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  • He made the devil so much stronger than a man • Tristan

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    He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Siomon MacKenzie le Mar 22 Aoû - 20:04

    Siomon aimait que les choses se passent bien. Il avait toujours une idée assez précise du chemin qu’il voulait emprunter, et qu’il voulait voir les autres emprunter par la même occasion. La plupart du temps, ça allait. Quitte à supprimer plus ou moins discrètement — et de façon plus ou moins radicale, les personnes qui n’avaient pas la décence de se plier à ses exigences.
    La plupart du temps.
    Parfois, le temps n’était pas au beau fixe. À croire que Dieu voulait le punir. Peut-être qu’usurper une identité et se faire passer pour un de ses servants ne lui avait pas tant fait plaisir. À supposer qu’Il existe.
    C’était peut-être pour ce genre de choses, justement, qu’une force inconnue se plaisait à lui mettre des bâtons dans les roues.
    God damn it !
    Quelques petits Pater Noster et un Ave Maria pouraient suffir pour apaiser le courroux divin de ce coté là. Il ne pensait pas avoir offensé d’autres puissances omnipotentes ces derniers temps.
    Et en plus, il allait dans une église. Ça ne pouvait que redresser la balance en sa faveur.

    Siomon n’allait pas souvent à l’église. Juste quand il devait maintenir un semblant de réputation. Ou bien quand il voulait se rassurer. La confession, c’était pratique, on n’était pas obligé de tout dire et au final le prêtre finissait toujours par sortir un te absolvo sympathique.
    Ou bien il y allait s’il voulait trouver un pasteur. Un pasteur particulier. Son pasteur, pour être précis.
    Il s’était rendu compte que Tristan le cherchait. Une de ses relations était venue le trouver pour lui servir un : « Y a un pasteur qui te cherche, MacKenzie. T’as fini par brûler une église ou bien tu t’es décidé à te rerereconvertir à la foi chrétienne ? » Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre de quel homme de foi il s’agissait. Ce n’était pas la population qu’il avait normalement à ses basques. Ce qui amenait plusieurs questionnements. Le premier étant : quand est-ce que les rôles s’étaient inversés pour que ce soit Tristan qui lui court après et non plus l’inverse ? La deuxième étant : depuis quand savait-il qu’il était de retour ?
    La réponse à la première question était flatteuse pour lui — l’égo finit par souffrir de toujours voir l’autre s’évaporer sans l’ombre d’une arrière pensée dans la nature. La réponse à la deuxième était plus inquiétante.

    Il avait jonglé, dans son esprit, avec différentes solutions. Le mensonge étant, évidemment, la première qui lui venait en tête. La plus simple, la plus sûre et aussi celle qu’il maîtrisait le mieux. Il était bien plus doué pour faire son beau parleur que pour sortir un mea culpa sincère.
    Devant les portes de l’église de Tristan, il faisait tourner entre ses doigts un petit flacon de laudanum, qu’il pouvait glisser dans sa poche. Le bouchon, mal renfoncé, laissait couler quelques petits goutte contre son pouce. Son index tremble quand il appuie sur le bouchon contre le goulot. Et il pince les lèvres et passe son pouce contre ses lèvres et le bout de sa langue. Il sent l’odeur forte de l’opiacé lui envahir la gorge et soupire, avant de replacer son flacon à sa place. Il tire ses manches, assez pour dissimuler une partie de ses mains.
    Son geste pour pour faire glisser le précieux lacet autour de son poignet n’est pas nerveux. Mais il est devenu automatique. Il en prend soudain conscience et s’immobilise.
    Son index tremble, contre le cuir. S’il se concentre, le tremblement s’amplifie. Il retire son doigt, dans un sursaut. Et regarde la porte.
    Il passe sa main sur la porte en bois, et reste un moment avec sa paume posée sur l’immense anneau métallique.

    Reprends ton sourire. Doucement. Celui qui fait briller les yeux. Celui de l’innocence.

    Il en avait tellement en réserve. Et il savait que Tristan en connaissait déjà beaucoup. Des sourires. Des demi-sourires. Des rictus moqueurs, joueurs. Et il y avait celui qui faisait briller les yeux.
    Son index tremble, sur l’anneau de la porte.
    Il le bloque avec le majeur.

    Il passe sa langue sur ses lèvres. Sent une dernière fois le goût de la drogue avant d’ouvrir la porte.
    Il ne sait jamais si à chaque fois il imagine être foudroyé, une fois le seuil de cette enceinte sacrée dépassé. Mais en lieu et place d’un éclair bien placé, il ne sentait qu’une odeur d’humidité, de rouille et d’eau stagnante — qu’ici on appelait eau bénite.
    Il n’y avait pas grand monde, sur les bancs, devant l’autel. Juste quelques fidèles occupés à prier seuls, courbés vers des dalles froides. Il scrute un instant la salle du regard. Ses yeux sont attirés par un christ agonisant sur une croix, découpé dans les couleurs vives d’un vitrail poussiéreux. Il se rapproche, la couronne d’épine perce la peau terne du Sauveur.
    Il avait toujours aimé les crucifix au pensionnat. Il fallait bien, avec un immense cloué juste au dessus des lits.
    Bon, il avait trouvé le premier bouclé de l’église, où était le second ?

    Il se glisse dans un couloir, sur le coté, et longe l’église jusqu’à trouver la porte qui devait mener au bureau de Tristan. Il toque, n’attend pas vraiment de réponse pour entrer.
    Il a son sourire.
    Il fait un pas dans la pièce : « Good morning, Leannán. Ça faisait longtemps. » Il se rapproche, pour fermer la porte dans son dos, sans la claquer. Siomon ne claquait pas les portes.
    « Tu devrais songer épousseter les bancs et le sol de ton église avant que tes fidèles ne crèvent d’un de ces trucs que les médecins ne savent pas soigner. »
    Il sourit, ses yeux brillent.
    Son doigt tremble, il le passe sous le lacet de son poignet.

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    Mains croisées sur mon corps vivant,
    Je mourrai sans communion.
    C'est toute mon âme qui se fend,
    Tout ce qui pour moi va à vau-l'eau.

    Tu voudrais bien toi savoir
    Pourquoi je suis ainsi punie.
    Regarde le ciel par la fenêtre,
    Tout de moi y est dit.


