1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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so come on over to the wild side (robyn)

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Cycle 1 so come on over to the wild side (robyn)

Message par Abhainn Ó Súilleabháin le Sam 7 Oct - 11:46

robyn
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so come on over to the wild side

   
Le marché est assez calme en ce début de matinée, les commerçant s'affairent à attirer les clients dans leurs échoppes, et leurs braillement couvrent le bruit des sabots du cheval sur lequel tu te tiens. Le dos droit, fier, tu déambules sans prêter plus d'attention aux villageois qui passent à tes côtés. Tu as entendu qu'il y avait un attroupement plus loin, et les voix fortes des marchands t'empêchent d'entendre le fracassement des épées que tu imagines, et c'est la curiosité qui t'y mène en premier lieu. Seulement, la foule est si dense qu'elle t'empêche de passer avec ton cheval, aussi es-tu obligé d'en descendre et de l'attacher à l'un des nombreux endroits possible, flattant son encolure avant de forcer le passage dans la foule. D'un côté, le spectacle peut être intéressant, mais d'un autre cela peut dégénérer, surtout avec un public, l'attrait du combat peut en exciter plus d'un et les forcer à commettre des actes qu'ils n'auraient pas fait autrement. Du moins, c'est ce que tu as pu constater depuis que tu es garde, cela fait une bonne dizaine d'années maintenant. Tu te rappelles tes débuts, où tu étais déjà bien plus que prometteur, investi de ta mission comme s'il s'agissait de la plus noble chose. Tu le crois, en fait. Alors tu traverses la foule, jusqu'au moment où tu aperçois les combattants, deux hommes, et c'est avec un sourire satisfait que tu reconnais l'un de tes gars. Un jeune, qui te semble lui aussi prometteur. Moins que toi c'est évident, mais tu es persuadé qu'il a du potentiel et qu'il n'est pas une simple bête de somme comme certains autres gardes. Le cercle autour des combattants est large, comme s'il venait de débuter, c'est sans doute le cas d'ailleurs, aussi, tu ne l'interromps pas immédiatement, curieux de voir ton poulain se débrouiller face à un adversaire différent. Tu restes discret, de sorte qu'il ne te remarque pas, ce serait dommage de lui mettre la pression, mais tu déchantes très vite. Le combat, qui n'en a plus que le nom, est clairement à l'avantage de l'inconnu. Tu attends, pourtant, persuadé qu'il va se reprendre, qu'il va mettre à genoux cet imbécile qui se croit plus malin que les gardes de la ville, quitte à lâcher son arme. Tu bouillonnes intérieurement, alors que tu observes les feintes, les manœuvres et les estocs, qui plombent de plus en plus le jeune homme, rarement confronté à autant de férocité et de maîtrise dans un combat avec un simple bâton. Un maître, à n'en point douter. Pourtant, c'est l'agacement qui t'anime, au lieu d'un réel attrait pour le geste. L'agacement s'agrandit, alors que la foule se moque, ou semble  se moquer ? - du jeune en mauvaise posture. Il ne t'en faut pas beaucoup plus pour que tu surgisses de la foule, l'épée rangée au côté, pour faire cesser ce combat.  « IL SUFFIT ! » Ta voix retenti, dure, cassante, et tu foudroies du regard le jeune garde, arrivant pour les séparer. « Ce combat est terminé, rentrez chez vous ! » Tu cries à la foule, qui remarque finalement qui tu es, et qui s'éloigne non sans mal. Le jeune semble effrayé, quelques échardes au niveau des mains, et tu ne sais dire si c'est de toi et ton air de démon, ou de l'homme qui la ridiculisé avec une branche. « Toi, retourne à ta ronde, occupes toi de mon cheval et cesse de faire n'importe quoi ! » Rajoutes-tu, montrant ostensiblement ta déception et ta désapprobation, avant de te tourner vers l'inconnu. « Quant à vous, je vous arrête pour trouble à l'ordre public ! » Lances-tu, espérant que personne ne prendrait son exemple, avant d'attraper son bras violemment pour l'entrainer avec toi, n'importe où mais ailleurs.


   
   
 

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Cycle 1 Re: so come on over to the wild side (robyn)

Message par Robyn Hay le Dim 8 Oct - 0:17



Devenir un spectacle gratuit n’était pas le but de ce combat. Rob grinçait des dents face au badaud curieux qui s’ameutèrent autour d’eux. Il n’aimait pas avoir trop d’attention sur lui. Ces activités professionnelles discutablement légale, c’était préférable de la jouer plus subtile.

Pourtant, c’était ce jeune garde qui était venu lui chercher querelle. Il l’avait reconnu et venait l’emmerder avec l’argent qu’il avait parié sur le mauvais escrimeur. La démonstration des prouesses de Rob de cette soirée ne semblait pas l’avoir convaincue du risque qu’il courait de daigner contre lui. Insouciant et frustré, probablement, oubliant le code de conduite de la garde, le jeune homme s’était frotté au mauvais adversaire.

D’abord neutre, Robyn avait voulu calmer le jeu en se voulant posée. Le but était de feindre l’ignorance de manière assez convaincante pour que le garde lui foute la paix. Ce qui fut nettement moins concluant en souriant sur un fond d’odeur de Gin. Parce que le petiot, elle pouvait lui faire ravaler n’importe laquelle de ces merdes verbales à la lutte si elle voulait. Puis il faisait chier. Avec son torse tout gonflé, tout fier et les joues rouge mécontent.

Bah vas-y ! Vient le récupérer ton butin ! avait lancé Rob, provocant la bagarre. Bien sûr, elle n’était pas assez soule pour sortir sa dague dans sa botte, il l’arrêterait fissa, mais elle ne peut s’empêcher de claque de la langue quand celui-ci dégaina son épée, satisfait. Alors si c’est comme ça…   – D’un bon, Rob avait attrapé une canne d’un présentoir au marché et se plaça en position d’attaque parfaite.

Il était doué ce qui rendit le combat encore plus plaisant.
Mais il n’était pas meilleur que Robyn. Le jeune garde avait des choses à apprendre, mais il deviendrait un adversaire non oubliable dans quelques années. Tout le monde ne pouvait avoir eu une vie axée sur l’escrime et le combat comme Rob.

Cela faisait quelques fois qu’elle faisait mouche sans le blesser avec son bâton, prouvant ainsi son savoir-faire et sa supériorité quand une voix forte leur ordonna de s’arrêter. Sans une ni deux, elle obéit, quand même un peu essoufflée, l’alcool lui donnait chaud. Rob replaça une mèche rebelle sur son crâne d’une main agile puis avec un sourire un peu flou, observa le jeune garde s’en prendre plein la gueule par se qui semblait son supérieur. L’escrimeur attendait son sort pendant que les villageois quittaient la place, fier de ses prouesses, se concentrant à rester debout sans légèrement tanguer.

Le supérieur garde l’attrapa pas le bras, prétextant qu’il l’arrêtait pour trouble à l’ordre public.

Hey ! C’est pas moi qui a commencé s’obstina d’abord l’escrimeur tout en se laissant tirer de force dans un endroit plus calme. Si seulement on le laissait décuver un peu ça nuit blanche. Ce n’est pas de ma faute s’il m’a cherché querelle.

Dans un endroit plus calme, Rob dégageait son bras de la prise du garde et leva son regard vers lui. Elle allait s’obstiner encore, mais elle se tut, la bouche ouverte un instant de trop. On se connaît ? Bien sûr que non, mais elle avait l’impression d’avoir déjà vue son visage d’une carrure impeccable.

Rob plissa des yeux puis les ouvrit comme un poisson frit, ravalent un rôt qui faillit la faire vomir sur les bottes du garde. De la grande classe quand Rob était sans surveillance une nuit durant à se souler dans une auberge merdique, sans Alec.

