AccueilAccueil  
  • PublicationsPublications  
  • FAQFAQ  
  • MembresMembres  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • ConnexionConnexion  

  • Tristan effectue le Dubh

    Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

    Tristan effectue le Dubh

    Message par Ciàran Ogilvie le Ven 14 Juil - 12:42

    Fiche de présentation
    Tá fáilte romhat
    Tristan
    Dubh
    “ Le meilleur moyen de se débarrasser d'une tentation, c'est d'y céder.”
    About me
    details & shit
    Âge 35 ans
    Nationalité Ecossaise
    Origine né dans le Nord, près des côtes
    statut civil célibataire – officiellement. En réalité, il est attaché à quelqu'un par un lien bien plus fort que le mariage, puisque leurs vies à tous les deux en dépendent.
    orientation panromantique demisexuel, du moins c'est ainsi qu'il le définirait s'il avait les mots. De même, si les mots ne lui manquaient pas, il ne se définirait pas comme un homme ou comme une femme, plutôt comme un entre deux passablement fantasque. On pourrait s'étonner qu'un être à la jambe aussi légère soit demisexuel mais en fait, il n'a pas besoin d'éprouver d'attirance pour quelqu'un pour mettre cette personne dans son lit. Il suffit qu'il ait besoin de créer un lien quel qu'il soit.
    métier pasteur. Il aurait préféré se faire prêtre, la religion catholique lui paraissant merveilleusement décadente, mais les aléas de l'Histoire l'ont forcé dans cette voie.
    finance classe moyenne
    race Selkie
    Alignement Chaotique bon – il fera toujours ce qu'il pense être juste, pour le bien de tous. La façon dont il le fera, en revanche, risque fort de brosser quelques personnes dans le mauvais sens du poil.
    Hybridation 90%
    Pouvoirs Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, transformation une fois par mois, danseur de talent, transformation à volonté.
    Inconvénients Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer, empathie exacerbée pour les phoques.
    Caractère
    Amoureux de liberté – Excentrique – Sensuel – Charismatique – Sarcastique – Imprévisible – Passionné – Sujet à des colères extrêmement dangereuses et glaciales – Un brin narcissique – Rêveur – Charmeur – Plaisantin – Naïf – Cynique – Traumatisé – Poli – Rusé – Manipulateur
    Anecdotes
    1. Il a gagné le record du nombre de punitions dans son école. La plus sévère a été pour avoir glissé un furet dans le placard de son professeur, qui a entrepris de déféquer partout – le furet, pas le professeur.
    2. Sa première rencontre charnelle s'est faite avec une prostituée. Il croyait qu'elle vendait des petits pains. Il a été un peu surpris quand il a compris ce qu'était la « gourmandise » qu'elle proposait.
    3. Lorsqu'il était marin, il s'est mis en devoir d'apprendre TOUTES les chansons paillardes du répertoire. Il en connaît donc plus d'une centaine et les fredonne régulièrement lorsqu'il est seul à l'église.
    4. Il a le goût du sucre. D'aucuns disent qu'il est prêt à beaucoup de choses pour un dessert. En fait, ils se trompent – il est prêt à tout, tant que ça reste dans le cadre de sa morale et que le dessert est bon.
    5. Oui, il aime le sexe. Oui, il est pasteur. Oui, il se bourre la gueule au vin de messe des fois. Non, il n'en a rien à foutre.
      6. Il semblerait que sa chevelure ait une vie propre. Il la laisse pousser autant que les mœurs le lui permettent et passe un certain temps à l'entretenir – une petite vanité sans conséquence. Il a du mal à supporter qu'on lui touche le crâne mais impossible de dire si c'est lié à l'amour qu'il porte à ses cheveux.
      7. Il parle gaélique (sa langue natale), anglais, français, allemand et italien, avec des degrés de maîtrise divers. À cause de ses divers voyages, il a un accent indéfinissable pris des divers endroits où il s'est rendu.
      8. Grâce à son passé de faussaire et d'acteur, il n'a aucune difficulté à prétendre être pasteur alors qu'il n'a pas de formation théologique. Bien entendu, une personne avisée ne se laissant pas facilement séduire par son charisme pourrait découvrir le pot aux roses.
    9. Il a un passé d'alcoolique.
    10. Tristan Dubh n'est pas son vrai nom. Il a oublié celui avec lequel il est né depuis longtemps.
    Hors Jeu
    pseudo Orphiel
    ton âge toujours 24 ans
    comment as-tu connu le forum ? par magie
    depuis combien de temps fais tu du rp ? 14 ans
    quelles sont tes premières impressions du forum ? je l'aime toujours pas. Prout. (C'est pour ca que je me suis JETE sur les DC.)
    ta fréquence de rp ? prout
    et un dernier mot ? je veux un gif de phoque swag
    avatar
    If I burn, so will you.

    Messages : 458
    Points : 514
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Ben Whishaw
    Crédit : Orphiel
    Multicompte : Archibald Ferguson, Fionnaghal MacFhiongain
    Pseudo : Orphiel

    Taux d'abomination :
    90 / 10090 / 100
    Age : 36 ans
    Métier : Ex-pasteur (Tristan Dubh) / Travailleur.se du sexe (Aelig O'Hayre)
    Pouvoirs : Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, danseur de talent, transformation à volonté
    Inconvénients : Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer, empathie pour les phoques


    "December people are temporary."
    Half my life went by wondering
    if my effervescent nature will bring pestilence,
    and sadness to the ones in my life.
    But today - I realized,
    December people are only temporary when you chain them
    When you give them the wrong material things,
    And expect them to grow Roots.

    Give us December people,
    And you'll find us - the Temporary People,
    Weeping over cities, that we have
    Hardly even lived in at all.
    Anindita Das, Fernweh


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Ciàran Ogilvie le Ven 14 Juil - 12:43

    histoire
    Come forth into the light of things, let the nature be your guide. You are the monsters I claim.

    Chapter 1 – See beyond the moment, think beyond the day, hear the word : my voice will not be cast away
    1726 - 1735

    Enfant turbulent, je trébuche à chaque pas qui me sépare de mon but. Une haute table sur laquelle j'ai décidé de me jucher, quoi qu'il m'en coûte. À peine ai-je appris à marcher que j'ai saisi ma liberté à la recherche de nouveaux endroits à explorer, de hauteurs qui m'étaient auparavant interdites, de coins de la grande demeure remplie de courants d'air de mes parents que je n'avais jamais vus jusque-là. Une nourrice me court après, sans jamais parvenir à m'attraper à temps. Elle me retrouve fréquemment perché sur une étagère, incapable de comprendre comment j'ai pu y arriver – un gamin haut comme trois pommes ne devrait pas pouvoir escalader les étagères de son père.

