadh.
- Allons, Leànnan – ce n'est pas comme si tu étais toi-même irréprochable, hm ? »
Des vestiges de leur dernière conversation reviennent à Ciàran. De comment Siomon a commencé cette phrase, cette phrase fatidique, juste avant l'arrivée du tueur – je crois que ce serait plus judicieux si nous nous... séparions ? Hé bien, s'il veut aller au bout de cette déclaration, qu'il le fasse. Mais plus tard : Ciàran a plus important à régler.
« Je devine sans surprise que vous êtes tous deux derrière les grigris que l'on vend dans les rues pour protéger les gens du tueur. Un tel manque d'ambition me surprend de la part de l'un comme de l'autre, mais qu'importe : je vous propose de voir plus grand. Par nos contacts respectifs, nous pouvons nous mettre la garde d'Edimbourg dans la poche. Il y a bien sûr Uisdean, quoiqu'il ne soit pas des plus aisés à corrompre, et j'ai quelques autres contacts. Nous aurons besoin d'yeux et d'oreilles dans les rues, bien entendu. C'est là l'essence d'une affaire qui marche, l'information. »
Siomon masque son sourire derrière son verre de vin, rassis à côté de la Delë. Certes, Ciàran vient d'insulter en termes élégants ses capacités et son ambition, ce qu'il ne tolèrerait de personne d'autre – mais la proposition n'a pas l'air de le surprendre outre mesure. Qu'on passe de pasteur à criminel est peut-être inattendu pour d'autres, pas pour lui, pas quand il s'agit de son Selkie.
« Puisque vous vendez des objets pour protéger du tueur, allons plus loin. Offrons la protection d'hommes recrutés avec soin, soit parmi la garde, soit parmi les criminels que nous connaissons tous fort bien, à tous les commerçants d'Edimbourg. Moyennant finances, s'entend. »
Le terme de mafia n'existe pas encore et c'est bien dommage, puisque c'est exactement ce que propose Ciàran.[/color]

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