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Ciàran Ogilvie le Mar 22 Aoû - 21:05

    Le matin avait éclos comme des centaines d'autres et avait bercé la peau de Tristan d'une douceur mordorée qui l'avait juste un instant apaisé. Et puis le silence et l'amertume avaient repris leurs droits sur l'âme du Selkie, établissant de nouveau leur empire dans ses entrailles, tordant sa bouche en un perpétuel sourire lumineux, de ces sourires que n'arboraient que ceux qui avaient souffert et avaient choisi de se relever. Qu'au moins le monde crût à l'illusion du bonheur et de la sérénité et alors peut-être pourrait-il y croire lui-même.
    Cette même lumière d'or baignait la paroisse et faisait danser les particules de poussière entre ses bras immatériels. Tristan aimait regarder le ballet complexe de ces microscopiques créatures supposées sans âme, qui soudain prenaient une personnalité propre en s'égayant dans l'atmosphère. Peut-être était-ce pour cela que son église était si poussiéreuse ; parce que cela appelait une forme de vie, une joie qu'il était trop heureux de trouver dans d'aussi menus détails. Dans la fumée des cierges qui brûlaient, dans le doux clapotis de l'eau bénite dès lors qu'une main s'y attardait, dans le son feutré des pas sur la pierre froide de l'église. Jamais le bâtiment n'était chaud, comme si son créateur avait jugé bon qu'on ne pût s'y sentir à son aise, comme s'il fallait souffrir pour atteindre Dieu. Rien de ce que Tristan avait tenté n'avait réussi à réchauffer les lieux – alors il s'y était fait, comme il s'était fait à beaucoup de choses.
    On s'habituait à tout. On s'habituait à l'ignorance, à la peur, aux souvenirs brûlants d'une douleur qui ne cesserait finalement jamais. Il suffisait de combattre les horreurs par la beauté d'un monde que bien peu aimaient à sa juste valeur. Ce matin-là, Tristan avait cueilli une grappe de fleurs sur le chemin de la paroisse et les délicates clochettes blanches embaumaient entre ses doigts, comme un rappel aux âmes torturées qu'il existait encore un peu de douceur même dans les mondes les plus cruels. Le sourire du pasteur se fit plus sincère et déjà son cœur se réchauffait, même si l'église ne le pouvait pas.


    Tristan n'était pas homme à se laisser absorber par ses tourments. Il n'était pas homme tout court – mais c'était là un détail qu'un seul être au monde connaissait, un être qui était la raison même de ses méandres intérieurs. Depuis sa rencontre avec Aodhan, un frère de sang qui partageait son héritage monstrueux, le faux pasteur avait tâché de retrouver la trace de celui auquel il avait offert son âme sur un plateau. Métaphore, certes, mais métaphore terriblement judicieuse. Sa peau était peut-être la seule chose que le Selkie savait encore aimer en sa propre personne, la seule chose qui le raccrochait à cette enveloppe charnelle dont il ne rêvait plus que de s'extraire. L'offrir à Siomon avait été le geste d'une confiance absolue et d'un sentiment dévorant qu'il n'aurait jamais osé nommer, pas même dans la solitude de ses pensées - et peut-être aussi, il le craignait désormais, une erreur qui lui coûterait plus cher que sa vie.
    Et puis il avait appris qu'un autre avait été contraint à ce sacrifice. Qu'un pauvre hère aux yeux perdus dans le vague avait dû abandonner sa peau aux soins du Ceasg, contraint et forcé. La révélation était restée ancrée dans le ventre de Tristan comme la pointe d'une flèche qu'il n'aurait su déloger. Pourquoi ? Il l'avait dit à Aodhan, il voulait avant tout des réponses, comprendre pourquoi Siomon avait pris la décision de s'approprier la peau d'un autre Selkie. Pourquoi en avait-il besoin ? Était-ce là sa façon de briser le serment muet qui avait accompagné l'échange de leurs biens les plus précieux ? Si c'était le cas – hé bien, au moins Tristan retrouverait enfin sa liberté, échangée dans un moment de folie contre des promesses qui semblaient désormais si vaines.
    Mais avant tout, il voulait comprendre.
    Pour cette raison, il avait passé les jours précédents à chercher Siomon. Puisque le bougre était revenu en ville, il y avait forcément un moyen de le trouver et si Tristan n'était pas un très bon détective, il avait suffisamment de contacts pour espérer retrouver la trace du Ceasg. Ses recherches s'étaient toutes révélées fortuites mais le Selkie n'abandonnait pas l'espoir, ne l'abandonnerait pas. Il y avait bien des questions dont il désirait savoir la réponse et s'il avait nombre de défauts, l'entêtement était sans doute le pire.


    Les fidèles allaient et venaient sous les lumières colorées des vitraux. Tristan aimait ces vitraux, leurs reflets diaprés et leur élégance surannée, il aimait parfois jouer dans les couleurs qu'ils créaient lorsque personne ne pouvait le voir. Parfois, les jeux de lumière créaient des motifs amusants sur les visages de ses ouailles et alors il devait se faire violence pour garder son rire silencieux. Ce jour-là, un parfait ovale aux teintes d'or s'était déposé sur la tête baissée d'un fidèle en pleine prière, lui dessinant une auréole de saint. La chose n'aurait pas été particulièrement comique si l'homme en question n'était pas connu pour ses mauvaises habitudes à la taverne et sa manie de courir le jupon dès lors qu'il en avait l'occasion.
    Mais bien sûr, la plupart des paroissiens de Tristan n'étaient pas des saints. Ils venaient à confesse dans cette église parce qu'ils savaient pouvoir y trouver une oreille pleine de douceur et d'affection qui ne les blâmerait jamais pour leurs crimes et leur offrirait un salut peut-être plus précieux encore que celui de Dieu – celui de leurs pairs. Aux yeux du faux pasteur, les péchés étaient pour la plupart sans importance et tant que nul ne blessait son prochain, il ne pouvait décemment condamner aucune action. Alors il salua le fidèle à la jambe légère d'un sourire doux, lui offrit quelques paroles d'amour et de douceur, avant de se diriger vers son bureau.
    Dans l'intimité de sa tanière, il se sentait en paix, il se sentait en sécurité. Si on le surveillait – et il en était presque certain – il pouvait au moins échapper aux regards de ceux qui le traquaient dans cette pièce. Nul n'oserait venir l'y déranger sans son consentement. Dans ce monde où tous se haïssaient et s'épiaient, on respectait les pasteurs, suffisamment pour les laisser en paix lorsqu'ils se recueillaient dans leur antre. Le seuil de la porte n'était franchi que par ceux qui avaient obtenu l'accord de Tristan. Il y en avait eu, des âmes terrifiées qui s'étaient réfugiées dans cette pièce en désordre artistique, des âmes venues chercher le réconfort et le pardon. Des fille-mères, des hommes veufs, des invertis, des enfants affamés qui se sustentaient par le vol. Sans jamais hausser la voix ni émettre le moindre jugement négatif, il les guidait de son mieux. Le bureau était désormais connu comme un sanctuaire, un havre de paix qu'il aurait été malsain de venir perturber.
    Peut-être fut-ce pour cette raison que Ciaran sut immédiatement qui avait bafoué la règle tacite.


    Au milieu des montagnes de livres, des boîtes de gâteaux à moitié vides et des papiers couverts de dessins ou de textes officiels, Siomon MacKenzie et sa mise toujours si élégante paraissaient fort mal à leur place. Si l'ambre de ses yeux avait été visible, peut-être la différence aurait-elle été moins évidente mais sa pupille élargie masquait la couleur de ses iris. Au milieu de l'or paisible du sanctuaire, il faisait figure de grand corbeau noir, d'oiseau de mauvais augure.
    « Good morning, Leannán. Ça faisait longtemps. »
    Comme cela faisait longtemps que Ciaran n'avait pas entendu ce nom, murmuré tant de fois au creux de son oreille. Il ignora le frisson qui vint couler le long de son échine et ne prit pas la peine de se lever comme la politesse l'aurait voulu, restant roulé en boule sur son fauteuil à la manière d'un chat paresseux. Les coutumes, de toute manière, ne s'étaient jamais vraiment appliquées à eux.
    L'autre parlait de poussière et de nettoyage et les lèvres de Ciaran s'étirèrent en un sourire amer. Il ne comprendrait jamais... Il ne comprendrait jamais la beauté du désordre.
    Le Selkie laissa passer quelques instants de silence pour s'octroyer un temps de réflexion, un moment pour décrypter les messages contradictoires de son cœur et de son esprit. Une partie de lui voulait traiter Siomon avec froideur, lui demander des comptes, l'abreuver d'ores et déjà de tous les reproches qu'il avait à faire, lui poser toutes les questions qui lui brûlaient les lèvres. L'autre... l'autre ne désirait rien tant que de chercher sa chaleur, noyer le froid qui régnait dans l'église contre le corps toujours si agréablement chaud du Ceasg, et goûter à ses lèvres et se perdre dans ses yeux. Ciaran n'éprouvait que rarement du désir et de l'attirance malgré ses nombreuses aventures. Celles-ci étaient partagées avec des hommes et des femmes pour qui il éprouvait de l'amitié, de la curiosité, parfois un besoin de les contrôler ou de les comprendre ; jamais de passion. Et devant lui se tenait l'unique exception.
    « Bonjour, » souffla-t-il en guise de salut, estimant que la simplicité serait son seul atout. « Oui, ça fait longtemps... et pourtant tu es en ville depuis quelques mois, si je ne m'abuse. » Parce que la douceur aurait été trop compliquée, trop effrayante, Ciaran avait choisi l'attaque. Son ton demeurait doux et sa voix à peine plus élevée qu'un murmure mais son visage s'était transformé en masque de Méduse, empli de reproche et d'une colère marmoréenne qu'il craignait si fort de voir disparaître. « D'autres moins cléments que moi s'en formaliseraient, tu sais ? Il est de bon ton, lorsqu'on force quelqu'un à attendre, de venir lui faire ses hommages dès que possible. C'est là la moindre des politesses. »
    Chaque mot fut appuyé juste un peu, comme s'il les ponctuait de ses incisives, et son regard ne quitta pas celui de Siomon. Que le jeu commence.

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    "December people are temporary."
    Half my life went by wondering
    if my effervescent nature will bring pestilence,
    and sadness to the ones in my life.
    But today - I realized,
    December people are only temporary when you chain them
    When you give them the wrong material things,
    And expect them to grow Roots.

    Give us December people,
    And you'll find us - the Temporary People,
    Weeping over cities, that we have
    Hardly even lived in at all.
    Anindita Das, Fernweh


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Sreath-Mhurtair le Jeu 7 Sep - 19:33



    do you feel my breath on your neck ?
    He made the devil so much stronger than a man
    Toc. Toc. Toc.

    Trois coups, trois bruits distincts, seulement trois.
    L’esprit frappe. Fantôme cahotique. Spectre lugubre. Manteau fluide et capuche sombre. Visage dissimulé, masque de peau déchiqueté colle, colle sur mes traits.

    Toc. Toc. Toc.

    L’esprit attends. Le souffle calme. Le poing fermé.

    Petite chapelle, c’est moi que tu attendais ! Je vais rentrer, je vais tuer. Le sang va couler. Joli petite flaque carmine, je te vois déjà sur le sol. Trainant là, pour me faire plaisir. Petite flaque de sang, je t’attends.

    Le gout du sang j’aurais, le besoin du sang je calmerais.

    Toc.Toc.Toc.

    Je me suis levée moi l’ombre, j’ai marché, le son de la cloche m’a ramené. Ici, maintenant. Maintenant. Le toc me tique et je ne toque plus, j’enfonce, je rentre ! Si seulement ils avaient fermé leur porte à clé ! Si seulement ! J’aurais pu prendre ma hache et massacrer la porte, gonflant l’angoisse !

    Deux hommes ! Un seul que je désire. C’est celui que je suis depuis un moment déjà ! Lui, le pasteur. Mais l’autre va me déranger ! Il va m’empêcher de tuer ! Peu importe. Vole petit morceau de bois ! Rentre, lève, frappe ! J’ignore l’autre homme, je veux le brun. Ton sang ! Toi ! Valse lugubre ! Toi !

    Dé d’attaque :

    échec critique : Je n’ai pas de chance, l’empressement ! Je tombe, la hache coupe mon avant bras. Ouverture pourpre. Pas de mortalité, mais je dois faire autre chose.
    échec alarmant : je n’ai pas de chance, l’empressement. Je tombe, ma hache fuit mes mains. Je dois fuir.
    échec anodin : J’ai une chance réduite, l’empressement ! Je me jette et je te rate pasteur!
    blessure superficielle : Je me jette sur toi Tristan! Mais ta peur t’a permis de ne recevoir que le retour de mon coup. Je rate de pénétrer ta peau, avec le manche de la hache je te frappe à la tempe.
    blessure grave : Je me jette sur toi Tristan, ma hache s’enfonce et coupe trois des doigts de ta main.
    blessure mortelle : Je me jette sur toi Tristan, et ma hache se plante dans ton front.


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Ceann-Uidhe le Jeu 7 Sep - 19:33

    Le membre 'Sreath-Mhurtair' a effectué l'action suivante : Le Destin


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Siomon MacKenzie le Jeu 7 Sep - 21:44

    Autant pour l’accueil chaleureux. Autant pour l’accueil tout court. Il ne savait plus à quoi il s’était attendu, mais maintenant il l’avait devant lui, son selkie. Plus besoin d’imaginer sa réaction.
    Ou son manque flagrant de réaction.
    Le silence tombe durement, même pas quelques petites notes de musique sacrée pour alléger le tout. Il le regarde, Tristan. Et il dissimule ses doigts sous ses manches longues et finement brodées. Il sent le tissu souffler, vibrer, mais ça ne se voit pas.
    Bien bien, il penche la tête de côté, peut-être qu’il a simplement un accès de surdité.
    Abruti.
    Siomon n’est pas du style à se complaire dans le remord, le regret, ou autre chose. Évidemment ça pouvait lui arriver, de temps à autres, surtout lorsqu’il était sur le pont d’un navire, en plein océan, à admirer la tempête qui fonçait joyeusement vers eux. Là, il avait connu le goût du regret sur sa langue et au fond de sa gorge.
    Le regret c’était salé, froid, et ça arrachait.
    Quand il avait aidé pacifiquement son frère à rejoindre ses illustres ancêtres… peut-être un brin de tristesse. C’était la famille, tout de même. Mais bon, pas comme si le crétin ne l’avait pas vu venir.
    La tristesse, c’était doux, un peu tiède. Ça s’oubliait vite.
    Abruti.
    Il aurait peut-être dû mieux préparer son entrée. Il avait un peu trop misé sur la chance. Il était un fils de la Chance bien plus qu’un fils de Dieu, mais il avait sans doute un peu trop usé sa bonne fée ces derniers temps.
    Il pouvait toujours faire quelques pas en arrière, disparaître par la porte. Tristan restait muet. Il pourrait peut-être croire à une apparition.
    Pas assez con pour ça.
    C’est ça le problème avec les gens un peu éduqués. On ne pouvait pas leur faire croire n’importe quoi aussi facilement.
    Il a un geste de recul. Juste au moment où Tristan se décide à mettre fin à son interprétation de statue. Le bonjour n’est pas aussi glacial qu’on aurait pu le croire, mais la suite de la phrase crispe très légèrement Siomon. Allons donc. Nous y voilà. « Tu ne t’abuses pas. » Il répond, assez bas. Assez bas avant de manquer de s’étouffer. Incident évité uniquement parce qu’il a assez de nerfs pour garder le contrôle de lui-même, même si on venait lui débiter des atrocités à la figure.
    Jésus dans le désert face à Satan faisait pâle figure à coté de lui.
    Le voilà qui se faisait expliquer les bonnes manières par son selkie. On aura tout vu. « Je ne voudrais pas qu’on commence à mettre à jour nos comptes, ce serait long et tu n’en sortirais pas gagnant Tristan. » Il sourit. Déjà, ses yeux brillent moins, mais il garde son air affable.
    Affable et légèrement agacé. « Ce n’est pas ma mama qui m’a appris à ne pas donner des nouvelles, j’ai quelqu’un d’autre à remercier pour ce genre d’éducation. » C’était bas, même pour lui. Surtout pour lui, se plaisait-il à penser. Mais il ne pouvait s’empêcher de se remémorer.

    Tous les matins.
    Tous les matins. Après une nuit passée à regarder une main posée sur ses hanches, à se demander si c’était la sienne, où celle de Ciaran. À oublier beaucoup de choses. À s’autoriser à oublier. À sentir un souffle sur son cou, à l’apprécier. À s’endormir à ses cotés, à surveiller sa respiration jusqu’à ce que lui-même s’écroule.
    Tous les matins. Le lit chaud, brûlant, bouillant.
    Est-ce qu’il se doutait de ce qu’il trouverait, en se tournant du coté de son amant, la dernière fois ? Est-ce qu’il a senti son cœur se serrer aussi fort que les matins précédents, lorsqu’il constata que Ciaran avait disparu.
    Siomon aimait amasser de l’or, sentir le métal froid sur ses mains, renigler l’odeur métallique de ses doigts. Il aimait faire glisser la surface polie d’une pierre au creux de son poignet.
    Il aimait ce qui brillait, il voulait les garder pour lui. Et ce selkie lui échappait toujours. Même s’il avait sa peau. Il lui avait échappé.

    Et il se permettait… des leçons en la matière ? D’autres moins clément que moi… à quoi s’attendait-il, le Grand Prince, le Magnanime Empereur ? À ce qu’on se jette à ses pieds pour le remercier ?
    Alors,oui, c’était bas. Mais même le goût de l’opium n’était pas assez fort pour masquer l’amertume de Siomon.
    « C’est pour ça que je ne pense pas utile que nous nous… »
    Il entend les pas avant d’entendre la poignée de porte se tourner. Il roule les yeux. Il s’apprête à faire une remarque sur la similitude entre les églises et les moulins, commence même à fouiller sa mémoire à la recherche d’une phrase édifiante de Cervantès à ce propos, mais l’apparition lui fait rentrer sa littérature dans le gosier.
    Certes les églises étaient sensées accueillir tous les êtres de cette Terre — même Siomon y était le bienvenue (plus ou moins) c’était dire… mais là, il fallait mettre un frein.
    Il crut pendant une très brève seconde qu’il s’agissait d’une brebis passablement égarée et galeuse du pasteur, mais un regard vers la hache lui indique que le malotru tient plus du loup que de la brebis.
    Plus du kraken déchaîné que de la brebis même.
    Il le regarde lever la hache.

    C’est que c’est rapide, ce truc. Siomon s’est déjà décalé, pour mettre une chaise entre lui et le monstre. Une chaise qu’il agrippe fermement.
    Pour des raisons personnelles — être immortel, à quelques nuances près — il n’avait pas peur de se prendre une hache dans la tête. Une migraine carabinée, il connaissait le principe, et puis ce n’était rien qu’une ou deux grosses dose de laudanum ne pourraient pas régler. Par contre, si cette hache rencontrait la tête de Tristan… c’était une autre histoire.
    Il sent le lacet lui brûler la peau. Alors que la figure bondit presque.
    Imbécile de soit-disant magie inutile ! À quoi ça servait ? À quoi ça servait, de pouvoir donner des ordres ? D’avoir un homme sous sa coupe, si on ne pouvait pas lui ordonner de rester en vie ?
    Ses mains serrent la chaise.
    C’est de l’adrénaline. Il a connu ça sur les bateaux. Il a connu ça à la guerre. Il a connu ça au lit.
    L’autre vise Ciaran. Et déjà les quatre pieds de la chaise de Siomon ne touchent plus le sol, alors que le fou rate son selkie.
    La chaise est levée au dessus de ses épaules maintenant, elle n’est pas légère, Siomon sent ses muscles protester. Tant pis, plus c’était lourd, plus ça ferait de dégâts quand l’autre se la prendrait dans sa gueule.
    Il n’attend pas que le monstre se reprenne, il la lance dans sa direction.

    dés (en deux fois):
    échec-échec : adrénaline, certes, mais apparemment ça n’aidait pas à la visée. Alors ta chaise, tu la lances, mais pas avec l’acuité d’un aigle, loin de là. Et ce n’est pas l’Affreux qui se la prend dans la face, mais ton selkie, qui n’a rien demandé. Et pour le coup, c’est ta faute. Alors le regret, faudra peut-être songer à s’y noyer un jour.

    échec-réussite : tu es un peu rouillé. Tu vas nous parler de la guerre, mais ça commence à dater. Et puis quand t’as les mains qui tremblent ça n’aide pas des masses. La chaise s’écrase par terre, sans toucher personne, mais au moins elle dresse une petite barrière entre Tristan et le Monstre.

    réussite-échec : le lancé ne te vaudrait pas un premier prix à un concours, et encore moins la fierté de tes ancêtres, mais ça suffira pour l’instant. La chaise, envoyé un peu trop bas, ne l’assomme pas, mais lui fauche les jambes. C’est déjà ça.

    réussite-réussite : du premier coup, comme on dit. Comme la foi où tu avais plombé un américain un peu trop à cheval sur les bonnes manières. La chaise, il se la prend, et il se la prend bien. Et comme déjà fait remarqué plus haut, c’était pas du petit gabarit. Tes bras sont soulagés de ne plus avoir à supporter le poid du mobilier episcopal.

    Bien... Ce n'était pas le meilleur coup de sa carrière mais il ne jouait pas pour un prix, plutôt pour éviter de voir Ciaran m... Enfin, il pense pendant un instant qu'il a mal visé, que la chaise pas s'écraser par terre, qu'il n'a pas pu la projeter assez loin, mais si Dame Chance l'abandonne quand il est face à son selkie, elle revient au galop quand il s'agit de sauver la peau de ce même selkie. Ironique.
    Les pieds de la chaise rencontrent ceux du monstre.
    Et Siomon cherche déjà à atteindre le manche de la petite lame qu'il garde sur lui. Pas assez grande pour un duel en bonne et due forme, mais là, l'honneur, on s'en moquait bien.
    « Leannán, recule. Recule ! »
    C'était le plus important. Et c'était un ordre.

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    Mains croisées sur mon corps vivant,
    Je mourrai sans communion.
    C'est toute mon âme qui se fend,
    Tout ce qui pour moi va à vau-l'eau.

    Tu voudrais bien toi savoir
    Pourquoi je suis ainsi punie.
    Regarde le ciel par la fenêtre,
    Tout de moi y est dit.


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Ceann-Uidhe le Jeu 7 Sep - 21:44

    Le membre 'Siomon MacKenzie' a effectué l'action suivante : Le Destin


    #1 'Succés/Echec' :


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    #2 'Succés/Echec' :
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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Ciàran Ogilvie le Sam 9 Sep - 19:08

    Il était enfin là, l'Autre. L'Eileadh tant cherché et tant haï et tant...
    Il était là et il souriait, de ce sourire qu'il avait quand il se voulait maître de la situation. Le sourire d'un homme qui avait toujours tout misé sur la chance et qui, par quelque miracle, s'en était toujours tiré ; le sourire d'un homme qui n'avait pas souvent l'occasion d'être sincère et s'en accommodait fort bien. Ciaran les connaissait, ces sourires, il en avait mille fois embrassé les coins, espérant peut-être tirer de cette bouche si expressive quelque chose de plus authentique.
    Il parlait de mettre à jour leurs comptes et Ciaran écoutait à peine, les yeux rivés sur les mains du Ceasg dissimulées dans les manches de sa chemise. Il aimait ces mains. Leur contact un peu rugueux, comme tanné par le soleil et l'eau de mer, leur chaleur, leur force. Cachées, cachées comme tant d'autres choses, parce que le tremblement d'un poignet pourrait exprimer des secrets endormis. Le Selkie ferma les yeux un instant, juste le temps de reprendre ses esprits, de s'efforcer au calme. Tu n'en sortirais pas gagnant. Tu n'en sortirais pas gagnant, Tristan. L'Autre n'utilisait les faux noms que pour marquer son agacement, que pour blesser. Il savait leur nature souvent auto-dénigrante, insultante même. Utiliser un de ces sobriquets ridicules et éphémères était un coup bas.
    Mais il avait sans doute raison.

    Ciaran aurait voulu lui expliquer – non, il aurait voulu que son Eileadh comprît par lui-même. Comme si le Ceasg, certes doté de multiples talents, possédait également celui de lire dans les esprits. Comme s'il pouvait mettre toutes les pièces ensemble et deviner la raison de cette fuite permanente à la pointe de l'aube, juste avant l'éveil de l'amant. C'était peut-être injuste d'attendre d'un autre qu'il pût percevoir tous les méandres, toutes les folies de son esprit malmené, mais Ciaran n'était plus à une injustice près. Lui qui se voulait si bon et si aimant savait aussi être injuste, cruel et égoïste.
    Mais que croyais-tu, Siomon ? Que ton Selkie aimait se glisser hors des draps à l'heure la plus grise du jour pour disparaître jusqu'à la prochaine rencontre ? Bien sûr qu'il aurait préféré rester dans la douceur de la couche, la peau collée à une autre plus chaude et plus accueillante, le nez enfoui dans un cou à l'odeur si apaisante. Il ne l'avouerait jamais, le Selkie, mais il n'était aucun autre de ses amants qui avait réussi à le garder si longtemps dans sa couche, à le voir dormir ne fût-ce qu'un peu, à le voir s'éveiller. Aucun. Mais ça n'avait aucune importance. L'autre ne le saurait jamais.
    Et le voilà qui parlait d'éducation. Les lèvres pincées, Ciaran retint la réplique acerbe qui lui brûlait la gorge, retint aussi les insinuations. Si l'un des deux avait éduqué l'autre, les rôles étaient certainement inversés. Certains souvenirs douloureux de leurs années de pensionnat remontèrent à la surface, titillèrent le Selkie déjà à fleur de peau. Inutile de s'énerver, inutile de gâcher l'atmosphère si paisible de sa retraite désordonnée par des commentaires blessants ou une colère qu'il n'aurait su diriger. Il choisit de ne réagir qu'en prenant un biscuit dans la boîte en métal posée près de lui. Un instant de réflexion de gagné.

    « C’est pour ça que je ne pense pas utile que nous nous… »

    Ciaran se demanderait longtemps ce que la suite de cette phrase aurait dû être. Il fut presque soulagé de la voir interrompue. Trois coups frappés comme au théâtre, pour indiquer le début de la représentation et pousser les acteurs à prendre leur place. Après ces trois coups, jadis, il revêtait le masque d'Arlequin et enchaînait les pitreries sur une scène de bric et de broc à travers les routes de France, il pirouettait et raillait et bien souvent, il perdait. Arlequin n'avait pas pour but de gagner la partie.
    C'en était fini du petit sanctuaire accolé à l'église, de ce minuscule havre de paix encombré de tout ce que le phoque chérissait et tout ce qui le rassurait. Il ne s'y sentirait plus en sécurité, plus après ça.
    Le monstre semblait sorti tout droit d'un de ses cauchemars. Le masque sur son visage, la hache dans ses mains – c'en était presque risible. Presque hilarant. Parce que dans ses cauchemars, il avait le visage couperosé et battu par la mer et le soleil, et il avait un fouet, mais il était pareil au final, il avait la même fureur dans les yeux. Dans les rêves, il était plus effrayant que dans la réalité. Si tout était bien réel. Ciaran ne savait pas, ne savait plus. Au creux de son ventre avait explosé la mémoire d'une nuit sans lune ravagée par une tempête à nulle autre pareille et s'il se voyait déjà mort, ce n'était pas sans emporter quelqu'un dans son sillage.
    Pas un instant, le pasteur ne craignit pour sa vie – mais sa main se porta à son cœur, sur le corset aux baleines si solides qui protégeait une montre au tic-tac désordonné.

    La hache se dressait. Ciaran n'arrivait même pas à songer à réagir. Ce fut la chance, une chance à laquelle il était fort peu accoutumé, qui lui permit d'échapper à la lame. Alors seulement il parvint à bouger, comme éveillé de sa torpeur par le sifflement du métal dans l'air, si familier et cent fois redouté. Il glissa hors de son fauteuil, le plaçant entre lui et le monstre, comme Siomon l'avait fait avec une chaise. Les deux pouvaient bien se défendre de se ressembler ; si leur utilisation du mobilier comme bouclier était une indication, ils étaient bien plus semblables qu'ils ne désiraient l'admettre.
    Le Selkie n'aurait pas imaginé une seconde le geste de son Eileadh. Il l'aurait bien vu fuir, reculer et s'en laver les mains, préoccupé seulement par la montre qui contenait son assurance vie. C'était sans doute la seule raison pour laquelle il soulevait la chaise, la lançait en direction du monstre – pour s'assurer que ce dernier n'atteindrait pas le fétiche. Ciaran suivit du regard le trajet de la chaise, presque fasciné par son mouvement, trop distrait et alarmé pour s'occuper à quelque chose de plus utile. Se cacher, par exemple. Fuir. S'armer. Tout cela demandait un minimum de présence d'esprit et de désir de survivre. Il n'avait ni l'un ni l'autre.
    Il entendit le nom de Leànnan et l'ordre associé comme à travers une étendue d'eau ou une bulle de coton. Ses instincts réagirent avant son cerveau et le poussèrent à obtempérer, à reculer, avant même qu'il ne comprît ce qu'il faisait et pourquoi. Mais enfin la réalité lui revenait.

    Siomon ne risquait pas la mort. Il pouvait bien recevoir la hache dans la tête, il survivrait, avec une migraine carabinée et probablement une pincée d'agacement à l'endroit de Ciaran. Le Selkie n'avait pas cette chance.
    Personne ne mourrait. Pas ce jour-ci. Le tueur repartirait bredouille, défait dans ses macabres plans par l'alliance improbable d'Arlequin et son maître. À la Commedia dell'Arte, personne ne mourait jamais et surtout pas les personnages aimés des spectateurs, ceux à qui on offrait les cris et les applaudissements les plus enthousiastes. Et puisque la vie était une gigantesque scène de théâtre, la fin était déjà écrite.
    Dans la cheminée ronflait un feu tranquille, paisible. Le tisonnier qui reposait à côté ferait une bien piètre arme de fortune : son poids n'était pas suffisant pour assommer qui que ce fût, ce qui déjà demandait une force physique que Ciaran ne possédait pas, et sa pointe n'avait pas été aiguisée depuis des années. Sans intérêt.
    Prendre une bûche dans l'âtre ? Pour en faire quoi, essayer d'enflammer le tueur ? Idée ridicule s'il en était. Mais Ciaran n'était plus le doux et aimable Tristan Dubh, il était redevenu Ffand tel qu'il avait été cette nuit-là, lorsqu'il avait rejoint le port nu comme au premier jour et couvert de sang. Ffand et sa violence inouïe.
    Mais il n'avait pas le droit de bondir, pas le droit de chercher la jugulaire. Siomon avait dit recule alors il fallait reculer et rester bien sage. Ses lèvres se retroussèrent pour révéler ses dents, des dents qui rêvaient de mordre, de se défendre. Tuer ou être tué. Il avait déjà fait son choix. S'il ne tenait pas beaucoup à sa propre vie, il en protégeait une autre, et celle-là... celle-là était trop importante. Celle-là, il la protègerait jusqu'au bout.
    Il restait une dernière carte dans sa manche, une qu'il haïssait de toutes ses forces et n'utilisait que dans les situations extrêmes. Avoir été attaqué par un tueur fou armé d'une hache comptait comme circonstance extrême. Alors Tristan se redressa, concentrant toutes ses forces sur son héritage, sur sa beauté, son charme, son éloquence de Selkie, donnant à ses mots les pouvoirs ancestraux que lui avaient confié ses aïeux.
    « Allons, mon bon monsieur, » ronronna-t-il en tournant les mots dans sa bouche comme un fin, « est-il bien nécessaire de nous livrer à pareilles exactions ? Nous sommes ici entre amis, non ? Posez donc cette hache et venez partager notre thé... »

    Dés:
    Succès/succès : le charisme du Selkie est irrésistible, ou presque, à moins d'un miracle. Au point qu'il n'est pas dit que Siomon ne se laisse pas envoûter au passage.

    Succès/échec : Difficile de ne pas se laisser charmer par les dons puissants de Ciaran. Le tueur a bien du mal à résister mais peut encore s'en tirer. Il suffirait que le Selkie perde juste un peu d'aplomb.

    Echec/succès : ce n'est pas suffisant pour mettre le tueur sous le charme – mais suffisant pour le distraire un peu. Espérons que la distraction soit suffisante pour leur permettre de fuir.

    Echec/échec : il aurait tout aussi bien pu parler à un mur, le tueur ne réagit pas. Est-il sourd ?

    Pour la première fois de sa vie, Ciaran était confronté à l'échec de son pouvoir le plus puissant et le plus détesté. Déstabilisé, il recula encore, le coeur battant d'une terreur primale. Le tueur ne l'avait-il pas entendu ? Etait-il sourd ou... totalement insensible aux charmes d'un Selkie ? Il ne connaissait aucune créature qui le fût mais possédait également l'intelligence de savoir qu'il ne connaissait pas tout du monde. Cette fois, le faux pasteur était réellement terrifié. Il murmura un désolé du bout des lèvres à Siomon, reculant encore plus loin du tueur.

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    But today - I realized,
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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Ceann-Uidhe le Sam 9 Sep - 19:08

    Le membre 'Tristan Dubh' a effectué l'action suivante : Le Destin


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Sreath-Mhurtair le Sam 9 Sep - 21:27

    do you feel my breath on your neck ?
    He made the devil so much stronger than a man
    Hurlement de rage, il veut m’arrêter ! Je ne lui ai rien demandé ! Rien ! La rage aux lèvres, la bave, mes muscles se bandent. Je tente de me rattraper. Le corps trébuche, ma main se referme sur le manche de la hache. Je pars en avant. Un meuble entre toi et moi pasteur m’arrête. J’éructe !

    Cesse de me déranger inutile ! Cesse, disparait, va-t-en ! La lame fend l’air, il ordonne de reculer ! Oui accules-toi ! Accules-toi ! Toi que je veux, tu parles. Mots sans importance ! Ton sang m’est nécessaire, je prendrais une partie de ta tête !

    Zwip zwip ! La hache fend l’air.
    Zwip Zwip ! Elle découpe la distance qui nous sépare !

    Furieux, je déborde de rage. A grand mouvement de lame, je tente de t’avoir, tu recules. Voilà l’effet de tes tentatives ! Quelques seconde pour t’enfuir, mais tu parles ! Je me fous de l’autre ! Le goût de ton sang est nécessaire à ma lame. A mes tempes tambourine la fureur ! Un objet devant nous, Je transpire de rage.

    Dé d’attaque :

    échec critique :Le fauteuil valse. Je lève ma hache, mais la tête de l’outil se défait sous l’empressement et me retombe dessus. Le poids blesse mon épaule. Je m’enfuis.
    échec alarmant :: Le fauteuil valse. Je lève ma hache. Elle s’abaisse, je vise mal. Dans le mur elle se plante. Je ne parviens pas à la sortir. Je m’enfuis.
    échec anodin :Le fauteuil valse. Je lève ma hache. Elle s’abaisse, elle s’abat sur le mur mais ressort aussitôt.  
    blessure superficielle :Le fauteuil valse. Je frappe ton visage du revers de ma hache pour t’engourdir. Je blesse pourtant ton front et te fait saigner.  Je m'enfuis.  
    blessure grave :Le fauteuil valse. Ma main se dresse. La hache s’abaisse, ton oreille gauche est coupée en partie, quelques mèches de tes cheveux. Je prends mon maigre butin et m’enfuis.
    blessure mortelle : Le fauteuil valse. Ma main se dresse, la hache s’abaisse et sangle ton visage d’une strie en diagonale, s’enfonçant profondément dans ta chair. Je me tourne vers Siomon.


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Ceann-Uidhe le Sam 9 Sep - 21:27

    Le membre 'Sreath-Mhurtair' a effectué l'action suivante : Le Destin


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Siomon MacKenzie le Sam 23 Sep - 10:47


    On était dans le Maison de Dieu, oui ou non ? Siomon n’était sans doute pas le meilleur des chrétiens — c’était rien de le dire, mais au moins il ne lui serait jamais venu à l’esprit de débarquer dans une église pour aller jouer du triangle avec les os des paroissiens et une hache. Encore moins avec le pasteur. Là ça commençait à relever de la bonne grosse insulte envers Dieu le Père. On ne touchait pas comme ça à ses fidèles serviteurs. Dit l’homme qui couchait avec ce même pasteur.
    Faites l’amour, pas la guerre. Dieu lui en voudrait pas pour ça, tout de même ?
    À moins que la créature masquée, comme sortie des tréfonds des cauchemars d’enfant, ne soit un envoyé divin pour les punir tout les deux. Sodome et Gomorrhe mais en plus privé, et des cadavres déchiquetés en guise de statues de sel.
    C’est qu’il perdait en originalité, le Papa, avec le temps.

    Il regarde la porte. Leur unique sortie. Son unique sortie à lui, Ciaran. Parce que Siomon pouvait bien rester dans le périmètre proche du fou qui venait les agresser. Parce que Siomon voulait rester dans le périmètre proche du tueur, pour lui enfoncer son couteau dans les flancs et se faire un manteau avec son cuir tanné. Mais entre Ciaran et la porte, il y avait le monstre. Et prendre un tel risque était idiot.
    Il inspire. Il réfléchit.
    Il n’avait pas le temps, pas le temps.
    Il avait envie de se jeter sur sa cible. Mais Siomon ne répondait jamais à ses instincts, parce qu’il savait mieux que ça. Une mêlée, c’était le meilleur moyen de faire des dommages collatéraux.
    Dommages collatéraux ici : Ciaran.
    Ciaran. Et ce que Ciaran possédait.
    Siomon n’avait plus été aussi proche d’une situation mortelle depuis longtemps.
    Ciaran.
    Il n’avait pas le temps de réfléchir.
    Alors pourquoi est-ce qu’il avait l’impression que le temps s’étirait ? Que tout semblait si irréaliste ?
    Il entend presque le tic-tac lent d’une montre.

    Puis la voix de Ciaran perce le mur, perce le silence. Le temps reprend. Tout aussi surréel. Mon bon monsieur ? Exactions ? Qu’est ce qu’il lui pren- pourquoi pas un thé tant qu’on y était ?
    Pardon ?
    Mais il fallait bien dire quelque chose, Ciaran était… très…
    Près.
    Beaucoup trop près.
    Quelle idée aussi, d’avoir un bureau aussi petit ?
    On se foutait de la gueule de qui là ?

    L’autre agite sa hache. Et Siomon a envie de crier. Mais contre son instinct reste muet. Ou bien juste parce qu’il ne comprend pas. Et qu’on lui avait appris à se taire lorsqu’il ne savait pas, ne comprenait pas.
    Ou peut-être que son silence ferait une nouvelle fois s’arrêter le temps. Longtemps. Assez pour analyser, pour réfléchir correctement. Assez pour prendre Ciaran par le bras et l’emmener dehors. Assez pour sentir le sent du monstre gicler sur lui. Assez pour revenir en arrière, en arrière, en arrière.
    Il a bougé. En avant. Et s’est rapproché de la victime et de l’agresseur. Au moment où il tend la main pour tenter d’agripper le bras de la créature masquée, l’arme monstrueuse fend l’air.
    Le sifflement envahit ses oreilles, couvre le battement des aiguilles. Et ses doigts se referment dans le vide.
    Il voit la lame pénétrer la chair de Ciaran, son visage. Il entend le choc et comme un souvenir, alors que ce n’est pas lui qui tient l’arme, il ressent dans ses nerfs le choc de la hache sur la peau.

    C’était la nuit, ou presque la nuit et il était seul dans la chambre. Mais la porte s’ouvre et il le voit. Il se souvenait de Ciaran, évidemment. Du pensionnat. Evidemment. Sauf qu’au pensionnat, il n’était pas ainsi, couvert de sang, tremblant, terrifiant, offert, debout devant lui. Bien assez vite, le sang avait tâchée la peau de Siomon, et il ne s’en était pas formalisé, au contraire. Il n’avait pas posé de question. Il était là, il était vivant. Il ne savait rien de ce qui s’était passé. Le saurait peut-être plus tard, peut-être jamais. Mais il était là. Il était vivant. Siomon n’en demandait pas plus.

    On ne survit pas à un coup à la tête. C’était tout ce que la guerre lui avait appris.
    Siomon ne demandait qu’une seule chose. Une seule.
    C’était de se tromper. C’était d’avoir tort.
    Il ne voit pas leur yeux de l’agresseur, lorsqu’il se tourne vers lui. Il ne voit rien, il a encore le bras tendu vers le meurtrier, la main resserrée dans le vide. Il ramène son bras vers lui. Et fait un pas en avant. Son autre main tient son couteau.
    Il ne sait pas ce qu’il doit faire.
    Il a envie de le tuer. Mais il faut résister à ses…
    Il a envie que Ciaran ne soit pas mort.
    « Qu’est-ce que… » Sa propre voix le réveille. Il se rapproche encore plus du tueur, et le bouscule d’un coup d’épaule, pour lui passer devant et se rapprocher du corps de Ciaran.
    Il pouvait, après tout, bien se prendre tout les coups que le monstre voudrait bien lui donner, rien ne l’atteindra.
    Il ne risquait rien. Et quand il se laisse tomber près de Ciaran, qu’il passe sa main sur son visage ensanglanté, il sent ses muscles se détendre à ce contact. Il relève la tête vers le tueur, sa main libre toujours accrochée à son poignard.
    Il entend un battement, quand ses doigts plein de sang viennent fourrager le tissu près de la poitrine de Ciaran. Il ne sait pas si c’est le cœur du pasteur. Ou bien s’il s’agit de son âme, qui continue de tiquer, de tiquer, ironiquement. Lentement. Tout est si lent.
    Il ne sait pas.
    Il pince les lèvres, les dents serrées : « Vas-y, viens. » encourage-t-il, tourné vers le tueur. « Viens tenter de finir le travail. » Ses doigts se serrent sur la poitrine de Ciaran. Il est totalement devant lui, il tremble.
    Il tremble de rage. Se lève.
    Il n’a pas peur. Il a envie de lui planter cette hache dans sa sale tête.
    Il va vers lui. Et le temps est de nouveau plus rapide. Siomon est rapide. La pièce est petite. Un pas est suffisant. Il est sur lui. Il tente de le frapper au bras, essaye d’attraper sa hache. C’est tout ce qu’il veut. L’arme avec laquelle cet abruti a tué Ciaran. A tenté de tuer Ciaran.
    Il ne sait plus. Il sait juste qu’il ne se défend pas pour sa vie, là. Il ne sait pas pourquoi il se bat.
    Juste par vengeance.
    Ça faisait longtemps.

    dés:
    Succès/Succès : La vengeance est un bon fuel. Pour un meilleur résultat tu lâches ta propre arme pour t’emparer de la sienne à deux mains. Voilà qui est mieux. Même si tu ne sais pas te servir d’une hache, l’autre au moins en est dépourvu dorénavant.

    Succès/Echec : Tu arrives à lui arracher la hache des mains, mais pas à la garder dans tes mains, conclusion : elle tombe par terre.

    Echec/Succès : On va dire que le stress de la situation n’a pas joué en ta faveur. Tu n’arrives pas du tout à arracher la hache des mains du tueur, mais au moins tu parviens à peu près à te dégager de la lutte sans finir au sol.

    Echec/Echec : Bon, on ne le répètera pas assez, tu as vieilli. Alors tu échoues misérablement à faire quoique ce soit. Et en plus, tu tombes et t’exploses par terre. Enfin par terre : sur le corps de Ciaran plus précisément.

    Ça faisait longtemps, justement. Et le stress nuit à l'efficacité. Son arme, il la tient trop bien, et les restes d'un instinct de survie empêche Siomon de trop se plonger dans le corps à corps. Il finit par reculer d'un pas, toujours devant Ciaran.
    Il sait une seule chose, c'est qu'il ne bougera pas.

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    Mains croisées sur mon corps vivant,
    Je mourrai sans communion.
    C'est toute mon âme qui se fend,
    Tout ce qui pour moi va à vau-l'eau.

    Tu voudrais bien toi savoir
    Pourquoi je suis ainsi punie.
    Regarde le ciel par la fenêtre,
    Tout de moi y est dit.


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Ceann-Uidhe le Sam 23 Sep - 10:47

    Le membre 'Siomon MacKenzie' a effectué l'action suivante : Le Destin


    #1 'Succés/Echec' :


    --------------------------------

    #2 'Succés/Echec' :
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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Ciàran Ogilvie le Mar 26 Sep - 21:57

    Spoiler:
    Post pas très inspiré, je fais ma Marion Cotillard.
    @Sreath-Mhurtair > clique ici mon pote

    On vit, on meurt. C'est la vie.
    Mais pas aujourd'hui.
    Tu n'as pas de chance, tueur. Le Selkie auquel tu t'es attaqué est pire qu'une mauvaise herbe. Iel survit aux pires coups, même les plus bas, parce qu'iel a toujours survécu à tout. C'est une façon de vivre, la survie ; une façon de vivre que de regarder en permanence derrière son épaule, de protéger sa tête par réflexe, de savoir plier le genou quand c'est nécessaire. Se servir de son esprit aussi bien que de ses jambes. Quand on ne sait pas se battre, il faut être malin et rapide.
    Iel est les deux.
    C'est un coup de chance, un réflexe qui le fait reculer juste à temps, juste assez pour que la hache ne fende pas son crâne en deux. La lame entame le crâne, effleure le cerveau, déchire le visage en deux. Mais il n'en mourra pas. Il a survécu à... peut-être pas pire, mais à tout le reste.
    Son dernier geste avant de perdre complètement conscience est de serrer le poing sur sa poitrine, juste au-dessus du fétiche. Par chance, même si le tueur connaît l'existence de l'objet – et c'est peu probable – il est presque impossible qu'il ait le temps et l'occasion de l'extraire de sous le corset. Siomon ne mourra pas aujourd'hui.
    Il y aura d'autres occasions de se battre, de mordre, de prétendre. Parce qu'aujourd'hui, tout le monde survivra.

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    Age : 36 ans
    Métier : Ex-pasteur (Tristan Dubh) / Travailleur.se du sexe (Aelig O'Hayre)
    Pouvoirs : Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, danseur de talent, transformation à volonté
    Inconvénients : Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer, empathie pour les phoques


    "December people are temporary."
    Half my life went by wondering
    if my effervescent nature will bring pestilence,
    and sadness to the ones in my life.
    But today - I realized,
    December people are only temporary when you chain them
    When you give them the wrong material things,
    And expect them to grow Roots.

    Give us December people,
    And you'll find us - the Temporary People,
    Weeping over cities, that we have
    Hardly even lived in at all.
    Anindita Das, Fernweh


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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

    Message par Sreath-Mhurtair le Mar 26 Sep - 22:11

    do you feel my breath on your neck ?
    He made the devil so much stronger than a man
    Souffres-tu ? La douleur est-elle tienne ?
    As-tu mal ? Qu’as-tu donc tenté ?

    Ai-je fait mouche en le choisissant ? Es-tu blessé que je l’ai touché jusqu’au seuil de la mort ? Tu te tiens devant. Tu le protèges.

    Héros ou idiot ? Ton corps trahit ce que tu fais.  Lui ou autre chose.

    Un sourire. Satisfait.
    Inconscience de l’homme touché.

    La hache s’approche et se pose sur ton épaule. J’essuie le sang. Lentement. Nulle attaque.

    Je me recule. Souriant.

    La souffrance me plait. Elle me satisfait. Vie avec. Et toi, Selkie, si je ne t’ai pas tué, l’important est la douleur. Seulement ça. Partagés là. C’est un cadeau!

    Avant de partir, je me retourne. Elan de la hache, entre les pieds elle se plante. Siomon Mackenzie nous n'en avons pas terminé.

    Plus qu'un adieu. Un au revoir. Le sang pour la souffrance. Tout est parfait.

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    Re: He made the devil so much stronger than a man • Tristan

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