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  • Les lois de la nature [Keith]

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    Les lois de la nature [Keith]

    Message par Màiri Leamhnach le Mar 25 Juil - 21:55


    Les lois de la nature
    Màiri ξ Keith

    Depuis des années, Màiri ne vie plus, elle survie. Cela remonte au décès prématuré de son fils tant aimé tué par son propre époux. Cela n’était qu’un accident pour celui qui connaissait les circonstances. Les pulsions de Llewyn avaient pris le contrôle sur lui, le faisant se jeter sur son fils adolescent dont la blessure qu’il s’était infligé involontairement avait fait surgir le cannibale qui se cachait sous les traits de son père. Pour Màiri, rien de tout cela ne serait arrivé si Llewyn n’avait pas fait de leur fils son assistant dans ses expériences abominables. Jamais il ne se serait coupé, jamais Llewyn ne lui aurait arraché une partie de son bras et leur enfant n’aurait pas succombé à une horrible infection. Llewyn est et restera le responsable de cette tragédie qui a pour toujours changé Màiri.

    Il y avait des jours plus difficiles que les autres. Ceux où le manque de son fils se faisait ressentir au point que sa respiration la faisait souffrir et son cœur saignait autant que ses larmes se versaient. Son neveu était là pour la faire se sentir mieux. C’était un gentille jeune homme avec elle, mais bien plus vieux que ne l’aurait été son fils et de toute façon, elle ne cherchait à pas le remplacer. Elle avait cette impression de ne pas lui avoir avoué tout ce qu’elle ressentait pour lui, même si son enfant devait en avoir conscience. Elle aurait tout donné, absolument tout afin de pouvoir lui parler encore une fois.

    Combien de fois cette idée lui a traversé l’esprit ? Des milliers… et aujourd’hui cela lui paraît possible. Elle a entendu parlé d’un hommes, des rumeurs, peut-être de simples commérages, mais certains jurent qu’il s’agit de la vérité : Keith McBain, homme étrange, serait dans la capacité de communiquer avec les esprits. Màiri a donc prit la décision d’aller rencontrer cet homme.

    C’est pour cette raison qu’elle se trouve devant cette bâtisse qui lui noue les entrailles. Ce n’est pas la peur qui lui procure cette sensation mais celle de mauvais souvenirs : c’est ici qu’elle est venue afin de préparer les funérailles de son fils. Douloureuses réminiscences qui lui transpercent le cœur. Elle pénètre dans le hall se voyant franchir le pas de cette porte la première fois. Puis elle cherche une porte bien précise, celle donnant à la partie privée, habitée de cet endroit. Elle longe le hall dans sa robe verte foncée surmonter d’un manteau noir au chapeau assortie. Elle ne pouvait pas se rendre dans un tel lieu vêtue de ses habits colorés habituels, un peu de respect. Mais elle ne pouvait pas non plus paraître en deuil.

    Elle pense enfin avoir trouvé le porte qu’elle cherche. Elle pose une main sur la poignée tandis qu’un frisson lui court le log de l’échine. Et si elle se trompe de porte ? elle ne souhaite pas se retrouver devant un corps sans vie. Màiri prend une grande inspiration et ouvre la porte. Un soupire de soulagement s’échappe de ses lèvres lorsqu’elle constate qu’elle ne s’est pas trompée.

    « Bonjour… Il y a quelqu’un ? »

    Elle fait plusieurs pas, hésitantes. Pas parce qu’elle va  rencontrer un homme d’une étrange réputation, seule chez lui, mais parce qu’elle craint ne pas avoir eu raison de s’aventurer dans sa demeure sans sa permission.
    Elle fait encore quelques pas et finalement elle trouve une porte entrouverte et il découvre une silhouette. Elle pousse un peu plus la porte et voit un homme de dos, probablement afféré. Elle ne cherche pas à savoir ce qu’il fait, elle se lance avec confiance, du moins c’est l’impression qu’elle en a : « Bonjour. Je cherche Sir McBain. J’aimerai m’entretenir avec lui au sujet d’une affaire importante. »

    Et si elle avait eu tort de venir jusqu’ici ? Non ! Il est son unique chance de pouvoir parler à son fils adoré.  


