AccueilAccueil  
  • PublicationsPublications  
  • FAQFAQ  
  • RechercherRechercher  
  • MembresMembres  
  • GroupesGroupes  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • ConnexionConnexion  

  • Interview with a vampire | Keith & Katharina & Leopold

    Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

    Interview with a vampire | Keith & Katharina & Leopold

    Message par Tristan Dubh le Mar 25 Juil - 16:54

    Ce faux vampire était pire encore qu'un chien en chaleur. Dès qu'ils se furent suffisamment éloignés du cimetière pour atteindre des rues plus peuplées, même à cette heure tardive, il s'était extrait de la prise de McBain pour s'engouffrer dans une ruelle quelconque à la recherche d'un repas. Tristan ne put s'empêcher de pousser un profond soupir désabusé qu'on entendit probablement jusqu'à Glasgow avant de se lancer à la poursuite du Fir Darrig. S'il ne possédait guère de force physique, il était agile et rapide et ces qualités lui étaient plutôt utiles en cette soirée rocambolesque.

    Par chance, la ruelle était une impasse. Par malchance, c'était une ruelle particulièrement puante, obscure et traîtresse. Tristan n'avait pas une bonne vue en pleine lumière et la situation ne lui réussissait guère ; il devait enjamber des détritus, des corps de sans-abris endormis (mon Dieu, faites qu'ils soient juste endormis), des déchets de pots de chambre pour essayer d'atteindre le faux vampire. Celui-ci ne se souciait guère d'où il mettait les pieds. Quand on sortait tout droit d'un tombeau, la souillure sur les chaussures devait en effet être de moindre importance ; quant à l'odeur, sans doute le cadavre fraîchement réanimé ne la percevait-il pas autant que le nez sensible du faux pasteur.

    Tristan parvint à remettre la main sur le vampire une demie-seconde avant un cri tonitruant de Gardy loo ! qu'il évita de justesse. L'odeur empira encore et le faux pasteur dut se plier en deux, assommé par une violente nausée qui, à défaut de lui faire rendre son repas, le laissa tremblant et pâle comme la mort sous l'épaisse couche de sang et de boue qui maculait son visage. Quant au vampire, il était toujours agité, prêt à bondir hors de l'étreinte fragile du Selkie à la moindre occasion. Ce qu'il cherchait demeurait obscur aux yeux de Tristan et en toute honnêteté, il ne s'en préoccupait guère. Tout ce qu'il voulait, c'était atteindre la maison Waldstein.

    « McBain – j'ai récupéré notre ami. Bon sang, cette odeur... » Un haut-le-coeur lui coupa la parole et il se tint courbé en deux, une main sur les genoux et l'autre fermement attachée au vampire, le souffle court. Cette odeur allait le rendre fou. « On y est presque, n'est-ce pas ? Allez sonner, je vous rejoins dans quelques secondes. » Il poussa le vampire sous le bras de son funèbre comparse comme pour se débarrasser d'une patate chaude qui lui brûlait les mains avant de s'éclipser un peu plus loin dans la ruelle, laissant McBain progresser vers le cabinet de Waldstein avec son fardeau. Lorsqu'il les rejoignit, sa mine était pis encore mais son pas moins chancelant.

    « Vous connaissez l'homme, n'est-ce pas ? Êtes-vous certain qu'il nous recevra à une heure pareille ? » Tristan était inquiet : il ne supportait pas l'idée de devoir à nouveau parcourir les rues à la recherche d'un médecin dans cette tenue, couvert d'une puanteur qu'il supportait de moins en moins à chaque seconde. Ses mains tremblaient dans ses manches. Il espérait sincèrement que McBain savait ce qu'il faisait et que Waldstein ne les repousserait pas en les envoyant au Diable pour oser toquer chez lui à une heure aussi indue.

    Spoiler:
    C'est court et pas super, désolé @@ mais voici !

    _________________

       
    Misery loves Company
    all the world is a judge But that doesn't compare to what I do to myself When you're not there
    And if I had a dollar for every time I repented the sin and commit the same crime I'd be sitting on top of the world today

    ©BESIDETHECROCODILE

    avatar
    If I burn, so will you.

    Messages : 122
    Points : 135
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Ben Whishaw
    Crédit : Orphiel
    Multicompte : Archibald Ferguson
    Taux d'abomination :
    70 / 10070 / 100
    Age : 35 ans
    Métier : Pasteur
    Pouvoirs : Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, danseur de talent, transformation une fois par mois
    Inconvénients : Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer


    Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
    Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
    Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
    Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

    Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
    Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
    La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
    Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.



    Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
    Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
    J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

    Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
    Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
    Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.



    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Interview with a vampire | Keith & Katharina & Leopold

    Message par Keith McBain le Jeu 27 Juil - 14:27

    Une grimace orne les lèvres de McBain, s’il n’a pas pour autant pu sentir les fragrances de popo en première loge, il se tient à l’entrée de la ruelle, en arborant une mimique de dégout sur la bouche. Probablement dû aux souliers bouseux de merde de leur acolyte ainsi qu’au petit coup de vent pernicieux ramenant les essences de puanteurs fécales. On a beau être habitué à la puanteur des corps et à l’embaumement, on n’apprécie pas pour autant la chose. Certes, il n’en est pas à vomir…

    Il pose sa main avec fermeté sur l’épaule du fou vampirique, en jetant un regard compatissant au maigre pasteur, désolé pour lui avant de se dire qu’il ne serait pas lui-même, contre quelques ablutions pour se départir de cette soirée. Mais cela viendrait plus tards. D’un hochement de tête, Keith fait avancer l’énergumène, laissant le pasteur reprendre ses esprits, assez impatient de voir Leopold Walstein.

    Il faut dire que le vieil homme est de compagnie agréable, tout autant qu’il se trouve être un bon médecin pour sa sœur. En un sens, il est bienheureux de pouvoir lui ramener cet énergumène, cela lui permettrait de passer un peu de temps avec cet homme. D’ailleurs, il est bien persuadé qu’il peut tout à fait frapper sa porte, de jour, comme de nuit, sans que cela ne le dérange. « Vous n’avez guère bonne mine mon Père. » Ose ainsi dire Keith. L’hôpital qui se moque de la charité, avec son teint cireux et blafard ! Il lorgne en sa direction du coin de l’œil avec une envie, intenable, d’assommer le chien vampirique qui semble prêt à fondre sur toutes choses un peu mouvante.

    « Le Docteur Waldstein soigne ma sœur, il nous recevra. » Dit-il avec une telle certitude qu’il aurait été impossible pour lui de penser le contraire. Le vieil homme connait Keith depuis quelques temps désormais et il est probablement l’un de ses meilleurs clients. L’argent qu’il débourse dans l’espoir que Deborah aille mieux est un sacré budget. « S’il s’échappe encore, je l’assomme. »

    La patience de McBain vient à bout alors que le vampire semble encore s’agiter, d’un geste, il le secoue pour le tenir en place et porte une emprise aussi sur son bras. Un geste cette fois et il l’assommerait contre le mur.
    Il essaye d’ignorer l’odeur qui flotte autours d’eux, mais il est compliqué de le faire car elle revient par vague sous les mouvements de leur comparse maboule.

    Quelques derniers pas, et les voilà devant la grosse porte du médecin, il tient fermement le vampire et monte les quelques marches du perron avant de toquer à la porte, non sans devoir le répéter plusieurs fois. Quand il entends une voix intérieur demandant qui est-ce, à supposer qu’il y en est une, il clame. « Keith McBain et le Père Dubh, nous avons un patient pour le docteur Waldstein ! C’est urgent ! »

    Même deux…puisque la gorge de son comparse est légèrement entaillée et qu’il faudrait probablement y faire quelques choses ! Va-t-on leur ouvrir ?

    _________________


    "Te souviens-tu de la lune pleine, qui descendait ses rayons sur ce visage noircie par la mort, il y avait sur sa chair, les dessins de ses propres veines, comme les membranes d’une feuille, qui ramenait à ses yeux vides, un sang profondément sombre. Elle était morte. Mais jamais l’esquisse de la mort ne fut plus belle que celle-là.”


    avatar
    How terrible it is to love something that death can touch

    Messages : 106
    Points : 105
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Crispin Glover
    Crédit : @Carmina
    Multicompte : Non
    Taux d'abomination :
    80 / 10080 / 100
    Age : 36 ans
    Métier : Propriétaire d'une maison funéraire et embaumeur
    Pouvoirs : Capacité de maudire (5), contact avec les morts (3)
    Inconvénients : Impossibilité de se suicider, photophobie, tendance au spleen, asthme




    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Interview with a vampire | Keith & Katharina & Leopold

    Message par Katharina Waldstein le Jeu 27 Juil - 18:33

    L’après-midi avait été si longue, sans fin, trop calme. Katharina n’avait rien trouvé de mieux pour faire passer les secondes que de trifouiller des mèches de ses cheveux, admirer le mur de la maison d’en face, faire les quatre cent pas en regardant dans l’entrebâillement de la porte ce que son père faisait - elle l’avait d’ailleurs trouvé un instant à dormir sur un monticule de paperasse dont elle ne connaissait guère l’appartenance.
    Détachant d’un mouvement de hanche énergétique le fauteuil de son dos, elle sert une seconde tasse de thé à Leopold, puis à elle. Celui-ci, tout autant assit dans un fauteuil voisin, affichait une mine réjouie. Comme il était agréable au yeux de la blonde de voir son père si joyeux ! Elle avait eu peur, lors de leur départ, que sa séparation avec la mère de famille ne soit pas salutaire au moral du vieil homme si dépendant affectivement de la femme. Visiblement, ce mal n’était jamais réellement apparu, certainement grâce à la simplicité d’esprit de son père qui faisait confiance à l’amour plus qu’autre chose.
    Katharina n’a jamais cru en autre amour que celui qu’elle pouvait éprouver pour sa famille et ses amis. Jamais elle n’avait trouvé un homme qui ferait chavirer son coeur, aucun ne savait retenir son attention. Certainement car elle a été couvée si longtemps, et même encore aujourd’hui.

    Le crépuscule offrait un merveilleux dégradé de couleurs dans le ciel, dont Katharina se délectait sans modération au travers de la fenêtre, dans un silence que seuls les pas tâtons des employés de son père savaient perturber. Elle a toujours adoré peindre à la pointe du pinceau ce type de  paysage, chaque parcelle de nature est légitimement belle et singulière à ses yeux. Edimbourg est une ville incroyable, si différente de Vienne, mais tout aussi intéressante. Elle ne connaissait bien sûr par encore assez la ville dans ces moindre recoins, certains considérés comme malfamés ne seront même jamais visités. Katharina tiens à sa vie, comme tout qui humain qui se respecte.

    Un des domestiques vint chercher la théière vide, qu’il plaça sur son plateau et remplaça la boisson chaude car quelques entremets au poisson. Katharina laissa Leopold se servir en premier par politesse, puis en attrapa deux qu’elle enfourna à la filé dans sa bouche. La soirée était agréable, la douceur du début de la nuit apaisait le coeur frustré de la jeune demoiselle qui se sentait vide d’une fructueuse journée. Si la saison l’avait permis, elle aurait même prit la peine de préparer d’elle-même un feu dans la cheminée, afin de profiter de la caresse que procure la chaleur sur la peau refroidie.
    Elle esquissa un sourire rempli de contentement à l’intention de son père, puis s’affala à nouveau dans le fauteuil avec un bout de cake dans la main, qu’elle picorait avec plaisir.

    Un bruit de tapage incessant fit sursauter Katharina. On frappait à la porte, avec la ferveur d’un homme en désespoir. Une voix lointaine parlait à qui pourrait entendre à l’intérieur, mais son oreille ne pu percevoir que le mot le plus important : « urgent ». D’un bond, la fille me levait, lançant un regard furtif à son père, accourant à la porte. Il n’était pas rare qu’une urgence se présente sur le perron à des heures que l’on pourrait juger comme inacceptable, mais telle était la vie d’une famille de médecin; répondre à l’aide lorsque l’occasion s’y présentait. C’était aussi certainement pour ces raisons qu’ils avaient réussi à se faire une renommée rapidement dans le milieu et si fraichement installés, car Katharina ouvrait toujours la porte, et Monsieur Waldstein refusait rarement un patient.

    Main sur la poignée, elle fit sauter les verrous et ouvrit la porte d’une traite. Trois hommes étaient présents, ou plutôt deux. Le troisième était une sorte d’énergumène à l’allure plus que répugnante. Le dégoût envers ce personnage en fut plus que décuplé lorsque une odeur écoeurante vint chatouiller ses narines.
    « Mais qu’elle est cette odeur ! C’est affreux ! Elle vient de cet homme? »
    Katharina désignait de la tête l’inconnu à la mine affreuse. Elle eu un haut le coeur, si bien qu’elle cru émettre son dîner à la seconde même. Elle posa sa main devant son nez, une autre au dessus de ses seins, et fit deux pas en arrière. Elle ne pouvait pas laisser une telle odeur embaumer sa maison.
    « Il faut faire quelque chose, nous ne pouvons pas le laisser entrer dans cet état ! »

    Un doigt en l’air pour réclamer l’attente des deux gars, et partit à la recherche d’un sot d’eau. Elle passa vivement dans le salon, signalant à son père l’étendue des dégâts.
    « Il va falloir le débarrasser de cette odeur, rien qu’un peu suffirait. Il empeste les déjections et la putréfaction ! »

    Katharina revint à la porte avec une sorte de jarre remplit d’eau sale, et d’un geste de main fit signe aux deux hommes dont l’intellect ne semblait pas altérée de s’écarter au mieux du futur mouillé. Ni une, ni deux, l’eau était entièrement renversée sur la tête du gueux.
    « Le Docteur Waldstein vous attend dans le salon, entrez. »
    Et elle ouvrit la marche pour leur indiquer le chemin.

    _________________
    avatar
    Faileas

    Messages : 22
    Points : 15
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Freya Mavor
    Crédit : Mad Hattress
    Multicompte : /
    Taux d'abomination :
    10 / 10010 / 100
    Age : 26
    Métier : Assistante de médecin
    Pouvoirs : Mensonge imparable
    Inconvénients : Fascination pour la couleur rouge

    Ils prétendent avoir aussi la tête mieux organisée, et, en conséquence, ils se vantent d’être plus capables de gouverner ; mais je leur montrerai des reines qui valent bien des rois. On me parlait ces jours passés d’une princesse allemande qui se lève à cinq heures du matin pour travailler à rendre ses sujets heureux, qui dirige toutes les affaires, répond à toutes les lettres, encourage tous les arts, et qui répand autant de bienfaits qu’elle a de lumières. Son courage égale ses connaissances ; aussi n’a-t-elle pas été élevée dans un couvent par des imbéciles qui nous apprennent ce qu’il faut ignorer, et qui nous laissent ignorer ce qu’il faut apprendre.


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

    - Sujets similaires

     
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum