1762 - L'été de l'année dernière, Édimbourg, Écosse. Les vagues frappaient contre la rive en un bruit constant et répétitif, comme une douce berceuse chantée par la mer du nord, une caresse légère sur votre front, un tendre baiser rassurant de la nature. Tout indiquait un matin normal sur les quais du port de Leith, si ce n’étaient les corps inertes qui flottaient comme des billots de bois mou abandonnés. Six corps. [...] Lire plus.
Lundi, 15 octobre 2018

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(M) Iain Glen | Le Commodore

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(M) Iain Glen | Le Commodore

Message par Ælpein Hamilton le Jeu 14 Sep - 9:12

Le Commodore
Métier libre
45-50 ans
Caoineag (40%-90%)
Trépas attendu
Piètre chance
Rixes adorées
Modique probité
Iain
Glen
(le Commodore n'a pas de nom parce que celui-ci vous est libre) Naissance qu'il qualifira toute sa vie d'anicroche, c'est dans le dédale des titres de noblesse que le futur Commodore vit le jour, une matriarche l'ayant maudit de survivre — il en est persuadé. Aveugle à l'espoir parental de garder un enfant en vie, ne lorgnant que sur les lochs, repaires de foutus Ceasgs ayant dévorés sa fratrie le Commodore ne se pensait pas pouvoir un jour caresser une once de bonheur. Pas même lorsqu'il fut intégré à la Royal Navy comme midshipman, un rêve pourtant, la fascination des voiles et des armes dans le coeur. Et pas davantage de promesse de bienheureux compagnon en voyant ses guibolles être empêtrées d'une présence indésirable, un aspirant officier qui tout comme lui n'accepta cette haine réciproque que pour la promesse des gallons dorés à venir. Sous le fracas des canons brisant chaque navire sur lequel il embarquait, aux enfléchures qui vennaient serrer les gorges de ses compagnons se noyant dans un mélange de poudre et de corps mutilés, le Commodore traversa les années de service dans la vision des naufrages qu'il partageait toujours avec le même survivant, le poussant alors à chercher la mort, à aller se prostrer devant elle à chaque fusil brandit contre sa tempe. Mais elle lui était interdite, dès lors condamné à voguer sur les mers dans ce tumulte de malchance qui, ironiquement, fit la légende de sa survie. Jamais le Commodore ne s'était pensé apte au bonheur, avant que le gouvernail ne tourne enfin.
Devenu patriarche d'une enfant ravissante, on lui flanqua peu de temps après les galons de Commodore sur les éclanches, la consécration ultime. Homme respecté, marin aguerri, son portrait au pinceau rappelant son ancien chagrin avec justesse, il eut enfin le coeur léger, le rictus si souvent amusé qu'on pensait qu'il finirait par en être défiguré. Et désormais, au fil des victoires, pourquoi se serait-il inquiété d'une mission aux allures banales dans les premiers noeuds de la Guerre de Sept ans ? Pourquoi aurait-il craint de ne plus jamais voir son enfant et son insupportable confrère ? Non, en 1756, jamais il ne cru partir pour si longtemps. Jamais il ne pensa qu'il entendrait à nouveau les hurlements de son équipage défait, ces chairs percées par leur désespoir auquel il ne pouvait rien y faire si ce n'est qu'en être spectacteur horrifié, vaincu et maudit.

(parce que je n'ai pas d'idée précise sur ce qu'il est advenu jusque mi-1761, voici quelques pistes exploitables):
Fait prisonnier par les Français ayant détruit sa flotte (colonie, navire, forteresse, au choix), l'ennemi ne chercha même pas à marchander sa vie contre un contrat, rang militaire et origine sociale pourtant prometteurs d'un échange fructueux. Le Commodore ne retrouva alors la liberté que grâce à l'opportunité d'une évasion risquée lors d'un assaut des Britanniques sur le lieu où il était retenu. Rentrant au pays, il apprit que l'armée l'avait déclaré mort et saissit l'opportunité pour demander à quitter la vie militaire, à endosser nouveau nom si nécessaire, n'aspirant plus qu'à retrouver son enfant et un quotidien plus simple.

OU

Sujet d'une mutinerie à la bassese d'esprit révoltante, et jugé plus vulnérable car amputé de son second qui partageait sa légende depuis l'adolescence, il fut abandonné au large d'une île/continent sur lequel il n'était rien et n'avait rien. Récupéré par un explorateur étranger, il fut une sorte de passager-prisonnier de prestige, se glissant en poche la sympathie de ses geôliers en mettant ses connaisances en navigation, astronomie et botanique au service de l'équipe scientifique. Voyage bien trop long à son goût et lui faisant oublier à quoi ressemblait sa contrée natale, la vie rurale et le quotidien d'une cité, il parvint à s'échapper en 1761 et à rejoindre un port britannique, ne passant même pas part la case Royal Navy pour informer de sa survie et la mutinerie dont il avait été victime, un peu hagard et n'ayant que le souvenir de sa fille en tête.

OU

Ayant vaincu bon nombre d'ennemis Français, c'est sous la lame d'un forban des mers qu'une partie de son équipage a rendu l'âme, captif dont la tête promettait un bon prix. Ne voyant que la solution de la comédie pour s'extirper de sa fâcheuse situation, le Commodore argua peu à peu qu'il était lui aussi un gnard voulant naviguer sous le pavillon de la liberté des pirates. Il débuta alors un espionnage de l'intérieur, envoyant régullièrement des missives à son ancien officier depuis chaque port visité pour informer des crimes commis par les hors-la-loi avec qui il était coincé, leurs prochains méfaits, les contrats de richesse, etc... sans jamais aucun résultat concluant. Après moults tribulations et années d'intégration malheureuse, il parvint à occire le mécréant l'ayant enchaîné à cette vie et retourna en Angleterre. Bien que la Royal Navy n'avait jamais eu vent de sa fausse nouvelle profession, il fut effrayé que sa répparition condamne le nom familial pour traîtrise et fuya toute accointance militaire.

De retour au pays à la mi-1761, le Commodore tenta péniblement de récolter des informations sur le destin de son enfant qu'il avait confié à ce foutu officier lui collant le râble depuis l'adolescence, se confrontant aux obstacles des blases ayant changé, les registres militaires troubles, les portes fermées et des semaines allité à cause d'un état encore faible. Et désormais à Édimbourg, nul doute que même l'étrange tueur de cette ville ne stoppera le Commodore dans sa quête de retrouvailles larmoyantes et sanglantes.

Affliction et aversion de naufragés
C'était nul alors on recommence l'écriture.


Vieille accointance pour un cluedo réussi
Il était une fois, un lutin crépissant adorablement dans les geôles.

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Métier : Capitaine de la Royal Navy à quai, il a été fait Gouverneur du Château d'Edimbourgh à son regret semi-sincère.
Pouvoirs : Apnée longue durée, chant hypnotique et fétiche.
Inconvénients : Fort besoin affectif, provoque des désastres nautiques, appel de la mer, goût du sang et syndactylie.


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Re: (M) Iain Glen | Le Commodore

Message par Ælpein Hamilton le Jeu 14 Sep - 9:13

Un mot en plus
Déjà, un grand merci pour votre lecture par ici, et puis aussi pour votre passage sur le forum qui, j'espère, fait naître de l'inspiration et des idées dans vos mirettes !  
Sans plus attendre, voici quelques petites informations supplémentaires sur le scénario qui vous seront peut-être utiles :
En premier lieu, pour l'AVATAR c'est complètement négociable. J'hésitais entre Iain Glen et Toby Stephens, mais c'est pas du tout ancré dans le marbre. Prenez un faceclaim qui vous plaît, vous semble coller au personnage une fois sous votre plume et je ne pourrais dès lors qu'être heureux. Au niveau du NOM & ORIGINES, vous pouvez en faire un étranger à Édimbourg, un natif, un membre de Clan (mais n'allez pas chez les MacKenzie, c'est de la mauvaise canaille), bref, ce que vous voulez, de manière à ne pas vous amputer d'autres liens plus anciens si envisagés. De plus, les titres de noblesse peuvent être très récents ou anciens, famille à la vie modeste ou non, en terres anglaises ou écossaises. Côté monstruosité, ce n'est pas un Caoi très épargné donc au minimum 40% de taux d’abomination avec en inconvénients au moins l'incapacité de se suicider et le spleen, et en pouvoirs la cécité maudite et/ou pleurs maudits plus les joies qui vous font de l’œil. Si ça vous amuse vous pouvez aussi troquer pour la capacité à maudire. Concernant la nouvelle PROFESSION, c'est complètement libre. Du moment qu'il regrette le temps des rixes et que donc il ne se bat pas au quotidien, c'est nickel. Et si vous avez envie de conserver le grade militaire, en truandant on peut trouver un truc sans trop de soucis ! Au niveau de l'HISTOIRE, vous avez pu le voir il y'a de la place pour pas mal d'ajouts. Tout comme les LIENS l'important est de garder les grandes lignes de l’esquisse, mais n'hésitez pas à proposer de la fourbe broderie ou des changements, toute élaboration et concertation est évidemment la bienvenue. Et puis il faut savoir que j'aime quand c'est tordu, au rythmes de complots avec autrui et railleries sur le malheur des personnages.

D'ailleurs, en terme de malheur, je préfère prévenir que j'écris de longs pavés mais que ça ne veut pas dire que j'en attends la même chose, absolument pas ♥️ J'aime une plume à partir du moment où elle sait conter un récit, qu'il y'a de quoi se mettre sous la dent et peu d'offenses à la langue française. En gros, je suis pas exigeant.
Alors, même si vous ne débarquez pas avec le Commodore, j'espère que vous nous rejoindrez parce que ce forum il est beau tout plein et c'est de la folie sanglante qui règne dans ces lignes.  (#InstantPub)

Encore un grand merci pour la lecture, et si le scénario vous a plu n'hésitez pas à m'envoyer un petit MP ou quoi, je vous couvrirais d'amour et de whisky.  


_________________
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THIS ONE MEANS THE MOST TO ME IT STAYS HERE FOR ETERNITY A SHIP THAT ALWAYS STAYS THE COURSE AN ANCHOR FOR MY EVERY CHOICE A ROSE THAT SHINES DOWN FROM ABOVE I SIGNED AND SEALED THESE WORDS IN BLOOD I HEARD THEM ONCE, SUNG IN A SONG IT PLAYED AGAIN AND WE SANG ALONG

À mi-temps je suis aussi amoureux insupportable des archives historiques:
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