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    Re: Les lois de la nature [Keith]

    Message par Keith McBain le Mer 26 Juil - 19:11



    « Où est passé ce registre Monsieur May ? » La voix du caoineag a glacé le sang de son jeune employé, le regard perdu et probablement un peu effrayé à l’idée d’avoir perdu dans un recoin de la demeure ce livre, il ne sait que répondre. Voilà plus d’une heure que l’homme cherche, de tout endroit qu’il connaisse dans la demeure, mais rien. Le livre fin ne s’est pas glissé entre deux meubles, il a simplement disparu de sa place de rangement, dans la bibliothèque du bureau maintenant, le funeste représentant de la mort, attends une réponse, ou les retrouvailles, mais il n’y a rien de plus que le silence.

    Le poing s’abat sur la haute table entre eux, une épaisse mèche noire vient barrer le visage de Keith, qui serre les dents. Il n’est point d’homme plus aisément en colère sourde que cette créature sifflante d’asthme, et il lui faut bien, toute la retenue de ses humeurs pour ne pas faire comprendre à May qu’il est de son devoir, de ne jamais perdre, rien, de cette demeure. Pendant de longues minutes, un homme se demande son avenir.

    Mais Keith remet en place ses cheveux, inspire. « La seule erreur dans votre histoire au sein de la maison Monsieur May depuis dix ans. La dernière. » Autant lui faire comprendre que la prochaine fois, il pourrait prendre ses affaires et s’en aller. Mais pour l’instant, il lui accorde cela, lui offrant un regard dédaigneux avant de se retirer.

    Le corps osseux du Morbide Propriétaire est désormais tendu, les poings serrés, il n’a rien à cacher en vérité, point de secret de compte ou de détournement, mais la minutie de ses répertoires sont d’importances capitales à son esprit, il en désapprouve la perte et il aurait tôt fait de le signaler à des responsables de sécurité mais les gardes sont inutile comme des poux sur une tête. Il s’en va s’enfermer dans la partie privée.

    Bientôt devrait passer Leopold Waldstein, pour examiner la sœur de Keith, la venue du vieillard est toujours agréable et il faut reconnaître que le caoineag apprécie passer du temps en sa compagnie, un peu plus ces derniers temps, il suppose qu’il a bon espoir dans les essais faits sur Deborah, s’illusionnant que son comportement est différent alors que rien ne change véritablement, elle reste prostrée à attendre, observant les aléas par sa fenêtre ou encore, en murmurant quelques comptines enfantines fantomatiques.
    Si la proximité de sa sœur peut parvenir à le plonger dans de ténébreuses contrées de douleur, il aime autant partager cela en sa compagnie. Prenant ses efforts d’user de sa déprime comme une aura autours d’elle comme un moyen unique de communiquer et il reçoit le tout avec une tendresse fraternelle.

    Dans une pièce de son office, le corps rembourré d’un phoque se tient sur une table, cabinet de curiosité…des horreurs…la pièce de bel espace comporte rangées d’étagères, remplies de livres, ou de bocal d’étrangeté, créatures difformes estampillées « Fées », « Farfadets » ou autres, se suspendent dans un formol vieillit. Des vitrines, des cloches de verres gardant des crânes de chose, vraie ou fausse, peu importe. Quelques découpes de cerveau, estampillés par race ou encore par maladie, un meuble immense est ouvert, remplis des accessoires nécessaires à tout empailleurs pour parfaire ses créations.

    Créations dispatchées en demeure, il devrait tantôt chercher un nouvel animal de la race dont il s’occupe en ce moment même, parvenus à trouver un comparse de chasse en la personne d’un MacLeod, Keith se « réjouit » déjà de la chose. Il est en train de choisir l’œil de verre qui conviendrait le mieux à la bête, dans une pièce adjacente quelques œuvres de son art lugubre trône, il est dans ses pensées, calmant son humeur, alors que Smyth se balade sur les étagères, à son plus grand bonheur.

    Il n’entend pas la voix féminine, trop affairé, mais la porte grince à son entrée et il se retourne surpris, dévisageant l’intruse entrée en sa demeure. Grands, osseux, les épaules hautes, le caoineag intimide de par ses traits cireux et tirés, il la dévisage, il la connait. Aucun visage n’est ignoré de ses pensées une fois qu’ils sont venus veillés par ici. Ses boucles blondes charment toujours autant la pupille du macabre et il finit par sourire. « Il s’agit de moi. Madame…Leamhnach, n’est-ce pas ? » Questionne-t-il après avoir cherché son nom, un instant, sa voix venant du profond de son torse asthmatique comme un murmure fantomatique. « Qui vous a laissé entrer ma Dame ? » Les employés ont ainsi décidé de mettre en rogne le maître de la demeure ? Le vieillard qui sert de majordome est-il mort dans un coin ? Dans la cuisine ? Keith n’a pas prévu sa mort, mais il sait que la vieille le rend moins vivace, pour autant, il n’est jamais…si peu précautionneux.

    « Pardonnez, je suis surpris, puis-je vous proposer d’aller au salon ? » Il s’avance de quelques pas, l’invitant d’un geste de la main de sortir de cet endroit étrange et d’aller converser au salon, où il ferait apporter du thé ou autre.

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    "Te souviens-tu de la lune pleine, qui descendait ses rayons sur ce visage noircie par la mort, il y avait sur sa chair, les dessins de ses propres veines, comme les membranes d’une feuille, qui ramenait à ses yeux vides, un sang profondément sombre. Elle était morte. Mais jamais l’esquisse de la mort ne fut plus belle que celle-là.”


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    Re: Les lois de la nature [Keith]

    Message par Màiri Leamhnach le Dim 6 Aoû - 21:47



    Les Lois de la Nature
    Màiri & Keith
    Elle n’a pas remarqué la pièce en elle-même, trop soucieuse de trouver la personne qu’elle est venue chercher, mais alors qu’elle attend une réponse de l’homme qui lui tourne toujours le dos, ses yeux se promènent et tombent sur des choses étranges, dérangeantes, effrayantes. Màiri a beau être courageuse, elle se demande vraiment si elle a eu une bonne idée de franchir cette porte. Sur qui va-t-elle tomber ? Après son époux aux allures respectables est en réalité un médecin fous qui multiplie les expériences contre nature les unes après les autres. Alors à quoi doit-elle s’attendre d’une personne aux goûts si particuliers ? « Il s’agit de moi. Madame…Leamhnach, n’est-ce pas ? » Un frisson lui court le long de l’échine tandis qu’elle fait un signe de tête afin de répondre positivement à sa question. Comment la connaît-il ? Peut-être est-ce lui qui s’est occupé de son pauvre enfant. Et quand bien même, cela remonte à plusieurs années. Cet homme doit avoir une mémoire exceptionnelle ou malsaine… « Qui vous a laissé entrer ma Dame ? » Le rouge monte aux joues de la femme qui se rend compte que son intrusion dans la demeure privée de l’homme est vraiment mal placée. « Je suis sincèrement désolée de m’être aventurée chez vous de cette manière. J’ai frappé à la porte mais je n’ai eu aucune réponse et comme ma requête est vraiment importante… ça n’excuse rien je le sais, je vous prie de me pardonnez mon impolitesse. » Elle se confond en excuse, autant parce qu’elle n’a pas agit avec délicatesse que parce qu’elle ne veut pas vexé l’homme qui est son seul espoir.

    « Pardonnez, je suis surpris, puis-je vous proposer d’aller au salon ? » Il ne va donc pas faire d’elle une de ses création morbide ? Tant mieux ! L’idée lui a effleuré l’esprit l’espace d’une fraction de seconde et l’idée ne l’enchantait pas du tout. Quitter cette pièce lui fait pousser une soupire de soulagement. Même si leur discussion future n’allait pas être des plus joyeuses, elle préfère un tout autre endroit que celui-ci.
    Màiri suit donc Monsieur McBain. Ils longent un petit couloir avant d’entrer dans un salon un peu plus charmant que l’ancienne pièce mais que Màiri voit mal chez elle. Elle regarde autour d’elle mais très vite, son attention se focalise sur le propriétaire des lieux. « Je suis navrée de vous déranger et je ne veux pas abuser de votre temps. Si je suis venue ici c’est parce que j’ai entendu des choses à votre sujet… » Elle se sent mal à l’aise, se disant que peut-être il allait lui rire au nez. « J’ai perdu mon fils, il était encore si jeune. C’est une histoire tragique… mon cœur ne s’en remettra probablement jamais mais ce qui me fait le plus de mal c’est que je n’ai pas pu lui dire une dernière fois que je l’aimais. » Elle se mord la lèvre inférieure, retenant les larmes qui lui montent aux yeux de dévaler ses joues. « Alors quand j’ai entendu dire que vous pouviez communiquer avec les défunts, je me suis dit que vous pourriez m’aider…» Comme ça. Il aiderait une étrangère sans compensation ? Tout le monde n’a pas le cœur sur la main, c’est pour cette raison qu’elle s’empresse d’ajouter : « Je peux vous offrir de l’argent en contrepartie si vous le souhaitez. Je suis prête à tout pour parler une dernière fois à mon enfant… S’il vous plait. » Elle se livre à cette homme sans retenue. C’est comme si elle pouvait enfin parler de son fils librement, de son chagrin, de ce qu’elle ressent. Le monde dans lequel elle vit n’est pas du genre à accepter que l’on étale ses sentiments sur la place publique et en ce qui concerne Llewyn, parler de leur enfant est une chose interdite. C’est lui qui l’a assassiné après tout.

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    Re: Les lois de la nature [Keith]

    Message par Lorna McBain le Dim 13 Aoû - 18:50

    Les lois de la nature

    Màiri, Keith & Lorna l'incruste

    « Bon, eh bien ce n'est pas si passionnant que ça en avait l'air. »

    Le livret de comptes se retrouvait manipulé par les doigts blancs de Lorna, désormais. Malheureusement cela l'avait vite ennuyée... À quoi s'attendait-elle de toute façon ? Elle ne savait même pas lire. Mais elle reconnaissait les chiffres, peut-être aurait-elle découvert un secret. Lorna adorait les secrets, comme tout le monde, non ? Mais là, les relevés semblaient aussi fades que cette journée. Lorna s'ennuyait... Et ce n'était pas celle qui l'écoutait qui allait y remédier.

    « Tu sais lire, Deborah ? »

    Pas de réponse. Le contraire l'aurait étonnée, pour une fois. Elle ne savait pas grand chose de sa cousine, visiblement, même pas cette petite anecdote qui aurait été sympathique à savoir. Mais il fallait dire qu'elle n'était pas très loquace. Surtout pas avec elle.
    Lorna l'observait en contrebas, la tête appuyée contre le rebord de la fenêtre que Deborah fixait, tandis qu'elle était confortablement installée au sol avec quelques coussins. Elle n'arrivait pas à savoir si sa cousine la déprimait ou la réconfortait, avec son silence morbide et son teint cadavérique. Des fois elle se demandait si elle était toujours vivante. Peut-être étais-ce pour ça qu'elle finissait par bien l'aimer au fond. Même si la malmener était trop tentant par moments... Enfin, c'était probablement un mélange de tout ça.

    « T'en fais pas, ça serait une perte de temps de toute façon. »

    Lorna finit par se relever, sentant la douleur du bois contre sa tête qui commençait à s'engourdir. Nul. Passant ses mains dans ses cheveux, la jeune McBain s'efforça de leur rendre un aspect bouffant qu'elle affectionnait. Elle offrit un dernier regard blasé à Deborah avant de commencer à s'enfoncer dans l'obscurité des murs du manoir.

    « À la prochaine, cousine. Toujours un plaisir de converser avec toi. »

    Si elle restait avec elle, elle allait finir par s'endormir. Remarquez, elle aurait pu. Cela lui aurait laissé plus de temps pour flâner la nuit. Mais elle n'en avait pas envie.
    Arpentant les coins de la bâtisse avec le livret en main, Lorna était désormais en quête de quelque chose à faire. S'il n'y avait pas d'animation ici, elle allait finir par rentrer chez elle. Mais il faisait encore jour, et cela l'embêtait un peu. Il aurait fallu qu'elle se couvre, qu'elle marche vite, au final elle aurait été épuisée... C'était fatiguant rien que d'y penser. Même si les nuages couvraient le pays, les seuls rayons qui les traversaient étaient ses pires ennemis. Bien que d'ordinaire, Lorna n'était pas contre de souffrir, la lumière du jour était quelque chose qu'elle détestait profondément, et foncièrement, pour une fois.
    Enfin, ces pensées qui commençaient à gâcher sa journée furent interrompues par quelque chose de bien plus intéressant. C'était May. Il avait l'air déconfit. Lui lançant un regard empli de détresse, il ne lui adressa pas la parole et finit par disparaître dans un couloir, tremblant de nervosité, en n'ayant pu voir que la jeune McBain avait l'objet de ses recherches dans la main. Au départ, Lorna se demandait si elle mettait les gens dans cet état par sa simple apparition, ce qui aurait été jubilatoire. Mais elle repensa au carnet... Et un sourire finit par éclairer son visage rond. Keith avait dû s'en apercevoir, et bien sûr, May avait encaissé la chose. Oh, c'était brillant, ça ! Elle n'avait même pas pensé à le piéger pour une fois, et ça se retournait quand même contre lui. De l'or !

    Mais bon, contrairement à l'employé de son cousin, Lorna devait s'efforcer de rester en bons termes avec ce dernier. Il fallait qu'elle le trouve et lui rende le registre avant qu'elle ait des problèmes avec. Ça n'arrangerait pas sa situation...
    Il devait être dans son bureau, à cette heure là. Ses quartiers. Peu importe comment il appelait ça. Elle allait passer par le salon. Lorna dévala des escaliers à semi dans la pénombre pour s'arrêter juste avant la porte qu'elle allait franchir. Il y avait des voix. Et surtout une voix de femme qu'elle ne connaissait pas. Étais-ce une cliente ? Cela ne l'aurait guère intéressé, mais les propos qu'elle tenait firent que Lorna continua de l'écouter l'oreille collée à la porte. Alors là, on pouvait parler de timing. Le sourire revint sur les lèvres de la jeune femme. Recontacter son fils mort, eh bien... elle proposait même de l'argent. C'était assurément une désespérée. Le même genre qui l'accompagnait dans ses séances. Pas besoin de petite voix pour savoir que cette femme allait bientôt rejoindre ses rangs. Elle s'y jetait déjà presque. Il fallait seulement qu'elle fasse son entrée. Car, pour le moment, la jeune femme faisait fausse route.
    Lorna poussa la porte et entra comme si de rien n'était. Sans plus attendre, elle tendit le livret à son cousin, munie d'un petit sourire innocent.

    « Je l'ai trouvé par terre. Je ne sais pas ce que tu as fait à May, mais il est sur le point de faire une syncope. » fit-elle, amusée.

    Ce n'était pas forcément faux, ni forcément vrai non plus... Mais elle était celle qui avait retrouvé les comptes et c'est tout ce qui... comptait. Ha-ha. Mais ce qui comptait le plus pour le moment, c'était la jeune femme blonde dans leur salon. Lorna l'observa avec une petite lueur dans le regard, la remerciant presque de l'avoir tirée de son ennui profond. S'enfonçant dans un des canapés, un peu poussiéreux celui-là, d'ailleurs, la jeune McBain se présenta en ouvrant les mains vers la dame visiblement aisée.

    « Je pense que c'est moi que vous cherchez. Lorna McBain, cousine de ce cher Keith. »

    La jeune femme posa ses coudes sur le dossier derrière elle, dans un manque de manières qui ne la choquait absolument pas. Enroulant une de ses boucles autour de son doigt, Lorna roula ses yeux vers ledit Keith. Toujours aussi pâle, et apparemment troublé par la vision de l'invitée de fortune. Ou d'elle-même ? Lorna esquissa un nouveau petit sourire.

    « Oui, je n'ai pu m'empêcher d'entendre votre petite conversation de l'autre côté, je me suis dit que cela nous ferait gagner du temps. »

    La jeune femme revint sur la mère déchue. Il était certain qu'elle ne s'attendait pas à ça, et Lorna n'aimait pas que les choses traînent à cause de l'incompréhension générale.

    « En effet, si vous voulez prédire la mort à coups de vols de corbeaux, vous pouvez faire appel à Keith, mais bon, c'est un peu trop tard pour ça, n'est-ce pas ? » dit-elle comme si elle racontait une bonne blague.

    Lorna ne connaissait pas le tact et n'avait pas franchement envie de devenir amie avec. La jeune femme n'allait sûrement pas apprécier son humour, mais le fait était qu'elle avait tout de même besoin d'elle. La rousse se redressa sur le canapé, posant ses coudes sur ses cuisses cette fois, en joignant les mains.

    « Pour contacter quelqu'un, ce sera moi. Je ne garantis pas que ça marche, mais c'est déjà arrivé. Je vais rentrer immédiatement dans le vif du sujet, n'est-ce pas. Comment est mort votre fils ? »

    La curiosité rongeait le visage de Lorna. Elle avait plusieurs hypothèses sur comment elle pouvait procéder pour chercher cet esprit, et plus la mère de ce dernier lui fournirait de détails, plus elle saurait comment le trouver, en tout cas essayer. Il fallait maintenant voir si elle en avait la force.

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