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Cycle 1 Re: so come on over to the wild side (robyn)

Message par Abhainn Ó Súilleabháin le Dim 8 Oct - 15:01

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so come on over to the wild side

 
Un garde, ridiculisé. Voilà ce qui te déplaît le plus dans le scénario qui s'est joué devant tes yeux. Qu'importe qu'il ait été face à un surdoué de l'escrime, le fait est qu'il en était moins bon. Et si ça donnait des idées aux villageois ? Si ça leur inspirait des idées de commencer à asticoter les autres gardes, les mettre au défis de les battre ? Tu n'oses imaginer le désordre qui en résulterait. Il a eu de la chance, ce jeune, que tu sois arrivé pour y mettre un terme. Que ce serait-il passé si le combat avait continué et que l'inconnu avait eu l'occasion de montrer plus encore son talent ? Un nouveau héros, un homme capable de mettre à mal le tueur en série qui sévit, voilà ce que les villageois auraient pu en penser. Et ça, ça n'est pas possible. C'est inacceptable, parce que tu t'es juré de le trouver, et de le tuer, parce qu'on ne juge pas un homme comme ça. On ne lui permet pas de s'enfuir, une fois coincé entre les griffes de l'autorité, on ne lui permet même pas de se défendre, on le pends haut et court. En d'autres temps moins troublés, peut-être aurais-tu apprécié de voir un combat de qualité, sans doute, même. Mais là c'est ta poigne sur le bras de l'escrimeur qui exprime le plus ton ressenti négatif. Tu t'éloignes de la foule qui s'est déjà dispersée, mais tu ne vas pas bien loin, conscient qu'il est inutile, pourtant, de juger aussi férocement cet homme. Parce que, tu n'es pas complètement aveugle, s'il s'est défendu avec un bâton c'est qu'il n'a sans doute pas eu d'autres choix, mais tu fais bonne figure. Hors de question d'être plus doucereux, plus conciliant, alors que tu n'as qu'une envie, le jeter dans une des geôles pour la nuit. « Il ne vous a pas cherché querelle, c'est un garde. » Tu dis, mettant autant de conviction que possible dans ces mots. Ce n'est pas la vérité et tu en es conscient, mais peu importe, c'est cette vérité faussée qui doit rester dans la tête des gens. Tu refuses que le jeune aie des ennuis plus graves que ce que tu vas lui faire lorsque tu iras le retrouver pour lui faire la leçon. « Vous n'avez pas le droit de vous battre de la sorte en place publique, vous le savez certainement ! » Parce que c'est comme ça partout, parce que c'est ainsi dans tous les villages, et que même si tu n'as jamais vu l'homme, tu sais qu'il viens d'un endroit civilisé où ces pratiques ne sont pas permises non plus. Ta poigne se desserres sous l'effet de l'agacement, mais surtout du fait qu'il n'y a plus personne dans les alentours, et il finit par se dégager de lui-même, questionnant la bouche grande ouverte, la question de la connaissance. Tu t'apprêtais à lui répondre que non, sur un ton ne permettant pas la remise en question, quand il se met à déglutir de manière horrible. « Bon dieu, mais vous avez bu ! » Que tu lâches alors que des haut-le-cœur secouent ta poitrine, la crainte déjà immense de le voir vomir sur place. Tu te recules, la main sur le torse, prêt à remettre ton déjeuner s'il s'y met aussi. « Regardez, si vous aviez été sobre, nous n'en serions pas là! » Tu dis, alors que tu respires un grand coup pour laisser passer ce sentiment d'angoisse qui t'as pris à l'instant. Une profonde expiration, alors que tu restes à distance, prêt cependant au moindre coup tordu s'il venait à se produire. « Vous savez que je devrais vous mettre en prison, le temps que vous remettiez vos idées sordides en place ? » Question rhétorique, pourtant, tu ne sais pas encore si tu l'y mettra pour quelque chose de si moindre valeur.


   
   
 

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Cycle 1 Re: so come on over to the wild side (robyn)

Message par Robyn Hay le Dim 15 Oct - 2:00


D’un geste mou de la main, elle repoussa les paroles du chef qui disait que son sous-fifre ne pouvait l’avoir provoqué. « Bien sûr que non, ce n’est pas leur genre… » marmonne Rob amer et en tanguant légèrement. Elle redressa les épaules et repoussa encore une fois une mèche de ses cheveux courts qui lui tombait sans cesse sur le visage.

– Ah ! Ça aurait été une bataille si l’opposant était une véritable menace… mais vu ce que j’en ai fait avec mon bâton de bois … fini l’escrimeur en agitant la canne devant le nez du garde royalement énervé.

Le haut-le-cœur et la déglutition vinrent ensuite, coupant court la conversation. Aucun rien ne sortit de Robyn et quand même fière, elle se redresse et s’appuie le dos contre le mur de pierre derrière elle, froid et bienvenu.

– J’ai à peine bu. Je ne savais plus quoi faire et on m’avait dit peu de bien de cette auberge. Je voulus… voulu voir de mes yeux. C’est vrai que c’était crasseux, l’alcool était dégueulasse, mais leurs verres sont profonds et la compagnie pas trop désagréable quand on leur paie la tournée quelques fois.

En fait, elle décantait encore son trop-plein d’alcool de sa nuit blanche. C’était un miracle qu’elle s’en soit sortie sans blessures. Mais elle disait la vérité à ce sujet : l’ambiance s’améliorait au nombre de tournées d’alcool offertes par le petit homme au bar ! Elle ouvre les yeux pour apercevoir brièvement le garde peiné avec sa respiration et reculer comme si elle avait la peste.

– Ça va ? Vous allez pas vous évanouir, là ? Je sais, je suis pas très frais, mais rien qui ne s’arrangera pas avec une bonne douche.

La menace de la prison la fit soupirer. Elle fixa profondément le garde, le menton relevé, la tête toujours adossée au mur de pierre froide. Ça pourrait être intéressant. L’argent et son adresse l’avaient toujours tenu loin des geôles. C’était bien pratique. Malgré tout, elle hésita longuement avant de dire quoi que ce soit. Sa tête tournait encore, mais elle n’habitait pas trop loin, peut-être que …

- J’habite à quelques coins de ruelles plus loin. Si vous m’escortez, je pourrais gracieusement payer vos loyaux services et votre succès à protéger les innocents d’une personne alcoolisée un peu perdu,  au petit matin.

Un pot-de-vin ? Tout à fait. De nos jours, on ne disait pas non à de l’argent aussi facilement gagné.


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Cycle 1 Re: so come on over to the wild side (robyn)

Message par Abhainn Ó Súilleabháin le Sam 28 Oct - 10:29

robyn
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Le dégoût, tu ne peux le cacher. C'est plus fort que toi, et pourtant tu as tant entendu ce son dans ton enfance que tu aurais pu en être vacciné, mais non. Entendre, voir, quelqu'un vomir, est ta plus grande hantise, aussi grande que la peur de t'y mettre, toi aussi. C'est pour ça que tu évites toutes les situations où cela pourrait se produire, et que tu ne suivras jamais le chemin de ton père dans la boisson. Pourtant cette fois, le danger semble être écarté. L'homme s'appuie sur le mur, la canne toujours à la main, mais tu ne le remarques pas tout de suite. Tu aurais dû, et tu lui aurais enlevé s'il avait été sobre, mais tu sais qu'il ne représente pas de menace à l'heure actuelle : le temps qu'il cesse de tanguer et qu'il se mette en garde pour te porter un coup, tu l'auras neutralisé. Ton niveau ne l'égale peut-être pas : tu as d'autres chats à fouetter que de t'entrainer nuit et jour au maniement de l'épée, mais tu sais mettre hors d'état de nuire des alcooliques au coude levé. « Vous n'avez aucune raison, et aucun droit, de vous vanter. » Lâches-tu alors que tu reprends contenance, et qu'il parle de l'auberge dans laquelle il a mit les pieds. Tu te doutes de laquelle il s'agit, avec dans ton regard une certaine étincelle qui ne peut être perçue par quelqu'un dont la vue est trouble, et tu te rapproches de l’épéiste, si l'on peut dire. « Je ne suis pas sûr qu'une douche arrangera votre état, cependant. » Marmonnes-tu, après lui avoir dit que les geôles devraient l’accueillir séance tenante. Enfin. Ce n'est qu'un bâton, qu'un combat inégal d'ailleurs, et la frustration t'enjoins à maudire et le contrevenant, et le jeune garde en question, pour te mettre dans une situation si délicate. Tu pousses un profond soupir, avisant la canne, prêt à lui enlever mais craignant qu'il ne tombe sur le sol, privé d'un appuis salutaire, alors tu n'en fais rien, écoutant ses propos, l'air peu amène.  « Vous espérez me soudoyer? » Lances-tu, le sourire mauvais. Combien ne s'y sont pas essayé ? Il faut dire que certains ont réussis, pourtant, parce que tu y gagnais au change. Là, tu es sur une pente glissante, et même si tu t'étais finalement décidé pour ne pas le mettre au cachot, sa proposition te fait réfléchir. « Vous pensez vraiment que l'argent résoudra la pagaille que vous avez mise ?! » Ta voix semble gronder, comme un animal qui s'éveille. « Vous n'avez pas idée de ce que votre petite mise en scène a déclenché ! » Ou faillit. Mais tu ne vas pas jouer sur les mots. « Combien vont penser à suivre votre exemple, et houspiller mes gardes, alors qu'ils ont bien d'autres choses à faire ! » La colère monte, elle aussi, alors que tu restes à distance, essayant de garder tes nerfs pour toi. « Vous risquez de mettre en danger les villageois, par votre impertinence ! » Tances-tu, alors que, faisant pour t'appuyer sur le mur, tu frappes les briques un peu trop fortement. « Et vous pensiez que de l'argent suffirait. » Un rire nerveux s'échappe, alors que tu aperçois une solution : des excuses publiques. Un revirement. Quelque chose qui l’amoindrirait, un aveu de triche, qu'importe, tant qu'il dit qu'il a simplement joué de chance, rien d'autre. Un sourire satisfait commence à se frayer un chemin sur tes traits, alors qu'il n'aura pas de réelle autre possibilité que d'exaucer ta demande.



   
 
 

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Cycle 1 Re: so come on over to the wild side (robyn)

Message par Robyn Hay le Dim 10 Déc - 1:01



Se vanter ? C’était seulement la vérité ! Les gardes ne souffraient pas une vie d’éternelle entrainement à l’épée, peu d’entre eux était aussi avide de ce sport et laissait les avantages d’un combat rapproché pour les joies d’une arme à feu qui évitait de se faire trop blessé par son opposant désarmé. L’art de l’épée n’était pas donné à tous et bien qu’elle mettait K.O. plusieurs d’entre eux, elle avait toujours une pointe de respect pour ceux qui se passionnait de cet art. Son respect grandissait avec leurs techniques et leur capacité mais sinon..

Elle renifla énervée qu’on lui dise qu’un bain ne serait pas suffisant pour arranger son état. Elle n’était pas si enivré. Robyn l’était, soit mais certainement pas assez pour se laisser prendre à part par un garde sur les paris qu’il a perdu ! Garde ou pas, elle n’allait pas crever lamentablement sur la place publique parce que c’était interdit de se défendre… et se défendre avec un bout de bois, de plus est !

Le chef garde, bien que de bonne constitution et au visage de certaines qualités, sembla réfléchir un instant à son offre mais se ravisa, d’un sourire mauvais refuse son offre. Patiemment, Robyn écoute sa tirade sur ce qu’elle n’avait pas vraiment causé et sur les conséquences qu’il pourrait peut-être avoir et comment, de sa faute, la sécurité des villageois était en jeu. Sur cette dernière, elle fronça les sourcils et se redressa bien droite, maintenant sur la défensive, quand le garde frappe la brique sur le mur derrière elle, emporté par sa raison et le problème flagrant qu’elle représentait.

– Oui, l’argent pourrait suffire. Les gens en parleront quelques jours et sa sera vite oublié. Je n’aime pas attirer l’attention mais votre garde ma personnellement cherché querelle sur un sujet qui ne me concerne pas directement. La voix de Robyn se fit plus basse et presque comme un grognement elle ajouta Alors si vous sentez l’importance de faire de moi un exemple parce que … parce que vous y êtes d’humeur, allez-y, mettez-moi en prison qu’on en finisse mais jamais je n’accepterais de me laisser attaquer pour aucune raison et personnellement.  

Robyn leva lentement le menton, défiant de sa courte personne le garde. Barbouillée comme elle était, la prison ou sa solitude à combattre avec l’alcool sa soif de sang grandissante. Au moins en prison, on lui évitera de faire des choses qu’elle pourrait vraiment regretter.


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