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  • (Aodhan) In the face of evil

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    (Aodhan) In the face of evil

    Message par Siomon MacKenzie le Dim 10 Sep - 22:01

    Il passe une minute entière à essuyer du bout des doigts un des boutons de sa veste. Juste pour retirer une poussière. Une fois la besogne faite, il passe encore une minute à astiquer le même bouton, en recourbant sur son index le tissu de sa manche, pour effacer les traces de doigts. Il aime quand c’est propre. Il aime quand ça brille.
    Il aime quand c’est beau.
    Il a mal à la tête, mais c’est assez commun. Maintenant il ne fait plus tant la différence entre le mal de tête causé par son affection pour l’opium, celui apporté par les virus et autres horreurs microscopiques du même genre, ou bien par la fatigue.
    Il soupçonne un très savant mélange des trois.
    À ce qu’il parait, les nerfs peuvent lâcher, de temps en temps, même quand on est un expert en la matière. Siomon ne se fait pas encore trop de soucis à ce propos. Même si la gaine était fragilisée, il les avait suffisamment fortifié pour pouvoir passé à travers les petits désagréments de la vie.

    Ce qu’il s’était passé, à la paroisse, n’avait été qu’un de ces petits désagréments. C’était ce qu’il se répétait la nuit, lorsqu’il n’arrivait pas à dormir, et le jour, quand il se sentait obligé de se retourner dès qu’il entendait un bruit suspect.
    Et que c’était ridicule, aussi. Ce n’était pas la première fois qu’on tentait de le t-
    Ce qui était agaçant, c’était qu’il savait très bien que là n’était pas le cœur du problème. Et qu’il se ressassait ses phrases encore et encore pour enfouir le plus profond possible le vrai problème.
    Il y ferait face plus tard. Quand il aurait moins mal à la tête. Quand il aura repris son assurance habituelle — qui ne l’avait pas quitté de l’extérieur mais à laquelle il avait légèrement de peine à se raccrocher à l’intérieur.
    Il y ferait face plus tard.
    Il sourit, tourne son bouton, l’admire. C’est doré, ça brille.
    Il aime ce qui est beau, ce qui est sans tache, ce qui est sans accroc.
    Il y ferait face plus tard.

    Réglé ce qui pouvait être réglé, gérer les affaires simples à gérer. C’était son programme. Mieux valait ne pas voir trop grand, et Siomon n’était pas du genre à mettre sa propre psyché au défi : si sa mémoire, son cerveau, son corps bloquait sur quelque chose, il ne forçait pas. Physiquement, il pouvait se pousser à bout, mais pas mentalement. Pour avoir déjà vu des personnes brisées, il n’avait pas envie de rejoindre leurs rangs. Alors il se contente de ce qui roule correctement, de ce qui fonctionne, de ce qui pourra — le plus simplement du monde, l’abreuver de cette sensation si appréciée.
    Siomon, il aime le contrôle.
    Il aime ce qui est beau, net.
    Sauf que les gens, autour, ne sont pas d’aussi bons architectes que lui, alors il faut les aider. Leur forcer la main, si besoin est. Les contrôler.
    C’était apaisant, de voir les choses se dérouler comme elles le devaient. Siomon, il aimait ça.
    Il recherchait ça.
    Il recherchait Aodhan Leòdeach.

    Il aimait ça, normalement, traîner dans les rues. Il connaissait beaucoup de monde, et beaucoup de personnes le connaissaient. Il s’arrêtait souvent pour échanger une plaisanterie avec une vieille dame, une messe basse avec un de ses mômes qui espionnaient dans les rues pour lui. Là, non. Pas aujourd’hui, pas ces derniers jours.
    Il avançait, et ne se retournait pas pour sourire à une connaissance. Il se retournait pour vérifier qu’il n’allait pas voir l’éclat d’une lame valser devant ses yeux.

    Ridicule. Il ne craignait rien.
    Mais comme il ne pensait pas à Lea-
    Comme il n’y pensait pas, il n’y avait plus que lui.
    Siomon MacKenzie n’avait pas peur pour lui-même, pourtant.
    Normalement.
    Il aimait les choses nettes, claires, rangées, normales.
    Il n’aimait pas quand tout se mêlait. Alors il balayait.
    Reviendrait inspecter la poussière au fond de la corbeille une prochaine fois.

    Il finit par contourner le château, pour arriver à West Port, là où crèche ce selkie. Pas celui là, l’autre. Pas l’Aut…
    Il soupire, s’arrête un instant, fait mine d’admirer l’architecture branlante qui l’entourait — aux Amériques ils avaient tout de même une toute autre façon de construire, quoi qu’on dise sur les américains. Il inspire, expire, correctement.
    Il aimait ce qui était net, ça commençait par là.
    Il s’approche de la porte, devant laquelle il s’était déjà posté, plusieurs fois.
    C’est beau, la mémoire. Musclulaire, visuelle, auditive. Elles se combinaient, les unes par rapport aux autres, et elles portaient. Siomon, en voyant cette porte, ressentait l’électricité de la puissance qui lui traversait les nerfs à chaque fois qu’il voyait le petit Aodh se ratatiner sous ses yeux.
    C’était ce dont il avait besoin.
    Il toque à sa porte. Et s’annonce, de fait. Cinq coups, deux — silence, puis trois rapides.
    Il sourit. il était pleinement à son aise. Et quand la porte s’ouvre, il baisse les yeux vers Aodhan : « Tu n’as pas l’air bien en forme. Dis-moi, comment vas-tu ? »

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    Mains croisées sur mon corps vivant,
    Je mourrai sans communion.
    C'est toute mon âme qui se fend,
    Tout ce qui pour moi va à vau-l'eau.

    Tu voudrais bien toi savoir
    Pourquoi je suis ainsi punie.
    Regarde le ciel par la fenêtre,
    Tout de moi y est dit.


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    Re: (Aodhan) In the face of evil

    Message par Aodhan Leòdeach le Mar 19 Sep - 12:03

    ine the face of evil
    Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth. I could creep up beside put a gun in your mouth. Makes me sick when I hear all the shit that you say, so much crap coming out it must take you all day

    Aodhan n’a aucune idée de ce qu’il a bien pu se passer à l’église. Il n’est pas allé voir Tristan depuis quelques jours, et ne sait pas quand il y retournera. Il a de plus en plus de mal à se présenter devant son ami, effroyablement intimidé, il ne sait pas par quoi. C’est juste que rien ne va dernièrement, il a peur. Lui qui passait jusque là ses nuits à rôder dans la ville, à s’y perdre en macérant ses pensées, n’ose plus passer la porte de chez lui une fois le soleil couché. Il ne supporte plus la nuit. Il panique à la moindre perturbation. Et il y en a beaucoup, des perturbations. Il voudrait pouvoir s’enfermer.
    Son colocataire a disparu.
    Pas qu’il se soit volatilisé, ou qu’il ai disparu sous ses yeux mais il ne rentre plus à la maison. Peut-être s’est-il fait tuer. Aodhan se demande s’il réussira à payer le loyer s’il habite là seul. Il se demande pourquoi il a disparu. Il se demande si c’est de sa faute. Il se demande s’il y a encore d’autres choses qu’il a oublié, à part cette soirée où il resté trop tard à  l’imprimerie pour un rendez-vous. Il ne s’est plus jamais réveillé avec l’odeur et le goût du sang partout sur son corps mais l’inquiétude persiste. Il se fait peur, de plus en plus. Ses mains n’ont jamais été en si mauvais état.

    Dans l’effervescence de sa panique, Siomon a été oublié. Porté disparu visiblement depuis un moment, Aodhan en est même venu à penser qu’il ne le reverrait jamais. Le pseudo-pasteur devait en avoir fini avec lui, s’être lassé, ne plus rien avoir à tirer de cette épave humaine. Le selkie a peut-être été abandonné. Et il ne sait pas trop ce qu’il ressent par rapport à cela. Ne pas revoir son tortionnaire n’est pas une si bonne nouvelle que ça, bien que son absence le rassurait, il ne peut pas supporter qu’elle soit définitive. Cela signifiait ne jamais récupérer sa peau, ne jamais pouvoir retrouver ce qui lui appartient. Comme un petit morceau de son individualité flottant à jamais au loin, inaccessible, pour qui que ce soit. L’individu est capable de revendre sa peau. Aodh craint plus que tout de voir une face inconnue se révéler devant lui, peau en main, sourire aux lèvres et quelque ordre déjà en train de se former dans sa gorge. Il préfère connaître son démon. Surtout maintenant qu’il sait son nom.
    Siomon.
    Il veut le tuer. Assez simplement, sans grande complication morale ou éthique : il veut le tuer. Mettre fin à sa vie pour simplifier la sienne propre. Tout serait plus simple s’il pouvait avoir de nouveau sa peau. Aodhan est persuadé que c’est cela, qui lui pose problème, qui l’empêche d’être comme les autres et qui lui donne tant de doutes sur ce qu’il fait. C’est pour cela qu’il ne se contrôle pas. Impossible de contrôler quelque chose qui ne vous obéi pas, qui ne vous a jamais appartenu, qui n’a jamais obtempéré à vos ordres. Aodhan ne sait pas être seul, ne sait pas s’obéir à lui-même sans sa peau. Il lui faut sa peau. Il lui faut retrouver ce semblant de stabilité avant de perdre complètement les pédales.

    Le bruit à la porte le fait sursauter sûrement plus qu’il ne devrait. Quelques simples coups à l’entrée et, déjà, il sent ses muscles se tendre d’anticipation. Son colocataire de retour ? Non, il aurait les clefs. Son boss ? Il le voit demain. Sineag ? Non, Sineag est morte, arrête de l’appeler, imbécile. Après un temps d’hésitation atrocement long, la proie se lève de son fauteuil, épaules voûtées, regard inquisiteur, en s’approchant de la porte comme on anticipe une catastrophe. Il l’entrouvre d’abord, inquiet, avant de reconnaître le visage souriant derrière.
    Il ne sait pas s’il est soulagé que ce soit lui.
    En tout cas, il a d’abord l’instinct de refermer la porte directement sur son nez, sans lui laisser le temps de lui parler, de lui donner le moindre ordre. Il n’en a pas l’occasion, ou même la force. Poussé par la force de l’habitude, la porte s’ouvre davantage encore et Aodhan s’efface, le laissant rentrer, malgré le grincement de ses dents. L’impératif, déjà, l’irrite. Il sent ses entrailles se tordre à chaque seconde qu’il passe sans répondre. Il sait qu’il n’a pas le droit de mentir.

    « Mal. »

    Il referme la porte derrière lui sans en rajouter davantage, déjà résigné à ne lui céder qu’un minimum de terrain. Le minimum. Rien de rien. Rester immobile, au milieu de la pièce, à le fixer, et ne rien lui accorder. Rien de rien. Surtout pas un sourire, surtout pas -

    « Du thé ? »

    La proposition lui écorche la gorge en même temps qu’elle lui échappe. Il le regrette et s’en félicite en même temps. Il faut amadouer la bête, le reptile perfide qui s’est glissé chez lui. Parce que malgré les supplications de Tristan, Aodhan compte bien tuer Siomon à la première occasion se présentant devant lui. Et cette fois-ci, il n’aura pas l’ombre d’un remords.
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    La Vie est triomphante et l'Idéal est mort,
    Et voilà que, criant sa joie au vent qui passe,
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    Re: (Aodhan) In the face of evil

    Message par Sreath-Mhurtair le Mar 19 Sep - 14:58

    do you feel my breath on your neck ?
    In the face of evil
    Toc…Toc…Toc…
    Ça ne te rappelle rien ? Un toc qui te tique, et tac ta vie est coupée.

    Tu marches vite. Tu marches trop. Je t’ai suivi. Je choisirais celui que tu vas voir. Toi tu ne m’intéresses pas. Mais c’est toi que je renifle, je t’ai choisi pour limier, le hasard d’un jet de dé. Paire c’était toi, impair un autre.

    Toc..toc..Toc…
    Petite porte fermée, ouvres-toi s’il te plait. Car je toque, mais je veux tuer. Devant la porte, silhouette dressée, manteau noir et chapeau, je me dissimule, masque de chair décomposé. Ouvre ! OUVRE !

    Dé d’attaque :

    Succès : J’ai de la patience.
    Echec : Je n’en ai pas.  

    Je te laisse le temps d'ouvrir. Fait. Ouvre. J'écoute vos voix à l'intérieur. Je me vexe si je reste dehors. Laissez-moi renter.
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    Re: (Aodhan) In the face of evil

    Message par Ceann-Uidhe le Mar 19 Sep - 14:58

    Le membre 'Sreath-Mhurtair' a effectué l'action suivante : Le Destin


    'Succés/Echec' :
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    Re: (Aodhan) In the face of evil

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