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  • Llewyn MacGobhainn | Oh, sinnerman, where you gonna run to ?

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    Llewyn MacGobhainn | Oh, sinnerman, where you gonna run to ?

    Message par Llewyn MacGobhainn le Ven 19 Mai - 20:43

    Fiche de présentation
    Tá fáilte romhat
    Llewyn
    MacGobhainn
    “ I'm a pain dealer. I'm a faith healer. I'm a soul stealer. And I'm coming for you. I'm a dream breaker. I'm a truth maker. I'm a cold-blooded killer. And I'm coming for you. And there's nothing you can do. ”
    About me
    details & shit
    Âge 35 ans
    Nationnalité Écossais
    Origine Pays de Galles
    statut civil Marié, malheureusement. Le fait que cette femme partage son lit le révulse. Il ne l'a pas choisie, aimerait la voir six pieds sous terre, mais sans qu'il puisse se l'expliquer, il ne peut se résoudre à se débarrasser d'elle.
    orientation Hétérosexuel
    métier Chirurgien et scientifique, prêt à tout pour découvrir les secrets du corps humain.
    finance De part sa famille et son métier, ses finances se portent à merveille.
    race Oilliphéist
    Alignement Neutre Mauvais
    Abomination 80%
    PouvoirsDents acérées (1), Discrétion naturelle (1), Agilité naturelle (1), Contrôle des éléments (5)
    Inconvénients Cannibale, Agoraphobe, Phobie de la cornemuse et Sang froid
    Caractère
    Vous avez peu de chance de croiser Llewyn, il n'apprécie pas la compagnie des gens et préfère de loin le silence de sa demeure. Il préfère rester chez lui à étudier plutôt que de sortir se pavaner dans les rues d'Edimbourg. Lorsque vous le croisez, il est d'une élégance froide et distante. Il n'aime pas discuter ni être contraint de se sociabiliser. S'il doit être en contact avec des gens, cela doit venir de lui et ce sera uniquement parce qu'il l'aura décidé. Il a ce côté fier et arrogant des personnes riches et influentes. Il sait qu'avec le bon mot et la bonne somme, tous ses désirs peuvent se réaliser. Il est calculateur et légèrement manipulateur, n'hésitant pas une seule seconde à jouer avec les vies et les esprits des gens. Patient, il est pragmatique et consciencieux. Il a ce besoin de tout contrôler et il est légèrement maniaque sur les bords. Il aime que tout soit en ordre et à sa place. Il sait ce qu'il fait, pourquoi il le fait et n'hésite rarement lorsqu'il est question de médecine. Il est extrêmement attentif à son environnement, même s'il n'en donne pas l'air et l'Olliphéist est un grand curieux, presque à la limite du malsain. Pour lui, chaque chose renferme des secrets qui ne demandent qu'à être découverts. C'est un homme avide de connaissances et qui, malgré ses dires et les apparences, aime faire partager son savoir. Llewyn est fier de ses nombreuses connaissances et supporte entièrement l'idéologie des Lumières. Pour lui, l'héritage monstrueux est une abomination et doit être combattu. C'est devenu une obsession chez lui au point qu'il en arrive à des extrêmes. Sadique et violent, il est prêt à tout pour parvenir à ses fins et n'a aucun scrupule. Cependant, il n'est pas inconscient et reste quelqu'un de prudent. Llewyn est devenu paranoïaque, pensant que tout le monde veut s'en prendre à lui. Il a peur que ses collègues le rejettent à cause de sa condition monstrueuse. Être exclu de la communauté scientifique sonnerait sûrement la fin de l'Olliphéist. Afin de se protéger, il a été jusqu'au vol d'un fétiche de Ceasg afin de s'assurer de son silence quant à ses activités et son ascendance monstrueuse. Llewyn est dégoûté et terrifié par son héritage, il n'arrive même plus à se regarder dans un miroir. C'est encore plus vrai depuis que, grâce à Teàrlach, il a les moyens de satisfaire ses pulsions cannibales. Désespéré, Llewyn se jette à corps perdu dans la recherche d'une possibilité de purger son sang vicié.
    Anecdotes
    N°1 : Llewyn a passé son enfance chez son oncle au Pays de Galles avant de revenir en Écosse vers ses 6 ans. D'ailleurs, le prénom Llewyn est d'origine galloise.

