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Été 1761, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.

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Message par Peter Ó Riven le Mar 26 Sep - 10:31






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Peter & Alec

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Tenir sur les deux pattes d’une chaise était une activité qui demandait du mobilier plus solide que ce dont il avait l’habitude. Peter était donc bien décidé à en profiter, focalisé sur l’équilibre précaire de l’instant, les yeux rivés sur le plafond, le corps tendu à l’extrême pour ne pas s’appuyer plus que nécessaire sur le dossier de son siège.

Il commençait à décoller imperceptiblement le troisième pied lorsqu’il entendit dans son dos la porte de la sellerie qui tournait sur ses gongs. Une part de lui s’énerva de ne pas pouvoir se concentrer plus longtemps sur son exploit du jour, l’autre se rappela qu’il avait froid. L’un dans l’autre, il retourna sur l’équilibre de deux pieds de chaises sans plus chercher à pousser sa chance.

- Il fait bon chez toi, lança-t-il sans se retourner à la masse qui semblait s’être arrêté à l’entrée, surement stupéfaite. Même pas de fuite au toit : le luxe ! C’est à se demander pourquoi je ne suis pas venu m’incruster depuis le temps. Bon, à part que tes canassons schelinguent à dix lieues à la ronde…

Déjà, son jeu le lassait, et les quatre pieds de la chaise retombèrent sur le parquet avec un bruit sourd. Peter bondit sur ses jambes, s’étira de tout son long, et se décida enfin à faire face au nouveau venu. Ses vêtements trempés collaient à sa peau comme un amas de tissus glacé, et ses cheveux humides lui donnait un air de chien fou au sortir du bain. Sa seule présence semblait imprégner d’humidité toute la petite pièce et les selles, brides et cravaches qu’elle contenait.

- Il pleut, déclara-t-il comme si son état ou le bruit des goûtes sur le toit des écuries n’avaient pas suffi à clarifier cette évidence. Prête-moi un change cousin.

Et parce que visiblement, il était pour lui tout à fait normale de s’inviter sans s’annoncer dans la sellerie d’amis d’enfance à qui on avait omis de donner des nouvelles pendant près de six ans, Peter se contenta de lancer au maître des lieux le sourire le plus naturel du monde.



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Re: Stable sweet stable

Message par Alec Craft le Dim 1 Oct - 22:30

Trempé jusqu’aux os, le manteau serré contre lui, il y cache quelque chose qu’il tente de protéger de la pluie. En pénétrant dans l’écurie, le palefrenier s’ébroue, tout simplement, faisant retomber la capuche de son accoutrement. Le visage mouillé, il sourit en libérant le haut de son manteau, faisant apparaitre le visage poilu d’un chiot le poil trempé, qui vient lui lécher le visage de reconnaissance le faisant rire doucement.

Quelques instants plus tôt, en courant sous la pluie qui lave un peu le pavé écossais de ses flaques de merde et de pisse, sa boue de caca grumeleuse, il a trouvé la petite boule de poil près du flanc d’un grand chien plein de poil, renversé probablement par un cheval pressé ou autre, ne laissant derrière qu’un petit animal seul, perdu, un cadeau de la providence pour un lutin puant triste et malheureux d’avoir perdu un poney qu’il a eu presque toute sa vie.

La porte de l’écurie lui ramenant des odeurs familières, il s’en veut d’avoir laissé la mère au sein de la route, mais n’ayant pu qu’attraper le chiot à la volée pour le ramener avec lui, il essaye de se concentrer sur la bête. L’odeur du foin le fait oublier la petitesse de l’endroit, assez viable pour plusieurs chevaux, et un carosse, mais terriblement peu spacieux, aux goûts de Alec, habitué à des écuries gigantesques, débordantes, d’un manoir pour le moins lointain !

Pour autant, il n’a guère à se plaindre ! Il aime bien cet endroit.

Sauf quand une voix le surprend. Un sursaut d’abord, et le recul ensuite, il regarde en direction d’une silhouette, ne reconnaissant pas le moins du monde les traits qui se présentent à lui. Il faut dire que pour faire le rapprochement avec Peter, le petit cousin,pas vu depuis…pfiou trop d’année. Alec hausse un sourcil, se faisant lécher le bas du visage.