    Quand elle m'attrape, je lui pose des questions. Des milliers de question dans mon langage d'enfant qui vient seulement de comprendre comment former des phrases. Je lui demande pourquoi, pourquoi le ciel est bleu, pourquoi les oiseaux volent, pourquoi les fourmis sont si petites, pourquoi Papa est toujours en colère, pourquoi mon grand frère passe ses soirées à travailler, pourquoi la vie. Elle a rarement de réponses à m'offrir et j'ai beau être tout petit, je vois bien que je l'épuise. D'abord elle, puis une autre, et encore une autre. Ils n'en trouvent jamais une qui puisse supporter mon caractère, qui ne s'arrange pas avec l'âge.

    Il me faut attendre l'âge de six ans pour comprendre qu'il convient de garder ses vêtements en toute circonstance et ce n'est qu'à neuf ans que j'admettrai la nécessité de porter des chaussures, au moins en extérieur. J'apprends à me taire et à ne pas dire tout ce qui me passe par la tête vers mes huit ans. Je cesse de monter sur les étagères et de me fourrer dans les espaces les plus réduits que je puisse trouver à sept. Durant tout ce temps, un tuteur tente de m'apprendre à lire et à écrire et à compter, mon père insiste pour que je connaisse les bonnes manières, mon frère ne cesse de me rabâcher que je dois être un élève studieux pour un jour avoir un futur aussi brillant que lui. Il va partir au gouvernement, mon frère. Une sorte de diplomate, je crois. Papa est très fier de lui, moi je m'en fiche. Je ne veux qu'une chose : partir.

    Je veux découvrir le monde, je veux chasser les étoiles dans le ciel, me rouler dans l'herbe fraîche, respirer les parfums de l'autre bout de la Terre, je veux dévorer la vie à pleines dents. Mais ce n'est pas bien, ce n'est pas sage, et je dois être sage. On a de grandes attentes pour moi, on me destine à une vie dans la politique, mais ce ne sera pas possible si je reste toute ma vie aussi turbulent. Mon tuteur me reproche d'être incapable de focaliser mon attention sur un seul sujet pendant plus de quelques secondes, je lui réponds qu'il doit être bien ennuyeux si lui en est capable. Comment pourrais-je me concentrer alors que mon temps est limité et qu'il y a tant à apprendre, tant à découvrir ? Pourquoi m'intéresserais-je aux tables de multiplication quand je pourrais être dehors à goûter la terre et à étreindre des arbres pour sentir leur écorce rugueuse sous mes doigts ? Les mots et les chiffres n'ont aucun sens pour moi, aucun qui puisse me les rendre moins immondes.

    Mais bien sûr, je lasse même mon père. Alors, dans son immense cruauté, il décide que je dois partir. Un pensionnat pour garçon, perdu dans la campagne, dont la réputation dit qu'il forme l'élite écossaise et sait redresser les tempéraments même les plus pervers. J'ai neuf ans. J'ai neuf ans et on m'arrache à tout ce que j'ai toujours connu, à mon père, à ma nourrice, à la mer dans laquelle je me glisse une fois par mois malgré l'interdiction. Je ne veux pas partir. Mais je n'ai pas le choix, n'est-ce pas ?

    Chapter 2 - I'm not a faerie but I need more than this life, so I became this creature
    1735 – 1738

    L'endroit aurait pu être une prison. Les fenêtres ont des barreaux.

    Je dois partager ma chambre, je dois partager tout mon temps et je n'en peux plus. Chaque instant est passé sous la surveillance pressante d'une flopée d'instituteurs prêts à jouer de la ceinture ou de la règle en bois s'ils soupçonnent le moindre écart aux règles. Je n'ai jamais pris le temps d'apprendre les règles ou même de les lire. J'ai essayé de prétendre que je ne savais pas lire. Ça a marché, un temps – et puis je me suis rendu compte que je ne supportais plus l'idée d'avoir des cours supplémentaires à suivre pour rattraper mon retard. Alors j'ai dit la vérité. Je sais très bien lire et écrire et compter. Dix coups de règle sur chaque main pour avoir menti. Je dois être un honnête homme. Honnête, je ne le suis pas – homme non plus, mais comment le leur dire ?

    L'uniforme me gratte. Je rêve de l'enlever, d'aller danser nu sur une colline par une nuit de pleine lune, de hurler à l'astre nocturne mon désir de liberté, de me perdre dans le courant d'une rivière, de ne jamais plus revenir à la terre. Je ne suis pas fait pour cette vie si codifiée, pour voir mon existence entière soumise à une horloge que je ne sais même pas lire. Les châtiments corporels, je pourrais m'y faire. La douleur est passagère et j'apprends même à l'apprécier – parce qu'elle me fait me sentir vivant. Mais je m'efface, je m'efface sous leurs coups et leurs remontrances, je perds mon éclat et ma joie de vivre, je perds mon envie de sourire. Je m'y refuse. Je continuerai à être moi-même, à me battre.

    C'est dans les couloirs obscurs de ma prison personnelle que je le rencontre, mon Ceasg, mon aimé. Il est plus âgé que moi mais étudie toujours au pensionnat, il est proche de la fin, proche de la liberté. Il sent comme le tabac frais et le linge propre. Et nos mains s'entrelacent et dans le silence d'une nuit d'été, nous murmurons des promesses sans paroles.

    Nous étudions ensemble. Il est fils d'une grande famille, tenu en haute estime et exigence par ses pairs, le meilleur étudiant que nos professeurs aient jamais connu. Moi, je suis le fauteur de trouble, celui qu'on retrouve plus souvent puni que loué. Il essaye, pauvre ami, il essaye de me ramener sur le droit chemin. J'en suis très loin. Malgré son influence que certains espèreraient positive, je ne cesse mes frasques, je me remets à grimper sur les étagères et à me cacher dans les placards et si les tuteurs croient que mon ami m'en empêche, ils se trompent : parfois, lorsque personne ne peut nous voir, il me rejoint.

    Nous nous ressemblons et pourtant nous sommes infiniment différents. L'un comme l'autre, nous cherchons quelque chose de plus, quelque chose qui donne du sens à notre existence. Nous savons que notre destin n'est pas entre les murs de ce pensionnat lugubre. Nous passons parfois des nuits entières à débattre de la vie et du monde, dans une philosophie d'enfants qui ferait rire les grands intellectuels de ce monde. Il me parle de la loi et de justice et d'ordre, je réponds par le chaos et le rire et la morale. Il est aussi calme et calculateur que je suis exubérant. Je sais qu'il aimerait m'attraper, me maintenir au sol quelques instants, juste pour que je reste un peu plus à ses côtés, mais je ne peux pas. Je fugue souvent, je vais au village voisin, j'y découvre les plaisirs de la vie à un âge où on n'est pas censé les connaître, je pervertis tous ceux qui croisent mon chemin. Je sais qu'il est rongé par une jalousie féroce et qu'il me hait autant que je l'aime. Mais ne vois-tu pas, mon ami, que je n'attends qu'un geste de ta part, un mot, pour attacher mon destin au tien ? Nous sommes des enfants, nous ne connaissons rien du monde et le futur n'est pour nous qu'une abstraction sans intérêt et pourtant je sais déjà que je veux mourir à ses côtés.

    Mais s'il me faut danser nu la nuit sur les collines pour dire mon envie de liberté, je le ferai. Les beaux yeux d'ambre d'un garçon sirène n'y changeront rien. Je ne suis qu'un enfant mais déjà la mer m'appelle, me murmure à l'oreille de la prendre tout entière, de la laisser m'envahir comme elle aurait toujours dû le faire. Mes parents ont renié leur héritage. Ils refusent d'être des monstres. Lui aussi. Mais moi, moi j'aime ce que je suis, j'aime me glisser dans la peau d'un phoque et m'étendre de tout mon long dans l'eau, la laisser caresser ma chair et m'étreindre comme une maîtresse. J'ai douze ans et je connais déjà les plaisirs charnels. On me dit que je suis trop beau pour mon propre bien. Trop monstrueux. Mais j'aime bien trop ce que je suis, jusqu'à la beauté, jusqu'à l'effroi que je provoque.

    Mais je suis allé trop loin et même mon frère influent ne peut me protéger. Par une nuit d'automne, je dépose un chaste baiser sur les lèvres de celui que j'aime et je prépare mes affaires pour m'en aller. Je savais ce que mes jeux m'apporteraient et je mentirais si je prétendais ne pas avoir attendu, espéré les conséquences qu'ils auraient. Je rêvais du jour où j'irais juste un peu trop loin, juste assez pour qu'on me parle de conseil disciplinaire, d'expulsion. Mon père refusera sans doute que je rentre chez lui, de toute façon, alors je fuis. Au beau milieu de la nuit, sans rien sinon un petit sac en toile qui contient ma peau, un peu d'argent et la promesse d'un monde meilleur, je m'échappe du pensionnat où j'ai passé les années les plus difficiles, les plus longues et les plus passionnées de ma vie.

    J'ai douze ans et je quitte le monde pour ne jamais le revoir. Je m'enfuis et me dirige vers le port, où je m'embarque comme moussaillon dans un navire tout de guingois, décidé à ne plus jamais quitter ma mère, mon amante. L'odeur du sel m'emplit les narines et me colle à la peau comme une fine couche de transpiration, je goûte sur mes lèvres la piqûre de minuscules cristaux, mes cheveux s'emmêlent au gré du vent du Nord. Le bois du navire glisse sous mes doigts et je m'éprends de cette grande barque qui se prétend bateau comme je ne pensais pouvoir m'éprendre de qui que ce fût.

    Je prends enfin la mer, comme elle m'a jadis pris.

    Chapter 3 – I want my innocence back
    1738 - 1745

    Le capitaine m'aime beaucoup. Il m'appelle Ffand, un mot qui signifie « petit oiseau » dans le dialecte de sa région. Je crois qu'il me voit comme son fils, ou son petit frère, ou autre chose. Je sais qu'il a beaucoup d'affection pour moi parce qu'il ne me laisse jamais mourir de faim, même quand les ressources sont maigres. Il ne me fait pas dormir sous le pont comme les autres moussaillons, je partage son lit et passe mes nuits entre ses bras. Il me convainc qu'il m'aime sincèrement, que j'ai la chance inouïe d'être un enfant aimé d'un capitaine, et je lui suis reconnaissant.

    Il ne sait pas ce que je suis. À chaque port où nous nous arrêtons, je trouve un prétexte quelconque pour disparaître et redevenir moi-même. Je vis le paradis.

    Mon travail est d'abord minime : je nettoie le pont, je range les vivres, j'effectue les tâches méniales dont personne d'autre ne veut. C'est le frère du capitaine qui décide un jour de m'apprendre à naviguer. Il me parle des étoiles, du vent, des nuages. Je découvre pour la première fois qu'on peut bel et bien m'enseigner quelque chose et que je peux être attentif, au point parfois d'en oublier de manger et de dormir. Je passe des nuits entières sur le pont à étudier le ciel, puis la journée suivante à dessiner les différents nuages que nous croisons et les courants qui roulent sur le bateau.

    Un autre marin m'apprend un peu de cartographie. Je me passionne pour le dessin et me mets en devoir de tracer les côtes que nous longeons avec le plus d'exactitude possible. Comme il est facile de suivre les sinuosités de la terre lorsqu'on peut s'immerger tout entier dans la mer et frôler la roche de son corps... J'aime plus encore la mer maintenant que je la comprends, ne serait-ce qu'un peu.

    Et puis tout chavire. Mon cœur, mon âme, ma raison.

    Le capitaine me découvre au retour d'une de mes expéditions cartographiques et s'empare de ma peau, qu'il tresse en fouet de cuir. Quelle ironie – ma peau déchire désormais ma chair dès qu'il a des raisons de se montrer mécontent de mon travail. Les douces caresses se font violentes et ses paroles jadis si affriolantes deviennent insultes. Je ne suis plus rien. Plus que l'enseignement des instructeurs au pensionnat, son changement d'attitude m'apprend le silence et le calme. Parce que je suis désormais prisonnier, je le serais même si je parvenais à m'enfuir, parce que je n'aurais plus ma peau. Je n'ai pas le choix, je dois lui obéir en tout, ou il brûlera la seule chose que j'aime encore en moi.

    Même les autres marins me regardent désormais d'un œil dur et crachent parfois dans ma direction. Je porte malheur, disent-ils, je n'apporterai rien de bon. Ils me gardent malgré tout, parce que telle est la volonté de leur chef et ils ne peuvent rien y faire. J'essaye encore d'aider à la navigation et à la cartographie mais il est rare qu'on me le permette – alors je passe la majeure partie de mes journées sous le pont à m'occuper comme je peux en attendant la nuit qui apportera son lot d'horreurs.

    Je perds peu à peu ma faculté à discerner les visages. Je ne peux reconnaître les gens. Celui qui me brutalise chaque nuit pourrait être n'importe qui, si je ne connaissais pas si bien son odeur d'alcool et de sel, si je n'étais pas si habitué à ses mains rugueuses contre ma peau. La sienne a le goût de la mer et c'est une torture pire encore que tout le reste. Je bois trop, parce que boire me permet d'oublier, de ne plus rien sentir, d'anesthésier jusqu'à mon odorat et mon besoin de chaleur humaine.

    Et puis un jour, la liberté se profile de nouveau.

    C'est un port comme tous les autres. Mais ils ne savent pas ce que je sais, ils ne sentent pas dans les embruns l'odeur de tabac frais qui accompagne celui que j'aime, ils ne comprennent pas. Ils veulent accoster, quoi qu'il arrive. J'ai dix-neuf ans et je suis officiellement second du capitaine et pourtant, il ne m'écoute pas. Ma voix ne porte pas, il ne l'entend pas. Il ne l'entend plus.

    Mon titre ronflant ne sert qu'à expliquer aux marins pourquoi j'ai mes quartiers dans sa cabine. Pourquoi, contrairement à eux, je n'ai pas à dormir dans l'humidité puante sous les ponts. Certains des plus jeunes m'envient mon statut qu'ils estiment illégitime, puisque je n'effectue aucune tâche digne d'intérêt sur le navire. Je la leur laisserais très volontiers si je ne craignais pas pour leur bien-être. Au moins, si je suis celui qui souffre, ils sont tous saufs et c'est tout ce qui compte. J'aurai tout oublié d'eux dès qu'ils auront quitté le navire, moi qui ne puis reconnaître leurs visages, mais je sais qu'ils me tiennent à cœur. Ils sont ce que j'ai été il y a bien longtemps mais la différence est qu'ils peuvent encore s'enfuir.

    L'orage éclate alors que nous reprenons la mer après une beuverie qui m'a laissé à demi inconscient. L'alcool est la seule chose qui me permet d'endurer mon paradis pourri. Je me laisse entraîner dans des bagarres et dans des lits que je ne reconnais pas, peu importe, tant que je peux oublier quelques secondes. Mais ce soir, je sais que j'ai enfin une chance de fuir. Mes petits protégés seront laissés derrière : ce n'est pas grave, ils mourront certainement dans la tourmente. Mieux vaut la mort que la destruction totale de ce qu'on est, n'est-ce pas ? Je n'ai expérimenté que l'une de ces choses, j'ignore si je peux juger – mais je sais que, si le choix m'avait été donné, j'aurais préféré la mort.

    La délivrance apparaît enfin, sous l'aspect d'une pluie torrentielle et d'éclairs qui foudroient le grand mât. Le bateau se renverse, les marins tombent à l'eau, se noient et hurlent de terreur. Pas moi. Moi, j'ai attrapé le fouet qui a lacéré mon dos, ma propre peau qui a déchiré ma chair, et je la revêts enfin après des années d'abstinence. Je me coule dans le corps d'un phoque et je nage, je nage jusqu'à la rive, ivre de liberté. Je laisse derrière moi le plus grand carnage de ma vie, sans le moindre remords, sans même me souvenir de leurs noms. Qu'ils coulent jusqu'aux profondeurs et y trouvent le paradis qu'ils ont cherché dans l'opium et l'alcool, qu'ils découvrent enfin la jouissance que l'eau peut procurer pour qui sait l'aimer. Moi, je suis à nouveau libre.

    Je le retrouve dans une chambre au-dessus d'une auberge. Ses yeux n'ont pas changé – j'ignore comment je peux toujours me souvenir d'eux, comme s'ils étaient gravé dans mon cœur. Ses mains non plus, à peine. Elles sont plus rugueuses, plus chaudes. Et il s'est laissé pousser la barbe, qui gratte mes joues quand je l'embrasse. Nous sommes plus âgés, maintenant, et certaines choses que nous ne nous étions jamais permises nous sont désormais possibles. Ivre de liberté, d'alcool de piètre qualité et de désir, je me coule dans une étreinte que je peux enfin contrôler. Quel plus beau moyen de me réapproprier mon corps que de l'offrir au seul homme que j'aie jamais aimé ?

    Mon Ceasg ne sait pas qu'il m'a sauvé. Que sa seule présence a causé ce désastre maritime et condamné l'équipage de mon bateau fantôme à une mort certaine. Il n'a pas besoin de le savoir – je l'aime aussi pour son ignorance.

    Chapter 4 – I want to mix our blood and bury it in the ground, so you can never leave
    1745 – 1751

    Je l'ai quitté au matin et j'ai pris la route du Nord. Je reste sur la terre ferme désormais, évitant la mer comme on évite un ancien amant colérique. Je n'ose pas même repasser ma peau, même si l'envie me dévore de me glisser dans les vagues pour y redevenir moi-même, par peur que cela révèle mon secret. Tant qu'on me pense humain, tant qu'on ne voit pas mon petit secret, je suis libre. Et plus jamais, plus jamais je ne laisserai quiconque m'enlever cela.

    Je lèche mes plaies comme je le peux, seul et sans aucune idée d'où je pourrai aller. C'est une cabane déserte quelque part dans les Highlands qui m'offre la réponse : je décide de m'y installer, de prendre mes quartiers dans cette demeure qui a de toute évidence été habitée auparavant. J'y trouve un jardin d'herbes et de légumes que le temps a pourri, un lit inconfortable et la trace d'une paillasse sur le sol, des livres qui s'émiettent entre mes doigts. Il y a un journal aussi, un journal qui porte des initiales dessinées d'une main malhabile. A.F. Je ne sais quel enfant a possédé ce journal mais j'espère qu'il a eu une vie pleine de douceur.

