Marbhadh
Marbhadh

J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Cycle 1
J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Message par Katherine Garnier le Jeu 9 Nov - 4:07

J'ai vu de la lumière alors je suis entrée ▬ Llewyn & Katherine
Que ce soit à Paris ou Edimbourg, personne n’échappe aux ragots. Une histoire chuchotée au fond d’une ruelle, sur le pas de la porte ou entre deux verres qui intéresse et offusque toutes les classes. Chaque jour il en naît des dizaines et elles se propagent comme une traînée de poudre. Ce serait mentir de dire que Katherine n’y a jamais pris part. Lorsqu’elle était encore aubergiste en France, elle en a entendu des milliers ; cela allait du fait le plus anodin à la plus choquante des révélations. La curiosité est un vilain défaut lui répétait-on souvent mais elle n’a jamais pu s’en défaire. Aujourd’hui encore, elle tend l’oreille lorsqu’elle surprend des messes basses. Entre ses collègues à la distillerie, les passants en allant et venant de son lieu de travail et les clients de l’auberge où elle réside, difficile de résister à la tentation. Et puis, toutes les nouvelles sont bonnes à prendre avec ce meurtrier qui rôde. Bien sûr, elle pense aussi à son père. Si quelqu’un mentionne son nom de famille, elle se dresse comme un animal à l’affut. Il faut dire qu’elle en a appris si peu à son sujet lors de leur rencontre. Ce jour là, Katherine s’en rappelle encore vividement. Chaque détail, chaque parole lui reviennent en tête jour et nuit, alimentant parfois ses cauchemars desquels elle se réveille constamment en sueur. Souvent il la chasse, quelques fois il la tue. Il reste néanmoins une obsession. Elle tient à en savoir plus sur lui, découvrir l’homme derrière le chirurgien sans pour autant chercher à faire partie de sa vie. Après tout, il lui a bien fait comprendre la dernière fois qu’il n’en serait jamais ainsi.

Son nom de famille résonne souvent dans l’auberge, plus parce qu’elle questionne les gens à son sujet que parce qu’ils se livrent à des confidences. Elle ne récolte à chaque fois que de risibles potins qu’elle choisit d’ignorer tant ils lui paraissent improbables ou bien la nouvelle selon laquelle le tueur se serait déjà introduit chez lui. Elle n’a jamais osé évoquer le sujet avec messieurs Ó Ceallaigh, pas depuis qu’elle sait qu’ils sont les frères de l’épouse de son père. Un intérêt un peu trop prononcé pour ce dernier risquerait peut-être de lui coûter son travail. Elle enquête donc dans l’ombre, prenant toujours un air détaché mais grave chaque mot dans son esprit. « Vous êtes certaine qu’il y a eu un meurtre chez lui ? » Aujourd’hui, c’est le jour du Seigneur et tout le monde se repose, même Katherine qui a passé plus de temps à boire du thé qu’aider Eilidh avec le rangement. La femme du forgeron, venue passer une petite heure à l’auberge pour conter fleurette avec la gérante, s’est vite retrouvée accablée de questions par la demoiselle. On lui a dit une fois qu’elle était la femme du quartier la plus au courant des potins du moment, elle a donc tenu à vérifier cela par elle-même. Aigneas est une femme bien portante avec des cheveux d’un noir de jais desquels commencent à naître plusieurs mèches grises. Elle n’est pas particulièrement agréable à regarder mais Katherine pourrait l’écouter parler pendant des heures tant sa voix est douce. « La nouvelle est apparemment parue dans les journaux de la ville. Figurez-vous que c’est lui qui a fait venir le meurtrier. » La réponse de Katherine suit directement : « Je n’y crois pas. » Elle a beau ne pas savoir grand-chose sur son père, elle ne peut tout simplement pas concevoir qu’il soit de mèche avec un assassin. C’est un chirurgien après tout, un homme respectable qui ne tuerait pas pour le plaisir. Au contraire, n’est-il pas payé pour sauver des vies ?

« Comment pouvez-vous en être sûre ? Vous ne le connaissez même pas. » Eilidh échange un regard complice avec la jeune femme entre deux pliages de chiffons. Mis à part quelques amis proches, Kath a refusé de dévoiler à quiconque l’identité de son père. Il a été connu en tant que Llewyn lorsqu’elle effectuait ses recherches à son arrivée mais, ignorant son nom de famille, elle n’a jamais divulgué. Après sa rencontre avec son géniteur, Katherine a cessé de le mentionner, faisant presque tout autant preuve de retenue quand il s’agissait d’évoquer le nom MacGhobainn. Pour le bien de tous, il valait mieux qu’elle taise son lien à l’aristocrate. « En effet mais il suffit de faire preuve d’un tant soit peu de logique. Pourquoi le tueur aurait-il attaqué la personne qui est sensé le protéger ? » Dans son dos, Eilidh pousse un juron. Une souris a encore élu domicile entre ses cageots de légumes. Cela ne semble pas perturber l’épouse du forgeron à l’inverse de Katherine qui vient directement porter main forte à son amie. « Qu’est-ce que tu viens faire ici, sale vermine ? » siffle Eil entre ses dents, brandissant son balais pendant que la demoiselle retire un à un les cageots de la planque. « Tu viens voir où habite ta mère, hm ? Pas de chance pour toi, je l’ai tuée la semaine dernière ! » Se remémorant la façon dont la vieille dame était venue à bout du rongeur la dernière fois, la rouquine esquisse un sourire qui disparait aussi vite qu’il est apparu. Du coin de l’œil, elle voit l’aubergiste lever son balais au dessus de la tête mais avant qu’elle n’assène le coup fatal, Katherine se met à hurler : « NON ! » Surprise par son cri, la petite bête s’enfuit à toute vitesse, laissant les deux femmes abasourdie en plein milieu de la cuisine. « Le manoir des MacGhobainn, comment s’y rend-on ? » s’enquiert soudain la jeune française. « Pourquoi diable voulez-vous aller là-bas ? » La demoiselle, les yeux rivés sur le petit trou par où a disparu l’animal, lâche une vague réponse. « Simple curiosité. »

Enveloppée dans plusieurs couches de vêtements, Katherine traverse la ville d’un pas décidé. Elle sait parfaitement où elle doit se rendre, tout ça grâce aux ragots et à une petite souris. Après tout, quoi de mieux que de se rendre soi-même sur place au lieu de questionner les autres à son sujet ? On raconte qu’une maison peut en dire long sur son propriétaire et c’est ce que la jolie rousse s’apprête à découvrir. Puisqu’elle ignore quand aura lieu sa prochaine rencontre avec son père, elle choisit de forcer le destin en allant au plus près de ce dernier. Le but premier n’est pas de le croiser mais elle ne sera certainement pas malheureuse de le voir apparaître. Après plus d’une heure de marche où elle suivit scrupuleusement les indications récoltées à l’auberge, Katherine arrive enfin devant le manoir. Malgré la pénombre, elle distingue très clairement le domaine : il est immense. Les jardins sont propres et entretenus et la bâtisse trône fièrement au centre, assez éloignée du portail principal comme pour décourager quiconque d’y pénétrer. La jeune femme se met alors à avancer doucement vers celui-ci, souhaitant avoir une vue frontale de la demeure, se demandant à quoi sa vie aurait ressemblé si elle avait vu le jour ici. Elle aurait sans aucun doute eue une très bonne éducation, une chambre confortable et des mets succulents à chaque repas. Peut-être même aurait-elle appris la lecture et l’écriture, si toutefois les femmes de ce monde là en ont le privilège. Les minutes défilent telles des secondes mais Katherine ne s’en rend pas compte. Perdue dans ses rêveries, elle sursaute soudainement en sentant le portail sur lequel elle s’est appuyée céder sous son poids. Il s’entrouvre légèrement, assez pour qu’elle puisse passer. La petite voix raisonnable au fond d’elle tente de la dissuader d’aller plus loin mais elle choisit de ne pas l’entendre, toujours poussée par cette grande curiosité.

Ses pas sont hésitants mais ils la font tout de même avancer. Du portail, elle parvient très vite au porche qui lui semble gigantesque maintenant qu’elle y est. Le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine, Katherine contourne l’entrée et longe un des murs adjacents en faisant preuve d’une grande discrétion en passant sous chaque fenêtre. Hélas, la jeune française aurait dû se souvenir que toute mauvaise action finit par se payer. En entendant un homme l’interpeller au loin, son sang ne fait qu’un tour. Elle s’immobilise entre les deux arbustes derrière lesquels elle tentait de se cacher et balbutie la seule excuse qui lui vient à l’esprit : « J’ai… Je… Je voulais juste cueillir une rose ! » Sans surprise, l’homme qui l’a découvert ne semble pas convaincu et se met alors à l’accuser d’être le fameux assassin. Katherine n’a pas le temps de comprendre ce qu’il se passe ; en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, deux gardes qui passaient par là sont appelés à la rescousse et la rattrapent dans sa fuite. La dernière chose dont elle se rappelle avant d’avoir été violemment frappée au visage, c’est son petit sourire nerveux lorsque le vieil homme l’a menacé de faire venir le maître de maison.

_________________
embrasée
avatar
Kissed by fire

Messages : 117
Points : 209

Avatar : Daria Sidorchuk
Crédit : croco (avatar) + anaëlle (signature)
Multicompte : I only have eyes for my child kissed by fire.
Pseudo : Opaline

Taux d'abomination :
30 / 10030 / 100
Age : 18 ans.
Métier : Employée d'une distillerie.
Pouvoirs : Elle est nyctalope, capable de distinguer ton corps dans la pénombre. Si la pièce s'assombrit, sa vue s'adapte sans problème... enfin, jusqu'à ce qu'elle soit plongée dans le noir complet.
Inconvénients : Emétophobe, elle ne supporte pas de voir quelqu'un vomir ou même de l'entendre. De telle sorte qu'elle finit par vider son estomac à son tour. Elle a également le sang-froid, ce qui est un avantage lors des jours de fortes chaleurs mais qui peut s'avérer très problématique à l'arrivée de l'hiver puisqu'elle supporte très mal les basses températures.
« let it shine. »


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Message par Llewyn MacGobhainn le Dim 12 Nov - 1:15




Katherine & Llewyn
J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !




« C’est ici que se termine mon cours, vos travaux sont à rendre pour dans deux semaines, aucun retard ne sera toléré. » Ses injonctions claquent dans l’air. Fièrement dressé sur l’estrade, il balaye du regard la salle emplie d’étudiants. Si en dehors des cours, le chirurgien n’est pas un homme très apprécié, il fait ici l’unanimité. Animé par la passion, il est comme transformé, partageant allègrement son savoir avec ces jeunes esprits avides de connaissances. Il aime voir leurs mines intriguées et répondre à leurs interrogations. Professeur sévère et exigeant, il n’en reste pas moins à l’écoute, réexpliquant une deuxième fois aux plus lents d’esprits, non sans un léger soupir d’exaspération. Il n’y a pas de place pour la médiocrité dans le monde de la chirurgie. Ces étudiants se doivent d’être excellent et Llewyn est le garant de leur réussite. Ils donnent des cours théoriques, agrémentés de schémas dessinés de sa main, mais jamais, ô grand jamais, il n’y aura de cours pratique en sa présence. L’Oilliphéist est bien trop sensible aux fragrances d’hémoglobine pour que le chirurgien prenne ce risque. Puis, il n’est pas l’unique professeur et chirurgien de cet établissement, quelqu’un endossera bien la responsabilité d’apprendre à ces jeunes gens à se servir d’un scalpel comme il se doit. Lui n’enseigne que l’anatomie, la myologie ou encore le phlébologie, suivant son humeur du jour. La théorie des humeurs est quelque chose qu’il enseigne aussi, bien qu’il tergiverse à son sujet. Peu convaincu, il ne se prive pas de mise en garde, prévenant le possible statut caduque de cette vision du corps humain.

Dernièrement, il passe beaucoup de temps à l’université, préférant éviter de croiser son beau-frère ainsi que sa femme, surtout depuis qu’un pan de son passé a refait surface. Ce n’était qu’une erreur de jeunesse, un écart de conduite, un abandon d’un soir dans les bras d’une aubergiste au tempérament de feu. Il était parti en France en quête de savoir. Si Édimbourg était réputé pour son avancée dans la médecine, la France n’était pas en reste et nombreux scientifiques avaient attiré l’attention de Llewyn. Il participa à des salons, des conférences, des démonstrations, mais n’obtint pas le résultat escompté. Au final, il perdit un an de sa vie à courir après une chimère. Il revint en Écosse où sa femme l’attendait avec un fils, son fils. S’il l’a d’abord rejeté comme la descendance monstrueuse qu’il était, le chirurgien s’attacha à lui bien plus qu’il ne l’aurait imaginé. Lui qui ne voulait pourtant aucun lien, aucune attache, se retrouva bien désarmé quand son fils tomba sous la gangrène.

Il chasse rapidement ces pensées morbides, la gorge serrée et l’estomac noué. Il aimerait pouvoir chasser aussi facilement cet être sorti de nulle part, fruit d’un adultère ne demeurant désormais caché qu’aux yeux des aveugles. Katherine Garnier. Garnier. Quel fichu nom ! Méritait-il qu’il le poursuive jusque dans les entrailles crasseuses d’Édimbourg ? Fallait-il qu’il le retrouve dans ce taudis empestant l’alcool et le malt ? Katherine. Une fille ? Travestie en homme et travaillant pour le compte de Teàrlach ! Était-ce une mauvaise blague ? Non, ça ne l’était pas, le Fir Darrig était aussi décontenancé que lui… Il n’avait pas d’autres enfants, il n’y avait eu que Caireall. Llewyn refusait une autre descendance. C’est plus facile de nier, c’est plus facile de fermer les yeux, de prétendre. S’il se laisse approcher, s’il la prend sous son aile, il sait ce qu’il va se passer. Katherine rejoindra son fils tombé sous les coups de l’Oilliphéist. Il n’a jamais voulu d’enfant et n’a pas le droit d’en avoir. Tant qu’il n’a pas débarrassé son sang de l’abomination qui y coule, il ne peut espérer la paix de corps et d’esprit.

♦️♦️♦️

Dimanche. Une tasse de thé à la main, il somnole légèrement, ses terreurs nocturnes ne lui laissant aucun répit. À la lueur d’une bougie, il relit ses dernières notes et observations, retouchant de quelques traits graciles ses croquis. Il aime les dimanches. La ville et ses habitants fonctionnent au ralenti, un calme salvateur pour le chirurgien. Un calme qui est bien vite interrompu par l’agitation soudaine de ses domestiques. Sa première pensée dépeint une nouvelle attaque du tueur d’Edimbourg, une nouvelle tentative de l’atteindre lui ou les personnes vivant dans ce manoir. Il repose maladroitement sa tasse et se lève d’un bond lorsque deux faibles coups résonnent dans son bureau. Il somme à son visiteur d’entrer, son ton se faisant pressant. Un domestique passe timidement sa tête avant de se présenter devant lui.

« Que se passe-t-il ? J’espère qu’il y a une bonne raison à une telle agitation.
- Une intrus a pénétré dans l’enceinte du domaine, la garde l’a attrapé avant qu’elle n’entre dans le manoir, mais avec les temps qui courent, les autres domestiques ont pris peur…
- Une intrus ? Vous pouvez me la décrire ? »

Une jeune femme à la chevelure rousse flamboyante, l’air effrontée, tout cela lui semble terriblement familier. Il se mord la lèvre inférieure. Il avait vraiment fallu qu’elle vienne jusqu’ici… Il fait le tour de son bureau en chêne massif et attrape un manteau, cachant sa peau fragile de la fraîcheur de la soirée. Il suit d’un pas rapide le domestique, espérant arriver avant que la garde n’embarque son intrus ou qu’elle fasse quoi que ce soir de compromettant. Ses pas foulent l’herbe grasse du domaine et lorsqu’il arrive sur les lieux, Katherine est maintenue au sol par deux gardes, véritables armoires à glace. Le chirurgien au regard méprisant fait claquer sa langue alors qu’il arrive à leur hauteur. « Je peux savoir ce que vous faites ? Vous voyez bien qu’il ne s’agit que d’une enfant. Êtes-vous aveugles au point de la confondre avec le criminel qui terrorise nos rues ? » Il les toise de toute sa hauteur et les coupe tout de suite alors qu’ils se complaisent en excuses. « Relâchez-la, je m’occupe d’elle. » Il risque un regard à sa fille alors que les deux gardes se relèvent. Le domestique aide la jeune femme à se relever. Son regard de reproches est vite masqué par ses traits taciturnes. Il conduit Katherine à son bureau, laissant derrière lui les deux gardes. Il la fait asseoir dans un fauteuil alors qu’il demande à ceux qu’on apporte une tasse de thé à son invitée surprise. Il ne décroche pas un mot alors qu’il lui tend le liquide brûlant. Désormais seuls, il la réprimande silencieusement, les dents serrées au point d’en avoir la mâchoire douloureuse. Délicatement, il attrape le menton de la jeune femme entre ses doigts et lui tourne légèrement la tête pour examiner sa blessure. Rien de grave, mais elle aura une jolie ecchymose. Le chirurgien prend une profonde inspiration et s’adresse enfin à sa fille. « Qu'est-ce que tu fais ici ? »
Fiche codée par Koschtiel

_________________

A WOLF IN SHEEPISH CLOTHING
avatar
Pray for my lost soul

Messages : 414
Points : 289

Avatar : Andrew Scott
Crédit : Schizophrenic (ava) + XynPapple (signa)
Multicompte : Àdhamh MacKenzie
Pseudo : Koschtiel

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 35 ans
Métier : Chirurgien et scientifique en quête de savoir, prêt à tout pour percer les secrets du corps humain.
Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
Inconvénients : Cannibale, Agoraphobe, Déteste le son de la cornemuse, Sang froid


Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Message par Katherine Garnier le Mar 14 Nov - 5:03

J'ai vu de la lumière alors je suis entrée ▬ Llewyn & Katherine
En restant immobile aux grilles de la résidence pendant plus d’une heure, Katherine avait laissé le froid du crépuscule prendre possession de son corps frêle. Ses pieds gelés étaient devenus douloureux et ses lèvres avaient rapidement pris une teinte violacée, lui donnant ainsi un air fantomatique. Autant dire qu’elle n’avait pas fière allure, surtout avec sa joue légèrement boursouflée. Elle avait été giflée avec tant de brutalité qu’il lui fallut bien du courage pour ravaler ses larmes. Tout cela pourquoi ? Parce qu’elle était suspectée d’être celle à l’origine de tous ces crimes infâmes qui avaient eu lieu dans la capitale, accusée de vouloir récidiver en semant la terreur au manoir. Du moins, c’est ce que les gardes lui reprochaient en la forçant à se mettre au sol, tirant ses cheveux avec violence. Elle avait beau clamer son innocence, ils faisaient la sourde oreille. Ils étaient persuadés que c’était elle, le meurtrier d’Edimbourg. Une voix autoritaire s’éleva soudain, apportant avec elle un silence de plomb. « Je peux savoir ce que vous faites ?» Immobilisée au sol, face contre terre, la jeune femme grelottait. Elle ne pouvait voir de qui il s’agissait mais elle avait son idée. Elle attendait juste qu’il s’exprime davantage pour confirmer son hypothèse. « Vous voyez bien qu’il ne s’agit que d’une enfant. Êtes-vous aveugles au point de la confondre avec le criminel qui terrorise nos rues ?» Katherine sentit son cœur battre à toute vitesse dans sa poitrine. Il était venu. Son père. Plus surprenant encore, il faisait preuve de bonté à son égard. Elle qui s’attendait à être réprimandée sur le champ et renvoyée telle une malpropre au-delà des grilles, elle en restait pantoise. Le poids qu’on exerçait jusqu’à présent sur sa nuque disparut soudainement et on l’aida à se relever sous les ordres de son géniteur. Le domestique, jusqu’ici méfiant, posa une main rassurante sur l’épaule de la rouquine dès lors que le maître des lieux déclara qu’il la prenait en charge.