« Chez moi ? Chez la marquise de Tweedale et surtout, en son absence, chez son cousin Rob ! » Dit-il avec un sourire enjôleur et une expression lutine toute en espièglerie, la bouclette de sa chevelure pour le moins frivole ! Hors de question d’avoir un chez lui ou en tous cas, posséder un endroit, l’idée lui colle un frisson presque d’angoisse ! « Dis-toi que tu schelingues aussi pour eux. »

Celui qui dit qu’un de ses chevaux pue n’a pas toute sa tête. Et n’est pas tout à fait le bienvenue dans leur lieu de vie, personne au grand jamais en fait. Lâchant le chiot vers le sol, Alec semble sentir le poids du manteau mouillé maintenant. « Oh foutre Dieu, Peter !? » S’exclame-t-il après l’intonation du cousin qui le tire subitement de ses interrogations. Un sourire amusé, il ricane. « Va falloir te tremper un peu encore, si tu veux un change ! J’ai rien de bien particulier dans les écuries pour toi. » A part du crottin et de la paille. Alec finit par rajuster sa capuche et rattraper le chien, faisant signe à Peter. « T’a pas trop changé depuis le temps…juste poussé. » Lance-t-il joyeusement avant d’ouvrir la porte de l’écurie.


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Re: Stable sweet stable

Message par Peter Ó Riven le Jeu 5 Oct - 0:22






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Avec quoi ça s’arrosait un Alec, pour pousser comme ça ? Un sourcil levé, Peter détaillait le jeune homme qui venait de passer la porte. Dire qu’à une époque pas si lointaine, son cousin s’ennorgeuillait de ses trois premiers poils de barbe (que Peter s’était fait un devoir de lui découper pendant la nuit).

Il se souvenait de cette période-là… sa mère, lassée de ses poivrots réguliers, était partie se mettre au vert sur un coup de tête tellement peu prémédité qu’elle avait débarqué chez sa sœur avec son marmot de 9 ans comme seule valise. Les propriétaires des lieux avaient vu cette petite invasion d’un œil dubitatif, mais leur accointance avec la famille Craft avait suffi à ce qu’on ne les mette pas dehors… pas tout de suite en tout cas. La majorité des souvenirs que Peter gardait d’Alec dataient de cette époque, bien qu’ils s’étaient de temps en temps revus par la suite. De cinq ans son aîné, Alec avait été un adolescent jovial qui n’avait pas pris ombrage de ce gamin à l’humeur et à l’humour étranges. Le petit farceur avait rapidement fini par lui coller aux basques.

Bon, l’aîné l’avait certes un peu réprimandé quand, pour qu’on arrête de l’appeler « gamin », le Peter de 9 étés avait voulu prouver qu’il pouvait être plus barbu encore que son cousin à trois poils. Il avait alors eu l’excellente idée de tondre une poignée de poils sur le dos d’un poney (pas LE poney : il avait un minimum d’instinct de survie à l’époque) et de se les coller sur la mâchoire avec de la cire tiède. Le résultat avait été d’un réalisme tout relatif…

Un sourire biscornu s’étira sur sa joue droite à se souvenir. Sourire qui s’effaça un peu lorsqu’une petite chose hyperactive et malodorante se précipita pour baver sur ses chaussures déjà humides. Visiblement, le petit canidé partageait l’avis des chevaux de son maître quant à l’odeur corporelle du jeune fir darrig…

- Oh foutre Dieu, Peter !?

Ah ! La voilà ! Cette petite lueur dans l’œil, cette compréhension soudaine qui l’illumine. Il l’avait enfin reconnu. Pas trop tôt ! Bon, il faut dire qu’avec son allure générale de chien mouillé version gringalet, Alec aurait tous aussi bien pu le prendre pour un nouveau chiot à adopter. Un instant, Peter se demanda s’il devait donner la patte, puis cette idée saugrenue parti rejoindre la foule de ses consœurs dans un coin sombre de son esprit.

C’est avec un léger renfrognement que Peter apprit qu’il allait falloir repartir pour une saucée s’il espère pouvoir ressembler à autre chose qu’une poupée de chiffon à qui on aurait voulu apprendre à nager. C’est qu’il commence à faire froid… Un instant, il a un doute : est-ce une douche forcée que son cousin lui inflige pour épargner les narines sensibles de ses précieux canassons ? Mais déjà, Alec récupère sa pelisse et son petit distributeur à bave en lui faisant signe de le suivre.

- T’as pas trop changé depuis le temps…juste poussé, lui lance son ancien camarade de jeux avec tellement de jovialité que Peter ne peut s’empêcher de laisser tomber son masque d’intrus ronchon. Il a un mal de chien à interpréter longtemps des rôles désagréables avec Alec. Trop de bons souvenirs pour le rattraper au tournant sans doute… Sa voix est pleine de rires lorsqu’il répond :

- Oui, j’ai tellement peu changé que tu ne m’as pas reconnu et tellement poussé que tu fais une tête et demi de plus que moi !


Il aurait peut-être allongé la taquinerie si la rafale de pluie qui l’attendait à la porte ne lui avait pas rabattu le caquet. Est-ce que l’océan avait déclaré la guerre à l’air ? Il était quasiment sûr de pouvoir nager à petites brasses jusqu’à la demeure ducale au travers de ces trombes d’eau, et il n’aurait pas été plus efficacement mouillé s’il s’était trempé dans un bain. Il ne prend même pas le temps d’attendre Alec, et cour à toutes jambes vers le porche qu’il aperçoit, sans avoir la moindre idée de si c’est bien là l’entrée de son coussin comptait lui faire emprunter. Une fois dans l'embrasure, il s’ébroue comme un chat passablement hérissé, et un brin grelottant.

- Jolie cahute ! lance-il en examinant la double porte de bois massif. Mais dit moi, il y a un truc qui me titille… T’as dit « en l’absence de la marquise c’est son cousin qui crèche ». Bon, d'accord, c’était peut-être pas tes mots exactes, mais l’idée y est. Du coup je vais me retrouver nez-à-nez avec un museau enfariné là-dedans ? Parce que si oui je risque de me retrouver de nouveau sous la saucée de suite !

Tous les nobles ne voyaient pas d’un très bon œil que des pouilleux inconnus circulent dans leur hall comme dans un moulin…

- Non, en fait la vraie question, c’est qu’est-ce que toi, tu fais là si ton ombre en jupon n’est pas dans le coin ? Je ne pensais pas que c’était médicalement possible… Un physicien a pu opérer votre côté syamois ou est-ce que tu as enfin réussi à briser le maléfice qui t’obligeait à marcher dans chacun de ses pas ?

Le ton était titilleur mais pas vraiment méchant. Après tout, il ne se serait pas permis de se moquer de la duchesse, non pas par respect de la hiérarchie, mais parce qu’enfant, il avait assimilé trèèèèès tôt qu’il ne faisait pas le point contre Robyn « La Terrible ».




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Re: Stable sweet stable

Message par Alec Craft le Ven 13 Oct - 20:06

Son cousin il l’avait connu dans le passé comme ça, par hasard, alors qu’une tante presque inconnue avait débarqué. Aujourd’hui, le revoir lui file une sorte de coup de vieux. Il ne s’imaginait pas le recroiser, mais il faut dire qu’il n’a jamais eu trop de nouvelle, seulement des aperçus jalonnés à travers le temps, trop peu pour avoir assez de matière pour une relation soutenue.
Mais…mais il apprécie son fantasque cousin, porté sur l’humour fir darrig comme leur aïeul avant eux. Il faut croire que les lutins aiment à se vautrer dans la connerie et se sentent plus à l’aise quand elle parvient chez l’autre !

Au fond de lui, Alec est heureux de revoir Peter, dépassant la bêtise du jeune homme pour se rappeler ses bons côtés. Malheureusement pour lui, il doit le ramener à l’intérieur de la maison s’il veut se changer, ici, ce n’est que l’étable et il n’y a rien de plus que des chevaux et du foin. Donc même en passant entre les gouttes, le jeune homme se retrouve à rire d’ailleurs en l’embarquant.

Il passe devant en filant sous la pluie, alors que Alec se dépêche modérément, serrant le chiot dans ses bras, ce n’est qu’une fois à l’intérieur, dans les cuisines d’ailleurs, qu’il fait tomber l’animal au sol et qu’il fait tomber son lourd manteau qu’il accroche à l’entrée. La cuisinière gueulerait de l’eau sur le sol, mais il n’y peut rien ! Retirant ses bottes spongieuses à cause de la pluie, il repousse ses bouclettes à l’arrière qui goutent immédiatement.

« Hein ? » Lâche-t-il grandiloquent alors que le chien renifle et qu’il s’essorent, finissant par s’ébrouer un bon coup. « Enfariné non, ça va, c’est pas le genre. » Il siffle le chien en se relevant, et fait signe à son acolyte de le suivre, non sans lui avoir désigné de retirer ses chaussures et d’accrocher sa pelisse. Inutile de rajouter plus d’eau que nécessaire dans la maisonnée, ils passeraient d’ailleurs par l’escalier de service, en bois, et sans chichi, pour éviter de splotcher sur les tapis.

Grimpant les escaliers quatre à quatre. « Elle va se marier ! » Mensonge imparable que voilà ! Odieusement utilisé sur son cousin, mais il suffisait qu’il utilise un peu de son don, pour que cela fonctionne. D’ailleurs emporté naturellement dans la chose, il se contente de continuer. « Et le mari est jaloux, enfin, le futur, une sorte de gros con à tronche enfariné justement. Maman m’a conseillé de prendre mes clics et mes claques et d’aller à Edimbourg, c’est ce que j’ai fait ! »

Rien que l’idée blesse Alec, un jour, ça arriverait ? Et si ça arrive, il ferait quoi ? Putain, une boule d’angoisse lui remonte du bide, avant qu’il ne chasse cette odieuse pensée. Il ne manquerait plus que cela ! « Avec Robert, le cousin de Robyn. Je suis rentré à son service, c’est un excellent escrimeur et un homme sympa, je n’y perds pas beaucoup au change, au contraire même. »

Il dit cela avec la lueur du squatteur dans le regard, celui bienheureux de ne pas trop se prendre la tête au sujet de ses choses, que d’avoir un toit au-dessus de la tête. Voilà tout. En haut de l’escalier, il prend un couloir et un autre, se retrouvant rapidement dans une aile pas du tout réservé aux employés, ouvrant une porte, il laisse rentrer son cousin et va immédiatement raviver les flammes de l’âtre, le chien collant ses basques. « Et toi alors ! Comment va ta mère ? »

Une demande d’usage, comme une autre, il ignore tout à fait que sa tante est morte, comme sa propre mère, il faut dire qu’ils ont tant l’habitude d’avoir des nouvelles qu’ils ne sont guère de soucis, et puis, ils osent croire qu’en cas de pépin, Peter se serait chargé de faire les correspondances nécessaires !
Se relevant d’un bond, il va chercher dans sn armoire, une chemise propre et un pantalon, même si Peter serait à nager là dedans !

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Re: Stable sweet stable

Message par Peter Ó Riven le Mer 18 Oct - 20:28






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La cuisine. Débordante d’odeurs et chaude, malgré la vague d’humidité qu’ils y ont fait rentrer par le simple fait d’ouvrir la porte. Presque instinctivement, Peter se sent attiré par l’âtre, il imagine déjà la flambée qui arrache l’eau froide de sa peau. Mais son attention est immédiatement happée par la boule de poile malodorante qui s’ébroue vivement, ruinant les efforts de son maître pour limiter la marée de petites flaques qu’ils sont en train de créer.  Alec abandonne une couche de vêtement et les baquets d’eau qui lui servent de chaussure, et Peter l’imite malgré sa conviction profonde que le reste de leurs habits suffira à arroser le passage qu’ils emprunteront ! Et oui, il a complétement conscience que ses pensées sont complétement exagérées, mais Peter adore tout théâtraliser, et il aime l’impression que lui donne ses vêtements imbibés, comme s’il était un esprit des profondeurs s’extirpant lourdement sur la terre en déplaçant la moitié de l’océan à chaque pas…

Subitement, le jeune O’Riven se rend compte que ses pensées s’éparpillent encore, vont du tout au rien, s’encombrent d’images incongrues et chaotiques. Il faut qu’il arrête ça. Qu’il gagne ce jeu contre son propre esprit. Il est venu pour ça. Il prend une longue inspiration, essais de s’ancrer dans le temps présent. Il a froid. Il sent une vague odeur de soupe qui mijote doucement. Il entend Alec qui parle.

« Elle va se marier ! »

Waou ! Voilà une pensée capable de fixer son attention ! Ainsi donc, un pauvre homme va essayer de partager le quotidien de Robyn « la terrible » sans se faire complétement effacer par sa présence ! Bonne chance à lui… Quoi que, à bien y réfléchir et à en croire ce que lui révèle son cousin, l’énergumène a déjà eu assez de caractère pour avoir le dessus dans la question du meilleur ami/siamois.

Peut-être que Peter a surestimé leur lien, qu’avec le temps ces deux-là ont pris de la distance (ce que semble indiquer le « je n’y perds pas beaucoup au change, au contraire même » d’Alec). Peter lève un sourcil, perplexe : il ne doute pas de ses mots, mais la gêne et la furtive angoisse qu’il sent chez son aîné l’intriguent. Et puis, il est d’habitude plutôt bon juge en matière de personnes, et ces deux-là… Oh et puis qu’importe ? Le temps a surement balayé les deux adolescents qu’il a connu et leur affection avec eux. Et s’il sait juger les personnes, Peter n’est pas exactement expert au sujet de ces attachements que les gens semblent s’obstiner à éprouver les uns envers les autres. Son cousin est heureux de son sort, et la joueuse « Robyn-pourrait-me-briser-le-pif-si-je-pousse-un-peu-trop » est remplacée par le joueur « Robert-non-enfariné-sympa ».

Son cousin n’a pas attendu qu’il sorte de ses réflexions pour faire les choses bien : à travers le dédalle des employés, il l’a amené vers des appartements bien plus cossus, où il ravive les flammes et lui tend de quoi se changer. Et là viennent les questions inévitables.

« Et toi alors ! Comment va ta mère ? »

Peter se défait rapidement de la chemise trempée qui embrasse froidement sa peau, hésite un instant, puis renonce à enfiler la nouvelle tout de suite : il préfère d’abord se rapprocher du feu, et offrir à la chaleur sa peau encore humide et frissonnante. Les mains qu’il tend vers les flammes sont un peu plus blanches que d’habitudes, et ses lèvres ont surement tourné au bleu. Après tout, il est parti de la ville sous a pluie torrentielle, sur un coup de tête, sans vrais vêtements de voyage et sans penser une seconde au temps qui fraichissait. Le digne fils de sa défunte mère…

- Moi ? Je vais très bien ! La vie en ville me réussit, j’ai ma propre petite « affaire » et je m’en sort pas trop mal.

Il n’a pas fait beaucoup d’efforts sur ce mensonge-là, et de toute façon, le simple fait d’avoir tombé sa chemise suffit à révéler la supercherie : sa carrure un peu trop fluette parle à elle seule d’une malnutrition qui ne date pas d’hier ; sans être famélique, ses côtes n’en restent pas très loin sous sa peau et son épiderme rendu pale par le froid garde la trace des coups de surin d’un au deux rivaux que ses blagues ont poussés à bout. Et puis il y avait cette cicatrice que lui avait laissé Alastair en lui arrachant deux pleines bouchées de chair, là, juste en dessous des côtes sur le flan gauche. Il n’avait évidemment pas osé montrer cette blessure à un médecin, et elle s’était refermée anarchiquement, salement, en une cicatrice tarabiscotée… l’avantage, c’est qu’elle ne ressemblait plus vraiment à une trace de morsure !

Envers et contre tout cela, il est en vie, mange un peu plus régulièrement ces dernières années et est en bonne santé, ce qui pour un gosse des rues du siècle des lumières est une plutôt bonne définition de « s’en sortir pas trop mal ».

- Quant à ma mère, il faudrait demander ça aux asticots. Ou au pasteur Dubh, il parait qu’il va rendre des petites visites aux paroissiens même après leur mort, quel zèle !


Il lui semblait avoir lu quelque part que le pasteur en question était mort d’ailleurs… Au moins avait-il pu faire la connaissance en avance avec ses nouveaux voisins !

- Je sais que normalement on est sensé prévenir la famille, mais franchement, je ne comprend pas cette coutume qui veut qu’on partage absolument les mauvaises nouvelles avec les gens qu’on a perdu de vu. Et l’avantage c’est que tu n’as plus à te sentir gêner par les condoléances : ça fait deux ans, c’est passé.

Peter évite cependant consciencieusement de demander des nouvelles de la famille d’Alec : frère, neveux, mère ou oncle, en six ans, quelqu’un est forcément mort quelque part, et il n’a aucune envie de faire semblant de se rappeler de qui est qui. Le seul souvenir qu’il a jugé important de conserver d’eux, c’est la vague odeur de gâteau à la cannelle qu’il associe à sa tente. A part ça, il est bien incapable de dire de quel couleur étaient ses cheveux ou comment était son caractère. Non, à la place, il préfère se laisser tomber sur la chaise la plus proche du feu et s’ébouriffe les cheveux pour les faire sécher plus vite.

- Je pense que tu t’en doute, mais je suis passé pour m’incruster quelques jours au chaud. J’espère que ça ne te dérange pas trop !

Une franche vérité suivit d’un parfait mensonge…. Oh ! Ça lui donne une nouvelle idée de jeu !

- Pour tout te dire, j’avais un besoin urgent de changer d’air. J’ai eu quelques problèmes dernièrement, et pour couronner le tout, je me suis disputé avec ma demi-sœur. Mairead et moi, on a toujours eu une relation … plutôt étrange et distendue, mais quand mon esprit devient trop chaotique, ça m’a toujours aidé de passé un peu de temps avec elle. Et là j’en aurait eu besoin, pour une bricole, une histoire de cœur que j’avais pris un peu trop au sérieux. Alors quand je me suis rendu compte que je commençais à faire n’importe quoi (encore plus n’importe quoi que d’habitude je veux dire), mon premier réflexe a été d’aller voir ma sœur, instinctivement. Sauf qu’on est en froid depuis plusieurs mois et que je ne peux pas me ramener chez elle comme une fleure. Quand j’ai réalisé que je ne pouvais pas la voir… ça… bref, je pensais mettre fait à l’idée, mais ça m’a pris en traite comme un violent retour de bâton. Mais aucune chance que j’aille m’excuser de sitôt. Et le plus ironique dans tout ça, c’est que je sais pertinemment que je ne peux m’en prendre qu’à moi, ce que je fais très bien d’ailleurs. Du coup j’ai décidé de me rappeler que Mairead n’est pas la seule famille à laquelle je tiens et à te rendre cette petite visite !

Mon dieu ce qu’il était grisant de dire d’aussi térrifiantes vérités dans une si fine couche de mensonge ! C’était décidé : aujourd’hui, Peter ferait toutes ses réponses sur ce rythme-là.



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Re: Stable sweet stable

Message par Alec Craft le Sam 28 Oct - 16:21

C’est un haussement d’épaule que le palefrenier affirme la chose, elle va se marier. Peut-être devrait-il avoir l’air plus triste, il le serait pour vrai si un jour, l’esprit de Robyn s’arrangeait de conformisme. Mais il a du mal à l’envisager. Il devrait avoir l’air plus refermé, à moins qu’il ne s’agisse en vérité que d’une façon de rester fier et de ne pas montrer sa peine…mui…ça peut fonctionner ! Son cousin ne s’attardera peut-être pas à ce genre de détail.

Après tout, pourquoi pas, les choses changent dans la vie. Mais putain que la seule idée que cela puisse être vrai lui colle un frisson dans le dos ! Enfin, il n’est pas né, l’homme qui aurait le dessus sur Robyn ! Ni sur leur duo. Ils sont pratiquement fusionnels, que cela en est parfois absolument limite ! Même s’il ne veut pas l’admettre.

Elle va se marier et le futur époux ne veut plus de l’ombre fraternelle du palefrenier. Son mensonge fonctionne, comment ne pourrait-il pas fonctionner en fait ? Avec le temps, Alec sait parfaitement utiliser ses capacités, les distillants comme il le faut au bon moment sans en être un mythomane avéré.

Ce n’est qu’à ses appartements qu’il entame de prendre des nouvelles de sa tante, alors que sa mère n’en avait pas et qu’elle ne cherchait pas à en avoir. Les deux sœurs ne sont pas en conflit, mais elles savent parfaitement comment l’autre fonctionne. Ne pas avoir de nouvelle de la mère de Peter, c’est somme toute une chose…normale !

« Ta petite affaire ? » Il n’aime pas trop ce mot, non qu’il ne fasse pas confiance au cousin, mais il n’a pas envie d’héberger un maniganceur. Alec n’est pas de cette trempe, pour autant, sa question feinte en curiosité ne laisse rien deviner. Pourquoi se méfierait-il de Peter après tout ? Il n’y a pas de raison, non ?

Il fronce les sourcils en regardant le corps plein de maigreur de son cousin, sans trop chercher plus loin, lui-même dévoilant une carrure plutôt à l’opposé. Mais les marques sur la peau et la présence des côtes font se dire à Alec qu’il y a des soucis dans l’air ou en tous cas, quelque chose de semblable. Devrait-il en faire la remarque ? Non. Pour la simple et bonne raison que Peter n’a qu’à le faire de lui-même. En tous cas, en logeant ici, il pourrait obtenir une protection dont il ne doute pas la force : celle de son cousin.

« Tatie est morte ? » S’étonne Alec en se relevant alors qu’il arrange des affaires dans une malle, visiblement surpris de cette révélation, alors qu’il observe le nouveau venu. Il n’a pas de peine, pour le peu qu’il a connu cette femme. « Muai, c’est pas faux. » Il préviendrait sa mère, peut-être qu’elle réagirait moins bien que son fils sur ce coup…mais il n’en sait rien.

Enfilant la chemise propre il hausse les épaules. « J’te ferais préparer une piaule. » Que dire de plus, il sait parfaitement que les lutins ont besoin de taper l’incruste, alors il ne refuserait pas, préférant le savoir un peu ici qu’ailleurs, sait-on jamais. « Tu sais tes histoires avec ta frangine… »

Il ne s’en tape pas, mais il n’y met pas le nez dedans, il ne souvient jamais d’ailleurs si c’est la fille de sa mère ou en fait, celle de son père. Quoi qu’il en soit, la demi-sœur et la dispute ne sont que des affaires de Peter. La chemise sèche sur le dos, il chope le chiot dans une serviette qu’il ébouriffe en se mettant un genou au sol, l’autre non. UN mouvement vigoureux pour sécher les poils, et il inspire.

« Tout c’que je te demande c’est de pas faire n’importe quoi dans la baraque, sinon je te foutrais moi-même dehors. » Il le dit pas méchamment attention, mais il préfère le dire, histoire de pas se retrouver avec un merdier pas gérable. De toutes façons Alec ne passerait pas par quatre chemins en cas de souci….

« Faut que je prévienne Robert que t’es là, et je ferais passer le mot. T’as des questions ? » Il n’sait pas trop quoi, mais c’est le moment.

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"Il est étrange d'être un pécore cultivé, maniant l'épée du noble et sachant lire comme eux, peut-être même mieux. Mais au fond, personne ne le voit réellement, je me plais à faire l'imbécile. Et je le fais souvent...
Sauf quand je me dois de veiller sur elle -ce qui est une chose coutumière-. Mais en même temps, elle ne sait pas le faire pour elle-même"




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Re: Stable sweet stable

Message par Peter Ó Riven le Lun 13 Nov - 18:46






Stable, sweet stable

Peter & Alec

“Il y a toujours une cuillère malpropre dans chaque famille.”
(Proverbe géorgien)






« Ta petite affaire ? »

« Mes affaires en faite : je vais rarement deux fois la même chose. Rien dont tu doive t'inquiéter. »

Lorsqu'il lui jette un regard par dessus son épaule, Peter sent les coins de sa bouche se tordre dans un sourire torve. « Ne me regarde pas comme ça cousin : oui, c'est exactement le genre de petits plans foireux auxquels tu penses. Mais je fais avant tout ça pour les gosses de mon quartier, et mine de rien, je nous garde tous en sécurité. »

Il sent bien que ça ne plaît pas au palefrenier. Décidément, Alec n'a pas hérité du gène des empêcheurs de tourner en rond. Dommage ! Ils pourraient sûrement faire de grandes choses ensemble si Peter arrivait à le pousser sur cette pente. Ses yeux pensifs passent un instant sur le visage franc de son parent, sur sa carrure forte, son port déterminé… Alec est une des très rarissimes personnes en qui Peter sait pouvoir placer sa confiance. Et la seule et unique pour laquelle cette confiance ne soit ni contrainte ni soumise à condition. S'il avait un tel allier dans son quartier…

Mais la loyauté du jeune maître des écuries est déjà liée à d'autres, et Alec ne partagera jamais son goût dangereux pour le chaos. Il reste cependant intéressant de voir que, malgré leurs natures intrinsèquement différentes et les années passées, c'est à son cousin que Peter a pensé en premier lorsqu'il s'était retrouvé hagard dans une ruelle rendue froide et humide par le petit matin, frissonnant de vapeurs d'alcool qui ne suffisaient pas à éloigner complètement les idées sombres qui rodaient dans les recoins de son esprit. Lorsqu'il avait eu besoin d'un temps mort, d'un second souffle, c'est l'image de son ami d'enfance qui s'était imposée à lui.

« Tout c’que je te demande c’est de pas faire n’importe quoi dans la baraque, sinon je te foutrais moi-même dehors. »

Le rire de Peter s'élève, aussi franc que sa réponse : « Je ne vais rien te promettre cousin : ça serait te mentir que de prétendre que je sais quelles drôles d'idées ma nature va planter dans ma cervelle. Sûrement rien de bien grave. Et puis si tu me met dehors ça sera de bonne guerre. Quand aux questions, j'en ai qu'une : »

Le jeune O Riven s'est rapproché de son hôte jusqu'à envahir son espace personnel. Il n'est pas très impressionnant, flottant dans la chemise trop grande et de si peu grand qu'il doit lever les yeux pour planter son regard dans celui d'Alec, mais ses pupilles curieuses sont aussi perçantes que des flèches.

« Je te crois sur parole quand tu dis que tu es satisfais de ta vie ici avec le cousin Robert, mais malgré tes mots détachés il faudrait être particulièrement aveugle pour ne pas remarquer que quelque chose te dérange… un problème avec le fiancer peut-être… ou avec Robyn elle-même ? Tu as suffisamment tourné autour du pot pour titiller mon esprit de contradiction et pour que je sache que tu ne va pas me répondre sincèrement. Alors je vais me faire une plaisir de te tirer les verres du nez ! »

Et c'est avec le sourire le plus agaçant du mode, qu'il guette les réactions et les tics de son visage.



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Re: Stable sweet stable

Message par Alec Craft le Lun 18 Déc - 18:09

Il aurait été difficile pour Alec de ne pas se faire du souci, d’une part parce qu’il ne connaissait que trop bien les capacités de son cousin, il partageait la même monstruosité. Et si lui avait tendance à faire attention, il est clair que cela ne voulait pas dire qu’il ne faisait rien. De l’autre, il se fait du souci pour Peter aussi, quoi que, cela fait bien quelques années que le jeune homme vit et se débrouille, la chose devrait continuer ainsi sans problème. Mais…quand même, Alec préfère savoir, histoire de ne pas se retrouver au dépourvu quand même. Parce que quand une emmerde arrive, autant être certain de la sentir arriver correctement sur sa gueule et d’en comprendre les détails.

« hummm…oui. Je me débrouillerais toujours avec un mensonge en cas de problème. » Conclu-t-il probablement plus pour lui-même que l’autre. Il serait aisé de dire une chose ou une autre, pour que l’autre ne soit pas en danger. Peu importe. Alec se laisse aisément entraîner et se débrouille aussi pour sortir des problèmes, même s’il est un peu plus sage que ses congénères en fait…

Il le prévient pour autant. Peter peut avoir confiance en Alec, et être sur, voir certain, que même en le foutant dehors, il serait toujours là. Chose étrange, mais il n’est pas question pour le lutin puant de laisser son sang dans le froid ou le besoin ! Il aiderait, il ferait, tout ce qu’il demande, c’est d’éviter les soucis à la maison, pour leurs conforts à tous.
Le rire de Peter lui fait hausser les yeux au ciel, dans un sourire de coin offrant à ses traits une expression joueuse.

« Tu as raison, ne promet pas, c’est plus simple…je serais quand même là, si besoin est. » Dit-il au final, à peine pensif mais terriblement franc. Alec aurait sans nul doute mieux à faire que de le dire clairement, mais peu importe. Il est ainsi. Soit dit en passant, il ne demande pas quelle question à l’autre, puisqu’il poserait celle-ci tout de même, alors il laisse.

D’ailleurs l’espace vitale réduit à néant, il regarde de toute sa hauteur le maigrelet bonhomme et hausse un sourcil en l’observant. La promiscuité ne le dérange pas, il a la bouclette leste en le regardant envahir son territoire de bienséance.

« Je ne comprends pas bien ce que tu veux que je te dise mon vieux, mais soit ! Tires moi les vers du nez. Au fond de toi, tu veux pas savoir en fait. »

Avec une tricherie du tout dissimulé le palefrenier vient d’utiliser ses capacités de menteurs, sur une phrase qui marcherait pas ou peu, histoire d’enquiquiner son petit cousin et sa curiosité. Mais à savoir si elle avait marché, il lui laisse le choix du succès ou de l’échec ! Peu importe, il s’amuse, et ce sera même dans un esprit goguenard ! Parce que bon, Alec est peut-être plus sage, force d’avoir la raison en cotoyant Rob qui n’en a pas, il n’en reste pas moins un Fir Darrig qui se laisse aller dès la présence d’un semblable. Un semblable proche de préférence ! Parce qu’avec la promiscuité amicale et/ou familiale, il ne réfléchit plus trop aux conneries qui ne doivent pas être faites !

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