    Je m'établis peintre et redonne vie au potager pour avoir de quoi me nourrir. Les villageois proches me disent ermite et un peu fou, je ne suis aucun des deux. J'ai seulement besoin de silence, de ne plus entendre le fracas des vagues contre le bateau, les cris d'un homme que j'ai cru aimer, le fouet claquant sur ma chair. J'ai besoin de m'isoler le temps que les cauchemars disparaissent. J'ai besoin de réapprendre à vivre. Je ne sais plus qui je suis, si je l'ai jamais su. Le capitaine a réussi à briser tout ce qui restait de l'enfant en moi et je n'ai pas eu la chance de devenir un adulte. Je suppose que je ne le serai jamais.

    Le silence et la nature m'aident un peu. Quand je m'occupe de mon potager ou que je peins les paysages sublimes qui m'entourent, j'oublie la peur, j'oublie la colère et le désespoir – mais parfois, mes mains se remettent à trembler et les images du passé reviennent s'inviter devant mes yeux, rejouant à l'infini les scènes qui m'ont volé mon innocence. Mes dessins se font torturés, violents, parcourus de rouge sombre et de gris répugnant. Je ne peux pas m'échapper. Je ne serai plus jamais libre. Mon capitaine a marqué plus que mon corps : il a marqué mon âme et l'a faite sienne, si bien qu'elle ne m'appartiendra plus jamais tout entière.

    Je lis, beaucoup, parce que les mots me permettent aussi de m'échapper un temps. Je lis tous les livres que je n'ai jamais lus durant mon éducation inachevée. Je découvre enfin le plaisir de l'apprentissage et de la culture, le pouvoir qu'ils confèrent aussi. Les mots roulent sous ma langue et s'entrelacent en vers puissants, je développe l'amour de la poésie. Il ne fait pas bon vivre de l'art, on a souvent faim, on est vu comme un hurluberlu un peu étrange. Mais je sais que dans chaque gargouillement de mon estomac se cache la promesse de nouvelles rimes, de nouveaux coups de pinceaux. Ceux-là au moins, je peux les maîtriser. La faim est une sensation déplaisante mais elle n'est rien comparée à l'autre vide qui se terre en moi, prêt à m'envahir dès que je lui en laisse l'opportunité.

    Il revient à l'hiver 1751, mon Ceasg. Ses lèvres ont le goût du whisky le plus fin et sa peau une texture juste un peu plus rugueuse. Il est beau et je ne résiste pas. Je ne sais comment il m'a trouvé et je le soupçonne d'avoir parcouru l'Ecosse entière à ma recherche, comme je l'aurais fait à sa recherche si j'en avais eu la force. Je découvre que sa présence comble un peu de mon vide intérieur et que dans ses bras, je me sens en sécurité. Il n'essaye de m'arracher aucun secret, il ne me demande aucun serment, aucune obéissance : ce qu'il veut de moi est bien plus immense que cela. Et je me surprends à vouloir le lui donner, si je le pouvais. Mais comment se donner tout entier à quelqu'un quand on n'est rien ?

    C'est aux premières heures du matin, tous deux enivrés d'amour et de whisky, que nous faisons l'échange. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être est-ce parce que c'est tout ce que j'ai à offrir et qu'il ne veut pas me laisser croire que comme mon capitaine, il me possède – s'il ne connaît pas toute l'histoire, il en a déchiffré les grandes lignes à travers mes silences. Il me confie une montre à gousset, son fétiche, et moi ma peau, que j'ai retravaillée en simple lacet de cuir. C'est un serment, une promesse, des vœux que nous ne pourrons jamais briser, quand bien même nous le voudrions. Je lui dois désormais obéissance – mais j'ai le pouvoir de l'anéantir.

    Au matin, avant qu'il s'éveille, j'ai disparu ; la montre soigneusement glissée dans ma poche.

    Chapter 5 – Misery loves company
    1751 – 1760

    Après tout, il n'a pas eu le temps de me donner d'ordre. M'échapper n'est donc pas réellement désobéir, n'est-ce pas ?

    Je ne veux plus rester au même endroit. Je ne peux pas. J'envisage de m'embarquer sur un bateau à destination du Nouveau-Monde mais au moment de monter à bord, je me laisse envahir par une terreur primale et me trouve forcé à courir aussi loin que possible du port, les larmes aux yeux. Je ne peux pas. Je ne peux pas imaginer de me trouver une fois de plus sur un bateau pendant des semaines et des mois, sans certitude que je pourrai m'en échapper. Le ferry vers la France m'est cependant possible, peut-être parce qu'il a l'air si différent du bateau sur lequel j'ai passé mon adolescence.

    Je rejoins Paris. Je tairai mes moyens de subsistance, car ils ne sont légaux dans aucun pays – je dirai simplement que je trouve mon compte dans cette nouvelle vie. Je fréquente les grands, la cour du roi, les théâtres les plus obscurs, les maisons closes. J'apprends à jouer la comédie auprès de Marivaux et participe même à une représentation d'une de ses pièces les plus célèbres, sur une scène à Paris. Je rejoins une troupe d'acteurs ambulants friande de Commedia dell'Arte et joue Arlequin à leurs côtés sur toutes les routes de France. Mes à-côtés me permettent une vie assez confortable. Le chef de la troupe, un homme à la perruque poudrée et au maquillage exubérant, m'apprend à falsifier des documents – il l'a fait toute sa vie. J'excelle dans le domaine, comme dans tout ce qui nécessite papier et crayon. D'acteur, je deviens donc faussaire et décide de me diriger plus à l'Est.

    A Vienne, je découvre les croissants et autres viennoiseries splendides qui occupent une bonne partie de mon temps. Une comtesse fait de moi son amant et me permet de vivre chez elle en échange de massages des pieds et d'innombrables portraits d'elle. Je me distrais avec son jardinier et je décide d'élire domicile dans un placard tout à fait minuscule où je me sens à mon aise. Je tente d'apprendre la musique mais montre un manque total de talent en la matière, ce qui ne manque pas de m'attrister. Je m'attache alors à comprendre comment fabriquer ces viennoiseries qui me fascinent tant, là non plus sans aucun talent. Frustré, je quitte Vienne pour l'Italie.