    N°2 : Il reçoit certains patients à son domicile, dans son bureau qui se trouve à l'étage de sa demeure. Le reste du temps, c'est un espace privé et il est interdit à quiconque d'y entrer sans y avoir été invité.

    N°3 : Llewyn possède son propre laboratoire et il y pratique la chirurgie. C'est ici également que s'organise le trafic de cadavres car il y a un accès vers l'extérieur.

    N°4 : Llewyn n'a aucun contrôle sur sa nature d'Oilliphéist. Il ne sait que refouler ses pouvoirs et instincts, mais il n'a jamais pu les accepter. Afin de contrer les effets de ce refoulement, il prend en grande quantité une herbe qui inhibe son héritage pour quelques heures. Suivant la dose ingérée, les effets secondaires sont plus ou moins importants.

    N°5 : Avec Teàrlach Ó Ceallaigh, les deux hommes hommes gèrent un trafic d'êtres humains et d'organes. En général, il s'agit de cadavres volés aux cimetières, mais il peut arriver que les personnes arrivant dans le laboratoire de Llewyn possède encore une petite étincelle de vie. Tout cela se fait bien sûr dans le plus grand secret et la seule personne qui a découvert la supercherie préfère mystérieusement ne rien dévoiler aux autorités.

    N°6 : Llewyn rejette totalement le vitalisme, ce courant philosophique qui, d'après lui, ralentit les progrès en biologie en proposant une explication métaphysique à la vie. L'Oilliphéist n'est pas d'accord, refusant d'admettre que le phénomène de vie lui-même pourrait être lié à quelque chose échappant à la compréhension humaine.

    N°7 : L'Oilliphéist porte toujours sur lui une seringue contenant une dose létale de curare. Juste au cas où.

    N°8 : Llewyn a fait un voyage en France. Là-bas, il a lu de nombreux traités de médecine, s'est rendu à des réunions de scientifiques. Pendant toute une année, il a rassemblé le plus d'éléments possibles,
    cherchant un moyen de se débarrasser de son héritage monstrueux. Sans succès.
    Hors Jeu
    pseudo Koschtiel
    ton âge 18 années
    comment as-tu connu le forum ? Eheheh. En fait, je sais pas comment je suis arrivé ici ._.
    depuis combien de temps fais tu du rp ? 5 ans maggle, mais bon, je sais plus trop non plus
    quelles sont tes premières impressions du forum ? Il est super moche et franchement, je sais pas pourquoi je suis ici. En plus, le staff pue
    ta fréquence de rp ? Tous les jours
    et un dernier mot ? Notre bébé est làààààà  

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    Re: Llewyn MacGobhainn | Oh, sinnerman, where you gonna run to ?

    Message par Llewyn MacGobhainn le Ven 19 Mai - 20:44

    histoire
    Save yourself for the devil is on his way. So you pray, so you pray, but you can't hide, you can't hide when evil calls your name.
    Une plume griffonnait des notes sur un petit carnet tandis que des doigts parcouraient lentement les pages d'un ouvrage tout  neuf. La pièce était silencieuse, seul le bruit agréable de la plume frottant contre le papier venait troubler le calme qui régnait dans la pièce. Derrière Llewyn se tenait une immense cheminée, diffusant sa douce chaleur. L'homme était assis à un bureau en bois, massif, paré d'ornements et de décorations témoignant de la fortune du propriétaire. Le temps semblait s'être arrêté, laissant le chirurgien s'imprégner des dernières avancées scientifiques. Il semblait concentré, fasciné et il jubilait intérieurement à l'idée de pouvoir voir de ses propres yeux toutes ces découvertes médicales, principalement en ce qui concernait l'anatomie. Un sourire mutin lui monta aux lèvres, se rappelant que son prochain patient servirait sans doute de cobaye. Les progrès en sciences ne s'embarrassent ni de l'éthique ni de la morale. Chez le chirurgien, il n'y avait pas de place pour ces préoccupations immatures et inutiles. Seuls comptaient les résultats et les connaissances qu'il pouvait acquérir.

    Llewyn posa sa plume et relut rapidement ses nouvelles notes avant de refermer son carnet. Dans un soupir de satisfaction, il tourna la tête vers la fenêtre, laissant son regard parcourir le toit des bâtiments d'Edimbourg. La ville était crasseuse et malodorante, une raison de plus pour ne pas sortir de chez-soi. Cependant, le chirurgien devait parfois se résoudre à quitter sa demeure pour se rendre à l'université. En tant qu'homme instruit, il se devait de transmettre ce savoir aux générations futures. Sans cela, il ne pourrait jamais trouver un moyen de se débarrasser de son héritage monstrueux. S'il transmettait ses connaissances, peut-être vivrait-il assez vieux pour assister à la découverte d'un remède ?

    On toqua à la porte de son bureau et sa bulle de silence et de solitude éclata, arrachant un long soupir à l'Oilliphéist.

    « J'espère pour vous que vous avez une bonne raison de me déranger.
    - C'est votre femme, Sir, elle veut vous voir. »

    Nouveau soupir avant de reprendre la lecture de l'ouvrage. Ce soir, il n'avait pas envie de voir le visage de cette femme qu'il ne connaissait à peine, même après toutes ces années. Mariage arrangé pour dilapider l'héritage monstrueux des MacGobhainn et ça permettait à une roturière de goûter à la vie de luxe. Ces parents s'étaient sentis comme des saints, sauvant de la misère une jeune femme destiné à quelque chose de plus grand. Llewyn avait encore du mal à considérer Màiri comme sa femme, il la voyait plus comme une colocataire forcée.

    « Dîtes-lui de se passer de moi pour ce soir.
    - A vrai dire, Sir, ce n'est pas pour elle... C'est à propos de Mister Ó Ceallaigh. »

    Quand on parle de colocataire forcé... L'Oilliphéist arrêta immédiatement sa lecture et releva la tête vers la porte entrouverte. Délaissant ses livres et ses carnets de notes, il se leva de sa chaise et se passa une main sur le visage. Ó Ceallaigh était vraiment une plaie et Llewyn manqua plusieurs fois de rompre leur accord.

    « Qu'est-ce qu'il a encore fait ? »


    Pensif, un brin méprisant, Llewyn observait sa femme découvrir leur manoir. Il ne connaissait même pas la jeune femme et le voilà pourtant marié. Seuls quelques mots échangés se portèrent garant de leur futur ménage ensemble. Leurs familles respectives s’étaient chargé de tout arranger. L’une heureuse de pouvoir s’élever socialement, l’autre de dilapider leur héritage monstrueux en unissant un Oilliphéist et une Ceasg. Màiri Leamhnach partageait désormais son lit. Cependant, Llewyn était résigné à ne pas vouloir de descendance. L’enfant à naître serait nécessairement monstre et il propagerait sa peste. Il regardait cette femme et il ne voyait qu’un problème, une erreur dans son équation. Il pourrait s’en débarrasser, faire croire à un accident. Cette perspective fit sourire intérieurement l’Écossais. L’idée était alléchante, mais Màiri, malgré son manque évident de raffinement, pourrait lui servir. C’est un visage indifférent qu’il présenta au sourire radieux de sa nouvelle compagne. Elle semblait ravie de sa nouvelle demeure. Llewyn n’était pas du tout de cet avis. Elle n’était qu’une présence dérangeante, un obstacle à sa tranquillité.

    Sans un mot, il prit son tricorne qu’il mit sur sa tête et quitta la pièce principale. Ses pas le guidèrent loin des lourdes décorations et du mobilier étincelant. Traversant entièrement le manoir, il arriva dans les jardins verdoyants. En cette saison, l’air était chargé de parfums. Un vent rafraîchissant soufflait tandis que l’Écossais se rendait lentement vers une cabane en bois. Llewyn fronça le nez lorsqu’il poussa la porte de l’habitacle. La personne ici cultivait toutes sortes de plantes. Jetant un regard aux différents plants, l’Oilliphéist s’avança lentement vers un vieil homme.

    « Mister MacGobhainn ? Quelle surprise de vous voir, cela fait seulement quelques semaines que je vous ai donné les plantes.
    - Certes, mais je retourne enseigner à l’Université pour quelque temps et…
    - Vous avez besoin de plus de feuilles. Je ne voudrais pas être moralisateur, mais vous ne pouvez pas continuez comme ça. Pensez aux effets secondaires, il arrivera un moment où…
    - Ils sont un moindre mal. Maintenant, donnez-moi ces plantes. »


    Le mobilier de la pièce principale de la demeure d’Eònan, l’oncle de Llewyn n’avait rien à envier aux fortunes Écossaises. Le Gallois, bien que plus modeste que la branche principale des MacGobhainn avait su donner un charme particulier au manoir familial. L’Oilliphéist salua son oncle. L’homme était un des rares auquel Llewyn accordait son respect. Après tout, c’était cet homme qui l’avait élevé lors des premières années de sa vie. Cependant, le temps façonna l’affection puérile qu’il lui portait. Désormais, les deux hommes étaient des égaux, seules les rides sur le visage d’Eònan faisaient office de rappel.

    Assis à la grande table dans la salle à manger, l’Oilliphéist observait attentivement chaque personne présente. Son regard passait de son oncle à ses enfants. Deux filles. Deux nouvelles Oilliphéists. La femme d’Eònan mourut en couche à la naissance de la deuxième. Dommage que l’enfant ne périt pas avec elle. Le regard mauvais, il toisait les deux rejetons de son oncle. Ces enfants n’auraient jamais dû voir le jour. Comment se débarrasser de son héritage monstrueux si de nouveaux monstres voient le jour ? Et des femmes, en plus. Si ce fut des garçons, peut-être que le plan que fomentait Llewyn aurait été avorté, mais il était évident qu’il ne pouvait laisser deux filles Oilliphéist en vie. Son oncle était donc suffisamment stupide pour laisser cette peste se propager ? Llewyn releva finalement la tête vers Eònan et le regard des deux hommes s’accrocha. Un mur d’indifférence se présenta à son oncle. L’Écossais ne laissa échapper un mot de tout le repas. Eònan ne le savait pas encore, mais ce fut la dernière fois qu’il vit ses filles en vie.


    « Teàrlach, c’est bien ça ? Qu’est-ce qui vous amène ? »

    L’Oilliphéist n’était pas d’humeur à recevoir de la visite. Il revenait à peine de son voyage au Pays de Galles et il ne souhaitait qu’une chose : retrouver le confort et de le silence de son bureau. Il ne s’embarrassa nullement de politesse avec le fils adoptif des Leamhnach. Llewyn avait un avis assez pragmatique sur la question, avis partagé par bon nombre de leurs concitoyens. Les Leamhnach ne l’avaient adopté que dans un seul but : s’enrichir. Cette tragédie qui toucha les Ó Ceallaigh avait pourtant bien profité à sa famille adoptive. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Màiri était présente elle aussi sur le pas de la porte et l’Oilliphéist commençait légèrement à s’impatienter. La compagnie de Teàrlach lui était désagréable, il appréciait assez peu le caractère de l’homme. Trop excentrique et totalement imprévisible. Le genre de comportement qui l’amusait énormément lorsqu’il s’agissait d’expérimentations, mais beaucoup moins lorsque le sujet devait rester intact. « Il vit ici, maintenant. » L’Oilliphéist resta muet le temps d’intégrer ce que ces quelques mots signifiaient. Visiblement assez furieux, il se tourna vers sa femme.

    « Depuis quand ?
    - Il est arrivé hier. Llewyn, il s’agit de mon frère, on ne peut pas le laisser à la rue. »

    Il n’avait pas envie de débattre. C’était un non-catégorique, il ne reviendrait pas sur sa décision. Que son frère adoptif dorme dehors, ça lui passait totalement au-dessus. D’ailleurs, que sa femme prenne de telles décisions avait le don de profondément l’irriter. Jusqu’à preuve du contraire, cet endroit lui appartenait et le fait qu’il soit marié ne changeait rien à ce constat. Cette femme était décidément une épine dans son pied. Mauvais, il posa son regard sur Teàrlach. « Il ne restera ici que s’il se rend utile. » D’un geste, il invita le Fir Darrig à entrer et il le conduisit à son bureau. Déverrouillant la porte, il entra dans la pièce délicieusement chauffée. Ses pas claquaient sur le sol tandis qu’il alla s’asseoir. Tout était resté comme il l’avait laissé, réconfortant l’Écossais d’un sentiment de soulagement. Cette pièce, c’était son sanctuaire, le seul endroit capable d’apaiser l’esprit de l’Oilliphéist. Il invita Teàrlach à s’asseoir également et il croisa ses mains devant lui. Llewyn jaugeait son interlocuteur. Il essayait de deviner comment l’homme réagirait à sa demande particulière.

    « Il paraît que la médecine et les sciences vous fascinent. Cela tombe bien. Comme vous le savez, je suis chirurgien et je mène mes propres recherches sur les origines monstrueuses des habitants d’Edimbourg. Je peux vous permettre de satisfaire votre curiosité et, par la même occasion, de vous garantir un toit au-dessus de la tête. » Il marqua une pause, faisant mine de chercher ses mots, mais en profitant plutôt pour analyser le comportement du Fir Darrig. « Comme vous le savez, nous étudions principalement sur des cadavres, mais malheureusement, ce n’est pas suffisant. Je vous demande de me fournir en sujet d’expérimentations. Vivants. Et avec un haut taux d’hybridation. Plus le sujet sera hybridé, mieux ce sera. Peu importe comme vous vous fournirez, ça m’est égal. » Dans un silence pesant, il fixait Teàrlach. Sa voix n’avait pas tremblé une seule fois pendant sa requête. Il était très sérieux et, pour être honnête, n’attendait pas une réponse négative. Si jamais le Fir Darrig refusait, cela n’était pas grave. Il saurait se fournir autrement. Pourquoi pas utiliser le sujet qui se trouvait à quelques mètres de lui. D’ailleurs, Teàrlach serait parfait pour commencer ses nouvelles expériences. Puis, s’il acceptait, l’Oilliphéist pourrait peut-être diminuer sa consommation de plantes inhibitrices. Il n’aurait plus à refréner chacune de ses pulsions. Il pourrait juste, une fois seul dans son laboratoire, laisser cette part de lui prendre le dessus et ainsi éviter les effets secondaires. Si Teàrlach acceptait, ce marché serait plus que bénéfique pour Llewyn.

    « Je vous offre un toit et la possibilité de satisfaire votre curiosité et en échange, vous me fournissez en sujets d’expérimentations. Alors, qu’en dîtes-vous ? »


    Bredouille, c’est par bateau qu’il rentra à Edimbourg de son voyage en France. Il pensait qu’en rencontrant et en travaillant avec les plus grands esprits de son époque, il pourrait trouver un remède à sa condition, mais il faut croire que personne n’a de réponse. L’Oilliphéist ne s’attendait pas non plus à ce que ça tombât du ciel, mais il devait bien avouer que l’incompétence dont ils firent preuve l’agaçait. Ses recherches étaient donc au même point, son année en France était une année perdue.

    Il poussa les portes du manoir. Une sensation familière s’empara de lui tandis que ses pas le guidaient à travers la demeure. Cet endroit et sa tranquillité lui avaient manqué. Posant ses bagages au sol, il salua Màiri qui se dirigeait vers lui, un nourrisson dans les bras. Elle semblait radieuse, pleine de vie, ce qui intrigua légèrement l’Écossais. Avec le temps, l’animosité de Llewyn envers sa femme s’était un peu adoucie. Ce n’était pas de l’amour, loin de là, il acceptait juste un peu mieux sa présence dans cette maison. L’Oilliphéist aurait pu tomber sur bien pire, il le savait.

    « Llewyn ! Je te présente Caireall.
    - À qui est à cet enfant ? »

    Ou plutôt, de qui est cet enfant. Llewyn n’avait pas besoin d’attendre la réponse de sa femme pour comprendre qu’il était d’elle. « Il est de toi. » Un frisson d’adrénaline lui parcourut l’échine. Depuis toujours, Llewyn s’était dit ne jamais vouloir d’enfant, que sa lignée s’éteindrait avec lui. Il ne pouvait pas accueillir cet enfant, surtout au vu de l’avancée de ses recherches. Il n’était pas capable de débarrasser le nourrisson de son héritage monstrueux. Caireall allait grandir, portant le fardeau de ce qu’il était et l’Écossais ne pouvait pas empêcher ça. Il n’était pas prêt.

    Un soir, Llewyn se rendit dans la chambre de son enfant, une seringue de curare à la main. Il ne pouvait pas garder l’enfant en sachant qu’il n’était pas en mesure de le rendre entièrement humain. Telle une ombre, il s’approcha silencieusement. Il n’avait pas encore intégré le fait qu’il était désormais père. Il n’avait jamais souhaité de descendance. Voir l’enfant paisiblement endormi le fit réfléchir et après plusieurs minutes, décida de jeter la seringue. Il n’avait peut-être pas désiré cet enfant, mais maintenant qu’il était là, l’Oilliphéist ferait en sorte qu’il ne manque de rien. Il trouverait un moyen de supprimer la monstruosité.

    Les mois et les années passèrent. Caireall avait bien grandi. C’était un adolescent plein de vie, touche-à-tout et un peu casse-cou sur les bords. Le genre à s’attirer des ennuis, au grand dan de ses parents. Llewyn se fit la remarque que Teàrlach avait peut-être une mauvaise influence sur lui. Caireall avait cette soif de connaissances qui avait le don d’attiser la sympathie de l’Oilliphéist. Il ne regrettait pas d’avoir jeté cette seringue cette nuit-là. Malgré le refus catégorique de Màiri, l’Oilliphéist avait l’intention d’intégrer son fils à leur trafic d’êtres humains. Il comptait le former à la chirurgie. Ses recherches iraient beaucoup plus vite s’il n’était pas seul sur ce projet. Des bras en plus, c’était l’assurance de trouver rapidement une solution viable.

    Un soir, Caireall et Llewyn travaillèrent tard dans le laboratoire de l’Oilliphéist. Le jeune Ceasg nettoyait les outils tandis que Llewyn notait ses dernières observations dans un carnet de bord. Ils n’avaient pas beaucoup avancé ce jour-là. Leur sujet était malheureusement mort depuis trop longtemps pour obtenir des résultats fiables. L’Oilliphéist soupira et maudit silencieusement le Fir Darrig. Les termes du contrat étaient pourtant simples à comprendre, même pour lui. Le chirurgien avait besoin de sujets vivants, avec un taux d’hybridation élevé. Les cadavres étaient utiles pour étudier l’anatomie, mais comment prendre en compte la physiologie si le patient était passé de date ?

    « Aïe, je me suis coupé ! » L’Oilliphéist se figea, comme tétanisé. Le son de la lame tombant au sol lui donna des frissons. Un regard paniqué vers ses réserves de plantes lui indiqua qu’il avait fini les dernières tout à l’heure. L’odeur du sang lui montait dangereusement aux narines, réveillant violemment les pulsions refoulées du chirurgien. La main ouverte et dégoulinante d’hémoglobine, Caireall s’avança vers son père, visiblement aveugle à la lutte de celui-ci pour garder le contrôle de lui-même. « Sors d’ici. » Secoué de tremblements, il n’osait pas regarder son fils, de peur qu’à la vue du sang, il ne puisse plus se retenir.

    « Mais je...
    - Je t’ai dit de sortir d’ici ! »

    Il fit volte-face. Son fils était près de lui, beaucoup trop près. L’odeur métallique si caractéristique était si forte à cet instant. D’ici, il pouvait presque goûter la saveur de la chair. Juste un morceau, ce n’était rien. Juste de quoi calmer ses pulsions. Caireall recula de quelques pas, mais le chirurgien lui empoigna violemment le bras. L’Oilliphéist n’y arrivait plus, la tentation était trop forte. Son corps lui hurlait d’assouvir son envie. Il n’avait jamais réussi à accepter et contrôler cette part de lui et, lorsqu’il planta ses dents acérées dans le bras de son fils, il comprit qu’il n’y arriverait sûrement jamais. Ses dents de dragon ne laissèrent aucune chance à l’adolescent. Une fois la première bouchée passée, Llewyn reprit le contrôle sur lui-même, se rendant compte de ce qu’il venait de faire. Il attrapa le premier bout de tissus qu’il trouva et enroula le bras de Caireall avec. Les cris du Ceasg avaient alerté Màiri qui ouvrit en trombe la porte du laboratoire. Le sang avait maculé le sol et les vêtements des deux hommes. « Llewyn, qu’est-ce que tu as fait ?! »


    L’infection avait emporté son fils. Llewyn avait fait tout ce qu’il avait pu pour son fils, mais ce ne fut pas suffisant. Les semaines qui suivirent, l’Oilliphéist ne quitta pas son bureau. Il ne voulait plus voir personne. Il était dégoûté, terrifié par ce qu’il avait fait. Le chirurgien n’en dormait plus la vie, enchaînant les terreurs nocturnes. Il pensa à un moment à faire ses bagages et à partir. Pourquoi ne pas s’installer dans un endroit dépourvu de cibles potentielles ? Il prenait les plantes d’Archibald. Peut-être trop quand on voyait la force des effets secondaires : migraine, vomissements... Mais ça lui était égal. Il préférait devoir subir cela plutôt que d’accepter sa nature. Depuis cet incident, il reniait plus que tout son héritage. Durant ces semaines, Llewyn remit en cause ses découvertes. Ses convictions restaient fortes, inébranlables, mais touchait-il au but ? Faisait-il fausse route ? Sa haine envers la monstruosité prenait de l’ampleur. Non seulement la sienne, mais également celles des autres.

    Au bout de ces quelques semaines, l’Oilliphéist sortit de son bureau. Il avait fait son deuil et il était plus que jamais déterminé à éradiquer toute trace de monstruosité chez lui. Il reprenait les consultations de certains patients et le trafic avec Teàrlach reprenait de l’ampleur. Lors d’une de ses consultations, un jeune homme clama haut et fort son appartenance aux Selkies. Non sans un regard noir, l’Oilliphéist était d’abord passé outre. Il aurait très bien pu continuer d’ignorer cette révélation si l’homme ne s’était pas vanté de la pureté de son sang. Il était fier de son héritage, fier d’être un monstre. Soit, un léger sourire malsain étira les traits du chirurgien. Faisant passer cela pour un remède à ses problèmes d’insomnie, Llewyn fit boire au Selkie trois drachmes de Belladone. Les effets ne se firent pas attendre. L’Oilliphéist observait sa victime paniquer et réaliser ce qui était en train de lui arriver. Le chirurgien était fasciné par les symptômes qui se développaient chez le Selkie. Il attendit patiemment le temps que le jeune homme perde connaissance, tout en notant deux ou trois observations dans son carnet de notes. Puis, Llewyn se leva et, empoignant le col de sa victime, il entreprit de traîner le corps jusque son laboratoire. À quelques mètres de la porte d’entrée, Seaghdh entra chez lui. Il cherchait après Teàrlach. Toisant le Ceasg, il se contenta d’un simple haussement d’épaule tandis que son beau-frère s’enfuit en courant. L’Oilliphéist réglerait ce détail plus tard. Il devait d’abord en finir avec ce Selkie.

    Sourire mesquin et lueur de fourberie dans le regard, Llewyn cacha avec précaution le fameux fétiche de son beau-frère. Il fallait remercier sa chère femme pour cette information plus qu’intéressante. L’Oilliphéist cherchait un moyen de s’assurer du silence de Seaghdh et c’était le plan parfait. Il avait pris le soin d’envoyer une missive à son cher beau-frère, lui expliquant qu’il détenait son âme et que s’il tenait à rester en vie, il devait garder le secret pour le trafic d’êtres humains. Le chirurgien l’avait prévenu. Au moindre signe de rébellion, son fétiche disparaîtrait pour toujours. Llewyn était fier de son coup. Seaghdh n’était pas en mesure de tenter quoi que ce soit. Pour le moment, tout souriait à l’Oilliphéist. Ses recherches pouvaient continuer, la possibilité d’être dénoncé ne planait pour l’instant plus au-dessus de sa tête. Cependant, le chirurgien restait prudent. Avec les dernières nouvelles qui venaient de tomber, sa tâche allait être plus ardue que prévue.

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    Re: Llewyn MacGobhainn | Oh, sinnerman, where you gonna run to ?

    Message par Llewyn MacGobhainn le Jeu 15 Juin - 13:52



    Recensement


    Mon profil est complété parce que j'ai ajouté les informations suivantes:

    Mon icone en format carré : [ X ]
    Mon taux d'hybridation : [ X ]
    L'âge de mon personnage : [ X ]
    Mon métier / ma profession : [ X ]
    Mes pouvoirs  : [ X ]
    Mon alignement: [ X ]
    Agrémenté mon Champ Libre : [ X ]



    Avatar
    Code:

    <li>Andrew Scott<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=http://marbhadh.forumactif.com/t34-llewyn-macgobhainn-oh-sinnerman-where-you-gonna-run-to]Llewyn MacGobhainn[/url]</li>



    Métier / Profession
    Code:

    <li>Chirurgien<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=http://marbhadh.forumactif.com/t34-llewyn-macgobhainn-oh-sinnerman-where-you-gonna-run-to]Llewyn MacGobhainn[/url]</li>
    Code:

    <li>Scientifique<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=http://marbhadh.forumactif.com/t34-llewyn-macgobhainn-oh-sinnerman-where-you-gonna-run-to]Llewyn MacGobhainn[/url]</li>


    Grande Famille

    (GF Code 1 )
    Ajoutez-moi dans la famille : Leamhnach
    Code:

    <li><div class="mbh_bottin_icon prit"></div> Époux de Màiri Leamhnach<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=http://marbhadh.forumactif.com/t34-llewyn-macgobhainn-oh-sinnerman-where-you-gonna-run-to]Llewyn MacGobhainn[/url]</li>


    (GF Code 2 )
    Créez avec mon personnage une grande famille : MacGobhainn
    Code:

    <div class="mbh_bottin_dedans"><div style="line-height: 0px;" class="pa_titre_box_noir">MacGobhainn</div>
    <div class="mbh_bottin_liste">
    [i]Les MacGobhainn sont des médecins, chirurgiens et/ou scientifiques de père en fils. Ils supportent avec ferveur l'idéologie des Lumières. Cependant, la famille reste très fortement hybridée, en raison des mariages arrangés afin de préserver la fortune de la famille. Il existe une branche galloise de la famille MacGobhainn, mais les descendants sont malheureusement décédés : il ne reste plus que l'oncle MacGobhainn. Aujourd'hui, la famille tend à supporter les avancées scientifiques et à trouver un moyen de se débarrasser de leur héritage monstrueux.[/i]
    <ul>
    <li><div class="mbh_bottin_icon libre"></div> Père MacGobhainn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>Prénom MacGobhainn </li>
    <li><div class="mbh_bottin_icon libre"></div> Oncle MacGobhainn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>Prénom MacGobhainn </li>
    <li><div class="mbh_bottin_icon libre"></div> Mère MacGobhainn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>Prénom MacGobhainn</li>
    <li><div class="mbh_bottin_icon prit"></div> Aîné MacGobhainn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=http://marbhadh.forumactif.com/t34-llewyn-macgobhainn-oh-sinnerman-where-you-gonna-run-to]Llewyn MacGobhainn[/url]</li>
    <li><div class="mbh_bottin_icon res"></div> Épouse de Llewyn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>Màiri  Leamhnach</li>
    <li><div class="mbh_bottin_icon dcd"></div> Fils de Llewyn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>Caireall MacGobhainn</li>
    <li><div class="mbh_bottin_icon libre"></div> Fille de Llewyn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=http://marbhadh.forumactif.com/t102-f-daria-sidorchuk-katherine-garnier-fille](SCENAR) - Katherine Garnier[/url]</li>
    <li><div class="mbh_bottin_icon libre"></div> Cadet(te) MacGobhainn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>Prénom MacGobhainn</li>
    <li><div class="mbh_bottin_icon libre"></div> Benjamin(e) MacGobhainn<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>Prénom MacGobhainn</li>
    </ul></div></div>


    _________________

    A WOLF IN SHEEPISH CLOTHING
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    Pray for my lost soul

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    Multicompte : Àdhamh MacKenzie
    Taux d'abomination :
    80 / 10080 / 100
    Age : 35 ans
    Métier : Chirurgien et scientifique en quête de savoir, prêt à tout pour percer les secrets du corps humain.
    Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
    Inconvénients : Cannibale, Agoraphobe, Déteste le son de la cornemuse, Sang froid


    Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



    Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



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