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  • brother, you will never know all the things I did for you many years ago (aodhan & sómhairl)

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    brother, you will never know all the things I did for you many years ago (aodhan & sómhairl)

    Message par Sómhairl MacLeòd of Lewis le Lun 17 Juil - 23:23



    ► July 1761, Evening | MacCormack Printing
    Brother, you will never know
    aodhan & sómhairl
    Oeillades des brigands soucieux des rondes d'une milice errants au fil des scandales sur son râble. Effluves noyées de culpabilité s'imprégnant jusqu'au joint des murs. L'air commençait à être irrespirable pour le plus commun des froussards, pour ces citoyens refusant de quitter la sécurité de leur chaumière à la vêprées des crimes. Et pourtant, l'homme s'y trouvait aveugle, frappant les pavés de ses pas hâtifs, rythmés par la convoitise d'un souhait hasardeux, voir imprudent. Il avait dans la planque de son veston quelques rimes et iambes imbibé d'une fièvre courroucée par une passion clandestine et prohibée, et sans y mettre la moindre identité, il se languissait déjà à l'idée de pouvoir en faire une réalité anonyme, sculpté par des lettrines gravées et suppliciées d'une presse qui rendrait ses palabres libres de montrer la tourmente d'un cœur ennuyé.
    L'imprimerie MacCormack avait toujours fait preuve d'intelligence dans le choix des pamphlets et autres écrits aux nombreux blâmes qui seraient publié sous son nom, et Sómhairl n'était pas homme à geindre au premier refus, conscient qu'il n'avait là à présenter que des braises dangereuses et qu'il attiserait avec éloquence et compromis si nécessaire. Quoiqu'il en soit, le rendez-vous pour délivrer de nouvelles pages avait été gravé à vingt-heures. Étrange moment pour discuter censure, un second goût d'interdit étoffant la discussion, mais l'ermite n'y avait vu aucun réel désagrément à la chose — mieux, il avait pu traverser tout Leith sans fuir trop de quidam et ses habits se trouvaient intacts de tout rasage des murs.
    Réajustant son pli de veste, doigts rabrouant une éventuelle poussière ayant osé se déposer sur le lin couleur lie de vin, le poète vint abattre sans voracité sa poigne contre le bois signant l'entrée à l'établissement, simple rebond des phalanges en cadence ennuyée. Puis la patience. Le silence du perron et l'agitation des charrettes de marchands à quelques mètres de là, dans son dos. L'absence de réponse lui fit réitérer l'opération. Une fois. Deux fois. Et Dieu sait qu'il n'était pas de nature si impétueuse qu'il en démonterait les gonds d'une porte pour se faire entendre, mais pour ce jour-ci Sómhairl ne souhaitait pas attendre. Lâchant une dernière injure au mur de pierres — une odieuse comparaison entre la couleur de son joint et celle des excréments d'une mouette — il se tenta à contourner la bâtisse, espérant y déceler une porte dissimulée ou quelconque fenêtre à laquelle se hisser pour débarouler dans la grogne au sein de l'imprimerie et faire part de sa complainte au sujet d'une réception des clients plus que négligée et navrante pour un nom de cette renommée.

    La sombre ruelle adjacente devait probablement servir de lieu de livraison à l'établissement et il y bifurqua rapidement avant que ses esgourdes ne ralentissent son pas ; il se creusait dans le recoin du lieu l'écho d'une bien mauvaise discussion. Rouspétances amusées. Palabres incompréhensibles vociférées sur un timbre qui se voulait menaçant. L'Oilliphéist s'éclipsait aussi souvent que possible des querelles — qui le concernaient ou non — et s'empressait d'en suivre le déroulement et finalité du haut d'une fenêtre ou par les gros titres de journaux. Mais cette fois-ci, au-delà de son désir d'apaiser le besoin de plier sa gorge sous une nouvelle séance de rudes brocards, il ressentait une autre curiosité. Une mélodie aux remous de sa mémoire, lointaine accointance plantant un fin harpon dans ses tripes. Au milieu de l'algarade qui se dévoilait sous ses yeux, trois silhouettes formant un essaim discret mais clairement tendu au-dessus d'une quatrième présence, se trouvait ni plus ni moins que le fantôme de son ami et traître d'enfance. Meurtrier sans remords. Complice d'une agonie assistée.
    Aodhan Leòdeach.
    La bouffée d'air aspirée l'étouffa.
    Et son cœur cracha une douleur ravie de voir l'homme en vie.
    Aodhan Foutu Leòdeach.
    Et pour le marsouin, Sómhairl s’élança yeux fermés dans cet heurt. « Messieurs, je me dois d'intervenir dans ce fâcheux échange pour soulever deux informations importantes qui pourraient vous encourager à tourner les talons, et ce très rapidement. dit-il en se glissant sans l'ombre d'une hésitation entre ces silhouettes sculptées par les rixes des rues, se faisant une place auprès de ce corps reconnu entre mille et profitant de la surprise qu'offrait sa venue muette et impossible. Il n'y a qu'une personne sur Terre qui ait le droit de cogner cet homme comme vous le faites actuellement, alors à moins qu'il ne soit aussi suspecté du meurtre de votre sœur — et dans ce cas ce serait excitant de créer un club ! — il me semble que cet honneur ne revient qu'à moi seul. » La revendication était sans tact, presque suicidaire, mais le fomenteur se contenta d'une éclanche se reculant pour rencontrer sa voisine, celle si souvent frôlée lors des escapades dans les landes, des veillées de chasse aux douceurs des confessions amicales ou encore des railleries chantées autour d'un grand banquet. Barrage immédiat, muet mais bien décidé à ne plus laisser espace disponible à la chute d'un nouveau coup sur son ancien compagnon, Sómhairl engagea une tacite retraite vers la porte la plus proche qu'il pria être celle de la manufacture des littératures. « Et que voilà une surprise, murmura le poète en se retournant pour s'assurer prestement que la victime était bien sur pied, heureux de constater qu'aucun membre vital n'était détaché du reste, Aodhan Leòdeach dans les ennuis. Mon vieil ami, qui as-tu donc encore trahi pour en arriver là ? » Il eut beau se faire violence pour afficher le contraire, une lueur soucieuse et nostalgique traversa ses traits à la vue de son compagnon d'une autre ère. Il l'avait tant adoré, tant chéri, cet ami qu'il choyait discrètement en exigeant des cuisines qu'on lui serve ci et là son plat préféré les jours où tout autre chose était prévu. Les railleries sur le compte du cadet qu'il punissait à coup de vaisselle brisée sur le crâne des importuns osant s'en prendre à son ami. Et s'il n'avait jamais réellement su exprimer son attachement pour Aodhan, il n'avait jamais eu de cesse que la tristesse de la fin de cette affection le jour où il le vit s'en aller du castel Dunvegan. Il ne pouvait empêcher ses sourcils de se tendre dans l'inquiétude plutôt que la colère. Mais celle-ci ne saurait tarder de se dessiner, après qu'ils se soient débarrassés du trio quelque peu remonté par l'alcool dont Sómhairl sentait les effluves éthyliques lui flatter le naseau, déjà en manque de ce poison si ravissant.

    Devinant plus qu'il ne vit les grosses paluches du plus robuste des trois gaillards se tendre et menacer d'aller à l'encontre de son faciès à l'ossature saillante, Sómhairl eu pour réflexe de pivoter et incliner légèrement la tête, mouvement destiné à révéler l'écusson de la Faculty of Advocates qui trônait sur son tricorne. Usurpation d'une ancienne responsabilité et privilège social qu'il ne possédait plus, l'abus se perpétuait selon le besoin de survivre. Et il frappait sur la plèvre de son palpitant le sentiment que les poches de ces importuns recelait plus qu'un simple couteau à fromage. « Calmons-nous, je vous en prie, vous n'avez pas envie de vous retrouver aux prises avec un représentant de la Court of Sessions, hun ? » Titre glissé sur la langue comme arsenic et tracas des malfrats. Un doute insuffisant pour charmer le plus farouche des criminels, mais fructueux pour engager un rebrousse-chemin qui commençait à s'esquisser dans les pattes des deux autres antagonistes, la posture de Sómhairl se changeant pour se tendre comme égide en faveur d'Aodhan, le couvrant discrètement pour l'épargner autant que possible du fauchage d'une flamberge masquée par la pénombre qui étoffait peu à peu la scène. Un probable grabuge à venir dont ils seront acteurs, et Sómhirl lâcha une grogne mal étouffée sous l'incertitude d'une victoire dénuée de contusions.
    Et dire que le projet de cette visite n'était que de glisser ses souhaits de poésie anonyme pour la joliesse de son amant interdit, il était maintenant résigné à telle insouciance, un revenant dont le souffle caressait son échine lui remémorant que malgré la douleur de cette trahison sans sens, sa venue dans la métropole avait porté le vœu nébuleux de retrouver la présence de cet acolyte des roches granitiques.
    CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne


    _________________

    SOGHRÀDHACH
    IT WAS JUST BEFORE THE MOON HUNG HER WEARY HEAVY HEAD IN THE GALLOWS AND THE GRAVES OF THE MILKY MILKY CRADLE HIS TEARS HAVE TURNED TO POPPIES A SHIMMER IN THE MIDNIGHT.
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    Eisd ri gaoth nam beann gus an traoigh na h-uisgeachan

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    Avatar : Benedict Cumberbatch
    Crédit : ÐVÆLING
    Multicompte : //
    Taux d'hybridation :
    90 / 10090 / 100
    Age : Quarante-trois ans, la fausse complainte des rhumatismes
    Métier : Homme de loi astreint et poète des landes
    Pouvoirs : Armure naturelle. Insensibilité à la chaleur. Agilité naturelle. Ossature incassable. Dentition acérée.
    Inconvénients : Sujet à l'alcoolisme, agoraphobie, sang-froid, pulsions cannibales, emétophobie.


    "— Cha dean triirse ach truaghan,
    'S cha'n fhaigh fear an lag mhisnichidh
    bean ghhc gu la luan."




    "—Is math a dh' imreadh
    an dàn a dheanamh an toifich
    is a liudhad fear mille th' aige."




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