    À Venise, je passe mes nuits chez un artiste juif qui vit dans le ghetto et se prétend handicapé pour faire la manche durant le jour. Pour ma part, je passe autant d'heures que possible à l'Académie des Beaux-Arts, où je perfectionne mes talents sans jamais trouver la reconnaissance que j'aurais désirée. On finit par me jeter dehors après m'avoir surpris dans une conversation un peu trop rapprochée avec une belle demoiselle d'ascendance Turque qui semblait plus intéressée par ma personne que par les tableaux – et réciproquement. Je quitte donc Venise pour Florence où je me fais alchimiste auprès d'un philosophe arabe. Il m'enseigne bien plus que l'art de transmuter les métaux, une entreprise qui n'a malheureusement jamais abouti.

    C'est à Rome que je retrouve mon Ceasg. J'ignore pourquoi il a décidé de venir en visite au Vatican mais nos retrouvailles sont tous sauf catholiques. Oh, il m'en veut de l'avoir abandonné sans un mot, et sa colère est plus que délicieuse. Les meurtrissures sur ma chair, choisies et consenties, ont le goût du feu et je me surprends à en vouloir toujours plus. Nous passons près d'un mois ensemble, prétendant aux yeux d'un monde fort peu dupe être des cousins en goguette, partis découvrir l'Italie pour forger notre culture. Nous mangeons dans les meilleurs restaurants et ne payons que rarement, nous dormons parfois à la belle étoile, parfois dans des hôtels de charme, toujours dans les bras l'un de l'autre. Ma vie fantasque devient infiniment plus aimable.

    Et puis il me donne enfin un ordre : celui de me rendre à Edimbourg et de l'y attendre. Il m'y retrouvera bientôt. J'aurais voulu me défiler, lui refuser ce menu plaisir, mais je dois bien l'avouer – je brûle de lui obéir.

    Chapter 6 – I am your sugar, I am your cream, I am your worst nightmare – now scream
    1760 – present

    La nuit tombe sur ma petite demeure au cœur d'Edimbourg. J'ai trouvé un logeur qui n'a pas été chercher plus loin que les apparences et a complètement accepté mon petit jeu du jeune pasteur sans rien à se reprocher, charmant et sans histoires. Pasteur, oui : une situation qui me permet de me livrer à mon jeu favori, celui d'observer les humains. Il est fascinant de s'intéresser aux gens quand on ne peut distinguer leurs visages. Créer de faux documents assurant que j'étais qualifié pour le poste s'est révélé outrageusement simple et il ne m'a pas fallu user de beaucoup de charme pour obtenir la charge d'une minuscule paroisse dans un quartier populaire.

    Je rédige cette histoire comme si elle pouvait exorciser mes démons. Comme si coucher ces mots si longtemps retenus au fond de moi pouvait chasser les cauchemars qui me hantent toujours, après tant d'années, et toujours plus violents. Je ne peux plus poser les yeux sur un bateau, ce qui a rendu mon retour sur les îles Britanniques quelque peu compliqué. Je suis presque reconnaissant à mon Ceasg de m'avoir intimé de rester à Edimbourg, où je ne risque pas de devoir prendre la mer jusqu'à ce qu'il vienne me retrouver. J'ignore ce qu'il prépare. Nos moments passés ensemble m'ont appris que le jeune homme réservé que j'ai connu au pensionnat avait bien changé et s'était mué en une créature infiniment plus complexe dont les idéaux de justice et d'ordre faisaient parfois un monstre. Comme moi, il se bat pour ce en quoi il croit – contrairement à moi, son sens de la morale n'inclut pas de protéger autrui. Il est puissant, riche, ambitieux. Et je conserve dans ma poche le pouvoir de le tuer d'un seul geste.

    Je pense pouvoir me sentir bien ici. La foule m'enveloppe et me permet de me perdre, de m'oublier, au milieu de milliers de visages que je suis incapable de distinguer. Le bruissement constant d'une ville en mouvement perpétuel me permet de respirer plus librement – mais je crains plus encore le jour où tout cela s'arrêtera. Et chaque soir, lorsque je regagne le silence de ma demeure improvisée, je rêve à un passé tourmenté et à un futur incertain.

    Bientôt, peut-être, mon Ceasg reviendra me chercher.
    avatar
    If I burn, so will you.

    Messages : 458
    Points : 514
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Ben Whishaw
    Crédit : Orphiel
    Multicompte : Archibald Ferguson, Fionnaghal MacFhiongain
    Pseudo : Orphiel

    Taux d'abomination :
    90 / 10090 / 100
    Age : 36 ans
    Métier : Ex-pasteur (Tristan Dubh) / Travailleur.se du sexe (Aelig O'Hayre)
    Pouvoirs : Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, danseur de talent, transformation à volonté
    Inconvénients : Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer, empathie pour les phoques


    "December people are temporary."
    Half my life went by wondering
    if my effervescent nature will bring pestilence,
    and sadness to the ones in my life.
    But today - I realized,
    December people are only temporary when you chain them
    When you give them the wrong material things,
    And expect them to grow Roots.

    Give us December people,
    And you'll find us - the Temporary People,
    Weeping over cities, that we have
    Hardly even lived in at all.
    Anindita Das, Fernweh


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Ciàran Ogilvie le Ven 14 Juil - 12:43



    Recensement


    Mon profil est complété parce que j'ai ajouté les informations suivantes:

    Mon icone en format carré : [ x ]
    Mon taux d'hybridation : [ x ]
    L'âge de mon personnage : [ x ]
    Mon métier / ma profession : [ x ]
    Mes pouvoirs  : [ x ]
    Mon alignement: [ x ]
    Agrémenté mon Champ Libre : [ x ]



    Avatar
    Code:
    <li>Ben Whishaw<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=http://marbhadh.forumactif.com/t201-tristan-effectue-le-dubh]Tristan Dubh[/url]</li>


    Métier / Profession
    Code:
    <li><div class="mbh_bottin_icon prit"></div>Pasteur<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=http://marbhadh.forumactif.com/t201-tristan-effectue-le-dubh]Tristan Dubh[/url]</li>


    Grande Famille

    (GF Code 1 )
    Ajoutez-moi dans la famille : Nom de la famille
    Code:
    <li><div class="mbh_bottin_icon prit"></div> Lien familial<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=LIEN_VERS_FICHE_PERSONNAGE]Nom du Personnage[/url]</li>


    (GF Code 2 )
    Créez avec mon personnage une grande famille :
    Code:
    <div class="mbh_bottin_dedans"><div style="line-height: 0px;" class="pa_titre_box_noir">NOM DE FAMILLE</div><div class="mbh_bottin_liste"></br>
    [left]<b1>Finance : </b1>Riche/Pauvre/Aisée/Aristo
    <b1>Race : </b1>La ( ou les ) race de la famille
    <b1>Sur l'hybridation : </b1>Pro-Monstre/Pro-Humain/Neutre/Inconnu
    [/left]</br>
    [justify][i]Description de la grande famille[/i][/justify]
    <ul>
    <li><div class="mbh_bottin_icon prit/libre/res/dcd"></div> Lien familial<span class="mnh_bottin_sep_list"> | </span>[url=LIEN_VERS_FICHE_PERSONNAGE]Nom du personnage[/url]</li>
    </ul></div></div>


    _________________
    avatar
    If I burn, so will you.

    Messages : 458
    Points : 514
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Ben Whishaw
    Crédit : Orphiel
    Multicompte : Archibald Ferguson, Fionnaghal MacFhiongain
    Pseudo : Orphiel

    Taux d'abomination :
    90 / 10090 / 100
    Age : 36 ans
    Métier : Ex-pasteur (Tristan Dubh) / Travailleur.se du sexe (Aelig O'Hayre)
    Pouvoirs : Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, danseur de talent, transformation à volonté
    Inconvénients : Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer, empathie pour les phoques


    "December people are temporary."
    Half my life went by wondering
    if my effervescent nature will bring pestilence,
    and sadness to the ones in my life.
    But today - I realized,
    December people are only temporary when you chain them
    When you give them the wrong material things,
    And expect them to grow Roots.

    Give us December people,
    And you'll find us - the Temporary People,
    Weeping over cities, that we have
    Hardly even lived in at all.
    Anindita Das, Fernweh


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Ùisdean MacKenzie le Ven 14 Juil - 13:02



    Rebienvenue avec ce nouveau perso. Je lis ça dès que possible Il a l'air trop fou ce perso, comme d'habitude venant de toi
    avatar
    I cannae keep calm. I am a MacKenzie.

    Messages : 319
    Points : 221
    Fassbender
    Avatar : Michael Fassbender
    Crédit : ÐVÆLING le magnifique
    Multicompte : Teàrlach Ó Ceallaigh
    Pseudo : NyxBanana

    Taux d'abomination :
    40 / 10040 / 100
    Age : 41 ans
    Métier : Premier Lieutenant du château d'Édimbourg
    Pouvoirs : Beauté (1) - Charisme (1) - Apnée longue durée (1) - Fin limier (1)
    Inconvénients : Fort besoin affectif - Goût du sang

    I told you lies and said what you were meant to hear just as you wished, my dear. To reach the eye of the storm. So we began to float and drifted out into the tide for every wave to swallow us alive.

    Sómhairl - Aodhan - Deirdre - Àdhamh - Ælpein


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Ciàran Ogilvie le Ven 14 Juil - 13:03

    Il a l'air trop fou ce perso, comme d'habitude venant de toi :globul:

    Rhooooo, moi ? Faire des persos fous ? Jamaiiiis :3 (la fiche est pas finie, j'ai pas encore decide comment je veux faire le caractere mais jvais pas l'ecrire au taf sans accent XD)

    _________________
    avatar
    If I burn, so will you.

    Messages : 458
    Points : 514
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Ben Whishaw
    Crédit : Orphiel
    Multicompte : Archibald Ferguson, Fionnaghal MacFhiongain
    Pseudo : Orphiel

    Taux d'abomination :
    90 / 10090 / 100
    Age : 36 ans
    Métier : Ex-pasteur (Tristan Dubh) / Travailleur.se du sexe (Aelig O'Hayre)
    Pouvoirs : Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, danseur de talent, transformation à volonté
    Inconvénients : Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer, empathie pour les phoques


    "December people are temporary."
    Half my life went by wondering
    if my effervescent nature will bring pestilence,
    and sadness to the ones in my life.
    But today - I realized,
    December people are only temporary when you chain them
    When you give them the wrong material things,
    And expect them to grow Roots.

    Give us December people,
    And you'll find us - the Temporary People,
    Weeping over cities, that we have
    Hardly even lived in at all.
    Anindita Das, Fernweh


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Keith McBain le Ven 14 Juil - 13:08

    Re bienvenue !!!!

    _________________


    "Te souviens-tu de la lune pleine, qui descendait ses rayons sur ce visage noircie par la mort, il y avait sur sa chair, les dessins de ses propres veines, comme les membranes d’une feuille, qui ramenait à ses yeux vides, un sang profondément sombre. Elle était morte. Mais jamais l’esquisse de la mort ne fut plus belle que celle-là.”


    avatar
    How terrible it is to love something that death can touch

    Messages : 129
    Points : 170
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Crispin Glover
    Crédit : @Carmina
    Multicompte : Alec Craft - Délèphaïne O'Hayre
    Pseudo : Carmilla

    Taux d'abomination :
    80 / 10080 / 100
    Age : 36 ans
    Métier : Propriétaire d'une maison funéraire et embaumeur
    Pouvoirs : Capacité de maudire (5), contact avec les morts (3)
    Inconvénients : Impossibilité de se suicider, photophobie, tendance au spleen, asthme





    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Seaghdh Leamhnach le Ven 14 Juil - 13:38

    Cette blague dans ton titre, je m'en remets pas

    Rebienvenue honey ♥️

    _________________

    TOUT CE QUI BRILLE PEUT ÊTRE D'OR
    avatar
    Do not go gentle into that good night.

    Messages : 295
    Points : 184
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Simon Pegg
    Crédit : verveine. (ava) & moi (signa)
    Multicompte : /
    Pseudo : XynPapple

    Taux d'abomination :
    70 / 10070 / 100
    Age : 41 ans
    Métier : Comptable
    Pouvoirs : Charisme, Fin limier & Fétiche
    Inconvénients : Fort besoin affectif, désastre nautiques, appel de la mer & matérialisme exacerbé


    Do not go gentle into that good night, old age should burn and rave at close of day; rage, rage against the dying of the light.

    Though wise men at their end know dark is right, because their words had forked no lightning they do not go gentle into that good night.





    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Ciàran Ogilvie le Ven 14 Juil - 13:49

    J'ai pense a cette blague quand j'ai trouve le nom de Tristan j'ai la HYPE d'avoir enfin pu la sortir au grand jour

    Et evidemment j'ecoute la chanson en boucle, ce qui n'aide pas ma productivite...

    _________________
    avatar
    If I burn, so will you.

    Messages : 458
    Points : 514
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Ben Whishaw
    Crédit : Orphiel
    Multicompte : Archibald Ferguson, Fionnaghal MacFhiongain
    Pseudo : Orphiel

    Taux d'abomination :
    90 / 10090 / 100
    Age : 36 ans
    Métier : Ex-pasteur (Tristan Dubh) / Travailleur.se du sexe (Aelig O'Hayre)
    Pouvoirs : Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, danseur de talent, transformation à volonté
    Inconvénients : Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer, empathie pour les phoques


    "December people are temporary."
    Half my life went by wondering
    if my effervescent nature will bring pestilence,
    and sadness to the ones in my life.
    But today - I realized,
    December people are only temporary when you chain them
    When you give them the wrong material things,
    And expect them to grow Roots.

    Give us December people,
    And you'll find us - the Temporary People,
    Weeping over cities, that we have
    Hardly even lived in at all.
    Anindita Das, Fernweh


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Llewyn MacGobhainn le Ven 14 Juil - 15:06

    TRISTOUILLE

    Re-bienvenue avec ce personnage qui promet

    _________________

    A WOLF IN SHEEPISH CLOTHING
    avatar
    Pray for my lost soul

    Messages : 390
    Points : 284

    Avatar : Andrew Scott
    Crédit : Schizophrenic (ava) + XynPapple (signa)
    Multicompte : Àdhamh MacKenzie
    Pseudo : Koschtiel

    Taux d'abomination :
    80 / 10080 / 100
    Age : 35 ans
    Métier : Chirurgien et scientifique en quête de savoir, prêt à tout pour percer les secrets du corps humain.
    Pouvoirs : Dents acérées, Discrétion naturelle, Agilité naturelle, Contrôle des éléments
    Inconvénients : Cannibale, Agoraphobe, Déteste le son de la cornemuse, Sang froid


    Grave digger, grave digger. Send me on my way. Bring me to my knees. Forget what i have done. Forgive me if you please. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



    Grave digger, grave digger. Slowly fill my grave. Whisper to your god. Allow me to be saved. Pray for my lost soul. Allow me to grow old. Save me if you can. The time for me has come. Let me be the one that got away.



    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Ùisdean MacKenzie le Ven 14 Juil - 21:36

    Fàilte gu Dùn Èideann
    Bienvenue

    Tristant Dubh

    Tu vas bientôt pouvoir te jeter à corps perdu dans la ville d’Édimbourg. Cependant, nous avons encore besoin que tu t’affranchisses de deux trois formalités avant d’aller RP. Si tu es encore un peu perdu sur le forum, je t’invite à jeter un œil au guide du débutant. Tu y trouveras tout ce qu’il y a à savoir sur le forum pour un début réussi.

    Pour ne pas tarder à te lier aux autres joueurs, ne tarde pas trop à aller poster ta fiche de liens ou encore ta fiche de RP pour garder une trace de tous tes écrits.

    Ce qu'on a pensé de ta fiche

    Alors... C'est quoi ce perso beaucoup trop adorable là ? Je fond, il est trop choupi ce petit selkie Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il en a vécu des choses, ce hippie qui fait des câlins aux arbres (oui, pardon, ça et la commedia dell'arte, ça m'a marqué ). J'ai hâte d'en apprendre plus sur son Ceasg que je suppose être, si pas un scenario, un perso prévu par un autre joueur en DC...

    Allez, file t'amuser avec ta petite bouille de selkie trop cute.


    _________________
    Eye of the Storm
    No sign of shore. The moment when the sails were torn, we reached the end. Eye of the storm. For all that it cost, in the end there was no price to pay. For all that was lost, that storm carried it away.
    avatar
    I cannae keep calm. I am a MacKenzie.

    Messages : 319
    Points : 221
    Fassbender
    Avatar : Michael Fassbender
    Crédit : ÐVÆLING le magnifique
    Multicompte : Teàrlach Ó Ceallaigh
    Pseudo : NyxBanana

    Taux d'abomination :
    40 / 10040 / 100
    Age : 41 ans
    Métier : Premier Lieutenant du château d'Édimbourg
    Pouvoirs : Beauté (1) - Charisme (1) - Apnée longue durée (1) - Fin limier (1)
    Inconvénients : Fort besoin affectif - Goût du sang

    I told you lies and said what you were meant to hear just as you wished, my dear. To reach the eye of the storm. So we began to float and drifted out into the tide for every wave to swallow us alive.

    Sómhairl - Aodhan - Deirdre - Àdhamh - Ælpein


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Re: Tristan effectue le Dubh

    Message par Ciàran Ogilvie le Ven 14 Juil - 22:18

    Aaaannhhhwww merciiii <3 (and yes you can have my number )

    _________________
    avatar
    If I burn, so will you.

    Messages : 458
    Points : 514
    Ta tête Par défaut
    Avatar : Ben Whishaw
    Crédit : Orphiel
    Multicompte : Archibald Ferguson, Fionnaghal MacFhiongain
    Pseudo : Orphiel

    Taux d'abomination :
    90 / 10090 / 100
    Age : 36 ans
    Métier : Ex-pasteur (Tristan Dubh) / Travailleur.se du sexe (Aelig O'Hayre)
    Pouvoirs : Charisme, beauté naturelle, conteur écouté, danseur de talent, transformation à volonté
    Inconvénients : Obéissance à celui qui possède la peau, trouble de déficit de l'attention, tendances artistiques, loup de mer, empathie pour les phoques


    "December people are temporary."
    Half my life went by wondering
    if my effervescent nature will bring pestilence,
    and sadness to the ones in my life.
    But today - I realized,
    December people are only temporary when you chain them
    When you give them the wrong material things,
    And expect them to grow Roots.

    Give us December people,
    And you'll find us - the Temporary People,
    Weeping over cities, that we have
    Hardly even lived in at all.
    Anindita Das, Fernweh


    Voir le profil de l'utilisateur

    Revenir en haut Aller en bas

    Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

    - Sujets similaires

     
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum