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I taste you on my tongue {Ft•Abhainn}

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I taste you on my tongue {Ft•Abhainn}

Message par Seòras Ìomharach le Dim 8 Oct - 0:02

I taste you on my tongue
Seòras ft. Abhainn

   
Il ne compris pas ce qu'il venait de se passer... l'exécution se déroula sans encombre comme d'habitude il y avait des mines dégoutées, ces faux semblants exaspérant, ces murmures. Tous ces hypocrites ... Personne ne se l'avoue dans l'assemblée qui lui sert de funèbre public, mais ils aiment ça, le voir ôter la vie à un criminel, ce petit frisson qui les parcours alors que la corde enserre sensuellement la nuque fragile, brulant la peau, laissant une trace comme une amante trop farouche de la veille, ou quand la hache fait craquer la nuque et jaillir le sang, on pourrait croire à l'ouverture d'une bouteille de vin secouée dans tous les sens par un ivrogne. A y songer c'est surement une scène courante à la Sirène échouée. Il sait qu'il est haït, il s'en moque bien. Parfois on lui montre dans la rue, on l'évite, on a déjà craché suite à son passage, qu'ils continuent, ce n'est pas comme si ces enfantillages allaient le faire changer. Il continuera encore et encore, jour après jours, années après années, à faire ce travail, parce qu'il le peu, parce qu'il le veut, parce qu'il s'en délecte. Avoir Seòras a ce poste est surement bien plus sécuritaire pour la ville, il vaut mieux qu'il gère ses pulsions sanguinaires sur les prisonniers que sur les 'braves' gens de cette ville pouilleuse. Pourtant, celui qui se tient face à lui ... Il lui ouvrirait bien le ventre pour déverser ses entrailles comme un enfant noble qui renverse son panier de friandises à noël. Avoir ses organes se mêler la boue ... C'est bien ce que ce cafard mérite ...

Un jeune homme, la mine horrible, creusé par le chagrin et la rage, vient de lui écraser une tomate en pleine face alors qu'il venait de léguer le corps au fossoyeur. Bien sûr il choisit un fruit qui était loin de sa première fraicheur ... Seòras se figeât un instant, essayant vraiment de ne pas soulever le lourd manche de sa hache pour lui planter dans son crane juvénile ... Il reconnait ce gamin, il clamait que son père était innocent, le bourreau lui a passé la corde au coup il y a quelques temps. Quand le garçon hurle les yeux pleins de larmes "POUR MON PERE BATARD" il n'a plus de doute. Il saute de l'échafaud sans la moindre hésitation se moquant bien de la hauteur qui fait résonner ses genoux quand il touche le sol. Cette expression il la connait, son père avait la même à la mort de sa mère, il l'avait trouvé si laid ce jour là. C'est pareil pour le garçon, de manière générale, cette expression de désespoir geignarde ... Il la haït, il aimerait arracher le visage de tous ceux la portant, cette expression immonde. En quelques pas il rattrape le jeune fuyard, son pied rencontre la cheville du garçon, il tire un grand coup le faisant se manger une bonne dose de terre en plein visage. "Tu pensais pouvoir venir ici et perpétrer ta pitoyable vengeance impunément ?!"Un rire nerveux lui échappe, ceux qui ignorent qu'il vaut mieux s'éclipser du chemin de Seòras et de son courroux son franchement idiot. Il lui attrape le bras, pose son pied sur l'omoplate pour le maintenir au sol en un coup sec il disloque son épaule. Il aimerait lui ouvrir la peau, voir son sang se répendre, teindre sa peau pale ... Mais il y a trop de témoins ... Cela le frustre grandement. "Tu y réfléchiras à deux fois a présent, remballe ton courage de tante." Après lui avoir bien tordue le poignet il le relâche et s'essuie le visage alors qu'il se détourne du pauvre bougre. Il retourne sur l'échafaud pour récupérer sa hache alors qu'il aperçoit un visage familier se profiler dans la foule qui se disperse.

Cela l'amuse toujours d'observer la foule autour d'Abhainn, il n'est pas rare que le garde attire les regards des femmes, les esseulées, les épouses pourtant dévouées et les petites pucelles émoustillées. Voir cela lui arrache toujours un sourire, une femme superbe comme Morag n'est pas parvenue à détourner le garde de ses appétences sodomites, ces pimprenelles devraient cesser de rêver, bien qu'il les comprenne, cet homme pourrait rendre une saphisme folle du gout des hommes. Il porte son attention sur un autre garde qui vient vérifier qu'il n'y a pas eu plus de dégâts suite à la petite altercation. "Vous êtes plutôt long à la détente messieurs, un honnête citoyens obligé de se défendre lui même. C'est à se demander pourquoi vous êtes payé." Dit il sur un ton faussement jovial et amusé. Il ramasse sa hache, prêt à partir. "Ce n'est pas trop dur de porter un tel manche dans tes fines mains ?" entend il avec un air de moquerie. Sa langue humidifie sa bouche, saisissant alors un gout de sang mélangé a de la tomate trop mûr, un fin sourire lui échappe. "oh" dit il se tournant vers l'auteur de cette boutade fort drôle "Je suis sûr que beaucoup d'entre vous sont habitué à manier des manches bien plus imposant" Son sourire narquois ne le quitte pas, tous pensent qu'il vente leurs virilités, sauf peut-être le destinataire de son léger clin d'œil : Abhainn. Il sourit d'avantage rien qu'à l'idée de l'avoir embarrassé devant ses collègues, mais il ne demande pas son reste, il prend ses affaires et se rend au château.

Il passait le plus clair de son temps dans les geôles, il y avait les cellules et son espace où il pouvait pratiquer son 'art' en toute impunité. Il soupire lâchant la lourde arme funèbre sur son établie ... Elle est encore plein de sang ... Il soupire, la déception de n'avoir pu planter sa lame dans la nuque de ce petit merdeux tantôt revenant en un gout amer à ses papilles ... Il se laisse tomber sur une chaise en bois, l'échos sourds qui suit son action est assourdissant. Il soupire son regard s'attardant sur ses outils ... Il saisit un des outils tranchants, il a prit soin de l'aiguiser il y a peu, il se félicite de ce choix. Il remonte sa manche découvrant ses avant-bras vallonnées de cicatrices, il soupire alors qu'il frôle de la pointe métallique sa peau meurtrie. Le gout du sang, serait-il plus respectable comme homme si sa race ne lui imposait pas ce sanguinaire appétit ? Qui sait, a vrais dire il s'en moque, tout ce qui compte pour lui en cet instant et devoir le liquide rouge couler de ses veines, s'échapper comme si une vie nouvelle l'attendait à l'extérieur de son enveloppe charnelle ... Goûter ce gout si particulier. La lame tranche de la jonction de son poignet jusqu'au milieu de sa paume. Comme toujours, il est fasciné par ce liquide qui cours, s'adapte aux moindres aspérités de sa peau, la moindre bosse. Il se laisse hypnotiser un instant avant de plaquer sa paume ensanglanté contre ses lèvres, il goûte à nouveau ce breuvage familier, il soupire d'aise alors qu'il repeint le bas de son visage et sa nuque de son hémoglobine. La sensation est difficile à décrire, c'est comme si du feu coulait dans ses veines ...

Se sachant tranquille ici il s'accorde un moment pour savourer, jusqu'à ce que le déferlement rouge à sa plaie ne se tarisse suffisamment. Il se sent grisé ... Il se force pourtant à se lever pour se faire un bandage, se passant la langue sur ses lèvres. Il range ensuite son établis avant de se décider à retirer le sang sécher de sa peau, il a suffisamment abusé de son précieux temps en solitaire, il ne peut risquer qu'on le voit ainsi. Bien sûr il pourrait prétexter que ce sang n'est pas le sien, mais il n'a aucun invité spécial en ce jour avec qui s'amuser et, qui pourrait lui servir d'alibi , alors il trempe un linge dans de l'eau et lave de son pêcher inhumain sa peau opaline, avec une once de regret.
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Oh chéri, laisse moi peindre de ton sang mes lèvres. Cet accoutrement macabre me rendra divin pour mon amant. Il me faut être le plus romanesque pour ce cher Mort alors qu'il me menacera de sa faux acérée. Paradant, habillé de ton sang, je lui enverrai le message suivant : Pas ce soir bâtard

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Re: I taste you on my tongue {Ft•Abhainn}

Message par Abhainn Ó Súilleabháin le Dim 8 Oct - 15:00

seòras
  & abhainn

   
i taste you on my tongue

 
Une exécution, encore, dans cette bonne ville d'Edimbourg. La place publique qui se remplit de badauds, prêt à leur dose d'hémoglobine rituelle. Tu comprends l'utilité de ce genre de spectacle, à la fois rassurant et inquiétant. Savoir que justice est rendue procure aux villageois un réel sentiment de sécurité, et en même temps. En même temps, ils savent que leur tour viendra s'ils sortent du droit chemin. S'ils commettent un crime si grand qu'ils n'auront d'autre choix que la hache ou la corde. Il y a peu d'option pour les criminels, l'enfermement à vie n'est pas suffisamment sordide pour les garder au calme. Ils auraient trop d'espoirs d'y échapper, de profiter d'un garde soudoyé ou d'une tout autre diversion pour les faire sortir de leur geôles. Tu seras mort le jour où l'on cessera ces mises à mort publiques, tu en es convaincu. Tu le vois, à leurs mines tantôt ravies, tantôt dégoûtées, que ce spectacle continuera des les fasciner des années encore, et qu'ils ne s'en lasseront pas de si tôt. Ton regard survole la foule, alors que le corps s'éloigne porté par d'autres bras que les tiens. Tu crains toujours que l'un a l'estomac fragile ne se laisse aller, alors tu évites autant que possible de devoir ramener les corps à qui de droit. Le cadavre disparu de la vue, te voilà entouré par des jouvencelles espérant quelque réconfort, que tu supposes d'une nature que tu n'es pas désireux d'offrir. Tu ne comprends pas comment si vite elles peuvent oublier le sanguinolent théâtre au point de se languir à ton bras. Elles ne remarquent pas ton regard fuyant, la tension de ton corps indiquant que tu es prêt à prendre la tangente dès que possible. Pourtant le cri te figes, les instincts reprenant le dessus sur l'indisposition. Un gamin, qui hurle sa vengeance sur le bourreau. Bourreau, que tu observes répliquer, descendre de sa scène macabre et agir, aussi violemment que d'habitude. Si jeune, pourtant, si méticuleux. Tu observes le roulement de ses épaules, son air de chat farouche, son regard que tu imagines satisfait, fixé dans les yeux du gamin. Un instant, tu t'apprêtes à aller l'arrêter, avant que l'une de ces dames t'attrapes la main pour te retenir. Elles n'ont rien vu de cet acte, et ce n'est pas l'envie qui te manque de les repousser pour que Seòras ne tue l'enfant. Pourtant il s'abstient d'aller plus loin, le son de l'os qui craque te parviens et fait grincer des dents quelques femmes qui s'éloignent. Enfin, tu te sens un peu plus respirer, même si d'autres persistent à croire que tu es un bout de viande dont elles peuvent disposer. Elles ont beau savoir que tu es marié, elles savent que tu n'as toujours pas d'enfant et se proposent à se substituer à Morag, ta femme. Morag d'ailleurs qui n'est pas dans l'assemblée, trop occupée certainement à travailler. Tu aimerais qu'elle fasse au moins l'effort d'apparaître en public avec toi de temps à autre, qu'au moins tu ne sois pas obligé de te faire preux chevalier. Elles t’agacent, ces oies profiteuses, et tu finis par enfin t'en dégager, prétextant devoir rejoindre tes compagnons. Tu serais pourtant resté une minute de plus t'aurais épargné cette gêne, d'entendre les paroles du jeune boucher. Ses allusions, et le clin d’œil qu'il te lance ne t'échappent pas. Tu détournes rapidement le regard, toussant comme si ta gorge te grattait alors qu'il s'en va, satisfait de son effet. Un de tes collègues s'amuse de ta quinte de toux, tapant sur ton dos comme si ça allait faire quelque chose. Tu vois Seòras partir vers le château, son outil à la main, et tu voudrais lui faire passer l'envie d'encore t’embarrasser de la sorte, mais les autres t'entrainent plus loin, pour fêter cette propre pendaison. Tu ne peux refuser spontanément, pour éviter les questions, et tu t'éloignes de la place avec les autres. A la moindre occasion néanmoins, tu parviens à t'extraire du groupe et à partir dans la direction opposée, celle du château. Tu croises peu de gardes sur la route, vous n'êtes pas assez nombreux pour assurer un garde à chaque croisement, ce que tu déplores en ces temps troublés. Tu ne te presses pas, tes foulées sont suffisamment espacées  pour te permettre d'atteindre les cachots assez rapidement. Tu sais très bien où se trouve celui que tu veux voir. Tu le sais, pour l'y avoir rejoint un nombre certain de fois, qu'il possède par l'usage l'une des pièces du donjon. Tu es l'un des seuls à t'y aventurer, du moins c'est ce dont tu es persuadé, parce que qui d'autre aimerais trainer entre les pics, les haches et autres instrument rendant l'ambiance malsaine et glauque. Tu passes les lourdes portes menant à la partie basse de l'édifice, passant par un chemin presque méconnu, et tu dévales les escaliers pour arriver au plus frais des lieux. Au moins, l'odeur qu'il pourrait rester y est moins forte. Il est là, de dos, et même si tu savais qu'il y serait, tu n'as pu t'empêcher d'être inquiet à l'idée de devoir expliquer ta présence à un autre homme. « Tu t'amuses encore à ce petit jeu, Seòras, tu ne t'en es pas lassé ? » Lâches-tu alors que tu t'approches doucement de celui qui te tourne le dos encore à l'heure actuelle. « Où est-ce une simple manière de m'attirer ici pour te faire passer l'envie de te moquer ? » Que tu interroges en passant derrière lui, ton corps frôlant le sien. La couleur vive sur l'établi te pose question, alors que tu ne quitte l'espace des yeux. « Tu n'as pas encore eu le temps de nettoyer ? » Ta voix est plus doucereuse, presque, non pas tendre, mais intriguée, alors que ta main se pose dessus, le sang collant à tes doigts. « Tu m'as habitué à être plus consciencieux. » Tu frottes ta main sur un chiffon dont la couleur a dû être beige un jour, avant de t'asseoir sur un coin de la table, repoussant les objets qui s'y trouvent.


   
   
 

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Re: I taste you on my tongue {Ft•Abhainn}

Message par Seòras Ìomharach le Ven 13 Oct - 1:20

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Seòras ft. Abhainn


La réaction d'Abhainn est plus qu'un régale, comme d'habitude ces collègues n'ont rien remarqué, mais juste voir son visage se distorde et se couvrir de honte ... Cela lui procure un frisson le long de l'échine plus que délectable. Ce petit jeu puéril lui sort de la tête, jusqu'à ce qu'il entende des pas résonner dans les escaliers. Il y a peu de possibilité quand à l'identité de son visiteur impromptu ... Surtout vu l'heure. Soit un corniaud c'est fait attraper tardivement et on l'amène au fer, soit sa petite brimade à fait muri et fait son effet. Il continu de se laver, tournant le dos à la porte, l'air de rien. La voie qui retentit lui arrache un rictus satisfait, parfois le garde peut être si prévisible ... Seòras sait comment lui faire dresser le poil, lui faire détourner le regard, Abhainn n'apprécie guère que ses tendances soient même sous entendu devant assistance, ce petit jeu, Seòras l'exerce depuis le premier jours, et il ne s'en lasse guère, malgré le temps passé. "Voir ta gueule se décomposé devant tes fières collègues est un spectacle bien trop jouissif pour que je me lasse" Son sourire ne le quitte pas, il sent la présence de l'homme derrière lui un cours instant." On sait tout les deux que je n'ai pas besoin de t'attirer ici Abhainn, tu accoures très bien tout seul" Bien sur, il sait que si Abhainn était vraiment fâché contre lui, il lui ferait sentir, cela ne serait pas la première fois, la tendresse se n'est pas vraiment chose commune dans leur relation. Il redresse la tête fixant le mur devant lui alors qu'il presse le linge pour le vider un peu du sang qui l'imbibe. "La preuve en est, une simple petite pique et dès que tu le peux tu viens te terrer ici. Non pas que je vais me plaindre bien évidement, tu es toujours plus plaisant à regarder que ceux que je vois d'habitude en ces murs" son air sur de lui et légèrement narquois se récent dans sa voie.

Il entend l'interrogation quand au bazar laissé sur l'établie, il est vrai que Seòras est limite maniaques avec ses outils de travail d'habitude. "Ici est mon lieu de travail mon cher, je l'entretiens comme il me scié" il s'essuie les mains "De plus ..." Il fini par se retourner face à Abhainn, s'appuyant sur le petit meuble derrière lui retenant le récipients d'eau à présent rougeâtre. Malgré son début de nettoyage, plus de la moitié de son visage et de sa nuque sont encore couvert de sang, cela donne l'impression d'un masque macabre ... ou d'un voile de marié sanglant... Sa chemise est également tachée au niveau du col, imbibé par l'eau ensanglanté. Il sourit en coin fixant le garde, ses lèvres rougit comme celle d'une femme par l'hémoglobine "Tu es déjà venue me tenir compagnie alors qu'il restait des morceaux éparpillés de mes petites souris sur le sol" il quitte l'appuie du meuble en un mouvement souple et félin s'approchant d'Abhainn, il fait craquer sa nuque, elle est un peu douloureuse à cause des coups de hache tantôt. "Et ça ne t'as nullement freiner dans tes ardeurs si ma mémoire est bonne" Il se stop a quelques centimètres de l'autre homme étant entre ses jambes, il se penche sur lui, son visage se stop alors qu'il frôle presque le fasciés athénien d'Abhainn " Ne joue pas les prudes délicates avec moi " son regard plongé dans le siens, il laisse un moment passer, avant de laisser un léger rire amusé lui échapper, il fait un léger clin d'œil au garde, petit rappel de la scène précédente à la place, histoire de tirer un peu sur la corde que forme les nerfs de son divertissement du moment, avant de se reculer d'un pas. " On sait tous les deux que ce n'est nullement ton genre"

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Re: I taste you on my tongue {Ft•Abhainn}

Message par Abhainn Ó Súilleabháin le Sam 28 Oct - 10:09

seòras
 & abhainn

   
i taste you on my tongue

 
Tu ne sais pas ce qui as pu t'attirer chez cet insolent jeune homme. Un culot monstre, une profession peu enviable, et un faciès un peu fou. Enfin, cela dépends. Parfois, sous le masque de sarcasme et d'ironie morbide, tu trouves ses traits plus qu'agréables, comme s'il devenait un autre homme, une fois débarrassé de sa carapace publique. Comme s'il n'était pas toujours ce bourreau qui se repaît de la mort des autres. Enfin, vous autres, gardes, avaient conclus qu'il valait mieux pour la ville que cet homme s'exerce ainsi, sous le couvert du travail, qu'autrement, et vous fermez tous les yeux. La suspicion serait trop grande de le penser Tueur, s'il n'agissait pas aussi publiquement, et tu as déjà entendu nombre de gens penser qu'il est coupable. Tu sais, tu sens, que ça ne peut être lui, aveuglé par cette croyance que tu le connais bien. Que tu sais que les morts programmées lui suffisent à être comblé, qu'il n'a pas besoin de faire régner la terreur durant la nuit, il le fait très bien la journée. Combien de femmes ne disent pas à leurs enfants que s'ils ne sont pas sages, Seòras sera là, prêt à leur trancher le cou ? N'est-ce pas une preuve suffisante qu'il n'a pas besoin de tuer des innocents ? C'est ce que tu crois, en tout cas, alors que tu l'entends se vanter de n'avoir besoin d'aucun artifice pour te faire courir jusqu'ici. Pourtant, il y a bien d'autres lieux plus charmant qu'un vieux cachot plein d'instruments dégoulinants, mais il doit avoir raison là dessus : tu t'es habitué à l'endroit, et il ne t'es plus aussi repoussant qu'au début. Seulement, tu n'as pas envie de l'avouer, tu n'as pas envie qu'il se croie plus au fait de tes pensées que toi-même, et tu refuses simplement qu'il fasse son fanfaron à tes dépens. Alors, tu détournes la conversation, avant de mettre la main dans le sang sur l'établi. Sang d'ailleurs, que tu vois gris, ce qui est bien évidemment moins rebutant que la couleur rougeoyante habituelle. « Je voulais échapper à leurs fanfaronnades déplaisantes,  Seòras, rien de plus. Ne vas pas croire que je suis un chien au garde à vous dès qu'il entends quelqu'un le siffler. » Lâches-tu avant de faire une réflexion sur le manque de propreté de l'endroit. Non, tu ne feras aucune remarque sur le fait que tu es plus agréable à regarder que ceux qu'il voit d'habitude : c'est un fait, pas un compliment. Qui trouverais des faciès dépressifs, crasseux, pourris de l'intérieur, plus beaux que toi ? Personne, en témoigne encore ces écervelées de tout à l'heure, qui se pressaient à ton bras pour s'attirer tes faveurs, qu'elles n'auront jamais. Alors qu'il se tourne vers toi, tu le regardes vraiment : tu n'avais pas remarqué qu'il ne s'était même pas nettoyé le visage, et tu lèves les yeux au ciel alors qu'il lance qu'il est ici maître de son établi, et qu'il fait comme il l'entend. « Évidemment. » Lâches-tu, comme une fausse acceptation. Tu hausses les épaules, alors qu'il fait part d'une soirée où des morceaux de souris étaient éparpillés, mais il faut dire que tu avais autre chose en tête que d'observer l'endroit, et sans doute que tu n'as pas su faire la distinction entre les cadavres et la pénombre, bien que le bourreau n'en sache certainement rien. Tu ne commentes pas, ni le bruit exécrable d'une nuque qui craque, alors qu'il s'amène entre tes jambes, bienheureux de l'effet qu'il te fait malgré ce que tu sais être du sang sur son visage. « Non, ce n'est pas mon genre, j'ai vu bien pire. » Que tu lâches, d'un sourire sarcastique, avant de terminer. « Et mieux, aussi. » Comme une pique, puisque c'en est une, alors qu'il se recule d'un pas, satisfait de la sienne, de pique. Évidemment que tu détestes être pris pour un homme aux abois, prêt à tout pour satisfaire ton hédonisme, mais c'est en quelque sorte une vérité que tu ne t'avoues pas. Et puis, tu crains toujours que quelqu'un ne découvre le pot aux roses, que tu sois décrié, mis au ban de la société, pour simplement ne pas aimer les femmes. « Tu pourrais quand même te débarrasser du sang sur ton visage, non ? » Lâches-tu finalement, alors qu'autre chose brûle tes lèvres. Que la question que beaucoup t'on posées, sur la brutalité du bourreau, ne te reviennes en tête. « D'ailleurs, tu devrais cesser de te montrer si violent, comme avec cet enfant plus tôt. » Que tu dis d'une traite, tournant autour du pot. Tu n'as guère envie qu'il se fasse assassiner au coins d'une rue par un villageois zélé, qui croirait en sa culpabilité.  


   
 
 

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Re: I taste you on my tongue {Ft•Abhainn}

Message par Seòras Ìomharach le Sam 2 Déc - 1:33

I taste you on my tongue
Seòras ft. Abhainn


À bien y repenser ... Leur rencontre fut fort atypique ... Il avait bien trop parié sur sa chance cocue ce jour-là ... À présent il n'est pas sur qu'il aurait tant joué avec le feu alors qu'il s'était fait surprendre en pleine relation uranienne ... Bien sûr il n'avait pas prévu que le garde qui les surpris soit du même bord, il avait simplement décidé de lui rentrer dans e lard et faire sa spécialité ... Être impertinent. Il aurait pu finir au cachot ce jour-là, mais il avait une sacré chance, à croire que quelqu'un veille sur lui et le tire des pires situations ... Ce serait assez comique cela dit, lui qui mériterait fortement les pires maux de la terre et du ciel, qui posséderait un quelque conque ange gardien ... Il soupire et reporte son attention sur Abhainn, le détaillant. Il lui est arrivé de se questionner sur ce qui pousse cet étalon à revenir vers lui, non pas que Seòras ait une mauvaise image de lui-même, loin de là, mais Abhainn peut clairement avoir qui il veut. Alors pourquoi venir vers le bourreau sanguinaire que tout le monde fuit ? Il a émie plusieurs hypothèses un jour il s'ennuyait profondément puis il les balaya de son esprit, ce n'est pas comme si connaître la réponse allai changer sa vie. Il apprécie la compagnie du garde même si parfois, il lui arracherait bien la mâchoire, alors il prend ses venues sans questionnement.

La répartis lui arrache un rictus narquois. "Si ça te plaît de le croire Abhainn, je ne vais pas te retirer ce plaisir" Ils se cherchent un instant, c'est toujours ainsi entre eux, des pic lancés plus ou moins tentatrices, plus ou moins méchantes. Parfois Seòras va trop loin, mais l'homme sait lui faire payer ... Pour autant, ils n'arrêtent pas ce petit jeu puéril et grisant, c'est ainsi depuis le début. Pourquoi changer ? Il soupire à nouveau à la remarque sur son maquillage ensanglanté "tout pour vous satisfaire majesté" dit il levant les yeux au ciel faignant une révérence. Il se rend nonchalamment vers son coin d'eau. Il trempe un nouveau tissu et entreprend de retirer l'intégralité de l'hémoglobine recouvrant son visage. Alors qu'il a exécuté la moitié du travail, il se stoppe et relève le regard sur le mur face à lui. Ce que lui dit Abhainn le surprend, et surtout sa façon de le dire ... Il y a anguille sous roche ... Et il déteste ce genre de situation. "Il va bien Abhainn, remboîter une épaule n'a rien de sorcier" il trempe de nouveau le tissu dans l'eau "Bon ... Je dois avouer qu'il aura plus de mal à soigner son poignet tordu" un léger sourire étire ses lèvres à ce souvenir. "C'était de l'auto défense. Il m'a agressé, j'ai réagi rien de plus." Il lave son coup et la peau visible dans l'encolure de sa chemise, la découvrant teintée de rouge, il décide de la retirer, dévoila son corps couvert de cicatrice. Il utilise le vêtement souillé pour finir de se sécher et retirer le reste de sang présent sur sa peau. Il se tourne ensuite vers le garde et ouvre les bras. "C'est plus à ton gout ?" Il délaisse la chemise sur une chaise à côtés de lui, son regard s'arrête un instant sur un sillon laissé par des gouttes d'eau qui on réussi à s'infiltrer du plafond et viennent s'écraser sur le sol. Il se demande s'il y aurait le même effet sur un corps humain ? S'il laissait un corps suffisamment longtemps à cet endroit, un trou se forgerait-il un chemin petit à petit dans son crâne pour finalement le traverser et retrouver le sol ? Dommage qu'il ne puisse faire l'expérience, ça ferait désordre auprès des gardes qui semblent déjà avoir quelques suspicions à son sujet ... Est-ce là ce dont veux parler Abhainn ?

Il se retourne vers lui, l'observant "pour qui t'inquiètes-tu Abhainn ? Pour moi ou pour le gamin ? "Il n'y a aucune pique, aucune tentative de le gêner , il veut pose réellement la question. Il fait craquer sa mâchoire avant de s'avancer revenant prés de l'autre homme, il plaque ses mains de chaque côté des cuisses du garde se penchant sur lui, leurs visages proches. Il scrute ses expressions pour tenter de desceller le fond de sa pensée. "Ma violence ne m'a jamais semblé te gêner" il sourit légèrement en coin "ça fait partie de mon charme" il ne peut pas s'en empêcher, c'est plus fort que lui, il doit faire le malin. Même lors de conversations sérieuses ...Peut-être n'est pas si différent du garçon surpris par Abhainn en plein coït dans une ruelle sombre finalement ... "Dit moi simplement se dont tu veux me parler Abhainn, ne tourne pas autour du sujet tel une pucelle tentant de parler cul pour la première fois" il passe le bout sa langue sur sa lèvre inférieure sans même s'en rendre compte. "On se connaît assez pour que tu ne me fasses pas tant de manière. Crache le morceau. Je déciderai si je veux t'écouter ... Ou si je préfère une autre activité à cette discutions" il sourit en coin son regard sombre plongé dans celui ce son amant occasionnel, il ignore de quoi Abhainn veut lui parler avec exactitude ... Mais il est sûr qu'il ne va pas aimer.
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Pouvoirs : Charisme, beauté, fin limier, hydrokinésie, apnée longue durée
Inconvénients : Fort besoin affectif, Gout du sang, Matérialisme exacerbé, Appel de la mer

“Come on, say it again. I'm a perfect devil. Tell me how bad I am. It makes me feel so good!

Oh chéri, laisse moi peindre de ton sang mes lèvres. Cet accoutrement macabre me rendra divin pour mon amant. Il me faut être le plus romanesque pour ce cher Mort alors qu'il me menacera de sa faux acérée. Paradant, habillé de ton sang, je lui enverrai le message suivant : Pas ce soir bâtard

Is it desire or is it love that you feeling for me ? You'll want desire. Cause my love only gets you abused.


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Re: I taste you on my tongue {Ft•Abhainn}

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