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  • Une soirée à rêver [Archibald&Màiri

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    Une soirée à rêver [Archibald&Màiri

    Message par Màiri Leamhnach le Mar 8 Aoû - 22:02



    Une soirée à rêver
    Màiri & Archibald

    Les cris résonnent entre les murs de la demeure. Ce n’est pas la première fois que Llewyn et Màiri se disputent et certainement pas la dernière fois mais ce n’est pas pour autant de tout repos pour la femme sui se fait accuser à tort. Quel est le sujet cette fois-ci ? L’infidélité. Depuis que son époux l’a vu discuter avec un bel homme et même rire avec lui, il est persuadé qu’elle le trompe ou qu’elle est sur le point de le faire. Il ne s’agit pas là de jalousie à proprement parlé mais une question d’ego. Que dirait-on de lui si on apprenait que sa femme avait une aventure avec un autre ? Sa réputation serait entachée et c’est une chose qu’il ne permettrait jamais. Màiri en est consciente. Lui au contraire laisse sa paranoïa prendre le dessus, sauf que Màiri ne l’a jamais trompé et qu’elle n’a pas l’intention de le faire non. Ce n’est pas quelque chose qu’elle cherche, malgré son besoin d’affection dû à son héritage et son dégoût de laisser Llewyn la toucher. Il n’y a qu’un homme qu’elle n’ai jamais aimé mais celui-ci n’est plus de ce monde, perdu en mer probablement par sa faute.

    Llewyn n’a que faire de la défense de Màiri, de ses promesses, de ces vérités qu’elle lui cri pour couvrir ses hurlements. Il s’est mis cette histoire en tête et ne cesse d’affubler son épouse d’adjectifs peu flatteurs, jusqu’à ce qu’il éclate pour de bon et ne claque la porte de la maison afin de retrouver son calme d’après ses dires. Les larmes qu’elle avait retenues jusque là coulent à flot le long de ses joues roses. Elle n’en peu plus. Après toutes ces années, après la tragédie avec leur fils, elle continu à faire des efforts mais Llewyn n’a de cesse de la martyriser, certes à sa manière, mais tout de même. Cela lui devient insupportable.  

    Une gouvernante la rejoint dans le petit salon, ayant attendu que le maître des lieux ait quitté la demeure pour apporter une tasse de thé bien chaude accompagné d’un mouchoir sur le plateau. Elle ne dit rien, elle dépose le tout sur la petite table et s’en retourne à ses occupations. Si ce n’est pas triste… même les domestiques ont développé un rituel tant les disputes sont récurrentes. La femme sait que ce thé apaise Màiri et le mouchoir… c’est évident. Elle se sent ridicule mais elle a l’impression que pleurer est tout ce qu’il lui reste.

    Un léger bruit la pousse à tourner la tête vers la porte et y découvre Archibald Ferguson dans l’encadrement. L’herboriste est un des invités de la maison, au même titre que le frère de Màiri. Si elle n’était pas enchantée de le voir s’installer et qu’elle soupçonnait Llewyn de l’avoir invité à loger sous leur toit juste pour lui payer la présence de son frère, elle a finit par apprécier l’herboriste. Elle s’est souvent laissée emporter par ses histoires farfelues tant il semblait y croire lui-même, elle l’écoute avec plaisir. Et même si ses plaisanteries ne sont pas toujours drôles, il arrive tout de même à la faire rire, à lui rendre le sourire. Cependant, qu’il la découvre dans cet état n’est pas convenable.

    Màiri se lève rapidement de son fauteuil en attrapant son mouchoir, puis elle tourne le dos à Archibald le temps d’essuyer ses joues. « Je suis navée Monsieur Ferguson. J’espère ne pas vous avoir dérangé avec notre discussion houleuse. » Elle lui fait désormais face, les joues sèches mais les yeux encore rougis. « Vous désiriez quelque chose peut-être ? Voulez-vous que j’appelle un domestique ? » En bonne maîtresse de maison mais aussi parce qu’elle l’apprécie, Màiri se souci des besoins et envies de son invité.

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    Re: Une soirée à rêver [Archibald&Màiri

    Message par Archibald Ferguson le Jeu 10 Aoû - 14:13

    Des hurlements. Ils hurlent encore, comme tous les jours, comme une horloge bien réglée. Elle proteste sa fidélité et sa conscience des enjeux, il l'accuse, encore et toujours, incapable de voir ce qui se tient devant ses yeux. Llewyn MacGobhainn ne saurait reconnaître la vérité si elle venait lui mordre le nez. Il arrive qu'Archibald le soupçonne d'avoir une certaine affection pour sa femme qu'il dissimule à tous aussi bien qu'à lui-même – et parfois, il est simplement certain que son logeur est purement incapable d'aimer. Mais Archibald refuse de croire qu'un humain puisse ne pas aimer, parce que c'est dans la nature humaine d'éprouver des sentiments, si terribles soient-ils. Même les plus fous et les plus mauvais ont une partie bien enfouie dans leur cœur qui leur permet parfois d'éprouver de l'attachement. Chez certains, l'amour adoucit. Chez d'autres, il rend plus violent encore. S'il existe de l'amour entre Mairi et Llewyn, certainement il est de la deuxième catégorie, de ceux qui tuent et qui dévorent plutôt que d'apporter la sérénité.

    Le vieil herboriste n'aime pas les cris. Il préfère le calme, la solitude et le silence à toute autre forme de distraction, trouvant dans la paix de sa serre un monde féérique qui lui appartient en propre et dans lequel tous les songes sont permis. Hors de son enclos verdoyant, le monde est cruel et méchant et douloureux, empli de hurlements, de colère, de haine. Empli de secrets aussi, de stratégies fomentées par des esprits plus mauvais que le siens pour asseoir leur domination. Le pouvoir est une chose qu'Archibald ne peut pas comprendre, lui qui n'en a jamais eu. Tout ce qu'il voit, c'est la perversion qu'il apporte au cœur des hommes, et pour cette raison seule il le déteste. La fin justifie les moyens, dit-on souvent, mais lui ne croit plus à ces fables depuis qu'il en a été victime. Magda est morte parce qu'elle était le moyen de quelqu'un. Du jour au lendemain, le petit garçon des forêts devenu adulte s'est retrouvé seul dans un vaste monde qu'il n'a jamais su comprendre parce que quelqu'un s'était mis en tête de posséder juste un peu plus.

    Dans la forêt, les seuls cris étaient ceux des animaux. Mais Mairi Leamnhnach n'est pas un animal et elle ne mérite certes pas que son époux lui hurle dessus comme s'il était un sanglier sauvage, elle ne mérite pas la cruauté dont il fait preuve à son endroit. Archibald n'a jamais vraiment compris ce qui liait ces deux êtres, lui qui n'est pas familier avec les jeux d'argent et de pouvoir. Parfois, il a envie d'aller prendre la jeune femme dans ses bras, lui promettre qu'elle peut encore être libre, lui enjoindre de s'enfuir. Elle aussi, elle pourrait rejoindre la forêt et peut-être y trouver des enfants fées qui sauront l'aimer et la protéger. En attendant, il est peut-être la seule âme du manoir MacGobhainn à se préoccuper de son bien-être.

    Elle pleure, bien sûr, et elle essaye de le cacher. Le vieil herboriste lève la main en signe de paix, pour l'assurer qu'il n'est nullement nécessaire de prétendre. Elle ne peut pas le comprendre. Elle a été élevée – elle a été dressée – à agir d'une certaine façon, à ne jamais laisser ses sentiments prendre le dessus sur ses manières. Il ne connaît pas bien ces choses-là non plus mais il a vécu avec assez de riches nobliaux pour avoir vu les rouages qui contraignent la vie des femmes du monde. Assez pour les haïr. Ce n'est pas qu'il soit homme à défendre les droits des femmes, non : il ne comprend simplement pas que deux humains puissent être traités si différemment sur des principes aussi absurdes que leur genre ou leur couleur ou leur état de naissance. Ce qui compte, il l'a appris dans la forêt, c'est la capacité à survivre. Le reste n'est qu'un détail superficiel.

    « Je venais voir comment vous alliez, ma Dame, » dit-il avec un sourire qui aurait paru doux sur un autre visage que le sien. « J'ai entendu vos cris. J'ai cru qu'une banshee s'était infiltrée dans notre maison. Ce n'est pas le cas, n'est-ce pas ? Il n'y a pas de banshee ? » Non qu'il ait peur des banshees... mais un peu. N'importe quel être doué de raison craindrait une créature dont les cris peuvent le damner pour l'éternité. Difficile de dire si Archibald a un concept de damnation ou d'éternité, il a en revanche une notion très établie du silence et du calme, et l'idée même du banshee perturbe ce parfait tableau. « S'il y a une banshee, dites-le-moi, nous irons nous isoler dans la forêt. À cette heure-ci, il n'y a que les lucioles et les farfadets, et les will'o the wisps qu'il ne faut surtout pas suivre. »

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