Le regard de Katherine se heurta à celui de son père à peine fut-elle à nouveau sur ses deux pieds. Son sourire reconnaissant s’effaça sitôt qu’elle vit son air désapprobateur. Après tout, elle admettait qu’elle avait eu un comportement idiot et n’importe quel parent responsable aurait sermonné cela. D’autant plus qu’il s’agissait là de sa maison. La jeune femme lui emboîta le pas sans dire un mot, sa mâchoire claquant si fort qu’elle ne serait de toute façon pas parvenue à produire un seul son intelligible. Elle rejoignit le perron, grimpant ses marches avec l’aide du domestique qui ne cessait de se confondre en excuses et entra en trépignant intérieurement d’impatience. La vue qui s’offrit alors à elle la plongea un peu plus dans le silence ; la première chose qu’elle remarqua fut la hauteur de la pièce et l’imposant escalier au milieu de cette grande entrée. Ses rampes en bois massif, tout comme chaque meuble de la pièce, étaient somptueusement sculptées. Il y régnait un drôle d’atmosphère, un peu trop calme au goût de Katherine qui avait toujours vécu dans des demeures animées. Leurs pas résonnant sur le plancher et les marches craquant sous leurs poids furent les seuls bruits qu’elle put entendre en traversant la maison, à croire qu’ils étaient les seuls à en fouler le sol. Après réflexion, elle avait du mal à s’imaginer vivre ici. Même si elle avait plusieurs fois rêvé de s’éloigner du tumulte de l’auberge, elle n’aurait jamais échangé cela contre ce grand manoir.

Lorsqu’elle pénétra à son tour dans la pièce où son père venait d’entrer, Katherine se retint de lâcher un soupir de bien être. Il y faisait extrêmement bon. Le feu crépitant dans la cheminée apportait chaleur et lumière à la pièce, mettant immédiatement la demoiselle à l’aise. Cette pièce, qui faisait au moins le triple de sa chambre, lui semblait être bien plus fréquentée que celle qu’elle avait traversée plus tôt. On y trouvait des étagères remplies de livres, un bureau jonché de feuilles et assez de rondins de bois auprès de la cheminée pour tenir encore trois bonnes heures. Mais ce fut grâce à la bougie déjà bien entamée sur son socle et la tasse à moitié vide sur son bureau que Katherine comprit qu’il s’agissait là de la pièce dans laquelle son père passait le plus clair de son temps. Elle s’installa toujours silencieusement sur le fauteuil que ce dernier lui désigna et l’observa prendre place face à elle. Sur ses ordres, on lui apporta une tasse de thé qu’elle s’empressa de prendre en main aussitôt fut-elle arrivée. Elle était toujours aussi frigorifiée. Avant que le liquide brûlant n’atteigne ses lippes, la rouquine laissa la vapeur lui chatouiller le bout du nez, les effluves du breuvage lui apportant un certain réconfort. Elle avait l’impression que son cœur lui obstruait la gorge. Les yeux de son père la fouillaient, brillants et acérés comme la pointe de deux épées. Elle avait du mal à soutenir son regard, le sien revenant sans cesse se perdre dans sa tasse de thé. Lorsqu’il s’approcha d’elle, la demoiselle eut un léger soubresaut, stupéfaite de sentir ses phalanges glacées se poser sur son visage. Un geste pourtant banal entre un père et son enfant. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Il ne semblait pas avoir la moindre idée de la raison pour laquelle elle avait fait tout ce chemin jusqu’à lui ou bien il faisait exprès de ne pas comprendre. Ce n’était pourtant pas bien difficile à deviner, surtout dans un cas comme le leur.

« Pourquoi pensez-vous que je suis ici ? » demanda la rouquine en plongeant son regard limpide dans le sien. Elle ne lui laissa que quelques secondes pour y réfléchir avant de lui apporter la réponse. « Je suis venue voir où habite mon père. » confessa-t-elle, buvant une première gorgée de son thé qui lui brula la langue. Elle grimaça, reposant alors sa tasse sur ses genoux. Il n’y avait aucune raison de lui susurrer un tissu de mensonges, il se devait de connaître la vérité, savoir ce que sa fille recherchait en lui et pourquoi elle s’obstinait tant à le retrouver à chaque fois. Il devait également savoir ce qu’elle pensait réellement de lui pour qu’il comprenne que tout ce qu’elle désirait, c’était être de son côté. « Les gens parlent de vous comme d’un mythe. Ils chuchotent de terribles rumeurs à votre sujet, sur ce manoir où vous vivez. Ils pensent vous connaître… mais je suis persuadée qu’ils se trompent. »


_________________
embrasée
avatar
Kissed by fire

Messages : 117
Points : 209

Avatar : Daria Sidorchuk
Crédit : croco (avatar) + anaëlle (signature)
Multicompte : I only have eyes for my child kissed by fire.
Pseudo : Opaline

Taux d'abomination :
30 / 10030 / 100
Age : 18 ans.
Métier : Employée d'une distillerie.
Pouvoirs : Elle est nyctalope, capable de distinguer ton corps dans la pénombre. Si la pièce s'assombrit, sa vue s'adapte sans problème... enfin, jusqu'à ce qu'elle soit plongée dans le noir complet.
Inconvénients : Emétophobe, elle ne supporte pas de voir quelqu'un vomir ou même de l'entendre. De telle sorte qu'elle finit par vider son estomac à son tour. Elle a également le sang-froid, ce qui est un avantage lors des jours de fortes chaleurs mais qui peut s'avérer très problématique à l'arrivée de l'hiver puisqu'elle supporte très mal les basses températures.
« let it shine. »


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Message par Llewyn MacGobhainn le Dim 19 Nov - 23:57




Katherine & Llewyn
J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !




« Pourquoi pensez-vous que je suis ici ? » Il pose son regard dur sur elle. Le chirurgien sait parfaitement pourquoi elle est ici et c’est d’ailleurs ce qu’il redoute. Elle clame la place qui lui revient de droit. Elle veut connaître la personne qui a brisé ses vœux de mariage. Katherine va être terriblement déçue. À quoi s’attendait-elle ? Il n’y a rien pour elle ici : aucun père ne rêvait de la rencontrer. Ce même père qui n’avait même pas conscience de son existence il y a quelques jours. Que pouvait-elle espérer en pénétrant sans autorisation sur son domaine ? Qu’elle serait accueillie en grande pompe ? Bien sûr que non et d’un côté, il est soulagé qu’elle n’ait rien dit au sujet de leur possible parenté. Il ne manquerait plus que la rumeur atteigne les oreilles de domestiques trop curieux. Les nouvelles vont vite quand le peuple pense détenir quelques potins croustillants.

« Je suis venue voir où habite mon père. » Il pousse un court soupir, mal à l’aise et particulièrement exaspéré. Père. Il n’est pas père, il ne l’est plus. C’est fini, derrière lui, terminé. Ton géniteur n’habite pas ici. Le père qui vivait ici est mort en même temps que son fils. Emportés par la gangrène, tués par un monstre. Il n’en reste plus rien, une carcasse, juste une ombre. « Je te l’ai déjà dit, je ne suis pas ton père, je n’ai pas d’enfant. » C’est plus facile de nier son existence. C’est plus facile de prétendre qu’elle n’existe pas, que ce n’est jamais arrivé. Peut-être qu’il pourrait la faire disparaître par la seule force de sa volonté ? Chasser d’un revers de la main une rêverie un peu trop envahissante ? Pourtant, en rouvrant les yeux, elle est toujours là. Elle est assise dans le fauteuil, une tasse de thé entre les doigts, dégageant la même prestance que Rose à l’époque de leur rencontre. Elle n’était pas de bonne famille, mais elle dégageait un réel charme. Le genre de personne qu’on écoute à la seconde où ils ont ouvert la bouche. Un air de liberté, un vent de fraîcheur, une âme sauvage. C’est elle. Plus il la regarde, plus la ressemblance lui saute aux yeux. Pourquoi es-tu ici ?, veut-il lui demander. Il n’y a rien pour elle ici, juste un père qui n’en a que le nom. Il lui a transmis le sang de l’Oilliphéist. Il l’a contaminé par l’abomination, faisant d’elle la marionnette de ses pulsions. Il l’a maudit par son héritage. Est-elle là pour lui rappeler ses échecs ? Ses erreurs ? Se fait-elle le porte-étendard de son incompétence à trouver un remède ? À sauver son fils ? À se sauver lui ? Ce n’est pas une seconde chance, c’est un memento.

« Les gens parlent de vous comme d’un mythe. Ils chuchotent de terribles rumeurs à votre sujet, sur ce manoir où vous vivez. Ils pensent vous connaître… Mais je suis persuadée qu’ils se trompent. » Il lâche une exclamation, savant mélange d’amusement et de cynisme. « Si tu parles de ce torchon qu’est le Caledonian Mercury, en effet, ce qui se trouve dedans à mon sujet est un tissu de mensonges. » Une once de colère et de mépris voile son regard. Ce cher Cyrus Holland se fait un malin plaisir de salir la réputation de tout le monde. Il se prélasse dans les ragots et les “on dit”. Après tout, c’est son fond de commerce. Personne ne lirait sa plume insipide si ce n’était pas pour trouver un os à ronger. Heureusement pour lui, la communauté scientifique est suffisamment ouverte d’esprit pour ne pas lui prêter attention, mais il reste tout de même une épine dans son pied. Une simple écharde qu’il serait bon d’enlever, mais qui ne nécessite en aucun cas de se presser. « Mais ne soit pas naïve non plus, personne n'est un modèle de vertu. » Surtout pas lui, surtout pas maintenant. Tant que l'Oilliphéist empoisonnera son sang, il ne pourra prétendre pencher du bon côté de la morale.

Il se lève et se rend d’un pas lent jusque son bureau où il récupère sa tasse de thé à moitié vide. Il retourne auprès de Katherine, profitant du silence ambiant pour la détailler de haut en bas, analyser son comportement et ses réactions, en apprendre plus sur elle sans avoir à lui poser de questions. Il porte le liquide à ses lèvres et esquisse une légère grimace. Depuis le temps, celui-ci a refroidi et le goût n’a rien pour plaire au chirurgien. Il repose la tasse sur ses journées et lève ses pupilles ébène sur sa fille. « Pourquoi voulais-tu me rencontrer ? » Pourquoi es-tu réellement là ? Ça ne pouvait pas juste être pour retrouver un parent qu’elle n’avait jamais connu. N’avait-elle pas une vie en France ? A-t-elle tout plaqué pour venir ici ? Si c’est le cas, comment ne pas voir le fantôme de sa mère dans ses yeux ? « De quoi Rose est-elle décédée ? »
Fiche codée par Koschtiel

_________________

A WOLF IN SHEEPISH CLOTHING
avatar
Pray for my lost soul

Messages : 414
Points : 289

Avatar : Andrew Scott
Crédit : Schizophrenic (ava) + XynPapple (signa)
Multicompte : Àdhamh MacKenzie
Pseudo : Koschtiel

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 35 ans
Métier : Chirurgien et scientifique en quête de savoir, prêt à tout pour percer les secrets du corps humain.
Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
Inconvénients : Cannibale, Agoraphobe, Déteste le son de la cornemuse, Sang froid


Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Message par Katherine Garnier le Sam 25 Nov - 2:28

J'ai vu de la lumière alors je suis entrée ▬ Llewyn & Katherine
« Je te l’ai déjà dit, je ne suis pas ton père, je n’ai pas d’enfant. » Cette phrase, Katherine la connaissait par cœur, elle aurait même pu la terminer à sa place. Il lui avait dit la même chose le jour de leur rencontre et depuis lors, elle n’avait cessé de se la répéter, encore et encore, si bien que la voix de son supposé géniteur était souvent la dernière qu’elle entendait avant de sombrer dans les bras de Morphée. Pour la rouquine, ce n’était qu’un mensonge. Cet homme ne pouvait être que son père et cela ne faisait aucun doute. Sa mère lui avait donné des informations plutôt vagues mais il remplissait tous les critères. Il s’appelait Llewyn, il exerçait la profession de chirurgien, il était écossais et vivait à Edimbourg. Peut-être qu’il avait un homonyme dans la capitale qui s’avérait être lui aussi médecin comme son père le lui avait dit le jour de leur rencontre mais il y avait d’autres signes qui ne trompaient pas. Leur ressemblance physique, notamment. Ces mêmes grands yeux noirs qui vous dévisagent intensément, ces mêmes expressions faciales, c’est ce à quoi elle avait fait attention la première fois qu’elle l’avait vu. Au fond d’elle, c’était comme si une force extérieure la persuadait qu’elle ne faisait pas d’erreur, ce qu’elle interprétait comme sa mère tentant de la guider vers le droit chemin. « Pourtant je nous trouve d’étonnantes similitudes… » insista la française, soufflant si fort sur son thé brûlant que quelques particules d’eau éclaboussèrent le haut de son visage. D’ailleurs, elle devait avouer qu’elle comprenait ce que sa mère avait bien pu lui trouver à l’époque. C’était un homme charmant, même avec cet air dur dont il ne semblait jamais se séparer. « Vous êtes très beau. » lâcha Kath en plongeant son regard dans celui de son paternel, pas le moins du monde intimidée par ses propres paroles. Après tout, la spontanéité était son trait de caractère le plus marquant et c’était souvent pour ça qu’on l’appréciait.


« Pourquoi n’avez-vous pas d’enfant ? Est-ce votre femme qui ne peut en avoir ? Je crois fort en la science et en ses pratiques mais je suis de ceux qui pensent que Dieu peut faire des miracles que même la médecine ne saurait expliquer. Si vous acceptez que je prie à son chevet, peut-être ce malheur fera partie de votre passé ? Ce serait tout de même désolant que vous n’ayez point de descendance. » La rouquine ignorait ce qu’était l’hypocrisie. De toute sa vie, elle n’avait jamais agi comme tel. Si elle proposait son aide en apportant ses prières à la femme de son père, ce n’était pas pour faire bonne figure devant celui-ci. Elle tenait très sincèrement à lui montrer que si elle était là aujourd’hui, c’était parce qu’elle avait envie qu’ils apprennent à se connaître. Et la première chose à savoir sur Katherine, c’était qu’elle avait bon cœur. Elle donnait sans rien attendre en retour, elle vous témoignait un soutien sans faille mais aussi et surtout elle voyait toujours le meilleur en vous. Et cela même si elle ignorait tout de vous. Une qualité que beaucoup prenaient pour de la naïveté. « Si tu parles de ce torchon qu’est le Caledonian Mercury, en effet, ce qui se trouve dedans à mon sujet est un tissu de mensonges. Mais ne soit pas naïve non plus, personne n'est un modèle de vertu. » La demoiselle acquiesça au tout premier conseil de son père. Elle avait appris à ses dépends que les hommes n’étaient pas tous bons mais elle accordait une certaine confiance à son père. Si sa mère avait trouvé réconfort entre ses bras, c’est qu’il ne devait pas être quelqu’un de mauvais. Elle ne savait sûrement rien de lui mais elle connaissait assez sa génitrice pour savoir que celle-ci ne s’entourait pas de n’importe qui.

« Pourquoi voulais-tu me rencontrer ? » Katherine se redressa sur sa chaise, ravie de pouvoir enfin s’exprimer à ce sujet. Toutefois, la question qui suivit la laissa de marbre. « De quoi Rose est-elle décédée ? » Délicatement, la jeune femme reposa sa tasse de thé sur la table et serra son collier, passant son pouce sur l’agate rose. Elle allait reprendre depuis le début, lui expliquer en détail les raisons qui l’avaient poussé à traverser la mer pour le retrouver. Elle était ici pour cela, après tout. Elle voulait qu’il connaisse son histoire, qu’il apprenne à connaître son enfant et pourquoi pas, à l’apprécier ? Maintenant que sa mère n’était plus de ce monde, que sa petite sœur n’avait plus besoin d’elle et vivait sa propre vie, Katherine pouvait se concentrer sur la sienne. Mais elle n’était pas complète sans son père, elle ne l’avait d’ailleurs jamais été. « En vérité, j’ai passé toute ma vie à me demander qui vous étiez, où vous vous trouviez, ce que vous faisiez et pourquoi vous n’étiez pas avec nous. Je n’ai jamais eu de réponses de ma mère. Comme je vous l’avais dit, elle a toujours refusé de me dire quoi que ce soit à votre sujet. C'est cette même curiosité qui m'a poussé à venir jusqu'à vous. J’ai passé mon enfance à vous imaginer sous toutes les coutures, à me dire qu’un jour vous finiriez par revenir et que nous serions enfin une famille comme les autres. Mais vous n’êtes jamais venu… Vous étiez cette partie sombre de ma vie que j’ai toujours souhaité éclaircir, en vain. J’ai eu besoin de vous, vous savez ? Il y a des fois où ma mère n’a pas été à la hauteur et pourtant je sais qu’elle a fait de son mieux ! Mais une mère ne peut pas remplacer un père, même avec toute la bonne volonté du monde. Elle a accepté de révéler votre identité quelques jours seulement avant sa mort. Elle était très faible, ne quittait même plus son lit. J’ignorais même si elle était encore capable de mettre un pied devant l’autre. Elle toussait, beaucoup. Ma petite sœur Pauline, elle… a juré avoir vu du sang sur un tissu avec lequel elle s’épongeait le front. La fièvre, nous a-t-on dit. Un cas assez avancé, selon le docteur. »


Il y eut un long silence pendant lequel Katherine vint essuyer une larme coulant silencieusement le long de sa joue. « Je n’étais pas là quand elle nous a quitté. Je ne lui ai même pas dit au revoir. Aujourd’hui tout ce qu’il me reste d’elle, c’est ça. » La jeune femme montra le pendentif qu’elle serrait encore dans sa main, comme elle le faisait toujours lorsqu’elle était triste, apeurée ou stressée. « Je suis venue jusqu’ici pour vous retrouver, parce qu’aujourd’hui encore et peut-être plus que jamais, je veux que vous fassiez partie de ma vie. Je sais que nous ne pourrons pas rattraper le temps perdu mais peu m’importe, le plus important c’est que vous soyez près de moi. J’y tiens beaucoup mais je comprendrais que vos sentiments ne soient pas égaux aux miens. Vous avez votre vie ici, votre femme et je ne veux en aucun cas être un fardeau pour vous. Sachez simplement que je ne suis pas intéressée par votre nom ni vos biens. La seule chose que je souhaite, c’est que vous soyez à mes côtés. Si ce n’est pas en tant que père, alors en tant qu’ami. »

_________________
embrasée
avatar
Kissed by fire

Messages : 117
Points : 209

Avatar : Daria Sidorchuk
Crédit : croco (avatar) + anaëlle (signature)
Multicompte : I only have eyes for my child kissed by fire.
Pseudo : Opaline

Taux d'abomination :
30 / 10030 / 100
Age : 18 ans.
Métier : Employée d'une distillerie.
Pouvoirs : Elle est nyctalope, capable de distinguer ton corps dans la pénombre. Si la pièce s'assombrit, sa vue s'adapte sans problème... enfin, jusqu'à ce qu'elle soit plongée dans le noir complet.
Inconvénients : Emétophobe, elle ne supporte pas de voir quelqu'un vomir ou même de l'entendre. De telle sorte qu'elle finit par vider son estomac à son tour. Elle a également le sang-froid, ce qui est un avantage lors des jours de fortes chaleurs mais qui peut s'avérer très problématique à l'arrivée de l'hiver puisqu'elle supporte très mal les basses températures.
« let it shine. »


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Message par Llewyn MacGobhainn le Dim 10 Déc - 1:25




Katherine & Llewyn
J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !




« En vérité, j’ai passé toute ma vie à me demander qui vous étiez, où vous vous trouviez, ce que vous faisiez et pourquoi vous n’étiez pas avec nous. Je n’ai jamais eu de réponses de ma mère. Comme je vous l’avais dit, elle a toujours refusé de me dire quoi que ce soit à votre sujet. C'est cette même curiosité qui m'a poussé à venir jusqu'à vous. J’ai passé mon enfance à vous imaginer sous toutes les coutures, à me dire qu’un jour vous finiriez par revenir et que nous serions enfin une famille comme les autres. Mais vous n’êtes jamais venu… Vous étiez cette partie sombre de ma vie que j’ai toujours souhaité éclaircir, en vain. J’ai eu besoin de vous, vous savez ? Il y a des fois où ma mère n’a pas été à la hauteur et pourtant, je sais qu’elle a fait de son mieux ! Mais une mère ne peut pas remplacer un père, même avec toute la bonne volonté du monde. Elle a accepté de révéler votre identité quelques jours seulement avant sa mort. Elle était très faible, ne quittait même plus son lit. J’ignorais même si elle était encore capable de mettre un pied devant l’autre. Elle toussait, beaucoup. Ma petite sœur Pauline, elle… A juré avoir vu du sang sur un tissu avec lequel elle s’épongeait le front. La fièvre, nous a-t-on dit. Un cas assez avancé, selon le docteur. » Beaucoup d’informations d’un coup. Peut-être trop. Le chirurgien n’aime pas ce qu’il entend. Il ne peut s’empêcher d’être mal à l’aise devant la jeune femme. Savoir qu’elle tenait tant à le rencontrer alors qu’il n’avait même pas conscience de son existence le déstabilise légèrement. C’était une erreur, il le savait. Il n’aurait pas dû. Mais il était en France, loin de la crasse d’Edimbourg et sa quête de réponses désespérément au point mort. Juste quelques nuits de réconfort. C’est tout ce qu’avait demandé le chirurgien. Juste quelques nuits dans cette auberge en plein cœur de Paris. Il n’allait jamais y remettre les pieds, pourquoi ce serait-il inquiété ? Ce n’était pas censé se savoir, il ne devait pas y avoir de conséquences… Et pourtant, le pire scénario se déroule actuellement devant ses yeux. Il a un enfant. Et une fille, comme si ses problèmes n’étaient pas suffisants. L’Oilliphéist prend une profonde inspiration. Non. Il refuse. Pas après ce qu’il s’est passé… Il ne peut pas, c’est trop pour lui. Et si ça se reproduisait ? Il ne pourrait supporter une autre perte. Il refuse la moindre descendance, pour la protéger, mais surtout se protéger. Garder le monstre sous contrôle est déjà extrêmement compliqué, pourquoi le provoquer ? Pourquoi agiter devant lui une proie facilement atteignable ? Llewyn déglutit difficilement. Pour une fois, il n’est pas égoïste. Il fait ça pour elle. Il vaut mieux qu’elle reste loin de lui si elle tient à passer l’hiver. S’il ne croit pas aux malédictions, il ne veut cependant pas tenter le sort. Il la connaît à peine et pourtant, il voudrait lui éviter le même sort que Caireall. Qu’elle retourne en France, qu’elle reprenne l’auberge de Rose, qu’elle sorte de sa vie aussi vite qu’elle y est entrée.

Il remarque la larme couler silencieusement le long de sa joue, mais ne tressaille pas d’un pouce. Il analyse froidement la situation, préférant se détacher autant que possible plutôt que de psychoter sur parenté quasi-certaine avec la jeune femme. « Je n’étais pas là quand elle nous a quittées. Je ne lui ai même pas dit au revoir. Aujourd’hui tout ce qu’il me reste d’elle, c’est ça. » Elle lui montre un pendentif auquel est suspendu un médaillon serti d’une pierre aux reflets élégants. Le chirurgien avoue sans honte n’y connaître pas grand-chose en bijoux et pierres précieuses. Ce n’est pas son domaine de prédilection et encore moins un centre d’intérêt. S’il ne s’attarde sur des matières minérales, c’est uniquement pour leurs possibles applications en médecine. Qu’elle lui montre un os provenant d’un être vivant quelconque, un cadavre ou un mort et il pourrait être captivé. Une pierre brillante n’attise pas assez la curiosité de l’Oilliphéist pour qu’il s’y attarde.

« Je suis venue jusqu’ici pour vous retrouver, parce qu’aujourd’hui encore et peut-être plus que jamais, je veux que vous fassiez partie de ma vie. Je sais que nous ne pourrons pas rattraper le temps perdu, mais peu m’importe, le plus important, c’est que vous soyez près de moi. J’y tiens beaucoup, mais je comprendrais que vos sentiments ne soient pas égaux aux miens. Vous avez votre vie ici, votre femme et je ne veux en aucun cas être un fardeau pour vous. Sachez simplement que je ne suis pas intéressée par votre nom ni vos biens. La seule chose que je souhaite, c’est que vous soyez à mes côtés. Si ce n’est pas en tant que père, alors en tant qu’ami. » Sors d’ici. Sors d’ici tant que tu le peux. Le chirurgien sent un vent de panique. Elle tente tellement de faire partie de sa vie, elle le veut tellement… Lui ne peut pas l’accepter. Il ne peut pas l’accueillir ici. Il n’a pas fait son deuil, il n’est pas prêt. Cette jeune femme n’a pas sa place dans ce manoir, elle n’a pas sa place dans sa vie. Plus personne. L’Oilliphéist a rejeté tout le monde. Llewyn passe la plupart de son temps dans son bureau, ne descend rarement pour les repas, ne dort pratiquement plus la nuit. On peut assumer sans trop se tromper que depuis quelques semaines, il vit seul. Seul avec ses chimères, seul avec ses cauchemars, seul face à ses terreurs et ses démons. Il ne les combat plus, il vit avec. Ce sont presque devenus des amis depuis le temps qu’ils se côtoient. Il n’y a pas de place pour Katherine ici. Toutes les places sont prises.

Il ne quitte pas son air distant, malgré la tempête qui a lieu en ce moment dans son esprit. La mâchoire serrée à en devenir douloureuse, il prend son temps pour rassembler ses pensées, construire son discours, argumenter ses propos. « Je comprends pourquoi tu es ici, mais je crains que tu ais fait le voyage pour rien. Comme tu peux le voir, il n’y a rien pour toi ici. Je suis un homme très occupé et je ne pense pas avoir le temps d’apprendre à te connaître. » Vrai et faux. Tout ça à la fois. Llewyn est un homme occupé, c’est certain, mais son emploi du temps n’est pas aussi chargé qu’il le prétend. De plus, c’est un chirurgien compétent et un professeur de renom, il a le privilège d’agir comme bon lui semble. « Cependant, je suis content d’avoir fait ta connaissance. » Tissu de mensonges. Chaque mot sonne faux. Il n’est pas content d’avoir fait sa connaissance, il est mortifié. « Tu comprends bien que tu ne peux rester très longtemps ici. Toutefois, les rues d’Edimbourg ne sont pas sûres à cette heure et je te propose de ne repartir que demain matin. Le manoir compte de nombreuses chambres, je suis sûr qu’on peut t’en trouver une à ton goût pour passer la nuit. » Il plante son regard dans celui de sa fille et grince d’un ton légèrement menaçant. « Si on te demande, tu es la fille d’un de mes collègues français, venue passer quelques jours à Edimbourg. C’est bien clair ? »
Fiche codée par Koschtiel

_________________

A WOLF IN SHEEPISH CLOTHING
avatar
Pray for my lost soul

Messages : 414
Points : 289

Avatar : Andrew Scott
Crédit : Schizophrenic (ava) + XynPapple (signa)
Multicompte : Àdhamh MacKenzie
Pseudo : Koschtiel

Taux d'abomination :
80 / 10080 / 100
Age : 35 ans
Métier : Chirurgien et scientifique en quête de savoir, prêt à tout pour percer les secrets du corps humain.
Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
Inconvénients : Cannibale, Agoraphobe, Déteste le son de la cornemuse, Sang froid


Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Message par Katherine Garnier le Dim 7 Jan - 1:31

J'ai vu de la lumière alors je suis entrée ▬ Llewyn & Katherine
Pleine d’espoir, Katherine avait raconté son histoire. Elle avait dit tout ce qui lui tenait à cœur, vidé son sac après des années et des années à parfaire ces phrases dans sa tête, phrases qu’elle avait même pris le temps de bien traduire dans sa langue. Ce moment qu’elle avait tant attendu était enfin là et elle en avait profité. Elle avait laissé entendre qu’elle serait compréhensive si jamais son père refusait qu’elle fasse partie de sa vie mais au fond d’elle, elle savait que ce n’était pas le cas. Après un tel discours, elle estimait que la moindre des choses était qu’il se montre reconnaissant, qu’il comprenne sa fille et qu’il fasse un effort en faisant sa connaissance comme elle le lui avait demandé. Pourtant, il n’en fut rien. « Je comprends pourquoi tu es ici, mais je crains que tu ais fait le voyage pour rien. Comme tu peux le voir, il n’y a rien pour toi ici. Je suis un homme très occupé et je ne pense pas avoir le temps d’apprendre à te connaître. » Ce fut comme si un seau d’eau glacé s’était déversé sur la française. Non seulement il venait de lui faire comprendre que son voyage avait été inutile mais en plus, il mettait une barrière entre eux. À en juger par les expressions de son visage, il semblait plus agacé qu’autre chose par sa présence et par l’attention qu’elle lui accordait. Une réaction que la demoiselle avait envisagée sans jamais vraiment penser que cela puisse arriver. Il n’avait pas le temps d’apprendre à la connaître, voilà son excuse.

Kath acquiesça mais le cœur n’y était pas. En vérité, c’est ce qui lui faisait probablement le plus mal. Il ne voulait même pas lui accorder une petite heure de son temps. Elle allait donc devoir se contenter du moment qu’ils étaient actuellement en train de partager, qu’elle jugeait comme étant bien trop court. S’ils en restaient là, son père ne serait jamais plus qu’un simple inconnu et elle refusait tout bonnement de vivre avec cela. Elle lui en voulait de lui faire subir un tel sort, après tout ce qu’elle avait bravé pour venir jusqu’à lui et faire sa rencontre. « Cependant, je suis content d’avoir fait ta connaissance. » Katherine resta immobile, les yeux rivés sur sa tasse, l’air impassible. Elle aurait aimé croire à ces mots mais elle n’y arrivait pas. Il n’était pas ravi d’avoir fait sa connaissance, sinon il ne l’aurait pas traité de la sorte. Il aurait cherché à garder contact, aussi minime ce contact aurait-il pu être. Il aurait voulu que sa fille fasse partie de sa vie, même si ce n’était pas de la façon dont elle l’avait imaginé. Il ne l’aurait pas laissé comme ça. Il ne lui aurait pas non plus menti pour se faire passer pour l’homme éduqué qu’il était. La déception était grande pour la rouquine mais pas aussi grande que sa tristesse. Et lorsqu’on alimente la tristesse, on nourrit également la rage.

Elle avait perdu sa mère et elle venait de perdre son père. Pas physiquement, certes mais de telle façon qu’elle avait l’impression qu’ils étaient l’un comme l’autre hors d’atteinte. Elle s’en voulait. Après tout, sa mère l’avait en quelque sorte mis en garde toutes ces années en lui disant qu’il valait mieux ne rien savoir de lui et le laisser loin d’elles. Mais Katherine n’avait pas écouté, elle avait insisté jusqu’à franchir vents et marées pour le retrouver et au final… rien. Absolument rien. La peine aurait été moins grande si la jeune femme avait appris dès son arrivée que son père était décédé. Elle devait désormais vivre avec un géniteur absent, comme il l’avait été depuis sa naissance. Sauf que cette fois elle saurait exactement pour quelle raison. Les larmes de Kath lui montèrent aux yeux et elle tenta de les ravaler sans qu’il ne s’en rende compte. Elle ne voulait pas de sa pitié, tout comme il ne voudrait pas de sa peine. Pas après une décision aussi radicale. « Tu comprends bien que tu ne peux rester très longtemps ici. » La française allait se lever d’un bond, lui lancer un regard noir et sortir de chez lui sans même se retourner après lui avoir craché qu’elle ne l‘importunerait plus, mais ce qui arriva ensuite lui passa directement l’envie. « Toutefois, les rues d’Edimbourg ne sont pas sûres à cette heure et je te propose de ne repartir que demain matin. Le manoir compte de nombreuses chambres, je suis sûr qu’on peut t’en trouver une à ton goût pour passer la nuit. »

Katherine arqua un sourcil, surprise de le voir revenir en quelque sorte sur ses mots et de lui proposer le logis. Ce n’était certes que pour une nuit mais c’était déjà beaucoup plus que ce qu’elle imaginait désormais venant de lui. Après avoir instauré une barrière invisible entre eux, elle s’attendait à ce qu’il la congédie sans se soucier de ce qui pouvait bien lui arriver. Après tout, il ne voulait plus d’elle dans sa vie alors pourquoi son existence lui importerait-elle ? « Si on te demande, tu es la fille d’un de mes collègues français, venue passer quelques jours à Edimbourg. C’est bien clair ? » Face à ses traits menaçants et la froideur de ses paroles, la demoiselle prit un air renfrogné. Elle ne baissa cependant pas les yeux un seul instant, ces derniers brûlants d’une rage non dissimulée et répondit sèchement : « Comme vous voudrez, monsieur. » Son insolence allait très sûrement être mal accueillie mais peu lui importait à présent, à ce stade Katherine préférait être jetée dehors que de rester un instant de plus en compagnie d’un homme qui ne voulait rien à voir à faire avec elle. Elle avait de la rancune, énormément et elle ne le cachait pas. « C’est tout de même navrant que la fille d’un de vos collègues français soit mieux accueillie sous votre toit que votre propre enfant. Votre enfant qui, en passant, a mis toute sa vie de côté pour venir à votre rencontre… Enfin, à quoi bon insister après tout ? Vous n’en avez que faire, visiblement. » La jeune femme se hissa sur ses deux pieds, plissant sa jupe avant de contourner sa chaise. « En tout cas, je me dois de vous remercier pour votre hospitalité. Si vous voulez bien m’excuser, je pense qu’il est temps pour moi de me retirer. Je vous souhaite une bonne nuit. »

_________________
embrasée
avatar
Kissed by fire

Messages : 117
Points : 209

Avatar : Daria Sidorchuk
Crédit : croco (avatar) + anaëlle (signature)
Multicompte : I only have eyes for my child kissed by fire.
Pseudo : Opaline

Taux d'abomination :
30 / 10030 / 100
Age : 18 ans.
Métier : Employée d'une distillerie.
Pouvoirs : Elle est nyctalope, capable de distinguer ton corps dans la pénombre. Si la pièce s'assombrit, sa vue s'adapte sans problème... enfin, jusqu'à ce qu'elle soit plongée dans le noir complet.
Inconvénients : Emétophobe, elle ne supporte pas de voir quelqu'un vomir ou même de l'entendre. De telle sorte qu'elle finit par vider son estomac à son tour. Elle a également le sang-froid, ce qui est un avantage lors des jours de fortes chaleurs mais qui peut s'avérer très problématique à l'arrivée de l'hiver puisqu'elle supporte très mal les basses températures.
« let it shine. »


Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Cycle 1
Re: J'ai vu de la lumière alors je suis entrée !

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum